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 HOW MANY SPECIAL PEOPLE CHANGE? (pv)

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Message(#) Sujet: HOW MANY SPECIAL PEOPLE CHANGE? (pv) Mar 18 Mai 2010 - 0:18


HOW MANY SPECIAL PEOPLE CHANGE?

gabriel mcallister & aubree dehzkel




« SOMEDAY YOU WILL FIIIIIIND ME, CAUGHT BENEATH THE LANDSLIDE ! », s'époumona Aubree Dehzkel, titubant sur le sable humide de Crandon Park Beach, une bouteille de vodka dans une main, une Gauloise dans l'autre. Il pleuvait des cordes, et pourtant, elle ne portait qu'un minuscule bikini, insensible au froid. À quoi bon ? Après tout, elle était insensible à à peu près toutes les choses possibles et imaginables, ce ne serait pas une minable intempérie qui y changerait quoi que ce soit. Aubree n'était, en plus de cela, pas dans son état normal, comme c'était le cas la plupart du temps depuis bientôt un an. Qu'avait-elle consommé pour être dans une telle euphorie, loin de sa froideur habituelle ? Personne n'aurait su répondre à cette question, pas même l'intéressée qui n'en avait plus la moindre idée. Une chose est sûre, elle avait plus d'un verre dans le sang, et cela se ressentait sur son comportement.

« IN A CHAMPAGNE SUPERNOVA IN THE SKYYYY... » poursuivit-elle, avant de tomber, hors d'haleine, sur le sable qui colla aussitôt à sa peau pâle. Elle s'allongea pour scruter le ciel sans vraiment le voir, puis porta la bouteille à sa bouche, renversant une bonne partie du liquide sur son visage. Elle partit d'un fou rire incontrôlable et hystérique qui retentit dans la nuit silencieuse. Appréciant la sensation de chaque goutte qui s'écrasait sur son visage, Aubree commença à réfléchir autant que son cerveau embrumé le lui permettait. Elle était malheureuse. Misérable. Sa vie n'avait plus de sens depuis un an, et elle s'en rendait compte, mais préférait noyer ses problèmes dans la drogue, l'alcool et la fête. Ce n'était que dans ces rares moments de calme, loin de toute le monde, qu'Aubree se rendait pleinement compte de sa solitude et de sa misère. Cependant, la tristesse qu'elle devrait éprouver à cette pensée était systématiquement étouffée par toutes les substances qu'elle ingurgitait. Cela faisait un an qu'Aubree Dehzkel était incapable de ressentir quoi que ce soit convenablement. Elle était tout simplement perpétuellement anesthésiée. On la traitait sans arrêt de sans coeur, et cette appellation n'était pas totalement injustifiée. Même si elle avait souhaité ressentir quelque chose, Aubree n'était pas sûre d'y arriver. Cela faisait trop longtemps qu'elle était dans cet état. Cette carapace, ce masque qu'elle avait forgé pour ne plus souffrir.

« SOMEDAY YOU WILL FIIIIIIIIIND MEEEE... » Aubree se redressa péniblement, s'efforça de ne pas penser à la douleur qui lui perforait la poitrine en permanence. Un an, et elle n'avait toujours pas fait son deuil. Elle ne l'avait pas même commencé. Un an, pendant lequel elle s'était contentée de reculer l'audience. Elle les avait vus, sur ces tables de fer, pâles, sereins et ensemble dans la mort. Si seulement elle pouvait être avec eux... Si seulement elle avait, elle aussi, été là dans l'accident qui avait tué ses parents. Elle n'en serait pas là. Elle n'aurait pas à mener cette vie insensée et qui n'allait nulle part. Elle serait morte, mais au moins, elle ne souffrirait plus... Elle ne serait plus cette ombre d'elle-même, cette reine glace dont le seul but semblait être de blesser autant de personnes de possible. Comme si leur infliger de la douleur allégerait la sienne. Égoïste ? Elle l'avait toujours été. Mais avant tout, c'était de la lâcheté. Elle préférait assister à la souffrance des autres plutôt que de faire face à la sienne. Au plus elle retarderait le moment où elle devrait gérer le vide causé par la mort de ses parents, au plus elle retarderait sa souffrance. Du moins, c'est ainsi qu'elle voyait les choses.

« IN A CHAMPAGNE SUPERNOVA, A CHAMPAGNE SUPERNOVA... » Aubree avait soudain très chaud. Était-ce à cause de la quantité d'alcool qu'elle avait dans le sang, ou parce qu'elle était sous l'emprise d'un hallucinogène ? La jeune femme songea à foncer dans l'eau qui s'étendait à l'infini devant elle, mais se ravisa. Des vagues un peu trop hautes déferlaient dans sa direction, et même si la tentation de s'y noyer était plus que présente, Aubree décida de rester où elle était. En revanche, elle dénoua le haut de son maillot, qu'elle lança au loin. Elle se sentait libre. Emprisonnée par ce qu'elle avait ingurgité, mais libre quand même. Aubree continuait de chanter à tue-tête, puis, soudainement, s'interrompit en plein milieu de son massacre d'Oasis. Quelqu'un approchait, elle pouvait voir la silhouette au loin, qui approchait lentement mais sûrement. Elle n'hallucinait pas, elle en était sûre. Alors qu'elle pouvait distinguer de mieux en mieux les contours de la personne qui se dirigeait vers elle, Aubree se releva en titubant.

- Qui est lààà ?, cria-t-elle, avant d'avancer, elle aussi, dans la direction de l'inconnu.

Soudain, elle entra en collision avec un torse. Quelque peu sonnée, Aubree manqua de tomber à la renverse, mais fut rattrapée de justesse. Aubree s'agrippa à l'inconnu, puis leva son regard azuré vers le nouvel arrivant. Elle sourit, puis se haussa sur la pointe des pieds et l'embrassa fougueusement.

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