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 silvermoon's sparkling (georgie)

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I write sins not tragedies.

Filip Storberget

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Message· · Sujet: silvermoon's sparkling (georgie) silvermoon's sparkling (georgie) EmptyDim 25 Aoû - 14:37



Kiss me beneath the milky twilight
Lead me out on the moonlit floor
Lift your open hand
Strike up the band, and make the fireflies dance
(sixence none the richer)
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may 27th, 4:31pm
@Georgie Keily

Il n’avait jamais cru que le bonheur était fait pour lui, qu’il était taillé pour ce genre d’existence sereine et apaisée en dépit de l’attitude et du visage qu’il montrait aux autres. Comment pouvait-on l’être lorsqu’on avait vécu ce qu’il avait traversé ? Lorsqu’on avait vu les agissements du diable et regarder droit dans ses yeux le torrent de sang et de cris qu’il faisait naître d’un simple foule ? Il avait réagi comme il avait pu. Loin d’être exemplaire, il avait mené sa vie comme il pensait être la meilleure, la vivant pleinement sans se préoccuper du lendemain, cherchant à compenser ce que d’autres n’auraient pas la chance de traverser. Il avait commis bien des erreurs bien sûr. Il les avait regrettés mais il avait pris le parti de ne jamais avoir de remords, quant bien même cela devait lui apporter une réputation désastreuse auprès de certains cercles, souvent féminins d’ailleurs, ou une trace de main rouge sur son visage de temps en temps. Il avait eu évidemment son lot de déception, offrant son amitié et son optimisme à des personnes qui ne le méritaient sans doute pas mais là encore aucun regret. Le seul qui puisse le hanter se trouvait de l’autre côté de l’océan et s’il y pensait de temps en temps, ce n’était jamais pour un très long moment sous peine de culpabiliser et d’avoir envie de tout plaquer et de prendre le premier avion pour les contrées froides et glaciales de son pays d’origine. Il y pensait de moins en moins ces derniers temps, fort heureusement, ou malheureusement selon les points de vue des principaux intéressés, grâce à son erreur favorite conjuguée au présent et au pluriel.

Un large sourire se dessina sur ses traits alors qu’il observait Georgie et son adorable petite fille en train de jouer comme des folles dans les vagues turquoise de cet archipel idyllique. Il n’aurait pu rêver mieux comme partenaire de vacances que ces dernières qui avaient pris une importance capitale dans son existence, même s’il refusait encore de le reconnaître ayant bien conscience qu’il n’était pas assez bien pour elles. LJ avait besoin de son papa, poste qu’il ne pourrait jamais occuper même s’il agissait comme tel avec elle dès qu’il avait l’occasion de la voir et de passer du temps avec. Il adorait jouer avec elle, prétendre boire le thé avec ses poupées à la cour de la Reine d’Angleterre ou lui raconter des contes de fée en norvégien lorsqu’il la bordait, agissant comme si elle était sa propre fille. Elle ne l’était cependant pas et ne pourrait jamais l’être. Pas tant qu’il n’aurait pas régler des problèmes qu’il n’avait jamais cherché à solutionner. Son regard se reporta sur la délicieuse rouquine qui éclatait de rire à quelques mètres de lui et dont les notes chantantes inondaient son cœur de chaleur et de bonheur. Georgie était exactement tout ce qu’il pouvait rêver : belle, drôle, intelligente, douce, joyeuse et incroyablement sexy sans s’en rendre compte. Sur le papier, ils avaient tout de la famille idéale mais entre eux se dressait silencieusement la barrière interdite des non-dits. Il ne pouvait avouer qu’il pensait sans cesse à elle ou qu’il s’imaginait chaque jour de sa vie tel qu’en ce moment : se réveiller à ses côtés, élever LJ avec elle, l’aimer tout simplement. Il n’était pas assez bien pour elle. Il savait que malgré sa bonne volonté, malgré les sentiments qui s’étaient mêlés aux désirs nés entre eux, il la ferait immanquablement souffrir. Alors il gardait ses distances, refusant de reprendre ce chemin qu’ils avaient emprunté quelques années auparavant et ce en dépit de l’envie persistance, quasi obsédante. Georgie méritait un prince charmant et il était tout sauf ça. Il espérait sincèrement qu’un jour elle le rencontrerait, même si ce n’était pas lui et même si l’envie de casser le nez de ce futur prince charmant lui prenait rien qu’à l’imaginer.  

Après quelques instants à les observer lutter, Georgie ayant du mal à rentrer dans l’eau, il se leva de leurs serviettes et les rejoignit à grandes enjambées. Il saisir à bras le cœur la plus jeune qu’il fit tournoyer dans les airs, Lily-Jean éclatant de rire aux éclats en le suppliant de la lâcher. « Fais attention à ce que tu demandes, jeune demoiselle. » plaisanta-t-il avant de faire mine de la laisser retomber dans l’eau mais la rattrapant au dernier moment avant de la poser délicatement sur le sable afin de rejoindre sa meilleure amie des vacances dans un haletant concours de construction de douve autour du château de sable qu’elles avaient bâti un peu trop près de la mer et dont chaque vague menaçait la destruction. Il fit un signe de tête aux parents de ladite meilleure amie, ces derniers surveillant jalousement et férocement les péripéties des jeunes enfants, et il reporta son attention sur la jolie naïade qui ne passait toujours pas le cap du nombril pour pénétrer dans l’eau. Son corps de norvégien avait quant à lui l’impression de rentrer dans une piscine chauffée tant la température de l’eau lui paraissait chaude, loin de ses 18 degrés estivaux en Norvège. Sans perdre plus de temps, il attrapa Georgie par la taille et la maintenant contre lui l’emmena plus loin qu’elle n’osait aller en dépit de ses cris et dénégations. « Parfois, il faut savoir se jeter à l’eau. » plaisanta-t-il en la maintenant contre lui, ne pouvant manifestement pas se passer de son corps contre le sien. Elle était déjà tellement belle habituellement mais il la trouvait encore plus époustouflante qu’habituellement. Son regard s’attendrit en l’observant et il ne put s’empêcher d’humecter ses lèvres qui papillonnaient de l’envie de se poser sur celles de la jeune femme. A la place, il se racla la gorge et tout en restant au plus proche d’elle, glissa malgré lui et sans le remarquer un doigt le long de sa colonne vertébrale. « Tu vois ? Il n’y avait rien à craindre. Elle est bonne une fois qu’on y est. » Parlait-il de la mer ou de toute autre chose ? Il ne saurait le dire lui-même.

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Georgie Keily

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Message· · Sujet: Re: silvermoon's sparkling (georgie) silvermoon's sparkling (georgie) EmptyJeu 12 Sep - 9:11

Enfant elle n’était jamais partie en vacances, son père la laissant toujours au soin de ses grands-parents lorsqu’il s’octroyait quelques jours avec sa nouvelle femme. Déjà à cet âge là elle avait l’habitude de ne pas verser la moindre larme. Sachant même à cette époque qu’il s’agissait d’un signe de faiblesse et que jamais son paternel ne verrait cela sous un très bon œil. Cela n’irait jamais convaincre le militaire qui ressentait une telle aversion pour la jeune Georgie. Aversion qui n’avait fait que croître avec les années comme une gangrène qui ce serait propagé qui aurait gagné du terrain dans son cœur déjà noircit de tant de haine envers les autres. Car Howard Keily n’avait que très rarement manifesté le moindre sentiment positif à son égard comme vis à vis d’autrui. Quelques rares exceptions seulement venaient confirmer la règle. Et si à une époque elle fut jalouse de la bienveillance qu’il pouvait manifester envers son petit frère, très vite la jeune femme s’était contentée de se détester plutôt que de le reporter sur qui que ce soit d’autre. Elle se détestait de ne pas être assez bien, de ne pas être à la hauteur. Aujourd’hui encore elle s’interrogeait. Faisait-elle une bonne mère? Elle aurait aimé pouvoir poser cette question à la sienne, se pencher vers elle pour des conseils. Elle aurait aimé être guidé par un amour maternel inconditionnel à travers sa grossesse et les premiers mois qui suivirent son accouchement. Avoir quelqu’un près d’elle de bienveillant et rassurant. Pendant un temps elle eut sa belle-mère qui se montrait toujours très présente mais elle aussi elle l’avait perdu. Désormais seule, elle observait sa petite fille rire et s’amuser le cœur emplit d’une chaleur nouvelle, cet amour inconditionnel qu’elle n’avait jusque là jamais ressenti avant de poser son regard sur cette adorable petite fille.
Son regard s’attendrit d’avantage en observant Filip récupérer Lily-Jean. C’était toujours le cas dès qu’elle observait le norvégien prendre soin de sa fille comme si c’était la sienne. Il était aussi tendre et bienveillant avec la petite qu’il ne pouvait l’être avec elle. À plusieurs reprises, la mère de famille s’était fait la remarque qu’elle ne méritait pas de pareils attentions, qu’elle ne le méritait pas tout simplement. C’était se donner l’occasion de détruire quelqu’un d’autre, de détruire une relation qui fonctionnait jusque là si bien. C’était aussi s’ouvrir sur qui elle était vraiment et prendre le risque de le voir fuir comme toute autre personne dans sa vie. Et si bien souvent elle s’était laissée à rêver à d’avantage entre eux, vive de ces souvenirs, de ces moments partagés elle ne savait que trop bien qu’elle saurait ruiner ce qu’il y avait entre eux, comme elle était capable de tout gâcher autour d’elle. N’était-elle pas bon qu’à cela après tout?
Mais c’était l’un de ces moments hors du temps comme elle en avait rarement vécu. Debout face à la mer, ses pieds glissant sur le sable fin, faisant abstraction de sa chaleur la trouvant réconfortante. La rouquine posait un regard bienveillant sur sa fille qui jouait à quelques pas de là. Avant de se sentir entrainer dans l’eau, la douceur de ses bras l’entourant. « Si je meurs de froid j’aimerais qu’on se souvienne que c’est toi qui m’a traîné dans cette eau gelée. » déclara-t-elle, se cramponnant à lui fermement tout en se blottissant contre lui pour profiter de sa chaleur et de celle de ses gestes. Du bout des doigts et avec délicatesse elle fit quelques caresses dans son dos, se laissant bercer par le bruit des vagues et les battements de son cœur. Si elle était encore gelée, elle appréciait néanmoins cette proximité et n’aurait échangé sa place pour rien au monde. « C’est vite dit hein, regarde j’ai la chair de poule. » mais ça, le devait-elle vraiment à la température de l’eau ou à sa main qui venait de s’égarer le long de sa colonne vertébrale? Georgie avait sa petite idée sur la question. « Tu vas devoir rester là à me réchauffer, je suis navrée pour toi. » fit-elle faussement dérangée par la situation et surtout faussement peinée pour lui à cette perspective.  « Merci d’avoir pensé à nous pour ces vacances. Vraiment! J’ai rarement vu LJ aussi souriante et pourtant c’est une gamine particulièrement joyeuse. » cette petite s’amusait d’un rien, à bien des égards elle ressemblait à sa mère. Notamment pour sa tendance à positiver. Même pas trois ans et c’était déjà une qualité flagrante chez la petite. Mère et fille étaient d’autant plus heureuses de partager ce moment avec le Norvégien, chanceuses de s’être vu offrir quelques jours loin de tout, et Georgie en était reconnaissante bien plus qu’elle ne saurait l’expliquer. La situation chez elle s’étant considérablement compliquée, et avec un père absent dans la vie de sa fille, elle voyait Lily-Jean désespérer chaque soir à l’idée de l’avoir peut être cinq minutes au téléphone. Ce voyage lui changeait les idées autant qu’il sortait la rouquine de sa petite routine qui commençait à la peser. « Je ne sais même pas comment on va bien pouvoir te remercier. » bien sur, une idée lui traversa l’esprit juste une fraction de seconde, se perdant dans son regard azur et dans ses souvenirs et ceux suscités par cette proximité enivrante.

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your touch, your skin, where do i begin? no words can explain, the way i'm missing you. deny this emptiness, this hole that i'm inside, these tears, they tell their own story.
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