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Birdy Plath

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Message· · Sujet: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyLun 5 Aoû - 17:55

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@tobias shaw // (theme song)

Le chemin vers la légalité n'allait pas être un long fleuve tranquille, elle le savait. Beaucoup de personnes comptaient sur elle à Brisbane, elle ne remplissait pas seulement ses poches avec le trafic de drogue hérité de son défunt mari mais également celles des dealers qu'elle employait pour faire le boulot à sa place. Ç'avait été l'idée de Daniel de déléguer le sale boulot pour pouvoir s'occuper des comptes et profiter de la vie avec sa bien-aimée. Bien sûr qu'à l'époque où il avait dirigé l'entreprise, il avait mis la main à la pâte et s'était déplacé sur le terrain bien trop de fois pour Birdy - qui elle-même l'avait pourtant dépanné et vendu quelques cachets dans la rue. Mais depuis sa mort la belle n'avait ressenti aucune envie de continuer dans cette voie professionnelle et avait fui à la première occasion pour tenter de s'en défaire au plus vite. À force de déléguer et d'être absente, on finirait bien par l'oublier, non ?
L'autre solution aurait été de tout léguer à l'un des dealers qu'elle connaissait bien, qui faisait partie de leur clan depuis des années, mais elle aurait eu l'impression de trahir la mémoire de Daniel. Birdy n'avait jamais aimé l'idée qu'il évolue dans ce domaine pour le restant de ses jours mais c'était ce qu'il aimait, il n'avait jamais envisagé de se ranger pour mener une vie stable et monotone - alors elle avait pris la décision de continuer ses affaires pendant quelques temps après sa mort avec l'espoir de s'en sortir par la suite. Et cette histoire de mémoire n'était pas la seule raison pour laquelle se détacher du passé criminel de son mari était si difficile : l'argent était tout aussi important, voire plus. La blonde vivait confortablement depuis des années grâce à tout ce qu'ils avaient récolté, c'était bien ce qui attirait tant de gens vers l'illégalité : l'argent facile. Elle ne pouvait pas se couper les vivres du jour au lendemain, il fallait qu'elle trouve une solution de repli avant de tenter quoi que ce soit. Alors la belle cherchait un petit boulot au coeur de cette petite bourgade qu'elle allait devoir adopter, bien qu'officiellement elle en ait déjà trouvé un - Zachary Allen, un ami d'ami, avait accepté de lui offrir un poste d'assistante qu'elle n'occupait cependant pas, lui permettant de mieux s'intégrer à la communauté et de passer relativement inaperçue grâce à un métier banal qui expliquait donc ses rentrées d'argent véritablement dues à la drogue. Elle n'avait pas encore le coeur à s'installer dans une routine monotone d'une vie de travailleuse mais elle savait qu'elle allait devoir se bouger l'arrière-train si elle voulait garder la tête hors de l'eau.
Puisque la belle n'avait donc pas de métier officiel, elle avait tout le loisir d'occuper ses journées comme elle l'entendait. La plupart du temps elle allait se balader en ville dans le but de se familiariser avec son nouvel environnement, préférant le phare à tout autre endroit pour l'instant, mais il n'était pas rare de la voir également traîner dans les allées de la bibliothèque municipale - c'est d'ailleurs là qu'elle se trouvait aujourd'hui, la tête plongée dans un bouquin qu'elle avait démarré il y a quelques jours déjà. Birdy n'empruntait jamais, se contentait de revenir jour après jour pour continuer les histoires qu'elle commençait - ça lui faisait quelque chose à faire, un endroit où se rendre chaque jour. Depuis la mort de son mari, sa vie n'avait plus vraiment de sens et elle s'efforçait de reprendre goût en un quotidien qui lui paraissait fade comparé à ce qu'elle vivait encore il y a quelques mois.
Son livre fini, Birdy le referma et resta assise quelques minutes, absorbant l'histoire qu'elle venait de lire, avant de se lever et d'aller le ranger où elle l'avait trouvé. En chemin, elle ne put s'empêcher de remarquer le regard d'un employé fixé sur elle - elle l'avait déjà surpris en train de l'observer plusieurs fois quand elle venait ici et ça commençait à la déranger car elle n'avait aucune idée de ce qu'il lui voulait. La blonde préféra l'ignorer, comme elle le faisait tous les jours, et se mit à la recherche de coupures de journaux dans l'espoir de trouver dans l'un d'entre eux l'inspiration dont elle avait besoin pour se reconvertir professionnellement - elle ne savait pas s'ils en auraient des récents mais ce n'était pas les annonces d'emploi actuelles qu'elle cherchait mais bien des idées en vrac. Après quelques tours dans les rayons, Birdy hésita à aller demander au personnel où se trouvaient les archives de journaux (ou s'ils en avaient, déjà) avant de réaliser que le seul à qui elle pourrait demander était le garçon bizarre qui l'observait beaucoup trop - tant pis, la belle continua d'errer seule dans les allées, espérant pouvoir se débrouiller seule.

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyMer 7 Aoû - 22:40

Certains auraient pu dire qu'il était trop lent, Tobias préférait le terme consciencieux. En plus, aurait-il pu ajouter, s'il travaillait trop vite, s'il se montrait trop efficace, la bibliothèque serait certes parfaitement rangée mais il n'aurait plus grand-chose à faire de sa journée. Or, Tobias préférait encore oeuvrer à l'allure d'un escargot plutôt que se tourner les pouces jusqu'à ce que sonne l'heure de rentrer chez lui. Il prenait donc le temps de classer les livres par sortes, par genre, par allée, avant de se mettre à parcourir les longs rayons pour ranger les bouquins à leur place. Il lui arrivait de passer une matinée entière à arranger les étagères, parfois avec un casque sur les oreilles, parfois en entretenant des monologues - adressés à son père, à Caleb, à Juliet, à tout le monde, à personne. Heureusement que l'endroit n'était pas trop fréquenté, auquel cas on lui aurait rapidement collé l'étiquette de timbré qui cause aux livres - son pasteur de père aurait adoré, c'est sûr, d'entendre les commérages sur le parvis de l'église, il n'aurait pas manqué d'entendre le prénom de son fils et de s'embraser de colère et de honte en entendant ce qui pouvait être colporté à son propos. Heureusement pour l'homme de Dieu de Windmont Bay, Tobias était bien trop indolent et discret pour intéresser qui que ce soit - encore que la vieille Baker n'ait pas besoin de grand-chose pour s'acharner sur une personne. C'était sans doute pour cela qu'il lui réservait le plus charmant des sourires, poussant l'hypocrisie jusqu'à esquisser une révérence lorsqu'elle passait près de lui. Il en faisait peut-être trop, peut-être pas, qui pouvait dire à quoi tenait l'intérêt de l'ancêtre pour tel ou telle habitant(e) de leur petite ville d'Oregon?
En attendant, la bibliothèque semblait être le refuge des sages - non pas à cause de la quantité impressionnante de savoir qui prenait la poussière dans les rayons mais parce que Tobias était à peu près certain que personne n'avait jamais rien eu à redire sur Miss Egleton, celle qui lui avait tout appris - et notamment le goût pour la lecture, alors que Tobias avait à peine cinq ans. Les livres avaient été un refuge, sans même qu'il n'en prenne véritablement conscience et, par extension, la bibliothèque était devenue l'asile de ses pensées effilochées. Il en connaissait les moindres recoins, les moindres secrets et même les moindres clients, presque tous réguliers ou presque, et il n'y avait guère que lorsque les élèves de Windmont Bay Campus devaient s'attaquer à une lecture obligatoire que tout à coup l'âge moyen des lieux se mettait subitement à rajeunir de deux bonnes décennies. Du moins était-ce vrai jusqu'à il y a peu.
Jusqu'à ce qu'elle apparaisse.
Tobias avait d'abord cru à une erreur, elle avait dû se perdre. Puis il en avait conclu qu'il s'agissait d'un passage inopiné, qui ne serait pas répété avant un moment - jusqu'à ce qu'elle doive rendre un emprunt, en somme. Mais la demoiselle n'avait jamais rien emporté, à la grande surprise de Tobias. Mieux encore, elle venait lire à la bibliothèque, reprenant l'ouvrage entamé précédemment pour le continuer. Un risque, avait pensé le jeune homme en découvrant son manège, car si quelqu'un venait à prendre ce livre en particulier, comme il y avait rarement plus d'un exemplaire de chaque oeuvre (à l'exception des classiques, encore une fois, que les élèves de leur petite ville venaient raffler à une certaine période de l'année) elle se retrouverait dans l'incapacité de continuer, à moins d'acheter un exemplaire dans une librairie ou d'attendre que le livre soit rendu. Alors c'était peut-être un peu trop prévoyant de sa part, mais Tobias s'était arrangé pour que le bouquin semble emprunté, semaine après semaine, changeant le nom de l'emprunteur au bout du temps réglementaire, jusqu'à ce que l'inconnue passe à un autre. Il avait bien tenté d'en savoir davantage sur la mystérieuse lectrice - curiosité oblige, surtout dans ce genre d'endroit où il ne se passait généralement strictement rien - mais comme elle n'emportait jamais sa lecture, il ne pouvait pas découvrir son nom. Il n'était même pas sûr qu'elle se soit ouvert un compte auprès de Miss Egleton, auquel cas il lui aurait suffi d'aller voir les derniers inscrits et plus précisément ceux à qui aucun emprunt n'était associé.
Ce jour-là, Tobias ne découvrit sa présence que lorsqu'il arriva près du rayon qui donnait sur les quelques tables (souvent désertes) où les gens pouvaient s'installer. Il ne la vit que quand il écarta plusieurs ouvrages pour pouvoir en glisser un entre eux et qu'il entraperçut la chevelure soyeuse - il ne l'avait pas touchée, évidemment, mais de là où il était, il trouvait que ses cheveux avaient l'air doux et une petite voix idiote se permit d'ajouter qu'ils devaient sentir bon, aussi. Mais n'était-ce pas le propre des filles? se moqua Tobias de lui-même. Les filles étaient belles, sentaient bon, avaient la peau douce et une grâce irréelle. Il souriait bêtement, se trouvant particulièrement niais de penser ainsi, quand il entendit le bruit sourd d'un livre qui se referme et il releva les yeux pour observer la demoiselle. Les yeux chocolat du jeune Shaw suivirent le mouvement de l'inconnue qui se leva pour aller remettre son livre sur l'étagère, simple réflexe quand le décor semblait le plus souvent figé. Le regard de la jeune femme se tourna cependant vers lui et il eut l'impression d'être pris en flagrant délit d'espionnage - ce qui n'était peut-être pas totalement irraisonné, mais qu'y pouvait-il si elle était le seul spécimen de son âge à hanter la bibliothèque à cette heure? Tobias ne put s'empêcher de rougir légèrement et il fit mine de retourner à sa tâche. Il ne reporta le regard dans sa direction que lorsqu'elle s'éloigna et sans toutefois quitter son petit chariot, Tobias chercha à voir si elle quittait définitivement la bibliothèque ou si elle partait en quête d'un nouveau roman à lire. Le jeune homme s'efforça de revenir à son activité, poursuivant son rangement à gestes lents, en ouvrant de temps à autre un livre pour voir qui était le dernier à l'avoir emprunté - souvent il reconnaissait le nom écrit avec les pattes de mouche de Miss Egleton, ils habitaient une petite ville, après tout - en réalignant les ouvrages et en souriant parfois en voyant une oeuvre qui n'avait sans doute plus été ouverte depuis près d'un demi-siècle. Quant à l'inconnue, il l'entrevit au détour d'un rayon ou entre les livres, comme si un sixième sens lui indiquait toujours où elle était - mais c'était sûrement dû à sa solitude quotidienne, il avait parfois l'impression de pouvoir voir l'air bouger là où quelqu'un venait de passer.
Au bout d'un moment, toutefois, Tobias dut bien se rendre à l'évidence qu'elle cherchait quelque chose en particulier, et comme elle ne semblait pas décidée à demander de l'aide, il en conclut qu'il devrait la lui proposer. Il n'alla cependant pas vers elle - cela aurait équivalu à l'avoir cherchée dans la bibliothèque - mais il attendit que ses pas la ramènent naturellement de son côté pour déclarer poliment, d'une voix neutre, comme si c'était la seule d'usage dans ce lieu abandonné:
- Bonjour. Vous cherchez quelque chose? Je peux peut-être vous aider?
Ses derniers mots hésitaient à prendre un ton interrogatif. D'ailleurs c'était peut-être une question. Parce qu'elle n'avait peut-être pas envie qu'il l'aide, elle avait peut-être envie de trouver ce qu'elle cherchait sans l'intervention de quiconque. Mais combien de temps aurait-il pu décemment l'observer s'agiter entre les rayons sans lui poser cette question légitime? Il était censé rendre service aux clients, après tout.

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyJeu 8 Aoû - 17:23

Quand la voix s'éleva dans la salle jusque-là silencieuse, Birdy releva la tête pour s'assurer que c'était bien à elle qu'il s'adressait. C'est alors que leurs regards se croisèrent et la belle blonde se demanda si elle n'avait pas halluciné sa question. Rien ne pouvait la laisser penser que ça s'était passé dans sa tête, elle avait compris qu'il travaillait ici et sa question était donc légitime, sans compter qu'il la regardait et ça laissait bien deviner qu'il attendait une quelconque réponse de sa part - mais elle l'avait remarqué depuis quelques temps et jamais encore il ne lui avait adressé la parole alors qu'elle avait souvent senti son regard sur elle. « Non merci, je vais me débrouiller. » Premier réflexe : refuser toute aide qui se présentait à elle. Depuis la nuit des temps, Birdy avait appris à ne compter que sur elle-même ; et sur son mari, aussi, de qui elle avait beaucoup dépendu. Depuis sa disparition, la belle avait évité les nouvelles rencontres et les questions trop personnelles, si bien que même les questions banales étaient devenues dangereuses à ses yeux. Voilà quelques semaines qu'elle se trouvait à Windmont Bay et elle avait bien compris que les habitants d'ici étaient bien trop curieux et qu'une question en apparence innocente pouvait en cacher une autre. Mais la question de l'inconnu n'avait rien de dangereuse, elle venait d'un sentiment de partage, d'aide, et Birdy se sentit idiote de l'avoir remercié avec un sourire froid et poli, comme elle en avait l'habitude. L'homme avait déjà tourné les talons pour vaquer à ses occupations et elle se sentit coupable - l'avait-elle vexé ? S'en fichait-il car il ne lui avait proposé son aide que pour passer le temps, pour remplir les fonctions attachées à son poste de bibliothécaire ? Elle se pinça les lèvres, coupable, et il ne lui fallut pas plus de quelques pas pour qu'elle ne revienne sur sa décision. Faisant demi-tour, elle s'approcha de l'homme qui lui tournait maintenant le dos, hésita à poser une main délicate et hésitante sur son épaule pour attirer son attention avant de se rétracter et de l'interpeller verbalement. « Je cherche des archives de journaux locaux, je ne sais pas si vous avez ça. Même s'ils datent de quelques années, ça m'irait. » Elle se doutait bien que la ville avait bien changé ces dernières années, comme partout, les choses évoluaient si rapidement aujourd'hui et elle ne voyait pas pourquoi une petite bourgade resterait dans le passé quand le reste du monde était déjà dans le futur. Des commerces avaient dû fermer, d'autres avaient dû voir le jour, mais elle ne cherchait rien de précis dans ces vieilles coupures de journaux, simplement une quelconque inspiration pour sa vie future : elle espérait que lire les annonces d'emploi, anciennes ou récentes, lui donneraient des idées sur ce qu'elle avait envie de faire ces prochaines années. « Si vous n'avez rien, ce n'est pas grave. » Elle ne voulait pas insister, elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle allait faire partie de ces clients insatisfaits qui ne reviendraient plus jamais si elle n'obtenait pas ce qu'elle voulait ; elle n'était pas vraiment pressée de trouver un emploi, elle trouverait bien une autre façon de s'inspirer, peut-être en errant dans les rues de la ville à la recherche de la moindre pancarte dans une vitrine de commerce. Si l'inconnu lui disait qu'ils n'avaient rien de ce genre-là, elle flânerait encore quelques instants en ce lieu saint, jetterait son dévolu sur un nouveau livre qu'elle commencerait à peine avant d'aller se balader quelques minutes et de rejoindre la maison des Westerberg, Birdy s'efforçant de rentrer à une heure raisonnable, généralement en fin d'après-midi quand tout le monde finissait le travail - après tout, elle était censée en avoir un, il fallait qu'elle joue le jeu.

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyMar 13 Aoû - 16:52

Tobias n'était pas timide. On aurait sans doute pu le croire, avec sa propension à rester en retrait, à ne pas se faire remarquer, à voguer dans son monde intérieur, mais il n'avait en réalité aucun mal à parler aux autres, ni en public - même s'il ne faisait le dernier que contraint et forcé. Parce que généralement, quand on requérait sa prise de parole devant un parterre de gens, c'était à la paroisse de son père. Or, depuis un moment déjà, Dieu et Tobias, ils n'étaient plus vraiment sur la même longueur d'onde ou, plutôt, le jeune Shaw n'en avait plus grand-chose à faire de cette entité abstraite qui dictait la vie de beaucoup trop de monde à son goût. Et ça valait pour n'importe quelle religion, pour n'importe quelle croyance basée sur du vent, selon lui. C'étaient des fables que les gens se racontaient et si parfois leur but était honorable (aimer son prochain, c'était bien beau et certains y croyaient fermement, Tobias les admirait pour leur conviction... ou leur naïveté), l'Être Suprême était souvent un moyen de contrôler les gens. Leur dire quoi faire, quoi dire, quoi lire, quoi penser. Et c'était cela qui dérangeait énormément le jeune homme: pas le fait que les gens choisissent leurs actes de bonté en suivant les préceptes d'une religion, mais le fait que cela devienne l'élément fondateur, sans remise en question, sans réflexion. Tobias avait parfois l'impression que son père se doutait de la fébrilité de la foi de son fils mais, après, ça faisait aussi un moment que son père et lui n'étaient plus vraiment d'accord sur grand-chose. Bizarrement (ou pas), les deux moments (celui de la naissance des doutes de Tobias et celui où son père avait commencé à le traiter différemment) coïncidaient très nettement. Et pour cause, aurait songé Tobias s'il avait fait le rapprochement à ce moment-là. Mais le garçon avait la tête ailleurs, l'attention dirigée vers la demoiselle qui errait entre les rayons et qu'il venait d'aborder, poliment, parce que c'était son rôle et parce que c'était dans sa nature, aussi.
La réponse de la jeune femme avait ce petit quelque chose qui poussait à ne pas insister. Il ne l'aurait déjà pas fait en temps normal mais au ton qu'elle employa, il eut davantage l'impression de la gêner - dans sa quête, pas en l'embarrassant - et il pinça les lèvres en un drôle de sourire qui avait l'air de dire: pas de problème, message reçu, je ne vous importunerai plus. Il eut même un frémissement d'épaules, qui s'apparentait à un haussement avorté.
- Très bien. N'hésitez pas, si jamais. Je suis là pour ça, conclut-il, toujours avec le même flegme.
Tobias attrapa un livre et se détourna de la jeune femme pour reprendre son rangement, ses gestes ayant la lenteur d'un paresseux. Déjà, son esprit repartit se perdre dans les méandres de ses pensées fugitives et nébuleuses - il pensait souvent au cauchemar récurrent qu'il faisait, celui avec le lac, avec Caleb et Juliet; parfois il se remémorait son enfance ou les heures interminables à lire des passages de la Bible - et quand la voix féminine s'éleva à nouveau, il lui fallut une poignée de secondes pour analyser ce qu'elle venait de lui dire. Se tournant vers elle d'un air désorienté, Tobias battit des paupières et demanda:
- Pardon ? Mais entre-temps, les mots avaient pris forme, avaient été associé à la requête formulée et il s'exclama: Les archives des journaux locaux ?
Comme si cela n'existait pas. Il s'interrogea brièvement sur l'étrangeté de cette demande: était-elle une journaliste, une détective privée, une historienne ? Que pouvait-elle vouloir déterrer dans les archives ? Mais ça ne le regardait pas, évidemment, et Tobias posa l'ouvrage qu'il tenait en main avant de poursuivre:
- Mmmh, les journaux récents, jusqu'au mois dernier, sont classés près du hall. Pour les plus anciens, ils sont archivés au sous-sol, mais tout est numérisé. On ne va chercher les versions papier que sur demande et il faut compter un jour ou deux avant de pouvoir les consulter. Généralement, les gens se contentent des versions numériques.
Tobias dévisagea la demoiselle un instant, indécis, ignorant si ça lui suffisait ou si elle avait besoin de plus d'informations.
- Je peux vous montrer où se trouvent les ordinateurs, si vous voulez? C'est dans une pièce voisine. Il faut juste que j'aille chercher la clé à l'accueil.
Il avait été à deux doigts de lui proposer une démonstration mais il s'était arrêté à temps: après tout, elle avait son âge et le système était facile à utiliser et intuitif. Il n'avait pas affaire aux mamies de Windmont Bay, ce qui était davantage dans ses habitudes.

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyMer 21 Aoû - 10:53

Cette manie qu'elle avait de ne compter que sur elle-même, de refuser toute aide qui se présentait à elle. Le jeune homme ne faisait que faire son travail en lui proposant de la guider à travers la bibliothèque et elle l'avait tout bonnement envoyé paître, de façon polie mais tout de même. Birdy regretta rapidement son choix de se débrouiller par elle-même ; il y avait déjà tout un tas de sales rumeurs qui traînaient sur son compte et ce n'était pas en se mettant les habitants de Windmont Bay à dos qu'elle allait réussir à échapper au radar de vieilles commères comme Agnes Baker. Alors elle fit demi-tour et alla demander de l'aide au jeune bibliothécaire, lui demandant s'ils gardaient d'anciennes éditions de journaux en stock. Son étonnement était évidemment mais la blonde n'était pas surprise qu'il n'entende pas une telle requête tous les jours - après tout, quel intérêt y avait-il à revisiter d'anciens journaux quand l'actualité changeait aujourd'hui minute par minute ? Mais Birdy fut agréablement surprise quand il lui expliqua le fonctionnement des archives du journal local et elle esquissa un léger sourire reconnaissant, presque pour s'excuser d'avoir parue aussi froide au premier abord. « Je peux me contenter des journaux récents, je ne recherche rien de particulier. » Elle craignait néanmoins que les plus récents ne contiennent pas ce qu'elle cherchait - dans un monde où internet était roi, les petites annonces existaient-elles toujours ? Elle était à Windmont Bay, la petite bourgade était bien à part du reste du monde et n'avait rien à voir avec une ville moderne comme Brisbane, mais étaient-ils en retard au point de rester local dans leurs recherches d'emploi au lieu de se mettre à LinkedIn comme tout le monde ? « Je veux bien, oui, si ça ne vous embête pas. » En utilisant l'ordinateur, elle aurait tout le loisir de naviguer entre les différents journaux, les différentes périodes, puisant des idées ça et là. Alors la belle attendit que l'homme revienne avec les clés pour le suivre dans la salle voisine, qui était déserte. Tandis qu'il s'affairait à allumer l'ordinateur, Birdy l'observa d'un oeil attentif. Elle se demanda alors s'il était étudiant, si ce job de bibliothécaire était un moyen comme un autre de financer son éducation supérieure, s'il essayait simplement de garder la tête hors de l'eau avec un métier qui ne se différenciait pas d'un autre, ou s'il était passionné par ce qu'il faisait. Elle aurait voulu lui poser la question mais elle n'osa pas, pas encore ; ça faisait si longtemps qu'elle n'avait pas essayé de sympathiser avec quelqu'un, enfermée dans sa tristesse et sa méfiance, elle ne savait plus comment faire. « Je ne suis pas très douée en informatique... Vous voulez bien m'aider ? » C'était un demi-mensonge, une demi-vérité. Birdy n'avait jamais suivi l'attrait pour les nouvelles technologies, son Nokia 3310 lui avait bien suffi durant des années, elle n'avait jamais possédé un smartphone de quelconque marque ni même d'ordinateur. Elle s'en était néanmoins déjà servi et elle était intelligente, bien sûr qu'elle pouvait s'en sortir seule, comprendre le fonctionnement d'une telle machine - mais elle n'avait pas tout à fait envie que le bibliothécaire la laisse seule dans cette immense salle : pour la première fois depuis longtemps, la compagnie d'autrui ne la dérangeait pas.

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyDim 25 Aoû - 21:34

En réalité, il ne se souvenait plus de la dernière fois où quelqu'un avait voulu consulter les archives des journaux (version papier). Parfois, pour une recherche ou l'autre, un élève du lycée venait demander l'accès à l'ordinateur pour consulter un article en particulier ou explorer une thématique. La plupart du temps, c'était pour illustrer une présentation orale devant la classe - Tobias le savait bien, il était passé par là. Miss Egleton n'acceptait cependant plus que deux ou trois adolescents à la fois (et chacun devait travailler sur un poste différent) parce qu'il était arrivé qu'un groupe perturbe l'atmosphère studieuse et calme de la bibliothèque avec leurs cris et gloussements. Le problème ne se poserait à l'évidence pas avec la demoiselle qui, jusqu'à aujourd'hui, ne lui avait même pas fait la grâce d'entendre sa voix. De plus, il devenait exceptionnel qu'un foyer ne possède aucun accès à Internet et une visite dans les allées de son lieu de travail devenait dès lors obsolète. D'un côté, ça désolait un peu Tobias qui se disait qu'un jour ou l'autre, l'endroit devrait fermer, faute de gens - contrairement à la paroisse paternelle, songea le jeune Shaw avec une légère amertume, qui ne désemplissait pas - et dans quoi pourrait-il se reconvertir ? La réponse s'insinua bien dans son esprit mais il la chassa vivement. Il était tout simplement hors de question qu'il suive les traces de son père.
L'inconnue sourit et, spontanément, Tobias sourit à son tour, content d'avoir pu l'aider - et peut-être aussi d'avoir brisé le mur invisible qui les séparait depuis le jour où il l'avait aperçue pour la première fois, attablée, le nez plongé dans un livre. Il n'avait jamais trouvé un moyen ou une excuse pour l'aborder et voilà que le prétexte s'était présenté de lui-même. Il n'avait pourtant aucune idée derrière la tête, aucun plan de drague (il avait toujours été nul dans le domaine), aucune curiosité mal placée. Il avait juste voulu pouvoir initier une discussion, afin qu'il puisse la saluer les fois suivantes où elle viendrait à la bibliothèque - puisqu'il lui semblait que c'était devenu une sorte d'habitude pour elle. Quant à savoir la raison qui la poussait à s'isoler dans un lieu pareil, en plein été qui plus est, alors qu'elle aurait pu aller lire n'importe où au soleil, ce qui aurait été bien plus agréable, Tobias ne cherchait pas à la savoir. Il avait assez des commérages qui pullulaient chaque dimanche pour vouloir y participer d'une quelconque manière. Il n'empêchait qu'il était intrigué par la présence soudaine de cette fille qu'il n'avait jamais vue à Windmont Bay auparavant. Il se jugeait assez physionomiste pour se souvenir d'elle s'il l'avait aperçue, à la messe ou ailleurs. Mais jamais le jeune homme ne l'interrogerait, c'était certain.
- Pas de problème, je vais chercher la clé, lui assura-t-il, abandonnant promptement sa tâche actuelle pour aller à l'accueil.
Lorsqu'il approcha du bureau, Miss Egleton leva à peine le nez des livres qu'elle encodait dans leur base de données et se contenta d'un hochement de la tête lorsqu'il déclara avoir besoin du sésame pour la salle des archives numériques. Depuis le temps qu'ils travaillaient ensemble, Tobias avait presque l'impression qu'ils fonctionnaient comme un vieux couple - sans avoir besoin de vraiment parler pour se comprendre. Et le jeune homme s'empressa donc de retourner auprès de la demoiselle avant de lui indiquer le chemin de la salle adjacente.
Tobias pressa l'interrupteur et les néons clignotèrent comme s'il s'agissait d'une vieille cave désaffectée. Pourtant, dans la pièce, tout était bien rangé et il se dirigea vers l'ordinateur de la rangée du milieu, afin qu'elle ait l'intimité qu'elle voulait pour faire ses recherches - le poste le plus proche lui aurait fait tourner le dos à la porte et n'importe qui aurait eu pleine vue sur son écran. Non pas qu'il la soupçonne d'être en quête d'informations sensibles mais il était le premier à détester qu'on regarde par-dessus son épaule, alors il préservait au mieux les autres de ce genre d'inconfort.
- Voilà, c'est prêt, finit-il par annoncer en se redressant avant d'acquiescer lorsqu'elle demanda son aide. Bien sûr. Venez, je vais vous montrer. Vous allez voir, c'est très intuitif.
Il se recula d'un pas pour la laisser s'asseoir et désigna différentes sections de l'écran:
- La partie à gauche, ici, gardera en mémoire vos recherches, si jamais vous voulez retrouver un article consulté. La barre, là, sert évidemment à encoder votre recherche. Vous pouvez taper des mots clés. Si vous cherchez une expression précise, il faut la mettre entre guillements, sinon vous pouvez simplement aligner les mots en les séparant d'une virgule. Une fois que c'est fait, vous pressez la touche ENTER et les suggestions apparaitront. Si vous voulez affiner votre recherche, vous pouvez cliquer sur le menu déroulant, ici à droite, et cocher par exemple une période ou un journal en particuliers. Vous pouvez imprimer trois pages gratuitement. Après, si vous désirez en faire plus, il faut demander une carte à Miss Egleton, elle la recharge et vous pouvez lancer l'impression de nouveaux documents.
Tobias pensait avoir dit l'essentiel et hésita à la laisser se débrouiller et s'occuper à son aise de ses recherches personnelles. Il ne put toutefois s'empêcher de faire une plaisanterie en disant un peu plus bas, comme sur le ton de la confidence:
- L'historique des recherches est effacé chaque soir, c'est une information qui peut être très utile. Puis, comme il réalisait qu'elle pourrait croire qu'il la jugeait d'une quelconque manière, Tobias s'empressa d'ajouter. Enfin je ne dis pas que vous devez cacher ce que vous chercher. C'est juste que... eh bien... je sais d'expérience qu'il est parfois tentant de faire des recherches ciblées qui pourraient interloquer. En cherchant des articles sur certaines personnes de notre communauté, par exemple...
Oh, il ne disait pas qu'il faisait partie de ceux qui avaient tapé "AGNES BAKER" dans la barre de recherche, en quête de détails croustillants pour (éventuellement) se venger de l'une de ses médisances, mais il n'allait pas mentir: il lui était arrivé d'inscrire des noms au hasard, mais c'était plus par ennui que par réel désir de nuire. Bizarrement, il n'avait jamais tapé son propre nom, tant il se sentait transparent et insignifiant, invisible dans l'ombre de son pasteur de père.

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptySam 7 Sep - 12:09

La belle se retrouva à patienter près de la porte fermée à clé, ne sachant que faire de son corps en attendant le retour du jeune bibliothécaire. Elle entreprit alors de faire quelques pas en direction de l'allée la plus proche, caressant du bout des doigts les livres qui se trouvaient sur l'étagère à sa hauteur. Elle n'avait pas toujours aimé les livres, cette passion s'était imposée à elle après la mort de Daniel alors qu'elle était à la recherche de la moindre distraction - se plonger dans des histoires qui n'étaient pas les siennes avait fait l'affaire, et Birdy se retrouvait souvent à venir à la bibliothèque désormais, où elle dévorait les livres sur place sans jamais en ramener un chez elle, appréciant le calme d'un tel lieu où elle pouvait s'imprégner de l'histoire sans qu'aucun élément extérieur ne vienne l'arracher au monde imaginaire auquel elle voulait appartenir l'espace de quelques heures.
Quand enfin l'homme revint vers elle, Birdy esquissa un sourire poli et le suivit dans la pièce adjacente, complètement vide. Le fait qu'il choisisse un ordinateur loin de la porte d'entrée ne passa pas inaperçu et elle apprécia l'attention ; elle n'avait pourtant rien à cacher, elle se fichait bien que des regards curieux s'intéressent à ce qu'elle regardait sur l'ordinateur, mais il avait pensé qu'elle voudrait une certaine discrétion et ça en disait long sur lui. « Merci... » Elle fronça les sourcils face à ce flot d'informations, elle avait essayé d'enregistrer tout ce qu'il lui avait dit mais elle n'était pas sûre que ce soit le cas, elle n'avait pas l'habitude de naviguer sur un ordinateur et elle avait peur de ne pas avoir tout compris, mais ça ne pouvait pas être bien difficile, si ? D'abord honteuse à l'idée qu'il pense qu'elle veuille cacher ce qu'elle était venue faire ici, elle finit par être attendrie par ses propos, par sa façon qu'il avait de lui faire comprendre qu'il ne la jugeait pas. Elle se pinça les lèvres pour cacher son sourire puis finit par hausser les épaules. « Je ne saurais pas qui rechercher, pour être honnête, je ne connais pas grand monde ici. » Elle ne connaissait pas le nom de la plupart des habitants de cette ville et leur vie ne l'intéressait de toute façon pas : elle voulait être discrète, ce n'était pas pour se mêler de ce qui ne la regardait pas (ne fais pas à autrui ce que tu ne voudrais pas qu'il te fasse). « Au cas où ça ne s'entendrait pas, je ne suis pas d'ici. » Elle esquissa un sourire amusé car sûrement avait-il repéré son accent australien - sans compter qu'elle n'avait jamais mis les pieds ici avant il y a quelques semaines et qu'elle avait bien conscience d'avoir l'air perdue la plupart du temps, elle avait tout l'attirail de la nouvelle. Birdy se tourna alors vers l'ordinateur, se demandant par où commencer pour obtenir ce qu'elle voulait, avant de se rappeler qu'elle avait à côté d'elle quelqu'un qui devait en savoir pas mal sur la ville. « Vous êtes natif d'ici ? » Avant qu'il ne pense qu'elle essayait de faire la conversation sans raison - ce qui n'aurait pas été si terrible, finalement - Birdy s'empressa d'enchaîner en expliquant ce qui la poussait à poser une telle question. « Vous pouvez peut-être m'aider, vous aussi. Je cherche un travail mais je ne sais pas ce qu'il y a à faire ici. Je pensais que les annonces dans les journaux me donneraient des idées. » Énoncée à haute voix, son idée lui semblait stupide, mais maintenant qu'elle était là elle pouvait bien se renseigner, et qui de mieux qu'un local pour lui parler des emplois à pourvoir ou des jobs spécifiques à la région ou à la communauté ? Certainement que dans une petite bourgade comme celle-là, il n'y avait pas autant de choix que dans les grandes villes ni les mêmes besoins.

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Tobias Shaw

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptySam 7 Sep - 21:01

En fait, il y avait longtemps qu’il n’avait plus espionné le passé de quiconque. Cela l’avait amusé, au début, quand il avait commencé à travailler à la bibliothèque, sous la supervision de Miss Egleton. Il y avait eu un goût d’interdit à taper des noms dans la barre de recherche, il y avait eu une forme de voyeurisme, aussi, il devait en convenir. Mais s’il avait un jour découvert quelque information au sujet d’une personne en particulier, celle-ci était restée logée dans sa tête. Il n’avait jamais eu l’intention de nuire à quiconque. Ensuite, il avait fallu qu’il s’ennuie comme un rat mort pour qu’il en arrive à lire de vieux articles. Il préférait encore lire dans un coin plutôt que de fouiner dans la vie des autres. Il n’aurait pas aimé qu’on fouille dans sa vie et préférait donc ne pas le faire aux autres. D’ailleurs, la plupart des choses qu’il savait, il les avait découvertes contre son gré, en étant pris à partie dans une conversation ou en surprenant une discussion entre deux fidèles de la paroisse de son père. Et il avait beau faire ce qu’il voulait, il ne pouvait fermer les écoutilles ni éteindre la pointe de curiosité qui le taquinait quand il avait la sensation qu’un honteux secret pouvait être révélé au détour d’un mot ou du ton d’une parole. Mais il pouvait comprendre que ça puisse être tentant, d’aller chercher une information facile, quelque chose qui puisse servir ou non, quelque chose qui puisse amuser ou choquer, au choix. Qui était-il pour juger ce que faisaient les autres? Il avait son lot de casseroles, il ne se sentait pas le moins du monde légitime quand il s’agissait de classifier les incartades des uns et des autres - ce que son père ne se privait pas de faire, pourtant, comme s’il était lui-même parfait et irréprochable. A coup sûr, il devait cacher des choses, non? Tout le monde avait un secret, Tobias le savait.
- Vous avez bien de la chance, ne put s’empêcher de souffler Tobias, sans y réfléchir, avant de se racler la gorge d’un air embarrassé.
C’était le garçon au centre de l’attention qui parlait. Il ne voulait en aucun cas donner une mauvaise image des habitants de Windmont Bay, mais à avoir grandi avec cette impression d'être sous le microscope de chacun d’eux, Tobias en avait nourri une certaine amertume. Ce qui était paradoxal, c’était qu’il se sentait aussi insignifiant et transparent. Il ne devait pas être facile de concevoir la sensation d’être invisible et le point où convergeaient les discussions dès qu’il était dans les parages. C’était comme si les gens se sentaient obligés de lui parler, de s’intéresser à sa vie, sous prétexte qu’il était le fils du pasteur. Il aurait préféré qu’on l’ignore, qu’on le laisse mener sa vie, qu’on ne le congratule pas pour les sermons de son père, qu’on ne cherche pas à le caresser dans le sens du poil alors qu’il savait que la plupart trouvait son choix de carrière hasardeux et sans ambition. Mais Tobias était heureux parmi les livres: eux, au moins, ne l’accablaient pas de reproches, ni d’attentes. Ils étaient des compagnons silencieux et qui pourtant n’avaient qu’à ouvrir leurs pages pour l’emmener ailleurs, le faire rêver, lui faire oublier sa stagnation. Alors il songeait que la jeune femme avait de la chance de ne pas connaître grand-monde, mais peut-être aspirait-elle au contraire à découvrir les gens du coin. Se sentait-elle seule? Ou trouvait-elle le même genre de refuge que lui entre ces rangées d’étagères? Tobias n’en savait rien, il ne cherchait pas à se trouver des points communs avec l’inconnue, il s’interrogeait, mais ça n’allait pas beaucoup plus loin, et quand elle fit allusion à son accent, il acquiesça de la tête:
- Si, ça s’entend, en convint-il. Cela a de quoi surprendre, dans une petite ville comme la nôtre. Les accents étrangers, ça ne passe pas inaperçu, même s’il me semble qu’on en entend davantage ces derniers temps.
Il se rappelait avoir capté quelque accent anglais, par ici, ou du sud, par-là. Cela avait toujours un drôle d’effet car il avait alors l’impression que c’était une télévision qui avait été mise en marche, mais les voix étaient bien présentes et il suffisait de tourner la tête pour identifier les gens qui parlaient différemment. Tobias haussa les épaules et eut un petit rire distrait:
- Peut-être qu’on devient une destination de prédilection, sans même le savoir? Même si je ne vois pas trop ce qui peut attirer des étrangers à Windmont Bay.
Après tout, leur petite ville était assez banale - si on excluait les enlèvements qui avaient secoué la presse locale l’année précédente, ou les incendies qui faisaient la une, ces derniers mois - l’océan était sûrement plus beau plus au sud, en Californie, la forêt qui les cernait n’était pas particulièrement exotique et le phare n’était à son sens pas si intéressant que ça. Alors il se le demandait sincèrement, Tobias Shaw: qu’est-ce qui poussait les gens à venir ici? Il fut à deux doigts de le demander à l’inconnue mais celle-ci le devança.
- Oui, comme les trois générations précédentes de Shaw, avoua-t-il avec une moue étrange.
Il s’appuya à la table derrière lui et fixa la pointe de ses chaussures. Il espérait qu’elle ne le voyait pas comme un paumé d’un trou paumé, dont la vie se résumait à cet endroit silencieux et désert, même si, en somme, c’était exactement ce qu’il était. Paumé. Sans aucune idée de ce qu’il voulait faire de sa vie.
- Les annonces dans les vieux journaux? s’étonna-t-il, ne cachant pas sa perplexité, les sourcils légèrement haussés. Vous cherchez dans quel domaine? Je peux peut-être me renseigner. Mon père est le pasteur de la ville, les gens lui parlent énormément, il est souvent au courant de ce genre de choses.
Cela ne lui plaisait pas vraiment, de devoir se tourner vers son père, mais s’il pouvait aider cette jeune femme, il ne manquerait pas de le faire.
- A la mairie, il y a aussi un panneau d’affichage qui est régulièrement mis à jour. Et puis sinon… Enfin, si vous aimez les livres et les endroits calmes, je crois que Miss Egleton ne serait pas contre engager quelqu’un. Non pas qu’on soit débordés mais… mais je crois qu’elle aimerait bien avoir une sorte de… de relève? De voir des jeunes perpétuer son travail, je veux dire. C’est juste une idée.
Miss Egleton avait en réalité quelques projets pour redynamiser la bibliothèque mais cela demandait de l’énergie, des bras, des idées et à eux deux, ça faisait un peu maigre. Mais peut-être qu’avec une troisième personne, ça lui donnerait un regain d’enthousiasme pour son projet?
L’inconnue avait sûrement mieux à faire, cependant, mais cela n’empêcha pas Tobias de la considérer avec curiosité, guettant sa réaction, les bras croisés, alors qu’il se rongeait distraitement les ongles.

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyMar 10 Sep - 16:09

C'est par réflexe que Birdy fronça les sourcils à la suite de sa remarque, avant de vite reprendre un visage impassible ; elle ne voulait pas qu'il aille croire qu'elle le jugeait ou le trouvait bizarre, elle se demandait juste pourquoi il lui enviait le fait qu'elle ne connaisse personne en ville. Elle était certes tranquille mais ça avait son lot de désagréments. « De la chance ? Ce n'est pas vraiment le mot que j'emploierais. Les regards sont beaucoup trop curieux si vous voulez mon avis, une certaine Agnes Baker a déjà colporté de sales rumeurs sur mon compte, et puis... c'est une vie de solitude. » Sa voix s'assombrit sur la fin et son regard se baissa pour cacher sa soudaine vulnérabilité à son interlocuteur. C'était pourtant ce qu'elle était venue chercher ici, un havre de paix, un endroit tranquille où elle pourrait se reposer et faire son deuil à son rythme. Seulement elle était passée de tout à rien, avait perdu son mari et meilleur ami, celui qui avait partagé sa vie tous les jours ces dernières années ; alors même si les autres n'avaient jamais vraiment été importants à ses yeux, qu'elle n'avait pas eu grand monde dans sa vie à part Daniel, elle n'avait jamais été seule jusqu'au jour où elle l'avait perdu subitement et c'était un changement de vie auquel elle avait du mal à se faire. « Pour être honnête, je n'aurais jamais entendu parler de Windmont Bay si mon oncle ne s'y était pas installé. » Elle connaissait les États-Unis, un pays omniprésent dans les médias, mais c'était souvent les noms des grandes métropoles qui attiraient le public étranger. Cette petite bourgade de l'Oregon était inconnue de la plupart des touristes et Birdy n'aurait jamais eu l'idée d'y mettre les pieds si Sören n'y habitait pas - elle n'avait même jamais su le nom de la ville avant qu'elle n'exprime son intention de l'y rejoindre, quand elle avait eu besoin de l'information précise pour y déposer ses bagages. « Mais c'est une bonne chose, non ? » Il venait de lui confirmer qu'il était natif de Wintmont Bay, comme son père et son grand-père avant lui, elle était donc curieuse de savoir ce qu'il pensait de toutes ces arrivées, elle n'en était elle-même pas consciente puisqu'elle faisait partie de ce lot de nouveaux habitants mais elle voulait bien le croire. Windmont Bay qui devenait une ville en pleine expansion, qui attirait le tourisme de masse, certainement que les natifs avaient un avis bien tranché sur la question et Birdy voulait savoir ce qu'en pensait son interlocuteur, s'il penchait du côté positif ou négatif de la balance. Il était jeune, sûrement avait-il plus ou moins son âge, elle ne l'imaginait pas ne pas apprécier toute la nouveauté qu'offrait une nouvelle population mais peut-être se trompait-elle. « Pasteur ? Wow. Vous ne devez pas passer inaperçu par ici. » Un léger sourire étira ses lèvres rosées alors qu'elle comprenait plus que jamais la remarque qu'il lui avait faite un peu plus tôt, lui faisant comprendre qu'il enviait l'anonymat qu'elle avait en ville. Elle venait d'une grande ville et pourtant même elle comprenait qu'un tel statut devait apporter son lot d'inconvénients, comme le fait que tout le monde savait qui il était. Fils de pasteur, il devait également avoir beaucoup de pression sur les épaules, ne pas avoir droit à l'erreur. « Et comment est-il ? » Elle lui posa cette question d'une voix hésitante, comme si elle n'osait pas aborder le sujet : c'était à double tranchant, ou bien il s'entendait avec son père et était très investi dans l'église, ou bien avait-il fait le choix de s'en détacher et décevoir sa famille. Le monde n'était pas tout noir ou tout blanc et peut-être existait-il un juste milieu dans lequel il se trouvait, mais elle préférait s'expliquer avant de créer un froid entre eux - ce serait dommage, ils commençaient à peine à se connaître. « Je ne veux pas paraître trop curieuse, seulement je me suis inscrite au club de religion et... j'imagine que je vais l'y croiser. » Le pasteur avait-il même le temps d'animer un tel groupe ou déléguait-il ce qu'il pensait ne pas être aussi important que le reste ?
Quand son interlocuteur lui parla d'un possible poste à la bibliothèque, le regard de Birdy s'illumina et elle se redressa, animée d'un nouvel espoir qu'elle n'avait pas ressenti depuis longtemps. « Vous pensez vraiment qu'elle voudrait de moi ? » Elle adorait les livres, y avait trouvé refuge après la mort de Daniel et ne s'en passait plus depuis ; bien trop souvent on pouvait la retrouver dans les allées de cette bibliothèque locale et sûrement que le jeune bibliothécaire l'avait repérée bien avant de venir lui parler un peu plus tôt dans la journée. Venir ici pour travailler serait un luxe qu'elle n'osait pas espérer. « Est-ce que vous pourriez... organiser une réunion entre elle et moi ? Si vous ne voulez pas vous porter garant pour moi je peux totalement le comprendre. » Elle ne voulait pas s'imposer à lui alors qu'il ne la connaissait pas, il ne voulait probablement pas prendre le risque de la recommander à sa patronne alors qu'elle n'était peut-être pas faite pour travailler avec eux, seulement elle ne connaissait personne en ville et elle ne serait pas contre un petit coup de pouce.

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyDim 29 Sep - 11:23

Lorsqu’il était lycéen, Tobias avait toujours fait partie d’un groupe, qu’il s’agisse des enfants de la chorale (passage obligatoire lorsqu’on était fils de pasteur, évidemment), d’un comité quelconque à l’école ou que ce soit pour s’investir dans une oeuvre caritative. Avec l’âge, il avait fini par s’éloigner de ces activités pour se tourner naturellement vers les livres et il se disait parfois que le jour où il quitterait le cocon familial, il pourrait réellement choisir sa voie. A ce stade, il avait conscience de contrecarrer quelque peu les plans de son père mais il n’en déviait pas totalement et le pasteur gardait sans doute l’espoir de lui faire entendre raison - ou de le faire rentrer dans les rangs pour assurer son rôle de fils d’homme d’Eglise (et influent donc). Or, si Tobias n’avait pas encore évoqué sa crise personnelle, elle n’en restait pas moins réelle et il se demandait souvent si son père ne s’en doutait pas, même s’il feignait le contraire. Peut-être qu’à force de nier l’évidence, le trouble passerait. Tous les enfants de Dieu passaient par une période de doute, après tout, l’important était qu’ils retrouvent leur chemin vers la foi (le plus tôt était le mieux mais mieux valait tard que jamais, comme l’annonçait le célèbre dicton). Pourtant, Tobias ne voyait pas comment faire demi-tour maintenant qu’il s’était engagé sur cette voie de remise en question et contrairement à ce que son père s’imaginait, le doute ne datait pas d’hier mais d’une décennie. Il avait juste mis longtemps à germer mais il était bel et bien là, désormais, et son père ne pourrait rien y faire. Tobias ne savait pas s’il en était rassuré ou effrayé.
- Ah oui, Mrs Baker… Je suis désolé de vous l’apprendre mais c’est malheureusement quelque chose d’inévitable. Je ne suis pas sûr que quelqu’un ait déjà échappé à ses commérages. Et elle recommencera sans doute, elle ne s’en tient généralement pas qu’à un coup d’essai. Il vaut mieux l’ignorer et ne pas lui donner trop de crédit, ça lui fait trop plaisir.
Des paroles sages en apparence mais Tobias savait à quel point il était dur de ne pas être atteint par les mots de la mamie vipérine.
- Entre nous, je crois qu’elle perd un peu la boule et qu’elle commence à mélanger tout ce qu’elle entend.
Tobias avait glissé une main en paravent autour de sa bouche, comme s’il craignait que les oreilles de la vieille dame trainent non loin. Il eut un petit sourire compatissant puis il se redressa. Pour quelqu’un qui avait grandi à Windmont Bay et qui avait dû jouer les garçons polis auprès de l’octogénaire, Tobias ne se formalisait plus de ce qu’elle racontait - sans doute parce que ça faisait un moment qu’il n’avait plus entendu son nom être sifflé par la langue insatiable en ragots. Mais il n’était à l’abri de rien et n’aspirait pas à être dans le collimateur d’Agnes. Quant à savoir où elle allait pêcher tout ce qu’elle entendait, Tobias se l’était souvent demandé mais n’avait jamais découvert le secret de la vieille dame.
- Votre oncle? Qui est-ce? ne put-il s’empêcher de demander, presque certain qu’il verrait au moins de qui il s’agissait à défaut de le connaître.
Il avait beau avoir grandi dans cette petite ville côtière, il n’en connaissait pas chaque habitant non plus. Quant à savoir si c’était une bonne chose, il n’en savait trop rien et il haussa les épaules en guise de réponse. Sans doute que oui, ça distrayait Agnes Baker, en tout cas, et avoir du sang neuf devait sûrement faire du bien à la ville. Ils étaient loin de frôler la consanguinité à force de rester entre eux, évidemment, mais Tobias se disait qu’un vent de fraîcheur ne ferait pas de mal à Windmont Bay et si celui-ci s’illustrait sous la forme d’une arrivée continue de gens venus des quatre coins du continent ou même de la planète, c’était mieux que si la ville se trouvait être la convoitise de quelque homme d’affaires qui désirerait agrandir et moderniser la région. Si la demoiselle espérait un avis plus élaboré, par contre, elle réaliserait bien vite que Tobias Shaw n’était pas du genre à se mouiller, préférant garder la neutralité. Un mécanisme de défense qu’il avait développé chez lui et qu’il étendait au reste de sa vie.
- Il est… patient… à l’écoute… Il offre généreusement ses conseils avisés… Il montre la voie… aux brevis égarées…
Tout cela pouvait à première vue passer pour un portrait élogieux mais l’arc de ses lèvres trahissait le cynisme de ses paroles. Il aurait tout aussi bien pu dire: il est patient avec quiconque ne vit pas sous son toit, il est à l’écoute de ses paroissiens mais qu’on ne lui demande pas d’être aussi attentif avec son menteur de fils, il offre ses conseils avisés même (et surtout) lorsqu’ils ne sont pas sollicités et il montre la voie et quiconque choisit de ne pas la suivre est un inconscient. Il était cependant hors de question qu’il critique son père devant une parfaite inconnue. A coup sûr, s’il lui prenait l’envie d’assister à une messe à la paroisse locale, elle tomberait sous le charme du pasteur, comme le reste des gens du coin.
- En effet, il y a de fortes chances que vous l’y croisiez. Il est très investi dans sa mission.
Tobias eut un sourire indéchiffrable et il fut ravi de passer à un autre sujet. Parler de son père ne l’enchantait pas particulièrement.
- Bien sûr, pourquoi ne voudrait-elle pas de vous? s’étonna le garçon. Miss Egleton est une femme remarquable. Elle m’a ouvert à tout un monde littéraire.
Et elle m’a offert un refuge, un lieu à moi, où je suis certain que mon père ne viendra pas. Mais cela aussi, Tobias le tut. Il ne voulait pas qu’elle décèle l’amertume qui tourbillonnait en lui.
- Pas de problème, je vais arranger ça. Peut-être pas aujourd’hui parce qu’elle aime bien être préparée mais je suis sûr que demain ou après-demain, elle pourra vous rencontrer. Si cela vous convient, évidemment. Ou à un autre moment. Il suffit de me dire ce qui vous irait le mieux.
Le jeune homme enfonça ses mains dans ses poches et haussa les épaules:
- Je lui dirai que je vous ai parlé de ses projets et si vous avez des idées pour donner envie aux gens d’aller à la bibliothèque, vous pourriez lui en parler? Je crois que ça lui ferait plaisir d’aborder ce sujet.

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It's funny how they say when you find someone, heart speeds up, time slows down. It's funny how you waits till the moment comes. Moment's here, moment's gone. Cause it's those lights, like somebody put that bluey on fire. Do you think there's anybody up high, looking down, watching us, wishing we'd enjoy the ride ?

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Birdy Plath

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyVen 11 Oct - 12:39

Birdy esquissa une grimace quand, au lieu de la rassurer, l'homme lui annonça qu'elle risquait bien d'être à nouveau la cible des commérages de la vieille dame. Elle n'avait aucune envie d'être une nouvelle fois sous le feu des projecteurs, peu importe que la vieille soit à côté de la plaque ou non, elle attirait le regard des curieux et les incitait à regarder dans telle ou telle direction et Birdy préférait que personne ne s'intéresse à elle, elle était bien mieux dans sa solitude. En arrivant à Windmont Bay, elle avait cherché la tranquillité et l'avait principalement trouvée mais s'était rendue compte aussi que les petites villes étaient si calmes que les habitants n'avaient souvent rien de mieux à faire que de se mêler de ce qui ne les regardait pas, sans compter qu'une nouvelle arrivée ne passait jamais inaperçue et que ça appelait à des questions un peu trop privées à son goût. Elle espérait donc que son interlocuteur avait tort et que la vieille Agnes la laisserait tranquille, du moins pour le moment.
« Sören Westerberg, vous le connaissez ? Il a une fille de notre âge, Juliet. » Notre âge. Elle ne lui avait pas demandé son âge (elle ne connaissait même pas son prénom) mais elle se doutait bien qu'il était plus ou moins aussi jeune qu'elle, il ne semblait pas beaucoup plus vieux. Elle avait parlé de Juliet car sans doute connaissait-il un peu mieux les jeunes que les personnes plus âgées. Curieuse, elle attendit avec impatience de savoir s'il les connaissait et s'il avait un semblant de relation avec eux. Sa famille faisait partie de la communauté de Windmont Bay et il n'était pas rare qu'elle se rende compte que ses nouvelles connaissances étaient familières avec son oncle et sa cousine. Ce fut ensuite au tour de l'inconnu de lui parler de sa famille et de lui avouer que son père était le pasteur de la ville, fait qui surprit Birdy, soudainement intéressée car inscrite au club de religion, plus par alibi que par conviction même si la belle s'était trouvé un nouvel intérêt pour l'église après la mort de Daniel. « J'ai hâte de le rencontrer. On se verra peut-être à l'un de ses services, alors. J'imagine que vous y allez souvent ? » Pour ne pas dire tous les jours, elle se doutait bien qu'il subissait une certaine pression associée au statut de fils de. Elle avait bon espoir de l'y croiser afin de ne pas se sentir trop seule, l'église était un endroit de communauté, de partage, et elle appréhendait le fait de se sentir trop seule le jour où elle déciderait de s'y rendre - si la solitude lui allait la plupart du temps, il y avait parfois des moments où elle aimerait faire partie d'un groupe, avoir des gens sur qui compter et avec qui échanger. « Vous voulez suivre sa voie ? » Elle posait la question car elle en doutait fortement, puisqu'il se trouvait ici, dans une bibliothèque, plutôt qu'à l'église. Elle n'avait pas cerné le cynisme de ses propos, l'amertume dans sa voix, elle s'intéressait tout simplement à lui tout en espérant ne pas franchir les limites de la curiosité ; elle détestait qu'on lui pose trop de questions, elle essayait généralement de ne pas trop en poser en retour non plus.
Quand l'inconnu lui affirma qu'il parlerait d'elle à la bibliothécaire, Birdy esquissa un sourire qui se voulait reconnaissant. « Merci beaucoup. Je suis libre quand elle l'est, je m'adapte à elle. » Elle hocha la tête pour appuyer ses propos, elle avait hâte de trouver un job qui lui plaisait plutôt que de continuer le poste fictif d'assistante de Zachary ; elle n'était pourtant pas motivée, jusque-là, mais l'idée de travailler au milieu des livres lui mettait des étoiles dans les yeux. « Et merci pour les conseils, je vais tenter de réfléchir à des propositions à lui faire. » C'était quelque chose qu'elle appréciait à Windmont Bay, les gens vous tendaient la main et étaient prêts à vous aider même s'ils ne vous connaissaient pas ; dans une grande ville comme Brisbane, la société était beaucoup plus individualiste et Birdy avait donc appris à faire les choses seules et à ne compter que sur elle-même, le changement de décor était donc agréable. « Au fait, je m'appelle Birdy. Birdy Plath. » Se présenta-t-elle pour qu'il puisse transmettre l'information à sa boss, et surtout pour connaître enfin le prénom de, elle l'espérait, son futur collègue.

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