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 CHOCOLATE CRIME

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Pamela Auber
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Message(#) Sujet: CHOCOLATE CRIME Sam 1 Mai 2010 - 16:19



CHOCOLATE CRIME
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FEAT PRIDE S. BERRINGTON & MICAELA CARECA

Depuis son agression, la vie sociale de Micaela avait prit la gifle du siècle. Elle ne sortait de chez elle qu’en cas de nécessité, refusait beaucoup de visites, filtrait ses appels et mentait dès que l’un de ses voisins lui demandait comment allait-elle. L’idée de remettre les pieds dehors l’effrayait, sans doute parce qu’elle n’avait aucune raison quant aux questions qui lui martelaient l’esprit jour et nuit : pourquoi elle ? Bien que n’ayant jamais été un ange, la mexicaine se plaisait à croire qu’elle n’avait éveillé la cruauté et le sadisme de personne. Visiblement, elle avait eu tort, et depuis, chaque jour était une épreuve pour elle. En renonçant à un semblant de vie sociale, elle restait seule, ce qui en soit était un soulagement, mais elle se laissait aussi tout le temps de ruminer ses idées noires. Seule avec elle-même, s’enfermant dans un château-fort de solitude elle n’avait pas d’autre choix qu’affronter l’absence de son fils. Malgré tout, elle préférait la peste au choléra, elle préférait se retrouver seule plutôt qu’accepter les regards compatissants du reste du monde : une histoire de fierté mais surtout de souffrance. Tellement plus encore qu’étouffée par sa fierté légendaire, elle se trouvait prise à la gorge par une peur-panique de se confronter au reste du monde. Elle refusait de de voir la mort de son enfant se refléter dans le regard des autres, alors tant qu’à souffrir, elle préférait le faire seule, là où personne ne pouvait la voir. Et, face aux quelques proches qu’elle voyait régulièrement, la jeune femme s’efforçait de faire bonne figure. Elle parlait, souriait parfois, tentait de rire mais n’avait finalement jamais le cœur à la fête.

Cet après-midi là, Micaela s’occupait l’esprit pour ne pas avoir le temps de penser avant que Pride ne vienne lui rendre visite. Comme les autres jours de ces deux dernières semaines, elle faisait toutes les taches ménagères que ses bleus et autres contusions ne l’empêchaient pas de faire. Puis, une fois que chaque recoin de sa maison brillait, elle se mettait généralement aux fourneaux. Elle qui avait toujours eu un goût prononcé pour la cuisine s’adonnait à son loisir de prédilection avec avidité. La mexicaine en profitait pour tenter tout un tas de nouvelles recettes, parfois sorties d’émissions culinaires passées à la télévisions, d’autres de magasines ou encore de son imagination. Le bon côté, c’est qu’elle se plaisait à épaissir un peu Damon qu’elle avait toujours trouvé un peu maigrichon. Même Pride lors de ses visites régulières était accueillit en grandes pompes. En somme, ces dernières semaines, c’était un peu Thanksgiving tous les jours. Sans dinde, mais avec des repas presque aussi imposants.
Au même moment que la l’alarme du four annonçant la fin de cuisson d’un fondant au chocolat, c’est la sonnerie de la porte d’entrée qui retentit. La jeune femme se glissa rapidement jusqu’à la porte qu’elle déverrouilla un jetant un œil sur l’extérieur grâce au judas. Pride. Entre-ouvrant la porte, elle lui laissa le soin d’entrer et de fermer derrière lui, s’éclipsant aussitôt dans la cuisine. L’odeur qui s’échappait du four n’avait rien de rassurant et venait piquer le nez de la brunette à coup de désagréables senteurs carbonisées. Elle pesta à voix basse et s’empressa d’ouvrir le four, enfilant des gants de cuisine pour en sortir le moule en ferraille. Des gâteaux, elle en avait fait des dizaines, mais celui-ci avait définitivement manqué une étape. Visiblement contrariée, elle jeta un coup d’œil rapide à Pride, devinant déjà ses moqueries. Elle attrapa ensuite un long couteau aiguisé et le pointa quelques secondes vers Pride avec un regard noir. « Fais attention à ce que tu dis. » siffla-t-elle en guise de menace, tout à fait sérieuse. Puis elle enfonça l’ustensile dans la pâtisserie aussi dure qu’une plaque de béton en soupirant. En s’acharnant un peu, elle réussit à en extraire une part, dévoila l’intérieur du gâteaux qui tombait en cendres alors qu’il était censé être fondant. « C’est une catastrophe. » Dit-elle en reposant ses yeux fatigués vers Pride. A la voir, on aurait dit que c’était la plus grande tragédie de sa vie. Ses yeux brillaient comme ceux du chat botté, suppliant presque le jeune homme d’oser y goûter pour la rassurer. Une sorte de prise en otage par les sentiments qui passait par ses grands yeux bruns.

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Message(#) Sujet: Re: CHOCOLATE CRIME Sam 1 Mai 2010 - 23:16


WE GET TO CARRY EACH OTHER



Ces derniers jours n'avaient été que propices pour Pride à se faire un sang d'encre : outre cette lourdeur désagréable qui ne quittait plus son palpitant, le rengorgeant de peine, de tristesse et de colère, le jeune homme ne cessait en vérité de s'inquiéter pour Micaela. Tant que l'agresseur ne serait pas retrouvé – et dieu sait si l'âme vengeresse de Pride le poussait à remonter jusqu'à ce dernier pour mieux lui faire payer son crime – il savait qu'il ne pourrait guère plus dormir tranquillement : les histoires à Ocean Grove, bien loin d'être un quartier paisible, dissimulaient toujours quelques secrets farouchement gardés, et Pride était à peu près certain que la jeune femme n'avait pas été agressée au hasard des pulsions meurtrières d'un fou passant dans les parages. C'est ainsi que le jeune agent de police avait employé un de ses hommes comme garde du corps discret de la jeune demoiselle : sans jamais entrer en contact avec cette dernière et la suivant toujours de loin, l'homme taillé comme une armoire pouvait être suffisamment dissuasif pour repousser n'importe quel agresseur... Si tant est que Micaela daignait sortir de chez elle. Car Pride, lui rendant fréquemment visite depuis l'agression, refusant de la laisser seule, avait remarqué de par ses allers et venues chez la jeune femme, ainsi que par ses coups de téléphone ou les informations du garde du corps campant devant la maison de cette dernière, que le rôle d'ermite dans lequel elle s'était confinée. Le jeune homme pour le moment ne lui avait touché mot quant à son renfermement qu'il voyait comme légitime mais presque malsain : il était trop tôt pour la forcer à affronter de nouveau la jungle du dehors, et plus encore Pride ne s'estimait plus en position de lui faire ce genre de réflexion. D'amants à étrangers, ils étaient passés à un stade ambiguë et précaire d'une amitié qui n'en était pas vraiment une ; si les anciens parents s'étaient rapprochés grâce à leur fils aujourd'hui disparu, pour Pride il subsistait encore cette fébrile fragilité des débuts d'une presque amitié naissante. Cela ne l'empêchait pas néanmoins de venir rendre visite à la demoiselle plusieurs fois par semaine, tentant alors de lui remonter le moral, à parler de tout et de rien, mais toujours en évitant le sujet délicat de l'enfant qui ne ferait finalement jamais partie de leur vie. Cette perte avait ébranlé Pride bien plus qu'il ne le laissait paraître : si en effet le jeune homme se faisait assez fort pour deux, paraissant inébranlable et résigné, il demeurait en vérité une blessure profonde qu'il ne parviendrait sans doute jamais à soigner. Pour Micaela, et pour ses autres proches, il gardait ce masque sans blessures apparentes mais les refoulait indéniablement ; preuve en était que des insomnies venaient perturber ses nuits, creusant un peu plus quelques cernes sous ses yeux d'ambre et d'acier. Pire encore, cette obsession dangereuse de retrouver l'agresseur hantait ses pensées avec virulence ; chaque seconde ne semblait être que dédiée à sa vengeance, le goût du sang et de la violence narguant son palais chaque jour. Il n'y avait guère plus une journée sans que Pride ne pense à son fils, s'évertuant finalement à se noyer sous un flot de travail afin de l'éviter d'y penser : le stress s'ajoutant à la fatigue, la pâleur de Pride ne faisait alors que le trahir, quand bien même il gardait pour lui sa prestance inébranlable.

Cet après-midi là étant son jour de congé, le jeune homme avait ainsi décidé de passer du temps avec Micaela. Loin de son travail dans lequel il ne pouvait pas se noyer, mais aussi loin de Jaelyn qui elle aussi parvenait à chasser les pensées sombres de son esprit, ce fut avec naturel qu'il s'était tourné vers la Mexicaine ; une façon de la soutenir, tout autant qu'une façon de se sentir soutenu. Même si les deux anciens parents n'en disaient mot, ils savaient, pour avoir connu la même chose et l'ignominie de perdre un enfant, que leur tristesse, bien loin des paroles, n'avait besoin que d'un regard pour être comprise. La présence de Micaela lui faisait du bien outre le fait de se sentir rassuré de la voir plus ou moins en bonne santé. Enfermée et isolée par sa propre volonté certes, mais au moins loin, très loin, d'un potentiel agresseur souhaitant peut-être réitérer son acte. Garant sa voiture devant la maison érigée au milieu d'un jardin parfaitement entretenu, Pride alla sonner à la porte très vite ouverte par son hôte. Ce fut dans un haussement de sourcils étonné que le jeune homme la regarda regagner la cuisine sitôt la porte ouverte, bien qu'une odeur désagréable de brûlé vint titiller ses narines. Comprenant que la jeune femme – une fois encore – s'était attelée aux fourneaux sans y parvenir néanmoins, Pride referma derrière lui avant de s'avancer dans la cuisine plongée dans une épaisse fumée grisâtre. Retenant un rire gentiment moqueur, il n'esquissa qu'un sourire qu'il eut du mal à réprimer, mais garda pour lui toute réflexion lorsque Micaela pointa avec sérieux son couteau de cuisine contre lui.

« Fais attention à ce que tu dis. »
« Je n'oserais pas. »

Et pourtant Pride ne put que se pincer les lèvres pour mieux réprimer un rire lorsqu'il vit le magnifique carbonisé sortir du ventre du four, sous le soupir d'une Micaela presque peinée. Visiblement la jeune femme excellait bien plus dans la cuisine salée que dans les desserts, et si elle était une très bonne cuisinière (et il avait pu le juger de trop nombreuses fois, à chacune de ses visites), elle avait encore à apprendre beaucoup sur la pâtisserie.

« C’est une catastrophe. »
« Ne dis pas ça... Tu peux t'en servir comme... outil pour enfoncer les clous ou bien comme parpaing pour combler un trou dans le mur. »

Sa moue faussement pensive et amusée s'effaça néanmoins lorsque, levant ses yeux noisettes sur son ancienne amante qui lui desservait un regard embué digne d'un cocker auquel même le plus aigri ne pouvait résister, il comprit que cette dernière n'attendait plus qu'un geste sympathique de sa part. Accrochant les pupilles de Micaela, Pride hocha la tête d'un signe négatif et d'un geste lent avant de briser le silence.

« Oh non. Non non... »

Le regard embué et brillant d'étoiles larmoyantes de Micaela s'agrandit sur les paroles du jeune homme, qui dans un soupir résigné prit son courage à deux mains avant de s'asseoir à table, poussant l'assiette à dessert vers le gâteau non sans passer une main dans sa chevelure brune, attendant que la jeune femme ne le serve. Plantant sa fourchette dans le gâteau carbonisé, Pride l'observa longuement sous toute les coutures, comme cherchant le morceau le moins dangereux pour son estomac et son palais à avaler.

« Pas vraiment fondant... » fit-il pour la taquiner, tapant sa fourchette sur le gâteau en béton avant d'en découper un morceau et de le fourrer dans la bouche. Plissant les yeux sous le goût désagréable, le jeune homme avala avec difficulté avant d'esquisser un sourire amusé. « C'est incroyable comment tu peux faire quelque chose d'aussi dégoûtant avec des ingrédients aussi bons. Bravo au chef. » rajouta-t-il afin de la taquiner un peu plus.

Le héros de Ocean Grove était né, et trouvait figure en la personne de Pride Berrington qui pour faire plaisir à celle qui n'était plus son amante, et pas tout à fait une très proche amie, avait pris son courage à deux mains pour goûter le gâteau raté de Micaela Careca dans l'unique but de lui faire plaisir.

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