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 N°1407, Apple Road ; Tu dois signer ça [PV]

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Message(#) Sujet: N°1407, Apple Road ; Tu dois signer ça [PV] Dim 7 Mar 2010 - 11:33

Andrew dormait paisiblement quand une chanson le réveilla. Son réveil était programmé pour prendre la radio pré enregistré et mettre le son bien fort pour le réveiller. Ce fut donc par une chanson qui en était déjà à la moitié qu'il se réveilla. Il n'avait pas l'impression d'avoir dormi et rien que se mettre assis sur son lit se révéla être une épreuve très difficile. Il ne savait pas si son frère était encore dans les bras de Morphée ou si sa musique le réveillerait mais son cerveau encore embrumé par le sommeil n'y pensa absolument pas. Il quitta sa couverture et eut immédiatement envie de la remettre à cause de la différence de température. Il passa finalement la main sur son réveil et l'éteignit. Il se leva et partit prendre sa douche. Que l'eau bien chaude lui faisait du bien! Prenant tout son temps, il sentit même l'eau devenir moins chaude signe que le ballon d'eau chaude commençait à être vraiment vide. Il s'en alla donc de sa douche et s'habilla. Il se souvenait quand il avait 16 ans et qu'il c'était rasé pour la première fois, il était heureux comme un gamin à qui on offrait la dernière console sortie, mais désormais c'était juste barbant ... bien le cas de le dire. Il se rasa donc et fini de se préparer pour ensuite aller dans la cuisine. Certains disent qu'il est pire qu'une femme dans la salle de bain mais c'était surtout qu'il passait beaucoup de temps à ne rien faire à part profiter des jets d'eau chaude.

Il arriva donc à la cuisine trente minutes avant de partir, il avait donc largement le temps de prendre un bon petit déjeuner. Il ouvrit le frigo à la recherche d'ingrédients pour faire des pancakes mais son frère avait oublié de faire les courses ... il oubliait beaucoup de chose en ce moment. Il ferma le frigo et se prépara un bol de céréales, finissant le dernier paquet par la même occasion. Il mangea tranquillement sans voir son frère. Il se demandait si il dormait, si il était rentré la veille ou encore si il était parti vraiment tôt. Il se brossa les dents et partit de la maison fraternelle pour aller en cours.

Le chemin, en voiture, était rapide. Il arriva une dizaine de minutes avant la sonnerie annonçant le début des cours. Il parla avec des amis, leur demandant ce qu'ils avaient fait pendant le week end, si ils comptaient aller à la fête de Bobby vendredi soir aussi. La plupart y allait et il comptait aussi y aller. La journée commençait bien avec un cours d'histoire puis un cours d'anglais. Grâce à l'absence d'un prof, il pu être dans les premiers à rentrer dans la cafétéria et il esquiva donc la langue queue d'élèves qui ne pensaient qu'avec leur estomac.

"Prêt pour le cours de maths And'?"
"Comme toujours, même fais mes exo aujourd'hui."
"Tu devais vraiment rien avoir à faire de ton week end."

Le dernier cours de la journée, mathématiques. Il y alla sans se faire d'illusion, le prof allait bien trouver quelque chose à lui dire. Le cours débuta assez bien, il ne vérifia que les exercices du frère du sénateur - sachant pertinemment que les autres ne les avaient pas fait mais s'en fichant. Il ne pouvait pas le coller à cause d'exercice non fait. Andrew connaissait même sa leçon donc l'interrogation orale du prof' ne fonctionna pas non plus. Une heure sans parler est dur pour tout le monde et Andrew parla avec son voisin - comme tous les élèves - et enfin le professeur tenait quelque chose.

"On ne parle pas en cours M. McAllister! Vous viendrez me voir à la fin du cours ... et ne levez pas les yeux!"

Il soupira et leva les yeux, montrant bien sa lassitude. Ce type devait vraiment être malheureux pour autant s'acharner sur lui. Il alla le voir à la fin de l'heure et dit :

"Je suppose que je vous verrais demain après midi pour mon heure de colle?"
"Vu votre attitude, deux heures de colles pour demain après midi." Alors que le lycéen commençait à partir, le professeur l'interpella."Et faites signer cela à votre frère."

Pour ses heures de colles, il n'avait eu que rarement des mots à faire signer mais ce prof' voulait vraiment se venger pour une raison inconnue. Il prit le papier et rentra chez lui. La porte était ouverte, son frère était donc à la maison.

"Salut Gab'!"

Dit il en fermant la porte. Il posa son sac à l'entrée et alla au salon d'où sortait le son de la télévision.
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Message(#) Sujet: Re: N°1407, Apple Road ; Tu dois signer ça [PV] Mer 17 Mar 2010 - 20:17

    Aujourd'hui avait été une journée nulle. Pas nulle dans le sens désagréable, mais plutôt dans le sens rien à signaler. Gabriel avait fuit la maison aux aurores. Un peu pour éviter de croiser le regard un tantinet inquisiteur de son frère ces derniers temps, et beaucoup pour rattraper le retard accumulé dans son travail depuis que les médias avaient fait de lui leur nouvelle coqueluche.

    Après avoir trouvé refuge dans sa tanière, à savoir : son bureau. Gabriel avait plus ou moins vaguement envisagé de n'en sortir que pour ses diverses rendez vous et peut-être même d'y faire installer un lit de camp. Vu que c'était manifestement le seul endroit où on lui épargnait les visiteurs malvenus. Enfin, règle générale à laquelle un irréductible avait récemment fait exception. Cependant sa résolution aussi éphémère soit elle de s'essayer au camping, fut mise à mal par l'innocente réflexion de Billy qui dans un brin de causette autour d'un café lui demanda « Et Andrew, ça va ? Ça a du le secouer la polémique avec Maât. Et puis t'imagines au lycée ? » et elle avait ensuite froncé les sourcils en buvant une gorgée de café alors que son patron blêmissait à vue d'œil, avant d'enchaîner « Rassures moi, il était au courant quand même ? » Les cinq secondes de blanc qui suivirent cette question furent brillamment éclipsées par une quinte de toux due au café faussement avalé de travers. Après quoi Gabriel baragouina un « Oui oui, ça va t'en fais pas. » en se raclant la gorge, avant d'embrayer sur le boulot.


    La culpabilité aidant, il était donc rentré pus tôt que prévu. Garant son Aston devant le garage dans un créneau arrière impeccable, il passa rapidement le hall d'entrée et s'aperçut dans un soupir maussade que sa luxueuse demeure ressemblait à une représentation abstraite du Chaos, à cause du bordel qu'Andrew laissait trainer dans absolument toutes les pièces de la maison. Le jeune homme ramassa une chaussette sale qui trainait au pied du canapé et monta dans la salle de bain pour balancer la chose dans la corbeille à linge sale. Il se débarrassa au passage de sa veste, de sa cravate, défit les premiers boutons de sa chemise dont il retroussa les manches avant de s'attaquer au problème numéro un de la soirée. Le ménage. Après avoir survécu à presque un an de vie commune avec Andrew le bordélique impénitent et Esteban le cleptomane, Gabriel avait largement gagné ses galons d'homme compétent pour ce qui était de tenir un minimum d'ordre au sein d'un foyer composé uniquement d'hommes. Le tout dans sa délicatesse coutumière, du matin notamment. Moments où on avait pu l'entendre gueuler jusqu'en Chine des « Bordel Esteban, utilises TA PUTAIN DE BROSSE A DENTS, PAS LA MIENNE ! » et autres « Andy tu sors de la salle de bain TOUT DE SUITE, ou je te jure que je te fous dehors moi même ! ». Il avait d'ailleurs encaissé avec un stoïcisme amusé les remarques d'Esteban sur ses capacités de femme au foyer, rétorquant avec un sourire taquin que la véritable virilité n'était pas si facilement menacée. D'ailleurs, n'importe quelle femme aurait déserté les lieux depuis belle lurette, Gabriel n'ayant du son salut qu'à l'autorité que lui conférait son statut de mâle alpha.

    Deux heures plus tard, aspirateur, lessive, poussière y étaient passés. Les manettes de la PS3 avaient regagnées leurs places à côté de la console, la télécommande de la télé avait emmergée d'entre deux coussins. Et Gabriel, pas particulièrement adepte du ménage, rendait volontiers sa casquette de fée du logis. Profitant du retour de la télécommande, il alluma la télé avant d'aller chercher le fameux dossier sur la contamination de l'eau des Everglades qui attendait sagement depuis maintenant trois jours. Vu la seule et unique page qu'il avait été forcé de lire, le reste du rapport méritait amplement son attention. Se calant confortablement dans le canapé, il entama sa lecture avec le son de la télévision en arrière plan. Comment avait-il pu passer à côté d'une contamination au mercure ? En trois semaines de temps, Gabriel découvrait qu'il était un pitoyable sénateur en plus d'un grand frère indigne. Ah oui, et un petit ami égoïste qui ne pensait qu'à sa carrière aussi. Était-ce vraiment ça, l'homme qu'il était devenu ?

    « Salut Gab' ! »

    Brutalement tiré de ses pensées, il se redressa pour accueillir son frère qui apparaissait dans le salon. « Hey Andy, ça va ? » Puis considérant la guerre froide qui faisait loi entre eux, il amena rapidement une offrande de paix « Ça te dis une pizza ce soir ? » Il n'était pas particulièrement friand des pizzas, mais aux dernières nouvelles Andrew si. Et comme ça, il lui épargnait la corvée du dîner.
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Message(#) Sujet: Re: N°1407, Apple Road ; Tu dois signer ça [PV] Sam 20 Mar 2010 - 9:36

Vivre avec un fantôme, c'était un peu près ce qu'Andrew vivait en ce moment. Il était en froid avec son grand frère, il avait ses raisons et des bonnes en plus, et celui ci se défilait tout le temps alors ils n'avaient pas vraiment eu de vraie confrontation. Ils s'adoraient, ils avaient tous les deux leur propre caractère pas toujours facile à vivre et quand ils se disputaient cela gueulait très fort. Ils se disaient tout le temps quand il y avait un problème entre eux mais pas cette fois-ci. C'était devenu un non-dit constant, un remake de la guerre froide opposant les États-Unis à l' U.R.S.S. made in McAllister. Autant dire que l'ambiance à la maison n'était pas au beau fixe, les cris de Gabriel se plaignant d'Este et de lui étaient bien loin.

Alors qu'il allait garer sa voiture - dont la boîte de vitesse méritait d'être réparé tellement il avait du mal à se mettre en deuxième - et il vit la sublime voiture de son ancien professeur de conduite. Il n'avait déjà pas le sourire mais cela se voyait qu'il passait d'une humeur moyenne à quelque chose de bien plus bas. Éternel optimiste, il ne put s'empêcher de s'imaginer rentrant dans une maison propre ou en cours de nettoyage. Gabriel absent, du moins celui qu'il avait toujours connu, la maison n'avait pas été rangé. Andrew détestait le ménage, faire la cuisine ne le dérangeait pas ( et avec son frère c'était une question de survie ) mais le ménage n'était pas une chose faite pour lui. Néanmoins, il avait un bordel organisé. Il retrouvait toujours ce qu'il cherchait mais ce n'était pas la même chose pour les autres. Il se souvenait aussi avoir laissé quelques vêtements sales dans le salon - où il avait dormi une nuit en finissant une série à la télévision - et donc il avait laissé un boxer, une paire de chaussettes, son jean troué au genou droit et son pull noir. Gabriel avait il résisté à la tentation de faire le ménage et ainsi rendre cette maison vivable ou n'avait il pas pu résister? Si le sénateur avait ramené une demoiselle - enfin désormais il ne devait pu seulement penser à demoiselle mais aussi à un homme - il avait dû bien avoir honte de montrer cette maison dans cet état là.

Andrew sortit de sa voiture et appuya sur un bouton de sa clef pour la fermer à clef. Il ne prit pas la peine de sortir les clefs de la maison et ouvrit directement la porte. Il salua son frère, il lui en voulait toujours mais il était poli, et posa son sac juste avant d'aller dans le salon où se trouvait son frère. Le salon avait bien changé depuis ce matin, il était passé d'un capharnaüm à un véritable salon, ses yeux n'étaient pas les seuls à en profiter car l'odeur de produit ménager et d'aération rendait aussi son nez heureux.

- Hey Andy, ça va ?
- Ouais ouais. Toi?

Gaby lui demanda comment il allait, une question qui pouvait rapidement mener à une attaque pour Andrew. Il aurait bien pu dire qu'il se sentait trahi par exemple mais il n'en fit rien. C'était là toute la différence entre cette dispute et les autres : les non dits.

- Ça te dis une pizza ce soir ?
- Ça me va.

Pizza, un mot magique pour Andrew qui pourrait en manger matin/midi/soir sept jours sur sept - il y avait tellement de pizzas différentes après tout - mais ce n'était absolument pas le cas de Gaby. Levait il un drapeau blanc? Il se pencha pour prendre son sac de cours et en sortit de sa poche arrière un petit papier blanc. Gabriel devait reconnaître ce que c'était, il en recevait régulièrement désormais. C'était l'heure de colle que son prof lui avait donné. Il lui tendit en disant :

- Tiens faut que tu signes.

La tentative de paix du sénateur n'allait peut être pas résisté à cette énième colle.
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Message(#) Sujet: Re: N°1407, Apple Road ; Tu dois signer ça [PV] Mar 23 Mar 2010 - 12:51

    10 ans plus tôt. Miami.
    ORDINARY DAY

    « Cavanaugh, soit gentil, bouge ton cul de là... » soupira Gabriel au jeune homme qui lui barrait le passage.
    Eric Cavanaugh faisait parti de ces gens capables de vous détester depuis la petite école, sans raison particulière, et qui vouent leur vie à faire de celle de leur tête de turque, un enfer. Aujourd'hui, faute de tomber sur ses habituels boucs émissaires, il avait vu en Gabriel un défi de taille vu la réputation de badass que le jeune McAllister se traînait. Notoriété dont l'intéressé se foutait éperdument. Lui tout ce qu'il voulait, c'était qu'on lui foute la paix. Seulement la méthode McAllister laissait généralement quelques souvenirs, qui avaient à l'évidence marqués les quelques malavisés qui s'étaient frottés à lui.
    « Et tu vas faire quoi McAllister ? Me lancer ton frère à la figure ? »
    Le petit garçon de huit ans qui somnolait tranquillement bien calé sur le dos de son frère, ne faisait pas grand cas de leur problème actuel.
    « Au moins lui, il a pas à écouter tes conneries. » Nouveau soupir. Intérieurement, son sang bouillonnait dans ses veines. S'en prendre à lui était déjà vivement déconseillé, s'en prendre à lui alors qu'il était avec son petit frère relevait de l'hérésie. Il serra les dents et reprit d'un ton mortellement calme « Je te le demande encore une, et dernière fois : Écartes toi de mon chemin. »
    Sur quoi il tenta de contourner Cavanaugh qui s'interposa d'un pas sur le côté, une nouvelle fois.
    « Bon... » souffla Gabriel en faisant volte face.
    Il s'éloigna de quelques pas puis fit glisser Andrew de son dos, le déposa par terre et s'agenouilla pour être à sa hauteur.
    « Gaby...je veux rentrer à la maison », gémit l'enfant en se frottant les yeux.
    Gabriel lui répondit avec douceur.
    « D'accord, Gaby va faire avaler ses dents à ce tocard et on rentre à la maison. Toi tu ne bouge pas d'ici, deal ? »
    « Deal. »

    Retour au présent...

    Dix ans plus tard, la métamorphose opérée chez Gabriel avait de quoi couper le souffle. Le bad guy de dix-huit ans était devenu avec les années, un homme respecté, reconnu à l'échelle nationale. Avec le temps, il avait apprit à dompter cette rage insoupçonnable avec laquelle il devait vivre chaque jour. Cette même rage qu'il avait su transcender pour en faire sa flamme. Toute sa vie reposait sur cet équilibre fragile qu'il s'efforçait de maintenir. A la base de cet équilibre : sa carrière d'une part, son frère de l'autre. Les deux fils conducteurs sur lesquels le sénateur avait littéralement besoin d'exercer un contrôle abusif.

    Aussi lorsqu'il vit Andrew sortir de son sac à dos le papier blanc qu'il avait trop souvent eu entre les mains, Gabriel se renfrogna visiblement. « Tiens faut que tu signes. » Sans un coup d'œil pour son frère, il saisit l'objet de discorde. Heure de colle. Prof de math. Toujours le même refrain, qu'il interpréta injustement comme un affront à son autorité, un signe de rébellion lamentable pour lui rendre la monnaie de sa pièce. Il se leva et commença à arpenter la pièce de long en large. Fatigue et ras le bol menaçaient de le submerger, alors que depuis la révélation de sa liaison avec Maât il avait plus que jamais fait profil bas auprès d'Andrew. Deux semaines maintenant, qu'un océan de non-dits les séparaient, distillant entre eux une tension malsaine aussi perpétuelle que pesante. Gabriel ouvrit la bouche à deux doigts de craquer, mais se figea finalement, toujours dans le silence. Avec cette impression malsaine qu'un éléphant rose dansait en tutu au milieu du salon et que l'un comme l'autre faisaient semblant de ne pas le voir. Il poussa un soupir interminable, relâchant ses muscles involontairement contractés puis attrapa un stylo, signa le papier et lâcha finalement un regard lourd de sous entendus au fautif. Bien décidé à se défiler malgré tout, il s'empara du téléphone. « Bon, je vais commander. Qu'est ce que tu veux ? » cracha t-il plus sèchement qu'il n'aurait voulu. Contrairement à Andrew qui prenait un malin plaisir à faire valoir son entrée dans le monde des grands -et selon lui de l'indépendance- à grand renfort de coups de gueules, Gabriel n'avait jamais aimé entrer en conflit direct avec son frère. D'une, Andrew gueulait aussi fort que lui (détail de plus en plus frustrant). De deux, il savait qu'il allait lui tenir tête jusqu'au bout. De trois, il avait tort sur toute la ligne, il le savait, et n'avait présentement aucune envie de l'admettre. La guerre des nerfs avait commencée. Et Gabriel avait beau essayer de couper à l'engueulade en déployant tout son self control, il ne s'acharnait jamais qu'à reculer pour mieux sauter.
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Message(#) Sujet: Re: N°1407, Apple Road ; Tu dois signer ça [PV] Mar 23 Mar 2010 - 21:12

Les garçons qu'ils étaient il y a une dizaine d'années avaient grandi et surtout changés. Andrew n'était pu un petit garçon qui cherché à ressembler à son frère, il voulait désormais son indépendance et comme Gabriel avait sa garde sa rébellion était contre lui alors qu'habituellement c'était contre les parents. Gabriel était toujours aussi protecteur mais le manque de confiance envers Andrew avait entâché leur relation pourtant si idyllique et fusionnel. Ils s'adoraient, ils s'engueulaient parfois mais c'était une bonne fois pour toute et ils passaient outre après. Enfin, c'était comme cela avant. Le jeune McAllister ne doutait pas des capacités professionnelles de son frère - il savait bien qu'il était un bon orateur et qu'il avait un brin de jugeote quand il prenait la peine d'utiliser sa tête - mais il mettait en doute ses capacités de frère. Andrew n'avait pas une famille idyllique, il pouvait même affirmer que son frère avait vraiment joué le rôle de parent. Il vouait toujours une admiration pour son frère et sa trahision était encore plus dure. Ils n'en discutaient, aucun des deux n'amenant le sujet. Andrew pensant que c'était au coupable de débuter cette conversation houleuse et Gaby se défilant.

Depuis quelques temps, de plus en plus depuis la parution d'un magazine people qui avait brûlé dans la cheminée de la maison, Andrew ramenait de nombreuses heures de colles. Il pourrait se défendre, dire que ce n'était pas sa faute mais il ne le faisait pas. Cela était dans la lignée de leur non dit. Son prof de maths n'aimait absolument pas Gabriel, ses idées politiques et son parti et la révélation de la relation homosexuelle de son frère avait rendu cet homme encore plus haineux, il cherchait une toute petite excuse pour le coller et même le plus parfait des élèves seraient collés. Il donna le papier blanc que le sénateur voyait beaucoup trop en ce moment. Il ne le regarda même pas, il prit le papier et se leva. Gabriel était énervé. Il devrait gueuler, dire ce qu'il pensait, mais il ne fit rien. Il ne dit rien. Il signa simplement. Il ne se demandait même pas pourquoi c'était toujours le même professeur qui le collait, cela ne semblait même pas l'intéressé. Et prit le téléphone pour commander des pizzas. Andrew ne fut pas étonné, ce n'était absolument pas la première fois et ce ne serait pas la dernière fois que cette situation se produirait si aucun des deux ne disaient ce qu'ils avaient sur le coeur.
Andrew serra le poing et lui répondit :

- Bon, je vais commander. Qu'est ce que tu veux ?
- Une hawaïenne.

Il avait envie de dire "mon frère", il voulait récupérer son grand frère. En grandissant, Andrew ressemblait de plus en plus à son frère. Il gueulait aussi fort que lui et il était obstiné surtout quand il savait qu'il avait raison - et quand il était énervé il avait forcement raison.
Le lycéen avait envie de monter dans sa chambre, mettre la musique à fond et partir sans que le sénateur le sache mais il s'installa simplement sur le canapé. Il connaissait son frère, il commençait à flancher. Il allait débuter leur dispute et ce n'était plus qu'une question de temps. La vraie question était quand dans la soirée cela allait commencer mais le problème était qu'ils étaient aussi obstiné l'un que l'autre et chacun voulait que l'autre commence à parler.
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