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 « quand trinity redevient adolescente. » pv a.taylor_t.way

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Message(#) Sujet: « quand trinity redevient adolescente. » pv a.taylor_t.way Ven 1 Mai 2009 - 16:19

    Adrian D. Taylor_Trinity Way
    les femmes aiment les hommes qui n'ont pas besoin d'elle. lavallée.

    __________

    « Hi ! Rejoins moi à 5.00pm au Starbuck. J’ai besoin d’un service. Tri. »

    Trinity Way avait envoyé plus tôt dans l’après-midi ce message à Adrian D. Taylor, il était pour elle plus qu’un ami, sans qu’elle parvienne à mettre un nom sur ses sentiments, elle avait seulement cette indéfinissable impression de n’être plus qu’une adolescente sous le charme d’un homme un peu plus vieux qu’elle. Elle vivait avec cette sensation depuis des années à présent, il ne lui avait pas fallut longtemps pour que son tuteur de première année mette à l’épreuve son petit cœur d’artichaut. Elle n’avait pourtant rien, bien que ses gestes mal-assurés parlent pour elle. Jusqu’ici, elle s’était toujours contentée de sa présence régulière, elle ne demandait qu’à le voir, encore et encore, quitte à inventer des prétextes bancals, de toute elle avait cette indicible impression qu‘il n‘y aurait rien entre eux qu‘une amitié, pour peu qu‘il la considère comme une amie.
    Cet après-midi là, ses cours se finissaient relativement tôt, une aubaine pour une élève en médecine, à qui on demandait rigueur et assiduité, qualités qu’elle n’avait jamais vraiment développées avant de débuter ces études fastidieuses, auxquelles elle devait accorder une importance primordiale si elle ne voulait pas échouer à ses prochains examens. Trinity n’avait pour autant pas perdu une seconde pour arriver à l’heure au rendez-vous qu’elle avait fixé, espérant qu’il la rejoindrait, cette peur la tenaillait à chaque fois, bien que jusqu’ici il n’ai que peu de fois refusé une des ses invitations. Elle poussa la porte du café, anxieuse et légèrement débraillée, elle n’avait pas pensé à prendre le temps de passer chez elle se recoiffer, et ce n’est que son reflet dans la vitre qui lui dévoila son allure négligée. Ses cheveux pailles qu’elle avait pourtant attachés le matin même étaient très peu disciplinés à présent, des mèches blondes avaient envahies son visage. Quant à sa tenue, elle restait basique, signe qu’elle n’avait prit que quelques minutes pour la choisir le matin même, enfilant rapidement un jean basic et un T-Shirt en lin blanc légèrement échancré. Mais finalement chacun de ses amis auraient trouvé qu’elle restait fidèle à elle-même, désorganisée et un brin indisciplinée. Et puis elle souriait, de son sourire qui fait tout oublié, même les pires effronteries, bien qu’on pouvait discerner un léger froncement de sourcil, marquant son inquiétude mesurée, une légère appréhension qu‘elle avait lorsqu‘elle allait le rencontrer.
    La jeune bonde qui était à présent entrée dans le Starbuck patientait nerveusement à une table, il avait déjà quelques minutes de retard, mais elle savait qu’elle n’avait pas à s’en faire, et préférait se souffler quelques encouragements, se persuadant qu’il allait arrivé. Son métier lui prenait beaucoup de temps, pour si peu qu’il ait une consultation de dernière minute. Elle avait donc fait le choix de s’occuper, et regarder la foule qui déambulait à l’extérieur se révélait intéressant, elle aimait déjà enfant inventer des histoires, des passages de vies à des inconnus sans nom, seulement en les observant quelques instants, un jeu enfantin qu’elle exerçait encore, bien qu’aujourd’hui son imagination était plus limitée, bien moins fantasmagorique, et parfois même un peu sinistre. On appelait ça grandir, être adulte, mais elle trouvait seulement cela un peu tragique, car chaque jour un peu plus son âme d’enfant s’éloignait, jusqu’à ce qu’un jour toute folie s’échappe d’elle. Elle ne voulait être qu’une enfant, elle s’accrochait à cela avec un féroce besoin, ressentir encore ce frisson qui la parcoure lorsqu’elle se montre irresponsable et frivole. Certains pensait que vivre bien se situait dans la modération, pour elle il s’agissait plutôt des excès.


hs: c'est pas top je me rattraperais Smile
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Message(#) Sujet: Re: « quand trinity redevient adolescente. » pv a.taylor_t.way Ven 1 Mai 2009 - 19:16

Spoiler:
 



F L A S H B A C K



« Hi ! Rejoins-moi à 5.00pm au Starbuck. J’ai besoin d’un service. Tri. »

Adrian sourit en lisant ce message sur son portable. Généralement, quand son portable sonnait, c’était pour une urgence à l’hôpital. Il n’y avait jamais de pause dans ce qu’il faisait. Même la nuit, il était susceptible d’être appelé pour un nouveau cas. C’était la rude loi de la médecine. Les malades n’étaient que des énigmes à résoudre, et les médecins les chercheurs. On songeait bien peu à l’âme humaine qui occupait ces corps. Une pause de temps à autre dans cette allure de vie folle faisait du bien. Arrêt sur image, et apprécier le temps qui se déroule lentement, plutôt que de courir en tous sens chaque jour et être pressé par la mort. Il recevait très peu ce genre de nouvelles, ces appels et ces messages qui lui donnaient de la joie par bouffées. Il pourrait profiter de cet après-midi pour discuter au soleil. Il répondit au message de la jeune femme par un simple O.K., en espérant que la concernée ne prendrait pas cette limite de caractères comme une paresse ou de l’indifférence.

Il prit une rapide douche, laissant couler l’eau fraîche pour réveiller sa peau endolorie par le sommeil. C’était le seul moyen de l’enlever du royaume de Morphée. Il se sécha, s’habilla d’un peignoir et partit gaiement dans la salle à manger prendre un encas. Là étaient empilées des assiettes, des verres et de vieux torchons que Duncan n’avait pas rangés. Ce désordre semblait presque être une obsession pour son colocataire. Comme s’il fallait qu’il y eût ce dérangement pour satisfaire ses yeux. Heureusement, Adrian n’était pas maniaque. C’eût été un véritable casse-tête que de devoir ranger, plier et laver ce bazar chaque fois qu’il y en avait. Il y aurait passé ses nuits. Il s’installa à table, se contentant de pousser du bras les affaires de Duncan. Il en fit un tas, pour lui indiquer qu’il devait les ranger. Le jeune homme attrapa le paquet de biscottes. Il mangea des tartines, ouvrit le pot de Nutella et y trempa son doigt. Il n’y avait pas plus gourmand que lui. En mangeant, il s’interrogea sur le service que pouvait lui demander Trinity. C’était une fille agréable. Il ne manquait pas de remarquer ses regards appuyés et ses sourires charmeurs. Sans doute était-ce pour le simple prétexte de le voir. Fallait-il qu’y ait une raison à son envie de voir Adrian ? Elle était plus jeune, lui avait déjà un travail. L’attention qu’elle lui vouait était donc simple à comprendre. Elle devait voir en lui le modèle à suivre. De surcroît, il n’était pas dépourvu ni de charme ni d’humour, ce qui ne facilitait pas les choses. Sans être beau, il avait ce soupçon de malice et de charisme dans les yeux qui les faisaient briller sans cesse. Tant qu’elle ne lui forcerait pas la main, Adrian laissait Trinity croire en ses rêves. Tout le monde en avait, puissent-ils être exaucés. Lui aussi aurait voulu en avoir, surtout avec Rachel. Et s’il avait pu être guidé comme il essayait de le faire avec Trinity, il n’en aurait été que plus ravi. Il n’avait pas l’infatuation de se croire utile à son bonheur, mais s’il pouvait l’orienter ou l’influencer dans ses choix – ceux qu’il avait pris ne lui semblaient pas si mauvais –, il en était heureux.

Il rangea son petit-déjeuner et retourna dans sa chambre pour s’habiller. Il ouvrir l’armoire en grand. Aujourd’hui, son humeur lui prédisait de choisir du rouge comme couleur. Rouge, tempérament de feu et de joie. C’était une belle journée en perspective. Il choisit un jean et se coiffa rapidement. Il ne s’attardait pas vraiment sur son physique. Il aimait le naturel et la spontanéité. Sur son lit traînaient le dossier de Rachel, qu’il avait photocopié. Regarder, le soir, son nom et son prénom, son âge et son adresse le berçait. Il songeait à une éventuelle rencontre avec elle dans plusieurs de ses rêves. Elle habitait elle aussi à Ocean Grave, et s’il n’y avait jamais eu de moment dans leur existence où leurs vies s’étaient croisées, peut-être le dernier rendez-vous était-il le point de départ d’une idylle. Il regarda ces papiers puis regarda l’heure.

____________________________________________________________________________________________


Adrian partit de chez lui aux environs de seize heures trente, fermant la porte de la maison avec engouement. Il se dirigeait vers le café quand il se rendit compte qu’il avait oublié son téléphone – outil indispensable à avoir n’importe où, en cas d’urgence – et son portefeuille – obligatoire. Il retourna sur ses pas en courant. Il allait être en retard. Mais tout le monde savait que la ponctualité ne faisait pas parti de ses qualités. Il n’était jamais très en retard, mais on lui faisait tout de même remarquer. Il faisait beau. Les oiseaux chantaient leur comptine printanière, et le zéphyr caressait avec délice la chevelure blonde du jeune homme. Après quelques minutes de marche, il arriva devant le lieu du rendez-vous et vit de dos une crinière blonde, assise face au soleil. Ce doit être Tri, se dit-il joyeux. Mais en glissant sa main dans les cheveux de la jeune femme, il vit que ce n’était pas elle. Oups. Il rit et s’excusa auprès de l’inconnue. Puis il observa une autre jeune femme, et avec espoir se dit que ce devait être celle qu’il cherchait. Il s’approcha sans faire de bruit – bien qu’il ne fût pas très adroit ni très discret – et susurra à l’oreille de la bonne personne :


▬ Je me suis déjà trompé de chevelure, j’espère que cette fois c’est la bonne.

Il se retourna vers le visage de son interlocutrice puis lui fit un bisou en voyant qu’elle était bien Trinity. Il tira une chaise puis s’assit en face d’elle.

▬ Alors mademoiselle, comment vont vos beaux yeux ? l’interrogea-t-il

Il apostropha le serveur par un joli sourire qu’il destinait aussi à la jeune femme.

« J’aimerais un coca frais, s’il vous plaît. Et pour la jolie demoiselle en face de moi, ce sera... ». Il se retourna vers Trinity pour qu’elle lui dise ce qu’elle voulait boire.
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Message(#) Sujet: Re: « quand trinity redevient adolescente. » pv a.taylor_t.way Dim 3 Mai 2009 - 14:11

    Trinity avait finit par perdre le sens de la réalité, son esprit voguait dans d’autres temps et d’autres lieues, inconsciente rêveuse qui préfère aux réalités parfois impitoyables des songes chimériques. C’est un délectable souffle qui ramena pourtant la jeune femme dans cette dimension prosaïque. Son échine frissonna, effet de cette voix estimée et de ses lèvres posée sur sa pommette, et pendant quelques instants son cœur s’emballa, elle courba légèrement son cou, et une légère teinte rose apparue sur ses joues. Elle n’oublia pas de se réprimander quelques secondes plus tard pour sa faiblesse, et cette façon tellement puérile qu’elle avait de réagir, parce qu‘elle n‘aimait pas ça, et qu’elle préférait se montrer plutôt insolente, presque insoumise. Elle finit pourtant par reprendre constance, le buste droit et un candide sourire déposer sur ses lèvres, faisant jouer inconsciemment ses ongles dépourvus de tout artifice sur la table.
    « Alors mademoiselle, comment vont vos beaux yeux ? ». Elle aurait pu rougir, devant ce compliment détourné, cependant elle n’en fit rien, elle était gênée certes, comme à toutes leurs rencontres, mais elle voulait pouvoir se contrôler, et surtout ne pas rentrer dans une psychose infernale qui lui ferait tirer des conclusions erronées. Elle se contenta de sourire un peu plus, parce que si Trinity devait avoir une marque de fabrique, il s’agirait bien sûr de son sourire inépuisable.

    « Mes yeux vont bien. Ca fait deux ans, qu’ils n’ont pas eu de conjonctivites. Et comment va Monsieur Taylor ? Je vois que la ponctualité n’est pas son fort. Ca ne se fait pas de faire attendre les jeunes femmes, même au XXIe siècle. »

    La meilleure solution pour faire disparaître son trouble était encore d’utiliser la plaisanterie, en règle générale ça fonctionnait, même lorsqu’elle était la seule à le comprendre. Elle avait eu le temps d’aboutir à cette déduction pendant les dix-neuf années qu’elle avait vécut chez ses parents, à se confronter à un monde qu‘elle ne parvenait jamais à adopter complètement, et dont elle s‘était souvent exclue au point de faire naître des tensions dans sa famille. Jouer la carte de l’humour, même douteux, lui avait permit de relativiser.
    Trinity tourna son attention vers le serveur, commandant poliment un espresso roast. Certes ce n’était pas une boisson qui s’accommodait vraiment avec le temps radieux qui régnait sur Miami, mais Trinity n’en était guère préoccupée. Elle reposa son attention sur Adrian, le détaillant vraiment pour la première fois depuis qu’il était assis. A première vue, elle ne comprenait pas pourquoi il l’attirait. Elle ne le trouvait pas laid, il avait même du charme, mais il n’était pas de ceux pour qui elle prenait la peine de se retourner dans la rue. Elle avait même toujours revendiqué qu’elle voulait dans son idéal trouver un homme dangereux et passionné. Pourtant, c’est sur lui que son regard s’était arrêté, peut-être parce qu’il lui était difficile d’accès, et qu’elle savait qu’avec lui elle ne s’embarquerait pas dans une histoire qui risquerait de la briser, puisqu’aujourd’hui, elle ne se laissait dans cette aventure porter que par des rêves, et qu‘elle savait que lorsqu‘elle se déclarerait, si il la repoussait, elle serait capable de s‘en remettre, avec lui, elle ne se lançait pas dans une voie pernicieuse.

    « Comment ça se passe à l’hôpital ? Tu n‘as pas tué trop de patients au moins? »

    Humour douteux. Elle parlait beaucoup, et à ne jamais réfléchir à ce que l’on va dire lorsqu’on ouvre la bouche, Trinity était une championne, les maladresses du genre, elle était habituée, bien qu’à vingt-trois ans elle en prenait conscience. Et puis voilà, qu’elle lui parlait de mort, pas franchement un sujet de prédilection, quand la personne face à vous, vous plait.

    « Je plaisante hein. Je suis sûre que t’es un excellent médecin. »

    Elle lui adressa un sourire, de ceux qu’elle faisait lorsqu’elle voulait se faire pardonner, légèrement enfantin, l’air un peu navré, instinctif. Elle espérait qu’il ne lui en tiendrait pas rigueur, comme un môme elle attendait la sentence soucieuse xd.
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Message(#) Sujet: Re: « quand trinity redevient adolescente. » pv a.taylor_t.way Mar 5 Mai 2009 - 18:57

Spoiler:
 

▬ Monsieur Taylor va bien. En fait, il aime pas arriver à l’heure. Ça fait trop ordonné. Il préfère se faire attendre, comme ça en l’attendant on pense à lui. lui répondit-il

Il sourit à la jeune femme avec un regard malicieux. Dans le même laps de temps, Trinity passa sa commande au serveur. Adrian se dit discrètement et en riant qu’elle n’avait pas pu prendre quelque chose de trop ordinaire. Le café, le thé, les sodas, tout cela n’était pas pour elle. Non, il fallait qu’elle eût une boisson que personne n’allait prendre. Il l’écouta poser sa question. Il sentait venir sa chute ironique.

Trinity et Adrian avaient la même vision de ce qu’ils attendaient de l’amour. Ou plutôt, ils avaient la même vision de ce qui pouvait leur correspondre. Car ni les prévisions ni les espoirs du jeune homme n’avaient su imaginer ou étouffer le coup de foudre qu’il avait eu pour Rachel. Elle avait une vie si rangée, une fille et un mari, qu’il était impensable qu’on eût voulu la conquérir; Et pourtant, ce choix s’était imposé comme une évidence aux yeux du médecin. C’est comme si elle avait été là pour elle, leurs deux cœurs reliés par un tragique obstacle – qu’ils ignoraient tous deux. Trinity avait peur de tomber, comme Adrian. Ou si ce n’était pas de tomber, c’était la crainte de ne savoir se relever après un chagrin d’amour. Et pourtant le malheureux se lançait à corps – cœur ! – perdu dans l’enivrante bataille des sentiments. Idiot !

▬ Chhhhuuutt ! On pourrait nous entendre ! Il ne faudrait pas qu’on sache que le docteur Taylor aime torturer ses patients…Tu me suis ?

C’était en effet un bien étrange sujet à imposer à un homme dont on était éprise. Mais Adrian n’y fit guère attention, concentré sur ses répliques. Il attendait les prochaines paroles de Trinity pour les lui renvoyer, comme on renverrait des balles de tennis avec ardeur et concentration. Tout, dans sa vie, était comparable à un jeu. Il pensait même l’amour nécessaire au bon fonctionnement de son humour. Le travail, et la médecine de façon générale, conduisaient à des jeux, aussi grotesques pussent-ils être. L’équation était un jeu, et trouver leur maladie n’en était-elle pas une ? Il suffisait que son pronostique fût erroné pour que la vie leur échappe ; qu’ils perdent la partie.

▬ Si je t’en veux ! Il fit une moue dédaigneuse à la manière d’un enfant, en croisant les bras. Ce genre d’attitude le rendait vulnérable mais attachant. Nan, en fait, reprit-il, je t’en veux de me parler de travail alors que pour une fois de je suis sorti. C’est cruel, tu sais. Il lui fit un sourire, ne voulant pas qu’elle se soucie de son travail. L’a lourde masse qui lui pesait sur les épaules n’était pas à partager.

Le serveur arriva avec un plateau de bois sur lequel étaient posés leurs deux commandes. Adrian lui sourit et prit verre et tasse. Il commença à souffler sur son coca, comme pour le faire refroidir, puis se rendant compte de son ineptie, prit le verre entre ses mains et commença à siroter, en espérant que Trinity n’ait rien vu. Il était irrémédiablement enfantin ; il n’y a que les écoliers pour avoir ce comportement. Puis il releva la tête et, en regardant Trinity, lui dit avec un grand sourire et en levant son verre :

▬ A la vôtre, mademoiselle !
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Message(#) Sujet: Re: « quand trinity redevient adolescente. » pv a.taylor_t.way Dim 17 Mai 2009 - 15:21

    Spoiler:
     
    « En fait Monsieur Taylor aime se faire désirer, mais il sera dessus en apprenant que Trinity et bien elle n’a pas du tout pensé à lui ! »

    La jeune Way lui adressa un large sourire, lui tirant sa langue dans un acte totalement puéril mais qui lui correspondait bien. Ce qu’elle venait de raconter était un mensonge remarquable, même un aveugle aurait compris l’attirance timide qu’avait la jeune fille envers son ancien tuteur, celui dont elle disait être son amie. Habituellement elle était plus expansive plus démonstrative sur ce qu’elle ressentait préférant au silence, une franchise authentique, même si elle devait en pâtir par la suite. Cependant présentement elle restait hésitante, ce qui avait le don de l’agacer puisqu’ainsi elle n’était pas vraiment fixée et qu’elle continuait donc à s’attacher, préférant retarder simplement sa sentence, et continuer à idéaliser un amour qui ne serait peut être jamais réciproque. Trinity ne connaissait rien des sentiments qu’il avait pour une autre jeune femme, et peut-être que si elle l’avait apprit, tout aurait été bien plus simple pour elle, qu’elle aurait parvenue à s’éclipser plutôt que de rester dans cette attente interminable qui durait depuis bien longtemps maintenant, trop longtemps certainement, et ce n‘était pas franchement sain. Il arriverait un moment, où toute cette histoire la briserait, parce que si l’espoir fait vivre, et nous transporte, la chute, elle est longue et inexorable.
    Et pourtant, elle affichait face à lui un sourire, le sourire de Trinity, celui qui l’accompagnait à chaque instant, et qui laissait croire qu’elle voyait la vie en rose, que rien ne pouvait l’entacher, qu’elle ne faisait que respirer le bonheur. Ce sourire factice n’était pas forcé, il s’agissait d’une habitude ancienne, de celles dont on ne se détache jamais, ses proches le connaissaient, elle leur en adressait un à chaque instant, et elle se cachait avec une facilité déconcertante derrière, passée maître dans ce jeu de faux-semblants.

    « Oh bien sûr, je comprends Docteur Taylor, ou devrais-je dire Docteur Frankenstein ! »

    Elle se plaisait à rentrer dans son jeu, oubliant ses tracas habituels qui ne la menaient nulle part, ou alors où justement elle ne voulait pas aller. Elle lui adressa un léger clin d’œil, elle avait bien du mal à le voir dans la peau du docteur Frankenstein, savant fou qui s’est loué à la tache de créer une créature humaine avec des cadavres, lui qui paraissait vraiment prévenant avec ses patients, et qui faisait vraiment ce qu’il pouvait pour les sauver, et plutôt accablé lorsque l’un d’eux venait à décéder.

    « Ben je suis désolée, amis si je t’ai fais venir, c’est bien pour parler travail. J’ai besoin d’une lettre de recommandation. Je dois faire un stage en hôpital cet été, bon je ne sais pas encore où je vais aller, peut-être à NY, ce serait vraiment intéressant, ou à Seattle, mais je ne suis pas certaine que les médecins soient aussi canon que Sloan, et puis ici on est pas mal lotit non plus ! Enfin, tient voilà la lettre, je l’ai déjà rédigée en faîte, tu n’as qu’à la signer ! »

    Et enfin, elle s’arrêta de parler, lui tendant sa lettre et un crayon, un grand sourire pour l‘amadouer, même si elle savait qu‘il le ferait. Se saisissant de sa boisson, elle l’observa la siroter, et elle ne put s’empêcher de trouver ça totalement « trognon », ce qu’on pouvait être idiot quand on était amoureux, elle avait ce petit sourire con, un peu rêveur qui la collait. Elle entreprit, elle aussi de porter sa tasse à ses lèvres, la boisson un peu trop chaude, elle la reposa sur la table.

    « Et bien a la votre ! »
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Message(#) Sujet: Re: « quand trinity redevient adolescente. » pv a.taylor_t.way Mar 19 Mai 2009 - 21:18

Spoiler:
 

Adrian sourit. Devant sa décision de rester muette sur ses sentiments, il ne pouvait que se contenter de sourire et de penser en lui que ce n’était qu’un mensonge. Il songeait même à une antithèse, qui aurait suggéré « j’ai pensé à toi tous les jours ». D’ailleurs, la connaissant, elle avait au moins songé à lui trois fois (et sans préciser la durée de ces virées rêveuses). Une première fois pour se dire qu’il fallait qu’elle lui demande un service, la seconde pour ne pas l’oublier, et la dernière pour le lui envoyer. C’était craquant que d’essayer de cacher ses petits secrets, malheureusement Trinity n’était pas la plus habile des comédiennes et ses affouillements incertains en disaient long sur ce qu’elle pensait réellement. Mais enfin, Adrian n’était pas vraiment là pour décrypter les états d’âme de Trinity. Il but de nouveau une gorgée de sa boisson et la reposa en entendant la réplique de la jeune femme. Il ne comprit pas sa remarque sur Frankestein mais esquissa un sourire pour ne pas la déstabiliser. Il avait l’habitude de le faire avec beaucoup de personnes. Humour spécial ou simple quiproquo, Adrian préférait ne pas couper la personne avec qui il était. Il imagina d’abord qu’elle le comparait à lui pour son physique. Ses yeux globuleux, les cicatrices qui déformaient sa peau verte ou sa carrure tout emplie de muscles. Mais, en se regardant une nouvelle fois, il ne put distinguer d’où venait cette caricature grotesque. Il n’avait ni cicatrices, ni peau verte, ni yeux globuleux, ni muscles, ou tout du moins le mininum nécessaire à sa virilité. Ne restant pas sur cette interrogation, il l’écouta poser sa question. A l’air embarrassé qu’elle venait de prendre et à son sourire, il devina qu’elle lui faisait part de la raison pour laquelle elle lui avait demandé de venir au café. Ils parlaient malheureusement du travail mais c’était tout de même plus agréable en compagnie d’une jolie femme qu’entouré de médecins cyniques.

▬ Je sais très bien que tu as pensé à moi tous les jours et toutes les nuits, Tri’, dit-il en riant, ironique.

Adrian ne comprit pas vraiment qui était ce Sloan mais il pensa que c’était l’un des amis de Trinity. Il prit la feuille dans ses mains et regarda ce qui y était écrit. Il reconnut l’écriture féminine de son amie. Il se douta qu’il fallait la signer pour attester de son niveau médical. Il recevait souvent des étudiants qui lui demandaient ce genre de choses. Il était assez difficile de vérifier leurs compétences mais un stage les ferait apprendre davantage s’ils manquaient de connaissances. Il imaginait d’ailleurs assez bien Trinity en tenue de médecin, inquiétée par l’état de quelques patients. Les premières fois en hôpital étaient très impressionnantes. Et nombreux étaient ceux qui, au premier contact des morts et de leur hémoglobine, décidaient d’interrompre leur vocation. Il prit l’un des stylos posés sur la table destinés à signer les chèques, et signa la feuille de son magistral « ADT » souligné deux fois sous son nom. On lui avait toujours dit que cela met en valeur sa signature et accentue l’estime que l’on semble porter à soi-même. Il leva les yeux quelques instants et, la voyant l’observer, il replongea immédiatement son regard océan dans son verre en souriant discrètement. Elle était adorable à l’observer ainsi. Par un certain côté, elle lui rappelait l’attention mêlée à la maladresse qu’il adoptaient à l’égard de Rachel. Et il devait la prendre sous son aile comme il aurait aimé l’être aussi. Au moins rassuré. Il sourit à Trinity.

▬ Voilà voilà, c’est signé ! En route pour New-York, peut-être :D.

Puis il s’adressa à elle en tant qu’ami, ayant fini son rôle de médecin ou de professeur.

▬ Alors mademoiselle, comment va la vie ?
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« quand trinity redevient adolescente. » pv a.taylor_t.way

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