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 Une Revenante ? [Kolheen]

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Message(#) Sujet: Une Revenante ? [Kolheen] Dim 14 Fév 2010 - 1:04


PROFESSEUR – « L’encéphale est constitué de plusieurs éléments, le cerveau dans sa partie haute et il se prolonge vers le bas par le tronc cérébral. Le cervelet lui se greffe sur l’arrière du tronc cérébral. Ces différents éléments sont situés dans la boîte crânienne. Cette partie haute se prolonge en arrière et en bas par la moelle épinière dans le canal rachidien. Les hémisphères cérébraux sont au nombre de deux. Ils sont ovoïdes, à grosse extrémité postérieure, séparés par une scissure inter hémisphérique longitudinale et antéropostérieure. Ces deux hémisphères sont unis par plusieurs structures sur la ligne médiane. La boîte crânienne est doublée par la méninge, elle même constituée de plusieurs feuillets : un feuillet externe, contre l'os la dure-mère (pachyméninge). Un feuillet interne, la leptoméninge, lui-même constitué de deux feuillets : la pie-mère, feuillet viscéral et l'arachnoïde, feuillet pariétal. Ces deux feuillets délimitent l'espace leptoméningé (espace sous-arachnoïdien) qui contient le liquide céphalorachidien… »

Un cours d’anatomie pour finir sa matinée et Virgil avait l’air de s’ennuyer. A vrai dire tout ça il le savait déjà, le cerveau et tout le reste c’était ce qui l’intriguait le plus depuis des années alors lui parler de ça était vraiment ennuyant. Il prenait tout de même quelques notes histoire de faire quelque chose, mais il aurait très pu monter sur l’estrade et prendre la place du professeur pour présenter ce cours. L’amphithéâtre était plein et tous les autres semblaient suivre avec attention le moindre mot qui sortait de la bouche du prof. Virgilio était l’un des étudiants les plus talentueux de l’université et il était vrai qu’il avait beaucoup de facilité. Autodidacte il était toujours obstiné à apprendre de nouvelle chose, pour devenir le meilleur. Oui, il voulait percer dans le milieu hospitalier en tant que chirurgien renommé et ferait tout pour le devenir. Mais ce n’était en restant assis sur cette chaise qu’il pourrait prétendre à un poste si désiré. Heureusement pour lui l’année prochaine il commencerait son internat de médecine, fini les cours ennuyants, fini les heures le cul assis sur une chaise…

PROFESSEUR – « Hé bien je vous dis à la semaine prochaine pour la suite de ce cours. Bonne journée à tous. »

Enfin ! Il était temps que ce cours se termine. Sans perdre une seconde Virgil ramassa ses affaires et fila vers la scolarité du département de médecine. Il avait des travaux pratiques cet après midi et ne savait plus le numéro de la salle. D’un pas assuré il prit donc la direction du rez-de-chaussée. Il aurait pu le demander à quelqu’un de sa promo mais à vrai dire depuis quelques temps il ne côtoyait plus vraiment les autres. Particulièrement misanthrope, doté d’une prétention énorme ainsi que d’un égocentrisme très fort, Virgil n’était pas apprécié car il n’hésitait pas à dénoncer les erreurs ou les tricheries de ses camarades pour pouvoir réussir. En plus de ça les profs l’appréciaient car c’était un élève brillant connaissant beaucoup plus de choses que la plupart des élèves de cette promo. Ils aimaient son culot même si parfois il en faisait trop. Mais ses parents lui avaient toujours inculqué que dans la vie il fallait se battre pour s’en sortir et c’était ce qu’il faisait. Et lorsqu’on s’intéressait à la carrière professionnelle de ses parents on comprenait pourquoi Virgil était comme ça. Une mère dans le difficile et cruel monde de la mode… Un père gérant l’une des plus grandes banques mondiales… Il était peu étonnant que leur fils veule terminer comme l’un des plus grands chirurgiens...

Il arriva alors devant les panneaux d’informations destinés à son année d’étude. Il reprenait qu’à 15h, cela lui laissait du temps pour manger et pour passer un moment à la bibliothèque. Alors qu’il allait se rendre à la cafétéria pour manger il aperçu une jeune femme entrer à la scolarité. Kolheen Ludow ? Cela en avait tout l’air… Etrange, cela faisait un moment que Virgil ne l’avait pas aperçu. Elle suivait des cours de médecines tout comme Virgil mais dans une classe inférieure. Le jeune homme en était certain, elle semblait ne pas s’être pointée en cours depuis un moment. Il décida alors de s’adosser au mur en face de la porte de la scolarité, les mains dans les poches. Il avait eu la subite envie de lui demander pourquoi elle ne venait plus… Car pour lui arrêter de telles études, arrivé à un tel niveau était du gâchis. Maintenant il fallait savoir comment elle allait le prendre…
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Message(#) Sujet: Re: Une Revenante ? [Kolheen] Lun 15 Fév 2010 - 2:18


    DAME: « Mademoiselle Ludow? »
    KOLHEEN: « C'est moi. »
    DAME: « J'appelle de l'université de Miami. Nous aurions besoin de votre signature sur quelques documents dans les plus brefs délais. Nous devons envoyer les formulaires ce soir. »
    KOLHEEN: « J'avais complètement oublié ça! Je viens tout de suite. »
Ce n'était pas vraiment le genre de Kolheen d'accéder aussi rapidement aux requêtes administratives, mais cela faisait maintenant six mois qu'elle remettait la corvée à plus tard. Retourner à l'université, y croiser la plupart de ses amis, ses professeurs, peut-être, elle n'en avait pas eu le courage. En cette fin de matinée, elle n'avait pas le choix. On la mettait devant le fait accompli et elle se devait d'obéir. Elle poussa un soupir alors qu'elle composait le numéro d'un taxi sur son téléphone portable. Autant en finir rapidement et si elle avait marché jusqu'à l'université, elle aurait eu le temps de changer d'avis en cours de route et de revenir chez elle. Elle ne pouvait pas signer par téléphone?

Lorsque le taxi s'arrêta devant chez elle, elle saisit son sac à main et poussa un soupir avant de fermer à clé, Rahfael n'étant pas encore rentré. Ce fut donc vêtue d'un jeans et d'un débardeur qu'elle quitta prestement la maison et se maudit d'avoir oublié ses lunettes de soleil. C'était toujours mieux lorsqu'on voulait passer inaperçue. Ce ne fut que lorsqu'elle paya la course du taxi qu'elle comprit qu'elle se trouvait devant l'université, qu'elle devait descendre et entrer à l'intérieur, chose qu'elle n'avait pas faite depuis six mois. Elle poussa tout de même les portes et se mordit la lèvre lorsqu'elle appuya sur le bouton de l'ascenseur. Lorsqu'elle arriva à l'étage de l'administration, elle n'eut pas à attendre longtemps puisqu'elle était quasiment toute seule. On la prit en charge et elle n'eut qu'à apposer son nom sur quelques feuilles pour stipuler qu'elle avait bel et bien quitté l'université. Ce n'était pas si dur que ça, finalement. La dame lui affirma qu'avec son excellent dossier scolaire, les retours en arrière étaient toujours possibles et la jeune femme hocha la tête sans réellement l'écouter. Elle savait pertinemment qu'elle ne reviendrait pas. Personne ne la ferait changer d'avis. Elle reprit une copie des formulaires qu'elle avait signé et les glissa nonchalamment dans son sac avant de se relever, légèrement soucieuse.

Ce ne fut que lorsqu'elle sortit dans le couloir qu'elle se retrouva face à Virgilio. Elle entrouvrit légèrement les lèvres sous le coup de la surprise, elle ne s'attendait pas à le voir là. Elle réajusta son sac sur son épaule dans un geste légèrement nerveux et demeura immobile un instant, comme si elle cherchait quoi lui dire. Elle ne l'avait jamais vraiment porté dans son coeur puisqu'elle n'appréciait pas sa façon de faire, mais en même temps, elle était particulièrement intriguée par lui et comme elle n'était pas en même année, elle n'avait pas pu souffrir de ses plans foireux pour rabaisser les autres et elle osait presque penser que les rumeurs à son sujet étaient fausses, bien qu'elle en doutait fortement vu le caractère du jeune homme. Kolheen fit un pas de côté pour libérer l'entrée dans les bureaux administratifs et haussa les épaules.
    KOLHEEN: « Tu peux y aller, c'est bon. »
Son ton était légèrement froid, comme si elle voulait lui prouver qu'elle ne voulait pas lui parler et qu'il n'avait qu'à dégager de son chemin. Elle le savait. À chaque fois, c'était la même chose. Quand elle ne voulait pas voir les gens qu'elle connaissait, elle finissait toujours par rencontrer celui qu'elle désirait le moins voir dans tous ceux qu'elle fuyait. Il faut croire que le destin s'acharnait vraiment contre elle. C'était un peu comme lorsqu'on entrait dans un sex-shop; on ne voulait pas spécialement qu'on nous reconnaisse. Évidemment, ce n'était pas comme si c'était la fin du monde. Après tout, elle avait vu Virgil' dans les couloirs, ce n'était pas comme si elle lui avait carrément foncé dedans. Si ça se trouve, il ne lui aurait même pas parlé. Quelle idiote elle faisait. Avoir su, elle aurait poursuivit son chemin sans rien dire et elle aurait peut-être eu la chance de rentrer chez elle tranquillement. Mais non, bien sûr, on ne pouvait certainement pas lui laisser ce droit-là. Elle poussa un soupir et passa une main dans ses cheveux pour les replacer, mais surtout parce qu'elle avait l'impression de faire quelque chose d'utile et que ça diminuait son anxiété. Il n'était pas entré dans la salle après elle et elle n'osa pas s'arrêter de marcher, quand bien même il se décidait à la suivre.
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Message(#) Sujet: Re: Une Revenante ? [Kolheen] Ven 19 Fév 2010 - 2:57


Les études… Il n’y avait rien de plus important aux yeux de Virgil car après avoir passé la majeure partie de sa vie à suivre ses cours à domicile il s’était lassé d’apprendre. Pire ses conneries auraient pu le détruire et jamais il n’aurait fait honneur à sa famille. Il avait retrouvé le droit chemin après quelques années de débauches lorsqu’il était adolescent… Il avait été con, stupide, idiot, débile… Bref il avait oublié tout ça, pour lui maintenant il fallait aller de l’avant, travailler d’arrache pied pour réussir et voir de la fierté dans les yeux de ses parents. Alors oui pour lui de telles études étaient très importantes. Mais pourquoi aller demander à cette fille ce qu’elle fichait là après avoir disparue pendant si longtemps ? D’habitude il aurait laissé agir sans s’en intéresser… Après tout qu’est ce qui pouvait en faire qu’elle arrête ? Il s’en fichait éperdument non ? Son égoïsme habituel aurait dû le faire agir ainsi… Mais là c’était différent car il savait que cette fille avait du talent. Virgil reconnaître les talents d’une autre personne ? Mon dieu, elle en avait de la chance. Cependant il ne faisait pas preuve de finesse quand il s’agissait de faire la morale à quelqu’un… Il pouvait être très brutal, et d’ailleurs c’était ce qui risquait d’arriver.

Toujours adossé au mur il attendait sagement que Miss Ludow sorte de la scolarité. Les minutes passaient et il restait planté là, s’impatientant quelque peu. Ca aussi c’était l’un de ses plus grands défauts. Incapable de rester en place, même quelques minutes. Il se mordait la lèvre et soupira bruyamment se demandant ce qu’elle pouvait bien faire là dedans. Il aurait très bien pu aller coller son oreille contre la porte pour tenter de discerner de quoi il était question mais ce n’était pas vraiment de son genre… Ou du moins là il n’y avait pas tellement d’intérêt à le faire. Puis enfin la porte s’ouvrit et il la fixa, la regardant passer devant lui. Alors qu’il allait entamer la conversation elle l’interpella pour lui dire qu’il pouvait entrer dans le bureau des secrétaires. Il n’était vraiment pas venu pour ça. Elle paraissait de mauvaise humeur à en juger par le timbre de sa voix. Et elle semblait très agacer apparemment qu’il soit là. Ca commençait mal… Il la suivit toujours des yeux la regardant s’éloigner dans le long couloir dans lequel ils se trouvaient. Il comprit très vite qu’elle n’avait visiblement pas envie de lui adresse la parole… Hé bien tant pis !

VIRGIL – « Kolheen ! »

Sa voix grave retentit dans le couloir. Il espérait qu’elle ne s’arrête mais apparemment elle ne l’avait pas entendu ou elle avait fait semblant de ne pas l’entendre. Pour lui elle l’avait ignoré… Il accéléra le pas, se rapprochant d’elle. Elle avait vraiment beaucoup de talent pour ces études pour qu’il s’obstine ainsi. D’ailleurs ça l’emmerdait de devoir montrer cette facette de lui même, lui qui se fichait tout le temps des autres habituellement. Il arriva à sa hauteur et il lui saisit le bras délicatement avant d’ajouter :

VIRGIL – « Mademoiselle est pressée on dirait ! Cet endroit de fait si peur que ça ? Dis ? T’étais passée où ? Comment tu peux te permettre de louper les cours avec les notes que tu as ?! Tu as peur de ne pas réussir, c'est ça ? Franchement ce n’est pas en agissant de la sorte que tu vas arriver à faire quelque chose, crois moi ! »

Manque cruel de délicatesse n’est ce pas ? Virgil avait été direct. Beaucoup trop ! Il la fixait dans les yeux avec insistance et tenait toujours son poignet. Il ne la laisserait pas tranquille tant qu’il n’aurait pas eu une réponse concrète de la part de la jeune femme. La pauvre elle n’avait sûrement pas envie de supporter surtout après ce qu’elle avait vécu ces derniers mois. Mais Virgil ignorait complètement ce qu’il c’était passé alors qu’ils ne vivaient pas si loin que ça. Kolheen avait de quoi être désagréable et lui en vouloir après ça…
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Message(#) Sujet: Re: Une Revenante ? [Kolheen] Sam 20 Fév 2010 - 5:33

Lorsque le jeune homme la rattrapa en lui saisissant le bras, Kolheen tenta de se dégager brusquement en le fusillant du regard. Elle l'avait bien entendu l'appeler, mais n'avait pas vraiment cru important de lui répondre puisqu'elle savait pertinemment qu'elle ne voulait en rien discuter avec lui. Il semblait toutefois particulièrement insistant puisqu'il avait osé venir à sa rencontre. N'avait-elle pas été suffisamment claire? Il lui semblait que lorsqu'on poursuivait sa marche sans se retourner, cela signifiait que la discussion était terminée, non? À vrai dire, elle n'avait pas vraiment commencé dans ce cas-ci, mais ce n'est pas comme si elle allait s'en plaindre. C'était dans un moment comme celui-ci qu'elle regrettait ses lunettes de soleil; sans doute aurait-elle pu passer inaperçue si elle les avait eues sur le bout de son nez. Elle se retourna néanmoins vers Virgilio, consciente qu'il devait faire un bel effort afin de s'adresser à elle, déjà. Elle ne comprenait même pas pourquoi il daignait lui adresser la parole puisque de toute façon, il n'avait jamais dû s'intéresser à sa vie et que seule la sienne comptait.

Elle croisa son regard, toutefois, et elle cessa de vouloir récupérer son bras alors qu'il recommençait à parler. Elle ouvrit légèrement la bouche, surprise par ses propos alors qu'elle ne l'avait pas cru possible d'une telle chose. Elle le savait arrogant, fier et prétentieux, mais de là à lui dire en pleine face qu'elle avait quitté la médecine à cause de la tâche ardue que cela représentait... Elle fronça les sourcils, furieuse, alors qu'elle le forçait à lâcher prise sur son bras de son autre main tout en reculant de quelques pas. Vexée, choquée et surtout attristée, elle passa une main dans ses cheveux pour se redonner contenance, énervée. Décidément, il ne lui en fallait pas beaucoup ces temps-ci pour perdre le contrôle de ses émotions. Rahfael n'avait qu'à dire une phrase qu'elle croyait déplacée pour qu'elle lui saute quasiment à la gorge et Virgilio n'échapperait certainement pas à la règle. Il était beau. Il le savait. Et s'il pensait pouvoir user de son charme sur elle, il se fourvoyait complètement. Les paroles du jeune homme l'atteignirent davantage qu'elle ne l'aurait d'abord cru et elle tenta de paraître aussi assurée qu'elle le pouvait dans cette situation, tout en sachant parfaitement qu'elle cacherait sans doute très mal son jeu vu le trouble qui s'emparait déjà d'elle.
    KOLHEEN: « Ce n'est pas tout le monde qui a la chance d'avoir des parents qui paient l'université pour que tu gardes ta place. »
Furibonde, elle s'était éloignée encore un peu, comme si elle avait peur de se laisser amadouer si elle se rapprochait de lui. Une larme de colère glissa sur sa joue et elle l'essuya vivement d'un revers de la main alors que personne n'aurait pu croire qu'elle l'avait laissé s'échapper. Elle changea d'avis et revint aussitôt vers Virgil pour le pousser brusquement, ayant une soudaine envie de se défouler à fond. Il était là, il la provoquait, il paierait. Elle savait qu'il était doué, sans doute l'un des meilleurs, mais elle n'avait pas pu s'empêcher de le provoquer aussi. Ça ne changeait rien au fait qu'elle ne pensait absolument rien des paroles qu'elle avait énoncées. De toute manière, elle n'avait jamais eu de père et sa mère n'était plus là pour témoigner en affirmant qu'elle aurait été capable, elle aussi, de faire un don d'une somme vertigineuse à l'université de Miami pour que sa fille garde sa place. Elle en aurait eu les moyens, mais cela n'était pas dans leurs valeurs, simplement. Elle se doutait bien que ce n,était pas vraiment le genre de Virgil, non plus, mais elle avait sortit la première chose qui lui était passée par la tête.
    KOLHEEN: « Je vois pas ce que tu cherches à prouver ni ce que ça peut te foutre. Depuis quand est-ce que tu t'intéresses aux autres, hein? »
Elle était demeurée devant lui, tout près, jusqu'à ce qu'elle se rende compte de leur proximité et de son envie de le frapper à nouveau. Il était le candidat idéal pour passer ses nerfs puisqu'il semblait vouloir la faire sortir de ses gonds à chaque fois. Elle était pas comme lui, elle était loin d'être comme lui. Ils ne pourraient décidément jamais s'entendre et les propos qu'il venait de dire à l'instant le prouvaient. Voilà maintenant six mois qu'elle n'allait plus en cours. Ça lui avait pris tout ce temps-là pour s'en rendre compte ou bien il n'avait pas pu la joindre autrement? Peu importait, au fond, puisque même s'il avait tenté de la rejoindre, elle se serait carrément foutue de lui. Non, mais Virgilio qui se préoccupait des autres, en particulier de sa personne alors qu'ils avaient du mal à se regarder sans s'étriper? Ça faisait louche.
    KOLHEEN: « Pour ta gouverne, je ne loupe pas les cours, je n'y vais plus, c'est tout. Fais pas comme si ça t'intéressait de toute façon. »
Y repenser la fit frissonner alors qu'elle tournait les talons pour ne pas faiblir devant lui. Elle se devait d'être forte parce qu'elle savait qu'il n'hésiterait pas à utiliser ces éléments contre elle, mais elle sentait les larmes lui picoter les yeux alors qu'elle se mordait la lèvre pour se calmer. Elle avait marché rapidement et avait atteint l'ascenseur dont elle enfonça plusieurs fois le bouton. Comme si ça le ferait descendre plus vite. Pourquoi avait-il fallu qu'il soit là aujourd'hui? C'était déjà suffisamment pénible comme ça, elle n'avait pas besoin qu'il l'emmerde davantage, non? «Tu as peur de ne pas réussir, c'est ça?» lui revenait en tête alors qu'elle appuyait férocement sur le bouton pour ne pas céder à la panique. Et si, au fond, il avait raison? Peut-être qu'elle avait peur de ne pas être à la hauteur? Que sa mère ne soit pas fière de la femme qu'elle était devenue? Elle était sur la bonne voie pour ça alors qu'elle avait abandonné l'une des choses qui lui tenait le plus à coeur. Mais elle ne pouvait pas poursuivre sans elle, elle n'en avait pas la force.

Pourquoi était-ce si long? Pourquoi est-ce que l'ascenseur ne venait pas? Elle décida de se diriger vers la cage d'escalier en abandonnant l'ascenseur à son triste sort sans même faire attention à ce qui se passait autour d'elle. Elle voulait simplement rentrer.
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Message(#) Sujet: Re: Une Revenante ? [Kolheen] Lun 22 Fév 2010 - 22:59


Le couloir où ils se trouvaient était complètement désert et il aurait pu avoir foule, Virgilio aurait agit exactement de la même façon. Quand il avait quelque chose en tête il était rare qu’il laisse tomber facilement. Et avec Kolheen il ne renoncerait pas avant de savoir pour la jeune femme avait abandonné l’université. Maintenant toujours le poignet de Miss Ludow il lui avait demandé tellement de chose d’un coup qu’il était tout à fait normal que la jeune femme se sente offusquée. Malheureusement il n’avait aucunement conscience que tout ce qu’il avait proféré avait considérablement vexée et attristée Kolheen. D’ailleurs il était rare qu’il réfléchisse avant de parler. Cependant lorsque les sourcils de son interlocutrice se froncèrent il comprit qu’elle n’avait pas bien pris ses propos. Elle le força à lâcher prise et l’agressa directement en lui disant que lui avait sa place dans cette université uniquement parce que ses parents avaient du fric pour acheter la direction universitaire. A son tour Virgil leva un sourcil et fut étonné d’entendre une telle chose. S’il était inscrit dans cette université c’était uniquement parce qu’il faisait quelque chose qui lui plaisait et de plus ses résultats étaient parmi les meilleurs chez les étudiants en médecine. Il avait du talent et c’était seulement pour ça qu’il avait sa place ici.

VIRGIL – « Tous deux savons pertinemment que ce que tu dis est faux Kolheen ! Mes parents ont de l’argent certes ! Mais jamais il ne ferait une chose pareille… »

La voix du jeune homme avait résonné fortement aux oreilles de la jolie blonde. Celle lui avait déjà tourné le dos et s’était éloignée. Virgilio la fixait ne comprenant pas pourquoi elle avait été aussi agressive à son encontre. Il n’allait pas s’arrêter là, il comptait bien trouver pourquoi elle ne venait plus. Mais apparemment une grande nervosité s’était emparée d’elle à en juger par la façon dont elle se retourna vers Virgil. Il eut l’impression que ses yeux étaient larmoyants, elle pleurait ? Quiconque l’aurait remarqué mais pas lui… Tout ce qu’il sentit c’est la jeune femme le repousser violement à l’aide de ses mains. Il ne fit que quelques pas en arrière, elle avait beau avoir de la force… Virgil était plutôt impressionnant. Il n’arrivait pas à comprendre ce qui rendait la jeune femme aussi agressive.

VIRGIL – « Hé on se calme Ludow ! Je ne cherche pas à prouver quoique ce soit je te signale ! Si on ne peut même plus poser des questions sans se faire agresser ça devient grave là ! Tu me connais mal apparemment, car oui je ne suis pas totalement asocial comme certains ont pu de le faire croire ! »

Il avait écho de certaines rumeurs à son sujet, beaucoup de personnes ne l’aimaient pas. Et il s’en fichait car tout ce qui comptait c’était de réussir. Les autres il s’en foutait mais quand il s’agissait d’une personne aussi brillante que Kolheen et n’étant pas dans la même promo que lui lâcher totalement la médecine ça le poussait à savoir pourquoi. Cette fille l’intriguait et il voulait vraiment en savoir plus sur elle, y avait-il du mal à ça ? Kolheen apparemment refusait d’entendre quoique ce soit. Elle lui avoua même qu’elle avait tout arrêté et que de toute façon ça ne pouvait pas m’intéresser… Au contraire ! Il allait ajouter quelque chose mais elle lui tourna une nouvelle fois le dos et s’en alla sans se retourner cette fois. Il la regarda un instant marcher avec précipitation vers l’ascenseur qui se trouvait au bout du couloir. Il ne put s’empêcher de la suivre, elle appuya plusieurs fois sur le bouton d’appel de l’ascenseur… Sans succès. Elle se dirigea alors vers la porte de la cage d’escalier mais Virgil s’interposa avant même qu’elle eut le temps de l’atteindre.

VIRGIL – « Au contraire ça m’intéresse ! J’ai entendu dire que tu étais très douée pour ces études Kolheen ! Et je voulais juste comprendre pourquoi tu plaques tout comme ça… Tellement d’élèves aimeraient être à ta place ! »

Sa voix s’était faite moins agressive. Ils étaient partis d’une mauvaise façon tous les deux. Il la questionna alors du regard et remarqua alors qu’elle ne tarderait pas à laisser couler quelques larmes. Ce n’était pas ce qu’il avait voulu ! Lui il voulait juste savoir le pourquoi de cette subite envie de tout arrêter. Ce n’était pas difficile à comprendre pourtant… Virgilio comprit tout de même conscience, à cet instant, que quelque chose clochait.

VIRGIL – « Tu… Tu pleures ? Franchement Kolheen il ne faut pas se mettre dans de tels états… Je ne voulais pas te blesser… »
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Message(#) Sujet: Re: Une Revenante ? [Kolheen] Mer 24 Fév 2010 - 17:50

Lorsqu'elle vit le jeune homme s'interposer entre elle et la porte, elle essuya rapidement ses larmes du revers de la main, énervée qu'il la poursuive comme ça. Elle ne comprenait vraiment pas ce qu'il cherchait et pourquoi il s'intéressait à elle comme ça, tout d'un coup. Son regard se posa brièvement dans celui de Virgilio et elle eut du mal à s'en détacher. Profond, il semblait vouloir lire en elle et comprendre ce qui n'allait pas et elle n'était pas prête à le lui dire. Elle ne le connaissait que très peu, elle voulait se convaincre qu'elle ne l'appréciait pas et ce n'était pas la façon de faire. Elle ne devait pas se laisser faire et elle ne devait pas céder surtout. Virgilio ne la connaissait pas, elle n'avait aucun compte à lui rendre et ce, même s'il lui posait toutes les questions qu'il voulait. Pourtant, elle semblait hésiter, comme si elle lui faisait confiance, tout d'un coup, comme si elle pouvait se confier sans rien risquer.

Elle allait ouvrir la bouche lorsqu'il parla en premier, cassant soudainement le contact visuel qui les liait et éliminant d'un coup la confiance qu'elle aurait pu avoir en lui. Une chance qu'il avait parlé parce qu'elle ne se serait jamais pardonné de lui avoir ouvert son coeur sans même savoir s'il était digne qu'elle le fasse. Elle demeura sans voix un moment alors qu'il s'excusait. Virgilio qui s'excusait? Kolheen en fut surprise, évidemment, mais le simple fait qu'il ait remarqué qu'elle pleurait et qu'il le lui dise lui dressa un mur devant elle, soudainement, alors qu'elle le poussait en détournant le regard pour se glisser dans la cage d'escalier en se doutant qu'il allait la suivre. Tant pis s'il la suivait, de toute façon, tout ce qu'elle voulait c'était rentrer chez elle. Elle marqua un temps d'arrêt alors qu'elle se mordait la lèvre et qu'elle se retournait vers Virgil. Elle ne pouvait pas lui en vouloir alors qu'il tentait de lui demander pardon de l'avoir blessée, mais elle ne pouvait pas se laisser aller parce qu'elle savait qu'elle ne pourrait plus se reprendre après.
    KOLHEEN: « Je pleure pas. Et c'est pas ta faute. »
Son ton légèrement froid laissait toutefois présager du combat intérieur qui faisait rage dans sa tête et elle tourna brusquement les talons en descendant les marches à la volée, les larmes coulant généreusement maintenant sur ses joues. Rageuse, elle les essuya violemment alors qu'elle ne savait pas pourquoi elle craquait maintenant. Pour qui passerait-elle? Devant Virgil en plus? Qu'est-ce qu'il dirait en la voyant se laisser aller comme ça à cause de quelques paroles, seulement? Il n'avait rien dit d'exceptionnel et malgré les six mois qui s'étaient écoulés depuis la mort de sa mère, on aurait dit que c'était hier. Virgil avait fait survenir de vilains cauchemars dans sa tête et elle savait désormais la raison pour laquelle elle avait refusé de revenir à l'université. Si seulement elle avait pris ses lunettes de soleil pour se cacher les yeux... Elle s'en voulait beaucoup et ce ne fut que lorsqu'elle fut redescendue au rez de chaussée qu'elle comprit qu'elle devait désormais traverser tout le hall d'entrée pour rejoindre la sortie alors que les ascenseurs étaient tout près. Reculant brusquement afin de s'éloigner de la porte, elle alla s'asseoir sur la première marche qui menait aux sous-sol en prenant sa tête dans ses mains en se mordant la lèvre. Elle ne savait pas comment réagir, elle ne savait pas comment se comporter alors qu'elle avait la trouille. Peur de quoi? Peur de traverser le hall d'entrée? Depuis quand Kolheen était-elle timide? Elle ne l'avait jamais été et c'est pourquoi elle doutait d'elle, maintenant.

Elle entendit des pas qui descendaient l'escalier également et elle releva les yeux, partagée entre l'idée de ne pas faire de bruit pour qu'il passe sans la voir en pensant qu'elle était sortie et celle de lui dire où elle était. Elle ne le voyait pas et ce fut sans doute ce qui la convainquit. C'était plus facile de parler à quelqu'un qu'on ne voyait pas qu'à quelqu'un qui se trouvait en face de nous et ce n'était pas pour rien que certains préféraient téléphoner pour annoncer les mauvaises nouvelles.
    KOLHEEN: « Elle est morte, tu comprends? Ma mère est morte! Morte! Je pourrais jamais continuer sans elle, jamais! »
Elle ne cessait pas de sécher ses larmes du revers de la main sans comprendre pourquoi elle ne parvenait pas à les arrêter. Ses larmes coulaient et elle ne pouvait rien y faire. Elle enfouit finalement sa tête dans ses mains, honteuse. Elle aurait dû garder le silence, mais ces mots avaient quitté ses lèvres sans qu'elle ne s'en attende, un peu comme un cri du coeur.
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Message(#) Sujet: Re: Une Revenante ? [Kolheen] Dim 28 Fév 2010 - 16:07


Jamais il n’avait eu l’intention que cette discussion prenne une telle tournure. Virgilio avait beau paraître froid et sans cœur il éprouvait comme tout le monde des sentiments et voir ses larmes couler sur les joues de la jeune femme ne lui plaisait pas. Il savait qu’il y avait quelque chose qui n’allait pas chez Kolheen car il n’avait franchement pas été désagréable avec elle, peut être trop direct mais de là à s’effondrer en larmes il n’y avec pas de quoi. La pauvre ne semblait pas aller très bien et ses yeux larmoyants laissaient toujours échapper quelques filets transparents et humides le long de ses joues. Elle poussa Virgil pour continuer sa route mais elle s’arrêta soudainement pour lui dire qu’il n’y était pour rien. Il avait vu juste, Kolheen n’allait vraisemblablement pas bien. Après ces mots lâchés au jeune homme elle entama sa descente dans la cage d’escalier et Virgil la perdit des yeux. Il resta planté là en se demandant bien s’il fallait la suivre ou non, durant un court moment il se dit que ça ne servait à rien de continuer à chercher ce qu’il n’allait. Mais alors qu’il allait faire demi tour et poursuivre sa route vers la cafétéria, Virgil décida qu’elle avait peut être besoin de lui… Peut être pour parler ? A vrai dire il n’était pas franchement doué dans de telles situations, il avait beau bosser pour devenir chirurgien. Réconforter les gens n’était pas du tout son point fort. Tant pis, il trouverait bien une solution.

Il prit alors le chemin emprunté par Kolheen quelques minutes plus tôt et alors qu’il arrivait au niveau des dernières marches il put apercevoir la jeune femme assise sur l’une d’entres elles, prenant sa tête dans ses mains. Des sanglots parvinrent aux oreilles de Virgilio puis quelques mots… Voilà donc ce qui l’attristait. Le jeune homme s’arrêta net et il comprenait à présent la décision de la jeune femme. Perdre un être aussi proche serait tout aussi traumatique pour lui, d’ailleurs c’était ça qui le faisait le plus peur dans ce monde, même si ses parents n’avaient jamais été vraiment là pour lui. Il soupira et s’approcha de Kolheen dont les larmes coulaient toujours. Elle avait de nouveau enfoui sa tête entre ses mains. Le jeune homme lui ne savait plus trop quoi faire. Il s’en voulait car il avait vraiment choisi le mauvais moment pour lui faire une telle leçon de morale. Pourtant pour lui, elle ne devait pas rester dans un tel état. Elle devait aller de l’avant car c’était sûrement ce que sa mère aurait souhaité pour elle. Virgil s’assit alors à ses côtés et mit un moment à reprendre la parole. Dans de telles circonstances il était difficile de trouver les bons mots, ce qui pouvait réconforter. Après un très long blanc, il se décida enfin à parler, il prononça alors quelques mots à mi-voix…

VIRGIL – « Kolheen… Je… Je suis vraiment désolé si j’avais su je ne serais pas venu t’embêter avec mon discours de tout à l’heure… Je ne voulais vraiment pas que ça se passe comme ça… Et je suis sincèrement désolé pour ta mère. Je… »

Ses paroles étaient saccadées, il avait du mal à trouver les mots justes. Cependant il fallait vraiment que Kolheen prenne conscience qu’il ne fallait pas qu’elle se morfonde de la sorte. Ce qui c’était passé était bien tragique et la pauvre devait vraiment souffrir de la perte de sa mère. Mais elle devait se reprendre en main et Virgil tenta de le lui faire comprendre…

VIRGIL – « Ne dis pas que tu ne pourras pas continuer sans elle Kolheen… Je comprends que cette période soit difficile pour toi, mais crois-tu que ta mère aurait voulu ça ? Ne prends pas cette décision trop vite, tu peux le faire même si elle n’est plus là. Tu dois te reprendre et aller de l’avant. Tu es faite pour ces études, et je suis sûr que si tu continues elle aurait été fière de toi. Tu es faite pour ça Kolheen… Réfléchis à tout ça. »

Il ne savait vraiment pas si tout ce qu’il avait dit aurait un impact sur elle, quoi qu’il en soit il avait été sincère. Il n’avait pas fait tout ça par obligation mais vraiment par compassion. Il savait que c’était difficile et il la comprenait. Il était rare qu’il agisse ainsi. Mais la pauvre lui faisait vraiment de la peine. Fouillant dans son sac il sortit un paquet de mouchoir en papier, il en prit un et s’approcha un peu d’elle. Il posa délicatement sa main sous le menton de la jeune femme et l’obligea à relever la tête doucement. Les yeux de Kolheen étaient gonflés et rouge, toujours emplis de larmes. Virgil passa alors le mouchoir sur une de ses joues avant de déposer le mouchoir dans sa main. Il lui acquiesça un léger sourire avant d’ajouter.

VIRGIL – « Tiens… »
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Message(#) Sujet: Re: Une Revenante ? [Kolheen] Dim 7 Mar 2010 - 1:51


Kolheen redressa la tête lorsque Virgil prit place à ses côtés et elle sécha brusquement ses larmes. Le simple fait de le voir à ses côtés semblait la calmer alors qu'elle se refusait à se montrer faible devant les autres, surtout devant lui. Virgil était toujours un exemple parfait de confiance en soi et elle ne l'avait jamais vu paniquer pour des conneries. Il gardait son sang froid coûte que coûte alors qu'elle, elle venait de le perdre simplement parce qu'elle avait remis les pieds à l'université. Quoi qu'ils pouvaient en dire, elle n'aurait jamais été un bon médecin de toute façon parce qu'elle n'avait pas appris à mettre de côté ses sentiments pour avancer. C'était tellement plus facile à dire qu'à faire. Virgil, lui, semblait avoir toutes les clés en mains pour se hisser au top et elle resterait dans les bas-fonds à le regarder performer. Elle n'avait jamais vraiment aimé être laissée derrière et même si elle ne faisait pas tout pour être mise de l'avant, elle aimait bien l'être, sans pourtant prendre la grosse tête. Mais depuis de nombreux mois, ce n'était vraiment plus sa priorité. Elle pouvait tout aussi bien se retrouver dans la catégorie des «losers» que ça ne la dérangerait pas spécialement. Elle vivait parce qu'elle vivait, c'est tout. Vivre n'était jamais bien vivre, il fallait y mettre du coeur pour ça et Kolheen n'en avait pas envie.

Pourtant, son regard se fit plus dur alors qu'il lui affirmait être désolé. Elle savait pertinemment qu'elle l'avait cherché parce qu'elle aurait dû se taire au lieu de lui révéler ce qui la tracassait. Elle aurait dû quitter la cage d'escalier et pénétrer dans le hall d'entrée plutôt que d'attendre ici qu'il descende. Elle ne pouvait plus s'échapper, désormais, et elle se sentait prise au piège.
    KOLHEEN: « Dis-moi ce que ça change, que les gens soient désolés!? Hein, qu'est-ce que ça change? Ça va la ramener, peut-être? »
Son ton était dur alors qu'elle n'avait pas grand chose à lui reprocher. Virgil semblait réellement être désolé pour elle, mais elle se rendait compte qu'elle lui faisait sans doute pitié et que ce n'était pas ce qu'elle voulait. Elle n'avait pas cherché à faire pitié, elle ne voulait pas qu'il la plaigne parce qu'elle était une grande fille et qu'elle pouvait s'en sortir toute seule. Mais c'était dur et elle en avait la preuve puisqu'elle venait tout juste de craquer. Le seul avec qui elle avait craqué jusqu'à présent avait été Rahfael parce qu'il comprenait sa peine et sa douleur et qu'elle pouvait ainsi la partager avec lui, mais elle n'aurait jamais dû perdre le contrôle de ses émotions avec Virgil. Ce n'était vraiment pas le garçon idéal pour ça, selon elle, parce qu'elle ne l'avait jamais vraiment vu avoir de la compassion pour quelqu'un. Pourtant, lorsqu'elle posa les yeux sur lui, elle se plut à y voir ce qu'elle cherchait. Un peu de compréhension. Peut-être se faisait-elle des films, mais c'était toujours réconfortant de se l'imaginer.

Les paroles de Virgil la piquèrent alors qu'on lui avait déjà dit la même chose maintes et maintes fois déjà. Ça ne l'avait pas empêchée de faire à sa tête, comme toujours, mais elle ne semblait tout simplement pas voir que les gens essayaient de l'empêcher de sombrer. Elle voyait ça comme une trahison, comme si on la forçait à surmonter sa peine et à oublier sa mère. Évidemment, continuer la médecine n'avait rien à voir avec tout ça, mais dans sa tête, c'était plus compliqué que ça.
    KOLHEEN: « C'est pas vrai ce que tu dis. Toi, t'es fait pour ça! Toi, tu es doué pour n'avoir aucune empathie et tu saurais annoncer à un patient qu'il va mourir sans jamais flancher! Moi je serais pas capable de faire ça! »
Elle avait relevé le doigt pour le pointer sur lui alors qu'elle tentait de prouver qu'elle avait bien fait. Elle ne se rendait même pas compte que des larmes coulaient sur ses joues et elle n'en prit conscience que lorsque Virgil s'approcha un peu d'elle pour essuyer ses yeux d'un mouchoir. Elle entrouvrit légèrement la bouche pour protester, mais son regard croisa le sien et elle n'en fit rien. Elle le laissa faire sans broncher, suspendue à son regard et à ses gestes alors qu'il déposait le mouchoir dans sa main. Elle referma les doigts un peu trop tard afin de capturer les siens et s'en accommoda très bien. Son subconscient lui jouait des tours car elle savait qu'elle aurait aimé saisir sa main, mais que c'était mieux qu'il se soit dégagé avant. Légèrement troublée par ses propres pensées et surtout par le geste qu'il avait fait pour essuyer les larmes sur ses joues, elle se releva d'un bond en s'éloignant de lui.
    KOLHEEN: « T'as pas le droit de me dire ça, de toute façon. Qu'est-ce que t'y connais, hein? T'y connais rien! Rien du tout! Alors arrête de faire comme si! »
On pourrait peut-être croire qu'elle était fâchée, mais elle en doutait sincèrement. Après tout, elle devait avouer qu'elle n'avait jamais vraiment eu de talent pour la comédie, ni même pour le drame.

D'ailleurs, elle n'eut qu'à croiser son regard pour perdre son air contrarié alors qu'elle s'approchait de nouveau et qu'elle reprenait sa place sur les marches avant de le serrer dans ses bras. Sans doute serait-il surpris par ce geste, elle se surprenait elle-même. Elle avait toutefois glissé ses bras autour de ses épaules et posé sa tête contre lui alors que les larmes semblaient s'être définitivement envolées. Ses cheveux étaient quelque peu en bataille puisqu'elle n'avait pas cessé d'y passer une main nerveuse et effrayée depuis le début, mais elle n'y prenait pas garde. Lorsqu'elle mit fin à son étreinte, elle se mordit légèrement la lèvre en fuyant son regard, n'étant pas nécessairement habituée de se jeter dans les bras de n'importe qui.
    KOLHEEN: « Je reviendrai pas. J'ai plus personne pour m'y pousser. »
C'était tombé comme une révélation alors qu'elle savait très bien depuis le début qu'elle n'y remettrait plus les pieds. Personne ne pouvait l'y forcer.
    KOLHEEN: « J'ai signé, de toute façon. »



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