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 names are not always what they seem

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Harper Edwards

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Message· · Sujet: names are not always what they seem names are not always what they seem EmptySam 17 Aoû - 10:23

LUKE + HARPER
@Luke Edwards

Il suffisait d'un simple quiproquo. Il suffisait qu'Harper Edwards arrive au comptoir de la poste et annonce son nom - fièrement, en articulant bien, avec son sourire enfantin habituel - et la raison de sa venue - récupérer un envoi pour Regbo Orchard, puisque ce type de tâches lui incombait. Elle avait pris le bus une heure plus tôt et avait fait un petit crochet par la plage, car c'était peut-être la seule chose qui lui manquait depuis qu'elle ne vivait plus dans une chambre du Majestic: elle n'avait pas vue sur la mer à chacun de ses réveils, même si elle ne se plaignait pas, le son des écuries était une autre mélodie à laquelle elle s'était facilement habituée. Puis, enfin, une fois ses poumons emplis de l'air marin, elle s'était dirigée vers Crescent Lane pour rejoindre la poste. Elle posa sa procuration sur le bois usé et regarda l'homme derrière le comptoir l'analyser avant d'aller chercher le colis, passant par une porte au fond pour disparaitre dans une pièce adjacente. Soupirant doucement - et même lorsqu'elle soupirait, Harper arrivait à insuffler sa bonne humeur dans ce soufle, tandis qu'un sourire lui étirait les lèvres et qu'elle se mettait à observer le décor autour d'elle - c'est-à-dire les illustrations qui pendaient au mur, des images en sépia de Windmont Bay tout au long de son existence, depuis le temps où elle avait émergé du néant jusqu'à plus récemment, avec des photos colorées des fêtes du quatre juillet; puis quand une autre voix prenait la parole en s'adressant à un autre employé de la poste, Harper tournait la tête, non pas pour réellement épier la conversation mais pour associer un visage à cette voix, quand bien même elle ne la connaissait ni d'Eve ni d'Adam. L'homme qui s'occupait d'elle émergea de la pièce et revint avec une boite en carton de relative petite taille mais pour quelqu'un qui se déplaçait à pied, ça resterait quelque chose d'assez encombrant.
- C'est lourd? s'enquit-elle, essayant déjà d'imaginer les alternatives en fonction de la réponse.
Elle observa l'homme soupeser l'envoi puis il secoua la tête. Pas trop. Soulagée, Harper sourit. Le monsieur tourna vers elle une feuille de papier et lui demanda de signer. La demoiselle attrapa un stylo et esquissa un paraphe dans la grande case vide avant de reposer le stylo.
- Merci. Et bonne journée! s'exclama-t-elle en prenant la boite.
Harper s'apprêtait à faire demi-tour pour se diriger vers la sortie lorsqu'une voix l'interpela: Edwards? et elle se tourna vers le jeune homme qui arrivait à grand pas en tenant une autre boite. C'est pour vous. Stupéfaite, Harper haussa les sourcils mais elle accepta le colis et remercia l'employé avant de s'en aller, chargée de ses deux colis.
Ce ne fut qu'un quart d'heure plus tard, alors qu'elle patientait à l'arrêt de bus qui la ramènerait au ranch de Norrie qu'Harper songea à vérifier l'adresse de l'expéditeur. Qui donc, en effet, avait pu lui écrire, puisqu'en dehors de quelques habitants de la ville, elle ne connaissait pas grand-monde et que tous ceux de son ancienne vie ignoraient totalement où elle était partie. La demoiselle déchiffra le nom qui s'était en partie effacé et elle comprit qu'il s'agissait d'une erreur: l'envoi était adressé à L. Edwards, pas H. Edwards. C'était logique, en somme, et Harper se redressa en jurant:
- Flûte!
Le bus arrivait justement mais elle ne pouvait décemment pas emporter un colis qui ne lui appartenait pas. Il faudrait donc qu'elle prenne le véhicule suivant et elle s'empressa de faire le chemin inverse pour rejoindre la poste et rendre le paquet. Sauf qu'en arrivant devant la porte close, elle découvrir que l'endroit était fermé pour l'après-midi.
- Oh non, c'est bien ma veine! se lamenta-t-elle en se demandant que faire de sa charge supplémentaire. Bon, il ne me reste plus qu'à le livrer moi-même, j'imagine?
La demoiselle plissa les yeux pour lire l'adresse et réfléchit une seconde. Par où donc était Bridgewater Way? Harper songea bien un instant à demander l'aide de Vesper puis elle se dit que la jeune femme devait sûrement travailler et qu'elle avait mieux à faire que de la sortir de son pétrin. Et puis, en y réfléchissant bien, elle se dit qu'elle savait peut-être localiser l'endroit et elle entreprit de partir en quête de ce ou cette L. Edwards, qui serait sûrement ravi(e) de recevoir son colis sans avoir à se déplacer jusqu'à la poste.
Au bout d'une demi-heure, la jeune femme parvint devant une vieille maison, qu'elle contempla un instant, le nez levé, fascinée par l'aura de la demeure, avant de se rappeler la raison de sa venue. Rehaussant les colis dans ses bras - ils commençaient d'ailleurs à la tirailler, à la longue, ça commençait à peser - elle se dirigea vers la porte et batailla quelques instants pour essayer de presser le bouton de la sonnette avant de se résoudre à poser son fardeau à ses pieds. Elle entendit la sonnerie résonner à l'intérieur et patienta en se mordillant la lèvre inférieure et quand, enfin, quelqu'un apparut, elle demanda, de but en blanc:
- Monsieur L. Edwards? J'ai reçu ce colis mais il s'agit d'une erreur. Je crois qu'il est pour vous.
Et elle tendit le paquet avec un sourire désolé. Elle n'y était pour rien, vraiment, tenta-t-elle de lui faire comprendre à travers cette moue. Mais c'était la vie. Des quiproquos arrivaient parfois.

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Luke Edwards

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Message· · Sujet: Re: names are not always what they seem names are not always what they seem EmptyMar 20 Aoû - 16:12

Les insomnies avait pris le pas sur son quotidien -  Luke commençait à ressentir les effets néfastes de son manque de sommeil. Nella l'avait retrouvé, tôt, devant son ordinateur, les lunettes perchées sur ses yeux fatigués, tapotant mollement quelques phrases insipides, tentant de produire un article sur un fait divers s'étant passé il y a quelques jours. Sa fiancée l'avait enlacée, inquiète de son réveil matinal, déposant un baiser tendre sur sa joue avant d'aller préparer le petit déjeuner. Son éditeur l'avait contacté la veille; néanmoins, l'inspiration n'était pas au rendez-vous et son travail s'assimilait plus à une corvée qu'à un plaisir - pour l'instant. Nella l'avait invité à la rejoindre pour le petit déjeuner mais il avait refusé, prétextant être trop occupé à finir son article alors qu'il essayait juste d'éviter plus de questions sur son état actuel que nécessaires. Après une énième tasse de café et alors que Nella avait quitté la maison pour travailler, Luke s’était encore retrouvé seul avec ses soucis personnels – il avait promis à Kyle (et à Roxcy) de tout dire à sa fiancée mais il avait encore retardé sa confession hier soir. Nul doute que ses insomnies étaient liés à ce sentiment de culpabilité qui le prenait à la gorge dès qu’il fermait les yeux - ou dès qu'il croisait le regard de celle qui partageaient sa vie. Le trentenaire avait fini par piquer du nez sur son canapé pendant une vingtaine de minutes, finissant sa petite nuit, ne se réveillant qu’à cause des bruits de fond de la télévision.
Alors qu’il s’apprêtait à aller prendre une douche, ayant abandonné l’idée d’avancer sur son travail, quelqu’un frappa à sa porte. Vêtu de son vieux jogging qui lui servait de pyjama, il jeta d’abord un coup d’oeil à travers la vitre de la porte – mais la jeune femme qui se tenait devant celle-ci lui était inconnue. Curieux, il ouvrit son domicile et alors qu’il allait la saluer, la jeune femme l’interrompit, pressée de lui préciser pourquoi elle se trouvait devant chez lui.  " Monsieur L. Edwards? J'ai reçu ce colis mais il s'agit d'une erreur. Je crois qu'il est pour vous ". Son regard se posa sur la jeune femme qui lui semblait gênée. Il fut interloqué et se saisit du dit colis, observant l’étiquette. Le colis était bien à son nom. Alors comment avait-elle pu entrer en possession de celui-ci ? " Oh, bonjour, merci. Vous êtes … ? "  demanda-t-il, préférant s’adresser à un nom qu’à une inconnue. Il posa le colis à côté de la porte et croisa les bras sur son torse. «  Vous travaillez pour les services postaux ? » s’enquit-il, voyant bien qu'elle ne portait pas la tenue typique du service postal. L'inconnue semblait si mal à l'aise que lui aussi commençait à être gêné face à elle, il avait certainement besoin de connaître le fond de l'histoire.

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Message· · Sujet: Re: names are not always what they seem names are not always what they seem EmptySam 24 Aoû - 20:41

La première chose que se dit Harper en découvrant le propriétaire des lieux ? Dieu qu'il est grand! Elle avait l'impression d'avoir vu plus d'hommes de haute taille à Windmont Bay que durant sa courte existence passée ailleurs. Elle pensait au Docteur Howe, évidemment, bien qu'il ne dégage pas la même force physique que Norrie, que le travail harrassant quotidien avait rendu solide. Aucun d'eux ne surpassait toutefois un homme rencontré au cours des années précédentes mais ça ne comptait pas. Le passé ne comptait plus. Il n'y avait plus que Windmont Bay. Quant à l'homme qu'elle découvrit quand la porte s'ouvrit, il était certes grand mais au fond, n'importe quel homme n'était-il pas grand, de son point de vue? Elle n'atteignait même pas le mètre soixante et ceux que sa mémoire venait de convoquer mesuraient bien tous au moins un mètre quatre-vingt, voire davantage. Quant à la seconde chose qui traversa l'esprit de la demoiselle qui venait rendre inopinément visite à un inconnu: il a l'air fatigué. Elle espérait ne pas l'avoir tiré du lit, du coup. Après tout, peut-être qu'il travaillait la nuit et se reposait le jour, auquel cas sa venue pouvait avoir interrompu son sommeil et Harper se sentit gênée d'être une source potentielle de problèmes. Elle n'avait certainement pas voulu l'importuner, comment pouvait-elle savoir s'il dormait ou s'il était debout et s'il était même présent ? Elle avait tenté sa chance et voilà. Mais elle ne devait pas pour autant l'ennuyer longtemps: dès qu'elle se serait assurée qu'il était le bon destinataire, elle lui donnerait son colis et repartirait en lui présentant humblement ses excuses. Ce n'était pas sa faute, non plus, après tout, si on lui avait confié quelque chose qui ne lui était pas destiné, si ? Elle ne l'avait pas volé, elle n'avait juste pas eu la présence d'esprit de vérifier avant d'accepter ce que le jeune homme lui avait tendu. Elle s'était pourtant dit qu'il était étrange que quelque chose lui soit adressé mais elle n'avait pas analysé la situation plus avant. Quoi qu'il en soit, elle était là, il était réveillé et il avait ouvert. Et il tenait à présent le colis, s'assurant que tout était bien correct - elle songea qu'on ne l'y reprendrait plus, la prochaine fois elle vérifierait, et plutôt deux fois qu'une! - avant de la remercier.
- Oh, il n'y a pas de quoi, vraiment. Le bureau était fermé et je me voyais mal l'emporter, lui précisa-t-elle avant de balbutier: Moi ? Je--je suis Harper.
Que pouvait-elle lui dire d'autre ? Qu'elle était arrivée à Windmont Bay quelques semaines plus tôt ? Il n'en avait sûrement rien à faire. Qu'elle travaillait pour les Regbo ? Elle ne voyait pas davantage ce que ça pourrait lui faire et quand il demanda si elle travaillait pour les services postaux, après avoir posé le colis à ses pieds et croisé les bras - elle avait vraiment l'impression d'être toisée quand il la fixait comme ça, comme un videur devant une boite de nuit, qui jugerait sa tenue inappropriée pour entrer dans le club - Harper émit un petit rire qui tintait d'incrédulité:
- Quoi ? Oh non, pas du tout! répondit-elle en secouant la tête et en riant toujours - elle faillit mentionner Norrie et la ferme puis comprit qu'il se demandait certainement pourquoi elle détenait son colis, elle entreprit donc d'éclaircir la situation: J'étais à la poste pour récupérer le courrier et un jeune homme a cru que ce colis était pour moi parce qu'il avait entendu que je m'appelais Edwards. Mais ce n'est pas pour moi. Je sais, j'aurais dû vérifier avant de l'emmener mais quand je l'ai fait et que j'ai voulu retourner le colis à la poste, le bureau avait fermé. J'aurais sans doute pu y retourner demain mais je vis à la sortie de la ville et ça m'aurait pris un temps précieux de faire l'aller-retour. Alors j'ai pensé que je pouvais vous l'amener, ça fait un détour moins grand.
Elle babillait tellement qu'elle en était essoufflée et elle haussa les épaules, en agitant la main devant sa joue rosie par la marche forcée et son discours décousu.
- Mais je peux vous promettre que je n'ai pas ouvert le paquet, je n'ai pas cherché à regarder à l'intérieur ni rien.
Harper ignorait pourquoi elle ressentait le besoin de se défendre de la sorte. Sans doute parce que ce n'était pas la première fois qu'on l'observait d'un air suspicieux - tout à fait injustifié, vraiment - même si elle comprenait que la situation puisse paraitre incongrue, à la voir débarquer ainsi chez un parfait inconnu.
- Je ne voulais vraiment pas vous déranger, je vous assure. Je pensais bien faire. Et je ne vais pas vous embêter plus longtemps, puisque le colis est arrivé à la maison. Bonne journée, Monsieur Edwards. Et encore désolée de vous avoir réveillé.
Elle se dandinait légèrement, n'aspirant qu'à prendre congé poliment, et elle esquissa un geste de la main avant de se détourner. Et dès qu'elle lui offrit son dos pour filer, Harper ferma les yeux, grimaçant de sa bêtise et de sa propension à s'enfoncer dans des bavardages inutiles qui embarrassaient ses interlocuteurs plus qu'autre chose.
Le problème, c'est qu'en fermant les paupières, elle manqua la dernière marche et s'étala dans l'allée devant la maison.

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Message· · Sujet: Re: names are not always what they seem names are not always what they seem EmptyLun 26 Aoû - 20:13

La conversation prit vite une tournure étrange, inédite et même cocasse - la jeune femme se justifia et se confondit en explications puis en excuses sans qu'il ne puisse en placer une. Luke l'observa, la bouche entrouverte, tentant de s'insérer dans ce monologue infernal qui n'en finissait pas. Le trentenaire ne la connaissait pas - ses traits ne lui disaient absolument rien et il ne l'avait jamais croisé. Pourtant, à ce qu'il comprit, elle portait le même nom de famille que lui - coïncidence - et c'était la principale raison pour laquelle elle se trouvait devant chez lui, à déblatérer une dizaine de mots à la seconde,  manquant de perdre son souffle, pouffant de rire. Ses sourcils se froncèrent - il avait déjà  du mal à suivre le fil de ses propres pensées aujourd'hui, alors pour suivre celles d'une jeune inconnue bavarde, c'était mal parti. Pour son histoire faisait sens: elle était à la poste, on lui avait donné le mauvais colis et dans un élan généreux, elle l'avait apporté chez Luke, cherchant le vrai propriétaire du bien. Il n'eut pas le temps de la remercier qu'elle tournait déjà les talons, lui disant au revoir, descendant les marches de son porche. La scène qui suivit était la définition même de la "gênance" - un mot que ses petits frères employaient lorsque Luke faisait une mauvaise blague ou lorsqu'il était gênant et ne le savait pas. Harper - s'il avait bien compris qu'elle s'appelait comme ça - s'étala de tout son long, ratant la dernière marche. Le trentenaire se précipita à sa rescousse, ne manquant pas d'étouffer un rire nerveux et agrippa son coude, la relevant. "Wow, wow, wow! Vous allez bien ?!" s'écria-t-il, inquiet qu'elle ne se soit cassée quelque chose. Le blond sonda ses yeux - elle avait l'air secouée, mais qui ne le serait pas s'il avait fait une telle chute. " Je vous amène sous le porche, vous allez vous reposer deux minutes. " déclara-t-il, ne lui laissant pas le choix. Après tout, c'était un peu de sa faute si elle se retrouvait ainsi. Il l'aida à monter les quelques marches qu'elle venait de dévaler et l'installa sur le rocking-chair sous le porche. Il lui fit signe de rester assise et s'engouffra à l'intérieur, saisissant d'abord un verre propre puis y versant de l'eau. Il revint à l'endroit de départ - elle avait déjà repris des couleurs - et lui tendit le verre d'eau, s'asseyant à côté d'elle sur le banc qui trônait sur la terrasse en bois. " Ça va mieux?" s'enquit-il, embarrassé pour elle. " J'ai pas eu le temps de vous le dire, mais encore merci pour le colis. C'est pas tout le monde qui viendrait l'apporter en main propre." continua-t-il. " Et qui irait se casser la figure quelques secondes après. " rajouta-t-il, taquin, dédramatisant sa chute. Il posa la main sur sa bouche pour camoufler le fou rire qui montait en lui. Il ne put s'empêcher de rire, gorge déployée, même s'il s'arrêta rapidement, ne voulant pas vexer la jeune femme. " Désolé, désolé. C'est nerveux." confessa-t-il, essuyant les larmes qui perlaient sur le coin de ses yeux. Ce que cela faisait du bien de rire - surtout après les événements qui avaient secoués sa vie ces derniers jours. " Je vous paie un café pour me faire pardonner?" la questionna-t-il, attendant sa réponse.

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Message· · Sujet: Re: names are not always what they seem names are not always what they seem EmptyDim 15 Sep - 21:41

Ce fut évidemment la honte qui lui fit plus mal que la chute, même si elle s’écorcha les genoux en tombant. Elle poussa un couinement qui aurait pu être celui d’une souris prise au piège et grimaça. C’était bien sa veine. Bien sûr, elle n’avait pas pu prendre congé de son interlocuteur sans se taper une honte monumentale. Il allait voir à quel point elle était maladroite. Elle avait l’habitude. Elle n’y pouvait rien, elle était comme ça. S’il y avait un élément perturbateur, un écueil dans le coin, il fallait qu’elle marche dessus ou fonce dedans. A croire que ses facultés motrices étaient altérées alors qu’elle avait toute sa tête et que son cerveau était censé envoyer des ordres simples qui lui évitaient ce genre de situation gênante. Si elle n’avait pas fermé les yeux durant une fraction de seconde, en effet, elle aurait vu qu’il lui restait une marche à descendre avant d’atteindre la terre ferme, au lieu de la lui faire embrasser. Voilà comment était remerciée sa bonne action! Harper se jura que la prochaine fois, elle ferait doublement (voire triplement) attention avant d’accepter quoi que ce soit des mains d’un employé de la poste. En attendant, prendre une telle résolution ne sauvait en rien sa position actuelle.
- Ouille! laissa-t-elle échapper piteusement en se relevant, aidée par le jeune homme. Oui, je crois que ça va. Je n’ai rien de cassé. Plus de peur que de mal.
Harper afficha un sourire gondolé de gêne et se frotta les genoux.
- M--merci mais je ne veux pas vous embêter plus longtemps, lui assura-t-elle sans grande conviction.
Elle le suivit jusqu’au porche et s’assit sur un rocking-chair, avec la curieuse impression d’être un enfant qu’on assied sur les genoux du Père Noël (non pas que la chose lui soit un jour arrivée). La demoiselle tenta bien de balbutier que tout allait bien, qu’il n’avait pas à s’en faire, que c’était sa faute, que ce n’était pas pour rien qu’on l’appelait Miss Maladroite mais il disparaissait déjà à l’intérieur et si elle le suivit des yeux tant qu’il restait dans son champ de vision, elle poussa un soupir quand il pénétra dans la maison. Elle ferma à nouveau les yeux et secoua la tête (cette fois, elle ne risquait pas de tomber, au moins), comment pouvait-elle être aussi ridicule? Il fallait toujours qu’elle se mette dans des situations insensées alors que le plan de base était très simple: elle venait, elle sonnait, elle remettait le colis et elle prenait congé du propriétaire pour retourner chez elle. Au lieu de quoi, il avait fallu qu’elle se perde dans des explications inutiles et qu’elle se vautre au milieu de l’allée!
- Merci, c’est gentil. Ce n’était vraiment pas nécessaire.
La bouffée de reconnaissance qu’elle éprouvait était pourtant sincère et elle but une petite gorgée d’eau avant d’esquisser un sourire gêné.
- Ah bon? Mais qu’est-ce que j’aurais dû faire, alors? demanda-t-elle naïvement avant d’émettre un gloussement embarrassé. Oh… Oui, ça, c’est tout moi. L’art de me donner en spectacle sans même le vouloir…
Son nez se froissa et elle haussa les épaules. Elle s’inquiétait toujours quand on soulignait le fait qu’elle ne faisait pas comme les autres. Elle ne voulait en aucun cas sortir du lot et se faire remarquer. Cela lui avait simplement paru naturel de rendre son bien à son propriétaire. Que se serait-il passé s’il avait appris que son colis avait été remis à une parfaite inconnue et que celle-ci ne s’était pas manifestée? Elle n’était pas une voleuse, ni une menteuse. Elle était honnête, elle pensait juste faire ce qui était juste.
- Vous pouvez rire, vous savez. C’était ridicule. J’aurais aussi ri si je m’étais vue, je crois.
Harper miroita son geste sans réfléchir, posant la main sur ses lèvres, la gêne se dissipant avec les minutes.
- Vous n’avez pas à vous faire pardonner, c’est moi qui aurais dû regarder où je mettais les pieds! s’exclama-t-elle avant d’avouer: Et puis, pour être honnête, je n’aime pas le café. Je préfère le chocolat chaud.
Elle savait que ça lui donnait des airs de petites filles mais qu’y pouvait-elle? Elle associait sa boisson préférée au temps heureux où elle vivait avec ses grands-parents. Le café, elle n’était jamais parvenue à s’y habituer.
- Ce serait le comble que vous deviez débourser de l’argent alors que vous n’avez pas demandé à être embêté en plein milieu de la journée par une parfaite inconnue, vous ne croyez pas?
Harper haussa les sourcils, la question dansant dans ses yeux clairs, alors qu’elle buvait l’eau à petites gorgées mesurées. Elle n’avait pas envie, en plus, de renverser, elle s’était assez ridiculisée pour la journée.

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Message· · Sujet: Re: names are not always what they seem names are not always what they seem EmptyMar 24 Sep - 18:49

Si elle se confondait en excuses, de peur de déranger, Luke n'en démordait pas - c'était à lui maintenant de prendre la main et d'assurer le coup. Il ne voulait et pouvait pas laisser une jeune inconnue se casser la figure puis la laisser partir - c'était contre sa nature généreuse et accueillante. Il s'en serait voulu - il avait assez de préoccupations au moment précis, alors ajouter un regret en plus sur la liste n'était pas dans ses projets immédiats. De toute manière, il n'était pas occupé cet après-midi. Il avait tourné autour de son ordinateur toute la journée - voir des personnes l'aidera peut-être à retrouver l'inspiration. " Vous avez le mérite d'être honnête." observa-t-il, saluant cette qualité; lui offrant un sourire reconnaissant. Plus d'une personne n'aurait pas agi - abandonnant le colis ou se permettant de l'ouvrir pour en vérifier le contenu. Il réprima un petit rire moqueur, portant sa main sur ses lèvres - mais le fou rire était passé, il ne voulait pas la mettre à l'aise et la faire fuir. La jeune femme semblait être douce, agréable et enjouée. Des qualités dont il avait besoin à l'instant précis pour se changer les idées. Si elle était logique dans sa manière de penser, Luke se sentait redevable - et l'idée de partager une discussion aussi courte qu'elle soit ne lui déplaisait pas. " Je ne veux pas vous retenir - mais j'ai du chocolat chaud en réserve." s'enquit-il, sondant son joli regard. " Ce n'est rien, ça me fait plaisir." ajouta-t-il, tentant de la convaincre. Son but n'était aucunement de la presser à quelque chose - il voulait juste montrer qu'il était bienveillant et prêt à entamer une petite conversation. Mais si elle ne souhaitait pas, il n'aurait pas cherché à insister. La voyant conciliante, il se leva à nouveau s'exclamant " Un chocolat chaud! Un! " avant de se diriger vers la cuisine. La jeune femme pouvait encore l'apercevoir de là où elle se situait - la vitre du porche donnait sur la dite cuisine et elle pouvait observer le moindre de se gestes. L'homme se dépêcha de préparer les boissons - un café bien noir pour lui, un chocolat chaud maison pour elle - et se dirigea à nouveau vers l'endroit où elle était encore assise, posant la boisson sur la petite table en bois, se situant près d'elle. Son réflexe fut de s'asseoir sur le rocking-chair adjacent et d'observer le ciel - la journée était plaisante aujourd'hui, ils ne risquaient pas d'être dérangés par la pluie. Il leva son mug vers ses lèvres et soupira de contentement - sa drogue à lui était à chaque gorgée plus délicieuse. " Alors vous vous appelez Edwards aussi?" s'enquit-il, vérifiant que l'information, qu'il avait récoltée, était véridique. Luke sonda une nouvelle fois son visage dans sa mémoire, mais fut vite interrompu car il n'arrivait pas à faire de liens avec sa propre famille. " On a peut-être de la famille en commun?" demanda-t-il, curieux d'en savoir plus sur Harper, celle qui partageait son nom de famille et qui il y a quelques minutes lui était encore inconnue.

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Harper Edwards

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Message· · Sujet: Re: names are not always what they seem names are not always what they seem EmptySam 12 Oct - 21:55

La honte, heureusement, était un sentiment qui passait relativement vite, selon le degré atteint. Dans ce cas-ci, Harper estimait que ça valait un 4/10. Se vautrer comme ça, ce n’était pas la gloire, mais ce n’était pas mortifiant non plus. Cela avait amusé le spectateur et, au final, Harper s’amusa de sa propre maladresse. Si elle considérait le bon côté des choses, c’était qu’elle pouvait s’asseoir quelques minutes sous un joli porche - un porche qui était exactement comme elle rêvait d’en avoir un, celui des Regbo n’était pas mal dans le genre aussi, d’ailleurs - en compagnie d’un homme poli qui s’était assuré qu’elle allait bien alors qu’il aurait pu se contenter de se moquer et la laisser retourner à l’arrêt de bus, clopin-clopant. Il était sans doute un peu vieux pour se payer de la tête de quelqu’un pour une telle maladresse, cependant, se dit Harper, mais elle savait aussi que la méchanceté n’avait pas d’âge alors elle pouvait s’estimer chanceuse qu’il se montre aussi avenant.
- C’est grâce à ma grand-mère, ça, confirma-t-elle avec une pointe de fierté. C’est elle qui m’a appris que c’était une qualité primordiale et je m’efforce de suivre son exemple.
Évoquer son aïeule lui froissa légèrement le coeur mais elle ne voulut pas s’appesantir sur cette douleur lointaine. Elle préférait se concentrer sur la douce nostalgie que sa seule mention provoquait. Cet enseignement simple et naturel lui avait permis d’être ici, aujourd’hui, après tout.
Une lueur clignota dans les yeux de la demoiselle quand le propriétaire des lieux fit allusion au chocolat chaud. Elle chercha à atténuer son intérêt mais ne put s’empêcher de sourire. Il y avait une éternité qu’elle n’avait plus bu un chocolat chaud, d’ailleurs, s’étant cantonnée à verre de lait de temps en temps. Sans doute parce qu’ils étaient en plein mois d’août et que le chocolat chaud lui évoquait plutôt le froid hivernal. Mais elle n’avait jamais pu dire non à sa boisson favorite et vu la peur qu’elle s’était faite en tombant, Harper décida qu’elle avait bien le droit à un peu de réconfort.
- Bon, si vous en avez, comment résister alors? dit-elle avec un gloussement, reportant la main à ses lèvres pour dissimuler son air malicieux.
Un oeil non averti aurait peut-être pu y voir un esquisse de flirt mais c’était bien loin des pensées de Harper. Elle n’avait jamais essayé de séduire quiconque, elle doutait qu’elle soit très douée, d’ailleurs. Il fallait un talent certain, de l’assurance et du charme, ce dont elle était certaine de manquer, à bien des niveaux. C’était donc tout aussi bien que ses sourires soient innocents et quand l’homme retourna à l’intérieur pour lui offrir ce plaisir, Harper secoua la tête, un peu honteuse à l’idée de profiter de la bonté de son hôte. Mais ce n’était qu’un chocolat chaud, se dit-elle en se renfonçant dans le fauteuil, poussant du bout du pied sur le sol pour le faire tanguer. Oui, vraiment, elle aimait les porches, ils étaient magiques, on y trouvait la fraîcheur en été et quand les jours raccourcissaient, on pouvait s’installer avec un plaid et regarder le ciel tout en restant chez soi. C’était un sentiment qu’Harper n’avait jamais vraiment éprouvé jusqu’à ce qu’elle arrive à Windmont Bay. Avoir un chez soi. Être à sa place quelque part.
Quand il revint avec ses deux tasses, Harper le remercia avec effusion et prit la tasse pour la porter à ses lèvres, soufflant par réflexe sur le liquide, inspirant au passage le délicieux parfum qu’il dégageait.
- Mmmh, soupira-t-elle avec un bonheur évident, avant de revenir à la réalité quand il l’interrogea. Oh, oui! Je m’appelle Harper, mais je crois que je vous l’ai déjà dit, ça. Je parle parfois tellement qu’il m’arrive d’oublier ce que j’ai dit ou non.
Ses lèvres s’arquèrent d’un sourire d’autodérision et elle ajouta en secouant la tête:
- Oh, non, je ne suis pas du tout d’ici. Je viens de loin, lui assura-t-elle en esquissant un geste vague, comme pour dire là-bas, très loin, là où il est impossible que nous ayons le moindre parent en commun. Et puis je crois qu’Edwards est un nom plutôt répandu, vous ne croyez pas?
Cela conférait un certain anonymat, du moins avait-elle compté là-dessus pour se rassurer et se dire que jamais son père ne pourrait découvrir où elle avait décidé de repartir à zéro.
- Et vous, vous vous appelez comment? s’enquit-elle avec curiosité, ne tenant pas particulièrement à l’appeler Monsieur Edwards pour l’éternité - même s’il était fort probable qu’elle ne l’appelle plus rien du tout une fois que leurs chemins se sépareraient, à moins qu’ils se croisent en ville, évidemment.
Et Windmont Bay était une petite ville alors ça pouvait tout à fait être plausible.

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Luke Edwards

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Message· · Sujet: Re: names are not always what they seem names are not always what they seem EmptyMar 22 Oct - 18:40

Alors que les deux adultes partageaient une boisson chaude, le temps se rafraîchissait et devenait plus gris, contrastant avec le grand soleil qui avait rayonné toute la journée. La jeune femme bavarde, assise à ses côtés, ne manquait pas de l'étonner, de part son habilité à faire la conversation après une chute embarrassante. Luke était finalement content de voir qu'elle était resté auprès de lui - lui permettant de faire connaissance et d'en apprendre plus sur elle. A l'observer, Edwards se rendait compte qu'elle était séduisante, que son aura était apaisant et lumineux. Harper, de son prénom, ne semblait pas, par contre, ressembler à quelqu'un de sa famille - chez les Edwards, on trouvait souvent la tignasse blonde. De plus, la voir si contente de savourer un chocolat chaud le remplit d'un sentiment de soulagement - elle ne semblait pas traumatisée par son aventure et le moment qui était à la base gênant s'était transformé en moment agréable où ils pouvaient se découvrir des points communs, ou même de la famille commune. A bien la regarder une seconde fois, la tasse de chocolat chaud en main, elle semblait presque réjouie d'être là, elle et son sourire solaire qui réchauffait un peu l'après-midi terne de Luke. L'homme lui partagea un sourire accueillant, touillant son café avec sa cuillère et profitant de la chaleur qui parcourait ses mains enroulées autour de la tasse. Il l'écouta se présenter à nouveau, continuant la conversation qu'ils avaient engagés. " Oui, c'est vrai, je pense qu'Edwards n'est pas un nom de famille très original." dit-il, ironique et pensant aux possibilités qu'ils avaient d'être reliés par un lien familial - une chance très infime, surtout qu'elle mentionnait ne pas être né dans le coin. Lui, était né, avait été élevé dans la ville et y avait vécu presque toute sa vie, n'arrivant pas à se faire à l'idée de déménager autre part. Il avait pourtant eu l'opportunité, plusieurs fois. Mais son cœur avait toujours été retenu ici, d'une manière ou d'une autre. D'abord avec sa famille. Surtout avec sa famille - ses frères principalement et ses cousins. Cette vieille maison où il habitait était la maison familiale, achetée par ses parents quarante ans plus tôt, alors qu'ils fondaient leur famille. Malheureusement, le bonheur familial avait éclaté en morceaux à la mort de sa mère. Mais cela, elle ne le savait pas. " Luke." s'exclama-t-il, se rendant compte de son erreur. " Désolé de ne pas m'être présenté, c'est grossier de ma part." souffla-t-il, la petite moue gênée prenant le pas sur son sourire. Il devait bien dire qu'il avait été surpris par sa chute spectaculaire. " Vous venez d'arriver en ville?" s'enquit-il, continuant à s'intéresser à l'inconnue qui ne semblait pas du coin. La question pouvait sembler indiscrète mais il ne voulait pas la brusquer. Il lui offrit un sourire rassurant avant de prendre une gorgée du mug encore tiède. Il crut bon de rajouter, pour partager lui aussi son histoire, de façon très naturelle. " J'ai toujours vécu ici. " déclara-t-il, montrant du doigt la vieille bicoque qui lui servait de maison. Celle-ci avait besoin d'un bon coup de peinture, mais elle faisait l'affaire.

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Message· · Sujet: Re: names are not always what they seem names are not always what they seem EmptySam 2 Nov - 10:32

S’il y avait bien un muscle infatigable chez Harper, c’était bien sa langue. La jeune femme pouvait passer des heures à parler de tout et de rien, à s’émerveiller, à disserter, à démontrer un enthousiasme sans borne pour les plus petits détails. Elle pouvait aussi se montrer très à l’écoute, il ne fallait pas croire, elle aimait autant parler qu’apprendre des choses sur les autres (non pas comme une reine des commérages, ce qu’elle n’était certainement pas, mais plutôt comme quelqu’un qui voit des trésors en chacun). Etonnamment, elle retenait des anecdotes qui pouvaient paraître sans intérêt, mais qui revêtaient pour elle une lumière particulière: parce qu’elles avaient joué un rôle dans la vie d’une personne, un rôle assez important pour être abordé au cours d’une conversation anodine et cela n’avait pas de prix aux yeux d’Harper. Elle pouvait aussi s’absorber dans les histoires des autres, jouant les scènes dans sa tête comme s’il s’agissait d’un film. Elle adorait voir les yeux s’illuminer en parlant d’une passion, d’un souvenir heureux, d’une personne aimée. Elle ne riait jamais autant que lorsque les autres riaient aussi, comme si leur joie l’enveloppait et la nourrissait. Harper Edwards n’avait pas besoin de grand-chose pour être heureuse et cet instant précis, sous un porche, avec un chocolat chaud entre les mains, en était la plus belle preuve.
- J’aime bien me dire qu’il y a tout un tas de gens qui n’ont aucun lien entre eux et qui pourtant portent le même nom, commenta la maladroite. Si nous ne l’avions pas partagé, par exemple, jamais nous ne nous serions rencontrés, sans doute. Nous aurions pu nous croiser dans la rue ou entre les rayons de l’épicerie sans savoir que nous étions tous les deux des Edwards.
Non pas que ça change grand-chose à leurs existences respectives, Harper le savait, si ce n’est que s’ils se croisaient prochainement en rue ou dans une allée du rayon frais, ils pourraient s’adresser un sourire, se saluer d’un petit Monsieur Edwards, Mademoiselle Edwards plein de connivence et là, aussi, ce serait le genre d’anecdote qui ferait la journée d’Harper. Elle n’avait pas besoin de davantage pour illuminer sa journée, il lui suffisait de rencontrer un visage familier pour qu’elle arbore un sourire ravi.
- Enchantée de vous rencontrer officiellement, Luke Edwards, s’exclama Harper en lui tendant une main et en lui offrant un sourire malicieux. Mais non, pas du tout, vous deviez vous demander pourquoi une inconnue débarquait sur le pas de votre porte et je ne vous ai probablement pas laissé le temps de répondre avant de m’étaler dans votre allée. Tout s’est passé si vite.
Harper haussa les épaules, l’air de dire ce sont des choses qui arrivent et porta la tasse fumante à ses lèvres, les yeux toujours posés sur Luke. Elle hocha la tête pour confirmer:
- Oui, enfin, cela fait quelques mois maintenant, je suis arrivée en mai. Le temps passe si vite et en même temps que sont quelques petits mois dans toute une vie?
Question rhétorique, évidemment. C’était un claquement de doigts imperceptible, même pour les vingt-trois années que représentaient son existence sur terre. Pourtant, Harper savait, au plus profond d’elle-même, qu’elle avait fait le bon choix en venant à Windmont Bay, même si elle n’avait jamais entendu parler de cette ville auparavant. C’était le destin qui l’avait mise sur cette piste, elle en était persuadée. Elle aimait se dire que quelque chose (pas forcément Dieu, elle aimait se la représenter sous forme d’une petite fée, comme Clochette) la mettait sur la voie du bonheur, et elle avait confiance en l’avenir. Jusqu’ici, elle ne pouvait se plaindre, tout s’était arrangé, malgré ses difficultés à trouver un emploi, les premières semaines. Elle avait désormais un boulot, un endroit à elle, elle n’en demandait pas plus.
- Vous avez de la chance. J’aurais bien voulu vivre toute ma vie au même endroit, soupira-t-elle, l’air rêveur, en balayant du regard le décor qui la cernait.
Elle, elle avait perdu le compte des endroits où elle avait vécu. Son père n’aimait pas rester en place, il fallait toujours qu’ils partent subitement, qu’ils fassent leurs valises dans la matinée pour être partis l’après-midi même. Cela avait duré une bonne partie de l’adolescence d’Harper, jusqu’à ce qu’un jour, il disparaisse en la plantant là. Ses vêtements à lui avaient disparu, il n’avait même pas fait semblant de laisser un mot. Ensuite, elle n’avait eu que des échos de sa part, des passages éclairs sans véritable explication et, finalement, elle avait préféré ne pas avoir de ses nouvelles. Désormais, elle n’en escomptait plus.
- Toute votre famille vit ici, alors? s’enquit-elle, sans préciser si ici signifiait la maison ou Windmont Bay en général.

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