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Emerson Moore

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Message· · Sujet: thunderstorms are as much our friends as the sunshine thunderstorms are as much our friends as the sunshine EmptyLun 26 Aoû - 20:31

GAIL + EMERSON
@Gail Pearsall

Il était passé minuit quand Emerson ouvrit la porte arrière de la salle de spectacle pour sortir. Un éclair déchira les ténèbres nocturnes puis le grondement éclata et crépita, assourdissant. Le garçon leva le nez vers le ciel noir qui déversait une pluie torrentielle, de celles qui accompagnaient toujours ce temps orageux et lourd après plusieurs jours de canicule. Cela ferait du bien à la terre, certes, mais en attendant, le jeune Moore devrait couvrir la distance entre son lieu de travail et son domicile sous ce rideau impénétrable, sans le moindre abri puisque son seul moyen de locomotion était un vélo de seconde main. Le jeune homme inspira longuement puis eut un soupir bref, comme pour prendre un dernier élan de courage avant de se jeter dans la tourmente. Il enfonça sa casquette sur sa tête, baissant la visière pour se protéger un maximum des gouttes, et trottina jusqu'à son vélo, qu'il enfourcha souplement avant de prendre la direction de Pioneer Oak. Il se faufila entre les voitures et roula sur la rue détrempée, la tête enfoncée dans les épaules, bénissant le fait qu'il réside à moins de dix minutes de là. Il serait content de retrouver son appartement et d'être au sec. Il rêvait déjà de la bière qu'il s'enfilerait en se laissant tomber dans son canapé. Il fermerait sans doute les paupières, quelques secondes, et devrait se forcer à se relever pour rejoindre son lit où il s'effondrerait. Ce n'était pas difficile à concevoir et deviner puisqu'il s'agissait d'une habitude qu'il avait prise au fil des semaines puis des mois, jusqu'à ce que ça devienne son quotidien. Il ne savait pas encore ce qu'il ferait de sa journée de congé du lendemain mais il trouverait bien - il y avait toujours un film à voir, ou il pourrait aller manger un burger au Mickey's, ça faisait une éternité qu'il n'y avait plus mis les pieds. A moins qu'il opte pour un copieux petit déjeuner chez Marcelines. Ou il pourrait aller faire un tour dans la forêt environnante, un casque sur les oreilles. Il y avait aussi la plage, évidemment, où il pourrait aller observer cet horizon infini qu'il avait vu la première fois qu'il était arrivé à Windmont Bay, quatre ans plus tôt. Il ne se lassait jamais de cette vue, elle resterait à jamais gravée en lui comme ce nouveau départ auquel il avait tant aspiré et qu'il semblait avoir trouvé, ici, dans l'Oregon. Il n'avait pas prémédité sa venue dans ce coin du pays, les choses s'étaient faites comme ça, et quand il avait fini par atteindre l'extrémité gauche du continent, Emerson avait décidé qu'il en avait assez d'errer et de ne trouver nulle part où se poser. Pourquoi pas ici ? s'était-il dit à l'époque. Et pourquoi pas, en effet. Il n'avait jamais regretté sa décision. Il avait un endroit à lui, désormais. Un job qui lui permettait de payer les factures tout en lui donnant l'opportunité de faire ou d'approcher ce qu'il préférait le plus au monde (après les chevaux, mais ce n'était pas la même chose): la musique. La musique l'avait bercé, l'avait consolé. La musique l'avait emporté. La musique l'avait fait renaître. La musique, elle enveloppait son esprit, elle le canalisait, elle l'encourageait, elle l'apaisait. Ce soir, encore, la chose lui avait été prouvée et c'était le coeur léger, même s'il était fatigué, qu'Emerson obliqua dans sa rue pour la dernière ligne droite avant son immeuble.
Sauf qu'à mi-chemin, son attention fut attirée par un véhicule garé le long du trottoir. La voiture, en elle-même, ne lui inspirait rien de particulier: c'était la plaque, qu'il avait remarquée depuis quelques jours. Une plaque qui trahissait que la propriétaire n'était pas du coin. Emerson l'avait aperçue à plusieurs reprises, sans jamais lui adresser la parole. Pourquoi aurait-il abordé une inconnue ? Il n'y avait pas de raison, du coup, pour qu'il ralentisse et détourne ses roues pour approcher de la voiture. Alors était-ce l'instinct ? Une sorte de curiosité dont il ignorait l'origine ? Emerson ne le savait pas mais quand il posa le pied à côté de la portière arrière et qu'il jeta un coup d'oeil à l'intérieur de l'habitacle, il fut stupéfait de deviner une silhouette à l'intérieur. S'il paniqua une demi-seconde à l'idée d'être pris pour un voyeur, Emerson calma rapidement son élan de culpabilité. A la place, il se demanda pourquoi elle était dans son véhicule par un temps pareil - même si la réponse vint presque immédiatement. Elle n'avait sans doute nulle part d'autre où aller. Quelle personne sensée, en effet, préférerait le boucan infernal de la pluie qui mitraille le toit de sa voiture, les éclairs qui donnaient l'impression de vouloir la déchiqueter en deux, et l'exiguïté d'un endroit pareil ? Ce fut ce qui poussa le jeune homme à frapper quelques coups à la fenêtre et à s'écrier par-dessus le tambour de la pluie:
- Vous ne devriez pas rester là par ce temps, ça pourrait être dangereux.
Il désigna vaguement un point, le bras tendu vers un immeuble à une trentaine de mètres.
- J'habite là-bas. Vous ne préférez pas venir à l'intérieur, le temps que ça se calme ?
Emerson espérait qu'elle n'allait pas prendre peur. Ce ne devait pas être rassurant, après tout, d'être importunée par un étranger, en pleine nuit, alors que l'orage vrombissait et que la pluie martelait. Mais le jeune Moore se dit qu'il n'avait pas une carrure effrayante, et puis si elle refusait, il n'insisterait pas et la laisserait tranquille. C'était à elle de voir et c'était ce que son regard disait, alors qu'il dévisageait l'inconnue, attendant sa réponse.

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Message· · Sujet: Re: thunderstorms are as much our friends as the sunshine thunderstorms are as much our friends as the sunshine EmptyMer 28 Aoû - 22:06

Dès sa plus tendre enfance, Gail avait apprit à s’endormir partout. Des situations cocasses, elle en avait connu plus d’une - des nuits passées recroquevillée en chien de fusil sur le sol, assise sur une chaise, parfois sur des matelas dépourvus du moindre confort. C’était son talent - elle pouvait dormir n’importe ou, n’importe comment. Mais ce soir-là, blottie dans la pénombre de la voiture qui l’avait emmenée jusqu’à Windmont Bay, Gail était incapable de trouver le sommeil, et l’orage qui ne cessait de gronder à l’extérieur ne l’aidait pas vraiment à se détendre. Fébrile à l’idée de retrouver la trace de Tate, elle ne cessait de réfléchir à comment elle allait bien pouvoir se venger de lui. Des idées, elle n’en avait pourtant pas manqué jusqu’à présent, mais maintenant qu’elle avait fait tout ce chemin pour le retrouver dans l’Oregon, qu’elle était enfin prête à passer à l’action, décidée à lui balancer ses quatre vérités au visage, l’inspiration lui manquait. Tout ça pour ça. L’impulsive dans toute sa splendeur - Gail agissait toujours avant de réfléchir. Agacée, elle se retourna sur son siège une énième fois dans l’espoir de trouver une position confortable, quand un énième coup de tonnerre retentit dans l’obscurité. Le sommeil n’était décidément pas prêt de la trouver. Depuis sa voiture, la bourgade côtière qu’était Windmont Bay paraissait presque ville fantôme. Les rues vides étaient plongées dans les ténèbres, assaillies par la pluie diluvienne qui martelait inlassablement les trottoirs et les voitures, dont la sienne. Bien que peu froussarde, Gail était parfaitement consciente du danger qu’elle encourait en dormant seule dans un endroit aussi peu sécurisé, dans une ville dont elle ne connaissait rien - encore bien moins les habitants. Super idée de dormir dans ta bagnole au milieu de l’Oregon, surtout par un temps pareil. Vraiment pratique, sans risque, super safe, tout ça. Encore une de tes idées de génie. Sa voix intérieure était encore plus horripilante que d’habitude - elle était devenue omniprésente depuis le road-trip en solo de presque quinze heures durant lequel Gail s’était occupée comme elle pouvait. C’est à dire principalement en se parlant à elle-même. Si elle dormait dans sa voiture, c’était surtout parce qu’elle avait très peu d’argent devant elle. Très, très peu d’argent. Son fric semblait toujours disparaitre comme neige au soleil entre alcool, cigarettes et essence. Comme pour lui rappeler qu’elle n’avait rien mangé ce jour là, son estomac émit un gargouillement. Son dernier passage en rehab la tenait pour le moment éloignée des drogues, pour Dieu sait combien de temps encore. Sa voiture, sa rancoeur et sa guitare - Gail ne possédait rien d’autre.
La vision d’une silhouette à travers la vitre la tira soudainement de ses pensées, et son sang ne fit qu’un tour. Il était plus de minuit, un soir de semaine, en pleine tempête - qui se baladait dans les rues par un temps pareil ? Et pire encore, qui aurait l’idée de venir taper à la vitre d’une voiture en pleine nuit à part un dégénéré ? Un homme se tenait sur un vélo, près de sa portière gauche. Si elle n’avait pas été effrayée jusqu’à présent, c’était désormais le cas. Encore une fois, son impulsivité avait eu raison d’elle. Quelle idée stupide de dormir dans sa voiture en pleine tempête. Sa voix intérieure avait raison - parfois, elle agissait vraiment comme une sombre idiote. Si l’inconnu était véritablement un déséquilibré, il pourrait facilement casser la vitre ou s’introduire dans sa voiture et faire ce qu’il voulait d’elle. A l’idée que cet étranger la découpe en morceaux, sa première pensée, tristement, fut pour Tate. Ce salaud de Tate. Elle eut à peine le temps d’envisager ses options de défense - l’homme s’approcha de sa fenêtre conducteur, son visage presque collé à la vitre. Il était de taille moyenne, plutôt gringalet, ses cheveux bruns ébouriffés par la pluie, et ne semblait ni dangereux ni dégénéré. Il avait même un petit air juvénile qui lui donnait quelques années de moins qu’elle. Son poing frappa plusieurs fois sur sa fenêtre, comme pour attirer l’attention de Gail qui était pourtant déjà en alerte. Lorsqu’il se mit à lui parler - ou plutôt à crier pour couvrir le bruit de la pluie, elle parvint difficilement à distinguer ses paroles. Il gesticula en lui désignant un immeuble à quelques mètres d’eux et elle comprit rapidement qu’il s’agissait de son appartement. L’étranger sur son vélo était entrain de lui proposer de venir s’abriter chez lui. En temps normal, Gail n’aurait même pas daigné répondre à une telle proposition, surtout en vue des circonstances. Sa voiture était certes, humide et inconfortable - mais elle s’y sentait (à peu près) en sécurité. Hésitante, elle scruta le visage de l’inconnu désormais trempé, à la recherche d’une réponse rassurante à ses questions silencieuses. Elle fit descendre la fenêtre de quelques centimètres afin qu’elle puisse voir ses yeux. Son regard était étrangement bienveillant, presque comme si il s’attendait déjà à ce qu’elle refuse. Gail se voyait déjà profiter de l’hospitalité du premier habitant de Windmont Bay qu’elle venait de rencontrer. Prendre une longue douche, boire une bière bien fraiche, et pourquoi pas même remplir un peu son estomac - une idée des plus alléchantes. Elle était peu habituée à accepter l’aide des gens - mais cette fois ci, juste cette fois ci, même sa voix intérieure semblait approuver la perspective d’un endroit sec. Oh, fuck it. « Pourquoi pas? Merci. » lâcha-t-elle d’un air incertain. Elle récupéra son sac et ses clés, rabattant la capuche du pull qu’elle portait, puis ouvrit la portière de sa voiture dans la tempête. « Je vous suis jusque chez vous. » Gail fit signe à l'étranger, serrant ses quelques affaires contre sa poitrine et priant silencieusement pour que ses intuitions ne la trompent pas cette fois ci.
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Message· · Sujet: Re: thunderstorms are as much our friends as the sunshine thunderstorms are as much our friends as the sunshine EmptySam 7 Sep - 16:21

Peut-être qu’il voulait l’aider parce qu’il savait quel soulagement pouvait fondre sur vous quand une main secourable se présentait, n’attendant rien d’autre de vous que vous la saisissiez. Pas d’arrière pensée, pas de contrepartie. Emerson le savait: on ne se rendait jamais vraiment compte de la bonté générale des gens, jusqu’à ce qu’on n’ait personne vers qui se tourner et que tout à coup chaque inconnu était un sauveur potentiel. Il y avait des gens mal intentionnés, évidemment, comme partout, mais le jeune Moore avait pu découvrir que la balance penchait plutôt du côté des bons que des méchants. Il était triste qu’il ait fallu se retrouver seul au monde, en terrain inconnu, pour réaliser que l’espoir était là, à portée de main, mais il ne regrettait pas les épreuves qu’il avait dû traverser pour en arriver ici, ce soir, à proposer à son tour son aide à une inconnue. Il était cette main tendue qui voulait lui offrir un abri, sans chercher à avoir quelque chose en retour. Il savait déjà que si elle refusait, il retournerait chez lui, mais il serait incapable de ne pas penser à elle, prostrée dans sa voiture, dans la tourmente. Mais Emerson aurait aussi compris qu’elle se méfie et l’envoie sur les roses. Il ne pourrait lui reprocher d’user de prudence quand un faux pas, une mauvaise décision, pouvaient la précipiter dans une situation encore plus dangereuse. Cela aussi, malheureusement, Emerson l’avait expérimenté. Alors ce serait à elle de voir. Préférait-elle prendre le risque ? Ou rester où elle était en attendant que ça passe ?
Emerson se demanda quels scénarios lui traversaient l’esprit à ce moment précis ? Quelles situations inextricables et horribles pouvait-il confectionner pour la dissuader d’accepter son aide ? Le considérait-elle comme un déséquilibré qui pourrait la séquestrer dans sa cave et la violer ou l’affamer (ou les deux) ? Un psychopathe qui pourrait la découper en morceaux et l’enterrer aux quatre coins de Windmont Bay? Ou n’importe quelle autre idée effrayante tirée d’un thriller quelconque ? L’homme était doué pour infliger la douleur, pour trouver toutes sortes de moyens de torturer ses semblables, après tout. Il suffisait d’ouvrir un journal ou de regarder la télévision pour savoir à quel point l’imagination d’un détraqué était sans limites. Mais la demoiselle pouvait aussi le voir pour ce qu’il était: un garçon trempé jusqu’aux os, à califourchon sur son vélo, qui attendait qu’elle prenne une décision qui pouvait effectivement changer sa vie - ou qui lui offrirait seulement un refuge pour une nuit, avant qu’elle retourne à sa vie nomade, comme le devinait Emerson.
Le jeune homme tenta un sourire avenant mais peut-être que cela la pousserait à se méfier encore davantage. Il avait l’impression d’être un mauvais comédien, qui ne savait même pas sourire naturellement pour rassurer une fille seule dans une voiture, alors qu’il pleuvait des torrents et que le tonnerre grondait. Combien de temps de réflexion devait-il lui laisser avant de juger qu’il valait mieux la laisser tranquille ? Et en même temps, il ne pouvait pas attendre d’elle qu’elle saute sur l’occasion alors qu’elle ne le connaissait ni d’Eve ni d’Adam. Mais il ne savait pas trop quoi lui dire pour la convaincre qu’il n’était pas malhonnête. Il se voyait mal évoquer à demi-mots ses propres années d’errance parce que ça signifierait qu’il avait déjà commencé à s’imaginer la vie qu’elle menait. Or, rien de tout cela ne le regardait. Il ne voulait pas imaginer à son tour toute une série d’explications à la présence de la demoiselle à cet endroit, mais les interrogations naissaient, bien malgré lui. Peut-être qu’elle éclairerait les zones d’ombre si elle acceptait son offre, mais peut-être qu’elle ne voudrait pas lui parler, même si elle le suivait. Quelle que soit l’option, Emerson la prendrait, pourvu qu’ils puissent tous les deux rapidement se trouver au sec et au chaud.
Son sourire bancal s’épanouit lorsqu’elle finit par répondre positivement à sa proposition et il hocha la tête pour approuver sa décision. Passant une jambe par-dessus son vélo pour pousser celui-ci, Emerson s’écarta de la voiture et attendit qu’elle récupère ses affaires.
- C’est par-là, dit-il d’un coup de menton avant de la précéder, se doutant qu’elle préférait d’abord voir où il l’emmenait - sage décision, en soi, elle pourrait prendre ses jambes à son cou si l’endroit ne lui inspirait pas confiance.
Emerson se dirigea vers son immeuble et pénétra dans le hall, où la lumière s’alluma automatiquement en détectant les mouvements. Il poussa son vélo vers le mur et l’appuya contre, sachant que personne ne viendrait le lui voler. Il sentait ses vêtements dégoutter sur le carrelage gris de l’entrée et il se tourna vers la demoiselle, lui adressant un autre hochement de la tête pour l’inviter à le suivre. Il prit l’escalier et grimpa jusqu’à son étage, réprimant l’envie de jeter un coup d’oeil par-dessus son épaule pour voir si elle était toujours là et, arrivé à la porte de son appartement, il l’ouvrit et pénétra dans son logement, laissant le battant ouvert pour laisser à la jeune femme le loisir d’analyser son intérieur avant de prendre sa décision finale. Elle découvrirait un appartement assez vide, des meubles simples, aucun cadre au mur, une guitare sans cordes posée dans un coin, un couloir qui menait aux pièces principales (le salon - cuisine, pas vraiment de salle à manger) et des portes qui donnaient sur la salle de bain et la chambre. Pendant ce temps-là, Emerson se débarrassa de son hoodie détrempé et appuya sur les interrupteurs pour éclairer les pièces d’une lumière tamisée. Il alla directement à la cuisine où il tordit le vêtement au-dessus de l'évier pour le faire dégorger et sans lever le nez de son occupation, il se lança, espérant que les réserves de la demoiselle avaient disparues en découvrant son appartement.
- Je vais changer les draps pour que tu puisses prendre mon lit, si tu veux. Je prendrai le canapé. Et si tu as besoin de quoi que ce soit, n’hésite pas. Une douche, des vêtements secs, un thé…
Il ne savait pas trop ce qu’il était censé dire à une parfaite inconnue qu’il invitait chez lui et qui y resterait sûrement jusqu’au matin au moins.
- Tu veux boire quelque chose ? Ou manger ?
Emerson finit par se tourner vers elle pour jauger sa réaction. Et aussi pour la voir autrement qu’à travers une vitre dégoulinante de pluie, dans l’obscurité de la nuit, il devait bien l’avouer. Et en découvrant à quel point elle était jolie, il ne put s’empêcher de rougir un peu.
Qu’est-ce qu’une jolie nana comme elle faisait dans sa voiture, par un temps pareil?

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