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 N°1248, Lemon Street - Two sisters

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Message(#) Sujet: N°1248, Lemon Street - Two sisters Lun 1 Mar 2010 - 23:23

“ Two sisters; family Aeronwen.


Blueberry M. Aeronwen & Octhave J. Aeronwen

    Elle écarte les bras et tourne sur elle-même le sourire aux lèvres tant dis que Justine s'allonge sur la piste d'atterrissage des hélicoptères. Autour d'elles, de l'herbe. Il devait être deux heures du matin, pas plus. Elles avaient bu avant de décider de sortir fumer et de faire une balade. Aucune des deux ne marchait droit, elles se tenaient la main mais on pouvait voir qu'elles n'étaient pas très parallèles dans leur petite ballade. Octhave tournait toujours sur elle-même pendant que son amie passait ses mains dans ses longs cheveux brun. L'espace d'un instant, elle cru que tout allait ressortir mais non. Elle sourit avant de s'allonger aux cotés de son amie et de prendre sa clope. Elle tire dessus et se concentre sur une tour qui lançait une sorte de flash à temps régulier. Elle tire encore sur la clope, crache une bouffée de fumer avant d'entendre Justine lui demander une soufflette. Dit, fait. Elle tire encore avant de se mettre sur elle, bouche contre bouche, et de souffler. Elle se retire en rigolant tout comme son amie. Elles étaient bien. Son amie posa sa tête sur son ventre pendant qu'elle était en train de terminer la garrot. Il commençait à pleuvoir quelques gouttes. Les jeunes restaient allongés, sur le sol. Les gouttes leur mouillaient le visage et les cheveux. Octhave ferma les yeux. Elle aime la pluie, plus que tout. Elles avançaient dans le parc, marchant toujours pas droit mais se raccrochant cette fois-ci l'une à l'autre. La tête de la jeune femme lui disait 'rigole' alors elle rigolait sans même savoir pourquoi, elle le faisait. Débile? Elles fumèrent un autre joint sur le chemin du retour. Quelle est belle la jeunesse dépravée accro.

    Les rayons du soleil perçaient maintenant à travers les persiennes de la grande maison qu’occupait la famille Aeronwen. Deux soeurs qu'on prenait souvent pour jumelle et leur grand frère. Personne ne connaissait vraiment la vie de cette famille. On ne connaissait rien de leur passé. Juste les amis de la famille le connaissait et encore, la partie la plus sombre de leur vie restait toujours obscure pour certains potes. Octhave était une femme vivant pour la musique. Son violon s'appelait d'ailleurs George. Mais elle n'avait pas beaucoup d'amis, de réel amis. Au lycée elle était populaire, mais on ne savait rien d'elle. Encore maintenant on ne sait rien d'elle. On sait juste d’elle qu’elle aimait les soirées, qu’elle aimait boire et terminer ivre morte sur le trottoir d’un bar qui venait de fermer ses portes, qu’elle aimait fumer à en voir des petits bonhomme bleus se promener sur son bras, c’est tout ce qu’on savait d’elle. On sait aussi qu'elle allait à l'université pour étudier l'art. Qu'elle était dans un orchestre symphonique. Qu'elle excellait au violon. Qu'elle et sa famille était de Russie et qu'ils avaient pour habitudes d'être des personnages très particuliers et ne se laissant pas marcher sur les pieds. Leur père, riche jusqu'aux dents, leur payait une magnifique maison à Ocean Grove. Ils avaient deux chatons blancs, de magnifiques voitures. Ils étaient riches par leur père. Mais Octhave voulait apprendre d'elle-même. Elle gagnait donc un peu d'argent grâce à ses cours de violon qu'elle donnait au conservatoire. Le voisinage sait qu'elle est très expressive, folle, spontanée. Les deux jeunes Aeronwen se ressemblaient beaucoup mais elles n'aimaient pas qu'on le fisse remarquer. La bonne vanne, depuis quant Octhave était aussi rouquine que sa soeur? Les deux jeunes femmes étaient des personnages à apprendre à connaitre, vraiment.

    La pièce était maintenant baignée dans la lumière d’un samedi matin banal à Ocean Grove. On pouvait entendre la vieille d'à coté passer l’aspirateur dans sa maison, le couple d’à coté se crier dessus comme à l’heure habitude, le chat du voisin grattant à la porte, miaulant de toutes ses forces pour que son imbécile de maître lui ouvre la porte. Ce qui est marrant dans l’histoire, c’est que son maître a un sérieux problème d’audition. Octhave ouvrit donc les yeux, impossible de continuer la grasse matinée dans ce quartier de dingues. Elle soupira et regarda la baie vitrée de sa chambre. Un samedi matin banal, du soleil jusqu’à midi qui se transformerait vite en temps de merde ou pluie, comme vous le voulez. Prenant son courage à deux mains, la demoiselle habitant le numéro 1248 s’assit sur son lit. Passant la main sur son front, elle essayait de se souvenir de sa soirée d’hier mais aucun souvenir, comme à son habitude. Un léger mal de crâne mademoiselle Aeronwen ? Oui, sûrement. Elle se leva et se dirigea dans la cuisine se trouvant au rez de chaussée. Prenant un aspirine, elle se rendit vite compte qu’une odeur de tabac froid régnait dans la pièce. Voilà pourquoi elle avait mal à la tête, elle avait fumé un ou deux joint en rentrant d’un bar ou d’une discothèque ce qui, mélangé à la fatigue, l’avait poussé dans les doux bras de Morphée. Ca devait surement être ça, oui. Oh si elle savait! Un regard dans le miroir du salon pour se rendre du fabuleux désastre que faisait l’alcool. Des cheveux emmêlés, la mascara et le noir sous les yeux, horrible. Appuyant sur la bouton de sa chaîne hi-fi, comme à son habitude, Octhave mit l'electro, pour se réveiller. Elle se foutait si son frère ou sa soeur dormait encore. Eux aussi avaient peut-être la gueule de bois. Ou alors étaient-ils partient quelque part?. Les miaulements du chat étaient toujours aussi intensifs. Octhave n’était pas patiente, loin de là. Ouvrant la porte de sa maison alors qu’elle avait un simple shorty et un débardeur en guise de vêtement, elle sortit dans son jardin, traversa le jardin du voisin, prit le chat et, lui disant un gentil ‘fait pas chier’, elle le prit dans ses bras, traversa le jardin de Mrs Kniker et balança le chat dans le jardin de la vieille femme « Et maintenant tu t’amuses avec la terre des pétunias. » Fière d’elle, elle rentra chez elle. Elle ouvrit la fenêtre de la pièce à vivre en grand pour que l’odeur du tabac ne se renifle plus. Direction douche. Elle sortit de sa salle de bain avec un vieux t-shirt des stones aux abattoires ainsi qu'un short découpé dans un jean. Après tout, c'était samedi midi et elle comptait rester chez elle. Elle sortit dehors pour prendre le courrier. Le voisin au chat discutait avec une voisine.

    « Est-ce que vous aurez vu mon chat? Il devrait être dans le couloir comme d’habitude mais là je ne l’y trouve pas demanda le gars aux problèmes d'auditions.
    - Votre chat ? Oh mais je l’ai vu dans le jardin de Mrs Kniker. répondit la jeune voisine qui venait d'emménager avec son mari.
    - Mrs Kniker ? Elle m’a toujours détesté cette garce.
    - Vous pensez qu’elle l’a fait exprès?
    - Bien sûr, elle ne m’aime pas depuis le début, elle ne doit pas supporter les bruits de mon chat, elle a donc voulu se venger, elle l’a prit. Je vais lui rendre la vie difficile croyez-moi.
    - Bonjour Mr Williams, bonjour Mme Thussaud. »
    - Bonjour! dirent-ils en choeur.
    - Elle est adorable cette petite vous ne trouvez pas? »

    Petit sourire malin aux lèvres, elle rentra de nouveau dans sa demeure. Elle découvrit sa soeur assise dans le canapé du salon.

    « Bonjour soeurette! Tu savais que Mrs Thussaud avait volé le chat de Mr Williams juste parce qu'elle ne l'aimait pas? »
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