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 cry out. (f/r)

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a softer beginning

Resen Harwell

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Message· · Sujet: cry out. (f/r) cry out. (f/r) EmptyMer 28 Aoû - 13:30

@finn prentis.
(2 septembre 2019)
Whispers in the wind, there's a wolf outside
Tryna stay together but I'm terrified
Asking, are you coming back again? (...)
The sound of your torture is bringing us pain
The weight on my shoulders I know I can't take

Les mots lui tournaient en tête, dans une boucle qui n'avait de cesse de s'animer, incapable de lui laisser le répit dont il avait besoin pour se concentrer. Malgré l'importance du combat qu'il tentait de mener à bien, Resen ne trouvait pas l'opportunité d'enfermer dans un coin de sa tête la nouvelle qu'il venait d'obtenir, et ne put s'empêcher de maudire le Ciel, ou quiconque gérait ce genre de timing au-dessus de sa tête, de lui avoir fait découvrir une telle chose juste avant d'enfiler ses gants et de monter sur le ring. Il relisait dans son esprit le message, encore, et encore, et encore. Et encore. Seuls les mots reçus parvenaient à se frayer un chemin dans le méandre de pensées qu'il essayait tant bien que mal de gérer – plus mal que bien, il semblait évident – et Resen ne vit pas le mouvement suivant lui arriver en pleine figure. Le premier coup porté à son visage lui arracha une grimace et si d'ordinaire il aurait senti sa rage grandir un peu plus dans chaque parcelle de son corps, donnant une force décuplée à ses poings, Resen ne s'en retrouva que plus sonné, l'esprit emmêlé dans un tas de pensées qu'il n'était pas sûr de savoir gérer ; il en avait une preuve de plus en plus flagrante. Il n'arrivait pas à se vider la tête, à faire partir la boule logée dans sa gorge depuis que les mots étaient apparus sur l'écran de son téléphone, à une heure du début du combat. Et depuis, plus rien d'autre ne prenait place dans le flux de pensées qui l'entourait. Resen voulait frapper, oui, mais son adversaire ce soir n'était pas celui qu'il avait face à lui, et ce simple constat parvint à lui faire perdre pied. Un deuxième coup lui fut porté, et il sentit sa peau craquer sous le choc du gant de boxe contre son arcade sourcilière. Putain. Ses coups se firent plus brouillons, moins concentrés, et lorsque la fin du combat sonna, Resen se sentit vidé de bien des manières. La mine défaite, le visage endolori, il tenta une énième fois de remettre de l'ordre dans ses pensées, mais il était trop tard, de toute façon, non ? Marvin l'avait prévenu : c'était l'un des combats à ne pas louper. Et il n'avait rien trouvé de mieux à faire que de le perdre, comme il l'avait apparemment perdue, elle.
Les minutes s'égrainèrent dans les vestiaires, alors qu'il avait demandé à son meilleur ami de le laisser seul un instant. Il n'était pas prêt pour les remontrances quant au résultat de son combat, ou peut-être se suffisait-il à lui-même pour ce genre de blâme qu'il s'adressait tout seul. Il n'était pas prêt non plus pour les questions ; que c'était-il passé ? Pourquoi est-ce qu'il avait merdé comme ça, lui qui était prêt, qui semblait l'être ? Il s'était entraîné dur, si dur. Comment avait-il pu perdre pied de la sorte et se laisser laminer, le visage désormais tuméfié, les côtes elles aussi endolories, et les yeux embués sans que la douleur n'en soit responsable ? Son téléphone entre les mains, il parcourut une nouvelle fois les paroles qui avaient, ce soir, mit sa carrière en péril, et la boule dans sa gorge ne fit que l'obstruer un peu plus encore. Sous un élan de colère, il jeta son téléphone contre le mur face à lui, et observa le verre de l'écran se briser sous la violence du choc. Il ne pouvait pas s'en foutre plus que ça, malgré le sursaut et le regard perturbé du médecin à ses côtés, qui tentaient encore de désinfecter l'ouverture de son arcade. Du coin de son œil indemne, il reconnut la silhouette de Finn, la couleur flamboyante de ses cheveux lâchés sur ses épaules, qui entouraient son visage dans une cascade de flammes. Il n'avait pas besoin de se tourner vers elle pour deviner l'inquiétude sur ses traits, et Resen ne fit que de se mordre violemment l'intérieur de la joue. Avant de monter sur le ring, il l'avait aperçue. Leurs regards s'étaient croisés, et il n'avait pas adressé à la jeune femme le même clin d'œil confiant, le même sourire qu'il arborait à chaque fois qu'il se tournait vers elle, avant le début d'un combat. Et peut-être la façon dont il l'avait toisée avait suffi à la mettre sur la piste de ce qu'il ressentait. Un soupir lui échappa et, d'un signe de la main, il fit signe au médecin de s'éloigner. Personne n'avait besoin d'être témoin de ce qui allait suivre. Toujours sans s'occuper de tourner la tête vers elle, il parvint malgré tout à la deviner en train de récupérer de quoi réparer les blessures qui prenaient place sur ses traits. À peine était-elle face à lui, sa main s'approchant de son visage pour reprendre là où son prédécesseur s'était arrêté, Resen ouvrit la bouche et cassa le silence pesant qui prenait déjà place dans la pièce. « Qu'est-ce que dirait Eugène s'il voyait la façon dont tu t'occupes de moi. » La froideur de sa voix posa les bases du reste, en plus des propos qu'il tenait. Tournant pour la première fois depuis la fin du combat les yeux vers elle, il croisa son regard et observa l'air avec lequel elle l'observait. « Je peux me débrouiller tout seul. Va retrouver ton mari. » Il tenta de maîtriser le tremblement de sa voix, entre colère et tristesse, dans un froncement de sourcil. Ses poings se serrèrent à nouveau et, se levant du banc un peu trop brusquement, il sentit sa tête se mettre à tourner mais la secoua malgré tout, lâchant un soupir. « Félicitations, au fait, Miss Prentis. » Le dos tourné, il sentit tous ses muscles se crisper avec les idées qui partaient à l'assaut de son esprit, encore une fois. Il dirigea légèrement sa tête vers elle, les mains posées sur le lavabo pour garder son équilibre, le regard évitant une nouvelle fois de se poser sur elle. « Ou bien, peu importe ton nouveau nom de famille, alors. » Les mots claquèrent, et une part de lui espérait qu'ils le fassent aussi fort que les coups qu'il avait reçus sur ce soir.

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[ The rosy gleam of his lip, the fevered gleam of his eyes. There was not a line anywhere on his face, nothing creased or graying; all crisp. He was spring, golden and bright. Envious Death would drink his blood, and grow young again. ]
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Finn Prentis

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Message· · Sujet: Re: cry out. (f/r) cry out. (f/r) EmptyHier à 21:14

Lorsque Finn croisa le regard mauvais de Resen, à quelques secondes du combat, elle n'imagina pas une seule seconde la tournure qu'allait prendre sa soirée. Au contraire, elle s'efforça d'étirer encore plus le sourire qui illuminait son visage, convaincue que le regard de Resen s'était en réalité porté vers quelqu'un derrière elle, ou que la dureté de ses traits était liée au stress du combat, et pour cause : la jeune femme n'avait aucune raison de penser que Resen lui en voulait d'une quelque façon que ce soit. Elle avait, à titre tout à fait exceptionnel, consenti de venir voir l'intégralité de son match plutôt que de se contenter de saluer Resen au début du combat pour s'éclipser. L'importance du combat justifiait sa présence mais la rouquine n'en était pas pour autant plus ravie de voir son meilleur ami se faire tabasser, sous prétexte que c'était un sport de combat considéré comme distrayant par une partie de la population. Si elle s'efforçait de garder la tête haute devant celui-ci, elle devait d'ailleurs bien avouer qu'elle ne faisait pas la fière, là, dans la foule. C'était la raison pour laquelle elle avait décliné l'invitation de Marvin de se joindre à lui à côté du ring : le voir se faire frapper était déjà insupportable, Finn n'avait pas besoin d'une place au premier plan en prime. Et elle en avait eu du nez, de refuser de se montrer aussi près de son champion, car la raclée qu'il se prenait était pire que tout ce que Finn pouvait bien imaginer. La défaite, cuisante, de Resen avait tendu tous ses muscles, partagée entre l'inquiétude et la colère : elle était bien tentée d'aller voir l'autre boxeur pour lui dire ses quatre vérités. Au lieu de ça, sans attendre la fin du match, elle se dirigea vers les vestiaires pour pouvoir y pénétrer mais on lui indiqua une fin de non-recevoir douloureuse qui l'obligea à devoir attendre que Marvin lui réponde – et à reculer de plusieurs pas. De justesse, elle se retint de protester, ne souhaitant pas prendre le risque de se faire expulser de l'établissement quand tout ce qu'elle voulait, c'était prendre soin de son boxeur, s'assurer qu'il n'allait pas trop mal, à défaut de bien.
Les minutes s'écoulèrent lentement, comme si le sablier de Windmont Bay avait du mal à laisser les grains de sable tomber, et enfin, elle croisa Marvin qui demanda à la sécurité de la laisser rentrer, mais la prévint : il était d'une humeur massacrante. La rouquine, elle, s'en moquait : tout ce qu'elle voulait, c'était le voir, vérifier qu'il n'était pas blessé aussi gravement qu'elle en avait eu l'impression (elle le voyait déjà mourant, dans une ambulance, si elle se laissait aller à trop y réfléchir) et être là pendant qu'il s'agacerait, autant que nécessaire, de cette défaite inattendue. Au moment où elle pénétrait dans la pièce, un bruit sourd se fit entendre, juste à côté d'elle et Finn n'eut pas le temps de voir Resen que sa tête allait vers le bruit, constatant la mort certaine du téléphone portable de celui-ci. Elle prit une grande inspiration et s'approcha, sans dire un mot. Elle doutait de pouvoir dire quoique ce soit qui le soulagerait et la mâchoire serrée qu'il arborait en disant long sur son état d'esprit. Elle reprit alors la place des médecins, ravie d'avoir été formée grâce à son métier aux soins de premier secours et prit le matériel qui lui semblait nécessaire avant de se venir se placer, à genoux, devant Resen, déposant les compresses, désinfectants et autres objets nécessaires à ses soins à côté d'elle. Brisant un pack qui se transformerait en glace dans les secondes à venir, elle approcha doucement sa main de son visage, cherchant encore les mots qui pourraient l'apaiser, rendre sa défaite un peu moins douloureuse de quelque façon que ce soit. Elle déglutit en entendant le froid dans sa voix, mais ne comprit pas tout de suite de quoi il parlait. Ce ne fut que quand elle lut la colère et la déception dans son regard que ses neurones connectèrent Eugène et la phrase qu'elle venait de prononcer, le fait qu'il n'aurait pas dû être au courant et le fait que, de toute évidence, il l'était désormais. Par réflexe, elle répondit du tac au tac, d'un ton similaire au sien, comme s'il n'avait aucun droit de connaître cette partie de son histoire, comme si c'était lui qui avait tort, dans cette histoire. "Ca ne le regarde pas." Mais déjà, les prochains coups de Resen s'abattent sur elle, et elle ne peut que baisser les yeux, la tête, vouloir se faire toute petite… Parce qu'il ne devait pas l'apprendre comme ça – même si elle ne sait pas vraiment comment, puisque Marvin n'aurait jamais trahi ce secret -, qu'elle devait lui dire, d'ici quelques jours. Lui expliquer, calmement. Elle aurait été prête là, à se faire foudroyer du regard comme il le faisait là. Elle ne l'aurait pas laissé en placer une avant de lui avoir expliqué pourquoi elle s'était tue, pourquoi elle s'était mariée et combien elle était désolée. Abasourdie, elle sent son corps réagir comme face à un choc : pour la deuxième fois ce soir, tout se tend en elle. Elle sent son système sanguin et nerveux s'agiter comme si elle était face à une attaque vitale, et c'est un peu ça : la réaction est appropriée, il est normal que son cœur s'agit dans sa poitrine, qu'elle ait envie de s'effondrer sous le choc. Mais c'est Resen Harwell en face d'elle, et elle sait pertinemment que si elle ne saisit pas sa chance de s'expliquer là, maintenant, il n'est pas certain qu'il la lui laissera à nouveau. Elle serre les dents alors qu'il se lève, et si elle remarque ses poings serrés, qui ne lui sont que trop familiers pour avoir passé des années à le convaincre de les détendre, elle ne s'éloigne de lui quand il se lève que pour lui laisser la place pour s'échapper, que pour le laisser respirer. Elle voudrait pourtant attraper son bras, et lui demander de la regarder, de lui donner une chance de s'expliquer, mais toute tentative trop ambitieuse risquerait d'avoir des conséquences négatives, ce à quoi elle refuse de s'adonner. Elle s'approche pourtant de lui, voyant qu'il n'est pas très stable, se raccrochant à vingt-huit années de vie pour trouver quoi lui dire, comment lui dire. Et encore, il assène un nouveau coup parce qu'il ne sait pas quoi faire d'autre – Resen a toujours, d'aussi loin qu'elle s'en souvienne, rendu les coups qu'il recevait et celui-là… Finn n'osait même pas commencer à imaginer ce qu'elle aurait ressenti à sa place. La pauvre était tellement mal qu'elle n'imagina pas une seule seconde que peut-être la réaction de Resen était provoquée par autre chose qu'une amitié vieille d'un quart de siècle, par autre chose qu'un ego blessé. "Prentis. Mon nom est Prentis." Réussit-elle finalement à cracher, avant de s'approcher de Resen, laissant échapper un bruyant soupir. Ce n'était pas contre lui, contre ses remarques – elles étaient amplement méritées – mais plutôt contre elle-même et contre ses émotions qui l'assaillaient et l'empêcher de lui dire ce qu'elle avait à lui dire. "Resen…" dit-elle, s'avançant encore pour avoir une chance de croiser son regard, quand bien même il prenait un certain soin à l'éviter. "Ce n'est… ce n'est plus mon mari." Elle soupira, et précisa qu'elle attendait encore les papiers du divorce, sachant que la moindre information qu'elle lui dissimulerait risquait d'envenimer la situation. "J'attends les papiers du divorce." La gorge nouée, Finn dut s'arrêter là, incapable de continuer de parler sans se mettre à pleurer. Elle ne méritait pas ce soulagement. Elle ferma les yeux une seconde, ses fourbes d'yeux en profitant pour s'humidifier et tendit une main vers celle de Resen, qu'elle ose à peine effleurer avant d'ajouter : "Je voulais te le dire, mais… ce n'était jamais le bon moment, et…" Elle prit une grande inspiration, sentant sa voix se briser de plus en plus au fur et à mesure des mots qu'elle prononçait. "Eugene ne comptait pas, Resen, ne compte toujours pas. C'était… " Une larme coula sur sa joue, alors qu'elle déglutissait. "C'était ce dont j'avais besoin à un moment T pour survivre, mais c'était surtout une erreur…"

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~ the one real thing I've ever known ~ Well, maybe we got lost in translation, maybe I asked for too much. But maybe this thing was a masterpiece 'til I tore it all up. Running scared, I was there, I remember it all too well ~ alltoowell
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