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 N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine »

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Message(#) Sujet: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Mer 5 Mai 2010 - 21:35

« the boy is mine »

Romain Parker-Walsh, Maât Blythe-Sheldon & Scott Matthews

♣️ 7 mai 2011
N°1666, Apple Road ~ 22h19


Appuyé contre le réfrigérateur, Romain regardait Maât ranger les dernières assiettes sales dans le lave-vaisselle. Le jeune homme était silencieux depuis un instant, trop pour ne pas passer pour anxieux aux yeux de son meilleur ami. Comme d’habitude, Maât s’évertuait à lui faire la conversation, une conversation au summum du bateau, mais indispensable pour chasser les idées noires du jeune homme. Romain ne l’écoutait cependant qu’à moitié, répondant simplement par des borborygmes à la limite du pathétisme. Toute la soirée, le jeune océanologue était resté quelque peu sur la réserve. Ce soir, le cœur n’y était pas et pour cause, il avait rompu il y a deux jours définitivement avec Ceasar. Sa relation ô combien incestueuse avec son frère aîné avait prit fin aussi brutalement qu’elle avait commencée, et tout aussi discrètement. Romain n’avait confié qu’à mi-mot qu’il était sorti avec un homme durant son amnésie, prenant soin cependant de taire l’identité de ce mystérieux compagnon aux prouesses sexuelles épatantes. Ni Maât, ni Scotty ne comprendraient ce qui l’avait poussé à s’abandonner aux bras de son propre frère.

« Ah ouais… c’est cool. Pourquoi pas Maât… » bredouilla Romain qui n’avait absolument rien suivit de ce que son ami lui racontait.

L’esprit de Romain était en proie à de nombreux tourments. Toute sa vie s’écroulait autour de lui, et plus les heures passaient, et plus il se rendait compte qu’il ne possédait plus que Maât. Il était le seul à soutenir encore sa fragile existence.

FLASHBACK
♣️ 02 mai 2011
Cabinet du Docteur Franklin ~ 10h49

« N’écoutez que ma voix… » exigea doucement pour la énième fois le docteur Franklin, psychiatre de son état. « Continuez d’avancer. N’ayez crainte. »
Allongé sur le long canapé noir, Romain se laissait aller, les yeux clos. Il déambulait dans son esprit par semi-hypnose. Avec l’aide du docteur Franklin, il essayait de se souvenir de ce qu’il s’était passé la nuit de l’accident de bateau, nuit où David, l’homme qu’il était censé aimé mais dont le cœur et l’esprit refusait de se souvenir jusqu’au visage, avait disparu tragiquement. Romain était sur le point de se souvenir de ce qu’il avait vécu ce soir-là. Il avait déjà découvert la semaine dernière que David l’avait encore une fois battu au chalet et que pour se défendre, Romain l’avait poussé.
« Je… n’oses pas. »
« N’ayez pas peur. Il ne pourra plus rien vous faire. Continuez d’avancer. »
Malgré sa crainte, Romain traversa la scène où David le frappa si fort qu’il dû se défendre en poussant en arrière son époux. Celui-ci tomba à la renverse, le crâne heurtant la table basse. Du sang s’écoula alors alors.
« Je l’ai poussé… » pleurnicha Romain devant ce souvenir. « Je l’ai tué. »
« Nous l’avons déjà vécu la semaine dernière, Romain. Continuez d’avancer. Qu’avez-vous fait par la suite ? »
Sous l’ordre du médecin, Romain marcha à travers son esprit. Il murmura alors, décrivant chacune des actions dont il se souvenait :
« J’ai pris le téléphone… et… j’ai… j’ai appelé Ceasar. »
« Qui est-ce ? »
« Mon frère. »
FIN DU FLASHBACK.
Lentement, alors que Maât finissait de fermer le lave-vaisselle, Romain s’approcha de lui. Scotty était à l’étage. Il s’apprêtait pour leur virée en boite de nuit. C’était le moment où jamais pour parler à cœur ouvert. Romain ressentait le besoin puissant de dire combien il aimait Maât et combien celui-ci était important à ses yeux. Le jeune homme n’avait plus aucun repère. Aucune personne sur qui s’appuyer à part lui. David était mort. Ainsi que Django. Ozzie, bien qu’adorable parfois, n’était jamais de bon conseil. Et pour couronner le tout, Romain était en froid avec Ceasar. Le jeune homme se sentait abandonné de toute part. Plus rien ne semblait avoir de sens. L’envie de retrouver une vie normale le poussait à se plonger dans le passé, à l’époque où tout allait encore bien pour lui. Romain se devait coût que coût de garder Maât.

« Si tu savais… comme je suis jaloux de vous deux. » lâcha-t-il dans un souffle en plongeant son regard dans les yeux de son vis-à-vis. « Je suis jaloux de lui qui te vole à moi. »

Voilà qui était dit. Au fond de lui, Romain avait toujours un peu jalousé Scotty mais il ne l’avait jamais montré. Il était son rival, celui face à qui il savait qu’il ne ferait jamais le poids. Savoir Maât heureux était ce qui lui importait le plus dans leur amitié, et si ce bonheur passait par Scotty, à la bonne heure ! Cependant, aujourd’hui, alors que tout s’écroulait dans sa vie, Romain se découvrait un petit côté possessif vis à vis de Maât. Il avait l'impression qu'il allait aussi le perdre. Maât serait bientôt père. Bientôt trop occupé pour lui accorder du temps. Romain ne pouvait pas garder plus longtemps cette flamme qui brûlait en lui.

D’un pas minaudant, le jeune homme s’approcha du beau brun. Il ne s’arrêta pas. Romain posa une main sur le torse de Maât, enroulant sa main autour de sa cravate pour le garder captif. Il susurra alors qu’il effleura ses lèvres de celles du beau présentateur télévisé :

« S’il n’était pas là ? … Si tout avait été différent… c’est moi que tu aimerais ce soir, n’est-ce pas ? C'est avec moi que tu ferais ta vie ? Tu n'as jamais imaginé que nous deux... c'était possible ? »

Il ne lui laissa pas réellement le loisir de répondre car il l’embrassa, offrant un baiser dans lequel il mit toute sa gratitude pour ses années d’amitié profonde et sincère. Romain était tellement attaché à lui que ce soir, il tentait le tout pour le tout afin de s'assurer de sa loyauté à son égard. Si Maât l'abandonnait à son tour, plus rien n'aurait de sens.

« Je… » chuchota-t-il, ses lèvres toujours contre celles de Maât et son corps pressé contre le sien. « Ne suis pas désolé. »


Dernière édition par Romain Parker-Walsh le Dim 23 Mai 2010 - 2:32, édité 3 fois
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Jeu 6 Mai 2010 - 20:46


Il était vingt-deux heures passées et après un dîner partagé avec Scott Matthews (mon partenaire) et Romain Parker-Walsh (mon meilleur ami), je m'attelais à la tâche de la vaisselle. Au plus particulièrement du lave-vaisselle. Après avoir passé des années à nettoyer tous les couverts et les assiettes dans l'évier lorsque j'étais dans mes vingt ans, le fait d'avoir aujourd'hui un lave-vaisselle était jouissif.
Penché devant la machine, je ne réalisais pas vraiment que j'étais en train d'offrir une vue de mes fesses fermes à Romain qui devait d'ailleurs bien se rincer l'œil. Pendant ce temps, je m'obstinais à lui raconter le dernier bouquin que j'avais lu et mon envie d'inviter son auteur à l'une des émissions du talkshow The BεC Show que je présentais avec Milla Carragher. « Mais tu vois, ce que j'ai particulièrement aimé dans ce livre, c'est que celle qui l'a écrit ne prend pas parti sur le plan politique. Elle ne laisse jamais clairement entendre si elle est républicaine ou démocrate. Chaque parti en prend pour son grade et c'est ce que j'aime » concluais-je avant de mettre la dernière assiette dans le lave-vaisselle.
« Ah ouais… c’est cool. Pourquoi pas Maât… » se contenta de répondre. Je me redressais en fronçant les sourcils et en me retenant de lui faire une remarque. Je savais que Romain n'était pas bien en ce moment mais c'était plus fort que moi : je n'aimais pas qu'on ne me prête pas attention. Je ne parlais pas pour les murs. Pourtant, je ne pouvais pas imaginer ce que Romain traversait. Il était vraiment dans une période difficile de sa vie et il était de mon devoir de le soutenir. Je mettais donc ma petite rancœur passagère de côté.

Tandis que je fermais le lave-vaisselle, Romain en profita pour s'approcher de moi. Scott était à l'étage en train de se préparer pour notre sortie en boîte - ce n'était un secret pour personne, je n'aimais pas ce genre d'endroit. Mais mes deux compères avaient insisté et je ne pouvais que céder devant leurs insistances. Quoi qu'il en soit, je ne m'étais pas imaginé à quel point cette soirée allait changer du tout au tout.

« Si tu savais… comme je suis jaloux de vous deux. Je suis jaloux de lui qui te vole à moi » me dit alors Romain en plantant son regard dans le mien. Je me contentais de répondre un simple « Euh... » sans vraiment apporter de réponse à son affirmation. Franchement, je me sentais complètement abasourdi, ne voyant pas vraiment où il voulait en venir et la suite me surprit tout autant.
Romain déposa sa main sur mon torse recouvert d'une chemise vert pastel, dont les deux boutons du haut avaient été lâchés (fin de journée oblige) et la cravate fine noire largement desserrée. Les manches de la chemise retroussées sur mes avant-bras, mes poils se redressaient instantanément entre le tracé de mes veines lorsque Romain se saisit de ma cravate, comme pour m'empêcher de fuir. « S’il n’était pas là ? … Si tout avait été différent… c’est moi que tu aimerais ce soir, n’est-ce pas ? C'est avec moi que tu ferais ta vie ? Tu n'as jamais imaginé que nous deux... c'était possible ? » Et je n'eus pas le temps de répondre, Romain déposait déjà ses lèvres sur les miennes. Je regrettais alors de lui avoir confié la façon dont j'aimais être embrassé parce que je pouvais constater qu'il mettait un point d'honneur à reproduire exactement ce que je lui avais décrit : d'abord simplement les lèvres en suspend, avant qu'elles ne se touchent vraiment. Progressivement de la passion, et quelques touchés avec la langue, mais en mettant un point d'honneur à plus se servir de ses lèvres que de sa langue.
Dans un soupire, mon corps se recula le plus possible contre le lave-vaisselle - j'étais complètement bloqué. Mes mains se refermèrent sur le bord du plan de travail pendant que je sentais le corps de Romain se coller contre le mien. Et sans prévenir, il arrêta le baiser, exactement comment je lui avais expliqué, lui révélant que je trouvais cela particulièrement frustrant, me laisser sur ma faim, ce qui augmenter souvent mon désir. « Je… Ne suis pas désolé. » me chuchota-t-il toujours contre moi.

C'est alors que j'eus un élan de lucidité. Je tournais la tête, et tentais de me décaler vers la droite pour cesser de sentir le poids de son corps contre le mien - et la bosse qui déformait visiblement le pantalon de mon meilleur ami. « Erm... Erm... Je... » Je bafouillais complètement mais je n'avais jamais imaginé que je me trouvais dans une telle situation avec Romain. « Romain qu'est-ce que tu fous ?! » Je poussais un soupire en allant de l'autre côté de la cuisine, en mettant un point d'honneur à mettre la table entre nous. « Je comprends que tu sois complètement déboussolé par ce qu'il t'est arrivé depuis quelques temps mais ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi. » Je tâchais de lui sourire pour dédramatiser la situation. « Nous sommes amis alors tâchons de ne pas tout mélanger. Qui plus est, comme tu l'a dit, j'aime Scott. Mais ça ne veut pas dire qu'il te vole quoi que ce soit. D'accord ? »
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Jeu 6 Mai 2010 - 22:17




7 Mai 2011 ♣ Apple Road, Miami
MAISON DE MAÂT BLYTHE-SHELDON & SCOTT MATTHEWS; N°1666




Je me dépêchais. J'étais dans notre chambre, à Maât et moi, alors que mon amant et amour se chargeait normalement de nettoyer la table en compagnie de son meilleur ami, Romain. Une excellente soirée ou plutot un excellent dîné venait de se terminer. Un dîner que biensur j'avais cuisiné avec plaisir pour nos trois palets gastronomiques ou non. J'avais simplement pris le temps de faire ce que je savais le mieux faire depuis toujours et personne ne vous direz le contraire, surtout pas Maât qui appréciait plusieurs fois par semaine tous ces bons petits plats que je pouvais lui préparer. Je concentrais donc sur mon armoire, réfléchissant quelle tenue porter ce soir en discothèque. Choix que Romain et moi avions décidé au supériorité à l'avis de Maât qui était tout seul. Je savais que mon homme n'aimait pas ce genre d'endroit. Mais s'il s'en souvient, c'était dans ce genre d'endroit qu'il m'avait avoué son amour pour la première fois. Je finis par jetter mon dévolu sur un simple jean blanc orné d'une ceinture de cuir noire, accompagné d'une chemisette noir également. Il ne restait plus qu'à m'habiller car depuis le début, je ne portais qu'un boxer, m'exhibant à qui le voudrait si l'un des deux hommes du rez-de-chaussée passaient devant la chambre.

Une fois prêt et lorsque je m'eus parfumer au Power de Kenzo. Je sortis de la pièce pour retourner dans la cuisine et rejoindre les deux meilleurs amis qui devait comme à chaque discuter de tout et de rien. Je les connaissais tous les deux et pourtant je ne savais pas encore ce qu'il se déroulait sous mes pas. Je descendais les escaliers et finit par me diriger dans le direction des paroles qui je n'arrivais pas encore à discerner. Ce qui changea lorsque je me retrouvai derrière l'une des portes de la cuisine. En effet, j'entendis clairement ce que Romain venait d'avouer concernant ma non-existence dans le vie de Maât.

- S’il n’était pas là ? … Si tout avait été différent… c’est moi que tu aimerais ce soir, n’est-ce pas ? C'est avec moi que tu ferais ta vie ? Tu n'as jamais imaginé que nous deux... c'était possible ? Je n'en revenais toujours pas. Puis ma curiosité prit le dessus lorsqu'un long silence apparut de l'autre côté des murs. Sans attendre une seconde de plus, j'entrais dans la cuisine sans rien dire, sans faire de bruit. je ne voulais surtout pas manquer la suite de ses aveux et la réaction de mon compagnon. Mais ce que je vis me choqua encore plus. Romain se colla à Maât sous mes yeux et l'embrassa. Je ne pouvais rien faire, cette vue me figea et je n'avais plus aucun contrôle de mes gestes. La bouche entreouverte, je subissais ce baiser dans mon petit coin, caché derrière un meuble. Je… Ne suis pas désolé. Cependant, alors que mon partenaire se décalait enfin de Romain, je fus soulager. Soulager de constater que Maât n'avait pas perdu la tête. Soulager qu'il refuse de continuer ce baiser qui Romain avait entrepris.
- Romain qu'est-ce que tu fous ?! Je reprenais peu à peu du poil de la bête en concluant que le présentateur était tout aussi surpris que moi je l'étais. Je comprends que tu sois complètement déboussolé par ce qu'il t'est arrivé depuis quelques temps mais ce n'est pas une raison pour faire n'importe quoi. Nous sommes amis alors tâchons de ne pas tout mélanger. Qui plus est, comme tu l'a dit, j'aime Scott. Mais ça ne veut pas dire qu'il te vole quoi que ce soit. D'accord ? Se fut le plus grand soulagement jusqu'ici. Je décidais alors de sortir de mon petit coin.
- Personnellement, je suis d'accord. Avouai-je en m'approchant de Romain avec une gentillesse et aucne rancunne envers le geste qu'il venait d'avoir. Ce qui me surpris dans un premier temps. Cependant, en sachant les problèmes que le jeune Parker-Walsh traversait, j'avais fini par me dire qu'il fallait mieux laisser passer car ma confiance en Maât et sa réaction face à ce baiser étaient bien plus importantes que la pulsion de l'océanologue. Je déposai alors ma main sur son épaule et lui souria. Je sais que c'est difficile pour toi en ce moment. Je ne vais donc pas en rajouter une couche. Tu comptes beaucoup pour Maât, Romain. Et ça, je ne pourrais jamais le changer. Il t'aime aussi, j'en suis sûr. Mais d'une autre manière que pour moi. C'est pourquoi malgrès ce que je peux ressentir en ce moment, je vais faire comme rien ne s'était passé. Je retournais alors près de Maât, l'embrassant au passage en signe de remerciement car il n'avait pas cédé au avance de son meilleur ami. Je jettais mon regard azuré sur Romain.Ah oui, une dernière chose. Si tu recommences, j'te défonce.
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Sam 8 Mai 2010 - 14:17

Prit sur le fait. C’était une véritable douche froide qu’il venait d’essuyer-là. En une poignée de minutes, le monde tout entier se déroba sous ses pieds. Romain sentit le poids de la culpabilité l’envahir et le ronger de l’intérieur. Qu’est-ce qui lui était passé par la tête ? Comment avait-il pu croire un seul instant qu’il était capable de rivaliser avec Scott ? Et pire encore ; que Maât était capable de l’aimer autrement que d’amitié ? La peur de l’abandon avait une nouvelle fois poussé Romain à agir sans réfléchir, sans peser le pour et le contre. Il avait balayé en une fraction de seconde des années d’amitié dans l’espoir d’abandonner pour un temps le statut d’ami pour celui d’amant. A travers le sexe, Romain se sentait pleinement vivant et en communion avec l’homme désiré. Et ce soir, une partie de lui avait tenue à s’assurer à sa façon de l’affection que lui portait Maât.

« Je suis désolé. » bredouilla-t-il finalement en détournant le regard du couple en face de lui. « Je n’aurais pas dû. »

Embarrassé de s’être ainsi si ouvertement affiché devant ses amis, Romain se massa la nuque. Il était mal à l’aise. Il ne savait pas quoi dire pour expliquer son geste. Il venait quand même de faire une petite déclaration d’amour à Maât, alors qu’il était censé n’être que son meilleur ami ! Comment pourrait-il expliquer ces mots et ce baiser sans que Scott ne se sente trahis ? Car s’il disait réellement le fond de sa pensée, il n’était pas certain que le jeune Matthews le laisse à l’avenir fréquenter le beau présentateur.

« Je ne sais pas ce qui m’a prit… » confia-t-il alors qu’il s’éloignait dans la cuisine pour rejoindre l’entrée de celle-ci. « Ou plutôt si… mais ce n’est pas agréable à entendre. » Romain regarda Scott droit dans les yeux. « J’ai conscience que ce que je viens de faire ne se fait pas, mais j’avais simplement besoin de m’assurer qu’il m’aimait quand même malgré ton retour dans sa vie. A l’heure actuelle, je n’ai plus que lui, et le perdre serait pour moi une tragédie. Alors oui, j’ai tenté ma chance, et j’ai essayé de te le piquer car une partie de moi estime qu’il m’appartient aussi. Mais je me suis vautré. Maintenant je suis fixé. T’as gagné, Matthews. »

Pas un seul instant, Romain ne daigna poser les yeux sur Maât. Il était trop intimidé pour oser à nouveau le regarder en face. Tout ce qu’il souhaitait à l’heure actuelle, c’était rentrer chez lui et se terrer une éternité des temps sous la couette en compagnie d’une bouteille.

« Le bon côté des choses, c’est que la soirée tombe à l’eau. T’évite la boite de nuit comme ça. »

Il s’était adressé à Maât avant de quitter la cuisine, toujours sans un regard, égal à lui-même dans ce genre de circonstances.
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Dim 9 Mai 2010 - 2:32


Je ne pensais pas que Scott était déjà dans l'entrebâillement de notre cuisine, à écouter ma "conversation" avec Romain. Quand je vis sa bouille se présenter dans la pièce, je fus soulagé d'avoir réagi face aux avances de Romain comme je venais de le faire, cela me permettait de montrer une nouvelle fois à Scott que je l'aimais et qu'il pouvait avoir confiance en moi. Et j'eus un sourire en regardant Scott montrer à mon meilleur ami à quel point il pouvait se montrer compréhensif; et ce en dépit de tout ce qu'il venait d'entendre. J'avais beaucoup de chance de l'avoir. (Comment ça, ça pue l'amour ? (a) mdr).

« Je sais que c'est difficile pour toi en ce moment. Je ne vais donc pas en rajouter une couche. Tu comptes beaucoup pour Maât, Romain. Et ça, je ne pourrais jamais le changer. Il t'aime aussi, j'en suis sûr. Mais d'une autre manière que pour moi. C'est pourquoi malgrès ce que je peux ressentir en ce moment, je vais faire comme rien ne s'était passé. » Et sur ces mots, Scott m'embrassa à mon plus grand bonheur. Puis il se tourna une nouvelle fois à Romain pour ajouter : « Ah oui, une dernière chose. Si tu recommences, j'te défonce. »[/color] Je ne pus m'empêcher de sourire en constatant que ces dernières paroles avaient vraiment une connotations sexuelles cachées. Etait-ce moi qui avait l'esprit mal placé ou bien... ? Je finis par rire sans pouvoir me sortir cette idée de la tête. Scott remarqua tout ça et me jeta une regard interrogateur. Mais Romain en profita pour s'adresser à moi et répondre : « Le bon côté des choses, c’est que la soirée tombe à l’eau. T’évite la boite de nuit comme ça. » Puis il quitta la pièce. Je me tournais vers Scott pour lui expliquer les choses avec une certaine hésitation : « Je... Euh... » Je ne savais pas vraiment comment avancer les choses mais j'avais envie de l'avouer à mon partenaire, sans me poser des questions sur les conséquences. Et puis c'était plus simple maintenant que Romain était dans la pièce. « Ta phrase a un sous-entendu et ça me fait rire parce que... Y'a plusieurs années, quand on n'était pas ensemble et moi et tout... Bah Romain, David et moi on a tout les trois... Euh. On a tous les trois couchés ensemble une fois. C'était pour l'anniversaire de Romain. » Maintenant que je l'avais dit je me demandais vraiment comment Scott allait prendre les choses. Et j'éprouvais tout d'un coup une certaine angoisse. Je ne voulais pas que la relation des deux hommes de ma vie se transforme en quelque chose de complexe, dans une certaines rivalité.
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Dim 9 Mai 2010 - 16:49




7 Mai 2011 ♣ Apple Road, Miami
MAISON DE MAÂT BLYTHE-SHELDON & SCOTT MATTHEWS; N°1666




J'écoutais attentivement les excuses de Romain. Je ne lui en voulais pas spécialement, même si ce baiser ne m'enchantait guère. Je l'avais toujours au travers de la gorge mais j'essayais de l'oublier. Pour Romain, pour Maât et surtout pour moi-même. Je ne me voyais pas repenser à cet instant à chaque fois que je verrais le meilleur ami de mon amant car il était sûr et certain que je reverrais souvent le jeune océanologue. Je fus surpris de constater qu'il me voyait comme un compétiteur et surtout qu'il croyait qu'entre lui et moi une compétition s'était instauré pour avoir la chance de garder Maât pour soi. Personnellement, je ne nous voyais pas ainsi car je savais pertinement que je ne pourrais jamais remplacer la place que Romain a dans le coeur de mon homme. Romain était pour Maât ce que Tyler était pour moi. Alors je savais très bien que rien ni personne n'aurait pu les séparer. Une amitié comme celle-ci ne pouvait être voler ni "piquer". Je laissais donc faire.

- Le bon côté des choses, c’est que la soirée tombe à l’eau. T’évite la boite de nuit comme ça. Je le regardai sortir de la cuisine. Puis mon regard se posa sur Maât, remarquant au passage un semblant d'hésitation dans ses yeux.
- Je... Euh...
- Quoi ? Qu'est-ce qu'il y a ? Demandai-je à mon compagnon.
- Ta phrase a un sous-entendu et ça me fait rire parce que... Y'a plusieurs années, quand on n'était pas ensemble et moi et tout... Bah Romain, David et moi on a tout les trois... Euh. On a tous les trois couchés ensemble une fois. C'était pour l'anniversaire de Romain.
- Ok... Répondis-je premièrement en me reculant légèrement de lui mais en restant tout de même assez proche. Je n'allais pas le juger pour ce qu'il avait commis avant moi car j'avais certain secret de ce côté que je n'aimerais pas qu'il découvre pour le moment. Bah écoute ,qu'est-ce que tu veux que je te dise ou que je fasse ? Lui dis-je par la suite alors qu'une idée me venait en tête. Je sais, suis-moi !

J'attrapais alors la main de Maât pour sortir de la cuisine et retrouver Romain qui se dirigeait vers la porte d'entrée. J'avais une idée derrière la tête. Certes, ce n'était pas l'une des meilleures que j'ai eut. Mais c'était bien la seule du moment. Je ne savais pas ce que les deux meilleurs amis en penserait et je m'en fichais bien maintenant que je savais leur petit secret. Avec toujours la main de mon amant dans la mienne, je m'approchai de Romain qui était près sortir. J'accélérai le pas pour éviter qu'il passe véritablement la porte.

- Romain, attends ! Criai-je alors que j'arrivais en face du concerné avec bien évidement son meilleur ami derrière moi. Je lachai alors mon présentateur préféré pour me faufiler entre la porte et Romain, repoussant ce dernier avec mes mains. Il faut que je te dise deux choses avant. Premièrement, je n'ai jamais voulu te "piquer" Maât ni l'éloigner de toi. Il est important pour toi et ça je le sais. Maât vient même de me confirmer que vous êtes plus proches que je ne l'imaginais. Oui, je suis au courant pour votre petite coucherie à trois pour ton anniversaire. Mais ne t'en fais pas, je n'en tiens pas rigueur. Ce qui m'amène à mon second point. Je regardais mon homme avant de replanter mon regard azuré dans celui du jeune Parker-Walsh. Ton meilleur ami m'a dit que ma dernière réplique était ambigue et qu'elle avait une connotation sexuelle. Et apparement, ça l'a fait rire. Pourquoi ne pas lui montrer et lui prouver que ça peut être bien plus drôle qu'il ne l'imaginait ?

Je m'approchais alors plus près de Romain. Puis je finis par déposer mes lèvres sur les siennes. Apparement, les deux amis aimaient partagé leur lit, il était donc nécessaire que je mette à jour. D'un autre côté, c'était également comme une sorte de revanche fasse à ce que je venais de voir quelques minutes plus tôt. Donc oui, j'embrassai Romain. Cependant, mes yeux bleus n'arrêtaient pas de fixer Maât. Lui montrant clairement le fond de mes pensées dans ce geste que j'entreprenais actuellement. Je me détachai du lien qui nous unissait, l'océanologue et moi, m'écartant en même temps de la seule sortie vers l'extérieur.

- A toi de choisir maintenant. La porte ou la chambre ? Lui dis-je. Je retournai alors aux côtés de Maât.
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Sam 22 Mai 2010 - 11:11

Avant qu’il ne puisse franchir le pas de la porte, Scotty l’interpella et automatiquement, Romain se stoppa. Il s’attendait à recevoir un bon coup de poing mérité mais celui-ci ne vint jamais. Ce fut tout le contraire. Après lui avoir confier que Maât avait levé le voile du secret qui pesait sur la fameuse soirée d’anniversaire de ses vingt ans, le séduisant cuisinier s’approcha de lui et il l’embrassa, lui proposant ainsi par ce geste un plan à trois. Si une partie de Romain mourait d’envie de retrouver le corps de Maât (corps qui lui avait toujours fait énormément envie) et était excitée par la perspective de s’envoyer en l’air avec un couple, une autre part de son être lui hurlait cependant que ce n’était pas une bonne idée. Depuis un moment, Romain cumulait les bourdes et les mauvais choix. Et quelque chose en lui, lui disait que s’abandonner une nuit entière aux bras de Maât et de Scotty n’était pas l’idée du siècle.

« Je… » bredouilla Romain une fois le baiser (baiser qu’il avait rendu dans un automatisme effroyable) rompu. « Je… je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée… »

Et pourtant, il s’approcha de Maât, ne regardant fixement que lui. Son corps était attiré par celui de son meilleur ami comme un aimant. Comme le papillon de nuit était attiré irrésistiblement par la flamme d’une bougie. Malgré que sa conscience lui hurlait de faire marche arrière, Romain n’arriva pas à se raisonner. Il voulait Maât. Il voulait le dernier homme de sa vie toujours présent à ses côtés. Lentement, il colla son corps à celui de son meilleur ami et à nouveau, il rapprocha ses lèvres mais avant qu’elles ne touchent celles de Maât, il arrêta son geste. Son front se colla alors à celui du séduisant présentateur tandis que ses poings se posèrent sur son torse musclé qu’il tapota légèrement. C’était idiot… et il le savait.

« Pardon. » susurra-t-il. « Tu sais que j’en meurs d’envie, n’est-ce pas ? Tu sais que… que j’ai toujours eu un faible pour toi alors… ne gâchons pas tout. T’es tout ce qu’il me reste, Maât. Et je ne jouerais pas notre amitié sur une partie de jambes en l’air. J'ai déjà suffisamment gâché de chose ces derniers temps pour nous gâcher également. Je suis désolé d'avoir céder à mes pulsions de salope. »

Après tout, il venait quand même de foutre en l'air sa relation avec Ceasar, et pourquoi ? Du cul ! Il n'était pas question de réitérer la chose avec Maât ce soir. Doucement, Romain se contenta alors d’embrasser la joue de Maât puis brusquement, il sortit de la maison. Devant l’entrée, il se tourna à nouveau vers les deux hommes. Tout en se passant une main embarrassée dans les cheveux, il dit :

« Sérieusement les garçons, je vous adore mais ce soir, il va falloir baiser entre vous. » Un regard complice vers Scotty. « T’embrasse bien Matthews, bravo. »

Et il s’enfonça dans la nuit en direction de sa maison…
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Dim 23 Mai 2010 - 1:02


Toute la scène m'avait laissé bouche-bée. Tout ce qu'il s'était passé sous mes yeux m'avait complètement laissé bouche-bée. La soirée avait été riche en évènements; Romain m'avait fait une déclaration d'amour (pouvait-on appeler ça autrement ?) avant de m'embrasser; Scott nous avait surpris mais au lieu de riposter d'un coup dans le visage d'ange de mon meilleur ami, il lui avait ouvertement proposé un plan à trois, en souvenir du bon vieux temps, sans même me consulter d'ailleurs. C'était complètement surréaliste.

« A toi de choisir maintenant. La porte ou la chambre ? » avait dit Scott à Romain. J'eus un hochement de tête destiné à mon partenaire lorsque je vis qu'il se tournait - enfin - vers moi, comme pour me montrer qu'il tenait tout de même compte de mon opinion. Mais pouvais-je vraiment nier que je n'étais pas excité par cette proposition ? Je venais de confier à Scott que j'avais déjà expérimenté ce genre de pratique sexuelle. Il se doutait bien que j'avais plutôt apprécié l'expérience. Qui plus est, ce n'était pas totalement en terrain inconnu puisque je connaissais aussi bien le corps de Romain que celui de Scott. « Je… je ne suis pas certain que ce soit une bonne idée… » Mais les paroles de Romain n'eurent pas vraiment pour effet de faire descendre mon excitation puisque mon meilleur ami s'approchait déjà de moi pour coller son corps contre le mien. Nos bouches s'approchèrent, tout en étant cette fois totalement conscients que Scott nous regardait. Mais... Mais Romain se ravisa, tapotant mon torse de son poids en signe de résiliation.

Mon regard se posa dans le sien, l'écoutant m'avouer que je lui faisais de toute évidence beaucoup d'effet mais ce n'était pas suffisant. Et après tout, je devais avouer qu'il n'avait peut être pas tord. Nous n'avions surement pas besoin d'expérimenter une nouvelle fois le plan à trois, cette fois avec un Romain "dans le statut de l'invité" au sein de mon couple. Après tout, je n'étais pas sûr de pouvoir supporter la vision de Scott prendre du plaisir avec Romain tout en ayant les sentiments que j'avais pour lui. « Sérieusement les garçons, je vous adore mais ce soir, il va falloir baiser entre vous. » J'eus un sourire en regardant Romain quitter notre maison. Je me tournais vers Scott sans savoir vraiment ce que je devais lui dire. Finalement, le visage serein pour lui montrer que je ne lui en voulais pas et que notre couple n'en ressortait que plus fort, plus confiant, je lui demandais : « Tu étais vraiment sérieux sur ce coup là ? »


Dernière édition par Maât Blythe-Sheldon le Dim 23 Mai 2010 - 1:23, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Dim 23 Mai 2010 - 1:20




[-18] Le 15 aout 2007 dans l'appartement de
Romain Parker et David Walsh à San Francisco.

C'était l'anniversaire de Romain et David Walsh, son mari, avait insisté pour lui faire un cadeau spécial. Autant l'avouer sincèrement, je m'attendais à une blague lorsqu'il me proposa d'avoir un plan à trois avec Romain et lui. Je connaissais David depuis pas mal de temps, c'était même par son intermédiaire que j'avais rencontré Romain. Ce dernier et moi étions devenus très proches au fil des mois, beaucoup plus proche que je ne l'étais avec David. Je connaissais sa possessivité et j'avais souvent craint que ma proximité et mon amitié fusionnelle avec Romain ne pose des problèmes à son militaire. Mais malgré sa jalousie, je crois que David me faisait confiance et savait très bien que je ne nuierai jamais à leur mariage.

« Attends attends David. Que les choses soient bien claires. » insistais-je alors que nous étions tous les deux assis dans le séjour de leur appartement. « Tu veux bander les yeux de Romain, l'allonger sur votre lit et lui faire croire que c'est toi qui viens sur lui. Sauf que après m'avoir déshabillé, tu lui caresserais le dos pour lui faire comprendre qu'il y a une seconde paire de mains. »
David soupira bruyamment, perdant patience. « Pourquoi tu as besoin de tout un scénario bordel ? Qu'est ce que tu ne comprends pas dans l'expression "plan à trois" Maât ? »
Je me relevais du canapé pour en faire le tour. Je passais ma main dans mes cheveux mislongs, inspirant profondément. « C'est juste que... Je ne suis pas sûr que ce soit vraiment une bonne idée. »
« Putain Maât ! » s'exclama-t-il complètement exaspéré face à mes réticences au sujet de son plan et de son idée de cette expérience sexuelle. « Je te demande juste de baiser Romain ! Tu le baises, je le baise, on le fait jouir plusieurs fois dans la nuit. C'est juste une nuit de sexe bordel. » Je détestais lorsqu'il était vulgaire de cette manière - surtout lorsqu'il s'agissait de Romain - mais je finissais par accepter cette proposition sans savoir vraiment si j'arriverais même à éprouver une quelconque excitation le moment venue.

Le soir même, j'attendais tranquillement dans la chambre de David et de Romain pendant que le premier servait une coupe de champagne au second. Je les entendais rire pendant que David serrait un bandeau devant les yeux de Romain. Il le guida dans la chambre, le fit tomber sur le lit. C'est alors que j'entrais en scène. Au début, je me sentais maladroit. JE me plaçais devant Romain tout en saisissant ses mains pour les poser sur ma chemise encore boutonnée. Elle ne mit pas longtemps à tomber tandis qu'il déposait quelques baisers sur mon torse. Ma respiration se fit plus accélérée alors que je prenais de l'assurance, enjoué par la situation.
Finalement, cette histoire de plan à trois n'était pas une mauvaise idée.
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Dim 23 Mai 2010 - 2:04

[-18]

Aujourd’hui, j’avais vingt ans et j’étais aux anges. La soirée s’était magnifiquement bien déroulée. Après un repas au restaurant avec Maât et quelques amis, nous rentrâmes à l’appartement David et moi. A peine arrivé, mon mari me servit du champagne et nous trinquâmes quelques minutes avant de passer aux choses sérieuses. Je savais que David avait une idée derrière la tête depuis ce matin. Il était assez prévisible pour moi qui le connaissais assez bien. Il y avait dans son regard et dans sa manière de me sourire ce petit truc qui ne me trompait jamais. Il préparait un coup. Mais lequel ? Je ne le su qu’une fois mon verre terminé. Alors qu’il me bandait les yeux, il me demanda de me dévêtir. Docilement comme à mon habitude lorsqu’il m’ordonnait quelque chose, je lui obéis et fis tomber ma chemise, mon jeans et je me déchaussais de mes chaussures.

« Qu’est-ce tu manigance encore ? » lui demandais-je alors qu’il me guidait vers ce que je savais être la chambre à coucher. « Nous avons déjà joué plus d’une fois à ce jeu-là, et tu sais que je préfère te voir quand on fait l’amour. »
« C’est pas l’amour qu’on va faire. » me répondit-il alors qu’il me poussait sur le lit. « On va baiser. »

Un léger rire s’échappa de mes lèvres. David avait toujours eut l’art et la manière de dire les choses sans détour. Alanguis en simple boxer blanc au milieu du matelas, je me redressais lentement lorsque je sentis du mouvement aux pieds du lit. Des mains me saisir les poignets et me guidèrent vers une chemise. Un doux frisson s’empara alors de moi. Sans rechigner, je m’agenouillais devant celui qui prétendait être David et entreprit de déboutonner lentement la chemise qui tomba dans un bruit de vêtement froissé. Sans la vue, je devais y aller à l’instinct. Et mon instinct me disait que ce n’était pas mon mari. Comme si je ne l’avais pas reconnu ce mystérieux invité. Comme si son odeur et la douceur de ses mains ne m’étaient pas familière ?

« Tu as chaud. » susurrais-je alors tout en commençant à baiser de mes lèvres brûlantes le torse qui s’offrait à moi. Ma bouche captura un mamelon que ma langue taquina puis elle descendit lentement le long du ventre pour s’attarder quelques secondes à chatouiller le beau nombril. Pendant que je choyais ce corps en face de moi, mes mains baladeuses se mirent à caresser les hanches musclées de mon « cadeau » et elles entreprirent de défaire à l’aveugle la boucle de ceinture.

Bien que je savais qui se trouvait en face de moi, je ne pu me résoudre à m’arrêter. Je désirais cet homme, et plus encore en sachant que mon époux nous épiait. David m’avait souvent parlé de son fantasme de me partager avec d’autres hommes, mais je m’étais toujours dit que cela resterait du domaine de l’imaginaire. Et pourtant, ce soir, il m’offrait à Maât.


Dernière édition par Romain Parker-Walsh le Dim 23 Mai 2010 - 2:33, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Dim 23 Mai 2010 - 2:27



[-18]

Romain avait-il deviné qu'il ne s'agissait pas de David ? Savait-il qu'il était en train de prodiguer quelques caresses à son meilleur ami ? Je doutais fort qu'il ne l'eut déjà pas comprit. Après tout, David et moi étions complètement différents. J'aimais particulièrement la tendresse, je ne serait pas étonné d'apprendre que David faisait plus dans la brutalité. Le simple fait d'avoir prit doucement les mains de Romain pour les poser sur mon torse avait dû lui indiquer que ce n'était pas son époux. Sans parler de mon parfum qu'il devait si bien connaître. De toute façon, j'avais déjà eu l'occasion de voir le torse de David qui, s'en être imberbe, était toutefois moins poilu que n'était le mien. De toute façon, il était plus musclé que je ne l'étais.

« Tu as chaud. » se contenta de dire simplement Romain tendit que ses lèvres entraient en contact avec ma peau. Je ne répondis rien à cette remarque, voulant encore garder le mystère de mon identité. Je ne savais pas encore s'il m'avait bien reconnu, et je ne voulais pas tout gâcher si ce n'était pas le cas puisque ma voix lui était évidemment reconnaissable.
Bien sûr que j'avais chaud. Sans transpirer pour autant, ma peau dégageait une chaleur caractéristique d'une excitation que je commençais à sentir monter dans mon bas-ventre. Ma respiration se fit un peu plus insistante lorsque je sentis la langue de Romain s'attarder quelques secondes sur mes pectoraux, passant sa langue sur un de mes tétons. Comme beaucoup d'hommes (tous les hommes ?) je n'étais effectivement pas insensible à ce genre de caresses.

Tandis que Romain entreprenait de déboucler ma ceinture, j'eus un mouvement de recul. Un moment de lucidité. C'était sûr le point de coucher avec mon meilleur ami, sous les yeux de son mari. Je persistais à penser que ce n'était pas une bonne idée. De tels actes auraient forcément des conséquences. Alors que je m'apprêtais à reculer, je sentis une des mains de Romain descendre dans le bas de mon dos afin de me ramener un peu plus vers lui. Les boutons de mon jean's furent ouverts, mon pantalon tomba sur le sol, laissant apparaitre à la vue de David mon sous-vêtement déjà bien déformé par l'excitation. David déposa sa main sur le haut de la nuque de Romain pour l'inciter à diriger sa bouche vers le tissu de mon sous-vêtement. J'eus un frisson, posant mes yeux sur David signifiant qu'il était encore possible de faire marche arrière. Mais je voyais bien au sourire en coin dessiné sur le visage de mon ami qu'il prenait particulièrement de plaisir à observer cette scène. Quant à Romain, il ne semblait absolument pas contre.
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Dim 23 Mai 2010 - 3:13

[-18]

Même si je ne voyais rien, mes gestes furent précis. Ils trahirent une expérience manifeste au maniement des ceintures et des boutons de jeans. Je n’étais pas un saint, ni même une sainte nitouche et cela, Maât le savait. Je doutais fort que David ait gardé pour lui ce qu’il se passait dans notre chambre. Mon mari était un mâle et il avait beaucoup d’ego. Il aimait se vanter de ses exploits, surtout lorsqu’ils étaient sexuels. Bon nombre de ses copains devaient dès lors déjà savoir combien j’étais agile et docile, et combien parfois j’aimais en redemander et me comporter en bitch. Maât ne devait donc pas être étonné de me voir aussi coopératif. J’aimais le sexe. Je n’en avais pas honte. Et ce n’était pas ce soir que j’allais prétendre le contraire.

Alors que le pantalon de Maât tombait au sol, je sentis une main glisser dans mes cheveux et m’accompagner vers l’entrecuisse gonflée et encore prisonnière du boxer de mon meilleur ami. Je l’avais bien entendu reconnue. Il s’agissait de la main de David. Elle était ferme, puissante et autoritaire. Ses doigts se serrèrent quelques secondes autour des cheveux de ma nuque, comme pour bien me faire comprendre que je n’avais pas le choix et que je devais lui obéir. De toute façon, je ne comptais pas me dérober. J’avais envie de Maât, et j’avais aussi envie de faire plaisir à mon époux que je savais apprécier ce qu’il se passait.

Sans un mot, je me mis donc à mordiller délicatement le sexe de mon meilleur ami à travers le tissu de son sous-vêtement. David continuait de me caresser la nuque, comme s’il me félicitait de ma totale dévotion. Excité par ce petit jeu, je ne pus résister à l’envie de me cambrer un peu, histoire de les allumer à mon tour. Il n’y avait pas de raison qu’il n’y ait qu’eux qui s’amuse ce soir. A quatre pattes sur le lit, les fesses relevées, j’entrepris avec minutie de picorer du bout des dents le membre de Maât. Je le libérais ensuite de sa prison de tissu avant de commencer à l’embrasser, à la caresser et à le lécher. Même à l’aveugle, j’avais suffisamment d’expérience pour savoir me repérer. Un sexe d’homme restait un sexe d’homme après tout. Je fis donc mon devoir et commença à longuement le cajoler, d’abord lentement, puis de plus en plus rapidement et profondément…
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Mer 26 Mai 2010 - 18:08



[-18]

Je ne fus pas surpris par le "talent" de Romain en la matière. Non pas que je l'avais toujours imaginé en dieu du sexe ou en quelconque amant expérimenté mais je me doutais bien qu'il savait y faire. Comme n'importe qui. J'avais un jour entendu quelqu'un dire qu'un individu a au moins une rapide pensée sexuelle toutes les cinq minutes. Et ceux pour qui ce n'est pas le cas peuvent être qualifiés d'intellectuels. C'est à dire qu'ils sont pas capables, ou capables tout dépend du point de vue où l'on se place, de ne pas penser au sexe pendant cinq minutes. Quoi qu'il en soit, ces individus-là sont surement une partie infime de la population mondiale. Je me doutais que Romain n'en faisait pas parti. Je me doutais qu'il était doué au lit. J'en avais maintenant la preuve.

Évidemment, je prenais plaisir à ce qui était en train de m'arriver, à ce que l'on me faisait. Mais j'étais dérangé par plusieurs détails de la scène qui se dépeignait devant moi et dont j'étais évidemment acteur. Plus encore, la main de David posée sur la nuque de Romain, qui le forçait à faire des vas et viens avec sa bouche me dérangeait. Je m'aimais pas le fait que le mari de David forçait son partenaire à agir.
De plus, j'avais du mal à saisir en quoi ce qu'il se déroulait était un cadeau pour l'anniversaire de Romain. De mon point de vue, c'était plutôt David qui profitait vraiment de ce qui était en train de se déroulait sous ses yeux. Mais lorsque je sentis la bouche de Romain au travers du tissu de mon sous-vêtement, je finis par comprendre ce qu'il se passait. Outre le plaisir que David avait à voir son mari s'adonner à un autre homme, Romain le désirait lui aussi. Romain me désirait moi. Je me mis à me demander, pendant quelques secondes avant de refermer les yeux, si Romain n'avait pas justement attendu qu'une telle chose se produise.

Lorsque je sentis la dernière parois de tissu tomber, je ne pus m'empêcher de pousser un soupire de soulagement avant de me laisser complètement aller à ce qu'il m'arrivait. J'avais du mal à tenir sur mes deux jambes. Plus encore j'aurais aimé m'assoir sur le lit. Doucement, je portais mes mains derrière la tête de Romain, non pas pour l'encourager comme le faisait son mari, mais pour attraper les bouts du bandeau et les desserrer. Ainsi, le noeux défait, Romain retrouvait la vue. C'était psychologique mais je voulais être sûr qu'il savait ce qu'il faisait, qu'il voyait ce qu'il faisait. Qu'il en avait conscience. Lorsque je pus m'assurer que c'était le cas, je me sentis mieux.
Au bout de quelques minutes de ce traitement, je me reculais un peu et avancer ma bouche vers celle de mon meilleur ami. S'en suivi un long baiser langoureux pendant lequel je mis un point d'honneur à lui montrer toute la tendresse dont je pouvais faire preuve. C'était surement contraire au plan de David. Plus encore, j'en étais venu à regretter qu'il soit justement là dans cette chambre avec nous. Je ressentais l'envie de partager une nuit avec Romain, seulement nous deux. Je réalisais alors que le plan à trois n'était pas quelque chose vraiment pour moi, et que j'appréciais plus l'amour à deux. Pouvoir m'adonner complètement à l'autre, pouvoir posséder complètement l'autre. L'idée de partage dans un tel acte me dérangeait profondément. Surtout avec David que je qualifiais de plus en plus de grande brute, incapable de vraiment exposer normalement son amour pour l'autre. Au début certes, il avait été mon ami. Mais progressivement, je me mettais à moins l'apprécier. A ne pas apprécier sa personnalité, la personne qu'il était.

David demanda à Romain de s'allonger sur le dos et de surélever un peu son bassin pour que je vienne entre ses jambes. Avant d'entreprendre cette position et ce qui allait indéniablement s'en suivre, mon regard se posa sur celui de mon meilleur ami. « Tu es sûr que tu es ok avec ça ? »
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Message(#) Sujet: Re: N°1666, Apple Road ♣ « the boy is mine » Sam 26 Juin 2010 - 13:29

[-18]

Aussi étonnant que cela puisse paraître, je n’éprouvais aucune honte à faire ce que je faisais avec Maât, et cela même sous les yeux de mon époux qui nous mâtait de son regard bleu glace autoritaire. J’étais même très excité et impatient de passer à la suite des événements. Je savais qu’à un moment ou à un autre, David se joindrait à nous, et là, l’un de mes fantasmes deviendrait une réalité… car oui, j’avais toujours fantasmé sur le fait d’être pour une nuit le jouet erotico-sexuel de deux hommes. Et quels hommes ! Je ne pouvais rêver mieux comme second amant que Maât. Mon époux avait bien choisi. Son ami était un jeune homme séduisant et celui-ci avait toujours exercé sur moi une sorte d’attraction. Ce soir, je me rendais peu à peu compte que Maât comptait beaucoup pour moi, et que s’il n’y avait pas eu David dans mon cœur, il aurait pu facilement prétendre à la première place. Face à ce constat, je ne pus m’empêcher de sourire intérieur car les deux hommes de ma vie n’avaient sans doute pas idée de combien je pouvais les aimer à outrance. Tout ceci me plaisait.

Quoiqu’il en soit, l’heure n’était pas à l’introspection de mes sentiments. Nous avions un Nirvana à atteindre. Je m’appliquais donc à offrir à celui qui devenait peu à peu mon meilleur ami, tout le plaisir auquel il avait droit. J’étais assez doué pour ce genre de chose. David était un excellent professeur, voir carrément un maître exemplaire. En quelques années à peine, il avait réussi à faire de moi un petit dépravé lorsqu’il s’agissait de sexe. Je n’avais pratiquement plus aucune limite. Il avait assassiné lui-même mon innocence pour ne laisser s’exprimer que le petit démon aux fesses chaudes qui aimait le sexe et ses excès.

Alors que nous étions en train de nous cajôler Maât et moi, David reprit les choses en main et il m’ordonna de m’allonger sur le lit et de tendre ma « croupe de donzelle » à son « pote ». Sans broncher, je m’exécutais donc, non sans me tortiller un peu de sorte à bien les émoustillés davantage. Une fois en position, Maât vint entre mes cuisses et je pus remarquer sur son visage un peu d’hésitation à continuer. C’était assez mignon qu’il s’inquiète de savoir si j’étais sûr d’être d’accord avec tout ceci. D’une main, je lui pris la nuque afin de tirer son visage à moi de sorte à ce que nos lèvres soient proches les unes des autres. Je lui dis alors que mon regard se perdait avec tendresse et dévotion dans le sien :

« Oui, Maât. C’est ce que je veux. »

Mes lèvres vinrent embrasser les siennes alors que de mon autre main libre, je l’invitais à prendre possession de mon corps en le tirant par la hanche. Il était inutile qu’il éprouve le moindre remords à continuer. J’avais terriblement envie de lui. Ici, maintenant, et tout de suite. Lorsqu’il entra en moi, mon corps se crispa légèrement mais les années de pratiques m’aidèrent à m’habituer rapidement à sa présence. Je lui murmurais alors de sorte à ce que lui seul puisse m’entendre :

« Si tu savais combien de fois j’ai rêvé de cet instant. »

C’était un aveu qui aurait pu me coûter la vie si David l’avait entendu, mais heureusement, mon époux était bien trop occupé à se dévêtir pour percevoir mon murmure... du moins, c'est ce que je pensais car le futur me donnera un jour torts.


SUJET TERMINÉ
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