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 SCOTT •• « du pareil au même. »

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Message(#) Sujet: SCOTT •• « du pareil au même. » Dim 7 Fév 2010 - 23:15

&
« La haine des faibles n'est pas
si dangereuse que leur amitié.
»

    Les mots sont des armes. Ils peuvent être plus tranchants que la plus tranchantes des lames. Et, contrairement aux armes traditionnelles, les cicatrices laissées par certaines paroles restent douloureuses pour votre vie durant. Il s’agit de cicatrices bien pires que celles marquées sur la peau. De cicatrices déchirant votre âme. Je savais user de mes poings comme je savais blesser par mes mots acerbes et aiguisés. J’en avais fait plusieurs fois la démonstration. De l’un comme de l’autre. N’hésitant pas à me servir de mes poings à la moindre occasion. Tout en sachant parfaitement me ressaisir pour transformer ma colère et ma rage en paroles. L’un comme l’autre me servaient à éloigner les autres. Erigeant une forteresse un peu plus haute chaque jour entre moi et les autres. Ces gens qui étaient des collègues, des voisins ou, de simples inconnus. Peu m’importait. Il y a six ans, j’avais déjà connu une période trouble et sombre comme aujourd’hui mais, Erin m’a sortit de ma torpeur, elle m’avait appris à aimer. Enfin, elle m’avait réappris à aimer alors que je m’en pensais désormais incapable. Et aujourd’hui, c’était elle que j’avais perdue. Tout était allé si vite. Ma fierté prenant le pas sur ma raison. Quoi que ma raison fut déjà perdue depuis des années déjà. Ma femme n’avait jamais vraiment compris pourquoi je ne voulais pas d’enfant. Pas plus que ma mère qui elle, attendait toujours que je lui offre ce petit enfant qu’elle attendait. Celui-ci était né mais, elle ne le verrait jamais. Et, moi non plus. Je le refusais. Je ne voulais pas de lui, pas le voir, ne rien savoir de cet être qui n’aurait jamais du voir le monde.

    Penché au dessus du comptoir, mon regard perdu dans un liquide jaunâtre, je laissais mes pensées errer à leur guise, me tourmentant sans relâche. Je revoyais le visage empli de larmes de celle qui était désormais mon ex épouse. J’entendais ses cris, sa douleur comme un écho au fond de mon cœur. Je l’avais tant aimé. Et, je continuais de l’aimer. Malgré ma trahison. Malgré ma faiblesse. Je n’étais qu’un homme après tout. Oui, l’excuse était facile et toute trouvée mais tellement rassurante. Le fait qu’elle tombe enceinte fut pour moi une trahison, elle qui savait que je ne voulais pas d’enfant. Comme si elle l’avait fait exprès. Ce que je savais ne pas être le cas. Mais alors pourquoi ne pas avorter, pourquoi m’en parler ? J’avais alors déraillé, j’avais alors sombré, avec cette impression que ma femme ne me comprenait pas, qu’elle ne comprendrait jamais rien, que notre couple était voué à l’échec si elle n’était même pas capable de comprendre qui j’étais et ce que je ressentais. Je l’avais alors trahie à mon tour, passant une nuit passionnée avec la première femme que j’avais croisée, noyant ma douleur dans le whisky et le scotch. Comme si l’alcool pouvait tout arranger alors que je savais pertinemment qu’il en était tout autre. Oui, je savais quel dégât l’alcool pouvait engendrer. Et pourtant, je n’en réduisais pas pour autant ma consommation. Au contraire, je l’augmentais. Pour oublier, pour annihiler ma mémoire et ma conscience, pour laisser les ténèbres m’envelopper d’avantage.

    La journée qui s’était écoulée n’avait pas été pire que les autres, toujours aussi vide de sens. Toujours sans le moindre intérêt. Une journée passée le nez dans les dossiers, une plaidoirie en début d’après midi. Mon ex femme évitée avec soin depuis sa sortie d’hôpital. Et un abrutit de voisin qui s’amuse à me faire la morale. Que d’idiots dans ce quartier. Tous aussi hypocrites les uns que les autres. Tous justes bons à vous faire la morale alors que leur propre vie n’est pas plus belle que la votre. Qu’ils s’occupent de leurs oignons plutôt que se mêler des miens. Scott Matthews. Je ne le connaissais pas plus qu’un autre. Un simple voisin parmi tant d’autre. Un mec sans grand intérêt mais qui avait jugé bon de me dire que mon comportement avec Erin n’avait pas été des plus exemplaire. En fait, je ne me souvenais même plus de ce qu’il avait dit exactement à présent. L’alcool faisait son effet. Les mots exacts avaient disparus de mon esprit mais, leur impact était toujours là, vibrant et déchirant. Erin. Elle me manquait. Je savais, enfin, une partie de moi savait, que mon comportement était honteux. Mais, c’était qui j’étais. Un beau salopard abandonnant femme et enfant. Refusant de payer la moindre pension alimentaire. Un égoïste fini. Oui, j’étais tout cela et pire. Mais et alors ? C’était là toute l’histoire de ma vie. La lâcheté, la fuite, l’alcool. Tout cela était tellement plus simple que de prendre ses responsabilités. La fuite en avant pour éviter la réalité, la dureté de la vie. Et j’en payais les conséquences. Jour après jour.

    Mes pensées s’embrumaient peu à peu. Mon verre était vide. Le combientième était ce déjà ? Peu importait après tout, j’en commandais un autre en tachant de me concentrer sur les mots qui sortaient de ma bouche pour ne pas que l’on me le refuse a cause de mon trop haut taux d’alcoolémie. C’est alors que la porte du bar s’ouvrit alors que le barman versait un nouveau fond de whisky dans mon verre. Instinctivement, je tournais la tète. Mon cher voisin venait d’apparaitre, refermant la porte derrière lui, l’air grave. Un léger sourire en coin se dessina sur mon visage alors qu’il s’asseyait sur le siège à coté du miens. Sans le regarder, les yeux plongés dans mon fond de whisky, je m'adressais à lui d'un ton des plus dédaigneux « Tiens tiens Matthews, qu’est ce que tu fous là ? Tu cherches quelqu’un d’autre à sermonner ou t'as décidé de me pourrir la vie jusqu'au bout ? » Je relevais les yeux vers lui, prèt à perdre tout sang froid si jamais il ouvrait la bouche.
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Message(#) Sujet: Re: SCOTT •• « du pareil au même. » Ven 12 Fév 2010 - 21:42


« La tristesse
vient de la solitude
du coeur. »

Montesquieu

► Février 2011. 21H38. The Blue Lagoon Bar, Centre ville, Miami, Floride, USA.

Scott était sorti boire pour boire un verre. Cela faisait bien longtemps qu'il ne l'avait pas fait, pour être plus précis cela faisait un an et un mois environ qu'il n'était pas sorti pour s'amuser : premièrement parce qu'il était dans le coma et deuxièment parce qu'il était resté à l'hôpital après son réveil. Ce soir était donc une première pour reprendre un cours de vie à peu près normal en sachant que rien ne pourrait être normal vu que le meilleur ami de Scott, Etealion, avait tenté de se suicider devant ses yeux. Un évènement que le jeune Matthews n'était pas prêt d'oublier.

Il était donc sorti de chez lui dans le but d'aller boire un simple verre pour se détendre et tenter d'oublier quelques secondes lé misérable vie qu'il trainait avec lui depuis son réveil. Maât n'était plus célibataire et Scott l'aimait toujours. Par conséquent, il ne pouvait l'avoir. De plus, Etealion était à l'hopital en mauvaise état. C'était que du bonheur ans la petite vie de notre cher Scott Matthews !

Il entra donc au Blue Lagoon Bar en ce 09 février 2011. 2011, une année que le cuisinier avait encore du mal à assimiler. Pour lui, la Terre tournait encore en 2010. Ce qui bien évidement était faux. Il se dirigea directement vers la bar et commanda illico-presto un gin fizz en souvenir de l'ancien temps, celui oùil pouvait se dire qu'il avait été heureux. Sans remarquer, les gens autour de lui, il fixa son verre dès qu'il lui fut apporter sans le lacher du regard comme perdu dans ses pensées. Puis une voix masculine, non inconnu, le sortit de sa rêverie.

      ►► FLASHBACK. Février 2011. 13H54. Apple Road, Ocean Grove, Miami, Floride, USA.

      Scotty venait à peine de sortir de l'hopital. On était le 5 février, Scott était sortit chercher son courrier dans sa boite aux lettre et d'après lui (rien qu'en observant les alentours et biensur par les ragots qui circulaient) beaucoup de choses avaient changé sur Apple Road. Pour commencer, son voisin, Lucas Hawkins, avait quitté sa femme, la laissant seul et enceinte en plus. C'était un véritable salaud d'abandonner une personne au moment où elle avait le plus besoin de lui. Si le jeune Matthews le croisait un jour dans la rue, il n'hésiterait pas à le lui faire savoir. Justement, devinez qui passait par là en ce début d'après-midi ?

      - Lucas ! Hurla Scott en pleine rue. L'ancien voisin s'approcha de lui.
      - Scott. Bon retour chez toi. Lui répondit-il face à ce hurlement.
      - Merci de te préoccuper de moi. Ca change. Car ta femme, par contre, tu t'en fou complètement. Elle est enceinte. Tu es le père. Et toi tu joue au con et tu fais ton salaud en dégageant et en la quittant. Mais qui es-tu pour faire une chose pareil ? Tu croyais quoi ? Que personne ne saurait ? Et bien tu avais tout faux. Tu fais maintenant parti des véritable salaud. Toutes mes félicitations !! J'aimerais biente décerner un prix. Mais je vois pas lequel te donner : Pauvre con de l'année ou Merdeux du siècle. Je dois bien avouer que les deux te vont très bien en ce moment. C'est un choix difficile, tu ne trouves pas ? Finit-il par dire en claquant sa boite aux lettre pour enfin rentrer chez lui, laissant Lucas son ancien tel quel dans la rue. Il avait simplement eut ce qu'il méritait.

      Retour au présent ...


- Tiens tiens Matthews, qu’est ce que tu fous là ? Tu cherches quelqu’un d’autre à sermonner ou t'as décidé de me pourrir la vie jusqu'au bout ? Scotty s'est alors retourné vers la voix qui l'avait réveillé et surprise Lucas était assis juste à côté !
- Te pourrir la vie ? Moi ! Je trouve que tu le fais très bien tout seul ! Tu n'as pas besoinde mon aide pour ça. Regarde-toi ... Et tu comprendras.

Le cuisinier reprit sa position initiale, se foutant totalement de la personne qui buvait à ses côtés. Il n'était pas venu ici pour se retrouver à avoir des problèmes. Il crut donc bon de s'arrêter là et de faire comme si Lucas n'existait pas. Il prit une gorgée de son gin fizz avant de reposer le verre sur le bar.
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Message(#) Sujet: Re: SCOTT •• « du pareil au même. » Sam 13 Fév 2010 - 22:26

    Les derniers jours n’avaient pas été des plus faciles et, aucun jour ne seraient faciles à présent. Erin m’avait ré appris à vivre et a aimer, elle m’avait rendu un peu plus humain en me rappelant qu’en moi, il y avait encore un cœur capable de battre. Ce dont j’avais fini par douter depuis mon retour du Michigan. Peu de temps avant notre rencontre. Jamais je n’aurais cru qu’un jour j’épouserais cette petite tète blonde qui s’amusait effrontément à me tenir tète et à me critiquer. Au contraire, une partie de moi avait toujours craint que je ne finisse par la gifler tant elle me tapait sur le système à cette époque là. Epoque où je ne supportais plus aucune femme après la blessure que Panamee avait infligée à mon cœur. Me laissant cette sensation que plus jamais je ne serais capable de me relever de ce coup de massue qu’elle m’avait infligé. Et pourtant, Erin m’avait tendu la main, elle avait été la pour moi dans les pires moments, m’aidant à remettre ma vie sur les rails, acceptant que je ne sois pas le plus tendre des époux, acceptant que je ne sois pas l’homme idéal. Acceptant mes accès de colère comme j’avais acceptées ses crises de jalousie. Oui, notre mariage n’était pas la plus belle des réussites et, nous ne nous en cachions pas tellement. Combien de fois avais je quittée la maison alors qu’elle faisait la vaisselle après avoir mangé toute seule. Parce que j’étais rentré beaucoup trop tard. Et combien de fois m’avait elle suivi dans la rue pour me crier dessus que je n’étais qu’un lâche, que c’était trop facile de fuir plutôt que d’affronter la vie conjugale et ses reproches. Oui, nos problèmes conjugaux avaient souvent été étalés aux yeux de tous dans Ocean Grove. Et pourtant. Nous nous aimions réellement et sincèrement. Elle était ma bouée de sauvetage, mon rayon de soleil, ma conscience, celle qui me faisait sourire quand tout allait mal, celle qui me donnait la force d’avancer quand plus rien ne tournait droit.

    Mais regardez-moi. Pourtant je suis là, seule derrière un comptoir, malheureux comme la pierre, avec pour seule compagnie un verre de whisky et mes pensées. Toutes plus négatives les unes que les autres. Oui, ma femme me manquait. Oui, je lui en voulais d’avoir refusé d’avorter. Ma main se referma sur l’épais verre que je tenais entre mes doigts jusqu’à ce que cela en devienne douloureux. La porte du bar qui s’ouvre sur un ancien voisin un peu trop… pff. Une sale andouille de voisin. Comme les autres. Un qui se permet de donner des leçons de morale avant de balayer devant sa porte. Je n’avais jamais rien eu contre Scott. A dire vrai, pour moi, il n’était que le mec qui vivait dans la maison située à coté de la mienne. De temps en temps, j’avais écoutée -d’une oreille distraite- les petits ragots que mon épouse m’avait racontés sur lui mais, je n’y avais jamais réellement prêté attention. En tant qu’avocat, je m’intéressais d’avantage aux faits qu’aux ouïes dire et, je me contre balançais totalement de la vie des gens. Tout ce qui m’intéressait, c’était l’argent et ma satanée réputation. Le reste n’était que banalité. Mais malheureusement, tout le monde n’était pas comme moi et, bien entendu, petit à petit, la nouvelle de mon désertement de la maison suite à l’annonce de la grossesse d’Erin avait bien vite fait le tour de quartier. Si bien que j’avais hésité a carrément déménager pour m’installer dans un autre quartier mais, je ne pouvais pas m’y résoudre, ma vie était ici. Je n’avais jamais quitté Ocean Grove et, je ne comptais pas partir de si tôt. Surtout pas pour elle, sale petite idiote qui pensait pouvoir avoir le dessus sur moi, qui pensait pouvoir me soutirer de l’argent sous prétexte qu’elle m’avait fait un gosse sans mon consentement. Mes dents et mes poings se serrèrent au point où je pouvais clairement sentir la rage bouillonner en moi. Et les mots que Scott avaient prononcés à mon attention en début d’après midi raisonner dans ma tète en échos, comme un éclair de conscience. Comme un douloureux souvenir des erreurs que j’avais commises en abandonnant une femme que j’aimais alors qu’elle portait mon enfant. Je le regardais alors qu’il s’asseyait prêt de moi, tentant de rester calme et stoïque. Mais rien n’y faisait. La culpabilité était à son paroxysme dans mon esprit et s’y mêlait la colère. Contre Scott, contre les paroles qu’il avait eues à mon égard. Mais surtout et, avant tout, contre moi. Même si je n’oserais jamais l’avouer à voix haute. La colère enfler de plus en plus au fur et à mesure que je regardais le jeune homme face à moi et bientôt, les mots sortirent de ma bouche, remplis de haine et de mépris envers lui. « Te pourrir la vie ? Moi ! Je trouve que tu le fais très bien tout seul ! Tu n'as pas besoin de mon aide pour ça. Regarde-toi ... Et tu comprendras. » Un léger rire désabusé s’échappa de mes lèvres alors que je baissais la tète, encaissant le coup. Encore une fois, monsieur avait jugé bon de… Et bien de me juger. Mais pour qui se prenait-il sérieusement ? Un mec parfait sous tout rapport peut être ? Mais quelle andouille.

    Je reposais avec force mon verre sur le comptoir dans un bruit qui fit se retourner quelques clients, même si ces derniers ne me portèrent finalement pas grande attention. Finalement je portais toute mon attention à mon cher voisin. « Que je me regarde Scott ? Tu peux m’expliquer ce que je suis censé voir ? Ah oui, un abrutit de lâche qui a abandonné sa femme alors qu’elle était enceinte… Mais quel connard je fais hein ! » Je détournais le regard en poussant un léger soupir tout en laissant balancer ma tète en un signe d’acquiescement puis, dans un geste brusque, je me relevais pour le saisir par le col et le forcer à me regarder en face alors que lui était toujours assis. « Alors écoutes moi bien Matthews, il me semble que je n’ai aucun conseil à recevoir d’un raté dans ton genre, il me semble que ta vie sentimentale n’est pas plus joyeuse que la mienne alors, ne me donne pas de conseil, tu ne sais rien de moi, absolument rien et ce n'est pas une tache dans ton genre qui va m'apprendre comment mener mon couple ! » Je rapprochais mon visage du siens. « Qui plus est, ce n’est pas un gay qui va m’expliquer quoi que ce soit. Regarde toi avant de parler, t’es qu’un raté, il ne me semble pas que tu vailles mieux que moi alors fermes là ! » Peut ètre n'était il pas gay, a dire vrai, je n'en savais rien, j'avais juste entendu des rumeurs par ci, par là, sans y faire vraiment attention, ces mèmes rumeurs que j'utilisais contre lui comme je le pouvais comme lui le faisais avec moi en critiquant le comportement que j'avais eu envers Erin.

    Je le repoussais alors avec force en arrière, hésitant à lui coller mon poing dans la tronche. Mais, réflexion faite, il n’avait pas totalement tort. Je n’avais besoin de personne pour foutre ma vie en l’air, je m’en occupais très bien tout seul !
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Message(#) Sujet: Re: SCOTT •• « du pareil au même. » Ven 19 Fév 2010 - 17:12


« La tristesse
vient de la solitude
du coeur. »

Montesquieu

Alors que le jeune Matthews venait de reposer son verre délicatement sur le comptoir du bar. Il sursauta lorsqu'il entendit la violence avec laquelle Lucas fit la même chose que lui. Cependant, Scott ne bougea pas un des ces membres. Il resta dans la même position comme si rien d'important ne se passait à ses côtés. Ce qui n'était pas vraiment le cas puisque que l'avocat semblait s'énerver et être déjà énervé. Le cuisinier sentit son regard noir de colère sur lui. Mais il attendait patiement la suite des choses.

- Que je me regarde Scott ? Tu peux m’expliquer ce que je suis censé voir ? Ah oui, un abrutit de lâche qui a abandonné sa femme alors qu’elle était enceinte… Mais quel connard je fais hein ! *Exactement* Pensa Scotty alors que son visage se tourna vers son voisin et que ce dernier ne le regardait plus. Puis d'un seul coup, sans que l'ancien comateux ne sache ce qu'il lui arrivait, il se sentit entrainer. Lucas venait de l'attraper par le col, l'obligeant à le fixer. Cependant, il ne fut pas dans l'oblifation de le faire puisque les yeux bleus de Scott se posèrent automatiquement dans ceux de son agresseur. Alors écoutes moi bien Matthews, il me semble que je n’ai aucun conseil à recevoir d’un raté dans ton genre, il me semble que ta vie sentimentale n’est pas plus joyeuse que la mienne alors, ne me donne pas de conseil, tu ne sais rien de moi, absolument rien et ce n'est pas une tache dans ton genre qui va m'apprendre comment mener mon couple ! Qui plus est, ce n’est pas un gay qui va m’expliquer quoi que ce soit. Regarde toi avant de parler, t’es qu’un raté, il ne me semble pas que tu vailles mieux que moi alors fermes là !

C'était désormais au tour de Scotty de s'en prendre plein la gueule, apparement. L'avait-il mérité ? Surement. Mais ce n'était encore tout à fait certain. Après tout, il n'avait que dire ce que certain n'osait mumurer. En même temps, il avait injuré Lucas avec qui il n'avait jamais vraiment eut de mésentente ce qui venait de changer. Il repoussa alors le jeune Matthews qui s'écroula sur le dos de sa chaise avant de se redresser et de se tourner vers son gin fizz qu'il but d'une gorgée alors qu'il en restait plus de la moitié. Ce que l'acocat pénaliste venait de dire était blessant mais Scott ferait avec ou du moins il tenterait de faire avec. Bien que le mot "gay" qu'il ait employé soit bien plus péjoratif que lorsqu'il l'utilisait lui-même. De plus, le fait d'entendre pour la première fois qu'il était un raté n'aidait pas. Et pourtant cela se révélait être exact : il était au chômage, sa vie sentimentale était désespérante, et il sortait d'un coma d'un an, tout le monde avait changé sauf lui qui était resté le même qu'en janvier 2010. Il commanda alors deux shooters vodka qui arrivèrent rapidement dans ses mains.

- Tu as sans doute raison... Dit-il en se concentra sur son premier shooter qu'il avala de suite, grimaçant sur la fin. Il resta un long moment silencieux. Je ne suis qu'un raté. Un raté professionnellement et sentimentalement. Le premier ça peu encore aller car j'ai quelques projets. Mais pour ma vie sentimentale, je suis vraiment un raté. L'homme que j'aime en aime un autre. C'est assez difficile à supporter surtout quand on voit sa tête à la télé sans qu'on le veuille. Il attrapa le deuxième shooter alcoolisé et joua quelques instants avec le verre, le faisant aller d'une main à l'autre en le glissant sur le comptoir pour finalement le boire entièrement. Tu vois, ça se voit pas comme ça... Mais à l'intérieur, je suis complètement détruit. J'ai le coeur brisé. Celui que j'aime ne pourra jamais m'appartenir. C'est plutot comique comme situation, n'est-ce pas ? Prononça-t-il avec un sourire désespéré, triste et plein de chagrin.
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SCOTT •• « du pareil au même. »

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