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 don't put the blame on me. (j/s)

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god lies between your fingertips.

Sami Harsha

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Message· · Sujet: don't put the blame on me. (j/s) don't put the blame on me. (j/s) EmptyMer 28 Aoû - 3:31

@james carmichael.
(18 juillet 2019)
Take a look in the mirror and what do you see
Do you see it clearer or are you deceived
In what you believe "cause I'm only human after all
You're only human after all, don't put the blame on me

Tommy savait le rendre heureux. Dans moins d'un mois maintenant, ils fêteraient leur première année de couple – première d'une longue lignée, espérait Sami. Tommy savait panser les blessures, même les plus profondes, et lui apportait, peut-être même sans s'en rendre pleinement compte, tout le soutien que Sami pouvait attendre ou espérer. Pourtant, hier, il s'était quand même réveillé avec le cœur plus lourd qu'à l'ordinaire, l'aura moins brillante que depuis que le pompier l'avait aidé à relever la pente, et son air morose avait gardé une place sur son visage pendant toute la journée. C'était normal, sans doute. Deux ans après, repenser à la mort de Theo avait toujours quelque chose de particulièrement douloureux. Moins que l'année précédente, oui. Moins que le soir où elle s'était produite, évidemment. Mais la douleur était là quand même, et c'était cette dernière qui l'avait poussé, dans un premier temps, à refuser de se rendre au cimetière au jour j de l'anniversaire morbide qu'il n'avait pas très envie de fêter. Alors il avait passé la journée avec son petit ami. S'était nourri de son soutien silencieux, de la présence de ses bras autour de lui, et avait senti son cœur se desserrer un peu, se complaire du contact avec le pompier pour effacer un peu de la douleur ressentie, et de la culpabilité qui continuait de le tirailler ; ravivée par le rappel des événements, deux ans jour pour jour après qu'ils se soient déroulés. Sami pensait encore que s'il n'était pas sorti de l'appartement, Theo n'aurait pas eu l'occasion, ce soir-là, de jeter sa voiture dans un arbre. Et pourtant, ça n'était pas pour autant qu'il avait la certitude qu'il aurait pu être encore en vie non plus. Depuis qu'il avait avoué à Tommy le secret de la maladie, de l'envie de suicide de son ex, Sami avait un peu plus de mal encore à s'imaginer subir le regard des Carmichael. En avoir parlé avait rendu le tout plus réel encore qu'il ne l'était déjà, et si le soulagement de ne plus être seul à porter le fardeau du secret avait fini par se faire ressentir après la déferlante de culpabilité qui l'avait pris au corps à l'idée d'en avoir parlé, il avait perdu d'autant plus le peu d'envie – si l'on pouvait se permettre d'appeler ça comme ça – de se retrouver face à cette famille qui l'avait accusé de tous les maux. Peut-être à tort, peut-être non. Il avait soigneusement évité le cimetière, le 17. C'était douté que peu importe les heures où il irait, comme l'année dernière, quelqu'un viendrait déranger son passage sur la tombe du garçon qui n'allait plus vieillir. Il ne voulait pas prendre le risque que ça puisse être l'un d'eux et que, au-dessus de la sépulture, une nouvelle dispute éclate. Dans une certaine lassitude, il avait renoncé en pensant que le dix-huit au matin était sans doute mieux. Alors que ses pas troublaient le silence léger du cimetière, il se dit qu'il avait sans doute eu raison. Pas âme qui vive dans ces lieux. Sa présence matinale, peu après l'ouverture de l'endroit, lui permettait de s'octroyer un moment en face à face avec ce qu'il restait d'un homme qui avait, pendant quatre ans durant, partagé sa vie. Sami détailla la tombe, y déposa les fleurs achetées en chemin, remplaçant dans l'un des vases celles fanées qui y étaient encore logées. Il prit quelques secondes pour nettoyer la tombe des quelques feuilles tombées dessus, remarquant sans mal qu'elle avait probablement été entretenue la veille ; évidemment. Un genou à terre face au granit, il laissa échapper un soupir. « Hey. » Sa voix résonna presque tant l'endroit oubliait d'être perturbé par les bruits extérieurs, autre que les rares allers et venues de voiture sur le devant de l'église. « J'ai ramené tes préférées, mais apparemment je ne suis pas le seul à avoir eu l'idée. » La plupart des visiteurs s'étaient rappelé des fleurs qu'il affectionnait parfaitement, et l'idée qu'ils puissent s'en rappeler réchauffa un peu le cœur de Sami. Des souvenirs remontèrent lentement à la surface, alors qu'il se demanda s'il était stupide de parler à une pierre. Il ne s'attarda pas spécialement sur la question, alors que le bruit des portes en fer retentissait un peu plus loin. Sa paix n'aura donc duré que quelques minutes, avant que d'autres bruits de pas foulent les graviers, se rapprochant de lui et le poussant à tourner la tête. Ce fut presque instantané, ce froncement de sourcils qu'il lâcha à la vue de la silhouette familière qui s'avançait vers lui. Sami mordit l'intérieur de ses joues. « James. » Qu'est-ce qu'elle faisait là ? N'était-elle pas passée hier ? Un instant, Sami lui en voulut d'être venue ce matin aussi. S'il n'avait pas dans l'intention de s'attarder trop longtemps, attendu au cinéma, il aurait voulu au moins quelques minutes de plus avant de se retirer, et de reprendre le cours de sa vie qui avait eu tant de mal à se remettre en place. Aurait-il même sans doute préféré se prendre un camion à la sortie du cimetière que de subir le face à face qui avait lieu, malgré son visage qu'il espérait impassible. « Je vais y aller. » Il se redressa sur ses deux pieds, lança un regard à la tombe et glissa un instant ses doigts dessus, évitant avec soin le regard de l'aînée Carmichael – la seule enfant qu'il restait. Même lorsqu'il passa à côté d'elle, il les garda rivés sur le sol. Putain d'instinct, qui lui avait soufflé que personne ne le dérangerait.

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