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 When you make a cup of tea you act like it's alchemy but it's not | Basil

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Message(#) Sujet: Re: When you make a cup of tea you act like it's alchemy but it's not | Basil Ven 10 Sep 2010 - 22:17

    Au cours de ma vie, plusieurs personnes avaient réussi à exercer une profonde emprise sur moi, et à la conserver même des années après, à leur façon. Ma mère tout d'abord, probablement comme chez tous les petits garçons, mais le fait qu'elle soit l'unique composante de mon entourage familial ne pouvait qu'en exacerber les effets; Linwood ensuite, et m'en avait révélé plus sur moi-même que je n'aurai jamais pu l'imaginer; et puis Lyann, même si avec elle cela se passait avec beaucoup de douceur et de tendresse, notre relation vécue dans le plus strict secret ayant eu le mérite de nous épargner le superflu. Quant à la dernière, qui n'était pas des moindres, c'était celle que je m'apprenais à épouser. Autour de ces quatre figures quasi-centrales en gravitaient d'autre avec plus ou moins d'incidences, Brad, Liv, Neal, Tabby, Dakota, Jameson, Becca... tous, à leur façon, m'avaient marqué. J'avais beau ne pas me sentir à l'aise dans les endroits bondés, où l'immensité de la foule n'avait d'égal que la peur qu'elle me faisait éprouver, je ne pouvais pas m'imaginer passer le restant de mes jours reclus dans une grotte sans autre compagnie que celle des animaux qui oseraient s'aventurer près de moi. Non, ça je ne le pouvais pas. Peut être que j'aurai pu supporter pendant quelques temps, la vie au calme n'étant pas pour me déplaire, mais j'avais besoin de voir du monde, de sentir l'activité humaine grouiller autour de moi dans tout ce qu'elle pouvait avoir de détestable. En un sens, il n'était donc pas si étonnant que j'aie toujours plutôt recherché des relations sincères et suivies avec mes semblables. J'avais tendance à vite accorder ma confiance, peut être un peu trop vite d'ailleurs; sorte de volonté de me lier à un autre dont j'avais besoin de sentir la présence à côté de moi. Et je m'attachais vite, plus vite que je ne voulais bien l'admettre, et c'était à chaque fois le même refrain. Je ne savais pas ce que j'attendais exactement, mais j'attendais que cela vienne, que l'autre s'offre à moi comme je m'offrais à lui. Rien de sexuel à cela, pas de méprise. J'avais bien eu quelques relations purement physiques, mais ça ne comptait pas vraiment à mes yeux puisqu'elles s'étaient toutes produites à un moment de ma vie où j'avais complètement perdu les commandes de ma vie, et puis, au final, j'avais quand même gardé de bons rapports avec eux après coup, alors ce n'était peut être pas aussi dégradant que ce que l'on aurait pu croire. Et eux aussi m'avaient influencé, à leur façon. J'en étais arrivé à un point où je n'étais plus tout à fait la même personne que celle qui avait brusquement emménagé dans le quartier il y avait de ça quelques années, me bornant à croire que j'étais devenu quelqu'un de meilleur si ce n'est juste plus conscient de son existence et de ce qui l'entoure. Après, ce n'était que ce que j'en disais, et d'autres pouvaient très bien penser le contraire sans que je trouve grand chose à y objecter. Il me semblait en tout cas que je m'en étais pas trop mal tiré, considérant là où j'étais parti et là où j'arrivais désormais.

    L'exercice d'écrire offre à celui qui s'y essaye une chance rare vis à vis des autres personnes, celle de savoir imaginer. A partir d'un rien on peut arriver, en admettant quelques prédispositions ou un entrainement efficace, à créer tout un monde et à donner la vie à ce qui aurait pu ne pas en recevoir autrement. Ce n'est pas plus difficile que ça. Du vide de la page à l'immensité de la Création, le pouvoir de Dieu entre ses mains grandes ouvertes au matin du premier jour. Et au commencement était le verbe. Ceux qui se vantaient d'autre chose ne faisaient qu'en souiller le principe, et en déshonorer le plaisir: il n'y a rien de plus jouissif que de donner vie à quelque chose. Enfin si, il y a bien quelques autres choses qui offrent elles aussi leur petit lot de satisfaction, mais cela n'a rien à voir avec cette démonstration alors autant les laisser de côté. A titre personne, j'avais plutôt l'impression de bien me débrouiller, et avoir quelqu'un comme Aaron en face laissait toujours présager quelques trouvailles intéressantes. Il me mettait hors de moi, mais je devais bien admettre que mon art ne s'en trouvait que meilleur quand ma plume venait à se frotter à lui. le soir de notre rencontre j'avais mis à jour mon blog avec un article qui lui était indirectement destiné puisqu'il en était l'instigateur malgré lui, et en le relisant j'avais réalisé qu'il n'était vraiment pas mal du tout. Mais qu'il ne se trompe pas, ce ce n'était pas ce qu'il considérait être son "génial charisme" qui m'avait permis ce résultat, juste l'ensemble des détails qui faisait de lui quelqu'un de tout bonnement insupportable. Et voilà qu'il me le confirmait, une fois de plus, tandis que j'allais pour prévenir Parfaite que je serai à la fac d'ici un petit moment. T'es pas en train de prévenir Patti que je suis gay j'espère, parce que je le suis pas. Je relevai aussitôt la tête vers lui. "Étonné" aurait alors été un peu faible comme mot pour traduire ce que j'éprouvai alors, surtout après avoir entendu ses précédentes révélations. De la surprise bien sûr, mais avec un arrière-gout acre et hautement déplaisant, de ceux qui vous empêchent de jubiler quand toutes les raisons vous pousseraient à le faire. Non je suis pas gay hein, te fais pas des idées comme vous en avez l'habitude vous les écrivains, Dakota c'est juste... spécial... Ah, juste ça? Il n'était pas gay mais s'envoyait en l'air (je commençais à le connaitre suffisamment pour mal le voir entretenir une relation chaste et basée sur la plus totale abstinence) avec un mec, ne trouvant pas mieux comme excuse que de me dire que Dakota était spécial? Et bien sûr c'était moi qui n'avait rien compris, évidemment; faire une confusion pareille après ce qu'il m'en avait dit, il fallait quand même le faire. En même temps, c'était Aaron...
    Et je restai à le regarder, incapable de dire un mot tant j'avais du mal à le suivre. Je ne voyais même pas ce qu'il attendait de moi. Pas des félicitations visiblement; et à moins que Dakota se soit amusé à révéler des choses qu'il n'aurait pas du, je pouvais en conclure que ce n'était pas des conseils non plus. Comme quoi j'étais vraiment pas très avancé. Il se leva alors et ramena la chaise sous la table, poussant ensuite son verre désormais vide à côté de la petite bouteille qu'il s'était entièrement bue. Bon, merci pour le verre et tous mes vœux de bonheur à vous deux. C'est bien ça qu'on dit il me semble... Enfin je serai là pour fêter ça, ma boite aux lettres t'es grande ouverte... Le tout en souriant, comme quelqu'un fier de son coup et qui, s'il le pouvait, se pavanerait dans toute la ville avec le symbole de son exploit autour du cou. Là ça me dépassait quand même. Je connaissais des personnes un peu spéciales, uniques en leur genre, mais je les comprenais toujours un minimum, j'avais même souvent quelques affinités avec elles, mais avec Aaron ça ne voulait vraiment pas coller. J'avais fait des efforts pour le supporter, des efforts pour me convaincre qu'il n'était pas forcément une menace pour avoir été l'ex de Parfaite, des efforts pour me montrer compréhensif et patient à son sujet... mais j'avais atteint mes limites. Un coup il était un con fini, un coup il se montrait fragile et presque humain; un coup il était protecteur et se comportait presque en grand-frère vis à vis de Parfaite, un coup il redevenait l'insupportable dragueur sûr de son charme infaillible. Qui était vraiment Aaron alors? J'en savais rien, strictement rien.
    Et j'acquiesçai silencieusement, sans le quitter des yeux.

      Pas de quoi pour le verre. Et tu recevras l'invitation en même temps que tous les autres, Dakota y compris.

    J'avais parlé le plus calmement possible, en essayant de masquer au mieux le doute qui m'assaillait à chaque fois qu'il ajoutait quelque chose. Il eut alors un sourire dans le genre 'je suis pas dupe mais toi non plus et on le sait tous les deux', et passa la main dans ses cheveux après avoir enfilé ses lunettes de soleil; insolent de par la moindre parcelle de son corps.. C'était à peine croyable, mais tout en lui respirait ce même appel à la tentation dont il nous avait une fois fait l'apologie, tandis qu'il était venu voir Parfaite, la pensant seule, et que je m'étais refusé à les laisser ensemble en prétextant une excuse bidon pour rester à la maison. Il ressemblait à un personnage sorti d'un mauvais épisode de Nip/Tuck. Et dire que Linwood adorait cette série... Probablement qu'il aurait beaucoup aimé Aaron d'ailleurs, une chance qu'un océan se révèle une barrière difficilement franchissable pour certains.
    Et sans rien ajouter il partit, comme ça. Je le suivais des yeux, presque comme si je voulais m'assurer qu'il s'en allait pour de bon, ne revenant à mon portable qu'une fois qu'il eut tourné au coin de la rue. Oui, le texto. "Je suis au Starbucks, j'arrive d'ici 15min. RDV devant l'entrée principale." Envoi. Accusé de réception. Je rassemblai mes affaires, les mis ensuite à la va-vite dans mon sac comme je le faisais toujours, me maudissant ensuite quand je découvrais mes papiers cornés et que l'un de mes stylos avaient coulé, et posai sur la table un billet pour payer les consommations et de quoi laisser un pourboire au serveur. Nouveau message entre temps. "OK! Je t'attends!!" Je souriais devant mon portable avec une envie tout à coup de me dépêcher, et jetai à son tour l'appareil dans mon sac avant de le mettre à l'épaule. La connaissant elle serait en avant, et vu le tête à tête que je venais d'avoir avec Aaron, c'était une raison de plus d'utiliser les raccourcis.
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Message(#) Sujet: Re: When you make a cup of tea you act like it's alchemy but it's not | Basil Ven 10 Sep 2010 - 22:17

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