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 EVERYBODY SAYS TIME HEALS EVERYTHING (...)

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Isobel Blythe
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Message(#) Sujet: EVERYBODY SAYS TIME HEALS EVERYTHING (...) Ven 23 Avr 2010 - 22:15



everybody says time heals everything, but i'm not sure of it.
OZZIE & ISOBEL @ st patrick's cimetery.
» 14 mai 2011.


© hysteriatic


Quelques mois plus tôt, Izzie était sur le toit de son ancienne université en compagne de Presley, une de ses bonnes amies. Les jeunes filles avaient parlés pendant toute la soirée, et Isobel avait finit par lui avouer que, effectivement, tout allait bien dans sa vie, mais qu'elle ne pouvait s'empêcher d'attendre avec appréhension le moment où tout allait s'inverser. Elle ne s'était pas trompée en disant que ce qu'elle vivait ─ quelque chose qui semblait être proche de ce qu'on appelle le bonheur ─ n'allait pas durer bien longtemps. Après tout, rien ne se passe jamais comme on l'avait prévu, n'est-ce pas ? L'élément déclencheur avait été le retour de Rhys, lorsqu'elle l'avait vu le jour de son anniversaire. Après que Damon et Rhys en sois venu aux mains, Izzie découvrit quelque chose qu'elle n'avait jamais soupçonné : Damon était jaloux de la relation ambiguë qui avait jadis unis la demoiselle avec son ancien meilleur ami. Dès lors, tout commença à partir de travers. Ce ne fut donc pas étonnant que, le 20 avril dernier, Damon et Izzie se disputèrent pour la énième fois avant de rompre pour de bon. Cela affecta plus la jolie blonde qu'elle ne l'aurait pensé, d'autant plus qu'elle se retrouvait seule. Damon ne voulait plus lui parler, les choses avec Rhys ne s'étaient pas arrangées et Bonnie avait mieux à penser avec sa grossesse. Il y avait toujours d'autres personnes dans sa vie, mais c'était différent. Et puis, le mois de mai était arrivé, aggravant un peu plus la situation. Le mois de mai n'avait jamais été un très bon mois pour la demoiselle. Trop de souvenirs, tous trop douloureux. Elle ne sortait pas souvent de chez elle, et le fait qu'elle se fasse agresser au début du mois ─ du moins, que quelqu'un lui vole son sac en la menaçant, car ça n'avait rien à voir avec l'agression qui avait secoué le quartier quelques semaines plus tôt et dont Micaela, la « sœur » de Damon, avait été victime ─ n'aidait pas les choses.

Elle n'avait pas envie de voir du monde, elle voulait profiter un peu de l'intérieur de la maison familiale. Pourtant, le jeudi 13 mai, elle sortie de chez elle et, une fois dans sa voiture, pris la direction d'Orlando, une ville de Floride à environ trois heure de route. Une fois là-bas, elle se rendit au zoo et y passa sa journée. Elle resta un moment devant la cage des ours, et encore plus longtemps devant celle des singes. Chaque année, le jour du 13 mai, elle se rendait au zoo d'Orlando. Un rituel assez étrange, mais qui prenait tout son sens lorsque l'on savait ce qui s'était passé l'année de ses huit ans. Aller au zoo était la dernière chose qu'elle avait faite en compagnie de sa mère. Le lendemain, sa mère mourrait à cause d'une rupture d'anévrisme et de sa fille qui n'avait pas su appeler les urgences en temps et en heure. Fin de l'histoire.

Ce ne fut donc pas étonnant de la retrouver, au soir du 14 mai, à l'entrée du cimetière derrière l'église St Patrick. Chaque année, elle avait ce rituel : elle allait au zoo le 13, et se rendait sur la tombe de sa mère le 14. Aujourd'hui, cela faisait maintenant quinze ans qu'elle avait cette habitude que certains qualifieraient de glauque. Quinze ans qu'elle n'avait plus sa mère près d'elle. Le temps passait tellement vite, finalement. Izzie s'était toujours sentie à part, dans son monde. Lorsqu'elle était petite, c'était sa mère qui la reliait au monde réel, qui l'empêchait de paraitre trop bizarre, trop hors normes. Qu'est-ce qu'elle aurait eu besoin de sa mère dans certains moments. Lorsqu'elle avait 16 ans, par exemple, et encore aujourd'hui, elle voulait pouvoir parler à un être de chair et d'os et non à pas des lettres gravés sur du marbre froid. En pleine réflexion, la jolie blonde était assise contre la tombe de sa mère, cachant ainsi le « Lussy Reynolds ; 5 février 1964 - 14 mai 1996 ». Malgré le lieu peu commun et l'heure plutôt bien avancée de la nuit, elle se sentait en sécurité ici, n'ayant absolument par peur des morts et des légendes à propos des cimetières. Elle ne tremblait donc pas à l'idée de voir un zombie s'approchait d'elle. Si elle tremblait, on pouvait mettre ça sur le compte de la fraicheur de la nuit ou peut-être bien que c'était dut à ses yeux brillants, qui sait. Fermant ses yeux un instant, elle ne remarqua même pas que, enfin de compte, elle n'était pas si seule que ça. Et cela n'avait rien à voir avec les zombies et autres fantômes...

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Dernière édition par Isobel Reynolds le Mar 24 Aoû 2010 - 11:19, édité 3 fois
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Cullen Salander
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Message(#) Sujet: Re: EVERYBODY SAYS TIME HEALS EVERYTHING (...) Sam 24 Avr 2010 - 15:00

La journée avait été longue. Longue et ennuyante. Oz n'avait absolument rien fait. Comme d'habitude mais il avait vraiment ressentit le temps en cet après-midi du 14 mai. Même s'il aimait ne rien faire et trainer chez lui, le temps était bien long. Il faisait un sublime soleil mais il n'en avait pas profiter. Il préférait au contraire rester à l'intérieur, les fesses sur le canapé à regarder toutes les débilités qui passait à la télévision. On lui avait proposé de sortir, se rendre à la plage pour faire du surf, se balader en ville pour draguer les minettes, mais non, rien n'y faisait, il ne voulait rien faire. Sa mère avait beau lui demander de tondre la pelouse, il ne comptait sûrement pas le faire. Elle avait beau lui demander de faire un brin de ménage, Oz n'en ferait rien. Et pourtant, il avait tout le temps devant lui. Comme il comptait arrêter ses études (du moins, du jour au lendemain, il ne savait pas encore très bien quand) et comme il n'avait toujours pas de boulot, il ne faisait rien de ces journées. Finalement, Romain, son cousin, avait raison lorsqu'il lui reprochait de ne rien faire de ces journées à part passer son temps devant la télévision. Ozzie avait beau le savoir, il n'en ferait rien. Il ne le dirait sûrement pas à Romain. Alors qu'il zappait sans s'arrêter, son portable sonnait dans sa chambre. Interrompant sa séance de torpeur, il se releva et prit la direction de sa chambre. Il attrapa son téléphone et ouvrit le message qu'il venait de recevoir. « Soirée au cimetière ce soir, tu nous retrouves? Amène de quoi s'amuser. ». Sourire satisfait sur le visage, Ozzie pianota sur le clavier pour répondre positivement.
C'était avec un grand plaisir qu'il venait accepté l'invitation à une soirée. Pas n'importe quel genre de soirée puisque celle-ci allait avoir lieu au cimetière. Glauque vous avez dit? En effet. Et pourtant, Ozzie n'avait pas hésité avant de dire qu'il se joindrait volontiers à la petite fête. Non pas pour s'amuser mais parce qu'il avait deux ou trois petites choses a régler. Il venait de confirmer sa présence par téléphone, téléphone qu'il envoyait maintenant valser sur son lit, à la recherche de quelque chose à se mettre. Son choix se porta sur un jean, tout simple ainsi qu'un tee shirt noir. Rien de très original mais c'était dans ce genre de vêtements qu'il se sentait le plus à l'aise. Et puis, au moins, s'il y avait une descente de police, il serait dans la capacité de se barrer très vite pouvant se permettre d'abîmer ce qu'il portait. Heureusement d'ailleurs, vu ce qu'il prévoyait de faire ce soir. Il sortit finalement de sa chambre en ayant fait un détour par la salle de bain, attrapa le sac de sa mère pour en prendre dix dollars et les clés de la voiture et sortit du domicile, ouvrit la voiture et prit la direction de l'église Saint Patrick. Il comptait se garer là puis se rendre au cimetière à pied.
Quelques instants plus tard, la voiture s'arrêta sur le parking. Il faisait déjà nuit et très noir, mais Ozzie connaissait le chemin. Ce n'était pas la première fois qu'il se rendait à une fête nocturne dans le cimetière de la ville. Il s'avança tranquillement entre les tombes, tout en jetant un œil de temps en temps, par simple curiosité. Curiosité malsaine, bien évidemment, dont il faisait preuve. Alors qu'il s'avançait, il entendit au loin des éclats de rire et de la musique en fond sonore. Il releva la tête puis remarqua la présence d'une personne qu'il connaissait très bien. Personne qu'il n'avait pas vu depuis pas mal de temps d'ailleurs. Un nouveau sourire se dessina sur son visage et Ozzie se dit qu'il avait bien quelques minutes devant lui et qu'il pouvait bien les perdre pour retrouver sa vieille amie. Silencieusement, il s'approcha d'elle, sans se douter une seule seconde qu'elle était en train de se recueillir et qu'elle n'allait probablement pas aller à cette fête illégale. « REYNOLDS! » dit-il, d'une voix forte tout en attrapant les hanches de la prénommée Isobel Reynolds. En éclatant de rire, il se recula alors. Il se doutait bien que la jeune femme allait sûrement l'insulter de tous les noms pour la frayeur qu'il venait de lui faire mais il s'en fichait totalement. Il afficha un nouveau un sourire satisfait, avant de dire calmement « Je ne savais pas que t'étais invité! » en faisant allusion à la soirée. Il s'approcha à nouveau d'elle et déposa un baiser sur sa joue, puis se recula alors. « Qu'est ce que tu... » Il s'arrêta alors. Son regard venait de se poser sur la tombe devant Isobel. Tombe qui affichait le nom de la mère d'Izzie. Gênait, ne sachant plus où se mettre, il ne pût s'empêcher cependant de continuer de parler « Iz, je suis désolé. ». Son ton était pour une fois sincère..

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Message(#) Sujet: Re: EVERYBODY SAYS TIME HEALS EVERYTHING (...) Jeu 29 Avr 2010 - 19:47


Izzie était perdue dans ses pensées. Elle essayait de retrouver le peu de souvenirs qu'elle avait avec sa mère. Après tout, elle n'était qu'une petite fille lorsque sa mère était morte, difficile d'avoir des souvenirs très précis dans ces cas-là. A vrai dire, elle n'avait presque pas de souvenirs d'enfances. Quelques-uns par ci, par là, dont elle se rappelait de différentes façons à chaque fois. La mémoire est fragile et ce qu'on croit être la vérité ne l'est pas tout le temps. Ainsi, à part les événements réellement marquant de son enfance, elle avait du mal à se souvenir du reste, des choses plus superflus mais qui lui étaient si chères à présent. C'était difficile de se remémorer ce genre de choses et pourtant tellement important maintenant qu'il ne restait plus que ça. Ces bribes de souvenirs pour toujours. Quinze après, c'était à peine si elle arrivait à se rappeler le visage de sa mère, le son de sa voix, le contact de douces mains maternelles. Tant de détails qu'elle n'aurait plus l'occasion de voir, d'entendre ou de ressentir. Cela faisait maintenant quinze ans qu'elle s'était fait à l'idée, mais à chaque fois, c'était pareil. Elle se montrait forte parce que c'était ce qu'elle était. Une fille invulnérable, sans peur et sans retenue. Dans ces moments-là, elle était pourtant tout le contraire. Peu de gens avaient déjà vu cette facette de la jolie blonde. Ils se comptaient surement sur les doigts d'une main. Elle n'était pas vraiment le genre de fille à se dévoiler si facilement. Elle aimait cette carapace qu'elle s'était forgée, et pour rien au monde elle ne voudrait la quitter en présence d'autrui. Malheureusement, parfois, dans certaines situations inattendues, c'est ce qui arrivait.

Qu'elle ne fut pas sa surprise ─ et sa frayeur, avouons-le ─ lorsque, alors qu'elle fermait les yeux pour éviter les larmes de couler, elle sentit des mains se poser sur ses hanches et une voix masculine qui criait à moitié son nom. Elle sursauta, manquant d'échapper un juron, encore sous le choc. Elle était furieuse contre le jeune homme, furieuse car il rentrait de force dans sa bulle d'intimité sans se soucier de ce qu'elle pouvait bien faire dans un cimetière. C'était bien du Ozzie tout craché ça, toujours à embêter les autres. Ce soir, il avait plutôt l'air d'humeur joyeuse, comme si il était heureux de voir la jolie blonde ici. Étonnant, étant donné que les deux jeunes gens étaient sans cesse dans un jeu de provocation, hésitant rarement pour essayer de blesser l'autre à coup de piques bien recherchées. Aujourd'hui, la belle demoiselle n'était pas d'humeur à ce jeu, et encore moins d'humeur à parler, surtout avec Ozzie qui n'était pas vraiment son meilleur ami ou quelqu'un dont elle était réellement proche ─ malgré le fait qu'ils avaient, il y a bien longtemps, partagé une relation extra-amicale. Aussi surprenant soit-il, elle n'avait pourtant pas la force d'être méchante ce soir. Finalement, le jeune homme finit par comprendre la situation fâcheuse et quelque peu gênante dans lequel il venait de se mettre. Effectivement, après avoir été surprise par Ozzie, la jolie blonde avait changé de position, dévoilant ainsi le nom de sa mère sur la pierre tombale. Le regard du jeune homme venait alors de se poser sur ce nom, conscient de l'attitude lourde dont il venait de faire preuve. Chose étonnante, il s'excusa aussitôt, se sentant surement embarrassé face à une situation quelque peu délicate. Izzie avait le regard vague, mais consentie à lever les yeux vers Ozzie. En temps normal, le jeune homme se serait surement pris plusieurs remarques acerbes en pleine figure, mais la jolie blonde n'avait pas le courage de le rembarrer avec méchanceté.
    « Quoi que tu cherches, tu ne le trouveras pas ici, il n'y a personne aux alentours. » Elle marqua une pause et inspira pour éviter de trembler. « Maintenant, je te conseillerais de rentrer chez toi, ça t'étonnera peut-être mais je n'ai pas envie de t'avoir pour compagnie ce soir, sans vouloir t'offenser. »
Elle avait dit ça sur un ton doux, presque exténué, comme si parler lui demander un effort démesuré. Elle ne voulait pas être méchante avec Ozzie, mais elle voulait vraiment qu'il parte afin de pouvoir rester seule. Elle se faisait déjà violence pour ne pas pleurer, elle avait l'impression que les larmes lui brulaient les yeux mais elle ne voulait pas les laisser couler tant qu'Ozzie serait dans les parages. Elle n'avait pas envie de parler, que ce soit à lui ou à quelqu'un d'autre. Et puis, la manière dont il avait fait son entrée l'avait quelque peu refroidie, il fallait le dire. Elle semblait tout de même dans un sale état, rien qu'au son de sa voix fébrile et à ses yeux brillants, cela se voyait aisément. C'était une des raisons de plus qui l'amenait à demander au jeune homme de partir, elle ne voulait pas qu'il la voie comme ça... si vulnérable, complètement à l'opposée de ce qu'elle était habituellement.


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Dernière édition par Isobel Reynolds le Mar 24 Aoû 2010 - 11:20, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: EVERYBODY SAYS TIME HEALS EVERYTHING (...) Dim 2 Mai 2010 - 19:54


« Quoi que tu cherches, tu ne le trouveras pas ici, il n'y a personne aux alentours (...) Maintenant, je te conseillerais de rentrer chez toi, ça t'étonnera peut-être mais je n'ai pas envie de t'avoir pour compagnie ce soir, sans vouloir t'offenser. ». Oz hocha la tête. C'était totalement compréhensible de sa part. Après tout, elle était sur la tombe de sa mère et ne voulait probablement pas supporter la présence de quelqu'un. Et surtout pas Ozzie. Après tout, il était de notoriété publique qu'Ozzie Bowen n'était pas la personne la plus compatissante d'Ocean Grove. Bien qu'embarassé par la gaffe qu'il avait fait quelques instants auparavent, Oz ne souhaitait pas partir. Au contraire, le ton qu'avait employé Izzie l'interpella. Beaucoup trop doux pour elle. Ce qui ne la caractérisait pas vraiment. Non, Izzie aurait tout simplement répondu par un commentaire des plus acerbe, pour le plus grand plaisir du jeune homme. Malheureusement, elle resta silencieuse, n'ajoutant rien de plus. La sentir si triste toucha Ozzie qui n'avait pas réellement envie de partir. Il n'avait d'ailleurs plus envie de faire la fête mais il avait envie de rester à côté d'Izzie. Bien qu'elle lui avait clairement fait comprendre qu'elle n'avait pas du tout envie de le supporter, Oz décida d'ignorer ce qu'elle venait de lui dire. Ce soir, elle avait besoin de soutien, de réconfort, de quelqu'un a qui parler, a qui se confier, a qui vider son sac. Ozzie serait cette personne, qu'elle le veuille ou non. Cela allait sûrement la rendre folle, mais Oz ne faisait pas ça par amusement, il voulait se rendre utile, aider Izzie. Pour la première fois depuis un moment, il voulait aider quelqu'un et ne pas se comporter comme un enfoiré de première. Peut être qu'il avait envie de faire ça avec Izzie parce qu'il l'appréciait. Il ne le savait pas vraiment lui même mais l'occasion se présentait pour démontrer à tout le monde que finalement, il avait du coeur. Certes, seulement Izzie pourrait le voir mais cela lui allait. De toute manière, il faisait ça pour elle et pas pour les autres. Alors qu'il s'était reculé pour lui laisser un peu d'espace, Oz s'approcha à nouveau d'elle et passa une main dans son dos pour la réconforter. Un geste purement amical qui avait pour unique but de lui montrer que malgré leur relation assez houleuse, il était là pour elle. Il laissa sa main dans son dos pendant plusieurs minutes et brisa le silence qui s'était installé entre eux deux: « Je suis désolé de te contredire Reynolds... » commença t-il avant de faire une petite pause. Il la regarda dans les yeux et continua tranquillement, sur un ton qui se voulait plus ou moins réconfortant: « Mais ce soir, je ne te lâche pas... ». Il se doutait qu'elle allait probablement râler, l'insulter, le repousser, l'ignorer mais trop tard. Oz avait prit la décision de lui tenir compagnie et de lui remonter le moral. Il aimait beaucoup Izzie bien qu'il ne lui avait jamais dit. Certes, elle n'était pas sa meilleure amie pour la vie maisOz lui faisait confiance. Et avec toutes les vacheries qu'il lui avait fait subir, il lui devait bien ça. Il s'éloigna une nouvelle fois pour lui laisser de l'espace et ne pas l'étouffer et l'observa. A nouveau, un silence s'installa entre eux deux., et Ozzie comprenait parfaitement si elle ne voulait pas lui répondre. Après tout, elle venait de lui faire comprendre qu'elle voulait être seule ce soir. Oz l'avait entendu mais c'était aussitôt ressortit par l'autre oreille. Non, il n'allait pas la lâcher ce soir. Isobel allait devenir son bonne action de la journée. Et peut être même du mois, voir de l'année. Il sourit bêtement en pensant à cette idée mais secoua doucement la tête pour arrêter de sourire. Il ne voulait surtout pas froisser Izzie qui devait sûrement être agacé par le fait de se sentir observer par Ozzie, qui n'était pas vraiment son ami. Alors qu'elle restait dos à lui, Ozzie prit une nouvelle fois la parole. « Je sais ce que c'est de grandir sans l'un de nos deux parents. Ce n'est pas la même situation que pour toi mais je comprends que tu puisses souffrir à cause de la disparition de ta mère. » Il marqua une petite pause et essaya de trouver les bons mots. « Dit-toi qu'elle a été là pour toi et qu'elle le serait sûrement toujours. » Nouvelle pause. « Alors que moi, mon père m'a tout abandonné et il ne regrette pas cette décision. » Il sourit, tristement cependant. Bien évidemment, il faisait comme si cela ne le touchait pas mais ce n'était pas le cas. Et Izzie était la première personne a qui il devoilait ça. Il ne savait vraiment pas pourquoi, mais il avait ce besoin de se confier à quelqu'un. « Je suis sûr qu'elle ne voudrait pas te voir comme ça, Iz. » Il s'approcha à nouveau d'elle et la prit dans ses bras. Sans réellement comprendre pourquoi, sans vraiment réaliser le pourquoi du comment. Tout ce qu'il savait, c'est qu'il venait de passer ses bras autours d'elle.

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Message(#) Sujet: Re: EVERYBODY SAYS TIME HEALS EVERYTHING (...) Dim 2 Mai 2010 - 22:42


En lui demandant de partir, Izzie s'était attendu à tout sauf à cette réaction-là. Elle connaissait Ozzie plutôt bien maintenant, et elle savait que tous les deux, ça n'avait pas toujours été l'entente parfaite. Après avoir entretenu une brève relation au lycée, les deux jeunes gens s'étaient séparés mais continuaient de se parler, et ce n'était pas toujours beau à voir. Une histoire de fierté, comme toujours. Elle savait qu'Ozzie s'intéressait rarement à ses anciennes conquêtes et que, généralement, les filles avec qui il sortait étaient ensuite jugées comme étant sans grand intérêt. La jolie blonde ne voyait pas tout ça du même œil, et avait rapidement cherché à lui prouver qu'elle n'était pas comme les autres. Oh, pas parce qu'elle l'aimait et qu'elle voulait qu'il la reprenne, non, c'était simplement par fierté. Dès lors, les deux anciens amants s'étaient lancés dans un jeu de provocation à n'en plus finir. Et voilà où, ce soir, cela les amenait. Après qu'elle lui ait demandé de partir, Izzie s'attendait à ce qu'il s'exécute, ou, dans le pire des cas, à ce qu'il veuille la provoquer pour ensuite se délecter de sa tristesse. Mais finalement, elle ne connaissait pas Ozzie si bien que ça et, bien qu'elle le savait imprévisible, elle ne s'était pas attendu à ce qu'il passe sa main dans son dos. Elle ne comprenait plus ce qui se passait. Quelles étaient les nouvelles intentions du jeune homme ? Il finit par briser le silence et dévoiler ce qu'il avait en tête. « Je suis désolé de te contredire Reynolds... Mais ce soir, je ne te lâche pas... » Il retira ensuite sa main du dos de la jeune fille pour s'éloigner de quelques pas. Pendant ce temps, Izzie restait perplexe, essayant de comprendre pourquoi il faisait ça. N'avait-elle pas été assez claire lorsqu'elle avait émit le souhait de rester seule ? Apparemment si, mais ça ne suffisait pas à Ozzie. Elle ne savait pas pourquoi il tenait tant à rester ici. La jeune femme, vu son état, n'était pas la meilleure compagnie dont on pouvait rêver, surtout un samedi soir. Elle n'avait même pas la force de le repousser et de lui redemander de partir, c'était pour dire. Peut-être que, au fond, cela ne la dérangeait pas tant que ça de voir Ozzie rester avec elle. Peut-être qu'elle avait effectivement besoin de quelqu'un ce soir. Peut-être oui, mais il ne fallait pas attendre qu'elle l'avoue à voix haute. En guise de réponse, poussa un petit soupir, ne comprenant toujours pas pourquoi il était si gentil avec elle ce soir. En tout cas, elle espérait secrètement que ce n'était pas par pitié. Elle sentait son regard sur elle mais ne dit rien, ne voulant pas briser ce moment de calme autour d'eux. Elle ne savait pas ce qui était arrivé au Ozzie qu'elle connaissait, mais quoi qu'il se passait dans sa tête à ce moment présent, elle ne souhaitait pas tout gâcher. Il semblait avoir une attitude sincère, elle ne pouvait se permettre de changer cela. Peut-être que si elle n'avait pas été si vulnérable, elle l'aurait repoussé ou ne se serait pas gêner pour lui répondre avec méchanceté. Mais ce soir, tout semblait prévu pour que les choses se passent d'une façon différente, inconnue aux deux jeunes gens. « Je sais ce que c'est de grandir sans l'un de nos deux parents. Ce n'est pas la même situation que pour toi mais je comprends que tu puisses souffrir à cause de la disparition de ta mère. » Elle ne dit pas un mot, fixant toujours un point qu'elle ne voyait même pas au loin. Le fait d'entendre quelqu'un lui parlait de sa mère était quelque chose d'assez nouveau pour elle et elle sentit qu'elle tremblait légèrement, comme si c'était difficile d'écouter les paroles du jeune homme. « Dit-toi qu'elle a été là pour toi et qu'elle le serait sûrement toujours. » Ce fut les paroles de trop pour la jolie blonde qui sentit une première larme couler sur sa joue. Hésitante, elle respira une bouffée d'air frais pour tenter de se calmer. Suite à ses paroles, elle ne put s'empêcher de parler à son tour.
    « Alors pourquoi je me sens si seule ? » demanda-t-elle dans un sanglot avec une voix de petite fille.
Elle se retourna enfin pour affronter le regard d'Ozzie. Elle qui se sentait pitoyable quelques minutes plus tôt, c'était de pire en pire à présent. Elle n'avait jamais confié ses peurs à voix haute, le faire devant Ozzie était encore plus surprenant et angoissant pour elle. Tout ce qu'elle s'était toujours interdit, elle le faisait à présent face au jeune homme. Elle se montrait vulnérable, faible, effrayée, pire encore, elle pleurait. La suite de la phrase d'Ozzie eu au moins le don de la faire penser à autre chose que l'état dans lequel elle se trouvait. « Alors que moi, mon père m'a tout abandonné et il ne regrette pas cette décision. » Elle fronça les sourcils, ne comprenant plus où il voulait en venir. « Je suis sûre qu'il regrette Oz', tu ne peux pas dire ça sans en être sur. » Elle avait dit ça d'une voix quelque peu tremblante, n'ayant pas réussie à se calmer. Elle connaissait vaguement l'histoire d'Ozzie, mais elle avait surtout dit ça pour le rassurer, elle savait ce que c'était que d'être certain de quelque chose qui n'était pourtant pas vrai. A présent qu'elle n'avait plus rien à dire, elle se mordit la lèvre, soudain embarrassé par le silence qui les entourait. « Je suis sûr qu'elle ne voudrait pas te voir comme ça, Iz. » Elle sourit sans envie, presque amer. Qui aurait envie de la voir comme ça ? A la place d'Ozzie, elle serait surement déjà partie en courant. Les gens l'appréciaient parce qu'elle était folle, mais qui aurait envie de côtoyer une fille lugubre et givrée ? Contre toute attente, le jeune homme se rapprocha à nouveau d'elle et, sans dire un mot, il passa ses bras autour du corps frêle de la jolie blonde. Au lieu de la repousser, Izzie en profita pour relâcher cette pression qui la tenait debout et elle s'accrocha à lui comme si sa vie en dépendait. Elle sentit de nouvelles larmes affluer sur ses joues et elle blottit sa tête contre le jeune homme, cherchant un refuge, un moyen de cacher cette soudaine fragilité.

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Message(#) Sujet: Re: EVERYBODY SAYS TIME HEALS EVERYTHING (...) Lun 3 Mai 2010 - 13:20


Sans réellement comprendre ce qui se passait, Ozzie en dévoilait un peu plus sur son père. C'était pourtant un sujet dont il ne parlait jamais et tout le monde dans son entourage (ou même à Ocean Grove) savait qu'il ne fallait pas évoquer son sujet au risque de prendre un coup. « Je suis sûre qu'il regrette Oz', tu ne peux pas dire ça sans en être sur. ». Il sourit pendant quelques secondes. Bien évidemment, elle ne connaissait pas toute l'histoire. C'était le cas de tout le monde a vrai dire. En effet, personne ne savait que lorsqu'il avait dix-huit ans, Oz avait prit la route pour Seattle dans le but de voir son père et de comprendre pourquoi ce dernier l'avait abandonné. Et c'était un euphémisme que de dire que leur rencontre s'était très mal passée. Visiblement, son père était très surpris de le voir (ce qu'Ozzie pouvait comprendre) et pas réellement heureux de découvrir son fils. Bref, pour une première rencontre père/fils, on peut espérer mieux, surtout qu'à la fin, Oz n'avait rien trouver de mieux à faire que de donner un coup de poing dans le nez de son père. Et par la même occasion de le faire chanter pendant plusieurs jours. En réalité, c'était un peu le pourquoi du comment Ozzie avait adopté un autre comportement une fois de retour à Ocean Grove. Par peur d'être à nouveau abandonné par les gens qu'il aimait, il avait mis des distances entre elles et lui. Izzie se serra contre lui, ce qui surpris Oz qui ne s'y attendait pas. Au contraire, il imaginait plutôt qu'elle allait l'envoyer bouler. Cependant, il resta silencieux un moment, la laissant se calmer. Après tout, elle en avait besoin, il fallait qu'elle relâche la pression et si Oz pouvait se rendre utile. Ils restèrent encore un moment comme ça, l'un contre l'autre, le silence bien installé entre eux deux. S'il n'avait plus l'habitude d'être dans cette position, il ne faisait aucuns commentaires désobligeant qui avait fait sa réputation. A l'inverse, il restait, laissant Izzie tranquille. Pour l'aider, il passa sa main dans ses cheveux qu'il caressa doucement, sans arrières pensées, bien évidemment. « Je n'en suis pas aussi sûr que toi... » dit-il tristement, bien qu'il affichait un visage assez indifférent. Il s'était fait doucement à l'idée qu'il n'aurait jamais de contact avec son père et d'ailleurs, qu'il n'aurait jamais de père. Même s'il montrait à tout le monde qu'il s'en fichait grandement, que sa vie continuait malgré tout, intérieurement, il souffrait tout de même de savoir que son père l'avait lâchement abandonné sans même essayer de s'occuper de lui alors qu'à peine un an après la naissance d'Ozzie, il avait eut un fils (Lucas) avec sa nouvelle conquête. Et que ce fameux Lucas, lui, avait eut le droit à un père. Son père. « Je sais qu'il ne regrette absolument pas sa décision. » ajouta-t-il en faisant référence à la fameuse rencontre père/fils. Après tout, il n'avait pas tort. Son père n'avait montré aucuns regrets dans sa décision d'être parti du jour au lendemain. Ozzie préféra relâcher Iz et s'éloigna un petit peu. S'il y avait bien quelque chose qu'il détestait plus que tout, c'était de montrer ses faiblesses. A la manière d'Izzie, il se mit de dos et prit une profonde inspiration. Ne pas parler de ce qui n'allait pas chez lui, c'était sa manière pour avancer. Ne pas se montrer si vulnérable. Il se répétait sans cesse cette petite phrase dans la tête. Quitte à passer pour quelqu'un que rien n'ébranlait, que rien ne touchait. Quitte à avoir une réputation de sans-cœur ou de robot. Il s'en fichait, du moment que personne ne connaissait ces failles et s'en servait contre lui. Il ne voulait pas non plus qu'on est pitié de lui. Qu'on murmure à son passage qu'il était un pauvre petit gamin n'ayant pas connu son père. Non, il préférait qu'on pense qu'il était un véritable salaud plutôt que ce gamin n'ayant pas connu l'amour d'un père. Après tout, c'était ce qu'il se tuait à montrer comme image et cela fonctionnait très bien puisque tout le monde à Ocean Grove considérait qu'Ozzie était une petite racaille. Cela lui convenait parfaitement, il contrastait avec les petits gamins bien élevés. Même si cela lui faisait un peu de mal de se comporter de cette façon avec sa mère, c'était devenu tellement naturel qu'il ne s'en rendait même plus compte. Toujours de dos à la jeune femme, il prit à nouveau la parole: « Tu ne devrais pas te sentir seule. Tu as des amis, de nombreux amis. » Petit silence, pendant lequel il se retourna pour la regarder dans les yeux. « Nombreux amis qui tiennent énormément à toi et qui, je pense, souhaiteraient être à ma place ce soir pour te consoler, t'aider... ». Il eut un petit sourire amer sur le visage avant d'ajouter rapidement. « Non pas que ça me gêne d'être avec toi. Mais on ne peut pas dire qu'on soit réellement amis. » Après tout, il s'agissait là de la vérité. Ils avaient beau être sortis ensembles durant le lycée, cela ne voulait pas dire qu'ils étaient en bons termes. Bien qu'il appréciait Izzie, Oz se passerait bien des provocations continuelles de la jeune femme. Même si, il fallait l'avouer, elle était une adversaire redoutable en joute verbale et que c'était toujours très amusant de lui clouer le bac. Ou rangeant dans le cas contraire.

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Message(#) Sujet: Re: EVERYBODY SAYS TIME HEALS EVERYTHING (...) Mer 19 Mai 2010 - 21:02



Alors que la jeune femme était blottie contre Ozzie ─ une chose assez exceptionnelle, il fallait l'avouer ─ elle sentit que les choses prenaient une nouvelle tournure. Jusqu'à là, c'était elle qui se montrait sous un autre jour, plus vulnérable que jamais. Pourtant, Ozzie semblait vouloir l'accompagner dans cette direction, dévoilant à son tour à Izzie des choses personnelles. Tandis qu'elle sentait la main du jeune homme dans ses cheveux, elle l'entendit lui parler de son père, ce père qu'il n'avait jamais connu et qui l'avait abandonné. Apparemment, Izzie n'était pas au courant de toute l'histoire, comme la plupart des gens. Ozzie choisit ce moment-là pour s'éloigner un peu à la manière de la jolie blonde quelques minutes auparavant. Elle le regardait, réfléchissant à ce qu'elle pouvait dire. Elle savait qu'il ne recherchait pas sa pitié mais comme il l'avait fait avec elle, elle ne pouvait pas rien dire après ça. Elle choisit donc de suivre le cours de leur discussion en répondant avec des révélations à son tour. Après tout, Ozzie se dévoilait en cherchant à consoler la jeune femme, elle pouvait bien faire la même chose.
    « Nos géniteurs ont parfois des comportements qui n'ont rien à voir avec ceux de parents et qui nous font souffrir malgré qu'on dise le contraire. Dis-toi que ta mère a toujours été là pour toi, elle n'a pas rejeté le départ de ton père sur ton dos. » Elle fit une petite pause, hésitant à continuer sur un sujet qui lui était tout autant douloureux que la mort de sa mère. « Mon père, lui, n'a rien voulu savoir. Il a fait une dépression et ne pouvait pas supporter de cohabiter avec celle qui a tué sa femme. Il m'a souvent dit que c'était de ma faute avant qu'il ne soit placé en hôpital psychiatrique pour tentative de suicide et que ma tante vienne me récupérer. C'est comme ça que je suis arrivée ici... »
Cette fois-ci, la jeune fille ne pleurait plus pour l'instant, elle arborait simplement un faux sourire amer. Le fait qu'Ozzie lui parle de son histoire l'avait aidé à oublier ses propres problèmes le temps de quelques secondes. Et puis, il fallait qu'elle se reprenne, elle ne pouvait pas passer sa soirée à pleurer. Elle ne le voulait pas. Les deux jeunes gens se ressemblaient dans leur envie commune de se montrer intouchable, insensible. Ce soir, Izzie n'avait pas su rester aussi forte qu'elle aurait aimé l'être. Parfois, il y avait des moments où c'était trop dur. Et puis, il ne fallait pas se voiler la face, la jeune femme n'avait jamais réellement été sans cœur ou indifférente, c'était juste un masque. C'était la seule chose qu'elle avait trouvé après la mort de sa mère, elle espèrait que ça pourrait l'endurcir, qu'elle deviendrait plus forte, plus impulsive. Qu'elle deviendrait celle qui aurait pu sauver sa mère.

Ozzie était toujours de dos, mais la jeune fille s'était quelque peu rapprochée de lui. « Tu ne devrais pas te sentir seule. Tu as des amis, de nombreux amis. » Elle sourit à cette remarque qu'elle n'approuvait pas forcément. Bien entendu, elle avait ses deux meilleurs amis, Bonnie et Rhys. L'un ne lui parlait quasiment plus et l'autre était bien assez occupé à gérer ses derniers mois de grossesse. Il y avait toujours d'autres personnes qu'elle appréciait plus ou moins, mais ce n'était pas la même chose. « Depuis quand suis-je le genre de fille qui a de nombreux amis ? Toi comme moi savons bien que les amis, ça n'a jamais réellement été mon truc. » répondit-elle avec un petit sourire. « C'est au moins un point commun que nous partageons, n'est-ce pas ? » demanda-t-elle en lui faisant un petit clin d'œil. La jolie blonde commençait à reprendre un peu de contenance, elle réussissait à faire bonne figure bien qu'elle n'était pas vraiment au meilleur de sa forme, c'était toujours mieux que rien. Le jeune homme lui faisait à présent face et elle reprit son sérieux lorsqu'il continua sur sa lancée. Elle était fière, trop fière pour le remercier d'avoir été là pour elle. Néanmoins, il est vrai que, ce soir, Ozzie avait plutôt bien joué ce rôle de consolateur. Il n'avait pas cherché à descendre encore plus la jeune femme, ni à trop la prendre en pitié et elle était reconnaissante pour tout ça. Si dire merci était encore un peu trop pour elle, elle pouvait toujours faire passer le message plus subtilement mais pas forcément avec moins d'efficacité. Elle releva les yeux vers lui avant de reprendre la parole. « J'en suis la première surprise, mais tu n'es pas si mal que ça pour ce genre de situation. » Elle esquissa un sourire, ne souhaitant pas développer le sujet trop longtemps non plus. Pourtant, il ajouta quelque chose sur la relation qui les unissait. Effectivement, ce n'était pas vraiment de l'amitié. Faisant un effort pour redevenir un peu taquine, la jolie blonde ne se gêna pas pour lui répondre sans hésiter. « A qui la faute ? » demanda-t-elle avec une pointe de provocation et d'amusement.

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Message(#) Sujet: Re: EVERYBODY SAYS TIME HEALS EVERYTHING (...) Mer 19 Mai 2010 - 22:35


La famille. C'était peut être ça qui manquait à Ozzie. C'était peut être ça qui avait fait que le jeune homme pète un câble et devienne ce qu'il était aujourd'hui: un égoïste, solitaire, ne dévoilant jamais ses sentiments et états d'âme, sans attaches ni sensibilité envers le mal qu'il pouvait causer autour de lui. Il ne demandait pas la famille par définition, il ne souhaitait pas forcément un père, une mère, un frère, une sœur, un chien, des grands-parents gâteux, des grandes réunions de famille pour les anniversaires, pour Thanksgiving et Noël. Bien évidemment, cela aurait été l'idéal mais pour obtenir la famille parfaite, il aurait fallu que son père ne l'abandonne pas ainsi que sa mère quelques semaines après l'accouchement. Il aurait fallu que Winona, sa mère, ne décide de couper les ponts avec le père de son enfant en plaquant toute sa vie à Seattle pour retrouver les siens à Ocean Grove. Il aurait fallu qu'elle ne décide pas de se réfugier dans une carrière d'éditrice, faisant passer son travail avant tout. Il aurait fallu qu'elle n'engage pas une jeune fille au pair française pour l'éduquer et elle n'avait pas non plus à le mettre chez ses oncles et tantes dès qu'elle rentrait à la maison pour se reposer. Il aurait fallu qu'Ozzie ne couche pas avec l'un de ses cousins suite à une expérience des plus traumatisantes dans le désert australien pendant des vacances. Il aurait fallu que son père ne le rejette pas une seconde fois et il aurait suffit qu'Ozzie ne le frappe pas. Ainsi que son demi-frère. Pour être honnête, Ozzie ne savait pas réellement ce qu'était une famille mise à part les quelques images que reflètent les films et séries télévisées. Il avait ainsi développé cette peur de l'abandon, après sa rencontre avec son père et s'était crée une sorte d'alter-ego qui le poussait à agir comme le pire des enfoirés sur Terre: peu à peu, il s'était séparé des gens qu'il appréciait. Un gouffre qu'il avait lui même creuser pour éviter d'être déçu et de souffrir à nouveau. « Nos géniteurs ont parfois des comportements qui n'ont rien à voir avec ceux de parents et qui nous font souffrir malgré qu'on dise le contraire. Dis-toi que ta mère a toujours été là pour toi, elle n'a pas rejeté le départ de ton père sur ton dos. (...) Mon père, lui, n'a rien voulu savoir. Il a fait une dépression et ne pouvait pas supporter de cohabiter avec celle qui a tué sa femme. Il m'a souvent dit que c'était de ma faute avant qu'il ne soit placé en hôpital psychiatrique pour tentative de suicide et que ma tante vienne me récupérer. C'est comme ça que je suis arrivée ici... » finit par dire Izzie. En effet, elle avait raison. Sa mère ne lui avait pas reproché d'être la cause du départ de l'amour de sa vie. Cependant, Ozzie se doutait qu'elle devait souffrir de voir la ressemblance frappante entre lui et son père. Il comprenait que même si sa mère l'aimait plus que tout, elle se soit montrer par moment distante et froide. Cependant, il resta silencieux. Ce qu'il avait vécu n'avait rien à voir avec Izzie, qui avait beaucoup plus le droit de se plaindre. Elle avait réellement souffert si bien qu'Ozzie se sentit soudain mal à l'aise de faire la victime alors qu'à côté d'Izzie, il avait été plutôt bien loti. « Depuis quand suis-je le genre de fille qui a de nombreux amis ? Toi comme moi savons bien que les amis, ça n'a jamais réellement été mon truc. ». Ozzie hôcha la tête, bien qu'il n'était pas réellement d'accord. « C'est au moins un point commun que nous partageons, n'est-ce pas ? ». Ozzie resta toujours de dos et ajouta, sur un ton plutôt morose: « Tu peux tout de même compter sur Blythe et sur l'engrossée... ». Il marqua une petite pause et ajouta rapidement: « Alors que ce qui ressemblait à ma meilleure amie m'a avoué me mentir pendant plusieurs mois alors que je lui avais confié de nombreuses choses. C'est pas vraiment la même chose que pour toi, il me semble. ». Il ne pût s'empêcher de sourire amèrement en repensant à ces années d'amitié avec Presley Clyde, gâchaient par un mensonge. Cela avait vraiment joué un rôle majeur dans sa décision de s'éloigner et de ne surtout plus s'attacher aux gens. « J'en suis la première surprise, mais tu n'es pas si mal que ça pour ce genre de situation. ». Il sourit à nouveau. C'était bien la première fois qu'il se comportait de cette façon. En temps normal, il serait partit dès que la jeune femme aurait commencé à se plaindre et à chouiner. « Profites-en bien. C'est la première et dernière fois. ». Tous les deux arrivèrent sur le sujet de leur relation. Oz ne savait pas vraiment ce qu'ils étaient: amis, ennemis, amis-ennemis. Il était plus ou moins perdu mais ne cherchait pas non plus à comprendre. Il se souvenait à peine du pourquoi ils avaient rompus au lycée alors. Il se tourna vers elle pour lui faire face et croisa les bras sur son torse, en attendant que la jeune femme se mette à lui répondre.

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