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 [Museum of Contemporay Art - Miami] (Austin)

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Message(#) Sujet: [Museum of Contemporay Art - Miami] (Austin) Dim 3 Mai 2009 - 14:51

« And then, you take a chance, and you care for others. »


Icons ©moodygirl@sn & ©allwhowander121@lj
Austin Levingston & Lullaby Walkers


J'avais réussi mon coup. Un grand sourire au guichetier du MoCA -soit le Museum d'Art Contemporain- tandis que je lui passais un billet de dix dollars, pour payer les deux tickets que je lui avais demandé. Oui, oui, deux tickets. Je n'allais pas seule au musée. J'avais décidé d'y traîner de force un ami et voisin qui avait besoin de s'aérer la tête. Comment, on s'aère difficilement les esprits quand on se rend dans un bâtiment qui grouille de monde ? Mais justement, aujourd'hui, il n'y avait presque personne. En même temps, il était tôt et les gens dormaient le matin, enfin certains préféraient. Bizarrement, j'avais réussi à le motiver pour m'accompagner. Qui "le" ? Mais voyons, le grand type juste à côté de moi, Sieur Austin Levingston. Arrivé pas tellement longtemps, à peu près un an, il avait emménagé à côté de chez nous, et en parfaite commère que j'étais, j'avais commencé à taper la causette avec lui, et il était venu dîner une fois. Un dîner catastrophique, mes talents de cuisinière se révélant une fois de plus inexistants. M'enfin, on avait bien ri, même si on avait plus joué aux cartes que mangé. C'était pas ma faute aussi, on aurait pu prévenir que les couvercles des casseroles étaient utiles des fois. Mais passons cet échec cuisant, suite à ça, j'avais pris l'habitude de lui causer assez régulièrement. Il avait un don pour dire autant de bêtises que moi, ce qui en faisait un camarade parfait pour toutes les discussions faussement sérieuses que j'appréciais tout particulièrement.
Les tickets en main et un dernier sourire au guichetier, je m'éloignais du guichet, à la suite d'Austin qui s'était déjà écarté. Lui tendant son ticket, je lui rappelais, comme une mère à son enfant :

    « Tu fais attention à pas le perdre, hein !, air faussement réprobateur, puis je souriais légèrement niaisement de nouveau, comme très souvent, Bon ! On va où ? Tu veux voir quoi ? »


Comme si c'était lui qui m'avait demandé si ça me disait d'y aller. Ce qui n'était pas le cas. Je l'avais forcé, dans mon grand machiavélisme d'opérette. Ou plutôt, je lui avais proposé, et j'avais usé de mon charme légendaire -ou de mes mimiques de chien battu- pour obtenir son approbation et son acceptation de l'idée géniale que j'avais eue. Robynn, il avait dit non immédiatement, et Grover avait prétexté qu'il faudrait que je le porte de salle en salle, avant de signaler que de toute façon, même si ça aurait été avec grand plaisir, il devait aller voir ses parents. Et donc, c'était tombé sur le malheureux Austin, que j'avais harcelé pendant dix minutes jusqu'à ce qu'il cède. Mais j'étais sûre au fond de moi qu'il trouverait un moyen de me le faire regretter tôt ou tard, une vengeance minime planant au dessus de mon crâne.
Mains sur les hanches, j'étais plantée à présent devant lui, en le fixant très calmement, avec autant de patience qu'une guêpe sous un verre vide renversé. J'attendais, et ça se voyait sur mon visage. Un immense sourire prit place sur mes traits, alors que je patientais toujours. J'avais sans doute l'air d'être une idiote, mais je ne m'en formalisai pas. On me savait presque à moitié folle, ou totalement gamine, si bien que le regard d'Autrui n'était pas vraiment très important à mes yeux. Le tout était de changer les idées d'Austin, comme à chaque fois que je lui parlais ou que je faisais quelque chose avec lui. C'était mon ami, je me devais de m'assurer qu'il ait le sourire assez souvent.

    « Hm ?, reprenais-je pour accentuer mon air patient. »


Il devait certainement avoir compris que l'attitude que j'avais prise commençait légèrement à me faire mal -penchée légèrement en avant, mains sur les hanches, quasiment en équilibre sur mes pointes de pieds. Un miracle que je ne sois pas encore tombée, d'ailleurs…
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Message(#) Sujet: Re: [Museum of Contemporay Art - Miami] (Austin) Mer 6 Mai 2009 - 20:08

  • Je ne sais pas comment elle s’y prenait. Je ne sais pas comment elle faisait pour obtenir tout ce qu’elle désirait. Etait-ce moi le faible dans l’histoire ? Elle parvenait toujours à ses fins, et je dois bien admettre que c’était frustrant. Oui Lullaby Walkers obtenait toujours tout. Oh bien sûr, j’aurai pu m’entêter à lui dire non, j’aurai pu la laisser seule, en plan, mais à quoi bon ? Je ne pouvais pas lui faire ça, c’était plus fort que moi. Sans doute étaient-ce le petit ton mielleux et son regard de chien battu qui me submergeaient à chaque fois. Dans tous les cas elle avait réussi son coup. Il était environ 8H30 lorsqu’elle avait débarqué devant ma porte. J’avais juste un caleçon sur moi, et c’est torse nu, une tasse de café à la main que j’avais ouvert la porte. Très vite, j’avais remarqué son petit air excité. Je savais pertinemment qu’elle avait une idée en tête. D’ailleurs elle me fit très vite comprendre où elle voulait en venir. Elle avait saisit ma tasse de café, m’avait poussé sur le côté, sans que j’ai eu le temps de protester, et s’était dirigée jusqu’à ma cuisine. En soupirant je l’avais suivie, et m’étais rendu compte qu’elle était déjà installé sur un tabouret haut de mon bar. Elle me regardait avec son petit regard espiègle : « Dans trente minutes Oh grand maximum, toi et moi, moi et toi… Au musée ! » J’avais écarquillé les yeux. Et je n’avais su quoi répondre. J’attendais la suite, un truc du genre : ‘mais non je rigole Austin !’ mais ce n’était jamais arrivé, le fameux truc n’était jamais apparu dans la conversation. J’avais alors refusé, prétextant un rendez-vous, malheureusement, devant sa petite bouille trop attendrissante à mon goût, j’avais cédé. Je le lui devais bien. Après tout, c’était elle qui m’avait la première invité à manger chez elle. Certes le repas avait été on ne peut plus dégueulasse, mais tout de même, cela avait été un magnifique dîner. Et puis, elle était d’une patience inhumaine avec moi, elle tentait toujours de me donner le sourire. Oui, elle le voyait bien mon regard triste, mon air rêveur. Posait-elle des questions ? Voulait-elle savoir pourquoi j’avais l’air si nostalgique. Non, Lullaby ne posait jamais de questions, Lullaby respectait mes silences, et c’est sans doute pourquoi je l’appréciais autant. Je l’avais donc laissée en plan, juste le temps de passer dans ma salle de bain. J’avais pris une douche express, enfiler un jean Levis, et un petit polo beige Ralph Lauren. J’étais fin prêt. Une fois de retour dans la cuisine, j’eus la surprise de ne pas la voir, en réalité elle était devant la porte d’entrée, un doigt posé sur sa montre : « 15secondes de plus, et tu étais en retard. » Je levai les yeux au ciel. C’était du Lullaby tout craché. Nous nous rendîmes donc jusqu’au musée, dans la joie et la bonne humeur, parce qu’avec elle, cela ne pouvait que se passer comme ça. Bref, nous y voilà. On était là planté devant le guichet. J’avais envie de rire en repensant que j’avais encore cédé à l’une des envies farfelues de la demoiselle. Finalement, je restai en retrait le temps qu’elle me tende mon ticket: « Tu fais attention à pas le perdre, hein ! Bon ! On va où ? Tu veux voir quoi ? » Oh putain, elle se moquait vraiment de moi. Je croisai les bras, et pris mon petit air boudeur. Elle me parlait comme à un gamin, je n’étais pas un gamin, si nous comparions nos âges, c’était plutôt elle la gamine, mais je me mordis la langue pour ne rien dire. Autant ne pas commencer les attaques tout de suite, cela valait mieux pour moi. J’en avais d’ailleurs instantanément oublié sa question. Que m’avait-elle demandé déjà ? Elle était là, les bras sur les hanches, penchée en avant, elle allait finir par tomber, mais je m’en fichais. J’avais le droit de la faire attendre, point final. « Hm ? » Et Hop comme par magie sa question me revint en tête. Je me grattais le crâne comme si je réfléchissais, et soudain, me souvenant du ton qu’elle avait pris pour me parler, je lui dis avec une voix d’enfant pleurnichard:

    « Je veux faire pipi, je veux faire pipi ! »


    Et je lui tirai la langue. Elle m'avait parlé comme un gamin, j'agissais comme un gamin! Je voulais visiter les toilettes, là maintenant tout de suite. Un couple de personnes âgées nous observèrent étrangement, comme si j’étais attardé, comme si j’étais cinglé. Lullaby elle, était habituée à mes âneries, c’était d’ailleurs elle mon maître, mon héros. Pour faire des blagues et des conneries, on se complétait plutôt bien… Finalement, je finis par reprendre mon air sérieux, et j’haussai les épaules :

    « C’est toi qui m’a traîné de force ici. J’avais peur que tu te jettes sous une voiture si je refusais, alors tu te débrouilles, moi je te suis ! »


    Et je lui tirai une nouvelle fois la langue, à dire vrai, je ne savais même pas dans quel musée nous étions. J’étais là, et je ne savais même pas ce que j’allais visiter, la honte !


    « Heu, Lully, on est où ? Je veux dire c’est un musée sur quoi ? »


    Et je lui sortis mon sourire crétin d’ignorant.
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