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 sue me for looking too pretty tonight

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: sue me for looking too pretty tonight sue me for looking too pretty tonight EmptyMar 24 Sep 2019 - 13:13

CARTER + LYDIA
@Carter Harwell
20.09.2019
(friday night, 10pm)


Elle était parée. Elle voulait être parée. Elle voulait que cette soirée soit inoubliable - ou qu’au moins, elle lui fasse oublier à quel point sa vie était pathétique et sans saveur. Etait-ce la raison pour laquelle elle s’était naturellement tournée vers Carter? Sans doute. Le jeune homme avait beau parvenir à lui hérisser le poil en moins de temps qu’il ne fallait pour le dire, il avait cette énergie qui lui manquait, cette insouciance qu’elle lui jalousait, ce grain de folie qu’elle aurait voulu s’approprier. Elle voulait avoir l’esprit libre, comme Carter semblait l’avoir à tout instant. Même malgré ses déboires amoureux, il ne semblait pas se prendre la tête et Lydia ne voulait pas se prendre la tête. Accessoirement, aussi, évidemment, il fallait bien avouer autre chose: elle n’avait personne vers qui se tourner. Elle ne voulait pas demander à Chase, il se foutrait d’elle. Elle n’irait évidemment pas regarder du côté de Tommy et les autres étaient trop jeunes pour se lancer dans le genre de soirée qu’elle avait en tête. Elle n’avait plus d’amis, tous ceux qu’elle avait connus avant d’abandonner l’école l’avaient délaissée, s’étaient désintéressés de son sort. Elle avait beau savoir qu’elle y avait sa part de responsabilités, ça n’en rendait pas moins la constatation douloureuse. Elle aurait sans doute pu essayer de se tourner vers Cash mais elle n’osait pas. Il ne l’avait pourtant jamais jugée, jamais rabrouée, mais quelque chose dans leur amitié s’était brisé et elle n’avait pas su comment renouer avec son ancien meilleur ami. Tant pis. Entre-temps, elle avait fait la rencontre de Carter, et il était devenu le candidat idéal pour la débauche à laquelle elle aspirait. Il pourrait se payer sa tête si ça lui chantait, elle s’en fichait, du moment qu’il était là pour lui montrer le chemin, pour lui montrer comment faire. Comment redevenir une adolescente normale, avec ses excès, ses transgressions et son incapacité à se soucier des conséquences.
Perchée sur son appui de fenêtre, enveloppée dans une robe de chambre qui avait connu des jours meilleurs, Lydia s’appliquait une dernière couche de vernis rouge bordeaux. Elle s’était soigneusement apprêtée, pour le coup, et la robe que Carter lui avait ‘offerte’ était suspendue à un cintre, attendant sagement d’être enfilée. Elle avait bouclé ses cheveux et récupéré une paire de hauts talons. Quant à ses grands yeux félins, elle les avait ornés d’un fard à paupières sombre mais légèrement pailleté. Elle redoutait un peu d’avoir à passer la soirée perchée sur des talons alors qu’elle avait privilégié les converses et autres chaussures plates depuis la naissance de Robin mais il fallait marquer le coup et, elle le savait, ça ne ferait qu’accentuer la longueur de ses jambes, les affinant au passage. Lydia n’aspirait pas vraiment à séduire, ce soir, mais elle voulait juste être une femme. Pas une mère. Pas une soeur. Pas une femme de chambre. Sans doute son compagnon de la soirée ne verrait-il rien de tout cela mais elle n’en avait rien à faire. Ce n’était pas un rendez-vous galant, c’était une sortie entre amis - entre deux amis insouciants, sans responsabilités, sans plans sur la comète. Une sortie qui valait la peine d’être vécue à fond et son corps avait intérêt à suivre le rythme. Hors de question qu’elle déclare forfait alors qu’elle avait accepté le défi de sortir deux soirs de suite.
Un mouvement sur sa droite lui fit relever les yeux et elle identifia le trouble-fête en approche. Soufflant sur ses ongles pour faire sécher le vernis plus vite, elle se redressa et adressa un signe à Carter.
- Par ici, Barry. C’est ouvert, tu peux monter, j’en ai pour une minute. C’est la porte du fond du couloir.
Remettant le capuchon de sa bouteille de vernis, Lydia descendit souplement de son perchoir et quitta un instant la chambre, emportant sa robe dans la salle de bain pour pouvoir l’y enfiler en toute intimité.
- Ne touche à rien. Je te préviens, je le remarquerai tout de suite si quelque chose a bougé! lança-t-elle d’une voix forte dans le couloir avant de fermer la porte de la salle de bain.
En réalité, il régnait un tel bordel dans sa chambre, qu’elle aurait été incapable de dire si quelque chose manquait. Cela agaçait profondément Bethany mais Lydia n’en avait rien à faire. Elle n’avait pas besoin d’une mère sur son dos, elle se débrouillait très bien toute seule.
La demoiselle enfila sa robe neuve et constata que c’était la première fois qu’elle la mettait, depuis qu’elle l’avait reçue, presque quatre mois plus tôt. Peut-être était-ce un signe, peut-être que tout s’était mis en place pour la préparer à cette soirée folle, mais elle chassa rapidement cette idée absurde. Elle ne croyait plus en rien, et encore moins en des signes qui pouvaient être interprétés d’inimaginables façons. Si elle avait une bonne étoile, celle-ci l’avait abandonnée depuis bien longtemps.
- Alors, tu as survécu à ton incursion dans Pioneer Oak? s’exclama-t-elle en revenant dans la chambre. Tu m’aides?
Lydia agita les doigts, comme pour expliquer son incapacité à remonter la fermeture Eclair dans son dos et offrit ce dernier à Carter. Elle se tourna ensuite vers le jeune homme et le détailla de la tête aux pieds, comme pour jauger s’il pouvait être vue en sa magnifique compagnie ou non.
- C’est ce que tu comptes porter ce soir? s’enquit-elle, l’oeil faussement critique, ayant une envie irrépressible de le taquiner.
Histoire de donner le ton de la soirée.
Il avait intérêt à être prêt à tout.

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Carter Harwell

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Message· · Sujet: Re: sue me for looking too pretty tonight sue me for looking too pretty tonight EmptyMar 1 Oct 2019 - 4:38

Carter avait été surpris de recevoir un message de la part de Lydia. D’autant plus que le contenu ne collait pas avec la personnalité qu’il avait établie chez la jeune femme. Elle était d’ordinaire loin d’être drôle, même si elle s’était avérée moins emmerdante que lors de leur premier échange. Sortir avec elle un vendredi soir, il ne l’avait pas envisagé, mais maintenant que ce moment était arrivé, il s’était surpris à être excité à l’idée de voir cette soirée se profiler. Il connaissait malgré tout la raison de l’appel au secours de la petite brune : elle savait qu’il était du genre à savoir faire la fête, et elle ne devait probablement connaitre personne à sa hauteur. Ca l’avait fait sourire de s’imaginer la jeune femme mal à l’aise dans son pull informe au milieu des jeunes débauchés en quête d’identité d’une nuit pour se morfondre le lendemain. Carter adorait les soirées endiablées, parce qu’il ne pensait à aucune répercussion d’aucun de ses comportements. Tout ce qu’il se passait en soirée faisait partie de lui, il ne se rongerait pas les sangs pour quoi que ce soit, ou presque. Il n’avait qu’une chose en tête ce soir, dévergonder la petite effarouchée que Lydia Winters était. Il savait où l’emmener pour cela. Mais avant, il se promettait de s’assurer qu’elle ne lui foutrait pas la honte en croyant se ramener à une boum ou en étant vêtue d’un t-shirt Mon Petit Poney ou autre horreur du genre. Il se mit en route pour Pioneer Oak en chantonnant sur la route,  vêtu d’un jean abimé, et d’une chemise bleue à motif, par chance, ses vêtements étaient propres, bien que non repassés, mais ça ferait l’affaire. Il déambulait dans le quartier sans trop s’attarder sur les environs. Il était certain qu’il ne vivrait jamais dans un endroit pareil. Bientôt, il achèterait un appartement dans un endroit huppé de la ville et il y organiserait les meilleures fêtes de tout l’Oregon. Presque arrivé à destination, il releva la tête alors que Lydia se tenait à la fenêtre – comme si elle l’attendait – et lui indiqua l’endroit où il devait se rendre. Il s’exécuta en ouvrant la porte de la petite maison sans oser passer la tête pour dire bonjour, ne sachant pas si elle était seule ou pas et alors qu’elle le priait de ne toucher à rien alors qu’il montait les escaliers, il cria en retour : « Salut Rhonda! Moi aussi ça va je te remercie ! » Alors qu’il rentrait dans la chambre du fond, il constata que tous les adolescents étaient les mêmes, et pesta que ses parents lui fassent des reproches puisque tout le monde faisait pareil. « Ma mère se plaignait de ma chambre pour moins que ça… » Il s’installa sur le rebord du lit de la petite brune en attendant qu’elle revienne. Finalement, intrigué par des photos sur le mur, il se leva et les observa un instant, histoire d’en apprendre plus sur la jeune femme et sa vie de famille, curieux tout simplement. Il fut stoppé dans son entreprise alors que sa compagne du soir se plaisait à le taquiner. Le blond commença à ronchonner avant de se stopper et de se surprendre en détailler sans gêne la belle plante qui se trouvait devant lui. « Très drôle… Wow. Tu vois que tu sais t’habiller quand tu veux ! » Il aurait pu être bien plus cru, mais il ne voulait pas qu’elle ait l’impression qu’il la dévorait des yeux. En tout cas, c’était déjà la deuxième fois qu’elle le surprenait. Elle avait tout l’air de s’avoir s’apprêter et se mettre en valeur. Alors qu’elle se tournait et lui demandait de fermer la robe dans son dos, il posa une question qui n’avait rien à voir tandis qu’il s’exécutait. « Elle est où ta gamine ? » L’avait-elle donnée à garder ? Il se demandait encore si elle ne lui avait pas balancé des bobards, même s’il avait vu la petite, elle pouvait aussi bien être sa petite sœur. Lydia avait décidé de se comporter à la manière de son acolyte en se permettant une réflexion sur les vêtements du jeune homme, qui plutôt que de s’offusquer, se saisit du pull légendaire de la jeune fille et le mit devant lui en prétextant : « Oui, je ne compte pas porter ton pull informe ! » Lui se trouvait suffisamment beau-gosse pour emballer toute la soirée, alors il s’en fichait de son avis. Pour être sûr qu’elle savait dans quoi elle s’embarquait, Carter prit le temps de lui montrer sa carte bleue. « Je te préviens, je compte me mettre une quinte, j’espère que tu as une bonne descente ! » Quoi qu’il en soit, ils rentreraient en taxi et remettraient ça le lendemain, gueule de bois ou pas. Mais conscient qu’il s’agissait peut-être de la toute première fois dans ce genre d’endroit pour Lydia, il préféra établir une règle : « Reste toujours pas loin de moi ok ? On ne sait jamais. Si jamais tu n’es plus dans mon champ de vision, je dénigre toute responsabilité ! » Il ferait attention à ne pas la perdre dans la foule. Après tout, Carter savait que dans ce genre d’établissement avec de la drogue qui circulait, les filles étaient des proies faciles, d’autant plus si elles buvaient. S’il plaisantait à dire qu’il se fichait de ce qui pouvait lui arriver, il éviterait qu’un accident ne se produise. « T’as ton ID ? la fausse, je veux dire. » Qu’il demanda pour s’assurer qu’ils rentreraient sans encombre. Vêtue comme était, elle allait faire des ravages ce soir. « Je suis passé prendre ça pour commencer ! » Qu’il dit en sortant d’un sac plastique des bouteilles de vodka et de jus de fruits. « T’as des verres ? » Ils avaient le temps de se pointer en soirée, et il valait mieux se désinhiber tout de suite pour qu’elle puisse être dans l’ambiance une fois sur les lieux. Il commanderait un Uber pour s’y rendre.

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: Re: sue me for looking too pretty tonight sue me for looking too pretty tonight EmptyMar 22 Oct 2019 - 19:53

En réalité, Lydia avait surtout l’impression de meubler la conversation pour étouffer l’angoisse que la soirée lui inspirait invariablement. Si elle comblait les silences, elle chasserait le malaise qui glissait en elle. Si elle donnait l’impression d’être prête à enflammer la piste de danse, Carter ne verrait pas ses tremblements, ni la peur tapie au fond de son coeur. Parce que cela faisait une éternité qu’elle n’avait pas eu la perspective d’une soirée, parce qu’en réalité, elle n’était jamais sortie comme ça. Elle avait quinze ans quand elle était tombée enceinte, seize quand elle avait accouché de Robin, et désormais, à dix-huit ans, elle avait l’impression d’être une imposture, une fraude et le grand blond allait forcément s’en rendre compte à un moment ou un autre. L’assurance de ses messages, ce n’était que de la poudre aux yeux, ses remarques assassines, la simple habitude d’être bousculée par ses frères et soeur. Pourtant elle voulait être cool, elle voulait que Carter la trouve cool, ce qui l’agaçait paradoxalement parce qu’elle voulait n’en avoir rien à faire de ce que le jeune prodige de la musique pensait d’elle. Sauf que maintenant que le pari était lancé, elle devait être à la hauteur et elle craignait plus que tout d’être une belle déception pour celui qu’elle ne qualifiait pas d’ami (pas à haute voix, en tout cas, même si elle espérait qu’ils le soient un peu, quand même). Voilà pourquoi elle l’accueillait avec tant de désinvolture, voilà pourquoi elle cherchait à avoir l’air sûre d’elle, aussi, alors qu’honnêtement, il était plutôt pas mal, avec son jeans bien ajusté, sa chemise à motifs et sa petite veste décontractée - rien à redire là-dessus. Elle n’allait certainement pas le complimenter, toutefois, parce qu’il allait avoir la grosse tête, à coup sûr.
- C’est l’avantage de ne pas en avoir, répliqua-t-elle, cynique, lorsqu’il commenta l’état de sa chambre.
Certes, elle aurait pu faire un effort, ranger ses vêtements (ou plutôt les fourrer en boule dans sa garde-robe, ni vu ni connu), redresser les livres, rassembler ses chaussures, mais si la pièce était dans cet état-là, c’était aussi parce qu’elle venait de passer trois heures à essayer toutes sortes de tenues, en quête de celle qui la ferait se sentir comme une femme fatale. Elle avait voulu trouver mieux que la robe de Carter, juste pour ne pas avoir à subir une remarque à ce sujet, mais elle avait bien dû se résoudre à accepter l’état des faits: la seule robe qui convenait à cette occasion était le fruit d’un chantage inopiné, qui avait été précisément choisi par le jeune homme qui se tenait au milieu de la pièce. En un sens, Lydia l’associait à un intrus dans son intimité, comme il était le seul garçon à être entré dans sa chambre depuis une éternité - en dehors de ses frères, évidemment - mais elle chassa l’impression parce qu’il y avait une raison à sa venue, à sa présence, et elle devait se focaliser là-dessus.
- Tu dis ça parce que tu as choisi la robe, rétorqua-t-elle, ravalant l’agréable sensation qui lui retourna le coeur.
On ne l’avait plus complimentée depuis… Lydia préféra ne pas y songer. D’abord parce que ça la ramenait forcément à Atticus, mais aussi parce qu’elle n’avait pas le souvenir que ses compliments aient eu la moindre portée hors des murs de la chambre qu’ils partageaient. Jamais il ne s’était affiché avec elle, jamais il n’avait planifié une sortie en public, contrairement à Carter qui n’avait pas hésité à accepter de sortir danser avec elle. Le grand blond avait beau lui hérisser les nerfs, il parvenait aussi à calmer sa nervosité, à atténuer ses complexes et rien que pour ça, elle le remercia muettement, d’un sourire gondolé.
- T’occupes, quelqu’un la gère jusqu’à nouvel ordre.
Lydia n’avait pas envie de penser à Robin. Elle ne voulait pas être la fille-mère, ce soir, et cela impliquait en quelque sorte nier l’existence de son enfant. Elle ne savait d’ailleurs pas pourquoi Carter s’en souciait. Pourquoi s’intéressait-il tant à cet aspect qui pesait clairement à la jeune Winters? Heureusement, l’attention du jeune homme se porta ailleurs et Lydia lui jeta un coup d’oeil avant de rouler des billes.
- Il est confortable, c’est tout son intérêt, mais visiblement tu ne le laisseras jamais en paix!
Elle lui arracha le pull des mains et le fourra sous son oreiller. Elle n’irait pas lui dire qu’à l’époque où elle l’avait reçu, il n’était pas informe, que s’il avait perdu de son élasticité, c’était parce qu’elle le mettait à longueur de temps. Elle s’était endormie dans les bras d’un autre, avec ce pull, et pendant un temps, elle avait cru naïvement y percevoir son parfum masculin. Elle n’avait pas voulu le laver jusqu’à ce qu’un jour, Bethany le lui prenne sans permission et le mette à la machine. Lydia avait tant pleuré, ce jour-là, même en étant consciente de sa bêtise et du ridicule de sa réaction.
- J’espères que tu vas tenir debout, à la fin de la soirée, parce qu’il hors de question que je te porte, je te préviens, répondit-elle avec un haussement d’épaules, éludant par la même occasion sa remarque.
Elle n’allait pas lui dire qu’elle n’avait plus bu d’alcool depuis des mois, tout de même! Il allait la larguer directement, sinon. La suite fit naître un sourire narquois sur les lèvres de la jeune femme qui croisa les bras sur sa poitrine et arqua un sourcil inquisiteur:
- Oh, tu vas être mon chevalier servant ce soir, c’est ça? Je garderai mon verre à l’oeil, si c’est ça qui te fait peur.
Les histoires de verres drogués, de mémoire envolée, de filles inconscientes violées, Lydia n’en avait évidemment pas été épargnée.
- Tu risques de le regretter, ce conseil, si tu trouves tout à coup une nana à emballer. Autant te le dire tout de suite. Je doute qu’elle apprécie de me voir te suivre comme ton ombre.
L’idée qu’il puisse vouloir subitement l’abandonner ne lui avait cependant pas effleurer l’esprit jusqu’à cet instant et son front se barra d’une ride soucieuse:
- On ne mettrait pas quelques règles en place avant de se lancer, dans ce cas? Règle n°1, ce n’est pas une soirée pour draguer. Hors de question d’abandonner l’autre en cours de route. Il y aura plein d’autres occasions de te trouver une minette.
Parce qu’il y avait plus de chance qu’il trouve de quoi s’amuser qu’elle, c’était évident, raison pour laquelle elle tendit la main, comme pour sceller un pacte. Elle leva cependant son index à sa question suivante, lui intimant d’attendre une seconde, avant d’aller fouiller dans un tiroir - celui de ses sous-vêtements, seul endroit où elle était à peu près certaine que personne n’irait fouiller (Chase, dans ce cas-ci, naturellement). Elle brandit la carte que son frère (oui, Chase, à nouveau, évidemment) lui avait procurée. Plus vraie que nature. Sauf qu’elle s’appelait Tamara Jones. Elle la tendit à son compagnon de la soirée et récupéra les bouteilles en échange.
- Autant boire au goulot, dit-elle d’abord, avant de laisser un sourire trahir sa plaisanterie. Bien sûr qu’on a des verres, pour qui tu nous prends? Je reviens.
A nouveau, elle l’abandonna dans sa chambre, chose qu’elle n’aurait jamais faite en d’autres circonstances, et fit l’aller-retour entre la cuisine et l’étage en un temps record. Elle revint en faisant tinter deux verres.
- Je t’aurais bien proposé d’aller boire en bas mais je ne sais pas quand les autres risquent de rentrer et je n’ai pas envie que tu me lâches pour passer la soirée avec Chase, annonça-t-elle avec une grimace qui trahissait la pointe de vérité qui se cachait derrière ces paroles.
Chase volait la vedette à tout le monde et elle était à peu près sûre qu’ils pourraient s’entendre. Or, elle ne voulait pas que quelqu’un vienne saboter sa soirée. Lydia posa les verres sur un meuble et ouvrit la bouteille de vodka puis celle de jus de fruits, avant de faire un mélange assez mal dosé (en faveur de la vodka, à l’évidence). Elle se tourna ensuite vers Carter et lui tendit le cocktail de fortune:
- A notre soirée endiablée?
Et elle espérait qu’elle le serait. Vraiment. Elle en avait besoin. Il fallait qu’elle se déconnecte de la réalité, qu’elle range son quotidien misérable au placard, même si ça n’était que pour un week-end, ou même une soirée.
Car il n'était pas dit que Carter ne se désiste pas à mi-parcours, en voyant quelle piètre binôme de soirée elle faisait.

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Carter Harwell

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Message· · Sujet: Re: sue me for looking too pretty tonight sue me for looking too pretty tonight EmptyLun 4 Nov 2019 - 0:22

Il sentait la jeune femme bien plus nerveuse que lors de leur première rencontre, elle qui avait toujours mis un point d’honneur à lui rabattre le caquais. Carter ne s’en formalisa pas pour autant, il était convaincu qu’il pouvait la transformer en party animal. Elle a ce qu’il faut pour s’affirmer, tout ce dont elle a besoin c’est de quelqu’un, capable de lui faire lâcher prise. Carter se sent le mieux placé pour cela. Elle peut être cool Lydia, elle doit juste apprendre à ne pas trop réfléchir et à vivre l’instant présent. Elle apparait très souvent en totale maitrise de ses émotions, froide au possible, faisant preuve d’un grand culot. Comme à son habitude, elle se plait à user de sarcasme et à railler ses dires. Il pouffe de rire tant il n’en a que faire de ses réflexions. Bien sûr que la chambre qu’il occupe chez son cousin n’est pas la sienne et qu’il ne s’agit que d’un logement de fortune pour lui qui possède une chambre gigantesque dans la Greater Toronto Area, mais il n’a pas envie d’argumenter longuement sur un sujet si futile. « J’ai une chambre chez mon cousin. » Où veut-elle qu’il dorme ? Dans le salon ? Ca l’aurait vite agacé. Mais peut-être faisait elle référence à la chambre qu’il occupait jadis avec sa dulcinée au Majestic. Un retour sur un événement qu’il préférait oublier tant les choses avaient changé depuis. De l’eau avait coulé sous les ponts et il n’avait plus revu son ex depuis des mois interminables. En revanche, il avait appris à connaitre Lydia, une fille de son âge, comme le dirait Finn. Au compliment qu’il lui offre, Lydia le dénigre, comme si le fait de choisir la robe de sa partenaire du soir pouvait avoir un quelconque effet magique sur sa beauté. « Non, je dis ça parce que t’es canon dans cette robe c’est tout ! » Comme elle, il attenue ses propos. Plutôt que de lui dire qu’elle est canon mais qu’elle est parfaitement mise en valeur, il rajoute le vêtement comme justification. Il n’est qu’un adolescent après tout, il n’est pas le roi du romantisme. Et il n’est pas non plus connu pour son tact. Alors qu’elle lui demande de se mêler de ce qui ne le regarde pas, elle avoue que la gamine est entre de bonnes mains, et ça rassure le grand blond qui sourit pour lui avouer qu’il avait songé à faire la fermeture de l’établissement. « Tant mieux, comme ça t’as pas d’excuse pour rester jusqu’au bout de la nuit ! » Il espère qu’elle ne se défilera pas. Mine de rien, bien qu’il sorte la plupart du temps, ça fait longtemps qu’il ne s’est pas laissé aller complètement, pour diverses raisons évidemment. Entre sa rupture, son envie de percer dans la musique et les ultimatums de ses parents. « Oui mais ça va pour quand tu regardes la télé sur un canapé, pas quand tu sors ! » Qu’il se défend, surtout surpris qu’elle lui ait arraché le pull des mains comme si elle avait été terriblement vexée de son comportement. Il la trouve à fleur de peau, c’est étrange… Pourtant, l’idée de passer ces deux soirées avec lui était la sienne n’est-ce pas ? Serait-elle nerveuse au point d’en perdre ses moyens ? Si Carter compte passer la soirée à être insouciant, il éclate de rire à la remarque de Winters, qui selon lui n’a aucune logique. S’il est incapable de marcher, elle serait probablement en coma éthylique. Aussi, il lui tapote la joue en ricanant, comme à son habitude. « Elle est mignonne ! J’ai pas besoin qu’on me porte t’inquiètes pas ! » Il n’ira pas jusqu’à la mettre en danger de toute façon. Semblant s’étonner de sa mise en garde, la jeune femme cherche probablement à provoquer une nouvelle réaction chez le garçon de dix-huit ans qui hausse les épaules, niant toute inquiétude venant de sa part. « Je veux juste m’assurer que tu sais où tu mets les pieds. Y a des mecs pas très nets parfois. » Mais même s’il ne l’admet pas, il gardera un œil sur elle. Et puis, elle se met à faire des scénarios dans sa tête, et le grand blond pouffe de rire en secouant la tête. Comme si les filles en soirée allaient se gêner parce que quelqu’un était pendue à son bras. « T’auras qu’à jouer la copine jalouse si tu veux ! » Il hausse les épaules. Ca lui rappelle l’épisode de la boutique, dans laquelle il avait préféré la faire passer pour sa sœur, tandis qu’elle avait cherché à faire croire qu’ils étaient un couple alors qu’ils se connaissaient à peine. Elle ne lui laisse même pas le temps d’acquiescer pour établir des règles sur la soirée, et il trouve que c’est une mauvaise idée, parce qu’il n’aime pas qu’on lui impose quoi que ce soit. Il se défend alors, cherchant à lui prouver que ça peut être drôle de les voir flirter avec d’autres et de les remballer par la suite. Il l’a souvent fait, sans aucun scrupule. « Pas une soirée pour draguer ? Autant rester ici et regarder un film ! Ca fait partie du fun, tu verras, je te montrerais ! » Il veut montrer à Lydia qu’elle n’a pas besoin de se préparer, que tout se fera au feeling. De toute façon, une fois sur les lieux, ils seront déjà bien éméchés et ne se soucieront de plus grand-chose. Toutefois, il savait qu’il suivrait la règle de ne pas l’abandonner, il la faisait sortir, ce n’était pas pour lui faire peur. Se saisissant de la carte d’identité factice qu’elle venait de récupérer dans un tiroir, il la mise dans sa poche, histoire de ne pas l’oublier, se fichant bien du nom qu’elle portait dessus. Une fois de plus, la jeune femme qu’il invitait ce soir le surprit par sa suggestion. Boire au goulot. Le sourire du garçon s’étira inévitablement. Elle apprenait vite. Il en était ravi. « J’aime cette idée ! Je pensais que t’aurais peur de choper une maladie en buvant au goulot ! » Lui qui la prenait pour la sainte nitouche de service, il s’était bien trompé sur son compte. Carter attendit sagement qu’elle revienne avec les verres, sans bouger, se remettant ses cheveux en place. Grimaçant au possible alors qu’elle lui parlait d’un certain Chase, dont il ne savait rien, il crut qu’elle le pensait homosexuel. Préférant s’assurer qu’elle ne comprenne pas les choses de travers, il mit les points sur les i. « C’est qui Chase ? Je suis pas gay hein ! » Il était très bien sur le lit de la jeune femme. Il n’avait pas besoin de boire en bas. De toute façon, il ne valait mieux pas car il ne comptait pas laisser les bouteilles à moitié pleines. Faisant tinter le verre qu’elle lui avait tendu et celui de la belle pour trinquer, il lui fit un clin d’œil : « A ton bizutage ! » Pour être endiablée, la soirée le serait, ça ne ferait pas de doute. Une bouteille de vodka descendue à eux deux, Carter décida quelques instants plus tard de prendre un Uber pour se rendre au bar night-club de Portland où il avait ses habitudes. Hilare sous les effets de l’alcool, il n’avait eu aucun souci à attirer Lydia à l’intérieur de l’établissement où la musique trop forte battait son plein. Il avait même attrapé les doigts de son acolyte pour ne pas la perdre pour avancer, se frayant un chemin au milieu de la foule. Proche du milieu de la piste de danse, Carter s’approcha au plus près de l’oreille de Winters pour lui crier : « Hey Rhonda, tu veux danser ? Après je t’offre un plateau de shots ! » Il valait mieux que la vodka se dissipe ou elle finirait aux toilettes. Il se plaça alors derrière elle, l’attirant contre lui pour se déhancher au rythme de la musique.

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Lydia Winters

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Message· · Sujet: Re: sue me for looking too pretty tonight sue me for looking too pretty tonight EmptyLun 11 Nov 2019 - 15:59

Lydia espérait ne croiser personne d’ici à ce qu’ils quittent la maison pour sortir. Elle n’avait pas envie de capter un regard désapprobateur ou d’entendre une remarque désobligeante. Bethany ne manquerait pas de lui lancer le premier, Chase de lâcher l’autre. Quant à Tommy, comme ils étaient plus ou moins en froid depuis plusieurs mois, sans doute se garderait-il d’émettre la moindre mise en garde. Il valait mieux. Lydia ne lui avait toujours pas pardonné la façon dont elle avait dû apprendre les choses - plus que ce qu’elle avait appris. Sa rancoeur s’émoussait à peine quand elle le voyait, comme si elle était incapable de le détester sur le long terme, mais dès qu’il s’éloignait, les dents se hérissaient à nouveau, irritant les nerfs de l’adolescente furieuse. Oliver était instinctivement écarté de cette guerre froide, même si Lydia ne parvenait pas à lui parler ou à se rapprocher, parce qu’elle l’avait toujours considéré comme le petit dernier, comme si un gouffre les séparait lorsque trois ans à peine les éloignait. Sans doute le fait qu’elle ait dû mettre au monde un enfant alors qu’elle n’y était aucunement prête la poussait à considérer l’adolescent comme un gamin. Pourtant, une certaine amertume ne manquait pas de lui monter à la gorge quand elle réalisait qu’il était sûrement plus mature et futé qu’elle. Lui, au moins, ne se serait jamais fourré dans une situation pareille. Lui, au moins, n’avait pas fichu son avenir en l’air pour les beaux yeux d’une petite célébrité locale.
Elle voulait les chasser de son esprit, tous autant qu’ils étaient. Les Winters, Atticus, elle ne voulait plus leur laisser cet espace vital et même si ça n’était que pour une soirée, c’était déjà ça.
- Je parlais du fait de ne pas avoir de mère, le railla-t-elle, se doutant bien qu’il n’était pas sans abri.
Les autres pouvaient compenser et se plaindre à la place de celle qui l’avait mise au monde mais ils connaissaient Lydia par coeur et savaient qu’il était inutile de la rappeler à l’ordre. L’adolescente n’en avait jamais fait qu’à sa tête - ce qui était sans doute en partie la raison pour laquelle elle se retrouvait aujourd’hui dans cette situation mais Lydia préféra ne pas s’appesantir sur la pensée. Il n’y avait pas que son entourage qu’elle voulait remiser au placard ce soir, il y avait aussi sa vie en général. Elle voulait juste être une autre, l’espace de quelques heures. Etait-ce trop demandé?
- D’accord, Barry, dit-elle, prise de court, lorsqu’il insista. Merci… J’imagine, ajouta-t-elle, embarrassée, incapable de savoir comment réagir au compliment.
Raison pour laquelle elle préférait le noyer dans les sarcasmes ou le minimiser, plutôt que de laisser apparaître le trouble.
- Je n’allais pas me trouver d’excuses, se défendit Lydia, avec une moue légèrement renfrognée.
Pour qui la prenait-il? Elle n’avait pas fait tous ces efforts pour se débiner au dernier moment. Alors, quand le grand blond se mit à se payer de sa tête en lui tapotant la joue, Lydia repoussa sa main et secoua la tête d’un air impatient.
- Sans blague! Dis-moi quelque chose que je ne sais pas, Carter! Je vais t’apprendre quelque chose, peut-être, mais il y a toujours un pauvre type pour montrer aux filles qu’elles doivent faire attention.
Elle songeait aux vieux pervers qui mataient dans le bus et qui n’esquissaient même pas la moindre once de gêne quand ils étaient pris en flagrant délit, à ceux qui croyaient que siffler une nana en rue avait quoi que ce soit de charmant. Mais qu’est-ce qu’il en savait, lui? Il était un mec, il avait sûrement toutes les filles à ses pieds, c’était donc une ironie qu’il cherche à la mettre en garde.
- J’ai déjà assez de frères.
La remarque suivante de Carter ne lui fit récolter qu’un regard blasé qui se conclut lorsque Lydia leva les yeux au ciel.
- T’aimerais bien, je parie? Tu devrais faire attention, je pourrais jouer le rôle, juste pour ruiner ton coup. Tu ne m’as jamais vue à l’oeuvre.
Bon, un peu quand même. Il l’avait vue au magasin, il avait bien dû se douter qu’elle n’avait pas un caractère facile et qu’elle pouvait se montrer très très chiante si l’envie lui prenait. Mais honnêtement, Lydia ne tenait pas à se donner en spectacle, ni à passer pour une hystérique, elle voulait juste s’amuser et elle savait avoir fait appel au candidat idéal pour cela, même s’il l’agaçait quelque peu, avec ses mises en garde.
- Me montrer quoi? Je parie que tu vas m'oublier dès que tu trouveras une nana à ton goût.
Toujours cette assurance que Carter n’avait qu’à sourire pour emballer n’importe quelle fille. Sans doute se basait-elle uniquement sur le fait qu’il s’était tapé une femme plus âgée, mais elle avait aussi vu à quel point il avait sa petite notoriété sur les réseaux sociaux. A coup sûr, il avait son lot de fans et elle avait bien trop connu l’amère sensation d’être délaissée pour vouloir l’expérimenter à nouveau ce soir. Peut-être que ses craintes s’évanouiraient avec l’ivresse, Lydia comptait dessus, en tout cas, quand elle remplit leurs verres et elle émit un gloussement lorsque Carter se défendit d’être gay:
- Chase est mon frère. Je n’ai juste pas envie que vous deveniez best buddies.
Elle ne précisa pas qu’elle était certaine qu’ils s’entendraient à merveille. Chase était cool, plus cool qu’elle, à l’évidene. Or, ce soir, elle ne voulait pas risquer de voir son compagnon de débauche s’éloigner parce qu’il y avait mieux ailleurs. Elle voulait être ce qu’il y avait de mieux, point final.
Un sourire gondolé étira les lèvres de Lydia qui acquiesça et but une longue gorgée, sans pouvoir réprimer une grimace en sentant le feu se propager dans son oesophage et exploser dans son estomac. La seconde fut cependant moins pénible et au bout de la quatrième, Lydia pouvait déjà sentir la légèreté la gagner, alors que les prises avec la réalité semblaient être déconnectées une à une.
Moins d’une heure plus tard, la maison des Winters était loin et Lydia n’avait d’yeux que pour les néons fluorescents qui dansaient devant ses yeux émerveillés. Elle avait l’impression de planer, insensible à la fraîcheur nocturne, marchant sur ses hauts talons comme si elle avait fait cela toute sa vie. Tamara Jones avait réussi à leurrer les deux gorilles qui gardaient la porte d’entrée - à moins que ce soit la notoriété de Carter qui ait tant facilité leur entrée dans la boite de nuit. Qu’importe la raison, Lydia ne s’en souciait plus. Elle avait le regard enchanté de celle qui a le sang déjà bien alcoolisé, regard qui balayait l’endroit qu’ils avaient investi et où, selon elle, la moyenne d’âge devait plutôt tourner autour de trente ans. Etait-ce là que Carter avait déniché son ex-petite amie? se demanda-t-elle furtivement, alors qu’elle suivait le jeune homme, ses doigts accrochés aux siens. Elle s’apprêtait d’ailleurs à le lui demander, l’esprit assez désinhibé pour sortir tout ce qui lui passait par la tête, mais Carter la devança en proposant de danser.
- C’est pour ça que je suis là, non? répondit-elle, adaptant le volume de sa voix au fond sonore, avant d’esquisser un sourire à la fois rêveur et absent.
Danser, oui. Se libérer. Oublier qui elle était. Chasser le malaise, les complexes, les doutes. Le chagrin. La solitude. Le désarroi. Sortir du labyrinthe. Emerger du brouillard. Ce qui était parfaitement paradoxal puisqu’au contraire, elle s’y était enfoncée, jusqu’à ce que l’alcool l’immerge complètement. Lydia laissa la mélodie s’immiscer en elle et ferma les yeux, s’adaptant au rythme. La musique était jouée à plein volume et cela participait sans aucun doute à l’immersion totale. L’adolescente se laissa emporter par l’ambiance enflammée et quand elle perçut l’approche de Carter qui l’attira contre lui, elle résista à peine.
Le miracle avait opéré. Plus de Winters, plus de souvenirs douloureux, plus de job éreintant, plus d’absence de perspectives. Il n’y avait qu’elle, la musique - et Carter. Envoûtée par la danse, Lydia éleva la main et effleura la joue du jeune chanteur, alors qu’elle bougeait toujours à son rythme. Ce ne fut que lorsque ses doigts glissèrent derrière la nuque de Carter et s’enfoncèrent dans ses cheveux que Lydia sembla prendre conscience de son geste et qu’elle s’écarta pour lui faire face. La demoiselle le dévisagea un instant puis s’avança d’un pas pour lui dire à l’oreille:
- D’accord, tu chantes, tu danses, tu as encore d’autres talents cachés? Tu es acteur, aussi? Jongleur? Acrobate?
Elle lui décocha un sourire en coin. Elle aurait pu le laisser danser contre elle, ce n’était évidemment pas désagréable, mais il y avait quelque chose de si intime à le sentir si près qu’elle avait légèrement paniqué. Peut-être allait-il s’en douter, tout comme il avait sûrement deviné qu’elle avait un peu exagéré le trait de la fille sûre d’elle qui voulait danser. A l’évidence, elle avait affaire à un plus doué et plus expérimenté qu’elle et ça avait quelque chose d’intimidant.

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Carter Harwell

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Message· · Sujet: Re: sue me for looking too pretty tonight sue me for looking too pretty tonight EmptyMar 19 Nov 2019 - 23:21

Carter n’avait pas osé demander à Lydia pourquoi, soudainement, elle avait voulu sortir avec lui, faire la fête et se faire entrainer dans la débauche. En soi, ça ne le dérangeait absolument pas, bien au contraire… Elle était probablement une des seules personnes dans son entourage qui accepterait de sortir avec lui sans lui faire de réflexion sur son âge. Et puis, il avouait qu’il avait été surpris de voir qu’ils avaient fini par s’entendre depuis leur rencontre il y a de cela un petit moment. Ils étaient un peu similaires : en échec scolaire, mais pas pour les mêmes raisons, ils avaient tous deux l’impression d’être rejetés, incompris. Et puis ils avaient tous les deux souffert une rupture assez compliquée à gérer. Mais ils n’en parlaient pas. Il ne savait pas s’il pouvait dire qu’ils étaient amis, ils ne se confiaient pas réellement l’un à l’autre. Elle devait déjà le faire avec quelqu’un d’autre, et Carter était du genre à ne pas parler de ses problèmes et faire sa sauce dans son coin. Les seules fois où il s’était hasardé à lui poser des questions personnelles, Carter s’était vu remballé. Aussi quand elle le corrigea en lui expliquant qu’elle ne parlait pas de sa chambre mais de sa mère, il ne sut quoi dire et se contenta d’une simple syllabe. « Ah… » Il haussa ensuite les épaules, comme pour signifier que l’heure n’était pas à la mélancolie, ni à la tristesse : « Remarque, ici j’en ai pas non plus ! » Il lui offrit un grand sourire pour essayer de changer de conversation en toute simplicité. Carter n’était pas de ceux que vous verrez déprimer. Il avait beau avoir mal encaissé sa rupture avec sa petite-amie, il ne le montrait jamais. Son sourire ne disparaissait jamais. D’ailleurs ce dernier s’élargit quand la jeune femme usa du sobriquet dont elle l’avait affublé au Majestic ; elle l’utilisait généralement quand elle était mal à l’aise. Une chose était certaine, Lydia ne faisait pas partie de celles qui recherchaient les compliments et qui s’en nourrissaient. Il s’assurerait que ça change avec le temps. « Joue pas les timides, tu le sais que t’es un bloc ! » Il surenchérit, sans arrêt, avec son franc parler bien à lui, non pas pour la rendre mal à l’aise, mais qu’elle se rende à l’évidence. Lydia semble être certaine qu’elle tiendrait le coup avec lui, jusqu’au bout de la nuit. Il appréciait cette conviction, même s’il se disait déjà qu’elle ne pourrait suivre son rythme pendant deux jours. Mais il lui accordait le bénéfice du doute. « Ca, ça me plait ! » Elle le rassurait, parce qu’il refusait de la voir faire machine arrière maintenant qu’il avait pris ses dispositions. Il voulait qu’elle passe une soirée d’enfer et qu’elle s’en souvienne toute sa vie. Lydia lui reprochait de sortir les violons alors qu’elle connaissait le harcèlement au quotidien. Levant les yeux au ciel, le blond chercha à calmer le jeu : « Ok, ça va, je prends juste des précautions ! Tout doux la féministe ! » Il passa une main dans ses cheveux, se laissa tomber sur le lit de son acolyte, et ne lui répondit rien concernant ses ainés. Il savait ce que c’était aussi, il était le petit dernier de la famille. Et comme elle, il n’appréciait pas qu’on lui donne des conseils. Il avait l’impression que quoi qu’il dise, Lydia prenait la mouche, comme si quelque chose la tracassait. Alors qu’il pensait l’amuser, il n’en était rien. Il crut bon de ne pas insister sur le sujet des filles qu’il y aurait en soirée, parce qu’il considérait qu’elle n’entendrait pas raison. Il avait suggéré l’idée par rapport à leur petit numéro dans le magasin la fois précédente. Il choisit de ne pas prêter attention à sa rhétorique. Après tout, il n’en savait rien. L’avoir au bras n’avait rien d’honteux selon lui. Elle avait beau lui avoir dit que son ex avait honte d’elle, Carter n’aurait aucun mal à l’amener en soirée avec lui. Elle n’avait rien de repoussant, et elle s’avérait plutôt sympathique quand elle baissait sa garde. Carter se rendait compte qu’en fin de compte c’était le fantôme de son passé qui lui faisait craindre que le Canadien l’abandonne pour la première venue. Il se résigna à se dire qu’il ne pourrait faire tourner en bourrique une autre jeune fille, sans pour autant se lever de la tête qu’il s’amuserait quand même. « Tu me ruineras rien du tout, je t’emmène avec moi c’est pas pour me casser deux minutes après ! » Il comprit qu’il avait besoin de la rassurer. Aussi, il s’avança vers elle et lui demanda d’une traite, sans filtre : « Pourquoi tu stresses comme ça ?! » C’était une question légitime. Il avait accepté de sortir avec elle, et elle le connaissait suffisamment pour savoir qu’il n’était pas le genre à s’embarrasser avec quelque chose ou quelqu’un lorsqu’il n’en avait pas envie. Rassuré qu’elle ne le prenne pas pour un homosexuel – pas qu’il ait de problème avec mais parce que ça ferait du mal à son ego de mâle alpha – il railla à sa façon, éclatant de rire avant de complimenter de nouveau la petite brune. « Si tu crois que je préfère sortir avec un gars plutôt que Rhonda en tenue sexy, bah t’es une cause perdue ! » Parce que pour lui, il n’y avait pas photo.
Il savait que ce n’était pas judicieux de faire boire la jeune femme de la sorte, mais il lui avait promis une soirée mémorable, et même si elle ne s’en souvenait pas le lendemain, il considérait qu’il aurait bien fait son travail. Il le voyait, elle avait besoin de s’abandonner à un sentiment qu’elle ne connaissait pas, elle avait besoin de se laisser aller, de s’exprimer, d’apprendre à vivre comme toute jeune fille de son âge, et ce n’était pas parce qu’elle était mère, qu’elle devait s’interdire d’être l’adolescente qu’elle était toujours. Danser lui semblait le meilleur moyen pour s’enivrer de la musique et profiter de n’être que de simples adolescents parmi une foule d’inconnus. Il lui sourit lorsqu’elle accepta sa requête et crut qu’il avait trouvé la clé, le remède aux maux de cette petite femme de ménage qui avait beaucoup à découvrir mais aussi à offrir au monde. Il ne l’avait pas vue venir se faire une place dans le sien. Alors qu’elle danse contre lui, il capte son regard, ne la lâche pas un instant. Elle a l’air de se sentir vivante, enfin, oserait-il dire. Il ne sait si c’est elle ou si ce sont les effluves de la vodka bue un peu plus tôt qui le transcende, mais il se passe quelque chose. Il ne saurait dire quoi et la caresse des doigts de l’adolescente sur sa joue lui fait un effet bizarre. Ses doigts dans ses cheveux, le corps de Lydia bougeant en symbiose avec le sien sur la piste de danse. Les mains du chanteur qui glissent sur la silhouette de la jeune femme, et puis elle se détache de lui, comme si elle avait vu un fantôme. Et ça frustre Carter qui avait apprécié ce moment suspendu. S’il ne dit rien, il l’écoute le questionner et à son tour, amène sa bouche contre son oreille pour lui souffler : « Tu oublies styliste… et je peux te montrer un autre talent… » Elle a quelque chose d’envoutant Lydia ce soir, et il a envie de succomber à ce qu’il ressent, aussi, il approche lentement son visage de celui de Lydia, et une fois capable de sentir le souffle de la jeune Winters, il comble la distance entre leurs lèvres et l’embrasse avec intensité. Sa main passe même sur sa joue avant qu’il ne prenne lui aussi de la distance. Il craint qu’elle lui en veuille. C’est bête, il ne s’était jamais posé la question auparavant, mais il la respecte assez pour lui donner le choix. Ne sachant plus trop quoi dire, il ne perd pas complètement le nord et se rattrape comme il peut : « On commande le plateau de shots ? » Peut-être que ça les aidera.

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Message· · Sujet: Re: sue me for looking too pretty tonight sue me for looking too pretty tonight EmptyMar 3 Déc 2019 - 21:30

N’aurait-elle pas dû se douter que ses mots pouvaient passer pour une ouverture, une perche tendue, même inconsciente? Peut-être que oui, peut-être qu’elle devait cette plaisanterie légèrement provocante à l’alcool, peut-être qu’elle jouait avec le feu. Elle n’avait pas dressé une liste de pour et de contre, elle n’avait pas vraiment cherché une alternative. Elle avait jeté son dévolu sur ce garçon qu’elle ne connaissait même pas, quelques mois plus tôt, et avec qui les choses n’étaient pas parties du meilleur pied. Si on lui avait dit, juste après avoir reçu sa robe (le butin de son chantage), qu’elle jetterait toutes ses responsabilités à la poubelle pour passer la soirée avec ce grand blond trop sûr de lui, Lydia aurait sûrement ri. Un grand rire qui sonnait faux, moqueur, railleur. Mais bien sûr! Et pourtant… elle n’avait pas hésité à lui proposer, même si elle avait été prise d’une légère appréhension à l’idée qu’il décline l’invitation et elle ne pouvait nier avoir senti son coeur s’accélérer en s’imaginant cette sortie. Elle avait eu l’impression de renaître et elle en avait honte. Elle s’était dit qu’il n’acceptait que parce qu’il ne la connaissait pas réellement ou qu’il n’avait rien de mieux à faire, et elle s’était efforcée de ravaler les doutes qui cherchaient à l’assaillir. Il ne fallait pas grand-chose pour que Lydia Winters se mette des bâtons dans les roues. Mais les choses s’étaient déroulées comme elle l’avait espéré et elle ne regrettait pas d’avoir tendu la main à Carter, malgré la conscience qu’à tout moment la soirée pouvait tourner au chaos. Lydia s’en fichait. Elle ne voulait pas réfléchir, elle voulait rayer le reste de son existence et Carter gommait ses tracas, même si c’était sous la forme de remarques insensibles et de mouvements que la jeune Winters peinait à suivre.
Les compliments qu’il n’hésitait pas à appuyer, par exemple, surtout quand elle cherchait à les chasser d’un air désinvolte. Elle ne savait honnêtement pas comment les accepter, d’autant plus que depuis qu’elle s’était mise à gonfler comme un ballon baudruche durant sa grossesse, elle ne s’était plus jamais sentie attirante. Son reflet se déformait chaque fois qu’elle jetait un regard dans un miroir et elle ne voyait que les cheveux ternes, les yeux cernés, l’uniforme quelconque, le teint fatigué. Elle était même persuadée d’apercevoir les premiers signes de rides prématurées. Etait-ce si étonnant? Sa vie n’était faite que de tracas, elle passait plus de temps à faire la gueule qu’à sourire, alors forcément, au bout d’un moment, ça laissait des marques. Carter exagérait sans doute le trait pour la rassurer - ce qui, en soi, serait plutôt gentil de sa part - ou il avait quelque chose derrière la tête - mais ça, elle ne préféra pas y songer. Elle ne voulait pas analyser en profondeur leur drôle d’amitié naissante. Elle s’était tournée vers lui parce qu’il avait toute l’insouciance qui lui manquait, parce qu’il ne se laissait jamais démonter et parce qu’il semblait toujours paré pour se lancer dans une soirée endiablée. Toutefois, elle avait beau enfiler le costume de la nana qui sortait tous les week-ends, il était évident, à sa façon de se braquer, qu’elle ne gérait rien du tout et à plusieurs reprises au cours de l’échange qui suivit, elle regretta de ne pas s’être mordu la langue plutôt que de laisser transparaître ses complexes. Carter eut cependant la sagesse de ne pas poursuivre sur cette voie et elle lui en fut muettement reconnaissante. Elle ne voulait pas gâcher l’ambiance avec ses paroles acerbes et ses constantes remises en question. Elle voulait être cool, lui prouver qu’il pouvait passer une bonne soirée avec elle. Elle en était capable, non?
Pourquoi tu stresses comme ça? avait fini par lui demander Carter, de but en blanc et tout ce qu’elle avait réussi à faire, c’était hausser les épaules et marmonner qu’elle ne stressait pas - ce qui était un mensonge ridicule - et elle n’avait pu réprimer un sourire embarrassé quand, à nouveau, il lui avait glissé un compliment. Finirait-elle donc par le croire? Par chance, leur prise de bec s’était arrêtée là et ils avaient pris la direction du club.
Tout était dès lors sur les rails, du moins Lydia en était-elle convaincue, aidée par l’alcool qui irriguait ses veines. Les nuages s’étaient éclaircis et dissipés, laissant la place non pas à un beau ciel bleu éclatant mais à une nuit étoilée - elle ne savait plus si c’étaient celles qu’elle avait entrevues depuis le taxi sur la route ou l’illusion des lampes qui clignotaient à présent autour d’eux et qui dansaient sur leurs voisins et sur le visage de Carter. Elle se sentait légère, comme si ses pieds ne touchaient plus tout à fait terre. Elle se sentait libre. Et visiblement électrisée par l’ambiance, sinon comment expliquer son geste spontané, irréfléchi? Ou sa tentative d’humour censée froisser l’instant… mais qui pouvait tout aussi bien être interprétée comme un autre type d’invitation. Lydia avait à nouveau voulu jouer la carte de l’effronterie, à la place, elle frissonna en sentant le souffle de Carter lui effleurer l’oreille et l’épaule.
- Styliste, évidemment, concéda-t-elle avec un petit rire moqueur, avant de s’écarter pour lui lancer un regard assorti.
Sauf que l’expression de Carter happa son attention et elle sentit son coeur galoper alors même que le reste de son corps s’immobilisait, comme si la musique s’était arrêtée. La jeune femme déglutit avec peine en voyant le visage du musicien penché vers elle, s’approchant toujours un peu plus.
- Carter...
Elle n’eut pas l’occasion de continuer sa phrase, les lèvres du jeune homme étaient déjà sur les siennes. De toute façon, elle n’avait aucune idée de ce qu’elle s’apprêtait à dire et même si elle avait su, la seconde d’après, elle aurait sans doute tout oublié.
Lydia n’avait sincèrement pas anticipé cette tournure, même si, en y réfléchissant bien, elle aurait pu deviner que ce n’était pas non plus inévitable. Parce qu’il lui offrait ces compliments qu’elle attendait sans le savoir, parce qu’elle le laissait entrer plus que de raison dans son univers clos, parce qu’il bousculait tout sur son passage, alors pourquoi pas ce code indéfini? Prise dans l’instant, Lydia posa la main sur le torse de Carter mais ne chercha pas à le repousser. On aurait plutôt dit qu’elle s’y retenait pour garder son équilibre et quand le trouble-fête s’écarta, elle garda les paupières closes quelques secondes supplémentaires, désarçonnée. Elle finit cependant par rouvrir les yeux et elle le dévisagea un instant, avec une moue indéchiffrable. Elle fit mine de prendre la parole, sans davantage savoir ce qu’elle allait dire, mais Carter la devança, les sauvant sans doute d’un moment de gêne irréversible.
- Bonne idée, approuva-t-elle, même si c’était peut-être tout le contraire.
Mais c’était le but originel de leur venue et peut-être qu’ils pourraient enchaîner, noyer le baiser dans la nuit, ou peut-être que ça lui donnerait le temps de venir avec une réponse appropriée.
- C’est ma tournée. Et je ne veux aucune protestation, l’avertit-elle en ouvrant la pochette qui pendait contre sa hanche, pour en sortir quelques billets froissés.
Lydia agita une somme qu’elle avait tirée de ses économies (ce qu’elle préférait qu’il ignore) comme si elle avait gagné le billet gagnant à la loterie, puis elle prit la direction du bar. Elle se faufila dans la foule, vérifiant régulièrement qu’ils ne se perdaient pas, mais vu qu’il était plus grand, il n’avait aucun mal à la suivre, là où elle avait bien eu besoin qu’il lui tienne la main en arrivant, et atteignit le haut comptoir juste au moment où quelqu’un s’en écartait avec ses boissons. L’adolescente y posa un coude et chercha à capter l’attention d’un barman. Voyant cependant que les clients se bousculaient, elle se tourna vers Carter et lui tendit les billets:
- Je crois que tu as plus de chance de te faire remarquer…
Un demi-sourire gondola ses lèvres et elle demanda, curieuse d’en savoir plus au sujet de ce garçon qui était venu bousculer sa vie:
- Tu viens souvent ici?
Ce n’était pas forcément l’endroit ni le moment mais c’était un moyen comme un autre d’en apprendre davantage sur Carter. Carter dont elle ignorait tout ou presque, finalement, jusqu’au fil de ses pensées ce soir. Avait-il agi sous l’influence de l’alcool ou avait-il eu une autre idée dès le départ? Lydia n’était pas sûre de vouloir connaître la réponse parce que cela revenait à devoir analyser chaque signal, chaque parole, et elle s’en sentait tout simplement incapable. Parce qu’elle était elle-même ivre. Et parce qu’elle n’avait jamais été douée en la matière, de toute manière.

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You were my best night and worst fight and couldn't care less. You were my gold rush to cold touch favourite ex. And all of the others cancel out each other and it's always you left. You were my no sleep, cried for weeks favorite ex.
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Carter Harwell

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Message· · Sujet: Re: sue me for looking too pretty tonight sue me for looking too pretty tonight EmptyDim 8 Déc 2019 - 12:38

Carter était loin d’être responsable. S’il avait mis en garde Lydia sur le genre d’énergumène qui trainait dans ces soirées, il n’avait pourtant pas fait en sorte d’être sobre. Il était déjà bien éméché et il ne comptait pas s’arrêter là. Mais tant que Lydia restait près de lui, rien n’arriverait. Il en était convaincu, et puis il connaissait les lieux, il était en terrain connu. Il n’allait pas changer ses habitudes surtout qu’elle comptait sur lui pour passer une bonne soirée. Il fallait donc en passer par une quantité extravagante d’alcool. Et il ne saurait dire si c’était cette dernière qui l’avait poussé à s’aventurer sur un terrain glissant, mais ça lui avait paru naturel sur le moment de prendre possession des lèvres de la petite femme de ménage, qui avait plus l’apparence d’une star du showbiz ce soir. Sauf que son esprit se mit ensuite à réagir, lui envoyant un message d’alerte rouge, comme s’il fallait absolument qu’il ne poursuive plus loin. Il craignait qu’elle pense qu’il abusait de la situation, alors qu’il avait été pris dans le moment, presque charmé par l’attitude de l’adolescente. S’il avait pris les devants, c’est qu’elle l’avait séduit. Il ne saurait l’expliquer, rien n’avait amené une pareille situation auparavant. Si leurs rapports s’étaient bien améliorés depuis leur première rencontre, ils n’étaient que chien et chat, ils se cherchaient, appréciaient se lancer des invectives, mais l’embrasser, ça changeait la donne. Son cœur avait d’ailleurs changé de rythme, et s’il s’était écarté d’elle, il ne l’avait pas fait de gaieté de cœur, mais plutôt par raison. C’est là qu’il considérait avoir les idées claires et donc qu’il n’avait pas assez bu. Ne sachant que lui dire, et c’était bien la première fois qu’il se retrouvait dans une pareille situation, il crut bon de recentrer la soirée sur la consommation de boissons. Peut-être oublierait-elle ce moment gênant… Le blond fut cependant surpris qu’elle cherche à vouloir payer sa tournée alors qu’elle lui avait toujours dit être fauchée. Souhaitant répliquer pour lui expliquer qu’elle n’avait pas à se soucier du côté pécunier de la soirée, il n’eut pas le temps d’ouvrir la bouche qu’elle le défendit de le faire. Levant les mains en l’air pour se décharger comme le ferait un innocent, il lâcha : « Moi protester ? Jamais ! » Et il se remit les cheveux en arrière. Il éclata de rire alors qu’elle lui agitait les billets sous le nez, elle avait parfois des réactions hilarantes. Il la suivit, se faufilant parmi les gens, crevant de chaud sous sa veste en cuir qu’il se promettait de retirer dès qu’ils iraient s’asseoir. Il observa la scène qui se déroulait devant lui, voyant Lydia manquer terriblement d’assurance, alors qu’elle aurait pu taper du poing sur la table. Revenant vers lui, un peu déçue, il lui offrit un petit sourire rassurant, et attrapa les billets, car il savait qu’elle refuserait qu’il les lui rende, et il les mit dans sa poche – si elle lui demandait il aurait rétorqué que c’était pour ne pas les perdre dans la bousculade. Ravi de lui montrer de quoi il était capable, une idée en tête pour qu’elle ne reste pas sur un échec, il lui lança : « Regarde le maitre à l’œuvre ! » Et avant qu’elle ne puisse dire quelque chose, il se baissa pour la porter sur ses épaules. Elle surplombait tout le monde à présent, et il bouscula les personnes devant lui de coups d’épaules pour se faire un chemin, maintenant les jambes de la jeune femme en place. Il cria une fois au bar : « Hey buddy, tu me mets un plateau de shots, tu m’offriras le prochain et je fais la promo du bar, comme d’hab ! » Les autres clients restèrent muets, mais le type s’exécuta alors que Carter sortait déjà sa carte de crédit de sa poche. Après quelques minutes, le plateau fut servi devant eux, et Carter releva la tête pour annoncer la suite à Winters. « A toi de jouer, tu attrapes le plateau et tu le fais pas tomber sur ma tête s’teplait ! » Il se baissa sur ses genoux pour que la jeune femme puisse attraper le graal. « La pression est sur toi Winters ! » Il en rajoutait une couche parce que ça l’amusait de lui-mettre la pression, alors qu’au fond il aurait pu le prendre lui-même. Une fois le plateau dans les mains de Lydia, permettant aussi d’éviter de renverser les shots puisqu’ils étaient inatteignables, Carter se rendit dans le carré VIP où le videur lui demanda de la faire descendre avant de pénétrer dans l’endroit prisé. Demandant au videur de tenir le plateau, sans gêne, le gamin fit descendre l’adolescente qui lui avait posé une question et à laquelle il répondit une fois débarrassé de sa veste et assis sur la banquette. « Au moins une à deux fois par semaine. Je change de rocher souvent aussi ! » Il appréciait cet endroit, mais parfois, il sortait ailleurs juste pour briser sa routine. Il développa un peu plus, comme si ça pouvait intéresser la petite brune : « Je suis rarement chez mon cousin. J’essaie de faire un peu de musique et puis après je sors. » Sa vie se résumait à ça. Du moins depuis que son ex l’avait larguée. « On peut s’asseoir dans la section VIP parce que j’achète beaucoup ! » Et parce qu’il avait sa petite notoriété aussi. Regardant le plateau de shots, il hésita à lui demander comment elle se sentait, mais craignant de revenir sur le sujet du baiser, il préféra enchainer : « Ok, 30 secondes et tu essaies d’en avaler le plus possible, deal ? » Il allait volontairement diminuer la cadence pour l’observer, c’était certain. Il était tout à fait capable de tous les enchainer. Mais à quel prix ? La dernière fois qu’il l’avait fait, ça s’était mal terminé.

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