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Eckart Frobisher

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Message· · Sujet: Nobody else but the two of us here. Nobody else but the two of us here. EmptyVen 23 Aoû - 22:45



I don't need more reminders of all that's been broken
I don't need you to fix what I'd rather forget
Clear the slate and start over
Try to quiet the noises in your head
We can't compete with all that


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@Sally Dyer & @Emna Taylor  – August, 26th 2019

Le mois de septembre n’était pas encore entamé et pourtant la période estivale semblait toucher à sa fin. De nombreux vacanciers avaient plié bagage, laissant ainsi inoccupées certaines habitations qui servaient de locations saisonnières durant les mois de juillet et d’août. Bientôt la ville retrouverait son calme habituel tandis que les élèves regagneraient les rangs de l’école. Ce moment de l’année était apprécié par la plupart de la civilisation ; les congés, le repos, les barbecues à répétition, les voyages, le soleil, les longues discussions entre amis, tout le monde aimait ce genre de choses. En revanche, lorsque le temps de la rentrée arrivait, la nostalgie s’empressait alors de venir chatouiller les moins courageux. Eckart n’entrait dans aucune de ces catégories, ses motivations étaient ailleurs et ses raisons tout autres. Cet été 2019 n’avait pas la même saveur pour le Chief Deputy, s’il devait le comparer à celui de l’année dernière, le constat était vite fait : sa vie avait pour ainsi dire radicalement changé. De célibataire, il était désormais passé à « partiellement en couple » avec deux enfants. Le quotidien qu’il menait à l’époque, sa routine, son raisonnement, rien n’était plus pareil. Son nouveau statut de père de famille lui procurait un bien fou en plus de l’aider à redonner un semblant d’éclat à l’image qu’il avait de lui-même, en tant qu’individu. Il se sentait plus que jamais utile, une manière personnelle selon lui de redorer en quelque sorte sa dignité d’homme, perdue depuis un temps certain. Le temps où il errait comme une âme en peine à la recherche de son but ultime était révolu, il connaissait sa place et se sentait prêt à tout pour la conserver tout en s’évertuant à cultiver le bien-être de ses proches et à prolonger leur osmose. Il prenait très au sérieux cette mission qui lui incombait – et qu’il s’était probablement donné seul – cependant des éléments extérieurs étaient récemment venus troubler cette tranquillité. En effet, l’équilibre précaire des Frobisher/Dyer avait été mis à mal une première fois lors de la visite des parents de Sally pour la naissance de leur petit dernier. Une petite guerre féroce avait éclaté entre le britannique et ses (anciens) beaux-parents, un différend de longue date qui refaisait surface au pire moment possible et imaginable. Supposé célébrer une naissance, le groupe avait choisi de se déchirer autour d’erreurs commises durant un passé lointain mais dont l’intensité de la douleur demeurait à ce jour intacte. Il n’était plus question du policier impatient et violent envers la femme qui partageait sa vie et, à défaut de pouvoir faire disparaître ces innombrables et désastreux souvenirs, le jeune homme s’efforçait à se racheter une conduite en employant tous les moyens dont il disposait. Si la mère de ses enfants était sensible aux efforts fournis, ses parents, quant à eux, donnaient l’impression d’être totalement indifférents à l’attitude positive de leur gendre. Étrangement, ils semblaient même bien plus intolérants qu’auparavant. La confrontation de mars dernier avait donné le ton, annonçant la note de départ d’une œuvre qui promettait de bouleverser l’existence de chacun. La passion à la limite de la détestation avait toujours eu une place importante dans sa relation avec la petite brunette, aujourd’hui ils apprenaient difficilement à s’apprivoiser de nouveau et ne désiraient plus accomplir de périlleuses acrobaties pour atteindre un petit bout de bonheur. Ce qu’ils avaient mutuellement construit n’était pas parfait mais cela convenait aux deux partis qui ne parvenaient toujours pas à retrouver leur aisance passée. La présence étouffante des grands-parents sous le même toit ne l’avait guère enchanté quelques mois plus tôt, autant dire qu’il s’était cette fois préparé à leur venue. Il n’était pas dans ses habitudes de prendre la fuite, néanmoins il n’avait malheureusement pas pu se résoudre à vivre avec eux durant approximativement trois semaines consécutives, c’était tout bonnement au-dessus de ses forces ; et pour une rare fois, le camp opposé devait très certainement partager sa vision des choses, le ressenti était de toute évidence mutuel. Bien entendu, il prenait régulièrement des nouvelles des enfants par le biais de Sally et attendait sagement son tour pour avoir la possibilité de les voir. Aujourd’hui était une journée qui lui était entièrement destinée, il pouvait s’octroyer un peu de temps pour s’occuper de lui-même, notamment en se vidant l’esprit. La solitude ne représentait plus quelque chose qu’il recherchait indirectement, bien au contraire, alors qu’il avait enfin l’occasion de se retrouver seul, il n’avait pas hésité un seul instant à contacter l’une de ses meilleures amies, Emna, pour la supplier de partager avec lui cet après-midi ensoleillé. « Aïe, » se plaignit-il d’une voix exagérément aiguë après le passage du doigt de la jeune femme sur son flanc couvert de contusions bleutées. « C’est grave, docteur ? » demanda-t-il avec amusement en baissant ses yeux azur sur son torse nu pour contempler sa blessure de guerre qui n’en était pas vraiment une. A dire vrai, il se sentait idiot de lui présenter ainsi les bleus visibles sur son corps dénudé, surtout en connaissant la nature de sa chute. « Tu as le droit de rire, tu sais... Mais interdiction de se moquer, » soupira-t-il en relevant le regard vers l’océan qui s’étendait à perte de vue à l’horizon, un fin sourire étirant ses lèvres. La vue qu’offrait cette terrasse sur la plage était à couper le souffle et il regrettait presque de ne pas avoir pu en profiter cet été. Muddy, son chien, était allongé non loin de là et les observait silencieusement, partagé entre le regret d’avoir fait tomber son maître – qui s’était pour la toute première fois essayé au canicross – et le désir de se joindre à eux pour réclamer quelques caresses.

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Emna Taylor

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Message· · Sujet: Re: Nobody else but the two of us here. Nobody else but the two of us here. EmptyDim 8 Sep - 20:24

C’était avec un mélange de regrets et d’excitation, que la mère de famille constatait l’approche de la rentrée. Les températures commençaient légèrement à descendre, les vacanciers qui avaient élu domicile à Windmont Bay quittaient peu à peu la ville, vidant les rues de cette petite bourgade devenue bruyante et si vivante à la période estivale. Emna adorait l’été pour les journées qu’elle pouvait passer en famille en bord de mer ou en pleine forêt à chercher un peu d’ombre à l’abri des arbres. La possibilité de sorties en bateau ou d’autres sports nautiques. Apprendre à nager à ses enfants, voir Jihène barboter aidée de ses flotteurs, regarder son mari prendre une tonne de photos avec tendresse. Elle adorait l’été pour les vacances en famille, mais aussi pour l’agitation qui régnait en ville. Elle aimait voir Windmont Bay s’animer à l’approche de l’été, voir de nouveaux visages, les activités saisonnières reprendre, les célébrations du 4 juillet. Emna parvenait à s’épanouir en chaque saison et trouver les bons aspects de chaque période de l’année. Toutefois, si c’était bientôt la fin des vacances -pour ses enfants- et de l’été, la fin d’année, elle approchait à grand pas. Et elle devait admettre ne pas être mécontente de voir ses adorables bambins retrouver le chemin de l’école. La mère de famille vivait à cent à l’heure, ne ménageant pas ses efforts pour tout concilier, à la fois sa vie de famille, son travail et ses heures au centre d’aide qu’elle avait elle-même fondée à l’extérieur de la ville. Ce n’était pas toujours chose aisé et les périodes de vacances se transformaient souvent en course de sauts d’obstacles. Elle peinait à s’en sortir mais fort heureusement pour elle, elle n’était pas seule. Elle pouvait toujours compter sur Steve qui s’avérait être d’un soutien sans faille au quotidien.  Emna se savait chanceuse d’en être là, d’en être arrivé là. Certes elle le devait à sa volonté et sa force de caractère, c’était elle qui avait élevé Gabriel seule les premières années, jonglant avec ses études, des petits boulots et un sevrage qui n’avait rien d’évident. Chaque jour elle combattait son addiction, ses vieux démons venant la hanter à chaque moment de faiblesse. Trouvant la moindre faille dans laquelle s’engouffrer. Elle les repoussait encore et encore. Oui elle ne devait pas cette seconde vie au hasard, elle avait tout fait pour s’en sortir, ce n’était pas de la chance mais de la volonté. Jusqu’à sa rencontre avec Steve, ça, elle le devait à la chance. Chanceuse qu’il ait croisé sa route et qu’il ait décidé de faire un bout de chemin avec elle. Chanceuse qu’il l’ait accepté comme elle l’était et qu’il l’ait aimé sans condition aucune. Et qu’il connaisse assez sa femme pour savoir lorsqu’elle avait besoin de ses moments à elle. S’effaçant bien souvent pour le bonheur de sa femme, Steve accepta de garder les enfants tandis qu’Emna, elle, rejoignait l’un de ses meilleurs amis. Eckart, qui lui, découvrait les joies de la paternité. Encore aujourd’hui, elle peinait à comprendre pourquoi Sally lui avait caché l’existence de leur fille. Par ailleurs elle ne comprenait plus grand chose à leur relation si temps est qu’elle y ait comprit quelque chose un jour. Il fallait reconnaître que si Emna était quelqu’un de très attentive, elle avait toujours remarqué leur relation comme étant compliquée et conflictuelle. Elle les avait même souvent pensé à la limite de la rupture tant Eckart pouvait parfois se montrer charmeur avec elle. Peut être était-ce aussi son imagination, après tout à l’époque, la jeune femme était une mère célibataire et aurait très aisément pu se laisser prendre au jeu et succomber au charme de son ami. Aujourd’hui les choses étaient bien différentes entre eux, les barrières belles et bien définies tandis qu’Emna coulait le parfait amour de son côté, et Eckart tâtonnant encore avec la mère de ses enfants. « Chochotte » fit-elle tandis qu’elle vérifiait au touché qu’en dehors d’un sacré bleu et de petites égratignures, sa blessure n’avait rien de grave. Rien à côté de ce qu'elle avait déjà vu, rafistolé ou subit elle-même. Bien sur, elle prenait aussi un malin plaisir à l’entendre râler ce n’était pas tout les jours qu’on pouvait entendre l’adjoint du shérif se plaindre ainsi. « Hm rien de bien méchant, je peux nettoyer et désinfecter l’égratignure mais ce n’est rien. Juste très douloureux. » déclara-t-elle avant de ré-enfoncer son doigt légèrement sur l’ecchymose, malgré tout conséquente, d’un geste taquin. « Je peux vraiment pas? Même un peu? » elle était habituée aux blessures d’origines un peu originales et cocasses, elle en voyait tout les jours à la clinique et avait une flopée d’anecdotes dont elle pouvait bassiner ses amis pendant des heures mais celle-ci faisait tout de même partie de ses préférées. Essentiellement parce qu’elle aurait imaginé se rendre utile auprès de son ami dans d’autres circonstances. Encore qu’elle préférait de loin une blessure faites en s’essayant à un nouveau sport avec son chien qu’en service. « Il est temps que tu retrouves ta petite famille, tu as bien trop de temps libre sur les bras. » toujours un peu moqueuse Emna se redressa finalement pour faire face à son ami. « Ils sont là pour combien de temps? » Eckart lui avait parlé de l’arrivé de ses beaux parents et de son désir de les fuir. Pour elle qui adorait sa belle-famille sa démarche était un véritable mystère mais après tout, elle avait bien fuit le pays pour fuir son propre domicile. Elle pouvait tout de même comprendre, s’interrogeant pourtant sur ce qui le poussait à détestait autant sa belle famille.

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Sally Dyer

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Message· · Sujet: Re: Nobody else but the two of us here. Nobody else but the two of us here. EmptyMar 1 Oct - 18:57

Était-ce son âge avancé ? Était-ce le récent accouchement ? Était-ce la reprise du travail ? Était-ce l’accumulation de toutes ces choses qui formaient un tout qui puisait dans sa force vitale et la faisait soupirer, tard, quand elle se mettait au lit ? Sally avait du mal à se reconnaître dans l’image renvoyé par le miroir de sa salle de bain. Ces traits étaient pourtant bien les siens, elle reconnaissait sa chevelure brune mi-longue, ses yeux noisette et ses épaules carrées ; cependant l’éclat de son regard n’était plus le même. Malgré les deux merveilleux enfants qu’elle prenait un plaisir à dorloter chaque soir devant la télévision, quelque chose lui manquait, et sa plus grande souffrance résidait dans le fait qu’elle ignorait ce qu’était cette chose. Ses parents étaient venus en ville deux semaines auparavant, pour célébrer l’anniversaire de Penny, et profiter un peu plus du petit dernier, qui vivait comme un pacha, couvé par des papi et mamie gagatisants qui n’avaient d’yeux que pour leurs petits-enfants. Malgré la proposition de Jude de garder, pour dépanner, les marmots, Sally ne possédait qu’une confiance approximative en ce grand dégingandé qui ne semblait pas disposé à quitter l’adolescence, et elle préférait largement les confier à des spécialistes en la matière. Avec eux, elle n’avait aucun mal à prendre du temps pour elle, à faire des heures supplémentaires au boulot, à sortir avec des amis qu’elle n’avait que trop peu fréquentés ces derniers mois. Elle revivait, en un sens, aussi égoïste cela pouvait paraître, et elle les en remerciait chaque jour. Toutefois, la présence des Dyer à Windmont Bay avait poussé Eckart à quitter le domicile de la jeune femme, et elle ne le voyait plus qu’épisodiquement, quand il récupérait Penny à l’école, ou quand il se forçait à supporter leur compagnie cinq minutes pour passer du temps avec Erwin. Les parents étaient au courant de ce que le policier avait fait endurer à sa compagne, quelques années auparavant, et ils n’étaient pas aussi enclins qu’elle à tirer un trait sur le passé ; leur comportement auprès de lui était glacial, chaque répartie était un prétexte à lui faire comprendre que seule sa génétique était désirable dans cette famille, pas l’individu. Coincée entre les personnes les plus importantes de sa vie, Sally avait du mal à prendre parti pour l’un ou pour l’autre, ne souhaitant se mettre à dos aucun d’entre eux. Cependant, ce soir-là, quand elle avait annoncé prendre quelques heures dans sa soirée pour se rendre chez le père de ses enfants, quelques reproches avaient fusé, de part et d’autre, et elle avait dû prendre sur elle de ne pas claquer la porte derrière elle. Elle n’était plus une enfant, elle était une adulte responsable, elle savait ce qu’elle faisait. Elle comprenait enfin que ce qui lui manquait n’était rien de plus que la compagnie d’un homme. De son homme.

Ses bouts de doigts tapotaient le volant au rythme de la musique qui passait à la radio, tandis que son regard scrutait la devanture de la maison d’Ocean Avenue. Sa colère envers ses parents avait laissé place à une certaine forme d’angoisse à l’idée d’aller toquer chez Frobisher pour lui demander s’il avait envie d’elle. Le souvenir douloureux de la dernière fois durant laquelle elle avait écarté les cuisses lui revenait de manière récurrente et avait plongé leur semblant de couple dans un gouffre de chasteté que ni l’un ni l’autre n’assumait. Eux qui avaient maintes fois commis le péché de chair, voilà qu’ils se retrouvaient à se regarder en chiens de faïence sans oser poser la main sur l’objet de leur désir. C’en était trop pour Sally, qui avait décidé que ce soir était le soir. Elle avait envie de davantage que le balai spirituel qu’elle avait dans le cul – pardonnez l’expression -  et Eckart était le seul en mesure de lui faire franchir ce cap. Elle allait reprendre sa vie sexuelle en main, et s’affranchir des barrières qui la maintenaient loin de ses bras. Si elle n’avait pas été obnubilée par la contemplation de la prote d’entrée du domicile du Deputy, elle aurait remarqué le véhicule garé devant la Jaguar de collection – merci, feu Tonton Dyer-Kauffmann – de ce dernier, et n’aurait pas été si surprise d’entendre des voix et des rires une fois le perron atteint. Le duo qu’elle ne connaissait hélas que trop bien était tant occupé par leurs bavardages que Sally eut le temps de les rejoindre incognito, sur la terrasse qui offrait une vue sans pareille sur l’océan, et d’avaler bruyamment sa salive, en même temps que la boule qui venait de se former dans sa gorge. « J’aurais peut-être dû appeler, histoire de ne pas vous déranger ? » Elle restait debout à quelques mètres de là, et parvint au moins à capter l’attention de Muddy qui trottina dans sa direction pour réclamer des caresses qu’elle lui refusa. Elle n’était pas d’humeur. Le nez retroussé dans une grimace de dégoût, elle détailla Emna des pieds à la tête, ce qui ne lui prit pas plus de quatre secondes étant donnée la petitesse de la personne, puis finit par s’avancer vers le couple pas si improbable que ça. « Je te savais dans le coin, mais jamais je n’aurais imaginé que tu viendrais ramper aussi vite dans les bras d’un homme qui n’est pas à toi. » Ses yeux passèrent aussitôt sur la silhouette d’Eckart et son expression d’écœurement ne disparut malgré le côté agréable de la vision qu’il offrait. Elle s’était attendu à voir son corps dénudé dans un tout autre contexte.  « Quelle conne je fais, il n’est clairement pas à moi non plus, » murmura-t-elle dans un rire nerveux, scrutant le regard du policier en quête d’une réponse sensée. Avait-elle seulement envie de l’écouter ? La situation parlait d’elle-même. Malgré ses belles paroles, il avait été incapable de l’attendre. « Toujours écouter ses parents, ils savent mieux que tout le monde. » Sa vérité était énoncée aux deux larrons, à qui elle tourna le dos sans écouter ce qu’ils pouvaient bien avoir à dire pour leur défense. Elle avait honte, elle se sentait tellement sale.

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