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Ezra Riain

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Message· · Sujet: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptyMer 7 Aoû - 13:48


Charlie & Ezra

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Mains dans les poches, une énième clope au coin des lèvres, il erre dans la rue, même pas certain de la trouver là-bas. Quelques personnes se retournent sur son passage. Ezra se demande si c’est juste sa tronche, son air un peu froid qui détonne sans doute autant ici que lorsqu’il avait débarqué à Nashville. Ou si c’est cette émission. Les regards ont changé, et il se fait parfois interpeller. Souvent pour un selfie. Certains se contentent d’un sourire timide, et ça lui convient totalement.
Le bar qui se profile devant lui, et il tire un peu plus fort sur sa cigarette avant de la jeter un peu plus. Une inspiration plus profonde, et il se décide à avancer. Good times at Daveys’ que ça annonce. Il l’espère. Il espère surtout que Charlie y sera. Il n’a que moyennement envie de se coltiner la moitié de la ville à fouiller, bien que ça soit pour elle qu’il ait déjà parcouru autant de kilomètres. Et ça le reprend. Et si elle s’en foutait ? si le voir ne lui faisait ni chaud ni froid ? Les doutes qui assaillent, les mauvaises habitudes qui étouffent. Comme si le deuil, en plus de la douceur lancinante dans sa poitrine, lui avait fait perdre une partie de sa confiance. Comme si ça lui faisait dire qu’il n’était pas assez. Et avec Charlie, le sentiment est plus grand. Il ne sait pas si c’est parce qu’elle est plus jeune, incroyablement belle ou si c’est cette connexion qui s’est immédiatement faite entre eux dès les premières notes. Malgré les doutes, il sait qu’il ne l’a pas inventé.
Et les portes de ce bar, Ezra finit par les pousser, laissant entrer une bourrasque de vent par la même occasion. Quelques têtes qui se tournent, mais lui, il cherche surtout une tête blonde du regard. Parcourt différentes tables, avant de poser ses iris azurs sur l’ange à la voix d’or. Le myocarde qui se stoppe avant de louper un battement et de reprendre de plus bel. Elle n’a pas changé. Elle rayonne, malgré son air plus fatiguée. Charlie, elle illumine la pièce malgré elle. Derrière le comptoir, avec quelques mecs autour, qui ne sont clairement pas là que pour la bière. La mâchoire serrée, il soupire, se demande ce qu’il fout. Elle a pas besoin de lui. Pourquoi a-t-il pensé le contraire ? Elle a tout ce qu’il lui faut. Et sans doute bien plus. Jalousie mal placée en voyant son ange blond trop bien entourée, alors il tourne les talons. C’était juste trop con. Qu’est ce qu’il est venu foutre ici…
Ah si. S’assurer qu’elle allait bien. Au final, Ezra est peut-être pas certain de savoir lequel des deux a besoin de l’autre. Son palpitant se calme, et il se sent con. Comme s’il espérait trop, comme si… c’était nouveau.
Non c’est juste trop. Le flot d’émotions, ces cons fixés sur elle. La porte, il la repasse, sans un mot, en jurant intérieurement. Encore une putain d’idée.
Et puis, il lui aurait dit quoi ? Il n’a jamais été le roi des discours. Toujours été plus doué dans cette sorte de langage muet. Son regard ou ses expressions... Il a jamais su l’expliquer. Y’avait pas non plus besoin avec Siobhan. Et Charlie, elle a été foutue de lui arracher des sourires sans même qu’il ne s’en rende compte. Peut-être qu’elle aussi, elle était douée pour le comprendre.

Il reste là, sur le bord du trottoir, mains dans les poches, la tête levée vers le ciel, à inspirer profondément. Loin d’attendre un miracle, c’est comme s’il attendait la pluie, pour le réveiller. Peu importe pour quoi en réalité. Un instant, il se demande si elle saura qu’il est venu là.
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Message· · Sujet: Re: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptyMer 7 Aoû - 20:52


Les yeux de l’ange se posent sur un bar bondé. Jeudi soir, le bas peuple de Windmont Bay s’encanaille dans le seul pub ouvert de la ville. Alors que les plus fortunés se dirigent vers les adresses huppées de Portland, les riverains, profondément attachés à cette bourgade venteuse, se déchargent, autour d'une bière, des tracas quotidiens. Malgré les déboires des semaines passées, Charlie se sent davantage à l’aise dans cet univers essentiellement masculin. Et pour cause, Jack, le videur, veille au grain. Les rumeurs, relatives à l’émission et autres moqueries commencent à peine à se tasser. Bien sûr, quelques ploucs continuent encore à la vanner sur la relation qu’elle entretient avec son frère, mais c’est toujours avec un sourire que le moineau encaisse. Cette étonnante routine lui fait un bien fou et même si la scène de ce modeste bar lui fait chaque soir de l’œil, Charlotte demeure impassible. Ce serait folie que de leur donner matière à rire. Le sourire aux lèvres, elle se prête au jeu de l’employée modèle, badinant de sa plastique et de son regard enjôleur pour gonfler le ticket moyen. Et ça marche …  L’alcool appelle l’alcool, si bien que la naïade ne cesse de distribuer shooters, choppes et autre verres. « Jamais tu te reposes ? » Adrian, un habitué peu avare en pourboire, la taquine chaleureusement. « Si je me repose, qui d’autre remplirait ton verre ? » Elle marque un point et son interlocuteur se retrouve pantois, un sourire niais figé sur ses lippes. « Tu vas bien en reprendre un ? » Elle pousse à la consommation Charlie et l’homme plie sous la beauté de ses traits malicieux. « Un dernier et je rentre ! Au risque de tomber dans le cliché, j’ai ma femme qui attend à la maison. » A ces mots, la blonde éclate d’un rire franc. « La journée a été longue pour tout le monde, tu méritais un verre ou deux ! » Toujours brosser le client dans le sens du poil, une faculté que la cadette des Wolfe maîtrise à la perfection. Elle est de ceux au magnétisme franc, au pouvoir de persuasion délicieux. La barmaid s’empare de son verre, y rajoute une rasade de whisky lorsque ses rétines se retrouvent happées par l’ouverture soudaine de la porte principale. Une silhouette se glisse à l’intérieur du bar – qui ne désemplit pas. Son attention se reporte sur le verre, puis sur Adrian lorsque derrière lui, elle croît reconnaître ...
Le contenant s’échappe de ses doigts et l’alcool se renverse violemment sur le comptoir. Le bruit du verre brisé stoppe toute conversation. Le cœur de l’ange lui, loupe un battement. Puis deux.
« Tout va bien ? » Les orbes qui s’arrachent de ce visage pour toiser inconsciemment celui de l’habitué. Oui .. Non .. « Excuse-moi … » Charlie relève la tête et constate son furtif départ. Les mots qui s’échappent de ses lèvres n’ont aucun sens. Troublée, elle bégaie tout en contournant la desserte en chêne massif. « Je … je me suis coupée. Je reviens Adrian, je – je sui– je suis désolée. »
Dans sa hâte, la môme bouscule une table, puis Jack par la même occasion. L’esprit focalisé sur cette foutue porte, elle prie. Pour que ça ne soit pas un mirage ou un jeu sadique de son imaginaire estropié. Le cœur en liesse, Charlie stoppe sa course sur le trottoir.
Il est là. Dos à elle. C’est lui, pas de doute. Lui et cette coupe de cheveux si particulière. « Ezra ? » Ses mots se perdent … mais il se retourne, comme happé par le parfum floral qu’elle dégage. Ses doigts tremblants se portent à ses lèvres lorsqu’elle réalise qu’il se tient bien là, sur ce putain de trottoir. Elle ne contrôle plus rien Charlie, pas même ce cri de surprise qui fend l’atmosphère, ni même cette bouche qui s’étire en un magnifique sourire. « Mais qu’est-ce que tu fais là ? » Sans même prendre le temps de le laisser réagir, elle avale les quelques mètres qui la sépare de lui, pour se réfugier contre son corps, l’enlaçant fermement au plus proche de son cœur.    

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Message· · Sujet: Re: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptyJeu 8 Aoû - 11:34


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La tête levée vers le ciel, l’irlandais soupire et jure intérieurement. A peine quelques mois qu’il la connait, Charlie. Quelques mois qu’elle l’a chamboulé. Il imaginait pas ça possible. Ni avec elle ni avec une autre. S’il n’a certainement pas oublié Siobhan, la blonde lui a rappelé que la vie continuait malgré tout. Elle lui a montré, qu’il était pas mort de l’intérieur. Ça bat encore, le sang pulse toujours dans ses veines. Sa voix l’a émerveillé, sa beauté l’a subjugué. Un rire cristallin qu’il croit encore entendre parfois, et des yeux d’un bleu aussi hypnotiques que les siens. Quelques mois seulement.
Quelques mois de sursis.
Pourtant, il est encore là, à douter du bien fondé de sa présence à Windmont Bay. Qu’est ce qu’il s’imagine ? qu’est-ce qu’il veut ? Pas certain d’avoir la réponse, pas certain d’être capable de l’accepter. Et il pensait à quoi ? se pointer boire un ou deux verres et repartir ? Naïf ne faisait pourtant pas partie des qualificatifs habituels pour le décrire. Mais en la revoyant, il ne s’attendait définitivement pas à ça. Tourbillon d’émotions en tout genre. De celles qui préviennent pas, qui se ruent et figent sur place. Intensité qu’il n’avait pas spécialement envisagé et qui le laisse sur le carreau. Alors dehors, dans cette rue au climat qui lui rappelle à sa terre natale, il tente de se reprendre. Y retourner ou attendre ? Repartir sans rien dire ? Quel con.

A peine s’il entend la porte s’ouvrir à la volée. Riain est un peu trop perdu dans ses pensées. Paumé tout court.
Mais son prénom échappé, il l’entend. Presque un murmure porté par le vent, comme son parfum aux notes aussi douces qu’entêtantes. Il pourrait le reconnaitre entre mille, il n’en a oublié aucune nuance. Sans même s’en rendre compte, il se retourne, et elle est là, devant lui. Bouche bée et fragile. Sublime et étonnée. Elle l’a vu. Le myocarde s’excite et bat trop vite. Incapable de sortir un mot, il se contente de la détailler, et c’est un semblant de sourire qui se dessine au coin de ses lèvres.
Ce qu’il fait là ? Là non plus y’a aucun son qui sort. Que pourrait-il bien lui dire ? De toute façon, il n’a pas le temps de répondre qu’elle s’est déjà réfugiée dans ses bras. Le souffle coupé, il se laisse faire, un peu étonnée de la force avec laquelle un corps aussi frêle peut l’étreindre. « A ton avis » qu’il laisse échapper dans un murmure avant de l’étreindre à son tour. Toujours un peu avare de détails, c’est surtout que cette fois, il ne saurait quoi lui dire. Tu m’as manqué ? Je voulais te voir ? Je m’inquiétais ? Sans doute, mais les mots ne sortent pas.
Un bras autour de ses épaules, et son autre main qui vient se poser doucement mais fermement à l’arrière de son crâne, comme s’il voulait la protéger du monde extérieur. Les lippes contre sa tempe, il l’embrasse doucement. Reste ainsi, un peu plus longtemps qu’il ne l’aurait dû, mais il est incapable de s’en détacher. « J’étais dans le coin. J’vais peut-être rester un peu, si ça te dérange pas » il finit par légèrement se reculer –à peine- pour mieux la détailler. « comment tu vas ? J’ai vu qu’ils n’ont pas été tendre avec toi » dit-il, les mains de chaque côté de son visage. Pourtant lorsqu’il la regarde, elle semble rayonnante. Ou peut-être est-il juste aveuglé. « Je dois avouer que j’ai rien compris… Et j’le reconnais je m’inquiétais un peu. » le sourire s’élargit un peu plus, presque amusé par son propre aveu, et il la reprend un peu plus contre elle. Y’a pas à dire, Ezra, il est différent quand Charlie est à proximité. Plus souriant. Plus taquin. Le chagrin un peu moins oppressant, la vie un peu plus agréable. Une nouvelle fois, sa main se réfugie à l’arrière de son crâne, quand ses lèvres déposent un autre baiser sur sa tempe. Elle lui a manqué.
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Message· · Sujet: Re: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptyJeu 8 Aoû - 23:39


La brise marine lui fouette le visage si tôt qu'elle s'échappe de l'atmosphère étouffante du bar. D'ordinaire, elle pesterait contre ces bourrasques incessantes qui ne cessent d'emmêler ses boucles blondes. Mais ce soir, c'est différent. Ce soir, Charlie a le coeur au bord des lèvres, prêt à imploser - de bonheur, d'envie, de soulagement. La nymphe ne saurait l'expliquer. Ce qu'elle ressent à cet instant, la barmaid ne peut y apposer de mots. Un frisson lui parcourt l'échine mais elle sait pertinemment que le vent, hostile, n'en est pas responsable. Ezra - ce visage, ce sourire qui prend naissance à la commissure de ses lèvres, son accoutrement de bad boy, cette éternelle cigarette - les souvenirs s'agitent dans sa boîte crânienne et c'est comme si ... elle ne l'avait jamais réellement quitté. Pourtant le manque commençait clairement à se faire ressentir et son corps vint la trahir lorsqu'elle se surprit à se lover dans ses bras. Parce qu'elle est à fleur de peau Charlie, parce qu'au plus profond d'elle, les émotions dominent. La môme n'envisage pas un seul instant qu'il puisse la rejeter et inconsciemment, elle espère qu'il est là pour elle, pour eux, pour cette étrange relation qu'ils entretiennent depuis la première fois, depuis New-York. A ton avis. La voix suave qui percute ses tympans, une main ferme qui la protège de l'univers tout entier. « J'aime à croire que c'est un peu pour moi. » Insolente malicieuse. Ses paupières se referment lorsqu'il embrasse sa peau puis leurs deux corps se détachent sans que leurs rétines ne cillent. Ezra lui avoue qu'il songe à rester quelques temps. Une révélation que son myocarde accueille d'un nouveau loupé. Pulsation manquée au détriment d'un immense sourire. « Au contraire ! Ça me surprend seulement que tu viennes te perdre ici. » Les motivations de l'irlandais restent évasives mais Charlie a toujours été douée pour lui soutirer des informations. Sa moue mutine fera le reste.
Le visage à la merci de ses doigts, la jeune femme baisse le regard lorsqu'il évoque le calvaire de ces dernières semaines. Malgré elle, Riain a lui aussi été victime des réseaux sociaux et de la connerie humaine. A moindre mesure, certes. Avec sa gueule d'ange, le public - féminin - avait été majoritairement de son côté. « Ça va mieux. Enfin ... je crois. J'en ai bavé et j'ai dû me résoudre à quitter New-York. Les choses devenaient invivables là-bas. » Ses traits enjoués s'assombrissent avant d'être à nouveau pansés d'un baiser et d'une nouvelle étreinte.
Son parfum l'enivre et la naïade ne peut s'empêcher de prolonger cette embrassade bienfaitrice. Il s'est inquiété ... A ces mots, Charlotte se mord la lèvre et cache son radieux sourire dans le creux de son cou. « Je suis entre de bonnes mains ici, si ça peut te rassurer. »
L'ouverture soudaine de la porte principale la ramène violemment à la réalité. Ses orbes azuréennes toisent les deux hommes qui s'échappent du bar et à cet instant, la gamine réalise qu'elle manque à ses devoirs. C'est à contre coeur qu'elle se détache de l'artiste et tout en glissant une mèche derrière son oreille, elle avoue à demi-mots. « Je vais devoir y retourner. J'ai tout laissé en plan et j'ai besoin de ce job ... » Moue déçue qu'elle ne parvient pas à camoufler. « Le service se termine d'ici une petite heure et je dois rester un peu plus longtemps pour la close. Tu veux bien m'attendre ? Je te ferai rentrer par l'arrière cour et je t'offrirai un verre pour me faire pardonner. Je suis persuadée que tu as mille choses à me raconter. Je veux tout savoir ! » Peu encline à essuyer un refus, Charlie ne lui laisse pas le choix et tout sourire, elle s'approche de la porte avant de rebrousser chemin. Nouveau contact - tant de fois imaginé. Ses lèvres pulpeuses se posent tendrement sur la joue de l'irlandais. « Attends moi, s'il te plaît. » Qu'elle implorerait presque. La lionne fait volte face et ouvre la porte. Ses iris se posent une nouvelle fois sur cette silhouette qu'elle tarde à quitter. « Je suis heureuse que tu sois là. » Tu m'as manqué ...     

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Message· · Sujet: Re: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptyVen 9 Aoû - 11:33


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La tête de l’ange blond enfoui contre son torse, Ezra à l’impression d’enfin respirer. Sans même qu’il ne s’en rende compte ou qu’il l’ait vu venir, Charlie est devenue sa bouffée d’air frais. Une bonne dose d’oxygène devenue indispensable pour ne pas se sentir écrasé sous le poids du chagrin, encore trop présent. Adorable petit bout de femme qui s’est immiscée dans sa vie, et la chamboule, toujours un peu plus. Plusieurs mois qu’ils ne se sont pas vus, et il semblerait que rien n’ait changé. Les lippes s’étirent doucement à sa réflexion. Si elle savait… S’il était bien à Portland pour se produire dans quelques bars, c’est bien pour elle qu’il a parcouru les kilomètres restant. Pour elle, qu’il est venu se perdre dans cette petite bourgade. « tu me connais… le téléphone c’est pas mon truc. Quitte à prendre des nouvelles, autant le faire en face » … sans pour autant lui dire qu’il était à deux doigts de se dégonfler. Il avait largement sous estimé l’effet que ça lui ferait, de reposer ses yeux sur elle. Et pourtant, au fond, peut-être s’en doutait-il quand même. Sinon, pourquoi aurait-il hésité aussi longtemps ? Pourquoi se serait-il éternisé dans la ville d’à côté, à peser le pour et le contre ?
Ses traits fins s’assombrissent lorsqu’il évoque les derniers mois, la réaction de son soi-disant public. Bande d’hypocrites avec pour seule la prochaine rumeur à la con si on lui demande ce qu’il en pense. Bande de charognards adeptes des commérages. Blesser les autres pour se divertir, sans prendre en compte qu’elle n’est pas qu’une image qu’ils voient sur les écrans. Charlie, elle est bien humaine. Sensible, fragile, délicate. Il en sait quelque chose, bien qu’il n’ait pas eu à subir autant de virulence. Les rumeurs allaient bon train dès leur premier duo. Si certains rêvaient de les voir ensemble, d’autres décriaient leur supposé couple à cause d’une différence d’âge qu’ils trouvaient trop importante. Ils ont eu le droit à tout : les fans et les détracteurs, ces cons se mêlant de choses qu’ils ne pouvaient décemment pas savoir ou comprendre. « t’aurais dû me dire, charlie… » parce qu’au fond, il s’en veut de s’être barré. Mais comment aurait-il pu imaginer ? « j’me doute. Mais je préfère encore m’en assurer moi-même » irrépressible envie de la protéger du reste du monde. Il le sait qu’ici, c’est chez elle. Elle a sa famille, et elle n’a pas le tumulte des grandes villes. Mais les ragots courent parfois encore plus vite.
La porte s’ouvre à la volée, et la jeune chanteuse semble revenir à la réalité. Leur bulle éclate, et il se rappelle où il est venu la trouver. A contre cœur, il la laisse s’échapper en retenant un soupire. Pourtant, son visage affiche la même déception que celle de la jeune femme. Il acquiesce d’un signe de tête. Il n’a de toute façon pas le choix. Il s’est imposé sans se demander ce qu’elle pouvait bien faire. Sourire à peine perceptible en l’entendant prendre les choses en main. Si c’est bien une question qu’elle lui pose, il sent que la réponse ne peut être autre chose que positive. Pas comme s’il avait envie de s’en aller maintenant, de toute façon… les lippes délicate de la blonde se déposent sur sa joue, et il sourit un peu plus. Le palpitant qui loupe un battement alors qu’il secoue doucement la tête. « comment résister ? » il retrouve un peu de son aplomb, un peu de sa séduction innée, presque involontaire face au comportement de charlie. Elle tend à lui rappeler qui il était avant que tout ne s’écroule. Charlie, elle le réveille un peu plus à chaque rencontre. « Je serai là. » comme une façon de lui dire qu’à lui aussi, elle lui a manqué.

[…]

Un aller-retour jusqu’à son hôtel pour patienter -difficilement. Une douche, une session solo sur sa guitare sans franchement se demander si les murs sont épais ou non. Quelques clopes enquillées, et il est de nouveau devant le bar. Un peu en avance, même. Peu importe. Il écrase sa cigarette au sol au moment où il voit la silhouette de la barmaid ouvrir la porte arrière. Ezra ne se fait pas prier pour la rejoindre. Cette fois, il prend le temps de détailler les lieux. Désert. Et c’est pas sans lui déplaire. Les pupilles se posent sur la petite scène, et immédiatement il se retourne vers charlie « tu continues de chanter ? » il espère sincèrement que tous ses déboires ne l’ont pas dégoûté. Sa voix est trop précieuse pour qu’elle arrête. Elle a ce quelque chose d’envoutant qui semble apaiser son âme à chaque note sortie.

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Message· · Sujet: Re: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptyVen 9 Aoû - 18:28


Dans l’encadrement de la porte, la môme le toise puis espère - qu’il soit toujours là à la fin de son service. Qu’en ouvrant le battant de l’arrière-cour, elle le découvre, le sourire aux lèvres - cette veste en jean sur les épaules - séduit par ces délicieuses retrouvailles. Il est vrai que Charlie peine à qualifier leur relation. Parce qu’il y a cette attirance, indéniable, magnétique et cette extrême bienveillance. L’artiste baisse le regard, esquisse un sourire lorsqu’il répond par la positive. Comment résister … Ses quelques mots la touche en plein cœur, beaucoup plus qu’elle ne le laisse paraître. Dernière œillade ardente, avant de refermer la porte. Elle aurait aimé, Charlie, avoir eu le temps de lui dire, ô combien elle avait souffert ; de leur brusque séparation, de ces semaines de silence, de l’émission, de l’absence. La stupidité de la vie les avait séparés et ni l’un, ni l’autre n’avait osé faire le premier pas. Durant ces jours sombres, Ezra, avait-il attendu son appel, de la même manière qu’elle avait conservé ses yeux clairs rivés sur le téléphone ?
Ses doigts glissent nonchalamment dans sa chevelure, lasse de devoir terminer son shift. Une heure à tuer … « Alors ? Cette coupure ? Rien de bien méchant ? » L’insolente dissimule sa main dans la poche arrière de son jean et hausse les épaules avec détachement. « Ne t’inquiète pas, je pourrais toujours continuer à remplir ton verre. » Clin d’œil amusé, sourire franc, le corps de l’ange, toujours secoué par la présence d’Ezra, se détend quelque peu. Et c’est d’ailleurs avec hâte que Charlie poursuit son service. Les yeux rivés sur l’horloge, elle maudit le temps de ne pas accélérer sa course. Évasive, ailleurs, la môme remplit toutefois ses tâches et c’est avec un sourire non dissimulé qu’elle regarde les derniers clients quitter le bar.  
« Bon courage ma belle. » Se voulant taquine, Lexi lui lance un torchon au visage. « Si t’as un problème tu m’appelles ! » « C’est ça ! » Elle congédie son amie d’un superbe doigt d’honneur et retourne à ses chiffres. « La caisse est bonne Jack. Tu peux la récupérer. » Chaque soir, le rituel est le même. C’est l’imposant vigile qui part avec les recettes de la journée. Ce qui n’est pas plus mal au vu des agressions répétitives. « Bonne fin de soirée Charlie, sois prudente. » La bienveillance du colosse est adorable et c’est d’un immense sourire qu’elle l’accompagne jusqu’à la porte principale. Après avoir verrouillé celle-ci, l’ange pousse une profonde inspiration. Ses orbes se perdent une nouvelle fois sur l’horloge. A cette heure-ci, Ezra devrait être à l’extérieur. Est-ce le cas ? Nerveusement, elle rassemble ses boucles blondes en un chignon et contourne le comptoir. Elle attrape un shooter, vient le remplir de vodka et avale le liquide d’une traite. Pour se donner du courage. Parce qu’au fond, elle en a clairement besoin.

La porte s’ouvre sur l’irlandais. Profondément soulagée de croiser une nouvelle fois ce regard au bleu métallique, Charlie s’écarte pour le laisser entrer. « J’espère que l’attente n’a pas été trop longue, les ivrognes ont toujours du mal à quitter leurs sièges. » Plein de malice, son visage retrouve la fraîcheur qui la caractérise tant. Durant un court instant, elle se surprend à le toiser. Le charisme qu’il dégage ne cesse de la bouleverser. La môme vient se placer à ses côtés, près de la scène, flairant l’interrogation sensible. « Non … du moins pas sur scène. Tout ce qui s’est passé … ça m’a vacciné et pour l’instant, j’ai envie de mettre tout ça de côté. » Charlie parle avec franchise mais elle sait que la soudaine fragilité qui s’émane de sa gorge n’échappera pas au guitariste. Alors, elle tente de faire diversion. « Je t’offre un verre ? » Joignant le geste à la parole, la créature endosse à nouveau son rôle de barmaid. « Un whisky je suppose. Je n’ai pas le souvenir de t’avoir vu boire autre chose. » Un verre se retrouve rapidement entre les doigts de l’irlandais et avide d’informations, la belle se penche sur la desserte pour venir s’y accouder. « Alors … tu sillonnes toujours le pays, ta guitare à l’épaule ? »  


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Message· · Sujet: Re: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptyVen 9 Aoû - 22:24


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La porte ouverte, ses billes d’un bleu acier sur la blonde, et la vision lui semble encore irréel, alors que quelques heures à peine, il hésitait à faire demi-tour. Désormais, il ne la quitte plus du regard. Il se retient, Ezra, de ne pas la prendre une nouvelle fois dans ses bras, de rattraper ces longs mois sans nouvelle, sans charlie à ses côtés. Mais il finit par se dire qu’il va l’étouffer à ce rythme. « T’en fais pas pour moi »  il serait pourtant devenu dingue à attendre sur le trottoir ou dans un café. Alors il avait préféré retourner à son hôtel, se rafraichir et tuer le temps de la seule manière supportable : jouer de la guitare. Mais visiblement, même ça n’avait pas suffi puisqu’il était arrivé légèrement plus tôt que prévu, avec l’espoir vain que le bar serait vide avant l’heure.
Avancé vers la scène, une parmi tant d’autres, qui ressemble à beaucoup de celles sur lesquelles il joue. Rien de transcendant, mais assez pour captiver un public. L’aveu n’est pas très agréable à entendre, et au son de sa voix, pas très agréable à admettre pour elle, semblerait-il. Il ne peut que se demander à quel point elle veut mettre tout ça de côté. Il était prêt à répliquer et la questionner, mais l’américaine change de sujet. Si vite qu’il n’a pas le temps de dire un mot ou même de répondre à son offre. Mais si elle croit s’en tirer comme ça, c’est qu’ils ont passé bien trop de temps séparés. « Toujours. Le whisky est un ami fidèle » qu’il dit, un sourire en coin, conscient que ça fait sans doute un peu ivrogne dit comme ça. Mais dans ses heures les plus sombres, Ezra a toujours apprécié que le whisky ne pose pas de question. Le liquide ambré se retrouve rapidement entre ses doigts. « J’vais boire seul ? » Il fait tournoyer le verre avant de planter son regard face à une charlie accoudée face à lui. Irrésistible. Sans doute un peu trop pour évoluer derrière le comptoir d’un bar. Aucun doute sur le fait qu’elle doit se faire mater chaque soir, et cette pensée le crispe plus que de raison. « toujours. J’me pose rarement très longtemps. Le seul moyen de gagner ma vie. » et la rémunération est légèrement plus grosse qu’avant cette foutue émission. Au moins un bon point. Une gorgée de sa boisson, et il ferme les paupières un bref instant, savourant ce goût si particulier. Lorsqu’il les rouvre, Ezra se perd dans les yeux de la blonde, toujours aussi proche. Toujours aussi hypnotisante. « charlie, t’as cru  que j’allais laisser tomber ? » voix suave et lippes qui s’étirent légèrement, secoue doucement la tête comme pour répondre à sa propre question. « ça te manque pas ? » sourcil haussé comme pour la défier de ne pas lui dire la vérité. Il se souvient de leur duo. Il se souvient de ce que ça faisait de chanter avec elle sur scène, même s’il aurait parfois préféré qu’ils soient seuls au monde plutôt qu’observés par des milliers de téléspectateurs. « si j’te demande de chanter avec moi ? sur scène ? » question qui se voudrait innocente, mais qui tend surtout à la faire parler. L’idée de rechanter avec elle le fait flipper autant qu’elle l’enchante. Y’aurait sans doute un trop plein d’émotions, et Ezra, il est pas certain de savoir de le gérer. Il sait pas s’il saura gérer l’attirance qu’il ressent depuis le début envers Charlie, comme si ça semblait décupler à chaque morceau qu’ils faisaient ensemble. Ça les sublime, chacun à leur manière, bien particulière. D’un geste assuré, il descend le reste de son verre cul sec. « tu sais que j’suis plus douée pour écouter que pour parler… » même si elle avait un don certain pour le faire parler. Plus que n’importe qui d’autre. Il a jamais su si c’était son adorable minois, ou autre chose. Une confiance étrange, presque innée. Mais il est venu pour elle. Rien que pour elle, alors il préfère l’écouter développer plutôt que parler de sa découverte du pays. Chaque br se ressemble. La même odeur d’alcool, des scènes plus ou moins bancales. Au fond, y’a sans doute que le climat et la population qui différait.


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Charlie Wolfe

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Message· · Sujet: Re: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptySam 10 Aoû - 0:48


L’impact de l’alcool au fond du verre capte toute son attention. Cette étonnante danse la libère du regard appuyé de l’irlandais. Le problème avec lui, c’est qu’il peut lire en elle comme dans un livre ouvert. Ils se sont compris dès les premiers instants, dès les premières notes de musique jouées dans cette foutue salle de répétition. Charlie ne semble avoir aucun secret pour lui. Il y a quelques mois, la môme se plaisait à croire que l’infini bleu de ses yeux lui conférait un pouvoir mystique. La faculté de lire en toute âme. Fantasque, la jolie blonde avait échafaudé de nombreux scénarios le concernant. L’imaginaire exacerbé, Ezra était de tous ses songes, de toutes ses envies. Elle aimait le personnage, cet accent prononcé, la voix suave, le background torturé, la musique pour seule rédemption. Comme plus de dix sept millions de téléspectateurs, Charlie était tombée sous le charme atypique d’Ezra Riain. Une belle gueule et un talent certain. « Il semblerait oui. Et puis … je ne te vois pas boire autre chose. Ca colle au personnage. » Un malicieux clin d’oeil ponctue ses propos. Chauvain jusqu’au fond de son verre.
Wolfe reste pantoise lorsqu’il réalise qu’elle n’a rien à trinquer en sa compagnie. Inconsciemment, elle espère qu’il ne remarque pas le shooter - lâchement abandonné - au bout du comptoir. Son regard métallique la transperce à nouveau et décontenancée, elle saute le pas pour finalement se servir un nouveau verre de vodka. L’ivresse, si longtemps bienvenue, n’est pas de rigueur ce soir. Charlie désire être maîtresse de ses actions, qui plus est, en présence de l’irlandais. L’euphorie qui prend naissance au creux de ses reins ne doit pas être perceptible. Le désir qu’elle a toujours ressenti pour lui ne doit pas ternir leurs retrouvailles, au risque d’amèrement le regretter. Surtout s’il ne cesse de la toiser de cette façon. Charlie est la première à plier. Son regard se baisse pour venir se focaliser sur l’immense morceau de bois. Putain.
Alors l’insolente s’hasarde sur l’existence qu’il mène depuis le show. Ezra ne reste jamais bien longtemps dans une ville, par crainte d’y prendre racine, sans doute. Encore une fois, cette vie de bohème colle avec le personnage. « Je t’envie ... » Accoudée sur le bar, la main de l’ange se perd dans son chignon. « J’ai toujours été fascinée par ta façon de vivre. » La fascination … le guitariste avait ce pouvoir sur elle aussi, jusqu’à la priver de tous ses chants.
Il boit, elle l’observe et vice versa, le manège dure sans que l’étonnant couple ne soit gêné par ce soudain silence. Après tout, c’est dans le regard que tout se lit - le trouble, l’émoi, l’envie …
Sa voix masculine tranche et Charlie, elle a le palpitant qui s’agite dans sa cage thoracique. Laisser tomber ? A ces mots, les rétines de la naïade s’embrasent. Se pourrait-il qu’il … « La chanson ? » Ezra acquiesçe. Evidemment, quel autre sujet aurait-il pu aborder ? Eux ? Cette tension électrique qui s’émane de leurs deux corps ? De la façon dont ils se sont quittés à New-York ? Pauvre enfant, pathétique idiote.
« Bien sûr que si. Je ne me sens simplement pas prête à recommencer. » Et pourtant, elle se revoit sur ce parquet coloré. Dans ce carré de lumière, éblouie par les projecteurs. Elle le revoit lui, avec sa guitare, ses mélodies. Les acclamations du public, les avis des juges, parfois infondés, sur ses prestations. Là-bas, elle se sentait vivante - et davantage lorsque Ezra demeurait dans son sillage.
La proposition s’échappe des lèvres de l’irlandais. Le couperet tombe. L'offre est alléchante, si bien qu’elle lui arrache un sourire. « Tu as traversé le pays pour un duo ? » Ses doigts glissent sur le comptoir pour venir tendrement s’agripper aux siens. Nouveau contact. Initiative délicieuse. « La proposition est tentante, je dois l’avouer. Mais je ne pense pas que ça soit une bonne idée que l’on nous voit ensemble. Je ne voudrais pas relancer toutes ces conneries qui ont été dites sur moi … et sur nous. » Sa main se retire de l’emprise du musicien. « Tout va bien, je t’assure. » Vérité à moitié fondée.
Alors qu’une vague de tristesse émerge d’un recoin de son crâne, Charlie se surprend à descendre son verre d’une traite. Puis, elle contourne le bar avant de grimper sur la scène. « Et si tu me chantais quelque chose ? » Malicieuse, elle prend place près du piano et l’invite, d’une oeillade implorante, à la rejoindre. « Il n’y a pas foule, je sais, mais au moins, j’aurai le privilège d’être ton unique groupie ce soir. »  


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Ezra Riain

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Message· · Sujet: Re: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptySam 10 Aoû - 13:53


Charlie & Ezra

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Le personnage… L’irlandais au charme atypique. Un regard acier, hypnotisant, un accent qui ne faiblit, transportant sur des contrées lus vertes, plus brutes. Le baroudeur à l’âme peine, le cœur écorché et bousillé par la vie, par la perte d’un être cher. Le whisky de sa terre natale en guise de compagnon de route, en plus de sa fidèle guitare. Au fond, il est peut-être bien qu’un foutu stéréotype, mais la dans la bouche de charlie, ça le fait sourire. De toute façon, quel irlandais ne boit pas de whisky.si les russes sont nourris à la vodka dès le biberon, ses compatriotes ne sont pas bien différents en ce qui concerne la guinness et le jameson. Et ce soir, il espère bien qu’elle prendra un verre avec lui Il boit bien assez seul le reste du temps. Parfois avec quelques inconnus ou le patron du bar dans lequel il joue sur le moment… Mais pas grand-chose de plus. Alors il sourit quand il la voit finalement prendre un verre de vodka. Pourtant, son regard en dit bien assez long sur ce qu’il pense de la vodka. « sérieusement ? » lache-t-il un peu moqueur, mais pas bien sérieux, sans la quitter des yeux. Il pourrait s’y perdre, dans cette vision. Et il ne s’en lasse pas. si bien que lorsqu’elle baisse les yeux, il sourit un peu plus, amusé plus que de raison de la voir… perturbée. Ou est-ce déjà l’alcool qui lui fait imaginer tout ça. Non.
Ezra, il se dit qu’il aurait dû faire taire ces voix dans sa tête. Il aurait dû venir plus tôt. Peut-être même dégager certaines invitations, oublier quelques dates et villes pour venir directement dans l’Oregon. Pour se perdre un peu plus sur la côte Est et retrouver celle qui semble l’éveiller. Il secoue doucement la tête. « T’as rien à envier, Charlie. » sa voix s’est assombrie malgré lui, parce que lorsqu’elle lui dit ça, il ne peut s’empêcher de penser à Siobhan, à la douleur, aux nuits blanches. Il pense à toutes ces heures restées éveillées parce que la douleur était trop grande, l’envie de hurler et de se cogner la tête contre le mur trop importante. Parce qu’à défaut d’être foutu de parler, c’est dans le whisky qu’il se noyait. Non, y’a rien à envier. Son mode de vie, c’est pas un choix qu’il a fait par plaisir. C’était devenu une nécessité. Pourtant il aime être retourné à son premier amour, la musique. Mais tout le reste… « ou tu pourrais venir. Dans quelques villes. Si tu veux. » il se racle la gorge, tourne la tête avant de revenir à elle « tu verrais que le confort c’est pas toujours ça » qu’il ajoute avec une touche d’humour, un peu décontenancé par sa propre proposition. Qu’est-ce qu’il s’imagine ? Qu’elle le suivrait les yeux fermés ?

Il se plait, à imaginer ça, charlie qui le suit. Charlie qui l’accompagne. Il s’y perd dans son regard azur, à les imaginer sur scène ensemble. Qui sait, peut-être chanter wicked game une nouvelle fois. Ressentir la même chose que la première fois. Putain de montagnes de russe auxquelles il n’avait rien compris. Ces moments là, Ezra aurait voulu les prolonger, et c’est bien ce qu’il regrette de son temps sur l’émission, ceux qu’ils partageaient. Les duos, les répèt’, les quelques soirées d’après show un peu trop arrosées. Le contact facile, son parfum constamment présent… Il est obligé de lui demander, il a besoin de savoir. Savoir jusqu’où ces cons ont pu la toucher. Pas prête à recommencer. une envie de tous les fracasser, ces abrutis qui l’ont blessé, qui lui ont pris ce truc si particulier. Son envie de chanter, ce plaisir à partager. Mais son sourire, il est toujours là. Toujours aussi franc. A couper le souffle, et le palpitant réagit toujours autant. « Le duo serait un bonus. » et lorsqu’elle glisse ses doigts sur les siens, un instant, il arrête de respirer. « j’suis là pour toi, savoir comment tu vas. J’me contenterai pas d’un ça va merci. » autrement dit, il veut s’en assurer. Puis, il a toujours su quand elle ne lui sortait que des demi-vérités. Encore un mystère de cette connexion innée. Et c’est la dégringolade, le cœur loupe un battement. Pas une bonne idée… Ne pas être vu ensemble… Les conneries sur eux… la main qui se retire, le froid qui prend sa place. Evidemment, il aurait dû s’en douter. Et elle a raison, qu’il se dit. Il s’en rappelle de ces rumeurs, sur leur supposé couple. Ceux qui n’attendaient que ça et qui les admiraient en les imaginant déjà ensemble. Et ceux qui les décriaient, plus particulièrement leur différence d’âge. Trop vieux pour elle. Pas assez bien pour elle, qu’il se disait à lui-même en complément. « T’as raison. » le verre fini cul sec, il encaisse, autant le liquide familier qu’il lui brule la gorge que les mots prononcés. « ça veut aussi dire que tu vas m’éviter le temps où je serais là ? » qu’il le sache. Certains les verront forcément ensemble. Il soupire, le regard désormais échoué dans le fond de son verre, qu’il trouve maintenant trop vite. Il n’a clairement pas assez bu. Pas assez pour anesthésier un myocarde qu’il trouve désormais trop vivant.
L’irlandais relève la tête en voyant la blonde bouger, aller jusque sur la scène. Il arque un sourcil avant de se lever à son tour, en silence. Putain, il est foutu, qu’il se dit au fur et mesure qu’il se rapprocher. Œillade quasi implorante auquel personne ne peut rester de marbre. « j’dois chanter alors que tu viens de refuser ma proposition ? » il s’avance, un peu trop près d’elle, la toise alors qu’il glisse son index sous son menton. Un instant, ses iris se perdent et see fixent sur les lippes pulpeuses de Charlie. ça s'emballe à l'intérieur, ça brule et ça démange. Non, que ça martèle dans son crâne,  alors qu’il se surprend à vouloir les gouter, les mots de la nymphe encore présents. Les billes bleues remontent alors jusqu’aux siennes « j’te referai chanter, charlie wolfe » sourire en coin qui s’échappe alors qu’il se recule et s’approche du piano. Feuillète les partitions, et sourit lorsqu’il voit celle qui lui parle le plus. « Je chante, seulement si tu joues. Celle là » qu’il désigne d’un signe de tête. Everything I do. Bryan Adams.

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Charlie Wolfe

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Message· · Sujet: Re: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptySam 10 Aoû - 19:56


« Je suis moins chauvine que toi dans mes choix de boissons. Et puis, regarde ! Je suis blonde aux yeux bleus. Je pourrais te faire croire que je suis polonaise ou encore russe.. J’imite très bien l’accent, tu devrais t’en souvenir. » Un clin d’oeil non dissimulé à l’une des dernières soirées qu’ils avaient passé ensemble, à New-York. Un pari qu’une candidate, totalement éméchée, lui avait lancé - se rendre dans le carré VIP d’une boîte huppée en se faisant passer pour une escort fraîchement débarquée de Moscou. Sa prestation leur avait valu deux magnums de champagne offerts par le barman et un sacrés lots d’emmerdes. En mémoire de ces délicieux souvenirs, Charlie ne pût s’empêcher de rire.
La conversation perd de sa légèreté lorsque l’irlandais s’hasarde sur son quotidien depuis son élimination. Il est vrai que l’ange éprouve encore quelques difficultés à se dévoiler sur ce sujet. Néanmoins, elle sait qu’Ezra ne se permettra jamais d'émettre un quelconque jugement négatif. Là-bas, il était son pilier et aujourd’hui, ce regard bienveillant qu’il porte sur elle, ne semble pas avoir changé. « Si, je devrais être sur scène au lieu de bosser ici. » L’étincelle qui s’était emparée de ses iris se ternit quelque peu. La rancoeur lui arrache un soupir avant que ses méninges n’implorent de vider ce foutu verre.
Consciente de l’altruisme de son partenaire, elle hausse toutefois les épaules lorsqu’il lui parle de tournée. « Peu importe le confort Ezra, tu fais ce que tu aimes et c’est le plus important. Pour ce qui est de ces quelques dates … j’ai une étiquette désormais. Si je t’accompagne et que je chante avec toi, les rumeurs vont reprendre. Les haters vont s’agiter sur internet … je n’ai pas envie de revivre ça et surtout de l’imposer à ma famille. Tyler s’est démené pour me venir en aide. Tu sais comment il est ... »
Les corps se rapprochent, parce qu’encore une fois, c’est inné chez eux. Les initiatives se prennent, tantôt par elle, tantôt par lui et ça ne gênait personne à New-York. Les autres artistes avec qui ils évoluaient comprenaient cette connexion, ce lien indicible et insensé. De ses doigts fins, la nymphe se surprend à caresser le dos de sa main avant de s’y réfugier tendrement. « J’ai très envie de me laisser convaincre. » Mais voilà … Charlie demeure Charlie, avec ses doutes, ses combats, son passif et ses démons.
De l’autre côté du bar, l’irlandais lui avoue qu’il est là pour elle et que pour rien au monde, il se contenterait de ses mensonges. Car oui, elle ment Charlie. Effrontément. Ces mots résonnent dans sa caboche ankylosée. Elle se tait mais intérieurement, l’américaine hurle. Tu es ici pour moi ? Mais où étais-tu lorsque j’avais le plus besoin de toi ? Où étais-tu lorsque j’ai été traînée dans la boue, sur le web ? Quand j’ai été la risée des réseaux sociaux ? Son palpitant s'accélère et en bonne actrice, la lionne se détache simplement de sa silhouette, brisant de ce fait la douce torpeur qui s’émanait de leurs épidermes. « J’en parlerai peut-être ... mais pas maintenant. Pour l’instant, j’ai juste envie de profiter de ça. » De toi, de nous … Mais les mots ne traversent pas la barrière de ses lèvres pulpeuses.
Le visage de l’artiste perd toute trace de gaîté et intérieurement, la môme s’en veut d’avoir autant fait preuve de froideur. Après tout, Ezra devait avoir ses raisons. Il abdique, craint qu’elle ne l’évite durant toute la durée de son séjour à Windmont Bay. L’ingénue se mord la lèvre en guise de punition. Quelle conne. C’est pourtant mérité. « Au contraire, j’espère que tu me feras un peu de place dans ton agenda de rock star. »
C’est qu’il en a parcouru des kilomètres pour la retrouver. Le moineau en a conscience, c’est pourquoi elle refuse que l’amertume ne s’installe. Son corps s’agite et rapidement, elle retrouve la scène du bar. Des instruments sont disposés de part et d’autre de l’estrade et subitement, Charlie prend plaisir à retrouver cette familière ambiance. Toujours assis au comptoir, le guitariste se sépare de son verre, avale les quelques pas jusqu’à lui faire face. « J’ai décidé que tu me devais une chanson. » Sourire mutin avant que son visage ne se retrouve à la merci de l’irlandais. Ils sont proches, si proches qu’elle peut aisément détailler son grain de peau, cette petite cicatrice qui prend naissance sur sa lèvre supérieure. Les effluves de l’alcool ambré se mêlent à sa respiration haletante et Charlotte, elle a le coeur qui va exploser. Les bouches se frôleraient presque et au plus profond d’elle, l’artiste déchue n’attend que ça. Qu’il la libère, de cette tension insupportable qui n’a de cesse que de lui ronger le creux de ses reins. Qu’il la libère de cette fascination, pour lui, qui la dévore.
Le coeur semble l’emporter sur la raison mais l’étincelle du bon sens brave les vagues du désir. Encore une fois sur la même longueur d’ondes, l’étrange couple s’écarte et l’irlandais prend place devant le piano. « Tu es toujours aussi sûr de toi ? » Dos à lui, la blonde s’accorde quelques secondes pour se remettre de ses émotions. L’effet qu’il a sur elle est absolument dingue et l’absence a amplifié la chose. Les doigts glissent sur son front avant de descendre sur sa nuque pour un léger massage.
Son corps lui fait défaut et ne la portant plus, elle trouve un bienheureux refuge aux côtés de l’irlandais. « Que je joue ? » Les orbes se perdent sur la partition sélectionnée et en la découvrant, Charlie éclate d’un rire franc et assène son bourreau d’un frêle coup de poing dans l’épaule. « T’as pas le droit de jouer avec mes faiblesses comme ça ! » Son index presse une note choisie au hasard. « C’est ma partition ... je l’ai amené ici dès que j’ai commencé mon contrat. Quand je suis de close, je prends cinq minutes avant de partir pour la jouer … J’adore cette chanson, mon père la chantait à ma mère ... » Elle connaît la musique, aussi la mélodie ne tarde pas à s’émaner du piano. Ses iris se posent ensuite sur l’artiste, et brûlante, elle quémande d’un sourire, qu’il la fasse vibrer.  


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Ezra Riain

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Message· · Sujet: Re: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptySam 10 Aoû - 23:18


Charlie & Ezra

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Il lui concède sans difficulté que sa place est sur scène, pas dans ce bar. Dans aucun bar. Charlie mérite d’évoluer devant un public. Elle a le talent et le charisme pour. Mais pas le genre de scènes sur lesquelles l’irlandais se produit. Elle mérite mieux. Plus grand, plus beau. Et pourtant, elle refuse sa modeste proposition. Pas de mini tournée du fameux duo. Pas de reprises ensemble. Pas de bons moments. Il déglutit, prend sur lui pour rien ne montrer. « Je sais… » se contente-t-il de dire. Et c’est vrai. Il sait qu’avec la famille, ce n’est jamais simple. Une variable à prendre compte, qui peut freiner autant que porter. « Oublie. J’sais pas à quoi je pensais… » A leurs moments sans doute. A cette envie de les retrouver, mais il ne peut rien lui imposer. Encore moins les critiques et les racontars qui allaient avec. Ezra, il peut pas lui faire oublier ces moments moins sympas. Il peut rien effacer en un claquement de doigts. Et lorsqu’elle lui avoue malgré tout qu’elle en a envie… Il attend le mais. Le mais qui viendrait compléter sa phrase. Ça reste en suspend, comme beaucoup de choses entre eux.

Il abdique, Ezra. Il la forcera pas à parler. Il se contentera de rester et de ce qu’elle sera prête à lui donner. Un sourire ou une confession… Peu importe au fond. Il se contente d’acquiescer d’un signe de tête. « Je repars pas de si tôt. » il sait pas bien quand il repartira en réalité. Y’a rien de prévu. Et même s’il doit encore se produire à Portland ou dans les petites villes aux alentours, il peut bien continuer de dormir ici, d’y faire son quotidien, pas bien palpitant, si ce n’est elle, qui déclenche toute sorte d’émotions contradictoires en un temps record. Excitation, désir, regret, déception. Elle rouvre des blessures, les referme ou les apaise. Elle l’enflamme ou le tient à distance. Même lui, il a l’impression de ne plus suivre. « J’te l’ai dit, j’suis là pour toi. Alors à part quelques soirées pour me produire… » Il sera là. Du temps libre à tuer, à occuper. Des mois à rattraper, si elle lui en laisse l’occasion et s’il arrive à faire taire ses propres démons.

Déjà éloignée, au milieu de cette scène qu’elle devrait habituellement foulée, il l’interroge du regarde. « ah oui ? » impossible de ne pas sourire. « en quel honneur ? » éternel sourire amusé, qu’elle provoque sans le moindre effort. Et si elle semble savoir appuyer sur les bons boutons en ce qui le concerne pour le faire réagir, l’irlandais n’est pas en reste. A ses risques et périls. Loin d’être insensible aux charmes de la blonde –bien au contraire- ezra fait appel à tout son self control. Elle lui a tout juste dit, qu’ils ne pouvaient relancer aucune rumeur, qu’ils ne pouvaient être vus ensemble. Pas question de l’embrasser. Pas question de se laisser aller.
Il a beau avoir initié le geste, le rapprochement, lui aussi a besoin de se remettre, de calmer ce palpitant qui s’emballe trop vite à proximité de la blonde. Mais y’a pas que son cœur. Sa tête et son imaginaire qui s’y met. Il les imagine, leurs lippes qui se touchent, se dévorent. Ils imaginent se dévorer et s’apprivoiser. Putain de torture. Il est trop con. Il joue avec le feu, se brule en même temps, alors il s’éloigne, plus vite qu’il n’aurait dû, pour s’approcher du piano « Pour ça, oui. » pour le reste, pour elle, pas vraiment. Les quelques derniers mots qu’elle a prononcé viennent de le lui prouver. Il n’est sûr de rien. Ni de lui, ni d’eux. Des complications de tous les côtés, des cons qui semblent vouloir se mettre sur leur route, comme si c’était pas assez compliqué comme ça. Mais ça… La faire chanter, il en est certain. Pas forcément ce soir, ni demain ou dans la semaine. Ça prendra le temps que ça prendra, mais il y arrivera. « que tu joues, oui » qu’il répète avant qu’elle n’éclate de rien. Et merde. plus belle mélodie encore que celle qu’il vient de lui demander de jouer. Obligé de la fixer, de s’imprégner du moment, de son rire adorable, de ses yeux qui pétillent, un peu plus qu’il y a quelques instants. « Oh si. Et j’vais pas m’en priver » elle est prévenue. Personne n’a dit que ça devrait être juste. Elle joue avec ses faiblesses sans même s’en rendre compte. Pas de raison qu’il ne fasse pas la même chose. Et après son explication, c’est un léger sourire qu’il lui offre. Sincère, authentique, mais à peine perceptible. « alors joue » qu’il murmure en caressant du bout des doigts, le haut de sa main, déjà sur les touches.
Un frisson dès la première note. Putain de chanson.
Et sa première note à lui, qui sort, alors qu’il se tourne légèrement, presque à califourchon sur ce mini banc de piano, face à une charlie dans son élément.
Look into my eyes, you will see what you mean to me il ne la quitte pas des yeux, ou à peine, seulement pour regarder ses doigts glisser sur le piano. seach your heart, search your soul… and you find me there you’ll search no more. Don’t tell me it’s not worth trying for… à parole, chaque note, le myocarde bat plus fort, résonne dans ses tympans, prêt à exploser, à demander sa liberté. A vouloir l’atteindre, il se sent dégringoler un peu plus. Etrange sentiment que de vouloir se rapprocher tout en voulant s’éloigner. Se savoir pas à la hauteur, pas assez bien, assez brillant ou vivant. Trop vieux. Trop lui. Et pourtant, c’est à ses côtés qu’il se sent vibrer. you can’t tell me it’s not worth dyin’ for…. You know it’s true, everything i do… i do it for you…
L’irlandais se rapproche, profite de sa concentration pour déposer un nouveau baiser contre sa tempe alors qu’elle continue d’enchainer les notes. Mais au lieu de se reculer, il reste le front collé contre son crâne, à quelques millimètres de sa peau, de sa joue. Pas si loin du creux de son oreille ou du creux de son cou. Look into your heart, you will find there’s nothing to hide. L’impression que son coeur va lacher, sans savoir si ça lui fait du bien ou si la douleur devient insoutenable. Il continue de se laisser porter par la mélodie sublimée par ce parfum qui lui emplit les narines. Définitivement plus enivrant.


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Charlie Wolfe

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Message· · Sujet: Re: falling like stars (c/e) falling like stars (c/e) EmptyDim 11 Aoû - 21:49


Malgré les sourires qui s’étirent sur leurs deux visages, l’amertume reste palpable. Bien sûr, à quoi s’attendait-elle ? Un putain de conte de fée ? Charlie se sent stupide, tiraillée - et ô combien séduite par l’initiative de l’irlandais. Ezra lui avoue être là pour elle et ses mots résonnent comme une croisade qu’il s’est promis de mener de front. Le bien-être de la jeune femme semble être son unique préoccupation - en plus de ces quelques dates dans les environs. « C’est insensé que tu sois là ... » Cette révélation se veut pommade car Charlie refuse que le doute assaille son esprit. Si elle s’écoutait, elle lui offrirait son coeur sur un plateau d’argent.
« En l’honneur de ce sourire que j’ai réussi à faire naître sur ce beau visage. » Ce qui arrive l’instant d’après est inévitable. Il faut dire que l’insolente l’a cherché. Ses regards appuyés, ses gestes tendres, cette proximité retrouvée, elle tend le bâton Charlie. Danse dans les flammes d’un brasier qu’elle a elle-même enfanté. La môme sait ce qu’il ressent pour elle - la température grimpe de quelques degrés lorsqu’ils se retrouvent dans une même pièce - mais voilà … c’est trop tôt. Trop précipité, trop insensé. La chanteuse rêve de se pendre à son cou, de l’embrasser avec avidité, d’enfoncer ses ongles dans la chair, de le tatouer de sa passion. Tais-toi mon coeur, qu’elle aurait envie d’hurler.
« Soit, je connais tes faiblesses autant que tu connais les miennes ! » Réplique enfantine lorsqu’il lui avoue ne pas la ménager. A ses côtés, son myocarde retrouve son rythme de croisière. Ses joues perdent une teinte. Lorsqu’il s’agit de musique, les choses reprennent leur sérieux. Le vernis rouge de ses ongles tranche avec la couleurs des notes. L’épiderme clair de l’irlandais se rajoute au tableau. Cette proximité, encore et toujours. Le besoin de se toucher .. car c’est un nouveau contact charnel qu’il lui offre. Putain Ezra. Il la torture, par tout ce qu’il est et par tout ce qu’il représente.
Charlie s'exécute, telle une vulgaire poupée dominée par le bleu métallique de ses yeux. Première note, pour elle - puis pour lui. Et là, c’est l’apothéose. La môme, à l’oreille absolue, se retrouve catapultée quelques mois auparavant, à New-York. Cette alchimie, elle ne l’a pas rêvé. Elle se révèle telle un phœnix qui renaît de ses cendres. Et encore … elle n’a pas ouvert la bouche, pour l’accompagner en duo.
Ces mots, comme un baume, lui arrachent des frissons si bien qu’elle loupe une note. Peu importe, il ne lui en tiendra pas rigueur. L’instant est sublime, volé.
Elle a le sentiment que cette poésie lui est destinée et elle veut y croire. Charlie s’y raccroche, pour ne pas suffoquer. Imploser. Son regard, la jolie blonde le sent, appuyé, désireux, alors, elle s’attache à lui offrir le meilleur d’elle-même. Il est le seul à mériter cette version - cette Charlotte impériale, passionnée, envoûtante.
Nouveau baiser qu’il dépose sur sa tempe, tendre embrassade qu’il prolonge jusqu’à la fin de la chanson. Sa voix, c’est du velours, sublimé par son attrait certain pour le whisky.
Statiques, ses doigts se fixent sur les ultimes notes. Charlie ferme les yeux, un court instant - le temps de reprendre ses émotions, de calmer les trémolos qui seraient capables de s’échapper de sa gorge nouée. Puis, c’est avec gratitude qu’elle accueille l’irlandais dans le creux de ses bras. Ses ongles parcourent sa nuque, qu’elle emprisonne avec douceur. Son visage plongé dans le creux de son cou, Wolfe profite de cette énième proximité pour le remercier. « Tu n’as pas idée à quel point je suis heureuse que tu sois là. » Confession qu’elle ne peut se permettre de garder pour elle. Son corps s’écarte mais ses rétines demeurent plantées dans les siennes. « Cette chanson, c’est tout ce que j’avais besoin d’entendre. »
Perfide vague de désir qui grimpe le long de sa colonne vertébrale. Ce rapace ne semble pas décidé à la laisser en paix. Pas tant qu’Ezra sera là. Encore une fois, la môme est prête à succomber lorsque les aiguilles de l’horloge avortent ses lubriques pulsions. « Je n’avais pas vu l’heure … il faudrait peut-être que je rentre ... » Les silhouettes se séparent et c’est prestement, qu’elle se rapproche du bar, s’empare de sa veste et griffonne quelques mots sur un bout de set de table. « Tyler doit déjà m’attendre. Nous nous rejoignons à mi-chemin. Ça lui laisse le temps de terminer son épisode » Une moue boudeuse transforme son minois et c’est à contre-coeur qu’elle toise l’irlandais descendre de la scène. « Je suis désolée ... » Oui, navrée d’avoir perdu ce côté fun et libéré qui la caractérisait tant. Navrée de ne pas pouvoir lui apporter ce qu’il recherchait en ce pointant ici.
La porte du bar verrouillée, les amants maudits se retrouve sur un trottoir désert et humide. Le climat s’est rafraîchi de quelques degrés et frissonnante, Charlie retrouve les bras de son compagnon d’infortune. « Merci … pour tout. » Le sourire quitte son visage d’ange et la gamine amorce sa descente vers ocean avenue. Elle sent le poids du regard d’Ezra dans son dos et lutte intérieurement pour ne pas faire demi-tour. Ce départ précipité ne lui ressemble en rien mais encore fois, c’est trop. Trop d’émotions, de dualité dans son crâne meurtri. Trop de haine, d’affection. Trop de désir et de regrets. L’angélique créature stoppe sa course et fait volte-face. L’irlandais n’a pas bougé, c’est à peine s’il prend le temps de s’allumer une clope. Merde … À grandes enjambées, le moineau remonte l’allée. Une fois arrivée à sa hauteur, elle glisse un bout de papier dans la poche de sa veste en jean. Son numéro de téléphone. « T’as pas intérêt à l'égarer cette fois. »
 


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