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 The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota

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Message(#) Sujet: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Lun 8 Fév 2010 - 22:33

    Je venais de passer ma première nuit à Ocean Grove depuis bien longtemps. Appuyé contre la vitre de ma chambre d'hôtel, j'avais passé plus d'une heure à regarder ces rues que j'avais pendant un temps connues par cœur, les traversant toutes ou presque quotidiennement pendant mon jogging. Je connaissais les gens, les gens me connaissaient, et j'étais alors persuadé que la vie me sourirait, jusqu'à la fin. J'avais 20ans, l'impression d'avoir l'éternité devant moi, et qu'il ne pouvait rien m'arriver.
    Je n'aurai jamais pensé qu'un accident me couperait du monde et d'une existence terrestre. On n'imagine pas ce genre de chose, mais pourtant c'était bien ce qui s'était passé, et j'avais quitté le quartier de mon enfance. J'avais tout perdu en l'espace d'une seconde. On était là, dans la voiture tous les quatre, et l'instant d'après c'était fini. La vie est cruelle parfois. Voilà ce à quoi je pensais du haut de ce qui allait être mon cocon pendant quelques temps. A côté d'une chambre d'hôpital c'était déjà du luxe, et à coté de chez mon père c'était le paradis, mais je rêvais déjà à me réintégrer à ces gens que j'avais côtoyé et qui me manquaient désormais. J'étais prêt à recommencer les choses. Depuis mon éveil j'avais eu largement assez de temps pour m'interroger sur ce que j'attendais de cette deuxième chance que l'on m'offrait. Deuxième chance, c'était bien comme ça que je voyais les choses. La plupart de mes projets étaient irrémédiablement tombés à l'eau, et la plupart ne pourraient pas être sauvés, mais j'avais appris à en construire d'autres. Le ciel était bas et j'avais du mal à apercevoir les étoiles, plongeant un peu plus la ville endormie dans l'obscurité, mais je n'arrivais à me décider de détacher mes yeux de ce spectacle. J'étais de retour, rien n'allait disparaitre, mais pourtant je ressentais le besoin de respirer encore et encore ce paysage, de l'absorber tout entier. Les choses n'avaient plus la même valeur depuis quelques temps, et Ocean Grove en avait une qui dépassait tout le reste du monde.

    Une fois sorti du trou noir qui accaparait mon esprit, une des premières choses que j'avais cherché à savoir était le sort qu'avait subit mes amis. J'étais là, entier, je me sentais, mais eux? L'inquiétude avait été de courte durée par rapport à ce qu'ils avaient du traverser. En l'espace d'une journée, le temps de trouver les informations puisque je n'avais plus l'habitude de me servir d'un ordinateur, j'avais appris qu'ils avaient tous survécu, même si John lui aussi était passé par la case coma. Au moins il n'y avait pas de mort. Dakota aurait été mal. Mais en parallèle, j'avais été incapable de leur envoyer un message pour leur annoncer la bonne nouvelle, celle de mon retour parmi les vivants. Je n'avais jamais aimé écrire, et des lettres encore moins, alors dans ces circonstances je bloquais encore plus. J'avais du remplir la benne de recyclage prévue pour le papier de la résidence où vivait mon père juste avec mes brouillons. Des pages et des pages de ratures, l'usage de l'ordinateur m'étant déconseillé suite à la mauvaise réaction que j'avais fait après m'en être servi pour chercher des nouvelles des gens que je connaissais. Interdiction formelle de m'en servir plus d'une demi-heure par jour, autrement dit j'étais condamné à utiliser papier et stylo. Et au final, j'étais revenu au pays sans annoncer mon arrivée à qui que ce soit, exception faite de l'hôtel puisqu'il valait quand même mieux réserver une chambre à l'avance.
    Dans l'avion qui m'avait conduit jusqu'à Miami, j'avais une dernière fois essayé d'imaginer quelle serait leur réaction lorsqu'il me reconnaitraient. Allaient-ils être émus, contents de me revoir, déçu que je ne les ai pas prévenus?... Est-ce que quelqu'un se mettrait à pleurer? Et est-ce que que je leur avais manqué? Est-ce qu'ils m'attendaient? La question restait en suspend. C'était la seule chose que j'avais du mal à déterminer vu les circonstances de notre dernière entrevue. On avait passé des années à se faire la tête, cherchant à se faire du mal dès le moment où l'on arrêtait de s'ignorer, et d'un coup les choses étaient presque revenues à la normale. On avait arrêté avec nos gamineries et cela avait faillit nous coûter très cher. Nous avait coûté très cher. J'avais donc décidé de commencer mon petit pèlerinage par celui qui avait peut être le plus compté pour moi dans mes années de lycée, celui à qui j'avais le plus pensé depuis mon éveil. Dakota Wayhne.

    Avec le lever du jour, c'était d'autres souvenirs qui m'étaient revenus. Il faisait bon de réapprendre à vivre, c'était quelque chose que personne ne pouvait s'imaginer avant de frôler la mort de si près. C'était comme si l'on m'avait enlevé un bandeau de devant les yeux et que je voyais pour la première fois les choses sous leur véritable relief. Les couleurs, les formes, l'animation du monde... même des mois après m'en être sorti je n'avais toujours pas cessé de m'émerveiller. Le renouveau m'éblouissait. Je n'avais jamais été aussi entier que maintenant, comme si la part de mon être qui m'avait toujours manqué venait de m'être enfin greffée.
    Dans le hall de l'hôtel, personne ne faisait attention à ma présence. J'étais redevenu un parmi tant d'autres après des mois passés sous les feux des projecteurs médicaux. Des bilans, des examens, des interview... Il n'était pas si fréquent qu'un comateux de longue durée se réveille et ça en était presque une attraction. Désagréable attraction, avec cette impression de n'être rien d'autre qu'une bête de foire que l'on expose avant de la reléguer dans un coin une fois qu'elle aura bien été montrée. Au moins ici il y avait moins de monde pour s'intéresser à mon cas. En dehors des membres de l'hôpital de Portland il n'y en avait pas beaucoup non plus, mais puisque c'était avec eux que je passais la majeure partie de mon temps j'avais eu l'impression d'évoluer dans un milieu où tout le monde me connaissait. J'avais toujours aimé être au centre de la foule et de l'attention, mais dans ce cas ce n'était pas pour des raisons qui me semblaient valables, pas passé un certain temps. Je n'avais désormais envie plus que d'une seule chose: repartir à zéro. Recommencer là où tout c'était arrêté, sans gaspiller un seul instant de plus.

    J'étais arrivé devant le 1945 Apple Road. Même après tant d'années, le chemin m'était resté assez familier pour que j'y arrive sans hésiter sur la route à prendre. J'y étais venu tant de fois... Entre les après-match avec l'équipe et les soirées entre amis où l'on se retrouvaient tous les quatre dans son salon, j'avais largement assez de souvenirs pour toute une vie et me retrouver sur place les ravivait tous les uns après les autres. En appuyant à la sonnette je m'étais revu, 8 ou 9 ans plus tôt, faisant le même geste un soir où l'on avait décidé d'aller s'entrainer tous les deux. Mais là personne ne répondait. La journée avait bien commencé et je le voyais mal faire la grasse matinée aussi tard, les 11h étant sur le point de sonner. Je réessayais une seconde fois, attendant un peu devant la porte, au cas où il n'aurait pas entendu. Rien. J'hésitais à repartir, rentrer à l'hôtel ou faire un tour en ville, mais la Maison Wayhne m'attirait irrésistiblement. Je reculai, longeant l'allée jusqu'à la rue principale et fis demi-tour, le retournant vers la maison, redirigeant mes pas vers elle, m'arrêtant au niveau de l'unique nain de jardin présent sur la pelouse. Un bibelot d'une simplicité touchante que je me mis à taquiner du bout du pied. J'avais perdu beaucoup de choses en l'espace de cinq ans, et le premier ami que je retrouvais à Ocean Grove était ce nain de jardin en plâtre. Le côté étonnant des choses et de la vie en général.
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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Jeu 11 Fév 2010 - 0:53

Dakota avait toujours eu une relation assez privilégié avec son « groupe des quatre », le plus jeune du groupe, il était souvent considéré comme le petit frère qu’on devait protéger. La relation qu’il avait avec Elizabeth Potter, la jeune fille avait son âge. Il était difficile de savoir de quoi les deux jeunes parlaient, surtout pour Aaron et John, quand les deux jeunes amis décidèrent de parler pour que seul puisse comprendre, ils parlaient dans une autre langue principalement l’espagnole ou le français. Le sport qu’ils pratiquaient ensemble été la danse hip-hop passion qui avait poussé les deux amis dans de nombreuse compétition ou John et Aaron les suivaient régulièrement. Tout les deux étaient liés par un lien fraternelle, une sœur et un frère pour rien au monde n’aurait pu séparer, quoique…

Johnny Hayle, accessoirement John, pour plusieurs raison premier point c’est qu’il n’aimait pas son prénom qu’il trouvait trop ringard, trop vieux et que après plusieurs année, il avait remarqué que ces parent avait fait une erreur sur son extrait de naissance, et que son nom était resté à John. Ravis de montrer cette trouvaille à ses amis. Dakota à toujours eu pour John une certaine admiration, la même qu’il avait pour Aaron, légèrement différente, quelques choses d’un peu plus. Il n’avait jamais vraiment compris ce qu’il aimait chez lui, l’amour qu’il éprouvait pour lui ce désir qu’il avait. Confier à Johanne ses sentiments fus une chose facile, il avoua aussi à sa mère, mais le blocage était nette quand on parlait des deux jeunes garçons qu’il avait pour amis. Il avait toujours pris Aaron pour Modèle à suivre et John comme quelqu’un qui était inaccessible malgré le lien qu’ils les unissaient. Au moment de cette dispute la traitrise des sentiments, l’adolescence. Dakota aimait John, Johanne le savait et malgré tout, elle était tombée dans les bras du jeune homme. Aaron, lui, avait eu des sentiments pour Johanne difficilement identifiable. Dakota n’avait appris cette révélations le jour ou leurs amitiés avaient été mis au « stand bye ».

Aaron, le plus charismatique du groupe, le leader, malgré qu’il n’était pas réellement élu. Son statut et son caractère l’imposé toujours dans les meilleures idées, et les trois autres le suivaient toujours sans rien dire, toujours partant, toujours confiant. Il n’avait rien à crainte quand Aaron étaient avec eux. Le jeune homme avait toujours été un véritable modèle pour Dakota, même si Dakota ne l’avait jamais réellement montré, et qu’il avait souvent regretté. Dakota faisait trop souvent des cauchemars sur cette période, ou tout était facile, de cette journée ou la voiture avait quitté la route après un long chemin. Johanne et Dakota n’avait eu que de simple contusion, ce n’était rien par rapport à John qui avait eu des complications et avait « dormis » pendant trois longue année. Mais la nouvelle fut encore plus horrible quand Dakota en se réveillant dans sa chambre d’hôpital et lui annoncé quelques minutes plus tard qu’Aaron avait perdu la vie, et la famille avait déjà envoyé la dépouille auprès de sa famille. Le deuil de cette perte fus douloureuse, horrible, indescriptible….

Mais depuis tous ces drames, Dakota avait vécut encore bien pire. Ce n’était qu’un simple recommencement, la tragique vérité, sa vie serait vouer à une torture sans logique. Un trou béant dans sa poitrine, c’était ouvert dans sa poitrine cicatrisant au fur et à mesure, mais les blessures qui revenaient devenaient de plus en plus importante, de plus en plus lourde.
Ce matin là, Dakota c’était pourtant montré souriant. Il était devenu facile pour lui de faire semblant, sourire, dire que « tout va bien ». Enfin il avait une certaine angoisse et en même il avait quelqu’un qui lui rendait sa vie tellement hallucinante, qu’il arrivait à retrouver par moment de vraie moment de gaité et de sensation.

« Jack tu as finis de te laver les dents ? » fit le l’ancien étudiant en sport.
« Oui… Tonton, j’ai bientôt finis. » Une petite voix aigu, sortait de la salle de bain, le robinet s’étayant et s’allumant toutes les deux secondes.
« Je tes déjà dis, je ne suis pas ton oncle, mais ton cousin ! Et arrête de jouer avec l’eau ! » Dakota prononça d’une voix forte pour que le petit entende, tout en montrant aucune agressivité dans la voix. Difficile d’éduquer un môme, surtout quand on sort tous juste de l’adolescence. Son cousin, était revenu avec lui. On ne sait pas trop apparemment les parents du petit aurait eu un problème assez grave et ils auraient du garder l’enfant. Étrange, quand on se dit que Les Wayhne n’ont jamais eu de la visite de famille.

Dakota assit dans la cuisine finissant son repas et regardant l’écran de télévision, montant légèrement le volume pour ne pas entendre le petit chanter. Il n’entendit pas les coups sur la porte, C’est en levant la tête, que Dakota remarqua la personne dos à lui dans son jardin. Dakota avait des lunettes de soleil, il n’était pas coiffé de son bonnet ce qui rendait sa coupe de cheveux étrange. Il était habillé d’un jean et d’un pull à capuche blanc.

« Monsieur puis-je vous aidez ? »

Dakota n’allait certainement pas se remettre de voir ce visage, il n’allait certainement pas comprendre. Pourquoi « un mort » serait dans son jardin entrain de maltraiter le dernier nain de jardin encore survivant. Nous le savions la réaction aller être violente en émotion, mais pour le moment laissons, Aaron venir à lui.


Dernière édition par Dakota Wayhne le Ven 19 Fév 2010 - 20:59, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Dim 14 Fév 2010 - 11:12

    Quand j'avais annoncé à mon psy que je comptais revenir vivre à Ocean Grove, il en avait eu l'air sincèrement affecté. Ce n'était qu'un psy, quelqu'un que je ne reverrai jamais en dehors de nos séances, et pourtant il avait pris très à cœur notre travail, probablement plus que moi. J'étais réveillé, de nouveau apte à vivre parmi le commun des mortels, et en dehors de la rééducation j'avais l'impression de ne pas avoir besoin de grand chose. Il me fallait me réadapter, moi et mon corps, à l'effort physique, et c'était tout ce que je demandais. Alors que j'avais toujours été en mouvement, me retrouver dans un fauteuil roulant les premiers temps avait été quasiment insupportable et j'avais forcé plus que de raison, incapable alors de dormir tant mes muscles endoloris irradiaient une fois de nouveau forcé au repos. Je n'étais pas raisonnable aux dires du personnel médical, mais je voulais vite retrouver une existence normale, quitte à bruler les étapes. J'en avais brûle d'ailleurs. Je sautais les pauses, les réduisant au strict minimum, essayant de m'entrainer par moi même dès que j'avais un moment tranquille. J'aurai pu me faire encore plus mal, mais la volonté d'un sportif ne connait pas de limites, et j'avais triomphé cette fois encore. J'avais triomphé de la mort, de mon corps... il ne me restait plus grand chose d'autre sur quoi essayer ma force et ça n'avait pas d'importance.

    Mon psy avait donc regretté mon départ. Selon lui je faisais une erreur, mais à mes yeux c'était de rester qui était une erreur. Rien de me retenait là-bas alors que toute ma vie était ici. Ici et là-bas, ça se résumait à ça. Ma vie était ici alors que je n'avais que la mort là-bas. J'y avais lié les deux à chaque endroit, mais ce qui me restait à effectuer devait se faire à Ocean Grove. C'était non négociable. Et j'étais parti.

    Attendre ici, le seul fait de se retrouver ici, était bizarre. Comme un vieux souvenir d'enfance que l'on retrouve et dont on doute un peu. Tout ou presque était resté en l'état, la porte d'entrée ayant reçu un coup de peinture supplémentaire, la vieil arbre dans le coin du jardin coupé. Est-ce que je ne l'avais pas vu coupé? Je ne savais plus. Parfois je n'arrivais pas à faire la distinction entre ce que je savais déjà et ce que je venais de découvrir, les deux se superposant pour me donner une temporalité assez douteuse des événements. Entre le nouveau et l'ancien, parfois je ne voyais qu'une même et unique chose, mon cerveau réduisant le tout en une bouillie indistincte. Dommage collatéral il parait, et pas des pires en plus. J'avais quand même eu la chance de ne pas hériter de séquelles trop importantes, les miennes pouvant ne pas trop se remarquer à moins d'y faire très attention. Et puis, il y avait toujours l'espoir que cela disparaisse avec le temps, ou au moins s'atténue. J'avais vraiment eu de la chance à ce qu'il parait.

    J'attendais donc une quelconque manifestation d'un Wayhne. Mme Wayhne peut être, que j'avais toujours appréciée pour sa gentillesse. On ne la voyait pas souvent, mais quand elle savait que l'on devait se rendre chez eux et qu'elle était présente, elle préparait toujours un petit quelque chose à manger pour nous, ou alors nous faisait goûter les futurs ajouts de sa carte en avant-première, guettant notre réaction en même temps. Un maman gâteau comme l'on en voit dans les films, et j'aurai été curieux de voir ce qu'elle était devenue entre temps, si elle était toujours la même... Mais l'idéal restait encore et toujours Dakota puisque c'était quand même lui que je venais voir. Lui le premier. J'avais appris que John avait quitté la ville donc les choses avaient été vite réglées avec lui. Et même si j'aimais beaucoup Joanne, certains événements avaient faits que nos dernières retrouvailles n'avaient pas été aussi douces qu'avec les autres, malgré les effort qu'elle faisait. Dakota le premier donc. Il était celui dont je me sentais le plus proche, celui avec qui j'avais le plus en commun...

    Monsieur puis-je vous aidez ? Trop concentré dans mes pensées, je n'avais pas réalisé que quelqu'un avait du ouvrir la porte, comment cette voix aurait-elle pu venir jusqu'à moi sinon? Et cette voix, je la connaissais. J'avais eu un peu peur de ne pas le reconnaitre, de paraitre bête en hésitant face à lui, mais finalement ça allait aller. J'avais toujours eu un peu de mal à retenir les visages et les noms associés, ayant une mémoire plus auditive que photographique, et ça c'était accentué depuis. Chez mon père j'avais retrouvé un stock de photos et j'avais été incapable de nommer la moitié des gens qui se trouvaient dessus. Je ne me rappelais même pas d'eux. Est-ce qu'ils avaient été importants pour moi? Est-ce qu'ils étaient mes amis, des gens proches? Et ces filles là, est-ce que j'étais sorti avec l'une d'entre elles? J'étais incapable de le dire, regardant jour après jour leurs visages souriants, ne réussissant rien d'autre qu'à me les rendre plus familiers à chaque fois, mais sans découvrir qui ils pouvaient bien être en réalité. Pareil à l'hôpital, je croisais des dizaines d'infirmiers et d'aides soignants et ce n'était généralement qu'une fois qu'ils m'adressaient la parole que je réalisai à qui j'avais à faire. Mais la voix de Dakota, je la connaissais, je m'en souvenais. Je ne pouvais pas l'avoir oubliée...

    Je me retournai vers lui en souriant légèrement. Il ne pouvait pas me reconnaitre de dos bien entendu, et puis il ne devait pas se douter que j'allais venir sonner à sa porte. Ouch. Il avait l'air mal en point. Les années l'avaient changé, et probablement que j'aurai hésité si je l'avais croisé dans la rue, mais là ça ne pouvait qu'être lui. Et puis sa voix...
    J'avançai de quelques pas, abandonnant mon nain de jardin à son rôle de spectateur de la scène à venir. Je me montrai un peu hésitant, ne sachant pas tout à fait comment l'aborder. J'avais perdu le coup.

      Tu me reconnais pas, Dakie...

    Si avec ça il ne me reconnaissait pas, si le Petit Dakie ne faisait pas le lien, c'était fini. Il m'avait oublié. Ou peut être que c'était ce qu'il avait essayé de faire, même si je n'avais pas envie de le croire. Ça n'aurait pas été son genre.
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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Dim 14 Fév 2010 - 20:28

Citation :
]Flash-back ; Nouveau Mexique 2 Janvier 2011]

« Dakota je ne t’aime pas, en tous cas pas de la façon que tu aimerais. »
« Mais écoute moi, ce n’est pas pour sa que je suis venu te voir. »
« Je ne veux pas que tu le prennes mal, mais ma vie ici me plait, Dakie et je ne partirais pas. »
« John !! Toi aussi, tu m’abandonnes ? Toi aussi tu me laisse seul ? »
« Dakie » Le jeune homme s’approcha de Dakota essayant de le prendre dans les bras.
« Non !! Ne me touche pas !! Vous êtes tous les même !! Vous m’avez tous abandonné au moment ou j’ai eu le plus besoin de vous !! Neal, Lilianna, Johanne, Toi… Aaron… »
« Ce qu’il c’est passer entre Neal et Lilianna n’est certainement pas ta faute… Mais pour ce qui est d’Aaron… »
« QUOI ?!! Ne me dit pas que c’est de ma faute, j’ai étais présent pour toi pendant trois ans de ma vie, à attendre que tu te réveille, attendre que tu ailles mieux, j’aurais fait la même chose pour Aaron, j’aurais fait n’importe quoi pour lui. J’aurais du mourir à sa place, sa aurait évité autant de difficulté... »
« Ne dit pas sa… Dakie, je ne voulais pas que tu le prennes comme sa. »
« Laisse-moi tranquille !! vis ta vie comme tu le sens !! je ne viendrais plus t’importuner. .. »

[Fin flash-back]

Dakota était revenu quelques jours plus tard de son voyage, revenant donc avec son cousin et ayant perdu en route, les deux jeunes demoiselles qui étaient pourtant bien partis avec lui. Il avait décidé de reprendre les cours, la fac avait accepté sans vraiment réfléchir, mais le jeune homme devrait passer des tests pour savoir ou il pouvait reprendre et s’il était acte ou non à reprendre les cours de façon intensif.
Depuis son retour et la discutions avec Victoria Blythe, il n’avait retouché à aucune cigarette. Le médecin lui avait déconseillé et lui avait programmé diverse prise de sang et des tests de routine, histoire de voir, s’il y avait eu des dégâts pendant son voyage de l’année passé. Il avait perdu une vingtaine de kilos pendant l’année écoulait, lui qui avait un corps de sportif n’avait plus que quelques souvenir d’avoir déjà fait du sport. Il devait si remettre la motivation était la, mais pas l’endurance. Dakota avait tenté de courir autours du lac, mais à peine arrivé à la moitié du parcours, il tomba sur le sol essoufflé et souffrant de point de coté.
Quand il rentra chez lui sa mère avait elle aussi reprit le chemin du retour, sa devait faire un an et demi qu’ils ne c’étaient tous les deux vues. Le soir ou Dakota fus de retour, la lumière de la cuisine resta longtemps allumé. Personne n’avait pus savoir ce qu’il c’était durant cette nuit, les mots qui avait pus être échangé entre la mère et le fils ce soir là était pour le moment un véritable mystère.
La vie de Dakota avait beaucoup changé en quelques mois, depuis qu’il avait à sa charge son cousin, il devait régulièrement parler avec lui de ces problèmes, l’écouter, lui dire ce qu’il fallait faire ou ne pas faire, répondre à des questions pas forcement évidente ou bien l’emmener à l’école et au sport. Dakota en prenant le petit garçon lui avait proposé, de l’inscrire dans différent sport afin qu’ils choisissent des sport à pratiqués. Le jeune homme fut surpris de voir qu’il avait déjà choisis, il voulait faire principalement comme son cousin, du basket.
Quelques minutes avant l’arrivé d’Aaron

« Dakota, on pourra aller au terrain cette après midi ? »
« Oui si tu finis entièrement ton assiette et que tu te brosses les dents correctement, je réfléchirais à cette possibilité. »
« Ouais !! Trop cool tonton !! »
« Jack arrête de m’appeler « tonton » je suis ton cousin. Sa devient frustrant à force !! »
« Oui mais c’est tata qui à dit que je pouvais t’appeler tonton !! »
« Tata ? Quelle tata ? »
« Bah ta maman » Jack sourit en regardant, Dakota qu’il semblait préoccupait par l’attente de cette réponse. Dakota souffla légèrement.
« pff. N’écoute pas Tata pour ceci, elle raconte n’importe quoi des fois. Bon dépêche toi si tu veux que je t’emmène au parc, va te laver les dents vite. »

Le petit garçon regardait dakota, le petit jack était châtain, avec de grands yeux verts. Il avait un visage rond et un teint plutôt rosé.

Retour sur la terrasse.

Dakota avait longtemps fait des rêves ou il se retrouverait face à son ami, ou il pourrait jouer ensemble au basket, ne faire que sa sens s’arrêter. Malheureusement pour lui, ce n’était que des rêve, on lui avait annoncé sa mort, son décès après son réveil à l’hôpital, et le corps n’avait pas d’autorisation pour montrer le corps les parents avaient déménagés et n’avait pas laissé le temps à Dakota de porter le deuil. Il comprenait pourquoi maintenant, il n’était pas mort. Il n’avait pas péris dans cette accident, il avait survécut.

« Aar …Aar… »

Les larmes coulaient déjà sur les joues du jeune étudiant, il avait tellement eu de mauvaise nouvelle ces dernier temps. Le fait de voir un mort face à lui n’aidait pas à aller mieux. Dakota regardait son ami approchait près de lui, il eu un moment de panique et recula d’un pas. Puis dans la seconde d’après, il avança et attrapa son ami avant de le serrer contre lui.

« Aaron… C’est bien toi ? Oui c’est toi, il n’y à que toi pour avoir cette posture… Ce langage… »

Dakota ferma les yeux, il avait besoin de se retrouver ce concentrer pour réaliser que le meilleur ami qu’il avait eu était face à lui, et bien vivant.

« Aaron… Tu es la se n’est pas un rêve. »

Dakota avait tellement fait de cauchemar avec comme vedette principal son ami, qu’il ne voulait pas se réveiller, mais pourtant c’était la réalité, Aaron était bien face à lui et il pouvait le sentir, le toucher. Il recula au bout de quelques minutes, avant de dire dans un souffle.

« Aaron !! On ma dit que tu étais mort !! »

Dakota retomba dans les pleures, après d’avoir réussit à sortir cette phrase tellement éprouvante. Il n’avait jamais pu dire cette phrase. Et la première fois qu’il avait pu réussir c’était devant son ami, qui était bel et bien en vie.
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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Lun 15 Fév 2010 - 19:43

      FLASH BACK

      Le psy tapotait le bord de son carnet avec le capuchon de son stylo, signe qu'il était absorbé dans ses pensées, ou plutôt par les pensées que lui amenait son patient.
      - Bon, et vous allez y faire quoi à Ocean Grove?
      - J'en sais rien.
      - Vous ne savez pas?
      - Non... J'y ai pas vraiment réfléchi en fait, je sais juste que j'ai envie d'y retourner, que je dois le faire.
      - Ah. C'est quelque chose de profondément ancré en vous alors. Vous sentez que vous devez vous y rendre, même sans savoir pourquoi, c'est bien ça?
      - Oui. Exactement ça.
      - Hum, ça ne sera peut être pas une si mauvaise idée alors... Ça risque de ne pas être évident, mais ça pourrait vous être bénéfique quand même. Et de manière plus générale, vous avez une idée de ce que vous voulez faire de votre vie?
      - On m'a contacté pour faire des interventions dans les écoles pour la sécurité routière, mais j'ai pas encore répondu. En fait c'est reprendre le sport que je voudrai, mais c'est assez mal parti pour devenir pro maintenant! C'était ce que je comptais faire pourtant, j'en avais l'opportunité...
      - Rien ne vous empêche de vous y remettre, même à un niveau moindre. Et pourquoi pas entrainer, ça ne vous plairait pas?
      - J'aime pas les mômes... toujours à beugler, à courir dans tous les sens! Non, le sport ça demande de la discipline, et je me vois pas faire le flic derrière eux.
      - Qui vous parle de petits? Vous pourriez prendre en charge des adolescents, des adultes...
      - Euh écoutez, je sais pas si je suis prêt pour ce genre de trucs. Vous voyez, enfin... c'était mon rêve, et pour l'instant je me sens pas de voir d'autres le réaliser alors que moi je ferai que ramasser des plots et distribuer des dossards. Je crois pas que je le supporterai.
      - C'est peut être juste trop tôt. Mais pensez-y, ça pourrait être intéressant...

      FIN DU FLASH BACK


    Même si le surnom ne lui plaisait pas je l'avais toujours appelé le "Petit Dakie", depuis ce jour où on nous avait présenté, et au final c'était comme ça qu'on l'appelait tous les 3. D'autres avaient bien essayé aussi, mais vu le regard noir que le principal intéressé leur lançait en l'entendant ils n'avaient même pas retenté le coup. Il était le plus jeune de la bande et avait donc le privilège d'un diminutif aussi ridicule que "Dakie". Il le détestait, m'avait répété un nombre incalculable de fois 'arrête avec ça!' mais j'avais continué, et le surnom était finalement resté. Peut être même qu'il l'avait apprécié au final? Je lui avais jamais demandé. J'avais juste trouvé qu'il avait un beau sourire au moment où je lui avais dit pour la dernière fois. On ne s'était pas parlé pendant des mois et la cérémonie de fin d'année nous avait finalement rapproché, effaçant toutes nos disputes passées. Il conduisait, le Petit Dakie conduisait, fier de son permis qu'il venait d'obtenir, et moi je m'étais assis à côté de lui. L'ainé et le cadet à côté, ça avait bien fait rire John, assis juste derrière moi. Et c'était le côté droit qui avait morflé, nous emportant moi et John en même temps.
    La dernière image que j'avais de ma vie première était celle de Dakota, me souriant comme il ne l'avait plus fait depuis si longtemps quand je l'avais appelé "Dakie". La suite était embrouillée. Je me rappelais juste des quelques mots que j'avais chuchoté ensuite, et du bas côté de la route qui s'était rapproché. Et puis le vide. Total.

    Aar …Aar… Aaron… C’est bien toi ? Oui c’est toi, il n’y à que toi pour avoir cette posture… Ce langage…
    J'avais eu peur qu'il ne me reconnaisse pas, qu'il m'ait oublié ou juste plus envie de me voir. J'étais complètement à côté de la plaque. Il n'avait eu qu'une seconde d'hésitation, qu'une seule, et puis m'avait attrapé, m'écrasant contre lui tandis que ses larmes coulaient. Je ne croyais pas l'avoir déjà vu pleurer auparavant, c'était bizarre. On ne pleurait pas entre nous, ou juste une larme vite fait parce qu'on avait perdu la finale et qu'on savait que les autres seraient déçus, au moins autant que nous. Mais là il pleurait pour de bon. Je sentais déjà ma chemise s'imprégner, comme s'il s'était mis à pleuvoir, et c'était pas forcément très agréable. J'aimais pas qu'on me colle, et là ça commençait à durer un peu trop... Ouais ouais j'étais content de le retrouver, mais bon y'avait des limites quand même, y'avait pas besoin de m'étouffer...

    Aaron… Tu es la ce n’est pas un rêve. Je crois que c'était la première fois qu'on prononçait autant de fois à la suite mon nom. Je lui avais manqué à ce point? Hey, c'était qu'un coma, j'avais plus de chances de m'en sortir que d'y rester! Il me lâcha enfin après quelques minutes durant je n'avais pas dit un mot, esquissant à peine un geste. Il m'écrasait, me bloquait dans les mouvement. Pendant longtemps j'avais été le plus rapide de nous deux, le plus adroit, le plus costaud, mais quatre années d'immobilités avait fait fondre ce dont j'étais le plus fier chez moi, mes muscles. J'avais passé des heures entières à soulever des poids, à courir autour du stade ou du lac, et rester allongé sans rien faire aussi longtemps avait tout effacé. Tous ces efforts pour rien! Juste pour recommencer à marcher ça avait été long, et pour l'instant j'avais du mal à faire plus de 3 longueurs de piscine d'affilé. Il fallait réhabituer chaque partie de mon corps à l'effort et c'était long, beaucoup plus long que je l'aurai cru au début.

    Aaron !! On ma dit que tu étais mort !! C'était presque dit sur un ton de reproche. D'abord c'était quoi ce délire, on lui avait dit que j'étais mort? Première nouvelle! Depuis quand le coma et la mort étaient la même chose? Je n'étais peut être pas très réactif ni très présent pour mes proches, mais j'avais continué à vivre, et à exister!

      Qu'est-ce tu racontes? Tu vois bien que je suis pas mort, je suis pas un fantôme quand même!

    Bon au moins ça expliquait ses pleurs, qui commençaient à sérieusement me gonfler. Il m'avait cru mort, et le choc lui montait à la tête, je comprenais tout à fait, mais il n'avait pas besoin de se montrer aussi démonstratif non plus... C'était juste un malentendu, pas de quoi en faire toute une histoire! Allez, fêtons nos retrouvailles et puis reprenons le cours normal des choses, non?

      Allez Dakie, comporte toi comme un mec pour une fois et arrête de chialer...

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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Sam 20 Fév 2010 - 13:33

Dakota avait toujours eu une certaine faiblesse par rapport à Aaron, il aimait le sport, il aimait jouer au basket. Mais il n’était pas aussi strict que lui au niveau de la nourriture. Dakota aimait manger de bon petit plat, même si sa agissait pas réellement sur le physique du jeune garçon, le jeune étudiant en sport était persuadé que le fait de manger de façon aussi copieuse lui était fatal. Mais à l’heur d’aujourd’hui Dakota avait environ cinq kilo de muscle, les traits fatigué avait certes disparu, il avait arrêté la cigarette, mais n’avait pas eu pour le moment de réelle changement au niveau de sa respiration, de sa santé. Dakota recula d’un pas quand il lâcha son ami. Les horrible images revenaient dans sa tête au moment il plongea son regard dans celui de son ami. Les rires, les bavardages, puis les hurlements, puis le trou noir pendant trois longues journées. La première remarque d’Aaron fut que dakota resta vraiment sans voix, puis la seconde l’assomma complètement, la plaie ouverte dans sa poitrine c’était ouverte de nouveau. Il avait des centaines de kilomètre pour retrouver John, pour que ce dernier lui reproche tous les maux de la terre. Et là Aaron, qu’il pensait mort il y à encore quinze minute était entrain de lui faire la morale ? Ce n’était pas possible !! Ce n’était pas vrai !!

« Oh !! Oui !! Sa devient vraiment trop fort !! Encore, tu viens ici pour me dire ? Sais tu ce que j’ai pus vivre depuis l’annonce de ta mort ? Crois-tu que je peu vivre normalement après tout ce que j’ai vécu ? Sais-tu simplement ce que j’ai du vivre pendant pratiquement quatre ? Non tu ne sais rien !! Rien parce que comme tous les autres tu ma abandonnais !! Alors, c’est facile pour toi de revenir après autant d’année, et de demander de me conduire comme un homme. Mais te souvient tu des derniers mots que tu ma dis ? »


La voix de Dakota avait augmenté de volume, les points serrés. Il était en colère, en colère encore contre l’un de ses amis, qui après autant d’année d’absence se permettait de porter une critique. John, Neal et Maintenant Aaron ? C’était trop dur, trop lourd à porter.

« Si tu n’es revenu que pour me dire ceci, tu peux reprendre tes valises et partir loin. Tu ne connais pas ma vie, et je t’interdis de porter un jugement. »

Aaron n’avait rien dit, sauf cette petite phrase, mais tellement lourde de sens pour Dakota qu’il ne pouvait pas se calmer, il avait tellement eu de mal à contenir sa peine pendant tellement d’année. Et la première chose que son ami, lui trouvait à dire « conduit toi en homme. » Ce n’était pas possible, ce ne pouvait pas être vrai. Jack avait entendu Dakota criait, il se faufila par-dessus la table de la salle à manger, puis arriver dans le jardin ne hurlant.

« Non ! Non ! Tonton ce n’est pas moi qui ai cassé le vase de tata. » le petit garçon regarda Dakota, voyant qu’il ne hurlait pas du tout pour le vase brisait, il s’arrêta de parler, regarda le jeune garçon. Puis l’étranger face à lui. « C’est qui, lui, tonton ? » demanda le jeune garçon avec sa petite voix cristalline.
Dakota se retourna vers le petit garçon, voyant son petit visa apeuré, il s’approcha de lui se mis à son niveau et dit avec un petit sourire.

« C’est un ami que je n’avais pas vu depuis longtemps et qui ma fait une surprise… »
« D’accord !! Mais on va pouvoir aller au parc quand même ? »
« Bien sur mon poussin. »
« M’appel pas poussin !! »
« Je t’appel comme je veux, aller va te préparer, je vais arriver. »

Dakota se tourna vers Aaron, puis dans un soupir, il dit.

« Pardonne-moi… »
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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Sam 20 Fév 2010 - 23:10

      FLASH BACK

      Aaron regardait d'un air absorbé par la vitre tandis que le psy relisait les notes qu'il avait prises depuis le début de cette séance.
      - Et vous ne m'avez pas dit, où comptez-vous loger une fois que vous serez sur place?
      - A l'hôtel.
      - A l'hôtel? Vous n'avez pas un de vos amis qui pourrait vous héberger?
      - Oh si je pense, mais vu qu'ils savent pas que je rentre ça risque d'être un peu compliqué vous croyez pas?
      - Vous ne leur avez pas dit? Ils doivent pourtant attendre votre venue avec impatience...
      - Euh ça ça m'étonnerai... Ils savent même pas que je me suis réveillé...
      - Pardon? Vous ne le leur avez pas dit? Mais, ça fait euh ça fait déjà quelques mois...
      - Je sais mais... J'ai jamais trouvé comme le faire alors j'ai reporté, j'ai reporté... et finalement ça c'est jamais fait.
      - Vous auriez du m'en parler, on aurait pu travailler là dessus.
      - Euh ouais mais non. Écoutez doc, c'est très gentil à vous mais c'est pas un truc sur lequel on bosse, vous voyez? Enfin je vais faire à l'instinct maintenant!
      - Donc vous retournez "chez vous" sur un coup de tête, allez frapper à la porte de vos amis en espérant que tout se passera bien, et c'est tout? C'est comme ça que vous envisagez les choses?
      Aaron ricana très légèrement, gardant ensuite le silence, comme s'il réfléchissait.
      - Ouais, je crois que c'est comme ça que je les vois.

      FIN DU FLASH BACK


    Il y avait une chose que je n'avais jamais supporté chez Dakota, c'était sa manie de pleurer pour un rien. On avait beaucoup de choses en commun et pour le reste on arrivait plus ou moins à se mettre d'accord, mais là ça passait pas. Et à chaque fois je devais retenir cette envie de lui coller deux baffes pour se donner en spectacle devant tout le monde. Je ne l'avais pourtant jamais fait, arrivant à chaque fois à maitriser cette pulsion qui me tiraillait pourtant du fond des tripes jusqu'au bout des doigts. C'était dans ces moments que je me demandais comment je pouvais être ami avec un mec comme lui. Comment je pouvais autant l'apprécier... Car il n'y avait que deux raisons de pleurer à mes yeux: soit parce que la douleur était devenue trop grande, soit parce que les événements avaient atteint un point où l'on avait pas d'autre choix, c'est tout. Ses jérémiades me sortaient par les yeux. Elles l'avaient toujours fait et voilà que dès le début c'était reparti. J'avais oublié, presque réussi à oublié ce détail de sa personnalité, et on était en plein dedans.

    Je l'écoutais en silence. Il parlait fort, sur la défensive. Petit Dakie avait appris à avoir du répondant, c'était bien. Du groupe ce n'était pas lui la grande gueule, plutôt celui qui allait suivre les idées pour faire comme les autres. Par par lâcheté ou manque d'initiative, juste que la place était déjà occupée par Lizzie et moi pour ça. Il avait repris confiance, essuyé ces larmes qui lui coulaient lamentablement sur les joues et j'avais presque l'impression qu'il allait me sauter à la gorge. Il n'y aurait pas eu autant de rancœur dans ses paroles que j'aurai pu être fier, mais là je pouvais pas.

    Je ne savais pas ce qu'il avait pu vivre, tout simplement parce que moi je n'avais pas vécu. J'avais cessé d'exister, tout simplement. Un vulgaire légume couché sur un lit d'hopital, que l'on doit assister pour tout et n'importe quoi, qui en crèverait si on l'abandonnait d'un coup. J'avais toujours eu l'impression d'être indépendant et que jamais je n'aurai besoin de qui que ce soit pour exister, mais sans le personnel médical je serai six pieds sous terre, rongé par les vers. Se dire qu'on a frôlé la mort rend aigri il parait. J'en sais rien. Plus réaliste par contre. Et je ne l'avais pas abandonné. Quand on a plus aucune conscience et tous ses signes vitaux à zéro c'est un peu dur de faire un choix. On ne contrôle même plus son corps, alors ses désirs et ceux des autres n'en parlons pas... Mais ce qui s'était passé juste avant le choc, ouais je m'en rappelais. Bizarrement j'avais pas oublié ce détail, comme s'il avait fallut qu'il s'incruste en moi et résiste au temps. Saloperie. Pourquoi est-ce que ça ne s'effaçait pas, comme tout le reste?

    Si tu n’es revenu que pour me dire ceci, tu peux reprendre tes valises et partir loin. Tu ne connais pas ma vie, et je t’interdis de porter un jugement. On voyait qu'il était décidé, prêt à me laisser repartir si je n'avais que ça à dire. Et peut être que c'était le cas. Je ne savais pas ce que j'étais venu chercher. Des sourires, la joie de me revoir, le plaisir de savoir que j'étais en vie? Ouais surement, et celui chez qui j'étais venu chercher tout ça en était au point de m'envoyer balader. Bravo Aaron, tu peux être fier de toi. Quatre ans dans le coma et pas plus malin, c'est du beau! Et pour la première fois que je voyais Dakota si énervé, je ne savais pas quoi lui dire. Les rôles avaient été inversés, et je ne savais plus. Est-ce qu'il n'y avait que moi pour ne pas avoir changé?

    Le gamin déboula entre nos jambes sans prévenir. Gamin? Dakota avait un gamin, lui? Non, il était trop vieux pour qu'il l'ait eu pendant mon absence, ça pouvait pas être ça... Et je me sentis soulagé, car si je comptais pas avoir d'enfants voir le Petit Dakie être père m'aurait sérieusement fichu un coup. Bon, c'était que son neveu, ça allait. Le petit me fixa des pieds à la tête, interrogeant son oncle sur le programme de la suite de la journée et puis reparti sans même me dire un mot. Ça avait vraiment pas changé, les mioches étaient toujours aussi insupportables à Ocean Grove... Et dire que mon psy m'avait parlé de devenir entraineur, il en avait de bonnes lui!

    Pardonne-moi… C'était dit dans un soupir, dans un air las que je lui connaissais plus. Mais pardonner quoi? C'était moi qui avait joué au con là. J'avais cru que les choses allaient juste recommencer là où elles s'étaient arrêtées, mais ça pouvait pas marcher comme ça. Y'avait pas de raisons que ça soit le cas. Quatre années de passées... tout était différent.

      Non t'as raison. Je me ramène avec mes beaux discours alors que je sais plus rien de toi et... silence T'as changé Dakie. En bien je crois, t'es devenu grand...

    Je lui souris légèrement, pour montrer que j'étais fier de lui. Il avait été le plus jeune de la bande, comme un petit frère qu'on cherche à protéger, et loin de lui c'était comme ça que j'avais continué à le voir. J'avais pas imaginé qu'il aurait pu devenir autre, comme n'importe qui l'aurait fait avec quelques années de plus. Et puis je continuai, d'un ton tout à fait neutre.

      Mais me reproche pas de t'avoir abandonné, parce que ça c'était vraiment pas un choix. T'en sais rien non plus de ce que c'était que de se réveiller et de réaliser qu'on a une partie de sa vie qui est gâchée à jamais. Ces quatre ans je les ai perdu. A jamais. Alors ouais, je me rappelle des derniers mots que je t'ai dit, mais je me rappelle aussi la suite.

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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Dim 28 Fév 2010 - 10:29

Dakota depuis son retour avait revus toutes les personnes qu’ils lui semblaient importante de voir, il avait vu bien évidement sa mère, il était passé au restaurant voir Lizzie ou les retrouvailles ne fis pas tout à fait aussi rose que le jeune homme aurait voulus, mais après tout c’était normal il avait fuis sans donner de nouvelle, il savait que son amie n’allait pas lui pardonner comme ça. Puis il y eu Victoria. Par contre le fait de voir Aaron dans son jardin était vraiment une chose qu’il n’aurait jamais pensée pu voir son ami de nouveau face à lui. Jack était entrain de courir dans la maison essayant de préparer sa petite expédition avec son « oncle ». Dakota ne pouvant s’empêcher de fixer les yeux d’Aaron, il tourna légèrement la tête quand ce dernier repris la parole. Puis leva les yeux au ciel quand il entendit son ami dire « tu es devenu grand »… Dakota laissa apparaitre un léger sourire, c’était bien le genre de remarque que Aaron Waterson pouvait sortir.
Dakota se sentit ensuite envahir par une vague de peine et de chagrin, oui son ami avait perdu quatre ans de sa vie. Mais on lui avait mentis, on lui avait clairement dit que son ami n’avait pas pu survivre à ses blessures et dakota avait du vivre avec cette pensée en tête jusqu’à aujourd’hui.
Dakota détourna le regard, écoutant son ami jusqu’aux derniers mots de la dernières phrases, il n’allait pas se remettre à chialer, il devait se conduire comme un homme, chose que Neal et Aaron lui avait répété. Mais pour lui, on lui avait volé son enfance et son adolescence avait laissé de violente marque sur sa jeune vie d’adulte, il devait reprendre gout à la vie et ne penser à rien d’autre que s’éclater. C’était ce qu’il se disait depuis son retour, sauf que c’était bien évidement plus facile à dire cas faire.

« Tu es là depuis combien de temps ? Et tu vies ou ? » Question qui aurait du être plus facile, plus simple. Mais Dakota avait comme une boule au ventre. Car il savait que les deux réponses ne lui plairaient pas.

Dakota était déjà jaloux de la personne qui avait décidé de l’aider, vexer également sans le montre que son ami ne lui est pas demandé, car il savait très que son vieille ami ne lui demanderait jamais rien, enfin il en était persuadé. Dakota attrapa le rebord d’une chaise en plastique avant de la tenir fortement, un léger tremblement au niveau du bras, il ne devait pas se trahir.
Dakota se souvenait parfaitement de cette journée ou ils avaient tous les quatre de se pardonner, dakota se rappel de chaque parole de chaque mot dis ce jour. Les derniers mots entendu avaient été les plus marquants du jeune homme, mais il ne fallait ne pas remuer le passé, ne pas rappeler une période trop douloureuse.
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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Ven 5 Mar 2010 - 21:26

      FLASH BACK

      Le docteur Oliver avait parfois du mal à comprendre ce qui pouvait se passer dans le tête de ses patients, et Aaron faisait partie de ceux là. Il n'était pas un cas à proprement parler "problématique", il en avait déjà suivi qui avaient la même pathologie, mais son système de pensée laissait parfois songeur le médecin...
      - Et qu'est-ce que vous comptez faire à Ocean Grove? Vous y allez sans prévenir personne, mais vous devez bien avoir quelques idées de ce que vous désirez y trouver...
      - Ouais quand même... On va dire que j'ai envie de voir ce que certaines personnes sont devenues, comment ça s'est passé pour eux. Bon j'ai réussi à retrouver leur trace, à savoir où ils pouvaient en être de leur vie, mais bon ça compense pas le fait de les revoir. C'est de la curiosité.
      - Pas forcément sa plus mauvaise manifestation dans ce genre de cas. Ça pourra vous aider à faire votre deuil d'une certaine façon et...
      - Mon deuil?
      - Oui, le deuil de votre ancienne vie, et de ces quatre années dans le coma. Vous confronter au monde réel, tel qu'il a continué de tourner en votre absence, pourrait même être assez bénéfique pour votre continuation.
      - Comment ça? Voir que je suis pas le seul à avoir souffert? Je le sais ça...
      - Je ne suis pas sûr de comprendre vos intentions alors...
      - Ben... Je sais que ça a pas du être facile pour eux aussi. Surtout pour Dakie, c'est surtout lui qui a du payer le prix de nos conneries...
      - Dakie?
      - Dakota. Celui qui conduisait.
      - C'est rare que vous appeliez les gens par leur nom. Vous avez plutôt tendance à les désigner par un nom générique: "mon père", "ma mère", "mon coéquipier", "ma copine"...
      - Ah? J'avais jamais remarqué.
      - Et si vous me parliez de ce "Dakota" en particulier...
      Aaron ricana en tournant la tête.
      - Qu'est ce que vous voulez que je vous dise sur lui?
      - Je ne sais pas, ce qui vous passe par la tête. Quel genre de relation vous aviez, comment est-ce que vous le considériez... quel type de sentiments vous avez, à son sujet...
      - Euh doc je suis pas sûr de vous suivre là. Quels sentiments j'ai au sujet de Dakie? C'est ça votre question?
      - Oui.
      - Vous pensez vraiment que je réfléchis aux sentiments que je peux avoir pour mes amis? C'est mes amis, c'est tout. Y'a pas à en faire toute une histoire hein...

      FIN DU FLASH BACK

    Malgré les années et malgré la distances, je ne pouvais pas dire que Dakota ait réellement changé puisque ça aurait été faux. Il avait maigrit, ça c'était indéniable, et avait l'air plus fatigué qu'avant, mais c'était le Dakie que j'avais connu. Celui avec qui je passais des heures à jouer au basket, avec qui j'engloutissais pizza sur pizza affalé sur son canapé devant des films bidons, celui qui était devenu mon premier et véritable ami. Ca peut paraitre pathétique d'attendre d'être au collège pour tisser des liens de ce genre, mais jusqu'alors je n'avais pas rencontré de personne qui me fasse me dire :"tiens, lui c'est pas un abruti comme tous les autres. Ça change." Il était le premier avec qui j'avais eu envie de faire plus que de passer le temps quand je n'avais rien de mieux à faire. Je n'avais jamais vraiment fait d'efforts auparavant, et si je n'en avais pas beaucoup fait non plus après j'étais quand même en progrès. Et probablement que s'il ne m'avait pas présenté John et Lizzie, je serai resté encore et encore à jouer tout seul. La plupart des relations que j'avais avec les gens étaient de courte durée. Le temps d'une année scolaire, d'un stage, ou d'une nuit pour les filles que je croisais. Je ne m'attachais pas, je n'en avais pas besoin, et retournais à mes affaires dès que j'en avais fini avec leurs histoires. Il n'y avait eu qu'une personne pour me courir après: le Petit Dakie. Comme quoi les choses s'étaient bien goupillées entre nous. Et c'était bon de le revoir, car me retrouver avec lui c'était comme être sûr d'être rentré à la maison. Voilà, la parenthèse était terminée et les choses sérieuses pouvaient désormais reprendre.

    Tu es là depuis combien de temps ? Et tu vies ou ? Je retournais la tête vers lui et le fixais. Il n'avait pas l'air très à l'aise, comme si cette discussion lui était douloureuse. Ouais, il avait vraiment pas changé. Toujours cette incertitude dans sa voix et ce besoin d'en faire des tonnes à côté pour la dissimuler. Je l'avais toujours considéré comme un gamin même s'il comptait énormément pour moi, plus que ce que je voulais bien lui montrer. C'était le Petit Dakie, et je ne lui laissait passer aucun faux pas. Il pouvait bégayer, bredouiller, se tromper de mot, laisser passer une balle facile ou n'importe quel détail insignifiant... qu'il pouvait être sûr que je lui ferai remarqué. Comme si j'avais besoin de lui montrer tout ce qu'il pouvait rater. Il était bon pourtant, mais c'était plus un jeu qu'une façon de l'abaisser. Peut être que c'était mon jeu qui l'avais mis à cran quand il conduisant ce jour là, alors que je lui répétais "attention au trottoir", "ah, le feu est rouge, tu vas trop vite", "bouh ce que tu prends mal les virages"! C'était mon petit jeu stupide à moi, et j'adorais y jouer avec lui. Pas sûr qu'il apprécie là, alors je laissais passer. Qu'il se cramponne à sa chaise, je faisais comme si je n'avais rien vu.

      Je suis arrivé hier soir, vers 19h. Et je suis à l'hôtel, le Four Seasons... C'était plus simple comme ça vu que je sais pas trop combien de temps je vais rester...

    Car, honnêtement, je n'avais acheté qu'un aller simple. J'avais hésité à prendre un billet à retour libre dont je fixerai la date plus tard, mais finalement ça m'avais parut plus logique de ne prévoir le retour que le jour où j'aurai cessé de vouloir rester à Ocean Grove. Peut être que ça prendrait quelques jours, ou alors plusieurs années. Je n'avais pas spécialement envie de retourner à Portland, alors suivant comment les choses pourraient se passer peut être même que je n'y retournerai jamais. Mais même si c'était la première fois que je prenais l'avion, quelque chose en moi me faisait penser que ça ne serait pas la dernière. J'avais depuis mon éveil des envies de voyages, d'escapades lointaines, de visites de territoires dont je n'avais même pas idée. C'était la première chose que j'avais répondu quand le psy m'avait demandé quels étaient mes projets à long terme: voyager. J'avais envie de voir ce qu'il y avait dans le monde, de découvrir de nouvelles choses, de me perdre dans des endroits d'où je ne pourrai que revenir avec de nouvelles envies. Un rêve de gamin qui s'imagine que ça pourra lui changer la vie, mais oui. Voilà ce dont j'avais envie.

    Mais pour l'instant tout cela était loin, et je n'avais pas l'intention de m'envoler avant un petit moment, le temps au moins de faire le tour de tout ce que j'avais à faire ici. La liste n'était pas très longue, mais les choses écrites dessus demanderaient probablement de ne pas agir à la va-vite. On ne tente pas l'impossible pour l'écraser aussitôt, ça ne sert à rien sinon... Et profitant d'un moment de silence je regardais Dakota pour de bon. Entre ses satanées embrassades et le reste je n'avais pas prit le temps de voir à quoi il ressemblait, et quand il m'avait serré dans ses bras il m'avait semblé plus maigrichon qu'avant. Pas qu'il ait perdu du poids au profit de muscles, au contraire. Moi, tout ce que j'avais perdu s'était envolé faute d'exercice, mais lui, qu'est-ce qui lui était arrivé? Il avait quand même pas arrêté le basket? Pas lui?

      Rassure moi Dakie, t'as pas arrêté le sport j'espère? T'as l'air à peine plus épais que moi et c'est pas joli joli à voir, c'est presque inquiétant même!
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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Lun 19 Avr 2010 - 23:02

Dakota n’avait pas eu le temps de répondre à la question de son ami, d’ailleurs pouvait il le qualifier encore comme cela après tout ce temps ?
Il y avait une chose étrange entre Dakota est Aaron, même si elle était peut être légèrement voilé, il y avait quelques choses qui c’était réveillé au moment ou les deux amis c’était de nouveau vus. Il aurait aimé prendre plus de temps pour pouvoir discuter avec son ami, lui expliquer pourquoi il avait changé autant ces derniers temps. Mais en même temps, il n’avait pas envie de parler de lilianna et encore moins de John. Le jeune garçon avait courut dans la maison pour se retrouver près de Dakota sur la terrasse. Dakota avait promis à son Jack de l’emmener faire une partie de basket, mais à ce moment précis il n’en avait plus envie, il avait envie de rester ici et de retrouver cette ami. Mais son regard se posa sur celui du petit garçon et son cœur s’emballa. Il regardait ces petits yeux et il lui souriait naturellement. Il se mit à sa hauteur et lui embrassa le front.

« Vas dans la voiture, j’arrive tout de suite. »

Dakota regardait le petit courir sautillant dans la maison avant de prendre la porte de devant. Il se retourna vers Aaron le sourire aux lèvres. Il avait l’air fatigué mais sa allait changer.


« Je te propose qu’on se retrouve un peu plus tard, près du ponton comme à l’époque. Tu te souviens ? »


Il n’avait pas attendu la réponse, le petit appuyant sur le klaxonne de la voiture l’avait fait prendre la direction de la porte. Pourtant il se passa une nouvelle chose, quelques choses qui n’avaient pas été prévus. Dakota et Jack étaient en effet partis, mais ils avaient quittés la ville sans réelle raison n’y motif. Tous les deux étaient revenus un mois et demi plus tard, milieu avril. Enfin ce n’est pas ici qu’il faut vous expliquer, ceci est une autre histoire, un autre problème…
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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Ven 23 Avr 2010 - 22:19

      FLASH BACK

      Aaron s'était tout à coup animé en parlant de Dakota, ce que le docteur Oliver n'avait visiblement pas prévu. Le sujet des anciennes connaissances de son patient avait quelques fois été abordé, mais jamais en profondeur, contrairement à ce qu'il aurait désiré. Tout était alors à chaque fois contourné pour atterrir à un autre niveau de discussion. Cette fois il se hasarda à saisir la brèche.
      - Même sans en faire toute une histoire, juste comment est-ce que vous le considériez? Était-il un ami proche?
      - Un de mes meilleurs amis. Le plus ancien aussi. C'est grâce à lui que j'ai pu... Enfin vous le savez, j'ai jamais eu beaucoup d'amis quand j'étais gosse, je jouais dans mon coin et ça me suffisait, et puis un jour Dakie a rejoint l'équipe de basket, et là ça a changé. Peut être parce qu'il était moins débile que les autres, j'sais pas...
      - Et lui, vous n'avez pas eu envie de le prévenir lors de votre éveil? S'il est l'un de vos meilleurs amis, et qui plus est le conducteur de la voiture, il aurait probablement apprécié que vous lui annonciez la nouvelle.
      - Vous comprenez pas...
      Aaron soupira, leva les yeux au ciel, puis repris.
      - C'est justement pour ça que c'était difficile... Disons qu'il y a des trucs... il vaut mieux les faire en face à face...
      - Je ne dis pas le contraire. Mais avez-vous pensé à lui? La situation ne doit pas être évidente pour lui, et le seul fait de reprendre contact l'aurait peut être soulagé. Rien ne vous empêchait de vous voir ensuite, pour régler ces "trucs" dont vous parlez...
      - Doc... Je sais que vous être un bon psy, vous m'avez bien aidé et tout, mais à ce sujet je changerai pas d'avis. C'est un truc que j'ai bien réfléchi, et c'était la meilleure solution. Et honnêtement je tiens pas trop à en discuter.
      - Très bien. Vous souhaitez ajouter autre chose? La séance est bientôt terminée et si vous préférez vous arrêtez là...
      - Ouais... A la semaine prochaine?
      - A la semaine prochaine. Pour la dernière séance.
      - Pas la peine de prévoir le champagne, je bois pas.
      Et Aaron se leva, serra la main de son médecin et quitta la pièce, l'air un peu plus soucieux qu'à l'habitude. Avoir été confronté à toutes ces raisons manquantes qui le poussaient à partir? A moins que le fait d'avoir évoqué Dakie...

      FIN DU FLASH BACK


    Mon regard dépouillait littéralement chaque parcelle du corps de Dakie, comme à la recherche de ce qui avait changé à lui. Ses vêtements avaient beau être relativement amples, je voyais quand même tout l'espace qui pouvait rester entre eux et sa peau. Ce n'était pas une démarche perverse même si elle pouvait passer pour, et je ne faisais pas ça pour mieux fantasmer à son sujet par la suite. Conneries. J'avais quitté un Dakota à un niveau de basket quasiment égal au mien, et le retrouvais changé, visiblement à un niveau de sport toujours inférieur au mien, sauf que cette fois il n'avait plus d'excuses. Je n'étais plus dans la course alors il aurait du prendre la tête et devenir un pro. Ce que je n'avais pas pu atteindre, il aurait du y arriver, lui. Qu'est-ce qui avait bien pu lui prendre pour en être arrivé là? Incontestablement, j'étais déçu... Il aurait été le seul dont je n'aurais pas été jaloux s'il avait réalisé mon rêve à ma place. Le seul qui me méritait et il avait visiblement laissé passer sa chance. Quel con! Franchement... Et juste quand il allait me répondre son gosse se jeta à nouveau entre nous. Je fis un léger pas en arrière, m'écartant de ce gamin qui ne m'inspirait pas plus confiance que tous les autres dans je croisais les chemins. Il voulait surement partir au plus vite jouer avec son oncle. Mouais, là dessus il avait toute ma sympathie. Vas dans la voiture, j’arrive tout de suite.
    Il le regardait d'une façon dont je ne l'avais jamais vu regarder quelqu'un auparavant. Une sorte de douceur, de tendresse... Et quand le petit s'éloigna il le couva du regard. Hey, où était passé le Dakota que je connaissais? Celui que j'avais en face de moi y ressemblais, mais le poids des années semblait se faire sentir. On aurait dit un père avec son fils. Et d'un coup je réalisai que peut être d'autres de mes amis étaient réellement devenus parents entre temps. Une fille déjà, au temps du lycée, était tombée enceinte, mais je le ne la connaissais pas et ça ne m'avait pas vraiment intéressé. Mais Dakie...

    Je te propose qu’on se retrouve un peu plus tard, près du ponton comme à l’époque. Tu te souviens ? J'allais répondre quand un coup de klaxon éclata à côté de nous, effectué par son gamin. Pourquoi est-ce que je disais "son gamin"? C'était pas le sien, juste son neveu, mais à leur ressemblance et au comportement de l'un sur l'autre... Bref Dakota s'approcha de la voiture et se glissa à l'intérieur, démarrant en me faisant un léger signe de la main avant de se tourner vers le gosse assis à côté de lui.

    Si je me souvenais du ponton? Oui... J'en gardais de bons souvenirs d'ailleurs, comme étant l'un des lieux où l'on se retrouvait tous les quatre ou en plus petit comité, trainant des heures entières à discuter de tout et n'importe quoi, se taquinant les uns les autres quand on n'était pas plus occupé à faire de grands projets. Le ponton, bien sûr. L'un des lieux emblématiques de mon adolescence. Là où tant de choses s'étaient passées. Je hochai donc la tête, sans savoir pour autant s'il me verrait le faire dans le rétroviseur. Il n'avait pas dit d'heure, pas dit quand... bah, je repasserai à l'occasion chez lui si au retour de ma visite à Lizzie je ne l'y trouvais pas. Mais il me fallait maintenant aller la voir elle, elle était seconde sur la liste des personnes à aller voir, elle même en tête de ma liste des choses à faire. Faute d'avoir toute confiance en moi je faisais des listes, comme pour mieux m'assurer que cette fois je ne laisserai rien passer. Et je quittais le 1945 Apple Road, donnant au passage un dernier coup de pied au vieux nain de jardin.
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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota Ven 23 Avr 2010 - 22:23

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Message(#) Sujet: Re: The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota

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The years no doubt have changed me, sir (1945) | Dakota

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