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 BULLETS

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Message(#) Sujet: BULLETS Sam 6 Mar 2010 - 13:44

weird scenes inside the gold mine,
ride the highway west, baby


baptist hospital - 3:30pm - emergency room
aiden lancaster & milla carragher

Quelques rayons de soleil filtraient à travers les rideaux de la chambre de Milla Carragher. Celle-ci ouvrit un œil, puis l’autre. Elle dégagea les mèches qui collaient à son visage. Elle s’étira. C’est à où une douleur à la jambe la lança. Elle n’était pas encore guérie.
Deux mois plus tôt, la jeune anglaise avait été victime d’une prise d’otage dans une superette de la ville. Certes, elle n’avait pas été seule dans la superette, mais son cas avait été un peu différent de celui des autres. D’abord, elle n’avait pas eu aussi peur que la pompom girl blonde dont le mascara avait fini par repeindre entièrement son visage. Ensuite, c’était elle qui était à l’origine de leur fuite prématurée. A ses risques et périls cependant. Milla, ne supportant pas d’attendre que la police arrive afin de les sortir de l’emprise d’un preneur d’otage qu’elle jugeait ridicule – il avait une queue de cheval –, la jeune femme avait lancé une boîte de conserve dans une allée pour se ruer sur l’homme quand il tourna la tête. Evidemment, les quelques cinquante kilos de la blondinette ne suffirent pas à faire chavirer le molosse qui tira sur la jeune femme une fois qu’il l’eu repoussée. Il la blessa, certes, mais les autres otages suivirent l’idée lancée par Milla et maîtrisèrent finalement le preneur d’otage. Tout le monde pu sortir de la superette en vie, Milla en sorti en boitant, épaulée par un jeune homme dont elle apprit plus tard qu’il se nommait Aiden Lancaster et qu’il travaillait à l’hôpital. Il la soigna d’ailleurs une fois tout le monde à l’extérieur, en attendant les secours.
La douleur que l’anglaise ressentie ce matin, vous l’aurez compris, était due à cette prise d’otage.

Une fois préparée, même s’il fallait qu’elle se rende au travail, Milla téléphona à l’hôpital pour prendre un rendez-vous check-up afin de se rassurer sur l’état de sa jambe. On lui proposa de venir cinq jours plus tard ; Milla ne voulait pas attendre. Elle entreprit alors de téléphoner directement à Aiden, avec qui elle avait sympathisé depuis l’incident. Comme à son habitude, il se montra rassurant mais fini par proposer à Milla de passer aux urgences en fin d’après-midi afin qu’il vérifie par lui-même d’état de la blessure de la jeune femme.
A quinze heures trente, elle était déjà dans la salle d’attente.

Elle n’attendit pas longtemps avant de voir Aiden s’avancer vers elle. Elle ôta ses écouteurs d’iPod de ses oreilles et se leva avec hâte. Ils se firent la bise puis le jeune homme l’invita à le suivre. «Je suis désolée de te déranger sur tes heures de travail mais je suis hypocondriaque sur les bords et je t’avoue que je me suis toujours pas remise d’avoir eu une balle dans la jambe. J’ai l’impression d’avoir été salie de l’intérieur et du coup, je stresse dès que j’ai la moindre douleur» lâcha-t-elle alors que les deux amis marchaient lentement dans les couloirs blancs de l’hôpital – Milla boitait
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Message(#) Sujet: Re: BULLETS Mar 9 Mar 2010 - 23:02



flash-back

- Tout le monde à terre, et plus vite que ça !
Le cri résonna dans la petite épicerie où Aiden faisait ses courses, et il tourna vivement la tête. Deux hommes, dont un montait la garde près de la porte, avaient pénétré dans la boutique et le plus grand d’entre eux, un pistolet à la main, avait avancé de quelques pas avec un air effrayant. Certes, sa coiffure ridicule et ses vêtements sortis tout droit d’une armoire d’il y a une bonne trentaine d’années ne le rendaient pas plus crédible. Mais Aiden était bien placé pour savoir qu’une arme, même si on l’utilisait pour tirer dans une jambe ou un bras, était dangereuse – combien de personnes grièvement blessés par balle avait-il déjà soigné au service des urgences ? Il ne les comptait plus. C’est donc précautionneusement qu’il se mit à genoux, un air sceptique marquant son beau visage. Ce braquage était clairement un boulot d’amateur – du coin de l’œil, Aiden aperçut le gérant du magasin presser le bouton d’alarme sans qu’aucun des braqueurs ne le remarque. Mais une bonne partie de la clientèle, elle, avait bel et bien vu le geste mais, heureusement, fit comme si de rien n’était, vu que le contraire aurait créé des soupçons. Le silence qui régnait dans la boutique fut brusquement interrompu par un bruit de métal s’abattant au sol, et la seconde d’après, Aiden vit une tornade blonde se jeter sur le braqueur à la queue-de-cheval, sans parvenir à le maîtriser. Cette diversion fonctionna cependant, et malgré le coup de feu qui retentit, les clients tentèrent leur chance et par Dieu sait quel miracle, tout le monde parvint à sortir de l’épicerie peu avant que la police arrive, coinçant les deux braqueurs. Aiden n’était pas parti tout de suite, il avait aperçu la blonde écroulée au sol et, redoutant le pire, se précipita vers elle pour l’aider. Heureusement, elle avait été touchée à la jambe et pas à un endroit plus sensible. Malgré la proximité du tireur lorsqu’il avait blessé la jeune femme, la balle n’était pas enfoncée profondément et Aiden put rapidement l’extraire, désinfecter la blessure et la bander, grâce à la trousse de premier secours que le gérant lui apporta dès lors qu’il les aperçut, lui accroupi, elle écroulée de douleur. Grâce au bandage et avec l’aide d’Aiden, elle parvint à se relever et ils sortirent de l’épicerie, appuyée contre l’épaule du jeune urgentiste qui fut soulagé de voir qu’une ambulance arrivait déjà – la jeune femme était hors de danger, mais il n’aurait pas à s’occuper des autres otages parmi lesquels certains étaient blessés – allez savoir pourquoi. Il sourit à la jeune femme et lui lança, d’un air dégagé malgré la scène qui venait d’avoir lieu.
- Aiden Lancaster, merci d’avoir sauvé nos vies à tous.




Aujourd’hui était une journée morne et inintéressante, comme il y en avait de temps en temps à l’hôpital – en effet, les journées comportant des accidents graves avec des victimes empalées sur des barres de fer étaient (heureusement) assez rares, et cela signifiait que tout comme la plupart des urgentistes, Aiden n’avait que des cas relativement ennuyeux parce que banals : brûlures superficielles, douleurs non identifiées, chutes diverses et bras cassés. Ce fut donc presque un soulagement pour le jeune homme lorsqu’il reçut un coup de fil de Milla, avec qui il s’était lié d’amitié depuis le braquage. Il ne comprit d’abord pas grand-chose à ce qu’elle racontait, puis, au fur et à mesure qu’elle ralentissait son débit de paroles et s’expliquait, tenta de la rassurer – mais cela ne servit à rien et il finit par lui proposer de venir. Il s’occuperait d’elle entre deux patients, de toute façon, il n’y avait pas foule aujourd’hui.

Un peu plus tard, alors qu’il se rendit dans la salle d’attente, il aperçut Milla assise, feuilletant un magazine et écoutant son iPod. Il se dirigea vers elle, lui fit la bise et, d’un signe de tête, l’invita à se lever. Alors qu’ils marchaient côte à côte, Milla s’expliqua et Aiden lui adressa un simple sourire pour la rassurer, une sonnette d’alarme se déclenchant dans un coin de sa tête lorsqu’il remarqua que Milla boitait. Sachant qu’elle risquait de paniquer s’il laissait transparaître le moindre signe d’inquiétude, il ne dit rien au sujet de son boitement et lui répondit avec son ton rassurant habituel :


- T’en fais pas, y’a vraiment aucun problème. C’est normal d’être inquiétée, tu t’es fait tirer dessus et je vais pas te reprocher de t’en faire, même si tu te remets de ta blessure sans problèmes. Ils arrivèrent devant le cabinet d’Aiden et il lui ouvrit la porte pour qu’elle entre la première. Alors qu’elle s’installait sur le fauteuil d’examen, il enfila une paire de gants et reprit : Je vais changer ton bandage et en mettre un plus serré, comme ça la plaie cicatrisera plus vite – tu auras peut-être un peu mal à cause de la pression mais sur le long terme, c’est mieux et tu auras mal moins longtemps.
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