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 Keep your enemies closer • (marnie)

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Jackson Page

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Message· · Sujet: Keep your enemies closer • (marnie) Keep your enemies closer • (marnie) EmptyMer 28 Aoû - 20:58


Keep your friends close and your enemies closer
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L’Oregon était l'un des rares états à ne pas avoir céder à la vague rouge aux dernières élections présidentielles. D'un point de vue historique, les territoires du nord et côtiers soutennaient généralement une politique libérale et progressiste, contrairement aux territoires centre-sudistes qui se voulaient conservateurs et traditionalistes. La maire actuelle, Georgia Birdwell, siégeant depuis près de vingt-cinq ans à Windmont Bay comme démocrate, ne faisait pas exception à cette règle. En plus d'être appréciée de ses pairs et des habitants de la ville, elle participait activement à la vie des différentes communautés : locale, immigrée et indigène. C'était donc avec une certaine perplexité que Jackson avait vu un beau matin, la conseillère républicaine Marnie Darnley pousser la porte du musée historique, fraîchement inauguré par l'élue en fonction, afin d'y venir prêcher sa paroisse. La voyant ainsi tirée à quatre épingles, lèvres teintées et sourire immaculé, l'historien n'avait pu s'empêcher d'avoir la réflexion suivante : Pourquoi acheter un tailleur Valentino, si c'est pour le gâcher en y épinglant une horrible broche en forme d'éléphant ? Il avait regardé sa collègue Karen du coin de l’œil, dont l'expression du visage était égale à la sienne : dubitative. La méfiance avait régné durant plusieurs minutes, avant que Jackson finisse par se laisser emballer par le discours de la conseillère. Il ne savait pas vraiment quel jugement porter sur Garett Nowosielski, le candidat qu'elle défendait, mais il devait avouer qu'elle débordait de charisme et avait su attirer son attention. Notamment, en mentionnant la cause indigène dans son programme. La maire actuelle en faisait déjà beaucoup pour la communauté de la région, mais en tant qu'historien spécialisé en culture amérindienne et grand activiste, Jackson trouvait toujours qu'il y avait mieux à faire. Les soutiens, quels qu'ils soient, étaient importants. D'autant plus que ces derniers temps, la maire et les autorités de Windmont Bay avaient eu fort à faire avec ces histoires d'incendies. Des vols de chevaux, des agressions mineurs et des violations de territoires ne faisaient plus partie des priorités de la ville à présent et pourtant c'était le lot quotidien des habitants de la réserve. Son amie Chenoa avait failli crever les yeux aux services de secours, après que ceux-ci aient mit plus d'une heure et demie à venir au campement, pour prendre en charge son oncle qui s'était fracturé la jambe, à la suite d'une violente chute. Ce genre d'incident arrivait malheureusement trop souvent. Peut-être à cause d'un raz-le-bol général, Chenoa avait étonnement écouté Jackson lorsqu'il lui avait parlé de la visite de Marnie Darnley au musée et du programme qu'elle défendait. "Un peu de compétition de ne ferait pas de mal" avaient été ses mots exacts. Les deux amis avaient alors longuement discuté sur les points à améliorer dans la politique locale, si bien que l'historien avait fini par rappeler la conseillère, pour lui demander un entretien la semaine suivante. Sept jours plus tard, neuf heures tapante, Jackson claquait la portière de sa Ford carmin qu'il venait de garer devant le siège du Parti Républicain. Ayant presque mauvaise conscience, il jeta un œil derrière lui pour voir si personne ne le regardait, puis il pénétra à l'intérieur du bâtiment pré-fabriqué. Une demoiselle aux cheveux blonds comme les blés le reçut d'un petit sourire forcé. « J'ai rendez-vous avec la conseillère Darnley » dit-il, un peu gauchement. Son regard fût bientôt obnubilé par la décoration intérieure. Les posters de campagne recouvrant les murs, les symboles républicains fièrement affichés sur les moindres fournitures, les photographies de politiciens blancs, blancs et...blancs. Jackson commença à regretter sa venue, lorsqu'il vit le slogan « Make America Great Again » sur le mug à café de la secrétaire. Cette dernière l'invita à s'asseoir pour patienter, la conseillère étant en pleine conversation téléphonique. Jackson s'exécuta et alla poser ses fesses sur l'une des chaises jouxtant le bureau de Marnie Darnley, dont la porte était entrouverte. Prenant son mal en patience, l'historien ne pût s'empêcher de laisser traîner une oreille, réceptif à la conversation qui se déroulait de l'autre côté de la cloison.

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Message· · Sujet: Re: Keep your enemies closer • (marnie) Keep your enemies closer • (marnie) EmptyMar 3 Sep - 11:22

Les réunions entre membres du parti étaient une purge pour Marnie, qui ne se reconnaissait jamais dans les discours de ses pairs, bien trop focalisés sur leurs nombrils de mâles blancs hétérosexuels qui ne juraient que par leur grand Seigneur de Président. Depuis l’absence forcée de Garett, qui ne correspondait fort heureusement pas à cent pourcents à cette image, elle s’était autorisée quelques « départs consensuels » avec les individus qu’elle jugeait les plus immondes, les plus fermés d’esprit, et qui de toute manière refusaient de travailler en compagnie d’une femme qui s’accordait autant d’importance. Bon débarras, songeait-elle à chaque fois qu’elle mettait les pieds dans le quartier général des Républicains, et que ses yeux clairs se posaient sur les silhouettes féminines, de plus en plus nombreuses, et sur les visages beaucoup moins monochromatiques. Beaucoup de défauts pouvaient lui être attribués, notamment la manière dont elle avait accueilli son propre frère, cependant elle savait faire la part des choses et différenciait le bien global de celui qu’elle souhaitait pour son cercle familial. Pouvait-on réellement lui reprocher d’avoir refusé, dans un premier temps, la transformation de son âme sœur ? D’autant plus qu’elle avait mûri, depuis leurs retrouvailles, et elle s’investissait un chouïa davantage dans le combat pour valoriser les minorités. Voilà en partie la raison pour laquelle elle avait ouvert les yeux sur les problématiques rencontrées par la communauté amérindienne locale, installée à Windmont Bay avant même que la ville ne portât ce nom. Ayant grandi à Seattle, puis vécu une décennie en Ecosse, Marnie était peu instruite sur les us et coutumes des groupes tels que les Northern Paiute. Leur existence lui était apparue lors de l’inauguration du musée, et elle avait dès lors sauté sur l’occasion pour redorer son image, ainsi que celle de son parti. Elle avait sommé ses collaborateurs de procéder à des recherches poussées, afin qu’elle en sache le plus possible sur le dossier, puis avait ramené ses escarpins à talons dans l’établissement flambant neuf, en quête d’une oreille attentive pour les idées de développement qu’elle ajouterait au programme de Nowosielski pour les prochaines élections. Car, non, le fait qu’il était encore derrière les barreaux ne constituait pas un frein à son objectif principal. Il était innocent, du moins, il le deviendrait car ses avocats étaient bien assez chers payés, et il en ressortirait la tête haute, avec un bagage émotionnel qui ferait pleurer dans les chaumières et qui pousserait les électeurs à voter en son sens. Elle en était persuadée. Les Américains étaient idiots et pardonnaient aux créatures de la pire espèce, il suffisait de jeter un œil à l’être exécrable qui résidait à la Maison Blanche.

L’index et le majeur installés sur sa tempe douloureuse, elle secouait la tête tandis que le promoteur à l’autre bout du fil égrainait toutes les meilleures raisons du monde pour installer un centre commercial à l’entrée de Windmont Bay. L’idée était mauvaise, toutefois le chiffre qu’il lui présenta avait suffi à la faire changer d’avis, ou tout du moins prendre son mal en patience pour écouter ses arguments. « Vous savez que c’est un territoire protégé… Des gens habitent dans ces… Oui, je vous entends, mais j’aurai besoin de meilleures garanties que cela. Ce ne sera pas une tâche évidente pour moi… Je sais, c’est à nous de vous fournir la paperasse nécessaire… Non. Les Paiutes, oui, c’est leur nom. Comment ? » Elle poussa un soupir et pesa un instant le pour et le contre d’attacher le fil de son téléphone autour de sa nuque pour couper court à cette conversation une bonne fois pour toutes. Le bip caractéristique d’un double appel résonna dans son oreille droite et elle se redressa. « Désolée de vous couper de la sorte, mais pourriez-vous m’envoyer les plans, les perspectives de développement ? Je les ferai parvenir au conseil et… oui… Je vous demande de le faire, je ne vous demande pas de vous épancher davantage sur les bienfaits du spa que vous envisagez dans votre centre commercial. Merci. Une très agréable journée à vous également, » souffla-t-elle avant de raccrocher. Elle s’autorisa une grimace de dégoût avant de se remettre debout, ignorant l’appel de sa collaboratrice qui devait lui annoncer l’arrivée de son prochain rendez-vous, et rejoignit directement l’entrée de son bureau pour accueillir Jackson. « Monsieur Page, quel plaisir de vous recevoir dans notre humble demeure républicaine ! » Elle en faisait trop, mais avec suffisamment de tact pour apparaître chaleureuse, derrière son sourire rougeoyant et sa main tendue. « Comment se passent les journées au musée ? J'espère que les visites sont nombreuses, ce serait dommage de perdre l'intérêt de nos jeunes, et moins jeunes, pour la culture locale. »

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Message· · Sujet: Re: Keep your enemies closer • (marnie) Keep your enemies closer • (marnie) EmptyMer 11 Sep - 20:01

Le père de Jackson était officiellement démocrate, comme sa seconde épouse, à fortes tendances républicaines. Un héritage de son propre paternel, d'après ce qu'avait compris son fils au fil des années et des repas de famille. Ajoutez à cela des croyances protestantes malgré tout bien intégrées au patrimoine génétique des Page (Leroy Page avait perdu sa foi chrétienne, à la mort de la mère de Jackson, foudroyée par un cancer) et vous obtiendrez un retraité capable de vous sortir les pires âneries possibles, après avoir regardé Fox News pendant le dîner. L'accueil que lui réserva donc Marnie Darnley, fit étirer un sourire jaune à Jackson et les fossettes aux coins de ses yeux se figèrent dans un tic nerveux. Il ne pouvait malheureusement pas lui retourner le compliment, le plaisir n'était certainement pas le sentiment l'habitant dans l'instant. La gêne l'était peut-être. Afin de rester poli, Jackson se contenta d'offrir une poignée de main à la jeune femme. « Merci » répondit-il, sans rien trouver à ajouter. Ne sachant pas s'il devait s'asseoir avant qu'on l'y ait invité, il resta debout les mains jointes à observer la décoration intérieure de son hôte, qu'il nota beaucoup moins austère que la réception. Le lieu respirait néanmoins l'atmosphère républicaine, une petite cocarde par-ci, un article de journal par-là. Jackson cessa son inspection périphérique, de peur de tomber sur une photo du président en train de serrer des mains, encadrée quelque part. Il ne devait pas être aussi nerveux. Après tout, il était venu de son propre chef jusqu'ici et bien au courant des opinions politiques partagées dans cette demeure. Il n'avait rien décidé, rien conclu, ni rien signé encore. Il venait simplement pour discuter. Venir en ces lieux ne faisaint pas de lui à un traître, n'est-ce pas ? Une petite voix dans sa tête, lui disait pourtant que si. C'était la maire démocrate de la ville qui lui avait offert son emploi. Sans ce projet de musée, il est certain que Jackson aurait encore donné des cours du soir pour boucler ses fins de mois. « Les visites sont nombreuses, pour l'instant. En plus des habitants de la ville, nous avons reçu pas mal de touristes durant l'été. La saison a été plutôt bonne ! » assura-t-il, avec un certain optimisme. Finalement, il prit place dans l'un des sièges situés face au bureau de la conseillère. Jackson adorait son travail au musée. Il avait participé activement à sa conception, offrant son point de vue d'historien lors de la constitution des collections et l'installation de la scénographie. Ce projet était une fierté qu'il partageait avec d'autres habitants de Windmont Bay et plusieurs membres de la réserve. Ce musée était également une fierté affichée par la maire en fonction. « Nous verrons ce qu'il adviendra de la fréquentation cet hiver. En espérant que la neige ne décourage pas les plus curieux et que la municipalité garde les routes praticables » compléta Jackson, sur un ton plus modéré. Cela n'avait pas toujours été le cas. Même si la neige était monnaie courante en hiver par ici, lorsqu'elle se mettait à tomber en couche givrée en l'espace de quelques heures, l'agglomération passait une sale semaine. Pour les habitants du centre-ville, la gêne était moindre. Puisque les aller et venues des 4x4 faisaient fondre la poudreuse rapidement. Dans la banlieue périphérique, l'on s'entraidait sagement en attendant le passage de la déneigeuse. Mais pour ce qui était des routes forestières et de celle menant à la réserve des Northern Paiute, c'était beaucoup plus compliqué. Pour ne pas dire un enfer. Jackson tendait une méchante perche à son interlocutrice en critiquant ouvertement la municipalité. Le quarantaine était assez compréhensif sur le sujet, il savait qu'on ne pouvait pas être partout. Il voulait voir comment Marnie Darnley allait réagir. En aucun cas, il ne lui faisait confiance. Jackson n'était venu que par intérêt, non pour vendre son âme au camp adverse. « Vous prévoyez la construction d'un centre-commercial à Windmont Bay ? » demanda-t-il, tout innocemment. En attendant d'être reçu pour son rendez-vous, il n'avait pu s'empêcher d'écouter la conversation téléphonique qu'échangeait la conseillère, alors que la porte de son bureau était restée entrouverte. Les bribes de parole qu'il avait pu intercepter l'avaient particulièrement fait tiquer. « Cela demande de la place » fit remarquer l'historien, en croisant les mains devant lui. Et justement Jackson, ne voyait pas très bien où celle-ci allait bien pouvoir être trouvée, entre les hectares de forêts destinés à l’exploitation du bois et la réserve amérindienne protégée. L'historien souhaitait quelques éclaircissements.  

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