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 cry out. (f/r)

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Resen Harwell

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Message· · Sujet: cry out. (f/r) cry out. (f/r) EmptyMer 28 Aoû - 13:30

@finn prentis.
(2 septembre 2019)
Whispers in the wind, there's a wolf outside
Tryna stay together but I'm terrified
Asking, are you coming back again? (...)
The sound of your torture is bringing us pain
The weight on my shoulders I know I can't take

Les mots lui tournaient en tête, dans une boucle qui n'avait de cesse de s'animer, incapable de lui laisser le répit dont il avait besoin pour se concentrer. Malgré l'importance du combat qu'il tentait de mener à bien, Resen ne trouvait pas l'opportunité d'enfermer dans un coin de sa tête la nouvelle qu'il venait d'obtenir, et ne put s'empêcher de maudire le Ciel, ou quiconque gérait ce genre de timing au-dessus de sa tête, de lui avoir fait découvrir une telle chose juste avant d'enfiler ses gants et de monter sur le ring. Il relisait dans son esprit le message, encore, et encore, et encore. Et encore. Seuls les mots reçus parvenaient à se frayer un chemin dans le méandre de pensées qu'il essayait tant bien que mal de gérer – plus mal que bien, il semblait évident – et Resen ne vit pas le mouvement suivant lui arriver en pleine figure. Le premier coup porté à son visage lui arracha une grimace et si d'ordinaire il aurait senti sa rage grandir un peu plus dans chaque parcelle de son corps, donnant une force décuplée à ses poings, Resen ne s'en retrouva que plus sonné, l'esprit emmêlé dans un tas de pensées qu'il n'était pas sûr de savoir gérer ; il en avait une preuve de plus en plus flagrante. Il n'arrivait pas à se vider la tête, à faire partir la boule logée dans sa gorge depuis que les mots étaient apparus sur l'écran de son téléphone, à une heure du début du combat. Et depuis, plus rien d'autre ne prenait place dans le flux de pensées qui l'entourait. Resen voulait frapper, oui, mais son adversaire ce soir n'était pas celui qu'il avait face à lui, et ce simple constat parvint à lui faire perdre pied. Un deuxième coup lui fut porté, et il sentit sa peau craquer sous le choc du gant de boxe contre son arcade sourcilière. Putain. Ses coups se firent plus brouillons, moins concentrés, et lorsque la fin du combat sonna, Resen se sentit vidé de bien des manières. La mine défaite, le visage endolori, il tenta une énième fois de remettre de l'ordre dans ses pensées, mais il était trop tard, de toute façon, non ? Marvin l'avait prévenu : c'était l'un des combats à ne pas louper. Et il n'avait rien trouvé de mieux à faire que de le perdre, comme il l'avait apparemment perdue, elle.
Les minutes s'égrainèrent dans les vestiaires, alors qu'il avait demandé à son meilleur ami de le laisser seul un instant. Il n'était pas prêt pour les remontrances quant au résultat de son combat, ou peut-être se suffisait-il à lui-même pour ce genre de blâme qu'il s'adressait tout seul. Il n'était pas prêt non plus pour les questions ; que c'était-il passé ? Pourquoi est-ce qu'il avait merdé comme ça, lui qui était prêt, qui semblait l'être ? Il s'était entraîné dur, si dur. Comment avait-il pu perdre pied de la sorte et se laisser laminer, le visage désormais tuméfié, les côtes elles aussi endolories, et les yeux embués sans que la douleur n'en soit responsable ? Son téléphone entre les mains, il parcourut une nouvelle fois les paroles qui avaient, ce soir, mit sa carrière en péril, et la boule dans sa gorge ne fit que l'obstruer un peu plus encore. Sous un élan de colère, il jeta son téléphone contre le mur face à lui, et observa le verre de l'écran se briser sous la violence du choc. Il ne pouvait pas s'en foutre plus que ça, malgré le sursaut et le regard perturbé du médecin à ses côtés, qui tentaient encore de désinfecter l'ouverture de son arcade. Du coin de son œil indemne, il reconnut la silhouette de Finn, la couleur flamboyante de ses cheveux lâchés sur ses épaules, qui entouraient son visage dans une cascade de flammes. Il n'avait pas besoin de se tourner vers elle pour deviner l'inquiétude sur ses traits, et Resen ne fit que de se mordre violemment l'intérieur de la joue. Avant de monter sur le ring, il l'avait aperçue. Leurs regards s'étaient croisés, et il n'avait pas adressé à la jeune femme le même clin d'œil confiant, le même sourire qu'il arborait à chaque fois qu'il se tournait vers elle, avant le début d'un combat. Et peut-être la façon dont il l'avait toisée avait suffi à la mettre sur la piste de ce qu'il ressentait. Un soupir lui échappa et, d'un signe de la main, il fit signe au médecin de s'éloigner. Personne n'avait besoin d'être témoin de ce qui allait suivre. Toujours sans s'occuper de tourner la tête vers elle, il parvint malgré tout à la deviner en train de récupérer de quoi réparer les blessures qui prenaient place sur ses traits. À peine était-elle face à lui, sa main s'approchant de son visage pour reprendre là où son prédécesseur s'était arrêté, Resen ouvrit la bouche et cassa le silence pesant qui prenait déjà place dans la pièce. « Qu'est-ce que dirait Eugène s'il voyait la façon dont tu t'occupes de moi. » La froideur de sa voix posa les bases du reste, en plus des propos qu'il tenait. Tournant pour la première fois depuis la fin du combat les yeux vers elle, il croisa son regard et observa l'air avec lequel elle l'observait. « Je peux me débrouiller tout seul. Va retrouver ton mari. » Il tenta de maîtriser le tremblement de sa voix, entre colère et tristesse, dans un froncement de sourcil. Ses poings se serrèrent à nouveau et, se levant du banc un peu trop brusquement, il sentit sa tête se mettre à tourner mais la secoua malgré tout, lâchant un soupir. « Félicitations, au fait, Miss Prentis. » Le dos tourné, il sentit tous ses muscles se crisper avec les idées qui partaient à l'assaut de son esprit, encore une fois. Il dirigea légèrement sa tête vers elle, les mains posées sur le lavabo pour garder son équilibre, le regard évitant une nouvelle fois de se poser sur elle. « Ou bien, peu importe ton nouveau nom de famille, alors. » Les mots claquèrent, et une part de lui espérait qu'ils le fassent aussi fort que les coups qu'il avait reçus sur ce soir.

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Finn Prentis

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Message· · Sujet: Re: cry out. (f/r) cry out. (f/r) EmptyMar 17 Sep - 21:14

Lorsque Finn croisa le regard mauvais de Resen, à quelques secondes du combat, elle n'imagina pas une seule seconde la tournure qu'allait prendre sa soirée. Au contraire, elle s'efforça d'étirer encore plus le sourire qui illuminait son visage, convaincue que le regard de Resen s'était en réalité porté vers quelqu'un derrière elle, ou que la dureté de ses traits était liée au stress du combat, et pour cause : la jeune femme n'avait aucune raison de penser que Resen lui en voulait d'une quelque façon que ce soit. Elle avait, à titre tout à fait exceptionnel, consenti de venir voir l'intégralité de son match plutôt que de se contenter de saluer Resen au début du combat pour s'éclipser. L'importance du combat justifiait sa présence mais la rouquine n'en était pas pour autant plus ravie de voir son meilleur ami se faire tabasser, sous prétexte que c'était un sport de combat considéré comme distrayant par une partie de la population. Si elle s'efforçait de garder la tête haute devant celui-ci, elle devait d'ailleurs bien avouer qu'elle ne faisait pas la fière, là, dans la foule. C'était la raison pour laquelle elle avait décliné l'invitation de Marvin de se joindre à lui à côté du ring : le voir se faire frapper était déjà insupportable, Finn n'avait pas besoin d'une place au premier plan en prime. Et elle en avait eu du nez, de refuser de se montrer aussi près de son champion, car la raclée qu'il se prenait était pire que tout ce que Finn pouvait bien imaginer. La défaite, cuisante, de Resen avait tendu tous ses muscles, partagée entre l'inquiétude et la colère : elle était bien tentée d'aller voir l'autre boxeur pour lui dire ses quatre vérités. Au lieu de ça, sans attendre la fin du match, elle se dirigea vers les vestiaires pour pouvoir y pénétrer mais on lui indiqua une fin de non-recevoir douloureuse qui l'obligea à devoir attendre que Marvin lui réponde – et à reculer de plusieurs pas. De justesse, elle se retint de protester, ne souhaitant pas prendre le risque de se faire expulser de l'établissement quand tout ce qu'elle voulait, c'était prendre soin de son boxeur, s'assurer qu'il n'allait pas trop mal, à défaut de bien.
Les minutes s'écoulèrent lentement, comme si le sablier de Windmont Bay avait du mal à laisser les grains de sable tomber, et enfin, elle croisa Marvin qui demanda à la sécurité de la laisser rentrer, mais la prévint : il était d'une humeur massacrante. La rouquine, elle, s'en moquait : tout ce qu'elle voulait, c'était le voir, vérifier qu'il n'était pas blessé aussi gravement qu'elle en avait eu l'impression (elle le voyait déjà mourant, dans une ambulance, si elle se laissait aller à trop y réfléchir) et être là pendant qu'il s'agacerait, autant que nécessaire, de cette défaite inattendue. Au moment où elle pénétrait dans la pièce, un bruit sourd se fit entendre, juste à côté d'elle et Finn n'eut pas le temps de voir Resen que sa tête allait vers le bruit, constatant la mort certaine du téléphone portable de celui-ci. Elle prit une grande inspiration et s'approcha, sans dire un mot. Elle doutait de pouvoir dire quoique ce soit qui le soulagerait et la mâchoire serrée qu'il arborait en disant long sur son état d'esprit. Elle reprit alors la place des médecins, ravie d'avoir été formée grâce à son métier aux soins de premier secours et prit le matériel qui lui semblait nécessaire avant de se venir se placer, à genoux, devant Resen, déposant les compresses, désinfectants et autres objets nécessaires à ses soins à côté d'elle. Brisant un pack qui se transformerait en glace dans les secondes à venir, elle approcha doucement sa main de son visage, cherchant encore les mots qui pourraient l'apaiser, rendre sa défaite un peu moins douloureuse de quelque façon que ce soit. Elle déglutit en entendant le froid dans sa voix, mais ne comprit pas tout de suite de quoi il parlait. Ce ne fut que quand elle lut la colère et la déception dans son regard que ses neurones connectèrent Eugène et la phrase qu'elle venait de prononcer, le fait qu'il n'aurait pas dû être au courant et le fait que, de toute évidence, il l'était désormais. Par réflexe, elle répondit du tac au tac, d'un ton similaire au sien, comme s'il n'avait aucun droit de connaître cette partie de son histoire, comme si c'était lui qui avait tort, dans cette histoire. "Ca ne le regarde pas." Mais déjà, les prochains coups de Resen s'abattent sur elle, et elle ne peut que baisser les yeux, la tête, vouloir se faire toute petite… Parce qu'il ne devait pas l'apprendre comme ça – même si elle ne sait pas vraiment comment, puisque Marvin n'aurait jamais trahi ce secret -, qu'elle devait lui dire, d'ici quelques jours. Lui expliquer, calmement. Elle aurait été prête là, à se faire foudroyer du regard comme il le faisait là. Elle ne l'aurait pas laissé en placer une avant de lui avoir expliqué pourquoi elle s'était tue, pourquoi elle s'était mariée et combien elle était désolée. Abasourdie, elle sent son corps réagir comme face à un choc : pour la deuxième fois ce soir, tout se tend en elle. Elle sent son système sanguin et nerveux s'agiter comme si elle était face à une attaque vitale, et c'est un peu ça : la réaction est appropriée, il est normal que son cœur s'agit dans sa poitrine, qu'elle ait envie de s'effondrer sous le choc. Mais c'est Resen Harwell en face d'elle, et elle sait pertinemment que si elle ne saisit pas sa chance de s'expliquer là, maintenant, il n'est pas certain qu'il la lui laissera à nouveau. Elle serre les dents alors qu'il se lève, et si elle remarque ses poings serrés, qui ne lui sont que trop familiers pour avoir passé des années à le convaincre de les détendre, elle ne s'éloigne de lui quand il se lève que pour lui laisser la place pour s'échapper, que pour le laisser respirer. Elle voudrait pourtant attraper son bras, et lui demander de la regarder, de lui donner une chance de s'expliquer, mais toute tentative trop ambitieuse risquerait d'avoir des conséquences négatives, ce à quoi elle refuse de s'adonner. Elle s'approche pourtant de lui, voyant qu'il n'est pas très stable, se raccrochant à vingt-huit années de vie pour trouver quoi lui dire, comment lui dire. Et encore, il assène un nouveau coup parce qu'il ne sait pas quoi faire d'autre – Resen a toujours, d'aussi loin qu'elle s'en souvienne, rendu les coups qu'il recevait et celui-là… Finn n'osait même pas commencer à imaginer ce qu'elle aurait ressenti à sa place. La pauvre était tellement mal qu'elle n'imagina pas une seule seconde que peut-être la réaction de Resen était provoquée par autre chose qu'une amitié vieille d'un quart de siècle, par autre chose qu'un ego blessé. "Prentis. Mon nom est Prentis." Réussit-elle finalement à cracher, avant de s'approcher de Resen, laissant échapper un bruyant soupir. Ce n'était pas contre lui, contre ses remarques – elles étaient amplement méritées – mais plutôt contre elle-même et contre ses émotions qui l'assaillaient et l'empêcher de lui dire ce qu'elle avait à lui dire. "Resen…" dit-elle, s'avançant encore pour avoir une chance de croiser son regard, quand bien même il prenait un certain soin à l'éviter. "Ce n'est… ce n'est plus mon mari." Elle soupira, et précisa qu'elle attendait encore les papiers du divorce, sachant que la moindre information qu'elle lui dissimulerait risquait d'envenimer la situation. "J'attends les papiers du divorce." La gorge nouée, Finn dut s'arrêter là, incapable de continuer de parler sans se mettre à pleurer. Elle ne méritait pas ce soulagement. Elle ferma les yeux une seconde, ses fourbes d'yeux en profitant pour s'humidifier et tendit une main vers celle de Resen, qu'elle ose à peine effleurer avant d'ajouter : "Je voulais te le dire, mais… ce n'était jamais le bon moment, et…" Elle prit une grande inspiration, sentant sa voix se briser de plus en plus au fur et à mesure des mots qu'elle prononçait. "Eugene ne comptait pas, Resen, ne compte toujours pas. C'était… " Une larme coula sur sa joue, alors qu'elle déglutissait. "C'était ce dont j'avais besoin à un moment T pour survivre, mais c'était surtout une erreur…"

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Resen Harwell

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Message· · Sujet: Re: cry out. (f/r) cry out. (f/r) EmptyJeu 19 Sep - 1:25

Maintenant qu'elle était dans la pièce, les coups qu'il recevait encore quelques minutes auparavant lui semblaient moins douloureux que la simple idée de la regarder. De laisser ses yeux se perdre sur ses traits, son expression, rencontrer les siens et risquer de montrer autre chose que la colère qu'il acceptait de porter comme un masque, pour dissimuler tout ce qu'il y avait derrière depuis qu'il avait reçu le message du mari de celle qu'il pensait pourtant connaître par cœur – grossière erreur, apparemment. Qu'importait alors si son arcade était endolorie, si sa mâchoire souffrait de trop se contracter, ou si son regard n'était plus aussi précis qu'il pouvait l'être d'ordinaire, sous la force des coups qu'il avait reçus, incapable de les encaisser proprement, encore moins de les rendre. Tout ça ne comptait plus vraiment, maintenant qu'elle était là, et pourtant la sensation n'avait pas la douceur qu'elle possédait d'ordinaire ; lorsqu'elle s'approchait de lui, prenait soin de panser comme elle le pouvait les plaies dont il souffrait. Il avait oublié l'homme contre qui il s'était battu ce soir. Son visage n'était plus qu'une masse floue qui flottait au-dessus d'un corps qu'il avait la sensation de n'avoir, tristement, qu'effleuré, quand d'ordinaire les bruits de craquement, de choc entre la peau et le cuir lui restaient en mémoire, avec un côté aussi plaisant que satisfaisant. Dans d'autres circonstances, sans doute aurait-il pu se servir de la rage bouillonnante qui était montée en lui à l'instant où il avait appris la nouvelle du mariage. Sans doute aurait-il pu l'utiliser comme le carburant de son combat, comme le moyen parfait de nourrir ses muscles, la force de ses coups, pour pouvoir appuyer un peu plus fort sur les points visés. Mais sa vision, justement, avait été troublée. Sa capacité à frapper proprement, disparue. Évanouie, enfouie sous tout le reste qui n'était pas colère ardente comme ce qui aurait pu l'aider à gagner ce combat, et qui au contraire avait étouffé la flamme dont il avait tant besoin pour réussir à s'en sortir. Là était le problème : Resen ne ressentait pas qu'une seule émotion pure, unique, capable de le booster et de décupler sa force. Se battre sous les effets de la colère, il l'avait déjà fait, ô ! bien plus d'une seule fois, sur le ring comme ailleurs. Mais il n'était alors rien d'autre qu'une bombe humaine à retardement, sur le détonateur de laquelle il suffisait simplement d'appuyer pour lancer la machine de guerre. Il ne gagnerait pas ce combat, il l'avait su avant même que ses pieds n'effleurent le ring, que la foule ne commence à scander son nom pour encourager celui qui, sans même avoir jeté son premier coup, se savait d'avance perdant, quand il portait pourtant les couleurs du favori. Quelle foutue ironie ; se retrouver acclamé comme il l'avait tant espéré, et foutre en l'air la confiance que le public avait en lui de la sorte. « Et le fait qu'on couche ensemble, ça ne le regarde pas non plus ? » La sécheresse de sa voix n'avait probablement d'égal que le bordel émotionnel dans lequel il se trouvait. Ce serait tellement plus simple, s'il savait n'être qu'en colère. Mais, mêlées à ça, il y avait la déception, la peine, et tout une cacophonie d'émotions négatives qui l'assourdissaient. Soigneusement, il évitait toute occasion de poser le regard sur elle, se refusant la possibilité de la voir autrement que du coin de l'œil. Resen sentait son corps toujours aussi raidi par la nouvelle et, se levant de son banc pour instaurer une distance entre eux, ne voulant pas non plus laisser la porte ouverte à un contact physique de quelque genre. Ses poings serrés, sa tête qui tournait, il n'y prêtait pas plus d'attention que ça, cherchant simplement à retrouver son équilibre lorsque ses mains trouvèrent le lavabo, malgré le miroir capable de le trahir. Il baissa la tête, regardant quelques gouttes de sang s'échapper de son arcade, sans vraiment les voir. Ses dents se plantèrent violemment dans l'intérieur de ses joues quand elle lui assura que son nom n'avait pas changé. « C'est encore ton mari, donc. » Il cracha, espérant l'atteindre d'un peu de son venin avec le ton de sa voix, et l'impression qu'il avait que chaque mot arrachait sa bouche quand il les prononçait. Ses doigts se resserrèrent sur la céramique blanche, partiellement rougie, et tous les muscles de Resen semblèrent se crisper un peu plus, si seulement il était possible de le faire. De nouveau, il secoua la tête et, cette fois, frappa du poing, ravalant la grimace que lui inspirait le choc phalange contre faïence. « Le bon moment, ça aurait été de le dire quand c'est arrivé ! » Sa voix résonna contre les quatre murs qui les entouraient, alors que son corps fit volte-face vers elle et qu'enfin, il accepta à nouveau de croiser son regard ; sous-estimant probablement l'effet que ça pourrait avoir sur lui, à la façon dont son cœur se serra. « Arrête de te foutre de ma gueule, il comptait tellement peu que tu l'as épousé ? C'est des conneries ! » Ses cordes vocales l'abandonnèrent sur la fin de sa phrase, alors que le cri percuta un peu plus fort. À nouveau, il se sentait brûler de cette colère qui s'était éveillée en lui à peine avait-il terminé de lire le message. « Je suis censé être ton meilleur ami. Pendant combien de temps tu m'as caché ça ? Tu t'es foutue de moi ? Tu comptais me le dire à un moment donné, au moins, ou je serais vraiment resté le gros con pour toi ? » Il l'observa de haut en bas, se foutant bien des complaintes de ses muscles endoloris, du principe même de premiers soins qui l'attendait sur le banc, et dont il savait pourtant qu'il avait besoin. Ça ne comptait pas, plus, maintenant qu'il faisait face à ça, perdu entre l'idée de savoir s'il s'agissait simplement d'une question d'amitié, de confiance perdue, ou si quelque chose de plus se tramait, tant le tout lui paraissait si douloureux.

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Finn Prentis

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Message· · Sujet: Re: cry out. (f/r) cry out. (f/r) EmptyMar 8 Oct - 21:52

Qu'était-elle censée dire ? Qu'était-elle censée faire ? Elle voulait s'expliquer, lui dire toutes les raisons qui lui avaient poussé à ne pas dévoiler la vérité, à la garder pour elle quand elle aurait mieux fait de tout dire. Elle voulait prendre le train, posément, de lui expliquer pourquoi elle n'avait rien dit avant, pourquoi dire quelque chose était devenu de plus en plus difficile et pourquoi, enfin, il devait la pardonner. Pourtant, Finn restait planté là devant Resen, bien incapable de le faire. A chaque injective qu'il lui lançait, elle répondait, peut-être un peu à côté, comme elle pouvait, balbutiant des mots qui n'étaient jamais à la hauteur de ce qu'elle voulait dire. Resen avait beau avoir découvert le pot-aux-roses – comment, elle ne le savait toujours pas -, Finn ne se sentait pas pour autant capable de lui expliquer, sûrement parce qu'elle savait, parce qu'elle voyait qu'il n'était lui-même probablement pas prêt à écouter. Les poings serrés, pour empêcher ses mains de trembler, les abdos aussi, pour éviter de prendre la fuite, Finn laissait Resen parler et se contenter de répondre à ce qu'il voulait bien dire, se demandant comment, en quelques secondes, elle était passée d'une personne s'inquiétant du mal de crâne et des cicatrices que pourraient avoir son Resen, à s'inquieter de voir leur relation altérer, pour le pire, à jamais. Elle voulut répliquer, quand il lui demanda si son mari n'était pas un minimum concerné par le fait qu'elle couche avec un autre, mais si sa bouche consentit à s'ouvrir, les mots restèrent bloquer dans sa gorge. Elle ne put que secouer la tête de gauche à droite, se mordant la langue pour ne pas craquer. Evidemment, chacun des mots qu'elle prononcerait, Resen trouverait un moyen de les contredire, de les tourner de sorte à la faire passer pour une menteuse et… elle ne pourrait même pas lui en vouloir. Comme en cet instant, lorsqu'il lui fit remarquer que Eugene était encore son mari. C'était vrai – d'un point de vue strictement technique, ça l'était, mais Finn ne le considérait plus comme tel. Les papiers du divorce étaient signés, en plusieurs exemplaires, dont un chez son avocat, juste au cas où. Finn aurait pu répondre qu'elle ne le considérait pas comme tel, mais si elle était tout à fait honnête, elle aurait dû dire qu'elle ne l'avait jamais considéré comme tel, qu'il avait été… là quand il fallait, ou peut être quand il ne fallait pas et c'était tout. Mais cela lui impliquait de lui expliquer des choses qu'il n'était pas en mesure d'entendre, des choses que Finn ne pourrait se résoudre à lui dévoiler quand il était dans cet état : blessé au point d'être déterminé à lui faire du mal. Elle baissa la tête, soufflant, espérant empêcher les larmes de monter mais tous les scénarios qui se déroulaient dans sa tête finissaient de la même façon : mal. Les quelques secondes de silence qui ponctuaient leur conversation s'étiraient à loisir, laissant l'esprit de Finn divaguer vers les pires scénarios – peut être tous ceux qui existant, en réalité même si une part d'elle ne pouvait s'empêcher d'espérer une fin, non pas joyeuse, mais pas désastreuse non plus à cette conversation. "Resen ! " ne put-elle s'empêcher de crier lorsque son poing vint s'écraser contre le miroir. Elle ferma les yeux une seconde mais se précipita rapidement vers lui, esquissant un geste pour vérifier l'état de sa main lorsqu'il se tourna brusquement vers elle. Le bras suspendu, elle ne put s'empêcher d'avoir un mouvement de recul en l'entendant lui hurler dessus. De peur, oui, mais pas que Resen s'en prenne à elle, mais plutôt qu'il ne comprenne jamais les raisons qu'elle avait eu d'agir, aussi mauvaises soient-elles, elle en avait conscience. Interdite, elle l'observa sans rien dire, et alors qu'elle s'apprêtait à le rectifier, à lui dire que non, ce n'était pas des conneries, Resen reprit de plus belle, mettant sur des mots sur tout ce que Finn se reprochait depuis… bientôt un an, maintenant. Elle serra les dents, le laissa la détailler de haut en bas, ou plutôt la fusiller du regard mais ne dit rien, attendant d'être certaine qu'il en ait fini. Elle prit une grande inspiration, une fois certaine que c'était fini, et attrapa un pack de glace dans la trousse de secours du médecin qu'elle glissa et lui tendit : "Garde le contre ta main." Elle n'était pas certaine qu'il accepte de coopérer mais elle se savait également incapable de rester sans rien faire – sans compter qu'il avait besoin de sa main pour boxer et qu'elle avait fait assez de mal à sa carrière pour ce soir. Elle souffla, se forçant à regarder son front pour ne pas croiser son regard mais lui donner l'impression de le regarder, technique qui lui avait été donnée par les professeurs de lycée pour qu'elle soit plus à l'aise à l'orale. "Resen… je…" Elle secoua la tête, puis décida de le regarder dans les yeux, finalement. Cela allait faire vingt-cinq ans qu'ils se connaissaient… il méritait mieux que ça. "Tous les jours, j'ai voulu te le dire." Sa voix était mesurée, concentrée. Elle savait qu'au moindre trémolo dans sa voix, elle risquerait de s'effondrer et elle qui était si pudique de ses émotions ne s'inquiétait pourtant pas de montrer l'état de faiblesse dans lequel elle était, mais plutôt que cela ne finisse par agacer plus Resen qu'autre chose. "Mais… je n'ai pas pu. Je sais que ça n'a pas de sens, que je t'ai toujours tout dit, mais ça…" Elle secoua la tête, s'arrêtant pour retrouver la force de prononcer quelques mots de plus sans que sa voix ne se brise. Elle leva les yeux au ciel, soufflant alors que ses yeux se faisaient de plus en plus humide. "Ca va faire un an, Resen. Un an que je me lève tous les matins, bien décidée à ce que cette fois, ce soit la bonne, que je vienne te dire que j'me suis mariée, sans trop savoir pourquoi, parce qu'il était là, parce que tu l'étais pas, parce que… parce que dès qu'il y a un moyen de foutre sa vie en l'air, je suis toujours là pour la saisir. Mais c'est…" Elle s'arrêta une seconde, ravalant ses émotions sans grand succès. "Ca, c'est mon problème, pas le tien. Et quand je suis arrivée… je devais te le dire mais plus les jours passaient et moins ça avait de sens… je ne l'ai jamais aimé, Resen. Je l'ai épousé pour les mauvaises raisons et j'ai tout à fait conscience que ça fait de moi une mauvaise personne, je vis avec tous les jours, mais toi…" Elle passa une main sur son visage, sa voix s'étant complètement brisée en sanglot à peine quelques syllabes après qu'elle lui ait expliqué que c'était son problème à elle, avant de reprendre. "Toi, Resen… je voulais pas que tu aies cette image de moi."

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Resen Harwell

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Message· · Sujet: Re: cry out. (f/r) cry out. (f/r) EmptyLun 21 Oct - 23:48

Il n'était pas sûr de vraiment comprendre l'impact de la nouvelle sur lui. Il y avait la confiance qui rentrait en compte, évidemment. Le fait qu'elle lui avait menti sans qu'il ne sache avec certitude pendant combien de temps, sur quelque chose d'aussi important que le mariage et la promesse d'un amour soi-disant éternel à la personne à qui on se liait. Jamais Resen ne s'était imaginé passer ce cap sans qu'elle ne le sache et ne soit à ses côtés, d'une façon ou d'une autre. Il voulait les personnes importantes de sa vie auprès de lui pour ce genre d'événement, et Finn était en tête de liste des gens qu'il voulait voir, des regards dans lesquels il voulait se perdre pour s'assurer que son choix était le bon, et que l'avenir ne serait pas fait que d'obstacles et autres emmerdes. Elle, elle l'avait effacé de cette part de sa vie. Elle était tombée dans les bras d'un homme dont il n'avait jamais entendu parler, de près ou de loin, avant que son numéro ne s'affiche sur son écran et que ses mots ne le frappent en pleine figure avec plus de violence que les coups de son adversaire sur le ring. Qui était Eugène ? Comment l'avait-elle rencontré ? Pourquoi l'avait-elle jugé assez bon pour elle ? Pourquoi avait-elle pensé que Resen ne valait pas suffisamment la peine pour le rencontrer, venir assister à son mariage, et peut-être ce moment où elle était heureuse de ce qu'elle faisait ? Pourquoi n'était-il pas avec elle ? Pourquoi avait-elle quitté Eagan ? Pourquoi est-ce qu'elle s'était laissée se perdre entre les bras de Resen, leurs peaux se retrouver et leurs corps se réapprendre si elle s'était promise et donnée à quelqu'un d'autre, avec une officialité aussi forte ? Il était perdu, ne comprenait pas, et ne parvenait pas à déterminer pourquoi il n'y avait pas que de la déception face au mensonge qui se perdait en lui, mais aussi de la colère, du désappointement, et la sensation qu'une partie de lui avait volée en éclats au moment où il avait appris la nouvelle. La colère, elle était facile à porter sur ses traits. On le connaissait pour ça ; pour ses accès d'énervement, son incapacité à les gérer autrement que par la force physique, qui s'abattait sur les objets inanimés qui l'entouraient – la faïence avait encaissé le coup, pour éviter à ses doigts de venir briser le miroir qui lui faisait face. Mais le reste... tout le reste, il se refusait à le laisser remonter à la surface, tentait de l'étouffer sous l'image qu'il renvoyait, dans un visage déformé par l'énervement ressenti. L'incompréhension ne faisait que nourrir le feu et le faire grandir, et une part de lui se doutait des ravages que ça pourrait provoquer. « C'est pas ton aide que je veux. » D'un geste de la main, il envoya valser le pack de glace qui tomba au sol et glissa jusqu'au mur, sans parvenir à capter plus de son attention que le peu qu'il lui avait accordé. Il ne réfléchissait pas avec logique sur tout ; c'était un mauvais move que d'avoir frappé, que d'avoir repoussé l'aide qu'elle lui offrait, mais il ne le réalisera probablement que demain, quand ses phalanges douloureuses et son erreur se rappelleront à lui pour le narguer. Ce soir, ça ne comptait pas. Gardant la mâchoire serrée pour ne pas l'interrompre alors qu'elle lui parlait, pour tâcher d'écouter ce qu'elle avait à lui dire malgré son être entier qui bouillonnait et l'envie de lui couper la parole qui le prenait déjà, il continua de se taire autant aussi bien qu'il le pouvait. Il détestait la sensation de son regard qui changeait à mesure qu'elle s'expliquait, de ses froncements de sourcils qui se faisaient moins agressifs quand il aurait voulu le marquer un peu plus, ou de sa gorge qui se serrait avec plus d'ardeur alors qu'il ne désirait que de faire disparaître la boule qui l'obstruait de plus en plus. Secouant la tête, autant pour rejeter la réponse qu'elle lui offrait que ce qu'elle lui faisait ressentir, Resen serra un peu plus les poings. « Un an, donc. Un an que tu me prends pour le dernier des abrutis, à ne rien dire. Et que tous les gens qu'on connaît à Eagan ont décidé de faire la même chose que toi, puisque personne n'a jugé bon de m'en parler. » Il détourna le regard, parce que ça devenait trop dur. Le laisser planté sur elle de la sorte, sans même chercher une issue de secours à la situation qui ne serait pas désastreuse, qui ne le noierait pas dans ce mélange d'émotions qui le prenait à la gorge. Resen savait qu'il n'était pas tout blanc lui-même. Il savait qu'ils avaient tout à chacun leurs secrets. Mais estimant qu'il ne lui aurait jamais caché une telle chose, il ne parvenait pas à comprendre pourquoi elle le faisait, elle. Alors que ses remparts se faisaient bringuebalants, ses défenses baissant les armes en le faisant se sentir encore plus exposé et à vif, il releva le menton et cracha : « c'est quoi la prochaine étape ? Il t'a fait un gosse, qui t'attend patiemment avec lui ? Et puis tout ça, c'est quoi ? Un interlude ? On serait plus à ça près. » Se retenant de lui demander quelle image elle pensait qu'il avait d'elle à l'instant précis, ne sachant pas lui-même la réponse à la question qui n'aurait servi qu'à lui faire un peu plus de mal – comme un animal blessé, Resen montrait les crocs et attaquait face à l'adversité –, il se retint d'envoyer son poing dans autre chose. « Qui d'autre est au courant, mh ? » Qui d'autre s'est librement foutu de sa gueule, au point que ça ne lui remonte jamais aux oreilles ? Pas avant que Eugène ne vienne le trouver lui-même pour annoncer la nouvelle de leurs noces. À cette simple pensée, Resen eut envie de rattraper son téléphone, et de l'envoyer une nouvelle fois valser contre le mur.

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Finn Prentis

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Message· · Sujet: Re: cry out. (f/r) cry out. (f/r) EmptySam 9 Nov - 20:09

Lorsqu'elle sentait le pack de glace lui échappait des mains, Finn le suivit du regard, presque attentivement comme s'il contenait toutes les réponses à ses questions. Elle l'observa glisser sur le sol, pour s'échouer contre un mur et hésita une seconde à aller le chercher mais se dit que c'était vain. Elle se tourna ensuite à nouveau vers Resen, soupira lorsqu'il indiqua que ce n'était pas de son aide qu'il voulait. La rouquine se mordit la lèvre pour ne pas lui demander ce qu'il souhaitait exactement. Il semblait vouloir qu'elle parte, mais qu'elle reste, qu'elle lui explique tout mais ne lui dise rien… Finn ne pouvait pas réellement lui en vouloir et elle en avait parfaitement conscience mais cela ne signifiait pas pour autant que la situation était aisée à vivre. En plus du flots d'émotion qui la submergeait, elle devait apprendre à gérer celles de Resen qu'elle ne parvenait pas réellement à appréhender. Elle choisit cependant le silence, et écouta ensuite ce qu'elle avait à lui dire. Finn hésita avant de répondre mais laissa finalement les mots la guider ne contrôlant pas vraiment ce qui sortait de sa bouche, ni même la sincérité qui en ressortait. Finn aurait presque eu envie de froncer les sourcils en entendant ce qu'elle venait de lui avouer, et eu plus encore envie de le faire lorsqu'il réagit ne retenant que les trois cent soixante-cinq jours qu'avaient durer cette mascarade au lieu de ce qu'elle venait de lui livrer. Finn se mordit la lèvre pour ne pas lui faire remarquer qu'elle s'était mise à nue comme elle ne le faisait avec quasi personne, que même devant lui, cela restait un exploit mais elle savait également qu'elle ne pouvait s'en prendre qu'à elle-même. Tant pis si la réaction de Resen était disproportionnée pour quelqu'un qui se disait uniquement son meilleur ami, s'il ne voyait que son point de vue dans cette affaire qui, au fond, ne le concernait pas tellement. Tout ce que voyait Resen, c'était qu'on ne lui avait rien dit, qu'il se sentait pris pour un con, et que cela ne lui convenait pas. Il ne vit pas que Finn avait géré la situation comme elle l'avait pu, de manière catastrophique mais du mieux qu'elle pouvait tout de même. Il ne vit pas non plus que c'était elle qu'elle avait essayé de sauver en épousant cet homme qui n'avait jamais eu son cœur, qu'il n'avait jamais été question de prévenir Resen ou non car cette union était une mission de sauvetage en urgence qui ne permettait pas de prendre le temps de consulter toutes les autorités concernées. Finn, elle-même, avait agi comme un automate, n'approuvant la demande que parce qu'il était compliqué de dire non à une demande publique, que parce qu'elle craignait de se retrouver seule, une fois de plus, si elle osait une réponse négative. Mais tout cela, Resen ne le voyait pas. Avait-il seulement les moyens de le voir ? Sûrement. A travers les aveux à demi-mots de Finn. Mais pas dans ces circonstances, pas quand une telle colère raisonnait en lui. Et Finn le savait pertinemment. Alors elle serra les dents, au lieu de lui crier tout ce qui brisait son palpitant depuis des années maintenant. Elle jeta un regard autour d'elle, dans l'espoir d'y trouver de l'alcool à boire, de quoi soulager cette douleur aigüe qui envahissait tout son corps, mais sans grande surprise, la recherche fut vaine – du moins, tant que Finn ne se résolvait pas à boire de l'alcool à quatre-vingt-dix degrés. Elle prit une grande inspiration, bloquant sa respiration pour empêcher la panique de monter, ses poumons de se noyer dans ce qu'elle traversait, attendant qu'il daigne poser à nouveau le regard sur elle. Lorsque les mots parvinrent jusqu'à ses oreilles, Finn laissa ses poumons se gonfler à nouveau d'air et regretta de ne pas avoir été cherché cette bouteille d'alcool à quatre-vingt-dix. Si elle était assez bien pour désinfecter les instruments médicaux, cela l'était assurément pour anesthésier la rouquine. Elle serra les dents, pour ne rien dire, s'efforça de ne pas le gifler quand il parla d'un enfant qui l'attendrait avec Eugene. Elle serra les points quand il parla d'interlude, comme s'il n'avait jamais compté, comme si à un seul moment de sa vie, Finn aurait pu le rabaisser à ça. Elle maintient son regard, la mâchoire tremblante de colère quand il ne cilla absolument pas avant de lui demander qui d'autres était au courant. Elle lutta, comme elle le put, contre la colère qui, à son tour, était montée en elle, sans pour autant lâcher son regard. Plusieurs secondes s'écoulèrent mais finalement, Finn explosa, bien incapable de lui parler de manière raisonné face aux propos qu'ils venaient de tenir. "Vraiment Resen ?! Tu me vois laisser un gosse derrière moi pour te rejoindre ? Avec les parents que j'ai, tu me vois vraiment abandonner un bébé pour aller retrouver mes meilleurs potes d'enfance, juste parce que ça me prend comme ça ?" Elle s'approcha de lui-même, sans même s'en rendre compte. "Tu me reproches de ne pas t'en avoir parlé mais comment voulais-tu que je le fasse ? Tout ce qui t'intéresse, là, c'est que tu sois peut être passé pour un con ? C'est ça qui t'inquiète ? Mais mets un peu ton orgueil de côté, Resen ! Eugene, je l'ai épousé parce qu'il était là quand tu n'étais pas là, ok ? Aucune autre raison. Parce que j'étais en train de me noyer quand je l'ai rencontrée et qu'il me donnait l'impression de pouvoir garder ma tête hors de l'eau ! T'étais pas là, Resen ! T'as pas le droit de me reprocher d'avoir survécu comme je le pouvais." Dans un geste qui la surprit elle-même, elle poussa ses deux paumes contre son torse. "Mais t'as surtout pas le droit de nous qualifier d'interlude ! Ca fait 24 ans que je te connais, putain ! Tu vois vraiment 24 ans d'amitié comme un interlude, comme quelque chose qui ne compte pas ? Non, je t'ai pas toujours tout dit sur ma vie, mais je suis certaine que toi non plus, Resen ! C'est pas ça qui compte. Ce qui devrait compter, c'est que j'ai traversé le pays pour te retrouver, que dès que j'ai pu, j'ai tenu une promesse que je t'avais fait il y a dix ans ! A toi, à personne d'autre, Resen. C'est pas Marvin que je suis venu retrouver, c'est pas Marvin que j'aime depuis 15 ans et peut-être même plus !" La voix de Finn se brisa alors que des larmes se mirent à couler sur son visage. Elle les essuya rapidement, d'un geste brusque, sachant pertinemment qu'elle n'aurait jamais dû laisser ses émotions parler à ce point, se livrer de la sorte. Elle prit une grande inspiration, tant pour tenir le coup que de se redonner une constance avant de dire, avec autant de conviction mais d'une voix plus lasse : "Je t'interdis de nous qualifier d'interlude, Resen. Sois en colère tant que tu le souhaites, mais ça… je te l'interdis."

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