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 (right down the street) OVERDOSE.

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Message(#) Sujet: (right down the street) OVERDOSE. Dim 3 Mai 2009 - 17:57

just a day like another.
B. WHEALER & D. DAVENPORT

Trente-six heures. Ca faisait trente-six heures que je n’étais pas rentrée chez moi. Trente-six heures durant lesquelles j’étais restée coincée à l’hôpital, à cause d’une garde prolongée. Presque trente heures que je n’avais pas manger un vrai repas. En gros, j’étais à bout de force, à bout de nerf, mais j’avais tout de même dû finir mon boulot et conduire jusqu’à la maison des Blythe. J’avais bien pensé rester quelques heures de plus à l’hôpital afin de me reposer dans la salle de garde mais l’envie de retrouver ce que je pouvais désormais appeler mon « chez moi » était plus forte. Après deux cafés, je m’étais alors décidée à rejoindre ma voiture. J’avais conduit sans avoir d’accident majeur – j’étais tout de même passée un peu trop près d’un cycliste qui avait failli faire un arrêt cardiaque. En passant devant le Wall-Mart de la sortie de la ville, je m’étais rappelée que j’avais promis à Maât de lui ramener les trois bricoles qui manquaient à la maison. J’étais encore en période probatoire aux yeux de Victoria et de Rhys, je pris alors sur moi pour ne pas m’évanouir en passant à la caisse. Tout se déroula bien, encore une fois. J’étais définitivement résistante – ou bien la chance était avec moi. Enfin garée dans devant le 1666, Apple Road, je m’empressai de fermer les verrous de ma Lexus quand, chargeant mes bras des deux paquets de course que j’avais achetés auparavant, je senti le sol flancher sous mes pieds. Ce n’était pas un tremblement de terre ni une autre catastrophe naturelle : je m’évanoui.

Au ralenti, la scène aurait été grandiose pour un film hollywoodien. Quand mes deux paquets touchèrent le sol, ils s’esclaffèrent, sans grande surprise. Les pommes roulèrent jusqu’au bas de la rue. Les yaourts tachèrent le bitume de tâches blanches. Les pattes virent se fixer sur les tâches de yaourt. Mon corps inerte disposé en plein milieu de cette fresque abstraite, la prise de vue aurait pu gagner un Emmy Award.

Ma tête ne heurta pas le sol de façon trop violente : je m’étais, en effet, cognée à ma voiture avant de m’affaler sur le bitume. Alors que je reprenais doucement mes esprits, quelques silhouettes se groupèrent autour de moi. « Ca va ? » « Qu’est-ce qu’elle a eu ? » « Elle est morte ? » (…) J’essayais de me redresser. Des mains se posèrent doucement sur mon dos. Une vois familière et rassurante vint mettre fin au brouhaha ambiant. Je reconnu Bonnie Whealer, une de mes voisines de la rue adjacente, avec qui j’avais fait connaissance à mon arrivée à Ocean Grove.

« Vous allez vous taire, oui ? Elle a besoin d’air et de calme. Rentrez chez vous. »

Ma vision brouillée me permis tout de même de constater que la masse obéit à la jeune femme. Celle-ci s’accroupi devant moi. Je lui adressai un sourire qui se voulait rassurant. Je savais ce qu’il venait de m’arriver. J’avais fait un petit malaise d’hypoglycémie, mélanger à un surplus de caféine dans un estomac vide et un manque évident de sommeil.

– Je vais bien, ne t’en fais pas.

Tentai-je, sans grande conviction. Il fallait que je mange, que je dorme.


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Nora Golightly
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Message(#) Sujet: Re: (right down the street) OVERDOSE. Jeu 7 Mai 2009 - 19:05


    C’était la journée la plus longue qu’elle avait connu depuis pas mal de temps. Son service au Blue Lagoon Bar avait terminé vers les quatre heures du matin, lorsqu’elle était rentrée chez elle, elle n’avait même pas pris la peine de prendre une douche tellement elle était épuisée. Elle avait même finit par s’endormir sur le divan, les forces l’ayant abandonnées quand elle devait grimper les marches des escaliers. Seulement, dès qu’elle ouvrit les yeux, elle ne reconnut pas les murs du salon. Le soleil l’agressa tout d’abord puis une fois habituée, elle s’était rendu compte qu’elle se trouvait allongée sur le lit. Caleb y était pour quelque chose, c’était évident mais quoi qu’il en fût, il n’était plus à ses côtés. Elle ignorait quelle heure il était précisément et ne regarda pas même le réveil. Elle s’était dirigée vers la salle-de-bain alors qu’elle avait encore une sale migraine dû à son boulot intensif d’il y’a quelques heures. Et la douche fit son effet, après tout il y’avait de quoi alors qu’elle avait accidentellement enclenchée le jet froid dès le départ. Au moins, à présent, elle était parfaitement consciente de tout. Cependant, elle ne pouvait pas encore se reposer sur ses lauriers, elle avait quelques petites choses à effectuer et l’une était de se rendre en centre ville pour récupérer une robe qu’elle avait amenée chez le une styliste afin de la modifier un peu. Certes, ce n’était pas des plus pressants mais elle était assez motivée pour prendre la voiture et effectuer cette tâche.

    Elle sortit de chez elle, un sorbet dans la main, et rejoignit sa Mazda MX-5. Elle déposa le gobelet dans l’emplacement fait pour et démarra le moteur. La radio enclenchée, Bonnie faisait des mouvements rythmiques avec ses doigts et sa tête. Elle resta concentrée sur la route et quitta Lemon Street pour s’embarquer dans Apple Road. Puis un important crissement de pneus se fit entendre aussitôt. Heureusement qu’il n’y avait pas une énorme circulation sinon elle aurait provoqué un accident. Bonnie avait freiné brutalement et mit quelques secondes pour reprendre ses esprits. Non un chat ne s’était pas montré suicidaire en courant sur la route, aucun gamin n’était en train de courir après son ballon roulant du la chaussée non plus. Elle passa ses mains sur son visage pour dégager quelques mèches de cheveux puis elle sortit précipitamment de sa voiture pour rejoindre le trottoir.

      - Mon dieu vous croyez qu’elle est morte ?
      - Elle a fait une sacrée chute.


    Bonnie bouscula quelques personnes pour se frayer un chemin, elle ne tint pas compte des quelques « Oh ! » après son passage. Elle se baissa alors vers la personne qui s’était littéralement écroulée au sol devant ses yeux. C’était la cause de ce freinage. Les dires des gens commençaient à l’agacer et ce n’était certainement pas la petite foule qui s’était formée qui allait aider, alors elle se retourna vivement vers eux et sur un ton des plus désagréables leur dit :

      - Vous allez vous taire, oui ? Elle a besoin d’air et de calme. Rentrez chez vous.
      Bonnie se retourna vers celle qui avait rejoint le sol en quelques secondes seulement.
      - Je vais bien, ne t’en fais pas, ajouta Darla.
      - Ne dis pas de bêtise. Accroche-toi je vais t’aider à te relever.


    Aussitôt dit, aussitôt fait. Bonnie positionna ses bras de sorte à aider la jeune femme à retourner sur ses pieds. Difficilement mais surement, les deux jeunes femmes étaient de nouveaux à la verticale. Même si Darla semblait avoir retrouvé l’équilibre sur ses jambes, Bonnie la tenait toujours, ne sait-on jamais.

      - Tu as une sale mine… Et le petit spectacle que tu leur as offert prouve que tu as certainement besoin de dormir. Comment te sens-tu à présent ?


    Darla aurait beau dire que tout allait bien, il ne fallait rien négliger. Encore heureux pour elle qu’elle n’était pas mal tombée.

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Message(#) Sujet: Re: (right down the street) OVERDOSE. Dim 10 Mai 2009 - 14:51


the less i do, the better i am.

BONNIE: Tu as une sale mine… Et le petit spectacle que tu leur as offert prouve que tu as certainement besoin de dormir. Comment te sens-tu à présent ?
DARLA : Ca… ca va. Ca peut aller.

Articulai-je, môlement.

Heureusement que Bonnie avait été là. Quel spectacle aurais-je donné si cela n’avait pas été le cas ? Le médecin du quartier impossible de se ménager au point d’en faire un malaise. Il n’aurait rien fallu de plus pour que de nouvelles folles rumeurs se répandent. Bonnie m’avait probablement sauvé la face, en me relevant et s’occupant de moi. A coup sûr, les habitants du quartier se seraient contentés d’appeler le 911 sans vérifier si mon cœur battait encore. C’était un peu comme ça dans les banlieues chics : même si tout le monde s’apprécie – ou le prétend – on préfère toujours le ragot au bien-être des habitants. Après tout, j’y étais habituée depuis que j’étais enfant. Les pauvres ménagères désespérées doivent bien trouver de quoi se mettre sous la dent pour tromper l’ennui.

Bonnie me soutenait par les épaules. Nous marchions lentement. La masse qui s’était formée autour de moi se dissipait. Je lui avais indiqué que je ne voulais pas rentrer chez les Blythe en me raidissant quand nous avions commencé à marcher vers la maison. J’ignorais s’ils étaient à la maison mais je ne voulais pas prendre le risque de les voir s’affoler pour moi. Les courses étalées devant leur allée leur permettraient déjà de se poser assez de questions. Nous marchions donc. Je n’avais pas posé la question du lieu vers lequel nous nous dirigions. J’étais à moitié consciente, pour tout avouer. Je ne savais pas vers où je marchais, mais je pouvais aisément imaginer que j’allais prendre repos chez Bonnie. J’avais déjà visité sa maison. A vrai dire, j’y avais déjà passé du temps. Autant seule avec Bonnie qu’en couple avec Caleb, l’amie de cette dernière. Ils étaient d’une compagnie tout ce qu’il y avait de plus agréable. Je regrettais d’ailleurs de ne pas pouvoir les voir plus souvent, notamment à cause de mon boulot de titan, mais aussi à cause de celui du Maât qui, bien que différent, était semblable au mien sur l’échelle de l’intensité. Nos horaires étaient insensés, mais nous ne pouvions pas nous plaindre. Nous avions choisi tout cela.

Me soutenant toujours, Bonnie tourna la clef dans la serrure de sa maison puis m’invita à entrer. Nous nous installâmes dans la cuisine, toujours aussi propre et rangée qu’à mon souvenir. La maîtresse de maison s’empressa de me servir un verre d’eau, avant de s’activer à me préparer un petit quelque chose à manger. Je me sentais gênée de lui imposer tout ce travail. Je me sentais idiote de ne pas m’être assez ménagée. Encore plus idiote de m’être évanouie devant tout le monde, et donc ridiculisée. Je regardais fixement – enfin, plus ou moins fixement – mon verre dans lequel je n’avais pas encore bu. Je me sentais mieux, sans n’avoir rien fait pour ça. J’avais peut-être simplement été victime de la chaleur de Miami combinée à un manque de nourriture. M’être assise avait surement été le meilleur remède.

– Merci pour tout ce que tu as fait, Bonnie. Vraiment. Je crois que ça va mieux à présent. Je devrais rentrer, Maât va s’inquiéter…

J’essayais à présent de me lever.


Dernière édition par Darla Davenport le Mar 19 Mai 2009 - 17:35, édité 5 fois
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Message(#) Sujet: Re: (right down the street) OVERDOSE. Ven 15 Mai 2009 - 12:27


Elle n’avait pas l’air bien, et je ne m’étais pas gardée de lui faire remarquer. Après tout, elle s’était tout de même écroulée dans la rue sous mes yeux et ceux des commères du coin, alors non, je ne pouvais pas croire à son excuse du « ça va aller. ». J’étais en droit de m’inquiéter et tant que je ne serai pas sûre et certaine qu’elle se porte mieux, alors je resterai auprès d’elle. Je lui devais bien cela en plus d’être l’une de ses voisines et amies. Je m’étais donc portée garante pour l’aider à se relever et malgré le fait qu’elle tienne – difficilement – sur ses pieds, je ne la lâchais toujours pas. Finalement, je commençai à faire le premier pas vers sa maison histoire qu’on retrouve un peu plus d’intimité et qu’elle puisse se poser tranquillement mais je la sentis se raidir et d’une voix presque inaudible, elle me dit qu’elle ne veut pas se rendre chez les Blythe. Je fronçai les sourcils, plutôt surprise mais finalement je n’ajoutai rien, me contentant de tourner les talons et de la porter jusqu’à ma voiture qui était toujours en plein milieu de la route. Il n’eut donc pas fallut bien longtemps avant d’arriver chez moi, évidemment si elle ne voulait pas se rendre sous son toit, la seconde solution était de la ramener sous le mien. De plus, nous serions tranquille, Caleb était forcément au travail et la maison serait donc pour nous deux. Je soutenais toujours Darla lorsque j’ouvris enfin la porte d’entrée et je refermai aussitôt derrière nous pour ensuite la conduire vers les tabourets de notre cuisine ouverte sur le salon. J’acquiescai un sourire quand je croisai son regard avant de sortir un verre de son placard, de le remplir d’eau et de lui servir. J’étais aussi consciente qu’elle devait reprendre des forces, alors je m’affairai au niveau du frigo, sortant quelques choses qu’elle pourrait apprécier et qui pourrait la re-booster si possible aussi. Je lui servis finalement l’assiette.

DARLAMerci pour tout ce que tu as fait, Bonnie. Vraiment. Je crois que ça va mieux à présent. Je devrais rentrer, Maât va s’inquiéter…

Je la vis alors commencer à se lever mais je ne comptais pas la laisser partir ainsi aussi rapidement. Je devais l’avouer, j’étais intriguée par le spectacle qu’elle nous avait offert quelques minutes auparavant. Je fis quelques brusques pas en avant comme pour retenir son attention et l’empêcher d’avancer davantage :

BONNIETu n’as qu’à lui passer un coup de téléphone pour le prévenir de ta présence ici. Tu n’as pas touché à l’assiette et je n’aimerai pas te voir t’écrouler de nouveau dans la rue, je pense que tu as assez attiré l’attention des résidents, lui dis-je en souriant. Non sincèrement, cela ne te coute rien de rester, même si tu ne veux rien manger. Je laissai en suspend un court silence, la fixant toujours avec un air compatissant pour finalement enchainer : Et si Maât te vois dans cet état, il va se poser des questions. Reste pour reprendre au moins des couleurs.

C’était une tentative comme une autre et même si j’étais curieuse de connaître la raison de ce coup de fatigue, je voulais aussi qu’elle me tienne compagnie, cela faisait un petit moment qu’on ne s’était pas vue. Elle avait sa vie, soit être une interne à l’hôpital et j’avais la mienne, c’était difficile de combiner les deux pour passer du temps un peu ensemble. Je posai une main sur mes lèvres, comme gênée de la question que je m’apprêtais à lui poser mais maintenant ou plus tard…de toute manière je finirai bien par lui demander :

BONNIEExcuse-moi mon indiscrétion mais…pourquoi es-tu si fatiguée ? C’est le boulot à l’hôpital ?



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Dernière édition par Bonnie Whealer le Mar 19 Mai 2009 - 19:00, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: (right down the street) OVERDOSE. Mar 19 Mai 2009 - 18:57


give you some rest.

Je n’étais pas de nature à me laisser surpasser par les évènements, pourtant c’était ce qui venait de se produire. Habituellement, à l’hôpital, je faisais attention à manger des barres de céréales régulièrement, à boire le moins de café possible et le plus d’eau – à la fois pour ma santé et pour ma ligne, il fallait bien l’avouer – et à me reposer dès que ma présence n’était plus indispensable. J’étais une fille raisonnable, mais ces temps-ci, quand on venait à toucher à mon travail, il était vrai que j’avais tendance à me faire passer au second plan. Mes barres de céréales finissaient bien vite au fond de la poubelle après que mon bipeur ai sonné. Mon Coca light plein de sucres lents finissait trop souvent au fond de l’estomac d’un de mes collègues alors que je courrai vers le parking pour m’occuper d’un cas arrivé en ambulance. (…) Vous l’aurez compris, mon malaise n’était pas vraiment surprenant. Je me donnais corps et âme dans ce job, comme je ne l’avais jamais fait auparavant. Maât devait croire que mes nombreuses heures sup’ étaient du au fait que je voulais bien m’intégrer dans ce nouvel établissement. En fait, j’étais déjà intégrée : avec mon caractère docile et ma mine d’ange, je m’étais bien vite mis tout le monde dans la poche. Si je passais tant de temps à l’hôpital, c’était peut-être bien parce que je voulais éviter de me confronter à des vérités bien trop apparentes.

Epuisée mais toujours bonne actrice, je décrocha un sourire à mon hôte, en signe de reconnaissance infinie. Elle s’inquiétait affreusement pour moi – j’en aurais fait de même. Je bu enfin une gorgée de mon eau et tripotta la tartine de pain beurrée, comme pour la rassurer. Elle avait raison pour Maât ; partir maintenant aurait été une erreur, il aurait été effrayé par mon teint fantomatique. En plus, j’aurais très bien pu faire un deuxième malaise et cette fois-ci me faire réellement mal.

BONNIE : Tu n’as qu’à lui passer un coup de téléphone pour le prévenir de ta présence ici. Tu n’as pas touché à l’assiette et je n’aimerai pas te voir t’écrouler de nouveau dans la rue, je pense que tu as assez attiré l’attention des résidents. Non sincèrement, cela ne te coûte rien de rester, même si tu ne veux rien manger. Et si Maât te vois dans cet état, il va se poser des questions. Reste pour reprendre au moins des couleurs.
DARLA : Je crois que tu as raison, je vais lui téléphoner. C’est mieux, sinon il va penser que je le trompe avec le jardinier des voisins.

Je frissonnai – vous saurez bien assez tôt pourquoi. Je sorti alors de mon grand sac de marque Italienne – un cadeau de Papa – mon Blackberry qui avait miraculeusement survécu à ma chute. Trop faible et pas gênée que Bonnie puisse m’écouter, j’appuyai sur la touche de numérotation rapide qui était un raccourci vers le fixe des Blythe.

MAÂT : Darla Jean Davenport ! Tu m’appelles enfin ?! Je croyais que tu étais morte ou… ce bordel devant ta voiture en plus ! Qu’est-ce qu’il s’est passé ?

Il avait du reconnaître mon numéro sur l’écran du téléphone et, comme à son habitude, parlait sans s’arrêter. Il paniquait.

DARLA : Ne t’en fait pas, Blythe, tout va bien. Je suis chez Bonnie. Je rentre bientôt. Je t’expliquerai tout. En attendant, fait moi couler un bain, tu veux ?
MAÂT : Mais… Darla… tu ?
DARLA : A de suite, chéri.

Je raccrochai avant qu’il ne demande plus d’explication.

Je mangeai enfin un bout de ma tranche de pain. Je lançai un coup d’œil à Bonnie qui me regardait fixement, la main devant sa bouche. Elle semblait hésitante. Ignorant si je me faisais des idées ou si elle était sur le point de me demander quelque chose, je lui souri une nouvelle fois. Mon sourire sembla l’avoir motiver puisqu’elle retira alors sa main du devant de sa bouche pour prendre la parole. Mon sourire s’élargi quand elle eu fini sa phrase. Sa curiosité était légitime.

BONNIE : Excuse-moi mon indiscrétion mais…pourquoi es-tu si fatiguée ? C’est le boulot à l’hôpital ?
DARLA : Oui… oui. Tu sais, être interne, c’est pas de tout repos. Tu regardes Grey’s Anatomy, je parie ? Et bien, nos journées sont encore pires que celles de Meredith, à part que, contrairement à elle, je n’ai pas de Derek à gérer. En plus, euh… oui, c’est vraiment dur. Comme je ne me repose pas des masses, en plus.

Mon ton était saccadé. Je disais tout et n’importe quoi. J’avais failli dire des choses que je devais absolument taire. J’étais crevée. Ca se voyait. S’entendait.
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Message(#) Sujet: Re: (right down the street) OVERDOSE. Ven 22 Mai 2009 - 12:03


Me voilà rassurée, Darla ne mit aucune objection à mon idée et je la vis s’emparer de son téléphone portable. Je fis mine de m’occuper d’autre chose, je ne voulais pas paraître malpolie et donner l’impression que j’espionnais ce qu’elle disait. Alors je me perdis un instant dans mes pensées, même si une part de mon attention était portée sur les paroles de la jeune femme en face de moi. Curiosité qui me perdra un jour. J’entendis difficilement Maât mais le petit son que j’arrivais à percevoir me montrait bien qu’il semblait affolé –ce qui était légitime après tout. Lorsque son appel se termina, je lui souris et davantage encore quand elle prit enfin le bout de pain tartiné que je lui avais fais. Il me semblait évident qu’elle devait avoir faim, et son teint blanchâtre devait disparaître si elle tenait tant à rentrer chez elle. Je ne pus néanmoins me taire plus d’une minute, j’étais intriguée par le pourquoi du comment de ce qui s’était déroulé. Je m’étais demandé si c’était ses heures à l’hôpital qui l’avait rendu si faiblarde. Il devait y avoir une raison et comme on le dit si souvent : qui ne tente rien n’a rien. Je lui demandai alors la raison de cette fatigue et aussitôt, je vis sur son visage un immense sourire. J’ignorai comment je devais le prendre mais peu importe, elle me sortit alors un flot de paroles. Lorsqu’elle évoqua la série Grey’s Anatomy, un fin sourire étira mes lèvres. Oui je connaissais, je regardais même et j’en étais assez fan. Il était vrai que j’imaginais toujours les journées des médecins comme dans les séries du genre mais apparemment je me trompais : c’était pire. Je fis une moue, qui ressemblait plus à une grimace qu’à autre chose. Je n’avais pas idée du rythme de travail que pouvait endurer les employés d’un hôpital, du moins je savais que c’était assez dur mais pas à ce point. Outre le fait que je n’étais pas une grande pro en sciences, je savais que je ne pourrai jamais tenir bon en tant qu’interne alors j’éprouvais une certaine admiration pour Darla. Il fallait du courage, de la détermination, une soif de travail en somme. Depuis toujours, je considérais le métier de médecin comme l’un des plus beaux. Je secouai la tête pour accompagner ses dires et montrer mon acquiescement mais je la sentais encore un peu « ailleurs ». Il semblait…non elle l’était très certainement : exténuée.

BONNIEJe savais que vous n’aviez pas une minute à vous mais j’étais encore loin du compte. Seulement tu ne prends pas de pause ? Vous n’avez pas une espèce de salle où dormir et j’en passe ? Car pour être fatiguée comme tu l'es...

Ma curiosité piquée à vif, je ne me rendis pas tout de suite compte que je l'assomai de questions. Ce n’était sans doute pas le meilleur moment pour s’intéresser à son métier et son rythme de travail mais j’avais envie d’en savoir plus. Peut-être par inquiétude, toujours et encore. Quoi qu’il en soit, je continuai de la regarder, toujours souriante sans me forcer. La compagnie de Darla m’était toujours agréable. On ne se connaissait pas encore parfaitement bien mais je ne me faisais pas de soucis concernant l’évolution de notre relation amicale. Seulement, dans tout cela, j’espérais ne pas me montrer trop insistante, elle devait avoir ses raisons et j’étais certainement pas la mieux placer pour me permettre d’en savoir toujours plus.



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Message(#) Sujet: Re: (right down the street) OVERDOSE. Dim 31 Mai 2009 - 21:27


Nous passions d’une situation proche de celle d’une mère et de son enfant qui vient de rentrer de l’école – le « goûter » qu’elle m’avait servi me rappelait sans grand mal ceux que ma mère avait l’habitude de me préparer – à une conversation de vraies adultes. J’avais repris des couleurs et des forces, c’est peut-être pour cela que Bonnie voulu se lancer sur les raisons de mon malaise. C’était humain de vouloir comprendre, j’étais moi-même curieuse, j’en aurais fait de même dans une situation inverse. J’aurai pu m’offusquer, ou même ne répondre que très vaguement. Seulement je n’étais pas du genre à me renfermer sur moi-même en cas de problème si l’on me donner l’occasion de vider mon sac, même si je n’étais pas une très grande adepte des déballages personnels. Je choisi de me lancer, après tout je n’avais rien à perdre et Bonnie était une personne de confiance. Je fini alors ma tartine avant de pivoter sur mon siège de façon à être face à elle. Je haussai les épaules quand elle évoqua les pauses en salle de garde.

«Si, biensur que si, mais je n’en suis pas une très grande habituée.» avouai-je avec un petit rictus. Grey’s Anatomy ne mentait pas, la salle de garde était souvent la pièce favorite des amants. «Je ne sens que très rarement la fatigue quand mes forces diminuent, je t’avouerai que je suis une droguée à la caféine. En fait, ça arrive plutôt tout d’un coup, comme tout à l’heure.» Je baissai la tête, me sentant presque coupable d’avoir effrayé tout le monde. Je n’avais encore jamais fait de tel malaise en public. A présent, je m’en voulais d’avoir forcé Bonnie à s’occuper de moi et je m’inquiétais des ragots qui circuleraient sur mon état de santé. «Et vu qu’en ce moment j’ai tendance à être plutôt anxieuse et ne pas trop dormir, je m’évanouie carrément au lieu de n’avoir que des maux de têtes et ce qui va avec…»

Je vis bien que l’expression sur le visage de Bonnie changea. Elle devait forcément se demander pourquoi j’étais anxieuse et pourquoi je ne dormais pas la nuit. Une grossesse ? Des problèmes avec Maât ? Au contraire, des nuits d’amour à répétition ? Je n’étais pas prête à m’avouer à moi-même la cause de mes tracas, de peur que mes craintes ne se révèlent fondées. Si elles l’étaient, mon monde s’effondrerait tout comme le semblant de vie que je construisais depuis quelques semaines. Je préférais bercer mon esprit d’illusions, ou plutôt de scénarios improbables dont j’aimais espérer la véracité. Nier la vérité était pour moi la meilleure des solutions afin de continuer ma vie normalement, en repoussant l’heure où elle éclaterait pour de bon. Si l’on me questionnait plus précisément sur la source de mes tracas, j’avoue que je ne saurais pas quoi répondre. Je serais prise au dépourvu. Entre inventer un faux prétexte ou finalement me mettre au pied du mur une bonne fois pour toute. Pour le moment, je pensais que Bonnie n’avait pas noté les allusions que j’avais faites par mégarde et qu’elle s’en tiendrait alors à me questionner sur l’hôpital, ou qu’elle entamerait carrément une nouvelle conversation.
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Message(#) Sujet: Re: (right down the street) OVERDOSE. Ven 10 Juil 2009 - 10:32


Mon attention se porta tout particulièrement sur ses gestes, sa façon de prendre le temps de manger sa tartine que je lui avais auparavant préparé. Il me semblait tout à fait normal que je vienne à m’inquiéter d’elle. Je devais avouer que je me sentais alertée quand l’une de mes amies semblait ne pas aller bien, certainement plus que si cela avait été une inconnue. Je m’étais donc décidée à lui poser quelques questions. C’est alors que je la vis pivoter sur le siège et me faire enfin face. J’allais avoir les réponses à mes interrogations ? Curieuse, je ne pouvais que très rarement me retenir d’en savoir toujours un peu plus. Caleb me le reprochait parfois, mais c’était impossible d’y remédier. J’étais ainsi, et je doutais fort que cela change un jour. Si, biensur que si, mais je n’en suis pas une très grande habituée. Je ne sens que très rarement la fatigue quand mes forces diminuent, je t’avouerai que je suis une droguée à la caféine. En fait, ça arrive plutôt tout d’un coup, comme tout à l’heure. Je fronçai les sourcils, elle donnait subitement l’impression de se tuer au travail. Je pouvais bien comprendre que lorsqu’on aime ce que l’on fait, on a du plaisir à le faire quoi qu’il en coûte mais de là à se fatiguer autant ? Darla devait freiner un peu la cadence, sinon elle deviendrait vite une habituée des malaises dans le genre. Elle baissa la tête, je soupirai discrètement. C’était inquiétant. Sans pour autant me désintéresser de la discussion, elle quitta mon champ de vision et je me tournai pour ouvrir une nouvelle fois l’étagère où se trouvait les verres. J’en pris un et versa un peu d’eau. On était à Miami et j’avais toujours un peu de mal à me faire à cette chaleur ambiante, chaleur parfois trop étouffante. J’avais la désagréable sensation de me dessécher à une vitesse folle. En somme, je bus tout le contenu de mon verre que je reposai sur le comptoir, faisant face une fois de plus à Darla. Et vu qu’en ce moment j’ai tendance à être plutôt anxieuse et ne pas trop dormir, je m’évanouie carrément au lieu de n’avoir que des maux de têtes et ce qui va avec… Je n’avais pas besoin de lui dire qu’elle pouvait me faire confiance, elle devait bien le savoir à présent, néanmoins je me permis d’insister.

C’est-à-dire ?

Inutile d’approfondir la question, elle devait se douter de quoi je voulais parler. Elle était anxieuse ? Avait du mal à dormir ? C’était évident que cela devait avoir un rapport direct ou non avec des soucis personnels. Quelque chose qui devait travailler en elle pour qu’elle en vienne à oublier de bien faire attention à sa santé. Je n’étais pas très douée concernant les conseils, du moins je préférais écouter les autres. Après tout, lorsqu’une personne vient trouver votre épaule, ce n’est pas pour vous entendre parler vous, mais c’est bel et bien pour se confier non ? Si Darla avait cette envie, alors je serai présente. Je lui portais beaucoup d’affection, même si nous ne pouvions pas nous considérer comme de grandes amies.



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(right down the street) OVERDOSE.

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