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Birdy Plath

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Message· · Sujet: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyLun 5 Aoû - 17:55

i'm a phoenix in the water, a fish that's learned to fly
and i've always been a daughter but feathers are meant for the sky

@tobias shaw // (theme song)

Le chemin vers la légalité n'allait pas être un long fleuve tranquille, elle le savait. Beaucoup de personnes comptaient sur elle à Brisbane, elle ne remplissait pas seulement ses poches avec le trafic de drogue hérité de son défunt mari mais également celles des dealers qu'elle employait pour faire le boulot à sa place. Ç'avait été l'idée de Daniel de déléguer le sale boulot pour pouvoir s'occuper des comptes et profiter de la vie avec sa bien-aimée. Bien sûr qu'à l'époque où il avait dirigé l'entreprise, il avait mis la main à la pâte et s'était déplacé sur le terrain bien trop de fois pour Birdy - qui elle-même l'avait pourtant dépanné et vendu quelques cachets dans la rue. Mais depuis sa mort la belle n'avait ressenti aucune envie de continuer dans cette voie professionnelle et avait fui à la première occasion pour tenter de s'en défaire au plus vite. À force de déléguer et d'être absente, on finirait bien par l'oublier, non ?
L'autre solution aurait été de tout léguer à l'un des dealers qu'elle connaissait bien, qui faisait partie de leur clan depuis des années, mais elle aurait eu l'impression de trahir la mémoire de Daniel. Birdy n'avait jamais aimé l'idée qu'il évolue dans ce domaine pour le restant de ses jours mais c'était ce qu'il aimait, il n'avait jamais envisagé de se ranger pour mener une vie stable et monotone - alors elle avait pris la décision de continuer ses affaires pendant quelques temps après sa mort avec l'espoir de s'en sortir par la suite. Et cette histoire de mémoire n'était pas la seule raison pour laquelle se détacher du passé criminel de son mari était si difficile : l'argent était tout aussi important, voire plus. La blonde vivait confortablement depuis des années grâce à tout ce qu'ils avaient récolté, c'était bien ce qui attirait tant de gens vers l'illégalité : l'argent facile. Elle ne pouvait pas se couper les vivres du jour au lendemain, il fallait qu'elle trouve une solution de repli avant de tenter quoi que ce soit. Alors la belle cherchait un petit boulot au coeur de cette petite bourgade qu'elle allait devoir adopter, bien qu'officiellement elle en ait déjà trouvé un - Zachary Allen, un ami d'ami, avait accepté de lui offrir un poste d'assistante qu'elle n'occupait cependant pas, lui permettant de mieux s'intégrer à la communauté et de passer relativement inaperçue grâce à un métier banal qui expliquait donc ses rentrées d'argent véritablement dues à la drogue. Elle n'avait pas encore le coeur à s'installer dans une routine monotone d'une vie de travailleuse mais elle savait qu'elle allait devoir se bouger l'arrière-train si elle voulait garder la tête hors de l'eau.
Puisque la belle n'avait donc pas de métier officiel, elle avait tout le loisir d'occuper ses journées comme elle l'entendait. La plupart du temps elle allait se balader en ville dans le but de se familiariser avec son nouvel environnement, préférant le phare à tout autre endroit pour l'instant, mais il n'était pas rare de la voir également traîner dans les allées de la bibliothèque municipale - c'est d'ailleurs là qu'elle se trouvait aujourd'hui, la tête plongée dans un bouquin qu'elle avait démarré il y a quelques jours déjà. Birdy n'empruntait jamais, se contentait de revenir jour après jour pour continuer les histoires qu'elle commençait - ça lui faisait quelque chose à faire, un endroit où se rendre chaque jour. Depuis la mort de son mari, sa vie n'avait plus vraiment de sens et elle s'efforçait de reprendre goût en un quotidien qui lui paraissait fade comparé à ce qu'elle vivait encore il y a quelques mois.
Son livre fini, Birdy le referma et resta assise quelques minutes, absorbant l'histoire qu'elle venait de lire, avant de se lever et d'aller le ranger où elle l'avait trouvé. En chemin, elle ne put s'empêcher de remarquer le regard d'un employé fixé sur elle - elle l'avait déjà surpris en train de l'observer plusieurs fois quand elle venait ici et ça commençait à la déranger car elle n'avait aucune idée de ce qu'il lui voulait. La blonde préféra l'ignorer, comme elle le faisait tous les jours, et se mit à la recherche de coupures de journaux dans l'espoir de trouver dans l'un d'entre eux l'inspiration dont elle avait besoin pour se reconvertir professionnellement - elle ne savait pas s'ils en auraient des récents mais ce n'était pas les annonces d'emploi actuelles qu'elle cherchait mais bien des idées en vrac. Après quelques tours dans les rayons, Birdy hésita à aller demander au personnel où se trouvaient les archives de journaux (ou s'ils en avaient, déjà) avant de réaliser que le seul à qui elle pourrait demander était le garçon bizarre qui l'observait beaucoup trop - tant pis, la belle continua d'errer seule dans les allées, espérant pouvoir se débrouiller seule.

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyMer 7 Aoû - 22:40

Certains auraient pu dire qu'il était trop lent, Tobias préférait le terme consciencieux. En plus, aurait-il pu ajouter, s'il travaillait trop vite, s'il se montrait trop efficace, la bibliothèque serait certes parfaitement rangée mais il n'aurait plus grand-chose à faire de sa journée. Or, Tobias préférait encore oeuvrer à l'allure d'un escargot plutôt que se tourner les pouces jusqu'à ce que sonne l'heure de rentrer chez lui. Il prenait donc le temps de classer les livres par sortes, par genre, par allée, avant de se mettre à parcourir les longs rayons pour ranger les bouquins à leur place. Il lui arrivait de passer une matinée entière à arranger les étagères, parfois avec un casque sur les oreilles, parfois en entretenant des monologues - adressés à son père, à Caleb, à Juliet, à tout le monde, à personne. Heureusement que l'endroit n'était pas trop fréquenté, auquel cas on lui aurait rapidement collé l'étiquette de timbré qui cause aux livres - son pasteur de père aurait adoré, c'est sûr, d'entendre les commérages sur le parvis de l'église, il n'aurait pas manqué d'entendre le prénom de son fils et de s'embraser de colère et de honte en entendant ce qui pouvait être colporté à son propos. Heureusement pour l'homme de Dieu de Windmont Bay, Tobias était bien trop indolent et discret pour intéresser qui que ce soit - encore que la vieille Baker n'ait pas besoin de grand-chose pour s'acharner sur une personne. C'était sans doute pour cela qu'il lui réservait le plus charmant des sourires, poussant l'hypocrisie jusqu'à esquisser une révérence lorsqu'elle passait près de lui. Il en faisait peut-être trop, peut-être pas, qui pouvait dire à quoi tenait l'intérêt de l'ancêtre pour tel ou telle habitant(e) de leur petite ville d'Oregon?
En attendant, la bibliothèque semblait être le refuge des sages - non pas à cause de la quantité impressionnante de savoir qui prenait la poussière dans les rayons mais parce que Tobias était à peu près certain que personne n'avait jamais rien eu à redire sur Miss Egleton, celle qui lui avait tout appris - et notamment le goût pour la lecture, alors que Tobias avait à peine cinq ans. Les livres avaient été un refuge, sans même qu'il n'en prenne véritablement conscience et, par extension, la bibliothèque était devenue l'asile de ses pensées effilochées. Il en connaissait les moindres recoins, les moindres secrets et même les moindres clients, presque tous réguliers ou presque, et il n'y avait guère que lorsque les élèves de Windmont Bay Campus devaient s'attaquer à une lecture obligatoire que tout à coup l'âge moyen des lieux se mettait subitement à rajeunir de deux bonnes décennies. Du moins était-ce vrai jusqu'à il y a peu.
Jusqu'à ce qu'elle apparaisse.
Tobias avait d'abord cru à une erreur, elle avait dû se perdre. Puis il en avait conclu qu'il s'agissait d'un passage inopiné, qui ne serait pas répété avant un moment - jusqu'à ce qu'elle doive rendre un emprunt, en somme. Mais la demoiselle n'avait jamais rien emporté, à la grande surprise de Tobias. Mieux encore, elle venait lire à la bibliothèque, reprenant l'ouvrage entamé précédemment pour le continuer. Un risque, avait pensé le jeune homme en découvrant son manège, car si quelqu'un venait à prendre ce livre en particulier, comme il y avait rarement plus d'un exemplaire de chaque oeuvre (à l'exception des classiques, encore une fois, que les élèves de leur petite ville venaient raffler à une certaine période de l'année) elle se retrouverait dans l'incapacité de continuer, à moins d'acheter un exemplaire dans une librairie ou d'attendre que le livre soit rendu. Alors c'était peut-être un peu trop prévoyant de sa part, mais Tobias s'était arrangé pour que le bouquin semble emprunté, semaine après semaine, changeant le nom de l'emprunteur au bout du temps réglementaire, jusqu'à ce que l'inconnue passe à un autre. Il avait bien tenté d'en savoir davantage sur la mystérieuse lectrice - curiosité oblige, surtout dans ce genre d'endroit où il ne se passait généralement strictement rien - mais comme elle n'emportait jamais sa lecture, il ne pouvait pas découvrir son nom. Il n'était même pas sûr qu'elle se soit ouvert un compte auprès de Miss Egleton, auquel cas il lui aurait suffi d'aller voir les derniers inscrits et plus précisément ceux à qui aucun emprunt n'était associé.
Ce jour-là, Tobias ne découvrit sa présence que lorsqu'il arriva près du rayon qui donnait sur les quelques tables (souvent désertes) où les gens pouvaient s'installer. Il ne la vit que quand il écarta plusieurs ouvrages pour pouvoir en glisser un entre eux et qu'il entraperçut la chevelure soyeuse - il ne l'avait pas touchée, évidemment, mais de là où il était, il trouvait que ses cheveux avaient l'air doux et une petite voix idiote se permit d'ajouter qu'ils devaient sentir bon, aussi. Mais n'était-ce pas le propre des filles? se moqua Tobias de lui-même. Les filles étaient belles, sentaient bon, avaient la peau douce et une grâce irréelle. Il souriait bêtement, se trouvant particulièrement niais de penser ainsi, quand il entendit le bruit sourd d'un livre qui se referme et il releva les yeux pour observer la demoiselle. Les yeux chocolat du jeune Shaw suivirent le mouvement de l'inconnue qui se leva pour aller remettre son livre sur l'étagère, simple réflexe quand le décor semblait le plus souvent figé. Le regard de la jeune femme se tourna cependant vers lui et il eut l'impression d'être pris en flagrant délit d'espionnage - ce qui n'était peut-être pas totalement irraisonné, mais qu'y pouvait-il si elle était le seul spécimen de son âge à hanter la bibliothèque à cette heure? Tobias ne put s'empêcher de rougir légèrement et il fit mine de retourner à sa tâche. Il ne reporta le regard dans sa direction que lorsqu'elle s'éloigna et sans toutefois quitter son petit chariot, Tobias chercha à voir si elle quittait définitivement la bibliothèque ou si elle partait en quête d'un nouveau roman à lire. Le jeune homme s'efforça de revenir à son activité, poursuivant son rangement à gestes lents, en ouvrant de temps à autre un livre pour voir qui était le dernier à l'avoir emprunté - souvent il reconnaissait le nom écrit avec les pattes de mouche de Miss Egleton, ils habitaient une petite ville, après tout - en réalignant les ouvrages et en souriant parfois en voyant une oeuvre qui n'avait sans doute plus été ouverte depuis près d'un demi-siècle. Quant à l'inconnue, il l'entrevit au détour d'un rayon ou entre les livres, comme si un sixième sens lui indiquait toujours où elle était - mais c'était sûrement dû à sa solitude quotidienne, il avait parfois l'impression de pouvoir voir l'air bouger là où quelqu'un venait de passer.
Au bout d'un moment, toutefois, Tobias dut bien se rendre à l'évidence qu'elle cherchait quelque chose en particulier, et comme elle ne semblait pas décidée à demander de l'aide, il en conclut qu'il devrait la lui proposer. Il n'alla cependant pas vers elle - cela aurait équivalu à l'avoir cherchée dans la bibliothèque - mais il attendit que ses pas la ramènent naturellement de son côté pour déclarer poliment, d'une voix neutre, comme si c'était la seule d'usage dans ce lieu abandonné:
- Bonjour. Vous cherchez quelque chose? Je peux peut-être vous aider?
Ses derniers mots hésitaient à prendre un ton interrogatif. D'ailleurs c'était peut-être une question. Parce qu'elle n'avait peut-être pas envie qu'il l'aide, elle avait peut-être envie de trouver ce qu'elle cherchait sans l'intervention de quiconque. Mais combien de temps aurait-il pu décemment l'observer s'agiter entre les rayons sans lui poser cette question légitime? Il était censé rendre service aux clients, après tout.

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyJeu 8 Aoû - 17:23

Quand la voix s'éleva dans la salle jusque-là silencieuse, Birdy releva la tête pour s'assurer que c'était bien à elle qu'il s'adressait. C'est alors que leurs regards se croisèrent et la belle blonde se demanda si elle n'avait pas halluciné sa question. Rien ne pouvait la laisser penser que ça s'était passé dans sa tête, elle avait compris qu'il travaillait ici et sa question était donc légitime, sans compter qu'il la regardait et ça laissait bien deviner qu'il attendait une quelconque réponse de sa part - mais elle l'avait remarqué depuis quelques temps et jamais encore il ne lui avait adressé la parole alors qu'elle avait souvent senti son regard sur elle. « Non merci, je vais me débrouiller. » Premier réflexe : refuser toute aide qui se présentait à elle. Depuis la nuit des temps, Birdy avait appris à ne compter que sur elle-même ; et sur son mari, aussi, de qui elle avait beaucoup dépendu. Depuis sa disparition, la belle avait évité les nouvelles rencontres et les questions trop personnelles, si bien que même les questions banales étaient devenues dangereuses à ses yeux. Voilà quelques semaines qu'elle se trouvait à Windmont Bay et elle avait bien compris que les habitants d'ici étaient bien trop curieux et qu'une question en apparence innocente pouvait en cacher une autre. Mais la question de l'inconnu n'avait rien de dangereuse, elle venait d'un sentiment de partage, d'aide, et Birdy se sentit idiote de l'avoir remercié avec un sourire froid et poli, comme elle en avait l'habitude. L'homme avait déjà tourné les talons pour vaquer à ses occupations et elle se sentit coupable - l'avait-elle vexé ? S'en fichait-il car il ne lui avait proposé son aide que pour passer le temps, pour remplir les fonctions attachées à son poste de bibliothécaire ? Elle se pinça les lèvres, coupable, et il ne lui fallut pas plus de quelques pas pour qu'elle ne revienne sur sa décision. Faisant demi-tour, elle s'approcha de l'homme qui lui tournait maintenant le dos, hésita à poser une main délicate et hésitante sur son épaule pour attirer son attention avant de se rétracter et de l'interpeller verbalement. « Je cherche des archives de journaux locaux, je ne sais pas si vous avez ça. Même s'ils datent de quelques années, ça m'irait. » Elle se doutait bien que la ville avait bien changé ces dernières années, comme partout, les choses évoluaient si rapidement aujourd'hui et elle ne voyait pas pourquoi une petite bourgade resterait dans le passé quand le reste du monde était déjà dans le futur. Des commerces avaient dû fermer, d'autres avaient dû voir le jour, mais elle ne cherchait rien de précis dans ces vieilles coupures de journaux, simplement une quelconque inspiration pour sa vie future : elle espérait que lire les annonces d'emploi, anciennes ou récentes, lui donneraient des idées sur ce qu'elle avait envie de faire ces prochaines années. « Si vous n'avez rien, ce n'est pas grave. » Elle ne voulait pas insister, elle ne voulait pas qu'il pense qu'elle allait faire partie de ces clients insatisfaits qui ne reviendraient plus jamais si elle n'obtenait pas ce qu'elle voulait ; elle n'était pas vraiment pressée de trouver un emploi, elle trouverait bien une autre façon de s'inspirer, peut-être en errant dans les rues de la ville à la recherche de la moindre pancarte dans une vitrine de commerce. Si l'inconnu lui disait qu'ils n'avaient rien de ce genre-là, elle flânerait encore quelques instants en ce lieu saint, jetterait son dévolu sur un nouveau livre qu'elle commencerait à peine avant d'aller se balader quelques minutes et de rejoindre la maison des Westerberg, Birdy s'efforçant de rentrer à une heure raisonnable, généralement en fin d'après-midi quand tout le monde finissait le travail - après tout, elle était censée en avoir un, il fallait qu'elle joue le jeu.

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Message· · Sujet: Re: take me away to some place real (b/t). take me away to some place real (b/t). EmptyMar 13 Aoû - 16:52

Tobias n'était pas timide. On aurait sans doute pu le croire, avec sa propension à rester en retrait, à ne pas se faire remarquer, à voguer dans son monde intérieur, mais il n'avait en réalité aucun mal à parler aux autres, ni en public - même s'il ne faisait le dernier que contraint et forcé. Parce que généralement, quand on requérait sa prise de parole devant un parterre de gens, c'était à la paroisse de son père. Or, depuis un moment déjà, Dieu et Tobias, ils n'étaient plus vraiment sur la même longueur d'onde ou, plutôt, le jeune Shaw n'en avait plus grand-chose à faire de cette entité abstraite qui dictait la vie de beaucoup trop de monde à son goût. Et ça valait pour n'importe quelle religion, pour n'importe quelle croyance basée sur du vent, selon lui. C'étaient des fables que les gens se racontaient et si parfois leur but était honorable (aimer son prochain, c'était bien beau et certains y croyaient fermement, Tobias les admirait pour leur conviction... ou leur naïveté), l'Être Suprême était souvent un moyen de contrôler les gens. Leur dire quoi faire, quoi dire, quoi lire, quoi penser. Et c'était cela qui dérangeait énormément le jeune homme: pas le fait que les gens choisissent leurs actes de bonté en suivant les préceptes d'une religion, mais le fait que cela devienne l'élément fondateur, sans remise en question, sans réflexion. Tobias avait parfois l'impression que son père se doutait de la fébrilité de la foi de son fils mais, après, ça faisait aussi un moment que son père et lui n'étaient plus vraiment d'accord sur grand-chose. Bizarrement (ou pas), les deux moments (celui de la naissance des doutes de Tobias et celui où son père avait commencé à le traiter différemment) coïncidaient très nettement. Et pour cause, aurait songé Tobias s'il avait fait le rapprochement à ce moment-là. Mais le garçon avait la tête ailleurs, l'attention dirigée vers la demoiselle qui errait entre les rayons et qu'il venait d'aborder, poliment, parce que c'était son rôle et parce que c'était dans sa nature, aussi.
La réponse de la jeune femme avait ce petit quelque chose qui poussait à ne pas insister. Il ne l'aurait déjà pas fait en temps normal mais au ton qu'elle employa, il eut davantage l'impression de la gêner - dans sa quête, pas en l'embarrassant - et il pinça les lèvres en un drôle de sourire qui avait l'air de dire: pas de problème, message reçu, je ne vous importunerai plus. Il eut même un frémissement d'épaules, qui s'apparentait à un haussement avorté.
- Très bien. N'hésitez pas, si jamais. Je suis là pour ça, conclut-il, toujours avec le même flegme.
Tobias attrapa un livre et se détourna de la jeune femme pour reprendre son rangement, ses gestes ayant la lenteur d'un paresseux. Déjà, son esprit repartit se perdre dans les méandres de ses pensées fugitives et nébuleuses - il pensait souvent au cauchemar récurrent qu'il faisait, celui avec le lac, avec Caleb et Juliet; parfois il se remémorait son enfance ou les heures interminables à lire des passages de la Bible - et quand la voix féminine s'éleva à nouveau, il lui fallut une poignée de secondes pour analyser ce qu'elle venait de lui dire. Se tournant vers elle d'un air désorienté, Tobias battit des paupières et demanda:
- Pardon ? Mais entre-temps, les mots avaient pris forme, avaient été associé à la requête formulée et il s'exclama: Les archives des journaux locaux ?
Comme si cela n'existait pas. Il s'interrogea brièvement sur l'étrangeté de cette demande: était-elle une journaliste, une détective privée, une historienne ? Que pouvait-elle vouloir déterrer dans les archives ? Mais ça ne le regardait pas, évidemment, et Tobias posa l'ouvrage qu'il tenait en main avant de poursuivre:
- Mmmh, les journaux récents, jusqu'au mois dernier, sont classés près du hall. Pour les plus anciens, ils sont archivés au sous-sol, mais tout est numérisé. On ne va chercher les versions papier que sur demande et il faut compter un jour ou deux avant de pouvoir les consulter. Généralement, les gens se contentent des versions numériques.
Tobias dévisagea la demoiselle un instant, indécis, ignorant si ça lui suffisait ou si elle avait besoin de plus d'informations.
- Je peux vous montrer où se trouvent les ordinateurs, si vous voulez? C'est dans une pièce voisine. Il faut juste que j'aille chercher la clé à l'accueil.
Il avait été à deux doigts de lui proposer une démonstration mais il s'était arrêté à temps: après tout, elle avait son âge et le système était facile à utiliser et intuitif. Il n'avait pas affaire aux mamies de Windmont Bay, ce qui était davantage dans ses habitudes.

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