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 n°1727 ○● A strange party

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Message(#) Sujet: n°1727 ○● A strange party Dim 28 Mar 2010 - 13:54


Samedi 05 mars 2011, 20h00
    Un week-end entre frères, voila ce qui avait été prévu lors de leur déjeuner, plus tôt dans la semaine. Romain était arrivé peu de temps avant l'heure du déjeuner et avait mangé une simple tartine agrémentée de ce qu'il souhaitait, avec son aîné. L'après-midi s'était bien passée, entre jeux vidéos et télévision, ils n'avaient pas fait grand chose. Ceasar avait également préparé le dîner et là, son cadet l'avait aidé à sa manière : assis sur un tabouret, dans un coin du plan de travail et picorant dans les plats de légumes. Le biologiste ne mangeait pas de viande, ce soir, c'était donc salade de légume avec quelques fruits de mer. A table, ils mangèrent et ensuite, l'un d'eux parti se préparer tandis que l'autre fit la vaisselle et rangea un peu la maison. Ceasar n'avait pas l'intention de se changer, il allait rester dans son bermuda cyan à fleurs et son t-shirt blanc, sans oublier ses tongs et sa petite barbe. Il n'était pas le plus présentable mais son ami Russe avait l'habitude de le voir dans ce genre d'accoutrement, puisqu'il lui arrivait de passer quelques minutes sans prévenir afin de voir si tout allait bien. Pour cette visite, ils l'avaient prévue mardi, juste avant le déjeuner de l'inspecteur avec son cadet. Alors qu'il venait de finir de ranger le salon, il entendit frapper à la porte. Se retournant, il arriva dans la verrière et vit son ami, accompagné de cette personne mystère qui se trouvait être un jeune homme.

    Ouvrant la porte à son ami, Ceasar avait un sourire aux lèvres. Il lui fit la bise ainsi qu'à son ami qui ne semblait pas très bavard aux premiers abords. Il prit les manteaux des deux hommes avant de les inviter à se rendre dans le salon. Romain était, quant à lui, toujours dans la salle de bain et finissait sans doute de se préparer. Assis face à son ami et à l'inconnu, la discussion commença entre le gérant de la boîte de nuit et l'inspecteur de police, sous l'oeil attentif de ce mystérieux garçons aux yeux bleu.

      Afanasy ▪▫ Merci de me recevoir ce soir Ceasar ! Je te présente Judicaël Roskov, mon nouveau jouet tout droit arrivé de Russie !
      Ceasar ▪▫ T'inquiètes pas pour ça, tu sais que tu es toujours le bienvenu. C'est donc lui que tu devais me présenter, j'espère que tu ne le traumatises pas trop tout de même.
      -Un sourire amusé aux lèvres, Ceasar venait de terminer sa phrase. Il avait l'habitude de voir Afanasy avoir de nouveaux compagnons ou, comme il aimait les appeler, des jouets. Mais ici, il avait fait fort, le faire venir tout droit de Russie simplement pour passer un peu de bons temps, il n'avait pas hésité sur les moyens.-
      Afanasy ▪▫ Non, comme tu le sais, je suis quelqu'un d'aimable et un gentleman ! Je voulais simplement savoir si tu souhaitais t'amuser avec. Je peux te le laisser pour la nuit, il est très obéissant, tu verras.
      Ceasar ▪▫ Je sais, je sais ! Non merci, je te le laisses volontiers. Mais si tu veux...
      Afanasy ▪▫ Tais-toi dont, Ceasar ! Si tu ne le veux pas, amusons-nous tout simplement à deux ! Tu sais que ma proposition est toujours d'actualité alors, laisses-toi aller et découvre d'autres horizons !
      Ceasar ▪▫ C'est gentil mais non ! Bon, alors, tu as la vodka, je vais chercher des verres.


    Se levant, Ceasar partit dans la cuisine afin de chercher des verres. Il était à peine entrer dans la nouvelle pièce que son ami Russe arriva afin de continuer sur sa lancée. Têtu, il n'avait pas l'intention de lâcher l'affaire et ce qu'il voulait, il aimait l'avoir. Alors que l'inspecteur avait les bras dans les armoires afin de prendre les verres, Afanasy arriva derrière lui et lui mit la main aux fesses, tout en riant doucement. L'inspecteur n'avait pas réagi, il savait que cet homme pouvait aller loin mais il savait aussi que sa ne serait pas pour tout de suite, du moins il l'espérait. Lui lançant un regard noir, le Russe retourna dans le salon près de son nouveau jouet. Arrivé avec quatre verres, il les déposa sur la table basse présente dans le salon et s'assit à nouveau dans un sofa, écoutant la porte de la salle de bain claquer. Son cadet était prêt, il ne lui restait plus qu'à les rejoindre au rez-de-chaussée, puisque la salle de bain en question se trouvait au premier étage.

      Afanasy ▪▫ Attendons-nous une quatrième personne Ceasar ? J'aurais aimé être au courant de cela. Prévenir n'est toujours pas une de tes qualités !!!
      Ceasar ▪▫ Mon petit frère est chez moi pour le week-end. Toi qui souhaites le rencontrer depuis longtemps, c'est l'occasion !
      Afanasy ▪▫ Très bien, je vais donc me montrer correcte ce soir !


    Le Russe prit la bouteille de vodka et remplit les quatre verres. Ils attendirent ensuite l'arrivée de Romain, qui ne devrait sans doute plus tarder très longtemps. Il devait sans doute savoir que les amis de son frère était là, vu les voix différentes présentent au rez-de-chaussée.


Spoiler:
 


Dernière édition par Ceasar N. Parker le Sam 3 Avr 2010 - 11:31, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: n°1727 ○● A strange party Mar 30 Mar 2010 - 16:59

Ça brûle et ça monte à la tête…



L’eau de la douche coulait chaude contre son corps et la buée envahissait la salle de bain. Le crâne appuyé contre les céramiques, Romain tentait non seulement de ne pas pleurer mais également de chasser de son esprit son éternelle culpabilité. Le jeune homme n’arrivait toujours pas à comprendre comment il avait bien pu si facilement tromper l’homme qu’il disait aimer inconditionnellement. Depuis cette nuit passée entre les bras de Liam, Romain s’en voulait. Il se sentait mal à l’intérieur, comme changé ! Sa faute le rongeait. Ce qui le perturbait le plus n’était pas le fait d’avoir prit du plaisir de s’offrir à un autre homme que le sien, mais plutôt la facilité avec laquelle il avait réussi à écarter David de son esprit. Cette nuit-là, Romain s’était comporté en célibataire. Il avait envoyé valser aux orties ses promesses faites devant Son Eternel et ses six années de vies communes. Il avait laissé libre court à ses envies, s’offrant avec un plaisir troublant mais sincère aux bras virils du beau médecin.

Ceasar avait raison. Ce genre de chose ne se faisait pas. L’adultère était un acte impardonnable. Lorsque Romain lui avait avoué son écart de conduite dans un élan de culpabilité après le déjeuner, son aîné s’était emporté. Il avait haussé le ton et frappé dans un mur avant de disparaître dans la cuisine une petite demi-heure. Romain savait combien Ceasar aimait la droiture et la fidélité dans ce genre de relation. Le jeune océanologue l’avait certainement déçu. Même si Ceasar n’appréciait pas David, il devait s’enorgueillir d’avoir malgré tout un frère droit, fidèle et sincère, et qui savait donner une autre image de la communauté gay que celle véhiculer parfois injustement par les médias. Heureusement, après la longue demi-heure de tension, Ceasar était revenu vers lui pour le prendre dans ses bras et le conseiller de ne plus recommencer. Romain écouta soigneusement les recommandation de son aîné en s’efforçant de croire que la prochaine fois, il serait assez fort pour résister à la tentation. Il en doutait, car au fond de lui, quelque chose s’était brisée.

« T’es vraiment un putain d’enfoiré. » se sermonna-t-il en tapotant son crâne plusieurs fois contre le mur de céramiques humides. « Comment tu as pu faire ça ? »

Ce ne fut qu’après avoir verser quelques larmes salvatrices que Romain sortit de la douche. Il se sécha et enfila un pantalon noir, ainsi qu’une chemise. Ce soir, deux amis de Ceasar venaient dîner, et comme à chaque fois qu’il recevait du monde qu’il ne connaissait pas, Romain aimait être présentable. Il gomina donc ses cheveux, se parfuma un peu, puis lorsqu’il entendit des voix s’élever du rez-de-chaussée, il sortit de la salle de bain en réajustant sa ceinture. En petite foulée, il descendit les escaliers en direction du séjour. Une fois dans la pièce, le jeune homme échangea un regard avec Ceasar, puis il darda ses yeux noisette sur les invités. Il y avait là un homme de l’âge de son frère, plutôt beau mais pas très grand, et un autre type bien plus jeune qui devait sans doute avoir dans les 24 ans tout comme lui. Romain s’approcha des deux hommes et il leur sera à chacun la main en disant :

« Bonsoir. Je suis Romain, le frère de Ceasar. Très heureux de vous rencontrer. » Il s’assit à côté de son frère, de l’autre côté de la table basse. Le jeune homme jeta un coup d’œil au verre de vodka sur la table et avec un sourire peint sur les lèvres, il demanda histoire de faire un peu la conversation : « C’est la fameuse vodka russe ? Ceasar m’en à dit que du bien. Selon lui, elle vaudrait le détour. »
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Message(#) Sujet: Re: n°1727 ○● A strange party Ven 2 Avr 2010 - 19:37

    Samedi 05 mars 2011, 20h12


    Tout en terminant de discuter entre hommes, l'ami de Ceasar servait la vodka dans les verres préalablement apporté par l'hôte de ce soir. Il y eu un court instant de silence avant que Romain ne descende du premier étage, complètement métamorphosé. Il avait quitté son frère dans des vêtements banals et était à présent sur son trente-et-un. Lorsqu'il arriva, l'inspecteur lui lança tout d'abord un regard noir, encore légèrement en colère contre lui mais très rapidement, celui-ci s'adoucit et un petit sourire de fierté apparut également sur son visage. Le cadet se présenta auprès des amis de son aîné avant de s'assoir auprès de son frère. Afanasy laissa un petit commentaire tandis que le jeune homme qui l'accompagnait regardait étrangement le docteur en biologie Marine.

      Afanasy ▪▫ Enchanté Romain ! Ton frère me parle souvent de toi et tu es bien plus mignon que ce qu'il ne m'a dit !


    Le poids du regard noir de Ceasar s'écrasa sur cet homme. Il n'appréciait guère que l'on parle ainsi de son cadet. Positionné sur un pied d'estale, il ne pouvait concevoir que quelqu'un ne le touche mise à part le mari de celui-ci. Pour tout dire, il avait déjà eu du mal à se faire à cette idée et cela avait engendré quelques disputes entre les deux frères. Afanasy comprit tout de suite mais il ne daigna se soumettre, il avait le droit de dire ce qu'il pensait sur ce jeune homme qu'il trouvait tout particulièrement à son goût. Un léger sourire aux lèvres, il prit son verre de vodka et avant de le boire d'un coup sec, il s'écria.

      Afanasy ▪▫ Mazel Tov


    L'hôte de la soirée prit également son verre ainsi que Judicaël, cet homme étrange qui ne parlait pas. Ils avalèrent d'une traite leur petit verre. Ceasar secoua légèrement la tête, il aimait la vodka mais celle-ci était forte, très forte. Romain allait-il la supporter ? Allait-il rester sobre longtemps ? Il ne pariait pas la dessus et le but de la soirée n'était pas de le souler. Mais il savait également que celui-ci n'appréciait pas s'abattre face à son aîné ainsi qu'à ses amis et il allait boire le tout sans rechigner. L'inspecteur ria un court instant seul avant de se lever et de regarder son ami Afanasy. Il dit alors, un sourire aux lèvres mais tout en étant sérieux.

      Ceasar ▪▫ Tu n'es pas là pour me parler de quelque chose au fait ?
      Afanasy ▪▫ Amusons-nous avant tout mon ami. Je discuterais avec toi après. Profitons tout d'abord de ce moment entre hommes.
      Ceasar ▪▫ Si tu y tiens... Bon, tu nous resserres ?
      Afanasy ▪▫ Bien entendu Ceasar ! Alors, Romain, qu'en dis-tu de cette vodka ?

    Les verres furent à nouveau plein et prêt à être bu par les quatre hommes. Afanasy semblait très intéressé par Romain, le déshabillant presque du regard tandis que Ceasar gardait un oeil sur son ami, étant conscient de quoi il était capable pour avoir ce qu'il voulait, quand il le voulait. Parlant de ça, les trois hommes avalèrent de nouveau leur verre lorsque l'ami de l'inspecteur se leva brusquement. Il s'approcha de Ceasar et l'attrapa par son t-shirt avant de le tirer. Ne comprenant pas ce qu'il se passait, l'aîné des Parker se retrouva debout, les lèvres collées contre celle de son ancien patron. Il le repoussa tout de suite avant de dire, haussant le ton.

      Ceasar ▪▫ Ca va pas non ! Tu sais que je ne suis pas de ce bord et je t'ai déjà dis non Af !
      Afanasy ▪▫ Décoinces-toi un peu ! Ja parie que ton frère ne broncherait pas si je...
      Ceasar ▪▫ N'y penses même pas !


    Le comportement de son ami était toujours aussi étrange et il savait que même s'il lui refusait cela, celui-ci n'aurait absolument pas peur de s'approcher du cadet. Tournant autour de la table, Afanasy se plaça à côté de Romain et déposa sa main sur l'épaule de celui-ci. Il lui dit ensuite, un sourire aux lèvres.

      Afanasy ▪▫ Mon ami s'appelle Judicaël et si tu ne veux pas de moi, tu peux toujours t'approcher de lui. Il ne reculera jamais devant un jeune homme d'une telle élégance.
      -un silence d'une vingtaine de secondes s'installa. Ceasar était toujours debout, secouant légèrement la tête de gauche à droite, décontenancé de l'attitude de son ami mais il ne disait plus rien. Après tout, Romain avait l'âge de raison et il savait ce qu'il acceptait de faire ou non. Malgré ça, l'adultère était toujours dans la tête de l'inspecteur qui était à présent perplexe face à sa façon de voir les choses. Un baiser, ce n'était pas grand chose, tant que ça n'allait pas plus loin et que la personne était du sexe que vous aimiez.-
      Afanasy ▪▫ Alors... C'est lui ? Ou moi ?


Dernière édition par Ceasar N. Parker le Dim 11 Avr 2010 - 21:28, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: n°1727 ○● A strange party Dim 11 Avr 2010 - 14:27

Ça brûle et ça monte à la tête…



En même temps que son frère et le jeune homme qui accompagnait le fameux Afanasy, Romain but son verre de vodka. Le liquide lui brûla la gorge, la flambant d’une seule gorgée. Il lui piqua les yeux et lui monta aussitôt à la tête dans un coup de chaleur grisant. Romain n’avait pas l’habitude de boire des alcools aussi forts, et aussi purs. D’habitude, il les diluait dans des mélanges, dans des cocktails plus doux. Le seul alcool pur qui passait assez bien, c’était la tequila, et encore, elle le faisait malgré tout grimacer. Trop fier pour montrer que le breuvage d’Afanasy lui avait littéralement cramer l’estomac, Romain se mordilla l’intérieur de la joue pour retenir un cri de surprise. Il n’était pas question de se la jouer petit frère incapable de tenir son premier verre de vodka russe. Oh non ! Devant Ceasar, Romain avait toujours prit soin d’être un minimum fort, courageux et intrépide.

Ceasar ▪▫ Tu n'es pas là pour me parler de quelque chose au fait ?
Afanasy ▪▫Amusons-nous avant tout mon ami. Je discuterais avec toi après. Profitons tout d'abord de ce moment entre hommes.
Ceasar ▪▫ Si tu y tiens... Bon, tu nous resserres ?
Afanasy ▪▫ Bien entendu Ceasar ! Alors, Romain, qu'en dis-tu de cette vodka ?

Tout en regardant Afanasy lui resservir un verre, Romain déboutonna les premiers boutons de sa chemise. Il avait déjà chaud, tant à cause de l’alcool qui avait le don sans doute de consumer le corps de l’intérieur, qu’à cause des regards longs et pénétrants qu’Afanasy posait sur lui. Romain avait l’impression d’être déshabiller du regard. S’en était très troublant… trop même. Le rouge lui monta rapidement aux joues et vint empourprer le haut de ses oreilles, comme à chaque fois qu’il était intimidé.

« Je ne suis pas très vodka, mais je dois dire qu’elle est assez bonne. Elle donne un sacré coup de fouet. Ça brûle de partout. »

A nouveau, les hommes vidèrent leurs verres, le claquant par la suite sur la petite table basse. Romain ferma fortement les yeux de longues secondes pour faire passer le goût acide et piquant du breuvage qui lui avait encore une fois brûler le gosier. Lorsqu’il ouvrit les paupières, il hoqueta sous la vision d’Afanasy embrassant son aîné. Un courant électrique parcouru toute l’échine de Romain qui se raidit, le regard froncé devant un tel spectacle. Heureusement – et il ne s’expliqua pas ce soulagement – Ceasar repoussa le russe qui ne sembla pas le moins du monde désarçonné par ce geste brusque.

Ceasar ▪▫Ca va pas non ! Tu sais que je ne suis pas de ce bord et je t'ai déjà dis non Af !
Afanasy ▪▫ Décoinces-toi un peu ! Ja parie que ton frère ne broncherait pas si je...
Ceasar ▪▫ N'y penses même pas !

Romain échangea un regard interloqué avec son frère pendant qu’Afanasy s’installa à côté de lui, une main sur son épaule. Etait-il toujours aussi entreprenant ? Le jeune océanologue déglutit difficilement, mal à l’aise devant l’attitude de ce russe. On aurait dit un prédateur qui s’amusait avec une proie avant de la manger. Où donc était-il tomber ? Dans quelles genre de soirée Ceasar l’avait-il embarquer. Romain était déboussolé. Il n’arrivait pas à croire que le respectable Ceasar Parker puisse traîner avec ce genre d’individu. C’était quasiment malsain… totalement à l’opposé de l’image héroïque qu’il se faisait de son frère.

Afanasy ▪▫ Mon ami s'appelle Judicaël et si tu ne veux pas de moi, tu peux toujours t'approcher de lui. Il ne reculera jamais devant un jeune homme d'une telle élégance.

Avait-il bien compris les avants d’Afanasy ? Etait-il sérieux ? Est-ce que Ceasar lui tendait un piège pour voir s’il allait à nouveau céder et tromper la confiance de David ? Romain était perdu. Il ne savait comment réagir face à ce séduisant russe. Son frère le fixait en silence, comme s’il attendait de voir ce que Romain comptait faire. Le jeune homme sentit Judicaël s’approcher à son tour de lui et glisser une main dans son dos pour le caresser alors que ses lèvres se posèrent dans sa nuque pour l’embrasser. D’agréables frissons chatouillèrent Romain qui dût s’y prendre à deux fois pour retrouver la raison.

Afanasy ▪▫Alors... C'est lui ? Ou moi ?

« Aucun des deux ! » assura finalement Romain en se levant pour rejoindre Ceasar, dans l’espoir sans doute dérisoire que son frère le protège de ces deux types aux mœurs douteuses. « Vous vous trompez tous les deux sur mon compte. Je suis marié et j’aime mon mari. » La mine boudeuse, il se tourna vers Ceasar dont il était fort proche et il lui dit sur un ton débordant de reproches : « Je ne sais pas ce que tu avais prévu de faire ce soir avec tes deux amis, mais ça sera sans moi. Tu aurais dût me le dire que tu avais organisé une orgie, et que tu comptais tester ce… type. Je serais resté chez moi. » Il indiqua d’un mouvement de tête Judicaël. « Je ne savais pas que ce genre de mec te branchait. »

Il y avait comme une pointe de jalousie dans la voix de Romain. Comme si Judicaël était une menace pour lui, plus qu’Afanasy. S’imaginer Ceasar entre les bras du jeune russe le dérangeait beaucoup, et il ne savait pourquoi. Romain ne se l’expliquait pas.
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Message(#) Sujet: Re: n°1727 ○● A strange party Dim 11 Avr 2010 - 21:12

    Samedi 05 mars 2011, 20h25


    La soirée avançait doucement. Romain venait de se présenter à l'ami Russe de son aîné avant que celui-ci décide d'ouvrir la bouteille de vodka et de servir les verres de chacun des hommes présents dans cette pièce. Ils avalèrent tous sans rien dire et même le cadet le fit. L'inspecteur savait qu'il avait un peu de mal avec les alcools aussi fort mais il était également conscient qu'il aimait l'impressionner en ne se laissant pas submerger par la force de ces alcools. Il allait boire en compagnie des trois hommes et ce, jusqu'à n'en plus pouvoir afin de prouver que, lui aussi, c'était un homme et un vrai. Une virilité qu'il appréciait montrer dans ce genre de soirée et l'aîné appréciait beaucoup cela tout en étant conscient qu'il devait garder un oeil sur son cadet. Il ne devait pas non plus dépasser les limites sans quoi il terminerait dans un très mauvais état.

    L'alcool commença à se faire sentir chez le cadet de Ceasar et il le vit assez vite. Son frère commença à déboutonner les premiers boutons de sa chemise, suivit de près par Afanasy. Un léger sourire aux lèvres, l'inspecteur faisait tout de même attention à ce qu'il se passait sans intervenir. Il écouta également les paroles de Romain et rit doucement lorsqu'elles atteignirent ses oreilles. Il semblait si simple et naturelle, une naïveté qui ne l'était tout de même pas tant que ça. Le deuxième verre fut servit, il fut également bu de suite par les quatre hommes. Ceasar aperçut que son cadet avait un peu de mal mais fut rapidement déconcentré par le baiser de son ami Russe. Il le repoussa et réussit à voir le regard étrange de son frère avant que celui-ci ne devienne interrogateur, tout comme le sien. Plusieurs refus avaient déjà été donné par l'inspecteur mais cet Afanasy n'en faisait qu'à sa tête, comme à son habitude. Il s'approcha ensuite de Romain, ce qui fut très mal vu par l'aîné qui n'appréciait guère cela. Il le fit savoir mais il n'y eut aucun effet et la soirée allait continuer, prenant une toute autre direction que l'inspecteur n'allait pas apprécier aux premiers abords.

    Assis à côté de Romain, Afanasy prit la parole et lui demanda s'il voulait l'embrasser lui ou cet autre garçon, Judicaêl. Ce même garçon s'approcha du cadet, glissant une main dans son dos et il commença à l'embrasser dans le cou. Ceasar regarda la scène, serrant les points tout en lançant un regard noir à son ami Russe. Il ne dit tout de même rien, comprenant que s'il intervenait, il pourrait perdre beaucoup. Un choix difficile : le frère ou l'argent facilement gagné. Normalement, la réponse devrait être simple mais si tout était connu par la police, il était tout simplement à la rue et aurait très peu d'argent pour vivre, devenant rapidement pauvre et avec la Mafia Russe au cul. Heureusement pour lui, son frère eut la bonne réaction, bien qu'il semblait déboussolé et ça, c'était tout à fait compréhensible pour l'inspecteur qui écouta tout ce que son cadet avait à lui dire. Faux, il avait faux ! Il n'avait rien organisé et ne pensait pas que cette soirée allait se passer comme ça. Oui, son ami était un grand excentrique mais il savait se tenir aussi, chose qui ne semblait pas être son cas aujourd'hui. Il entendit la voix de son ami et leva les yeux vers lui tandis que ses poings étaient prêt à être utiliser.

      Afanasy ▪▫ Il ne sait pas s'amuser, tout comme toi ! Ca doit être dans la famille, vous devriez apprendre à vous décoincez, les Parker !
      -Un regard noir, voila ce qu'avait Ceasar à l'heure actuelle. Il prit la parole, sur un ton glacial et très sec, comme il pouvait le faire lorsqu'il était dans son bureau, au commissariat-
      Ceasar ▪▫ Sors ! Sors de chez moi et prend ton jouet ! Je te téléphonerais et on s'arrangera comme ça ! Mais là, je t'en prie, sors de ma maison !
      -Surpris, Afanasy se leva mais ne bougea pas. Il n'osa pas parler, connaissant le tempérament de l'homme qui se trouvait actuellement face à lui. Il ouvrit la bouche mais Ceasar prit la parole avant, toujours aussi froid-
      Ceasar ▪▫ Si tu ne me veux pas sur le dos, sors de chez moi !!! Afanasy, je t'éclate la gueule si dans deux minutes tu n'es pas dehors !
      -Sans un mot mais très vexé, le Russe se retourna et prit son manteau. Il claqua des doigts, le fameux Judicaël se leva aussitôt et s'habilla également, prêt à sortir de la maison. Un petit sourire aux lèvres, le fameux Afanasy regarda Ceasar avant de sortir et il lui dit, laissant son accent prendre le dessus.-
      Afanasy ▪▫ Je te laisse la bouteille ! Tu me retéléphone ! Je suis désolé Ceasar, je ne pensais pas te vexer. En tout cas, je suis enchanté de te connaître, frère de mon ami !


    La porte d'entrée se ferma doucement. Malgré cette petite embrouille, les deux hommes allaient rapidement reprendre le dialogue et tout allait redevenir comme avant. Afanasy pouvait aller très loin mais Ceasar restait le protecteur et si son frère refusait, il ne pouvait faire qu'une chose : s'allier à lui et le défendre jusqu'au bout. L'inspecteur se retourna à présent vers Romain. Il déboutonna lentement la chemise de son frère tout en le regardant dans les yeux, un petit sourire aux lèvres. Son cadet pouvait voir que l'inspecteur était désolé, de part ce simple échange visuel. Le silence s'était installé dans la maison, ce qui permis à Ceasar de réfléchir un instant à comment il allait pouvoir parler à son frère. La chemise fut à présent totalement ouverte, il laissa alors ses mains glisser sur celle de son frère avant d'entrelacer ses doigts avec ceux de son cadet. Un simple baiser sur l'index de Romain et il lui dit ensuite, laissant entendre qu'il était sincère dans ses propos.

      Ceasar ▪▫ Je ne voulais pas t'embarquer dans une telle soirée. La famille... Toi ! Vous êtes tellement important pour moi ! Je n'apprécie pas particulièrement que tu l'ais vu comme ça, il peut être un homme charmant tu sais ! Il prend tout pour un jeu mais je ne pensais pas qu'il allait le faire aujourd'hui, il sait aussi être tout à fait correcte. Je te demande pardon Romain !
      - Le sourire présent sur es lèvres s'agrandit doucement au fur et à mesure qu'il parlait. Il s'approcha ensuite de son frère, lâchant ses doigts. Il fit le tour et se plaça derrière Romain, se collant presque à lui. Il l'enlaça au niveau du cou et déposa ses lèvres dans le cou de son cadet avant de lui murmurer à l'oreille, toujours avec ce léger sourire accroché à ses lèvres. -
      Ceasar ▪▫ La prochaine fois, ce sera toi et moi. Je n'inviterais personne, une véritable soirée rien qu'entre frère ! ca te ferait plaisir ça, Romain ? Rien que toi et moi ? Seul ? Tout un week-end ?


Dernière édition par Ceasar N. Parker le Sam 17 Avr 2010 - 17:29, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: n°1727 ○● A strange party Lun 12 Avr 2010 - 17:56

Ça brûle et ça monte à la tête…



Le ton monta et Ceasar ordonna à son ami de s’en aller. D’expérience, Romain savait que son frère pouvait être très impressionnant lorsqu’il s’emportait. Il pouvait même facilement devenir violent. Heureusement pour le jeune océanologue, Ceasar n’avait jamais levé la main sur lui. Il l’avait peut-être quelques fois bousculés par le passé mais dans l’ensemble, et aussi loin que remontait sa mémoire, Romain n’avait jamais eu à subir la brutalité de son aîné. Afanasy et le jouet ne s’éternisèrent donc pas, sans doute conscient que Ceasar ne plaisantait pas. Le jeune homme était resté silencieux et en retrait durant tout l’échange, les yeux baissés vers le sol. Il n’avait jamais aimé voir Ceasar fâché. Romain se sentait un peu coupable. S’il ne s’était pas offusqué de la sorte, peut-être que tout aurait été différent.

Alors que les russes quittèrent le domicile du policier, Ceasar retrouva son calme peu à peu. Il déboutonna la chemise de Romain qui le laissa faire en regardant avec tendresse son visage, et ils entrelacèrent leurs doigts quelques instants. Une forte complicité les unissait. Ils étaient à nouveau seuls au monde, comme ils l’étaient souvent lorsqu’ils étaient ensembles.

Ceasar ▪▫ Je ne voulais pas t'embarquer dans une telle soirée. La famille... Toi ! Vous êtes tellement important pour moi ! Je n'apprécie pas particulièrement que tu l'ais vu comme ça, il peut être un homme charmant tu sais ! Il prend tout pour un jeu mais je ne pensais pas qu'il allait le faire aujourd'hui, il sait aussi être tout à fait correcte. Je te demande pardon Romain !

L’esprit de Romain repensa à cet homme. Comment un type comme Afanasy pouvait-il être l’ami de Ceasar ? Ca le dépassait. Ils étaient si différents. Cet homme dégageait un il-ne-savait-trop-quoi qui le mettait mal à l’aise. Etait-ce son regard pénétrant ? Son accent russe à couper au couteau ? Ou alors sa façon de jouer avec les gens sans se soucier des conséquences ? Quoiqu’il en soit, une chose était certaine : Romain n’avait pas confiance en lui. Il craignait qu’il n’ait une mauvaise influence sur son aîné. Sur son Ceasar. Sur l’homme le plus droit, le plus juste et le plus honnête qu’il soit.

Avant que Romain ne puisse poser de questions ou dire quoique ce soit, Ceasar se déplaça dans son dos et il l’enlaça, déposant ses lèvres dans son cou. Romain poussa un petit soupir en fermant les yeux, se laissant submerger par une vague de chaleur bienvenue. Ceasar était toujours Ceasar à ses yeux, et quoiqu’il puisse faire ou dire, jamais il ne descendrait de son piédestal. Il y aurait toujours entre eux cette attention profonde. Toujours cette affection sans faille. Toujours ce sentiment troublant qui n’avait fait que s’accroître d’année en années. Romain avait besoin de se savoir aimé de son frère. De s’attacher à lui. De se reposer sur lui. De le savoir-là, prêt à le relever et à le soutenir, à combler le moindre de ses désirs. En contre partie, une petite voix qui n’était pas la sienne lui murmurait à l’oreille d’être docile, aimant, doux et charmant, d’être le repos du guerrier des hommes de sa vie…

Ceasar ▪▫ La prochaine fois, ce sera toi et moi. Je n'inviterais personne, une véritable soirée rien qu'entre frères ! Ça te ferait plaisir ça, Romain ? Rien que toi et moi ? Seuls ? Tout un week-end ?

« Bien sûr que ça me ferait plaisir de n’être rien qu’avec toi tout un week-end. On pourrait aller à New-York voir Ashleigh. Elle me manque ma petite nièce. » répondit aussitôt Romain en restant encore quelques seconds prisonnier de l’étreinte de son aîné. « Et je ne t’en veux pas pour ton ami. Il est juste un peu trop bizarre à mon goût. La prochaine fois, prévient moi qu’il est très très très pas net, et j’essaierais de prendre sur moi et d'éviter ce genre de scandale à l'avenir. »

A contrecoeur, Romain se dégagea des bras puissants de Ceasar. Au passage, il déposa un petit baiser sur l’avant-bras du policier avant de s’éloigner à travers le salon. De ses épaules, il ôta sa chemise qu’il laissa tomber sur le canapé. Puisqu’il n’y avait plus d’invités ce soir, il n’y avait plus de raison qu’il reste sur son trente et un. Romain prit donc le chemin vers les escaliers et il monta à l’étage se changer. Il revêtit un jeans délavé et effiloché aux genoux, des tongs et un simple marcel blanc qui épousait les muscles de son corps. Lorsqu’il revint au rez-de-chaussée, Ceasar s’affairait à la cuisine, réchauffant le repas de ce soir. Romain le rejoignit avec la bouteille de vodka, se posant comme à son habitude sur le meuble de travail près de l’évier. Il regarda un instant son frère s’activer à la tâche, puis finalement, après avoir pesé un long instant le pour et le contre, il demanda, son regard tentant de déchiffrer l’étiquette en russe :

« Il est de la mafia ? »

C’était peut-être cliché et surtout déplacer d’accuser Afanasy d’être de ce genre d’organisation, mais après tout, un russe restait un russe et dans l’imaginaire collectif, ils faisaient généralement tous partie de la mafia.
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Message(#) Sujet: Re: n°1727 ○● A strange party Sam 17 Avr 2010 - 18:12

    Samedi 05 mats 2011, 20h33


    La maison se vida, les deux amis de Ceasar quittèrent la soirée suite à un ordre reçu qu'il valait mieux appliqué. Il n'était pas méchant mais très protecteur et là, à l'instant, il l'était. Son cadet avait quelques problèmes avec son ami, il passait avant tout, il fallait donc le mettre en sécurité. Présent chez son aîné, Romain allait à présent l'être puisque l'individu dangereux quitta la soirée sans faire aucune embrouille et, il savait que la famille était très importante pour l'inspecteur et ne jouerait donc pas avec ça. Il ferma la porte, laissant les frères seuls. Le plus âgé se retourna et commença à déboutonner la chemise de son cadet avant de le contourner, se retrouvant derrière lui. Il l'enlaça, l'embrassa tendrement dans le cou et lui parla quelques instants. L'interlocuteur lui répondit, un sourire se dessina sur le visage de l'hôte qui déposa sa tête sur l'épaule de son frère avant de lui répondre, sur un ton qui se voulait sincère.

      Ceasar ▪▫ On ira à New York ! Je dois justement refaire les murs de l'appartement, tu m'aideras à choisir la couleur. Avec ton avis, le mobilier sera enfin en accord avec les pièces. T'inquiètes pour ça petit frère, je ne crois pas que tu le reverras de si tôt. La prochaine fois que je le vois t'approcher, ça ira mal pour lui !


    Protecteur, même un peu trop de temps en temps. Il connaissait le comportement de son ami Afanasy mais il n'aurait plus le privilège d'être ainsi avec son cadet sans qu'il n'y ait de conséquences. Aujourd'hui, il n'avait rien fait, il avait réussi à rester correcte mais plus jamais il ne serait comme cela. Romain se détacha de l'emprise de son aîné, laissant ses lèvres toucher l'avant bras de celui-ci dans un court baiser. Il retira ensuite sa chemise qu'il déposa dans le canapé et monta à l'étage, sans doute pour se changer. Un sourire aux lèvres, Ceasar partit en cuisine et sortit la viande tout en faisant chauffer le riz. Il préparait la salade de poivrons lorsque son cadet réapparut dans la cuisine, complètement transformé. Les parents ne l'avaient pas raté ! Il était magnifique, faisant tourner les têtes de toutes les filles de Miami et pourtant, il était gay, chose qui fit sourire un court instant l'inspecteur qui coupait les poivrons en dés, sur le plan de travail. Romain s'assit avec la bouteille de vodka avant de lui poser une question, qui était LA question ! Son ami était-il de la Mafia ?

    Une réponse claire aurait été un oui, en plus du fait qu'il travaillait avec lui. Ceasar continua de préparer sa salade, en silence. Très peu de bruit durant plus de dix minutes, ce qui n'était pas de bonne augure à vrai dire. Il termina de préparer le repas, servit les assiettes et posa celle de Romain face à lui, avant de passer à la sienne. L'inspecteur attrapa la bouteille de vodka et porta le goulot à sa bouche. Il avala quelques gorgées et sentit sa gorge commencer à brûler doucement, dû au niveau de l'alcool. Il déposa ensuite la bouteille, regarda son cadet et, maintenant qu'il avait avalé sa dose d'encouragement, il prit la parole, baissant un instant les yeux mais rapidement, il déposa à nouveau son regard dans celui de son frère.

      Ceasar ▪▫ Oui... Il a une bonne place dans la Mafia...


    Son regard se déposa à nouveau sur la bouteille de vodka mais il ne pouvait plus en boire, ne voulant pas terminer la soirée dans un état pitoyable. Il poussa son assiette sur le côté après avoir mangé quelques fourchettes de riz. Il rebaissa les yeux mais, à nouveau, les replaça dans ceux de Romain. Il savait que ce qu'il allait dire à présent n'était pas agréable à entendre, surtout venant de lui. Il était inspecteur de police, il était connu pour être cet homme droit, loyale et qui avait beaucoup de respect pour la loi, chose qu'il aimait montré dans son travail mais qui n'était pas toujours fait correctement, dû à son impulsivité. Il se leva et vint se placer derrière son frère, déposant ses mains sur les épaules presque nues de celui-ci. Il ne voulait pas le voir lorsqu'il le lui dirait, du moins, pas son visage qui serait sans aucun doute couvert de surprise et d'incompréhension. Il savait également qu'il irait sans doute bouder puisqu'il était connu pour ce trait de caractère.

      Ceasar ▪▫ ... Et je travaille avec lui Romain ! Je fais disparaître des dossiers à la police afin de le couvrir ! Il m'a sorti de la rue, il m'a permis de reconstruire ma vie et je ne pouvais le laisser se faire prendre par la police. Il est simplement le gérant d'une boîte de nuit pour l'état qui n'a rien contre lui, aucun dossier pour prouver qu'il magouille à gauche et à droite... Je le protège d'une certaine manière... Je suis désolé Romain !


    Il le lâcha instantanément après lui avoir parlé et se retourna, ne voulant pas voir s'il allait se lever et partit. Il l'entendrait, mais ne pouvait le voir. Ceasar baissa les yeux, il savait que ce qu'il faisait n'était pas correcte mais il ne pouvait laisser son ami terminer en prison, un endroit qu'il savait dangereux pour y avoir déjà été quelques fois, afin de voir quelques témoins pour des affaires à résoudre au commissariat. Protecteur, il se devait également de protéger ses amis, d'une autre façon qu'il le faisait pour la famille. D'un côté, il pouvait tuer pour le bien des siens et de l'autre, il pouvait être capable de mettre de côté certains de ses principes. Ceasar, inspecteur de police, impulsif et très protecteur, voire un peu trop.


Dernière édition par Ceasar N. Parker le Mer 21 Avr 2010 - 10:35, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: n°1727 ○● A strange party Mar 20 Avr 2010 - 15:16

Ça brûle et ça monte à la tête…



Les minutes s’éternisèrent dans un silence seulement brisé par le bruit de la cuisson du riz. Il ne fallut pas longtemps à Romain pour comprendre que la réponse à sa question était bel et bien un « oui ». Afanasy appartenait bien à la mafia et Ceasar devait chercher le moyen de le lui annoncer sans qu’il ne s’offusque d’une telle révélation. En silence, Romain but une gorgée de la vodka, laissant s’écouler dans sa gorge le liquide brûlant. Il grimaça mais n’émit aucun autre son. Durant un long moment, le jeune homme resta simplement là, assis sur le plan de travail à regarder son aîné préparer le dîner. Ils n’échangèrent aucun mot, ni même aucun de regard. Tous les deux savaient qu’il n’y avait rien à ajouter. Lorsque Ceasar termina de préparer le repas, Romain descendit du meuble et il alla s’asseoir sur un haut tabouret derrière le comptoir séparant la cuisine en deux. Il attendit que son frère dépose son assiette (dépourvue de viande) devant lui avant de commencer à picorer quelques grains de riz. Deux gorgées de vodka plus tard, le policier lui dit alors, comme un aveux :

« Oui... Il a une bonne place dans la Mafia... »
« Je sais. »

Ce fut tout ce que Romain répondit, son regard plongé dans les yeux océan de son aîné. Le jeune homme ne comprenait pas comment un policier aussi droit et intègre pouvait être ami avec ce genre d’individu. Se rendaient-ils mutuellement service ? Se serraient-ils les coudes en cas de coup dur ? Etaient-ils plus que des amis ? Des associés ? Toutes ces questions et plus encore trottaient dans la tête de Romain. Le jeune homme idéalisait tant son frère qu’il était inconcevable pour lui qu’il soit du mauvais côté de la barrière. Ceasar était la justice et la droiture incarnée à ses yeux… même si une partie de lui savait qu’il était loin d’être un saint et qu’il avait commis bien des impaires par le passé, impaires qu’il tentait de racheter comme il le pouvait aujourd’hui.

Au moment où Ceasar repoussa son assiette pour ensuite se relever, Romain compris qu’il allait tout lui dire. Il y avait bien plus à dire sur lui et son ami que ce que Romain n’imaginait. De dépit, le jeune homme ferma les yeux et déposa ses couverts. Son frère passa dans son dos, et tout en déposant ses deux puissantes mains sur ses épaules, il lui avoua d’une voix chevrotante :

« Et je travaille avec lui Romain ! Je fais disparaître des dossiers à la police afin de le couvrir ! Il m'a sorti de la rue, il m'a permis de reconstruire ma vie et je ne pouvais le laisser se faire prendre par la police. Il est simplement le gérant d'une boîte de nuit pour l'état qui n'a rien contre lui, aucun dossier pour prouver qu'il magouille à gauche et à droite... Je le protège d'une certaine manière... Je suis désolé Romain ! »

Ce fut un coup dur. Toutes les illusions de Romain s’écroulèrent comme un château de cartes. Alors comme ça, Ceasar était un ripou. Il aidait les méchants à se jouer de la justice. Jusqu’où était-il allé pour protéger les russes ? Romain avait peur de l’apprendre. Au fond de lui, il ne désirait pas le savoir. Il ne voulait pas que Ceasar lui raconte ce qu’il faisait de mal. Il désirait continuer à l’aduler comme le grand frère parfait et protecteur. Comme le grand frère qui comblait le moindre de ses désirs et céder à tous ses caprices. Brusquement, Romain se releva, le tabouret tombant en arrière avec bruit. Il tonna alors, la voix débordante de dégoût :

« T’es un pourri… ?! C’est dégueulasse Ceasar ! Où elle est la justice que tu as promis de protéger ? Je croyais que tu faisais partie des bons ! Mais en réalité non, tu fais partie des méchants ! Tu es un méchant qui joue au gentil pour aider ses petits copains les mafieux à magouiller et à semer le mal autour d’eux ! Nous avons déjà assez d’une crapule dans la famille avec Ozzie ! Je ne pensais pas ! Réellement pas ! Que mon grand frère allait être pire que lui ! Car tu es pire qu’Ozzie, Ceasar ! Lui au moins, il a la décence de ne pas faire semblant. Il est honnête ! Il crie haut et fort que ce n’est qu’un enfoiré ! Toi, tu fais tout en traitre ! Et pourquoi ? Pour un type qui t’a sorti de la rue ! »

Romain s’imposa à la vue de son frère. Il passa devant lui pour le forcer à le regarder en face. Les yeux débordants de colère, le jeune homme laissait parler sa déception. Il en avait gros sur le cœur et comme d’habitude, lorsqu’il s’emportait, Romain ne pouvait garder ses excès pour lui.

« On t’aurait sorti de la rue si tu n’avais pas coupé les ponts avec nous à l’époque ! On t’aurait aidé Ceasar ! Mais tu nous as abandonné ! Et maintenant tu me dis que c’est pour l’aider lui, ce sale type, que tu acceptes de cracher au visage de la loi ? Tu n’aurais jamais eu à le faire si tu étais resté près de nous. Tu me déçois ! Laisse-moi tranquille ! »

Sans plus de cérémonie, Romain quitta la cuisine. Il ne laissa pas le temps à son frère de se justifier. Il n’avait d’ailleurs aucune envie de le laisser faire. Tout ce qu’il voulait, c’était monter s’enfermer dans la chambre d’ami qu’il occupait et bouder...


Dernière édition par Romain S. Parker le Dim 31 Oct 2010 - 17:46, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: n°1727 ○● A strange party Mer 21 Avr 2010 - 11:20

    Samedi 05 mars 2011, 20h42


    Les assiettes venaient d'être servies. L'ambiance était au plus bas à présent, la réponse à la question serait décisive. Ceasar savait pertinemment qu'il ne serait jamais plus vu comme avant, le grand frère qui était très à cheval sur les règles en plus d'être un citoyen honnête, aux yeux de beaucoup. Il était loin de cette image mais il arrivait à la garder, dissimulant certains de ses actes qui allaient à l'encontre de la loi et, pour beaucoup, de ses principes. L'inspecteur répondit à son cadet qui laissa deux simples mots s'échapper. Il devait à présent lui expliquer, mais ce ne serait pas une partie de plaisir. Il poussa son assiette et se leva avant d'aller se poster derrière Romain, déposant ses deux mains puissantes sur ces épaules. Il baissa un instant les yeux et lui dit tout, conscient qu'il détruisait sa réputation aux yeux de son cadet et, si jamais celui-ci allait raconter ce qu'il savait à présent aux parents, il serait détrôné. Tomber de son trône serait une chose difficile et il n'était pas sur de pouvoir se relever par la suite. Protéger sa famille était la chose la plus importante à ses yeux. Il avait une fille, plus importante que tout, mais elle ne serait pas suffisante. Une descente aux Enfers se préparait-elle ?

    Ses mains se retirèrent et il se retourna, ne voulant pas voir ce que son cadet allait faire. Ceasar entendit le tabouret tomber, il était donc debout. Ecoutant ce qu'il avait à dire, il avait tout à fait raison. Impulsif la plupart du temps, il ne bougeait guère ici. Le courage venait de fuir ainsi que toute la volonté de l'aîné. Protéger, serait-il encore capable de le faire ? Ou plutôt, la famille accepterait-elle encore qu'il garde ce rôle ? Il ne savait pas, il était pire qu'Ozzie, il aidait des Mafieux, il aidait des dealers à tuer des adolescents, il aidait des femmes à attraper une saloperie suite à un client qui ne s'était pas protéger et qui était atteint d'une MST, il aidait des enfants à avoir des armes, il était, comme son frère venait si bien de le dire, un ripou. Rare était ces moments où il ne réagissait pas et pourtant, là, il ne faisait rien. Romain apparut ensuite face à lui, plongeant son regard regard noisette dans l'océan de l'inspecteur qui, encore une fois, ne réagissait point. Il l'écouta, il avait tourné le dos à la famille, c'était vrai mais il avait ses raison. Le voir sombrer était quelque chose d'inimaginable pour lui, il se devait de garder sa place et pour cela, il avait préféré quitter la fratrie Parker quelques années et lorsqu'il était réapparu, il se trouvait être un homme correcte et pas ce toxicomane qui se trouvait une nouvelle jeune fille touts les jours pour tirer son coup. Le passionné de l'océan monta ensuite dans sa chambre sans laisser le temps à son cadet de s'expliquer. Ceasar inspira profondément avant de crier, peu importe si on l'entendait dans toute la maison. Il se retourna, donna un coup de pied violent dans le tabouret déjà terre avant d'envoyer l'assiette de Romain dans le mur. Il frappa un fauteuil de son pied lorsqu'il passa à côté et monta ensuite les escaliers. Sa respiration était puissante. Il entra dans sa chambre, claqua la porte et retira son t-shirt dépourvu de manches. Torse nu, il possédait encore son short à fleurs et se coucha sur son lit afin de se calmer.


Dernière édition par Ceasar N. Parker le Lun 16 Aoû 2010 - 14:25, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: n°1727 ○● A strange party Sam 24 Avr 2010 - 15:38

Ça brûle et ça monte à la tête…



Quelques heures plus tard...

Ce baiser sembla profondément naturel pour Romain qui le lui offrit sans honte ni pudeur. Cette nouvelle proximité avec Ceasar lui plaisait. Elle n’avait rien de choquante à ses yeux. C’était son frère, oui, et alors ? Cet élan affectueux lui était agréable au plus haut point. Il s’agissait d’une continuité naturelle dans leur relation particulière. Comme d’un cap franchit. Maintenant, un tout nouvel horizon s’offrait à eux. Les deux Parker avaient traversés le Rubicon. Aucun retour en arrière n’était désormais plus possible. Leur relation allait changer du tout au tout. Elle allait devenir plus intense. Plus fusionnelle encore. Mais aussi plus compliquée. Même si Romain savait que ce n’était pas bien de continuer sur ce chemin glissant qu’était l’inceste, il ne pouvait résister à la tentation de ce démon du vice qui l’habitait. Il n’avait jamais su où étaient les limites. Où, il devait s’arrêter. Son désir pour Ceasar était trop grand pour arriver à se contrôler. Son frère lui faisait envie. Il l’excitait même. Ceasar avait toujours été son idéal masculin. Il avait toujours eu ce quelque chose de troublant qui le faisait craquer. Romain désirait plus que tout lui appartenir. Rien qu’une fois. Il désirait devenir pour un soir son amant. Être l’être qui lui ferait tourner la tête.

Loin de tout remords, Romain continua d’embrasser Ceasar langoureusement. Il se déplaça doucement sur lui de sorte à être au-dessus et de l’enserrer de ses cuisses. Dans un élan, il enleva son tee-shirt, dévoilant son torse lisse et musclé. Sa bouche revint à nouveau capturer celle de son frère, tandis que leurs mains se caressèrent. Leurs peaux étaient brûlantes et leurs respirations rapides, témoignage de l’excitation grandissante. Romain envoya valser tout ce qui aurait pu le pousser à arrêter. Il ignora sa maudite conscience. Il oublia son lien du sang. Il ignora son enfance passé avec son frère. Rien n’aurait pu l’arrêter. Il désirait trop Ceasar pour faire machine arrière. Le manque de David, sa honte de l’avoir trompé, ce besoin constant d’être aimé jusqu’à la déraison. Tout et plus encore le poussa à s’abandonner à sa douce folie. Romain était un dépendant affectif. Il vivait à travers le regard de l’autre, et ce soir, il existait entre les bras de son aîné.

« Je t’aime tellement. »

Ce chuchotement venait du cœur. C’était une réalité comme une autre. Romain aimait son frère, et cela au-delà leurs liens familiaux. Il aimait l’homme qu’il était, malgré ce qu’il avait bien pu dire tout à l’heure dans la cuisine. Le jeune homme savait que Ceasar serait toujours là pour lui. Il y avait toujours eu entre eu entre eux ce lien indéfinissable que personne ne pouvait comprendre. Romain se sentait pleinement vivant entre les mains de son aîné. En sécurité. Totalement apaisé. En échange de la protection de Ceasar, une petite voix murmurait à l’oreille de Romain qu’il devait lui être dévoué au possible, jusqu’à l’obéissance. Cette soumission qui l’habitait prenait le pas sur sa raison et le poussait à continuer sur cette voie. De toute façon où était le mal ? Il aimait le sexe. Il aimait les hommes. Il aimait Ceasar. Tout cela ne pouvait être que bon. Et ce le fût car cette nuit-là, son frère lui fit l’amour comme rarement un homme lui avait fait l’amour. Ils ne furent plus des frères durant ces heures de passion éphémère, mais deux amants, deux amants totalement unis l’un à l’autre.
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Message(#) Sujet: Re: n°1727 ○● A strange party

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n°1727 ○● A strange party

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