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Lilly Caldwell

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Message· · Sujet: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptyDim 4 Aoû - 16:28

@kyle hemsworth.
(fin juin 2019)

Ses cours venaient de se terminer alors que Lilly piqua longuement du nez sur sa table. Elle secoua vivement la tête de droite à gauche pour se réveiller et saisit au passage ses affaires. Lilly n'appréciait pas franchement ses cours de politique et n'avait strictement aucuns attraits pour la chose. Elle s'en sortait au prix de nombreuses révisions et du regard fumant de sa mère si elle ne revenait pas à la maison avec des notes plus que correctes, mais exemplaires. Arpentant les couloirs sans grande conviction, elle retrouva un peu de son aplomb lorsque l'air frais du campus balaya sa chevelure. La jeune femme n'avait que peu d'amis, encore moins ici, à l'université, et erra donc seule le long d'une allée paysagée, ses affaires sous le bras, lorsque son regard entra en contact avec une silhouette familière. Hésitante, Lilly resta un long moment sur place à jeter plusieurs regards autour d'elle. Son esprit lui intimait de continuer sa route pour rejoindre la bibliothèque mais une part d'elle-même lui hurlait de faire preuve d'un minimum d'entrain pour une fois. Le combat fut remporté par sa seconde moitié, alors qu'elle s'élança derrière un homme à la forte carrure, balançant au passage ses affaires dans son sac. Elle faillait poser sa main sur son avant bras pour le stopper mais n'en fit rien - heureusement - et se contenta de le héler. « Excusez moi ! Mr Hemsworth ? » lança-t-elle, alors qu'elle réussit enfin à capter son attention puis à se stopper à ses côtés. Impressionnée par son interlocuteur, Lilly eut un mal fou à reprendre la parole, tandis que son sourire se dessinait déjà sur ses lèvres. « Pardon, mais j'ai lu votre livre et je le trouve absolument génial.. » Absolument génial ? Etait-ce bien le terme qu'elle venait d'employer pour un best seller ? Qui plus est, pour un best seller écrit par Kyle Hemsworth, célèbre professeur de la prestigieuse Harvard ? La brune ne put s'empêcher de blêmir devant son comportement de groupie semi-professionnelle. « Excusez moi, je ne me suis même pas présentée, je m'appelle Lilly Caldwell. » Les bonnes manières à la rescousse, c'était bien le seul point pour lequel elle remerciait sa mère. Elle qui rabâchait sans arrêt qu'elle devait être parfaite en tout point, notamment dans son comportement et dans sa façon de s'adresser aux autres. Après tout, elle représentait la famille partout où elle passait. Un point devant lequel elle ruminait souvent, estimant avant tout être une jeune étudiante à même de faire des erreurs. Mais sa mère avait toujours le dessus sur elle et se plier aux exigences était devenu une habitude. « J'ai lu votre livre, qui était plus qu'absolument génial bien sûr, je me demandais d'ailleurs comment vous faisiez pour détailler aussi bien la psychologie du meurtrier ? » Un éclair de malice avait traversé son regard à cet instant, comme si ce point l'intéressait plus que le reste. Lilly avait été subjuguée par cette capacité à entrer dans la tête d'un personnage aussi complexe, à en comprendre les rouages pour mieux les appréhender, pour mieux les utiliser, pour mieux les contourner. Étrangement fan de ce genre de roman depuis quelques mois, elle avait su apprécier ce best seller à sa juste valeur. « Pardon.. je m'incruste devant vous, je vous pose des questions, vous n'avez peut-être pas de temps à me consacrer. » conclut-elle enfin en replaçant une mèche de cheveux volage derrière son oreille, gênée de l'avoir alpagué sans même lui laisser le temps de réagir.

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Kyle Hemsworth

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Message· · Sujet: Re: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptyDim 4 Aoû - 22:19

Ca lui changeait tant d’Harvard de se trouver à Portland. Il n’avait pas eu de peine à s’adapter au campus bien moins vaste que celui du Massachussetts, mais il n’était pas encore tout à fait rodé sur la façon dont les choses se déroulaient ici. Il se confortait tous les jours dans son choix en se disant qu’il avait pris la bonne décision, qu’il le faisait pour Ivy, pour sa famille. Un nouveau départ les aiderait, il cherchait à s’en convaincre. Les élèves étaient intéressés par son cours la plupart du temps. Parfois, certains le regardaient d’un œil sceptique, parce qu’ils étaient en désaccord avec lui et s’en apercevant, il les encourageait à donner le fond de leur pensée, ce qui les prenait souvent de court. Mais il voulait croire qu’il pouvait faire mieux pour rendre le cours aussi agréable qu’un débat constructif. Rangeant ses affaires tranquillement dans sa vieille sacoche qu’il se promettait de remplacer depuis au moins une dizaine d’années, il répondit brièvement aux questions d’une étudiante qui souhaitait qu’il lui réexplique pourquoi il considérait qu’il y avait une vérité dans tout mensonge d’un tueur en série. Et puis, il salua ceux encore présents dans la salle et regardant sa montre, s’enquit à trouver quelque chose à manger pour prendre une pause avant de se rendre au lycée pour aller récupérer Ivy. Tandis qu’il marchait dans le couloir, on l’interpela et il se retourna pour faire face à une étudiante qu’il ne lui semblait pas avoir vue dans l’amphithéâtre. Il était plutôt physionomiste aussi, incapable de mettre un nom sur le doux visage de l’étudiante, il lui répondit poliment, attendant la raison pour laquelle elle avait prononcé son nom : « Bonjour ! » Amusé par la timidité débordante de son interlocutrice qui semblait peiner à trouver ses mots, il lui offrit un grand sourire, touché par son compliment. « Oh merci, c’est gentil. C’est toujours appréciable de voir qu’on lit encore mes livres ! » Il ponctua sa phrase d’un léger rire. Il était toujours ravi du succès de ses précédents ouvrages. Il semblait que la saga de l’inspecteur Longstride avait beaucoup plu et depuis qu’il avait sacrifié son héros deux ans auparavant au profit d’un tueur en série bien plus malin que le valeureux homme de loi, il peinait à trouver de l’inspiration. Il pensait qu’à chercher dans les vieilles affaires de Windmont Bay, il trouverait le moyen d’écrire quelques mots, mais rien ne venait. La jeune femme se nommait donc Lilly Caldwell. Cela lui permettait de conclure qu’elle n’était pas son élève, et curieux, il lui demanda : « Enchanté Lilly ! Vous étudiez quelle discipline ? » De nouveau, la jeune femme complimente ses talents d’écrivain et appréciant la question, il sait également qu’il est incapable d’y répondre en une phrase. Toutefois, il se plait à faire une fausse confidence à l’étudiant e: « Eh bien parce que je tente l’expérience sur mes lecteurs… J’assassine ceux qui n’aiment pas mon livre. » Tout sourire, le quarantenaire sait que ça n’aura pas l’effet escompté. Ca marcherait tout au plus avec un adolescent, pas une étudiante à l’université. « Non, je plaisante évidemment ! Disons que c’est difficile de résumer en une seule phrase. » Il se passe une main à l’arrière du crâne comme pour chercher ce qu’il pourrait lui dire pour répondre à sa question. « C’est avant tout beaucoup de recherches que j’ai poussées plutôt loin… » Cette réponse mystérieuse ne conviendrait probablement pas à l’étudiante, alors il finit par lui faire une proposition. « Ecoutez, je comptais prendre ma pause déjeuner, j’ai un peu de temps devant moi, on peut en discuter autour d’un petit encas si vous le souhaitez ? Il y a un petit food truck non loin des tables à l’extérieur, on pourrait peut-être se poser là ? » Elle était libre de partir quand bon lui semblait, mais au moins, il ne mangerait pas dans la voiture sur le pouce tandis qu’il rejoindrait Windmont Bay pour récupérer sa fille un peu plus tard.
@Lilly Caldwell

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Dernière édition par Kyle Hemsworth le Lun 19 Aoû - 0:03, édité 1 fois
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Message· · Sujet: Re: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptyDim 18 Aoû - 16:19

Impressionné par le charisme de l'homme en face d'elle, Lilly se sentait comme une adolescente idiote. Elle avait plus qu'apprécié son livre, ainsi que son talent évident d'écrivain, mais sa façon de s'exprimer était absolument désastreuse. Souvent sur la réserve, la brune souffrait d'un grand manque de confiance en elle. Confiance qui s'amenuisait un peu plus à cet instant, alors que son regard entra en contact avec celui de Kyle. Son sourire toujours figé, la jeune femme sentit son palpitant s'accélérer et elle se sentait tout bonnement incapable de le remettre à un rythme normal. Dialoguer avec les autres étaient compliqués pour elle, surtout lorsqu'il s'agissait d'inconnus. Une fois habituée, Lilly réussissait généralement à se calmer et à paraître tout à fait normal, à mille lieux de la groupie qu'elle semblait être. « Tout le monde devrait avoir lu votre livre au moins une fois. » confia-t-elle ensuite. Elle ne pouvait s'empêcher d'analyser chaque mots qui sortaient de sa bouche, comme si rien ne collait jamais. Fronçant les sourcils, la jeune femme soupira un tantinet, cherchant à expulser le trop plein d'émotions et de questions qui l'emplissaient depuis plusieurs minutes. Les bras croisés sous sa poitrine, elle baissa le regard lorsque plusieurs élèves passèrent à côté d'eux et reprit son attention sur Kyle lorsqu'il lui posa la question fatidique de ses études. « Hm.. les sciences politiques. » articula-t-elle avec une légère grimace. A chaque fois qu'elle l'avouait, la brune le faisait à demi mot mais ce n'était un secret pour personne ici, Lilly n'appréciait pas ses études. Le choix revenant à sa mère qui estimait toute la superbe d'un tel diplôme. Diplôme dont Lilly se fichait royalement puisqu'elle ne se voyait pas du tout évoluer dans un tel monde : elle n'était pas taillée pour la politique, si peu éloquente et incapable de tenir tête à ses interlocuteurs. Elle serait dévorée par ce monde de requins en moins d'une demi minute, elle le savait pertinemment, mais sa mère ne voulait rien entendre. « Vous quoi ? » Elle n'avait pas capté la boutade et ses yeux s'étaient arrondis dans la foulée, presque horrifiée. « Ah vous plaisantiez.. oh, euh, pardon.. » reprit-elle, encore plus gênée, alors qu'elle lâcha un petit rire cristallin pour finalement quitter son regard, se sentant plus conne qu'au commencement. Aussi capta-t-elle sa prochaine remarque avec plus d'attention, alors que ce dernier lui expliquait avoir poussé ses recherches assez loin. Hochant la tête de haut en bas, Lilly s'arrêta un instant de passer pour une petite groupie alors que son esprit s'était échappé ailleurs. Que sous entendait-il par pousser ses recherches assez loin ? Les idées niaises de Lilly ne mirent pas longtemps avant de croire qu'il avait côtoyé des meurtriers comme on faisait ses courses. Mais avant que cette dernière n'ait pu poser la question fâcheuse, il lui proposa de déjeuner en sa compagnie pour en discuter plus amplement. Interloquée sur le coup, elle mit plusieurs secondes avant de réagir. « Vraiment ? » lança-t-elle, sans même lui laisser le temps de répondre. « Oui, bien sûr ! Avec plaisir ! » Ravie de la tournure de la chose, même si elle sentit son adrénaline montait en flèche : elle n'avait jamais mangé en la compagnie d'un professeur, encore moins d'un écrivain à succès qu'elle appréciait. Lilly fit donc route à ses côtés pour atteindre le dit food truck qu'elle ne connaissait même pas. La jeune femme n'avait que peu d'amis ici, pour dire aucun et s'enfermait le plus souvent dans sa chambre pour éviter le monde extérieur. Pour sûr, elle n'aurait même pas mangé à midi, évitant ainsi les remontrances de sa mère sur le fait qu'elle soit beaucoup trop volumineuse pour plaire. « Harvad ne vous manque pas ? Je veux dire, Portland, à côté.. » questionna-t-elle sur le chemin, alors que déjà son esprit s'était posé sur une toute autre question qu'elle balança à la volée. « Quand sort votre prochain bouquin ? Enfin.. je ne vous mets pas la pression hm et ça ne me regarde peut être pas mais j'ai hâte de lire le suivant. »

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Message· · Sujet: Re: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptyMar 20 Aoû - 0:50

Kyle a l’habitude des compliments reçus sur sa série de bouquins. Les trois livres ont rencontré un franc succès, mais l’homme reste humble face à ce succès qu’il mesure tant cela relève de la subjectivité. Toutefois, il aime entendre ce que les gens en ont à dire, même si on l’interpelle un peu à l’improviste comme vient de le faire la jeune Lilly. Il rit d’ailleurs au dernier compliment qu’elle lui attribue, non pas pour se moquer mais presque gêné de recevoir de telles louanges qui sonnent à ses oreilles comme une déclaration amoureuse. Souriant de façon bienveillante, il tempère les propos de la demoiselle en lui faisant part de ce qu’il considère un bon bouquin. « Je pense qu’on devrait tous avoir lu des livres plus savants que les miens ! Comme Une Brève Histoire du Temps de Stephen Hawking par exemple ! » S’il ne sait pas si la cosmologie est un sujet intéressant pour tous et qu’il sait aisément que beaucoup ne seraient pas d’accord avec les théories du professeur Hawking, il considère que sa lecture apporte quelque chose à chacun. La jeune femme étudie les sciences politiques et le regard de l’écrivain se fronce à être témoin d’un comportement qui trahit beaucoup de sentiments contraires, mais aussi de malaise. « Ca n’a pas l’air de vous enchanter, je me trompe ? » Il a remarqué cette attitude un peu honteuse à baisser le regard et creuser ses épaules comme si les autres l’effrayaient. Il y a quelque chose chez elle d’atypique. Il a rencontré des femmes en manque de confiance, avec une estime de soi plus que basse, mais là, il semblerait que la jeune femme soit écrasée par un autre poids, comme si elle n’était pas la seule décisionnaire dans ses choix. Elle arbore une innocence presque touchante en tombant dans le panneau aussi sec qu’un enfant, et sa réaction fait éclater de rire le professeur qui exprime ensuite l’importance capitale des critiques pour rendre un écrivain meilleur : « Pour un écrivain les éloges sont tout aussi importants que la critique. Je ne risque pas de m’offusquer si on me dit que mon livre est un navet tant qu’on me dit pourquoi. » Il s’est amusé du malaise de la jeune femme, mais il sourit une fois de plus pour lui montrer qu’elle pouvait s’apaiser, qu’il n’y avait pas lieu de paraitre confuse en sa présence, il n’était qu’un professeur d’université, il n’avait rien d’extraordinaire. Elle accepta de passer le déjeuner – bien que tardif – en sa compagnie, et il se mit alors en route en direction de ce fameux food truck. La jeune femme le questionna sur Harvard et si la meilleure université du pays lui manquait. Sans filtre, il expliqua après avoir fait une moue dubitative. « C’est différent. J’ai sacrifié ma carrière à Harvard pour raisons familiales, mais je trouve que c’est un bon challenge de se confronter à un autre environnement. Ca faisait vingt-cinq ans que j’étais à Harvard, d’abord en tant qu’étudiant, puis en tant que professeur. » Pour lui Harvard avait été sa deuxième maison, un endroit où il y avait ses habitudes, où il connaissait tout un chacun. La deuxième question de la jeune femme alors qu’ils arrivent non loin du food truck le prend au dépourvu. S’arrêtant momentanément, il grimace. « Il faudrait d’abord que je l’écrive… Je suis confronté à ce qu’on appelle le syndrome de la page blanche. Ayant fait assassiner mon héros, je dois trouver un nouveau personnage et ce n’est pas chose aisée. » Il faut aussi admettre que sa vie de famille chaotique a eu raison de son inspiration et qu’il a besoin de se réinventer aussi bien personnellement que professionnellement ce qui le fait patauger à l’instant T. S’approchant du petit camion, faisant la queue, il demande à Lilly : « Vous voulez quelque chose ? Les Bagels sont divins ! » Il n’y a que quelques personnes devant eux, ça ne devrait pas être long, et il y a plein de tables de libre, ils pourront discuter plus amplement. Intrigué par l’étudiante, il se met à profiler le sujet sur elle : « Parlez-moi de vous. Vous souhaitez faire quoi dans la vie ? Vous savez que ce n’est pas une tare de changer de majeure à l’université. Qu’est-ce qui vous passionne ? » Il a bien saisi que les sciences politiques ne la comblait pas, aussi, il souhaite lui faire comprendre qu’il n’est pas trop tard pour changer de voie.

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Message· · Sujet: Re: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptyDim 25 Aoû - 13:28

Ces derniers temps, les goûts de Lilly avaient bien changés, passant des romans à l'eau de rose à des livres comme ceux écrits par Kyle. A mille lieux du romantisme, la brune s'intéressait à des faits précis, plutôt émerveillée par la façon dont cet homme arrivait à transposer de tels détails dans ces livres. S'était alors installée une profonde admiration et une envie d'en savoir plus, de comprendre, de partager même, elle qui restait souvent dans son coin. Elle savait, depuis un petit moment, qu'il avait atterri dans son université mais jamais Lilly n'avait entrepris de le rencontrer, jusqu'à aujourd'hui. « Je ne connais pas, mais merci du conseil, j'irai l'emprunter à la bibliothèque. » assura-t-elle dans un bref sourire. Par elle-même, Lilly n'avait que peu d'avis et prenait tout à la volée, se cherchant elle-même depuis plusieurs années maintenant. La lecture était un bon moyen pour y arriver et les conseils prodigués toujours de bonne augure, surtout venant d'une personne aussi bienveillante qui avait visiblement cerné son mal être concernant ses études. Étonnée et surtout embêtée de ne pas avoir réussi à cacher son désarroi face à tout ça, elle baissa une nouvelle fois la tête alors que son regard se voulait fuyant. « Ca n'a aucune importance. » déclara-t-elle finalement, en haussant les épaules. Intérieurement, la jeune femme hurlait tout son désarroi, cette vie qu'elle n'avait pas choisi, ses études qui l'ennuyaient profondément et cette mère qui était constamment à l'affût pour trouver une faille. Mais des failles, Lilly en étaient pleine, à mille lieux de la demoiselle parfaite qu'elle devait être. Et plus le temps passait, plus la brunette s'embourbait dans un merdier inextricable. « Oh je ne suis pas le genre de personne qui sera en mesure de critiquer votre livre, croyez moi.. » reprit-elle à la volée, alors qu'il tentait d'apaiser la situation. Kyle était drôle, bienveillant, très bon observateur mais la jeune femme n'était toujours pas à l'aise, incapable de prendre sur elle pour faire bonne figure. Une multitude de questions trônaient dans sa tête et elle n'arrivait guère à y faire face. Aussi crut-elle bon d'écouter avec attention son récit sur Harvard, ce qui lui permit de reprendre un peu d'aplomb et lui offrir un franc sourire, cette fois-ci. « Donc vous aimez les challenges ? Vous avez fait fort en venant ici. » lança-t-elle, peu désireuse de revenir sur le sujet de sa famille, même s'il l'avait abordé de sa propre personne. Rien de tout cela ne la regardait et en aucunes façon Lilly ne voulait se montrer intrusive. Mais Portland lui semblait si.. décevante face à une université comme Harvard. Mais son sourire disparut à sa prochaine remarque, lui stipulant que le syndrome de la page blanche l'avait atteint. Interloquée, Lilly fronça les sourcils, ne s'attendant pas à une telle réponse. « Vous pouvez pas avoir le syndrome de la page blanche, c'est pas possible.. » L'information ne voulait pas rentrer, elle se surprit presque à l'observer, cherchant à lire en lui, savoir s'il s'agissait d'une nouvelle boutade.. mais non. Déçue, la brune porta finalement son regard sur le petit camion. Les odeurs émanant de l'endroit réussirent à lui ouvrir l'appétit mais elle savait pertinemment que manger était dangereux pour elle. « Peu importe, la même chose que vous ça ira très bien. » Toujours incapable de marquer son envie, la jeune femme fit volte face à son interlocuteur qui s'intéressait un brin trop à elle. L'idée ne lui déplaisait pas mais Lilly n'était pas toujours en mesure d'émettre des choix, tant elle n'avait plus l'habitude de parler pour elle même. « Je ne souhaite rien, je fais juste ce qu'on me dit. » se contenta-t-elle de répondre, dans un bref haussement d'épaules, le tout accompagné d'un léger sourire à peine perceptible. A quoi bon mentir, ou prétendre qu'elle voulait quelque chose ? Elle avait abandonné ce schéma depuis des années. Sa vie était tracée et elle l'avait accepté, malgré tout. « Vous devriez opter pour une héroïne.. pour votre livre, j'veux dire ? » proposa-t-elle, sans une once de réflexion.

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Message· · Sujet: Re: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptyVen 30 Aoû - 18:52

Kyle savait que la plupart des étudiants n’étaient pas intéressés par ce que Stephen Hawking avait pu écrire, bien plus fascinés par le fait qu’il ait vécu si longtemps avec la maladie de Charcot dans ce fauteuil caractéristique de son personnage. Il n’était pas de ceux-là, dévorant toujours plus de livres avec les années, lui qui était pourtant bien occupé. Il devait probablement cela à un sommeil plus que léger. Alors que la jeune femme lui signifiait qu’elle l’emprunterait peut-être à la bibliothèque, le nouveau professeur de criminologie acquiesça. « C’est à lire même si vous n’êtes pas nécessairement intéressée par la cosmologie ! » C’était la passion qui parlait. Il en souriait d’ailleurs, conscient qu’il ne devrait pas non plus la détourner de ses intérêts et qu’elle avait probablement déjà suffisamment à faire. Ce qui le troublait, c’était que l’étudiante semblait ne pas apprécier la voie qu’elle avait choisi et qu’elle dénigrait presque son intérêt, comme s’il n’avait pas le droit de poser des questions et il y vit là un traumatisme certain qu’il ne parvenait à expliquer. D’autant plus qu’elle fuyait son regard, et il tenta de le capter en continuant de s’adresser à elle avec bienveillance. « Je pense que si. C’est de votre avenir dont il s’agit. » Ca n’était pas à prendre à la légère. Il hésita à lui faire une proposition, incertain que ce soit son souhait, mais il finit par considérer cette idée comme bénéfique. « Vous savez, si vous êtes intéressée par la criminologie, vous êtes la bienvenue dans mes cours. Dans un premier temps vous pouvez juste venir en auditeur libre, si vous le souhaitez. » Ca pourrait lui donner une idée de ce qui se faisait dans ce genre de diplôme et si le sujet lui plaisait, il serait ravi de la compter parmi ses étudiantes. Passant sa main dans ses cheveux pour les replacer en arrière, et retint un rire alors qu’elle lui déclarait ne pas être en mesure de le critiquer. « Pourtant il est critiquable ! Je lis toujours avec attention ce qui se dit de mes livres. Les insultes un peu moins, mais ça fait partie du job. » Il aimait aussi répondre au courrier des lecteurs, parce qu’il découvrait un point de vue différent à chaque lettre ou email et échanger avec eux c’était aussi une façon d’améliorer ses livres pour corriger ce qui déplaisait ou du moins se justifier sur certains de ses choix. A l’heure actuelle, il avait du mal à comprendre qu’il puisse intimider l’étudiante qu’était Lilly Caldwell et il en était presque gêné. Il apprécia distinguer un véritable sourire sur les lèvres de la jeune femme, finalement, après quelques minutes d’échange. « Oui, je pense qu’on ne devrait pas se reposer sur ses lauriers, c’est important de découvrir d’autres choses c’est toujours enrichissant, vous ne pensez pas ? » Jamais il n’aurait cru dire cela. Harvard c’était chez lui, il y était comme un poisson dans l’eau. Jamais il ne l’aurait quittée si ce n’était pour tenter de recommencer une vie auprès de sa famille. Il ne savait pas si c’était une erreur monumentale, le temps lui dirait. Et pourtant, à voir comment sa famille se déchirait et ne renouait pas, il craignait que ça n’apporterait rien et que ses sacrifices furent vains. Lilly semblait douter de la véracité de ses propos, mais il faisait face à une crise sans précédent. Incapable de produire quoi que ce soit, l’étau se resserrait au fur et à mesure que les mois passaient. « Et pourtant, ça fait des années que je n’ai pas écrit une seule ligne, mes recherches scientifiques exceptées. » Et encore, il avait limité son travail à des soutiens de thèses ou à des écrits confirmant certaines recherches. Rien de bien incroyable selon lui. Arrivé devant le food truck, elle ne semblait pas décidée à choisir un met, alors il commanda deux bagels similaires à l’avocat au bacon et au poulet. Il prit soin de prendre des bouteilles d’eau pour se désaltérer, et tandis qu’ils allaient s’asseoir, le professeur arqua les sourcils, choqué de la déclaration de la jeune fille. « Comment ça ?! Quelqu’un décide pour vous ? » Elle semblait prisonnière d’une éducation rude, un clair manque de libertés transparaissait. La question qu’il se posait était simple : pourquoi ? « Tenez. C’est mon préféré. » Qu’il dit avec le sourire en lui tendant le bagel. Mordant dans le sien, il écouta la demoiselle lui proposer de mettre en avant une femme dans son prochain roman. Il y avait songé, mais il aurait besoin d’un coup de pouce pour retranscrire les pensées d’une personne de sexe féminin. « C’est une bonne idée, j’y ai pensé, mais n’étant pas une femme, j’ai un peu de mal avec la psychologie féminine. Mais j’aimerai beaucoup surprendre mon lecteur et créer un anti-héros. Alors pourquoi pas en faire une femme. » Il appréciait la suggestion. Ca lui donnait une piste à explorer. « Peut-être une femme prisonnière de ses démons, ça rendrait l’opposition avec un tueur assez complexe. » Parce qu’une femme au lourd passé qui fait la rencontre d’un serial killer pouvait amener à un comportement déroutant. Posant son bagel sur le plateau qu’on lui avait donné, il observa un instant la dénommée Caldwell. Il cherchait à la percer à jour, elle l’intriguait. Les mots qu’il venait de prononcer semblait faire écho à sa perception de l’enfant qui se tenait devant lui. « Puis-je être honnête avec vous Lilly ? » Il ne voulait pas la dérouter ni la blesser en prenant la parole, après tout, il ne la connaissait absolument pas, mais elle dégageait quelque chose. « J’ai l’impression que c’est un peu ce qui vous arrive. Vous semblez brimée, comme si on ne vous laissait pas vous exprimer. Ca m’intéresse. » Si on ne lui autorisait pas à parler, il aimerait bien qu’elle s’exprime pour découvrir pourquoi elle l’accepte une telle situation.

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Lilly Caldwell

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Message· · Sujet: Re: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptyMer 11 Sep - 21:02

Son avenir n'avait plus d'intérêt pour elle depuis des années. Depuis toujours, en réalité. Lilly suivait les dires de sa mère depuis son enfance et avait appris à esquisser un simple sourire en guise de réponse. Son père n'avait jamais tenté de comprendre sa fille, de savoir ce qu'elle aimait ou non, il était bien trop occupé. Seule Ali se le permettait et malgré ça, la brune n'arrivait pas à se défaire d'un comportement qui était devenu instinctif avec le temps. Lorsqu'on lui posait une question, sa première pensée allait à sa maman. Elle réfléchissait longuement à ce qu'elle attendait d'elle avant de répondre, raison pour laquelle Lilly balbutiait souvent comme une enfant. Ce point n'avait jamais dérangé personne, ni sa famille - sauf sa soeur - ni les gens aisés qui défilaient chez eux et voyaient en elle une jolie plante inutile et docile. Alors, la jeune fille hocha la tête lorsqu’il lui stipula que c'était à lire. Elle n'en doutait pas, irait surement l'emprunter pour le feuilleter dans la foulée. Et elle hocha encore une fois la tête lorsqu'il lui précisa qu'il s'agissait de son avenir, visiblement consterné par sa réponse. Pour seule réflexe, Lilly plongea son regard dans le sien, espérant ainsi qu'il comprendrait que le mal être profond dont elle souffrait devrait rester enfouis à jamais. Il était certes membre du corps enseignant, en aucun cas elle ne se confierait à lui pour de quelconques problèmes qu'elle supportait depuis des années. Elle haussa donc les épaules, désireuse de ne pas poursuivre cette conversation qui, inéluctablement, la pousserait à fuir à un moment donné. « Je passerais surement à l'un de vos cours, c'est gentil. » reprit-elle dans la foulée, lui donnant ainsi une part de réponse qui, elle l'espérait, serait suffisante. Mais Lilly savait pertinemment qu'elle ne pourrait pas changer de voie et que la criminologie ne mènerait à rien dans son cas, malgré toute sa bonne volonté. Elle esquissa un bref sourire à sa prochaine remarque, puis lança. « Malheureusement les critiques ne sont pas toujours constructives.. » Un haussement de sourcil puis une petite grimace et elle reprit dans la foulée. « C'est vrai, vous avez une bonne philosophie. » Quoi de plus enrichissant que la nouveauté, la découverte, les connaissances ? Elle comprenait parfaitement son point de vue et sa façon de voir les choses étaient toutes à son honneur. Intimement, elle l'enviait d'avoir eu cette opportunité de changement et de nouveautés qui allaient de paire avec, elle qui rêvait de découvrir tant de choses. Mais brimée depuis toujours, elle ne pouvait qu’idolâtrer une vie qui n'était pas faite pour elle. « Des années ? Mais c'est plus une page blanche à ce stade, c'est un grimoire ! » lança-t-elle, spontanément, sans même y réfléchir. La brune n'avait pas l'habitude d'être elle même, de dire ce qui lui passait par la tête sans user d'un filtre, et pourtant.. c'était bel et bien une boutade qui venait de sortir de sa bouche. Étonnée par sa propre attitude, elle eut un instant de flottement puis reprit ses esprits pour s'installer, Kyle ayant commandé leur repas qu'elle ne toucherait pas des masses, elle le savait. Mais voilà qu'il posait déjà une autre question ennuyante qui laissa Lilly de marbre. Elle ne sut quoi répondre et saisit son bagel avec rapidité pour mordre dedans. La bouche pleine - une mauvaise idée - elle eut donc le temps de réfléchir à la formulation de sa phrase sans trop savoir comment se dépatouiller de cette situation. « Non, pas vraiment.. mais peu importe, votre livre est plus important.. très bon le bagel ! » Sa réponse n'avait ni queue, ni tête et Lilly rattrapa au vol leur conversation sur son roman - une échappatoire pour elle qui ne savait plus comment s'en sortir. « Vous avez de bonnes idées, c'est un début.. » commença-t-elle, stipulant là qu'elle appréciait l'idée d'un anti héro. « Je crois que toutes les femmes sont prisonnières de leurs démons. » reprit-elle ensuite, dans un bref sourire, alors qu'elle déposa à son tour son bagel et saisit sa bouteille d'eau pour se désaltérer. Mais elle se stoppa à sa prochaine remarque, sa question sur l'honnêteté. Instinctivement, sa réponse était non mais sa bouche resta fermé et son regard planté dans le sien. Lilly écouta le récit de Kyle avec attention et réprima difficilement un soupire. Pourquoi tout le monde devait-lire en elle comme dans un livre ouvert ? Par stress, elle se mordit la lèvre inférieure. « Je n'ai pas besoin de m'exprimer vous savez, je n'ai rien d'intéressant à dire, sur aucun sujet. » Que pouvait-elle ajouter de plus ?

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Kyle Hemsworth

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Message· · Sujet: Re: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptyMer 18 Sep - 3:32

Le quarantenaire portait un regard empli d’intrigue sur le visage de l’étudiante. Qui était-elle ? Pourquoi refusait-elle qu’on s’intéresse à elle ? Elle devait se sentir seule dans sa cage dorée là-haut perchée dans sa tour d’ivoire. A croiser son regard, il comprenait. Il pouvait percevoir cette immense souffrance qui l’habitait, si bien qu’il pouvait presque s’en saisir rien qu’en lisant dans son regard aussi noir que l’ébène qui n’avait rien de dur, seulement empli de tristesse. Le professeur en était sûr, elle était une personne singulière avec qui il gagnerait à discuter. Ses traits angéliques faisaient écho à sa politesse, mais il avait l’impression qu’elle ne faisait que survivre, sans connaitre le laisser aller qui pouvait être salvateur. Elle refusait de parler d’elle, de son avenir. Kyle pouvait comprendre qu’elle ne supportait pas l’intrusion du professeur, alors ce dernier décida de ne pas poursuivre dans son désir d’apprendre ce qui passionnait la demoiselle encore toute jeune. Il songeait qu’elle était peut-être perdue et indécise, mais il ne pouvait conclure une telle chose parce qu’il avait cette intuition qui le poussait à affirmer que la demoiselle savait très bien ce qui lui convenait mais que quelqu’un l’empêchait de se réaliser. On a tous connu cet instant où le vase déborde et où on a besoin de s’exprimer. Kyle avait lui aussi laissé ses envies s’exprimer après avoir été longtemps brimé, ce qui avait résulté en une période faste dans l’écriture de ses romans. S’il n’était pas fier de certaines choses, il ne regrettait en rien ses choix. Il était sûr que Lilly avait faire des erreurs dans la vie, mais tant qu’elles étaient les siennes, elles seraient plus faciles à accepter. Elle ne devait pas se laisser gouverner par la main de fer d’une personne malintentionnée. Aussi, puisqu’il n’était pas certain qu’elle apprécie vraiment ses cours, l’homme préféra la prévenir : « Faites-moi une faveur Lilly, ne venez que si vous le souhaitez. Si vous venez, je veux vous entendre donner votre avis. J’aime enseigner parce que c’est interactif. » Il ne la laisserait pas écouter en silence. Parce que dans son cours, il souhaitait que chacun participe, puisse donner son avis, sans jugement, et même les plus timides étaient maintenant devenus de vrais orateurs. Il offrit un sourire sincère à la demoiselle comme pour lui assurer qu’il ne voulait pas être trop dur, mais parce qu’il estimait qu’elle devait laisser exprimer son plein potentiel. Elle en semblait en regorger. La jeune femme semblait considérer que le plus gros des critiques n’étaient pas fondées, et elle avait raison. Surtout depuis l’avènement des réseaux sociaux. L’écrivain ne s’en importunait pas pour autant. Il s’amusa même du constat : « Non, mais le tout est de savoir faire le tri. Celles qui ne le sont pas, n’ont pas d’intérêt. » D’ailleurs, les meilleures critiques ne venaient que très rarement de ceux qui se targuaient d’en avoir fait leur métier. La découverte animée par la curiosité, il n’y avait que ça de vrai pour lui. Il souhaitait comprendre les gens, comme s’il pouvait s’introduire dans leur cerveau et être capable d’omniscience. « J’estime que c’est la philosophie qui me convient, ravi d’apprendre qu’elle vous plaise. » Eclatant de rire au comportement tout d’un coup bien plus spontané de la jeune Caldwell, le professeur était d’accord avec elle. Ses années de disette n’avaient rien d’agréable, mais elles dissimulaient un mal-être chez Hemsworth qui se voilait la face depuis bien trop longtemps et ne trouvait plus l’énergie suffisante pour combler le manque créatif qui s’était installé. « Oui, vous avez raison. Parfois certains événements dans la vie coupent court à votre imagination. J’espère que j’arriverais à surmonter cette panne mais ça prendra le temps qu’il faut. » Il cherchait à être optimiste parce que mine de rien, à discuter avec l’étudiante, certaines idées se créaient implacablement dans son esprit. Alors qu’ils s’étaient tous deux installés à la table devant le petit food truck, il attaqua son déjeuner en écoutant la jeune femme, mais ne fois de plus, elle était évasive. Ca le dérangeait, car il avait l’impression de passer à côté de quelque chose. « Pardonnez-moi d’être insistant, mais pourquoi refusez-vous qu’on s’intéresse à vous ? C’est en m’intéressant aux gens que j’écris mon bouquin, ça ne vient pas comme un cheveu sur la soupe. » Il plongea son regard dans le sien, l’intimant à être honnête, parce qu’il ne supportait pas cette conversation plate sachant très bien que l’étudiante n’était pas qu’une fan banale de son bouquin. Elle avait un charisme époustouflant et il voulait qu’elle l’exprime. Il se fichait de savoir que son bagel était bon, ça n’avait aucun intérêt. Mais une fois de plus, le professeur ne voulait pas la mettre mal à l’aise, alors il l’incita à parler d’un sujet qui la touchait, mais indirectement. « Vous avez des exemples ? » Peut-être que le sujet de la femme prisonnière l’inspirerait davantage ou lui délierait la langue. Après avoir posé sa question à la volée, Kyle se mit à observer le comportement et le langage corporel de la brunette. Elle était en proie à un stress conséquent, comme si on ne l’avait jamais poussée dans ses retranchements de la sorte. Pourquoi se blâmait-elle de la sorte ? Le regard bleuté du quarantenaire se fronça. Se voulant rassurant il se pencha un peu en avant pour lui montrer qu’elle pouvait s’exprimer sans qu’aucun reproche ne lui soit fait. « Lilly. Cessez de vous torturer. Ce n’est qu’une simple discussion. Personne ne vous l’interdit. Et je pense sincèrement que vous êtes au contraire quelqu’un qui a des choses à dire. Détendez-vous, je ne suis pas là pour vous juger. » Il était là pour la révéler.

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Message· · Sujet: Re: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptyDim 13 Oct - 16:45

Il ne cessait de lorgner sur elle - ils faisaient tous ça devant son attitude. Prenant leur air circonspect devant le peu de considération qu'elle avait à son égard. Mais ça ne lui faisait plus rien. Lilly avait appris à prendre sur elle avec le temps et ni les regards, ni les paroles ne réussissaient à faire écho à ce qu'elle vivait. Elle n'était plus enfermée dans sa cage dorée depuis longtemps, elle y était enchaînée et muselée, incapable de bouger même lorsqu'on lui tendait une main. Elle n'avait pas besoin de s'exprimer, car personne ne pouvait comprendre, pas même un sombre inconnu de professeur qui semblait inquiet pour elle. Alors Lilly, comme à son habitude, pris son air neutre et hocha la tête à sa prochaine remarque. « J'en prends note. » lança-t-elle sans grande ferveur, ne lui laissant aucune chance de savoir si oui ou non elle viendrait à son cours et si oui ou non, elle y prendrait la parole. Pour sûre, Lilly n'avait pas envie de déblatérer de ça car elle n'avait aucune idée de ce qu'il se produirait. Grace était toujours là, tapis dans l'ombre et elle prenait parfois le dessus sur elle, même pendant ses cours - et dans ces instants là, Lilly n'était qu'une élève banale qui séchait ses cours et emmerdait le monde. Mais pas aujourd'hui. La brune fit donc ce qu'elle savait de mieux : écouter. Un hochement de tête, un bref sourire, un éclair dans son oeillade. Lilly était d'une très bonne écoute : les critiques, sa vision des choses concernant ses personnages, elle semblait boire ses paroles et s'en imprégner sans lui donner son avis ou même poursuivre la conversation. Un brin perdue dans les méandres de son esprit, elle reprit néanmoins vie après quelques minutes. « Est-ce que provoquer certains événements dans sa vie peut inspirer ? » lança-t-elle, sans une once de réflexion, alors qu'elle porta longuement son regard dans celui du professeur. Car en plus d'être discrète, Lilly était elle aussi en manque d'inspiration mais pour sa propre vie et si elle suivait son discours, peut-être était-elle le seul maître à bord de son destin et peut-être devait-elle le provoquer elle-même ? La question, posée avec sérieux, était plus qu'étrange au milieu de leur conversation mais la jeune femme semblait plus qu'intéressée à l'idée d'entendre sa réponse. Mais Kyle avait déjà reprit sur un sujet concernant sa propre personne et Lilly fut presque lassée devant ce constat. Elle mordit une nouvelle fois dans son bagel qu'elle déposa ensuite sur le plateau devant elle. « Parce que vous ne savez pas dans quoi vous vous aventurez en vous intéressant à moi. Vous cherchez une héroïne et je n'en suis pas une. » Elle haussa les épaules, consciente qu'il insisterez une nouvelle fois en lui demandant des explications. Des exemples ? Elle en avait sûrement un tas mais elle ne fit aucun effort concernant cette question qu'elle balaya à la volée. Toute son anxiété lui rongeait les tripes depuis longtemps et elle ne savait plus comment gérer cette situation. Elle avait parfaitement compris que de banales réponses ne suffiraient pas à Kyle. « C'est vous l'écrivain, pas moi, je n'ai pas de talent pour trouver des idées.. » confia-t-elle ensuite, avant de reprendre dans la foulée. « Vous voulez un exemple ? D'accord. Baladez vous dans le coin ou à Windmont Bay, vous en aurez autant que vous voulez. » Le ton, toujours neutre, ne trahissait pas grand chose mais son attitude, elle, bien au contraire, était équivoque. Kyle se pencha près d'elle, son regard froncé et lui lança ces quelques paroles. Hésitante un instant, elle réussit à soutenir son regard. « J'ai des choses à dire ? Vous n'allez pas me juger ? » répéta-t-elle, bêtement, en se demandant ce qu'il cherchait. A l'aider ? Elle n'avait plus besoin d'aide depuis longtemps et sa voix mutine était devenue une habitude ancrée. Une habitude qui commençait à se fissurer depuis qu'une autre partie d'elle, Grace, semblait composer à sa place. Lilly se fit songeuse, cherchant ses mots, se demandant jusqu'où elle devait aller.. puis, les mots vinrent seuls. « Dans ce cas, est-ce que vous croyez qu'au nom du bien on peut faire quelque chose de mal ? »

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Message· · Sujet: Re: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptyMar 15 Oct - 18:40

Cette fille aurait dû lui apparaitre comme banale. Elle avait l’air de chercher à garder son jardin secret, sauf que Kyle avait l’impression que ces non-dits lui pesaient énormément sur la conscience. Elle semblait contrainte et forcée de garder le silence, comme si quelqu’un l’observait, la sommait de n’être qu’apparence. Elle était différente de ceux qui avaient peur de parler dans son cours, parce que chaque réponse était calculée. Il sentait que ce n’était pas de la pudeur ou de la timidité, mais un supplice qu’elle s’infligeait. L’aura de ce petit bout de femme dépassait l’entendement. Il se promettait cependant de demander à son collègue en sciences politiques si elle avait un jour pris la parole. Il mettrait sa main à couper que non. Mais dans son cours, tout le monde s’exprimait. Parfois, ça dérapait, et il devait recentrer la discussion, mais chacun pouvait donner son avis librement. Il nourrissait ses cours de débats parce qu’il considérait ne pas avoir la science infuse et qu’on apprenait des uns et des autres. Peut-être que la jeune Caldwell n’était pas de cet avis, mais il aimerait qu’elle le formule. Ne sachant pas s’il la reverrait malgré sa proposition de venir dans son amphithéâtre, le quarantenaire prit soin de faire en sorte que la conversation soit profitable à la jeune femme, comme à lui. D’autant plus qu’assis à cette petite table à l’extérieur en compagnie de la jeune femme, il constatait qu’il ne s’était pas trompé au sujet de la brune. Sa question était très intéressante, voire même excellente. Toute l’intelligence et la capacité d’analyse de l’étudiante transparaissait. Baissant légèrement le regard, souriant tandis qu’il préparait sa réponse, il croisa de nouveau le regard de Lilly pour lui donner son avis toujours au moyen d’exemples, pour étayer ses propos. « Tout événement influence une personne. Qu’on les provoque ou non, l’inspiration fonctionne de pair avec l’état psychologique de la personne. Prenez un tueur en série : il finit par passer à l’acte suite à un événement qui pour lui sera un élément déclencheur soit parce que la situation était insoutenable, soit parce que ça a ravivé certains souvenirs. » Et son inspiration quant à son mode opératoire peut venir de son passé ou de ce qu’il a pu observer, constater. L’inspiration n’est pas divine pour un homme de sciences comme Kyle, elle émane du monde entourant tout un chacun. Il poursuit ensuite son raisonnement : « Parfois, la seule volonté de vouloir changer quelque chose suffit, parfois une personne aura besoin d’un coup de pouce. Ce n’est pas une science exacte car tout le monde est différent. Mais on fait généralement des choix parce qu’on aspire à quelque chose, donc j’imagine que oui, ça peut inspirer. » Son inspiration a été grande après l’enlèvement de sa fille, parce que son type d’écrit concernait des affaires criminelles et que sa fille aurait très bien pu avoir été enlevée à des fins meurtrières. Ca n’avait heureusement pas été le cas, mais les écrits de Kyle avait été prolifiques. Jusqu’à ce que l’enquête piétine, et que les années s’accumulent et qu’il ne trouve plus refuge dans l’écriture. La décision de tuer son personnage à la fin du tome trois avait été pour lui un moyen de laisser la porte entrouverte à de nouvelles aventures pour se renouveler, mais aussi pour pallier à un manque d’inspiration probant qui l’aurait amené à écrire un mauvais bouquin. Mangeant rapidement, son bagel ne fait pas un pli et il se désaltère un instant alors que la jeune femme le surprend par ses propos. Il n’a pas l’impression de chercher une héroïne chez elle. Il ne veut pas d’héros ou héroïne pour ses prochaines histoires, parce que ça ne ferait que changer l’identité du personnage mais au fond le ramènerait dans la même psychologie. Ce qu’il souhaite, c’est apporter quelque chose de nouveau à ses écrits. Pour autant, il ne songe pas à le trouver chez Lilly, mais il ne peut nier que la jeune femme attise sa curiosité. « Ca ne fonctionne pas comme ça, Lilly. Je ne cherche pas d’héroïne. Je m’intéresse au monde, aux relations, aux réactions des personnes. Or, vous semblez réprimer tout ça. Et j’aimerais bien comprendre pourquoi. » Reprenant une gorgée d’eau, le professeur capte le regard de la demoiselle. « Mais peut-être est-ce le défaut de l’écrivain. Sachez en tout cas que mes personnages ne sont jamais le reflet d’une personne mais un condensé de choses qui les rendent intéressants psychologiquement. » S’il lui parle de sa façon de faire, c’est parce qu’elle lui a demandé un peu plus tôt comment il faisait. « Mais encore une fois, je ne vous ai pas demandé de m’accompagner pour déjeuner pour écrire sur vous et votre vie, mais parce que votre attitude vous a fait sortir du lot, ça m’a rendu curieux. » C’est bien ça qui l’intéresse, plus que l’inspiration sur son bouquin. Elle a un charisme extraordinaire, et il voudrait arriver à briser le mur qu’elle a placé entre eux pour en découvrir davantage. Ca semble compromis, mais il refuse d’abandonner. Il ne se vexe pas quand elle lui suggère de trouver des exemples partout dans Windmont Bay, d’autant plus qu’il le fait déjà. Il a compris qu’elle se sent mal à l’aise à l’idée de parler d’elle et il ne lui forcera pas la main. Peut-être n’est-ce pas la bonne approche. C’est la raison pour laquelle il cherche à la mettre à l’aise. Il n’a pas sorti son carnet de notes, il ne l’interroge pas, il s’agit d’une conversation. Finalement, Lilly posa une question qui subjugua son interlocuteur. Elle n’était pas anodine, il le savait. Et à présent il faisait le lien entre les chaines de la jeune femme et son interrogation. Il n’avait pas de réponse exacte, mais après un instant à contempler le visage de l’étudiante, il se lança dans son raisonnement. « Très bonne question. Déjà, pour y répondre, il faudrait se demander si la notion du bien et du mal est commune à tous. Je vous dirais que non. Un enfant qui écrase une fourmi n’a pas conscience qu’il ôte une vie. Ses parents lui diront, ce n’est qu’une fourmi, ce n’est pas grave. Alors pourquoi s’insurgent-ils s’il tue un oiseau ou un chat ? » L’exemple était terrible. A glacer le sang, même, mais il voulait montrer une réalité dans la société. Si tuer est mal, alors pourquoi les hommes tuent pour se nourrir ? Et c’est là que la question de la raison du passage à l’acte permet le jugement du bien et du mal. « Une autre personne aura l’impression d’aider en faisant quelque chose pour un ou une amie, alors qu’en fait elle rend son ami(e) dépendante, plutôt que de l’aider. » La question le fascine, il pourrait passer des heures à débattre dessus. « Parfois on ment aussi pour éviter de faire du mal, mais le mensonge n’est-il pas condamnable ? Vous voyez c’est une question de perspective. » C’est ce qu’il veut lui faire comprendre. Ce que l’on pense être bien ne l’est pas forcément pour une autre personne. Des gens ont été massacré au nom du bien. Cette dualité créée par l’humain est selon l’expert en psychologie nocive. « Puis-je vous demander comment vous définissez ce mal ? » Réfléchissant, il se dit qu’elle souffre de ce soi-disant bien infligé par quelqu’un d’autre.

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Message· · Sujet: Re: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptyMer 16 Oct - 19:44

Elle fronçait les sourcils depuis plusieurs secondes déjà et fixait Kyle avec intérêt, comme si elle buvait ses paroles et cherchait à en interpréter chaque mot. Sa vision des choses lui semblait claire, précise et entièrement partagée - enfin presque. Beaucoup d’événements auraient pu influencer Lilly depuis des année mais la jeune femme avait toujours su se contenir et faire ce qu'on attendait d'elle. Depuis toute petite, la brune était une parfaite réplique d'une adorable poupée malléable à souhait. Mais il n'y avait qu'à observer son oeillade pour comprendre qu'une part d'elle même ne cessait de hurler dans l'ombre. Et pourtant, Lilly était là, presque inerte, à questionner un homme encore inconnu plusieurs minutes auparavant. Et pourtant.. elle semblait avoir plus de connexions avec lui qu'avec n'importe qui, un point qui la stressait un tantinet. Kyle connaissait son sujet, répondait avec brio à ses interrogations et avait su lire en elle avec une facilité déconcertante. Il n'était plus seulement un écrivain qu'elle appréciait, il devenait l'un des rares êtres à réussir à la cerner et à l'aider à se cerner en même temps. « Et si la volonté ne suffit pas à vouloir changer les choses, si la personne est tellement imbriquée dans sa routine... non, pas imbriquée, bloquée.. attachée? Peu importe.. comment fait-on, comment l'aide-t-on ? » Si la volonté suffisait, Lilly serait depuis longtemps une jeune femme épanouie dans sa vie et non un espèce d'oisillon n'osant pas décoller de son nid. Et si elle avait besoin d'un simple coup de main pour que la volonté qui se tapissait dans son esprit soit enfin libérée ? Ayant un peu de mal avec tout ça, elle prit une gorgée d'eau de sa bouteille et délaissa entièrement son bagel qui, elle le savait, ne passerait plus. Incapable de savoir comment agir, elle fixait son interlocuteur comme une bête curieuse désormais. Ses sourcils n'étaient plus froncés mais un mince sourire, d'une rare honnêteté, s'installa aux coin de ses lèvres à la suite de son discours. Il la cernait si bien que l'information ne pouvait que lui plaire, là où sa propre famille semblait totalement annihiler la chose. Bien plus détendue, la jeune femme s'était perdue ailleurs depuis plusieurs secondes, laissant transparaître une toute autre personnalité. « Pourquoi vous intéressez à moi si, comme vous le dite, je réprime tout ça ? » Avait-il besoin d'une matière plus importante pour écrire, ou était-elle simplement un sujet curieux pour un homme aussi intelligent que lui ? La question la taraudait mais Lilly ne dit mot la concernant. « Vous donnez l'impression de m'avoir cerné, en plus. » reprit-elle dans un haussement d'épaules, peu désireuse de laisser transparaître quoi que ce soit de plus. Mais un autre point titilla son esprit, elle qui croyait pourtant passer inaperçue de par sa façon d'être. « Comment je peux sortir du lot alors que tout me pousse à être la fille la plus banale de cette université ? » Au moins, sa tactique fonctionnait sur sa mère qui voyait en elle une petite fille docile, à mille lieu de Kyle. Et pourtant.. doucement, sa docilité se faisait la malle, comme si elle ressentait le besoin d'aller plus loin, de mieux comprendre ce que son esprit lui intimait. Étrangement, elle qui voulait rester discrète, réussit petit à petit à sortir de sa carapace. Timidement, sans grande conviction, et toujours avec une certaine retenue. Il lui répondait, détaillant une vision des choses tout à fait différente d'un exemple à un autre. Il semblait emporté par les paroles de Lilly et elle semblait boire les siennes comme si, tout à coup, une certaine clarté venait à elle. Elle aurait souhaité le voir continuer, passer son après midi à comprendre son cheminement, à le pousser à continuer dans son monologue car elle avait, pour la première fois, l'impression de se lancer dans une discussion où elle comprenait entièrement son interlocuteur. Et voilà qu'il reprit dans la foulée, cherchant à lui faire définir une notion. « Je ne définis pas le mal, la société le fait pour moi. » lança-t-elle sans réfléchir, les sourcils froncés. Lilly s'arrêtait à la définition même du mot mais cette dernière ne semblait pas la convaincre totalement car elle n'arrivait pas à se l'approprier. Elle voyait au delà. Elle ne dissociait pas le bien du mal, elle les opposait avec conviction mais ne comprenait pas les limites imposées entre les deux. Au nom des principes moraux, on jugeait quelque chose de mal. Mais si ses propre principes divergeaient de ceux de son voisin, alors, qui pouvait définir pareille chose ? Perdu dans ses pensées, Lilly porta son regard noisette sur Kyle, cherchant à lire une réponse en lui, cherchant à grappiller une information qu'il semblait, peut être, posséder ou mieux appréhender qu'elle. « J'ai beaucoup de questions auxquelles je n'ai pas de réponse. On m'a souvent répété que l'enfer était pavé de bonnes intentions.. est-ce que cela signifie que le paradis est pavé de mauvaises ? Et si je dois suivre votre raisonnement, que la perspective dépend des gens, alors comment voulez vous obtenir une définition commune à tout le monde ? Vous m'avez dis que ce n'était pas possible, mais comment fait on, dans notre société, ou les choses sont rangées précisément dans des cases ? Ca remet totalement en cause notre manière de fonctionner ? » Ses pensées étaient confuses et ses paroles fusaient dans l'air. Lilly n'avait jamais porté son raisonnement à voix haute, comme si cela n'intéressait personne, comme si elle avait le besoin profond de garder ça pour elle. Elle avait toujours eu ce sentiment d'être à part, de ne pas comprendre là où les autres voulaient en venir, de ne pas être capable de penser comme eux. Dans une société pseudo démocratique elle avait toujours eu la conviction profonde qu'on lui dictait ce qu'elle devait penser par de simples biais, des définitions, une vision des choses linéaire comme pour la définition du mal. Mais ce chemin tracé tout droit ne lui convenait pas, elle n'avait jamais réussi à l'emprunter et c'était perdu en annexe de ce monde sans que personne ne vienne la chercher. Kyle, lui, semblait avoir croisé sa route par hasard mais elle comprenait désormais que le hasard, lui non plus, n'existait pas. Finalement, elle se pencha en avant et cette fois-ci, ne quittait plus son regard bleuté. « Je n'arrive pas à définir le mal parce que je ne vois pas le mal là où le reste du monde le voit.. et le bien non plus, d'ailleurs. » L'aveu était presque chuchoté, comme si cette notion devait, à jamais, rester entre eux.
@Kyle Hemsworth

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Kyle Hemsworth

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Message· · Sujet: Re: most people never listen (k/l) most people never listen (k/l) EmptySam 26 Oct - 4:39

Jamais il n’aurait cru s’embarquer dans une discussion si prenante et si enrichissante alors que la jeune femme l’avait abordé timidement à la manière d’une enfant qui rêve d’un autographe mais qui ne sait comment le demander. Et puis, tandis qu’il s’évertuait à creuser un peu plus derrière la façade qu’elle s’efforçait de garder avec grande maitrise, il finit par constater qu’elle était loin d’être une demoiselle sans intérêt, terne, sans saveur. Elle piquait sa curiosité comme jamais, lui qui s’était toujours plu à analyser les comportements de tout un chacun et plus particulièrement de tueurs en série, sentait que la jeune femme n’existait pas, elle survivait tant bien que mal, sans s’exprimer, pour une raison qu’il ne parvenait pas à déterminer. Il pouvait presque palper une certaine forme de souffrance derrière ce masque qu’elle affichait. Ses yeux ne se détachaient plus de l’étudiante, trop intrigué, et il en oubliait presque qu’il ne pouvait pas laisser la conversation tirer sur la longueur pour aller récupérer sa fille. Petit à petit, elle juchait le chemin d’indices afin qu’il finisse par comprendre ce qu’elle s’efforçait de dissimuler ou qu’elle évitait de dire à voix haute comme si on l’observait. Humectant ses lèvres, se laissant un instant pour réfléchir, il n’avait qu’une seule réponse à formuler à sa question. Une personne coincée, enchevêtrée dans une situation à besoin d’une intervention extérieure, incapable de prendre une décision seule, pour une raison ou une autre. Il sent que c’est le cas chez elle. Elle a besoin d’une main tendue. « En l’aidant à sortir de sa routine. En la mettant dans des situations qui sont inconfortables pour elle mais qui se révèlent bénéfiques. » On ne sort pas d’une routine sans changement. Sauf que la main tendue ne sert à rien si on ne la saisit pas, et c’est là la difficulté. Il aimerait faire comprendre à la demoiselle qu’elle peut choisir de prendre en main sa vie, qu’il suffit juste d’un pas en avant, aussi mince soit-il. Elle semble douter de la raison pour laquelle il s’intéresse subitement à elle. Il s’agit juste de son attitude, de ce qu’elle dégage. Il refuse de voir une telle personne se brimer pour faire plaisir à un mari à l’égo surdimensionné, ou un parent qui transcrit ses propres doutes sur ses enfants. D’un sourire, il répond à la brunette qui semble se détendre. « Justement parce que je crois que tu n’es pas toi-même totalement. Ca se voit. Et je sais que tu le sais. Tu es intelligente, tu réponds aux questions qui ne t’engagent pas, et tu changes de sujet quand ça devient gênant pour toi. » Ca prouvait bien qu’elle était à même de juger sa zone de confort et également ce qui était acceptable et ce qui relevait de l’interdit ou du personnel. Il poursuivit son raisonnement : « Tu n’es pas banale. Ta façon de voir les choses est très intéressante. Ton attitude démontre un contrôle bien huilé, mais j’ai l’impression que tu as besoin de lâcher du lest, juste que tu ne sais pas comment t’y prendre. » Et il développait l’envie de l’y aider. Elle avait besoin de se réaliser, pas de se cantonner à une vie qui ne lui convient sous aucun aspect. Ayant un léger rire à la réponse qu’elle formula à la définition du mal, il ne put s’empêcher de prouver ses propos en déclarant : « Réponse typique d’une personne en marge de la société et donc pas banale ! » Il voulait qu’elle saisisse qu’elle était unique et qu’elle avait le droit de se comporter comme elle l’entendait. Bien sûr, la société établissait des règles mais ça ne voulait pas dire qu’elle ne pouvait pas s’exprimer, tant qu’elle ne portait pas atteinte à autrui ou à elle-même surtout. Il était littéralement scotché à ses lèvres. Ce qu’elle énonçait trahissait une pureté sans égal mais une curiosité de l’interdit et de la tentation. Elle était brillante, ça ne faisait aucun doute. Il ne cessait de sourire à son laïus. Elle le fascinait. « Etant un homme de sciences, je ne peux pas te répondre au sujet de l’enfer et du paradis. Je ne crois ni en l’un, ni en l’autre. En revanche, tu viens de donner la réponse à ta question : on ne peut pas définir communément tout ce qui a attrait à l’humain. On définit des normes, ce que la société juge correspondre à la majorité, mais ça ne veut pas dire que ça convient à tout le monde. » Faire partie de la société est un choix qui est basé sur un degré d’implication. Si Kyle a l’impression de mener une vie normale, au sein d’une société qu’il ne comprend pas toujours, il ne se sent pas part de cette dernière nécessairement. « L’important est de savoir si tu veux appartenir à une norme, être un mouton parmi tant d’autres, à qui on a lavé le cerveau, ou être toi et te réaliser en tant que telle. » Il est on ne peut plus sérieux dans ce discours et il soutient le regard de la jeune étudiante comme pour lui faire comprendre que c’est son ressenti qui est le plus important. Il n’a même pas constaté qu’il avait stoppé de s’adresser à elle de façon plus solennelle. Elle se rapproche de lui, baisse d’un ton et il y a cette connexion incroyable qu’il perçoit alors que le regard noisette de la brune capte le sien. Il a l’impression qu’un miroir retranscrit ses propres pensées sous la forme d’une femme. Lui non plus ne connait pas vraiment les limites du bien et du mal. C’est pour ça que parfois, il arrive à comprendre les criminels les plus odieux. Sans lâcher son regard, il pense qu’il est temps qu’elle en révèle un peu plus sur qui elle est. « Es-tu capable de définir ta propre souffrance ? Y-a-t-il des choses que tu voudrais changer ? »

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