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 Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN

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Message(#) Sujet: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Ven 21 Mai 2010 - 19:16


LAUREN HUTTINGER & CLAY E. MOORE



Ce matin, à 6h30 précis, le réveil de Clay avait sonné. On était Jeudi et c'était son jour de repos normalement. Oui, en tant que directeur de sa boite il s'autorisait quelques privilèges. Mais pourtant, il devait se lever aujourd'hui. Depuis que Clémentine, son amie, était en prison c'était à lui d'ammener sa fille Sixtine au lycée. La tâche n'était pas forcément plaisante, mais cette dernière avait toujours refusé de prendre le bus ou de marcher un peu. Ne voulant pas se mettre la petite famille à dos, Clay avait céder à leurs habitudes. Il éteignit d'un geste nerveux le réveil, se retourna et se rendormit aussitôt. Mais 10 minutes plus tard, il sonnait à nouveau. Clay se redressa en baillant et l'éteignit à nouveau, mais définitivement cette fois. Il se dirigea aussitôt vers la salle de bain attenante à sa chambre et se glissa sous la douche pour se réveiller. Puis, il se rasa et parfuma. Il enfila des vêtements plus décontractés que les jours ou il allait travailler. Pas de costard, ni de cravate. Non, il se contenta d'un jean et d'une chemise blanche. Un peu de gel dans les cheveux et c'était bon. Il descendit dans la cuisine, il était 7h10. Il se prépara un café et pendant ce temps rangea la vaisselle qui traînait dans l'égouttoir de l'évier. Puis, il s'installa devant la télé avec sa tasse et une tranche de brioche. Il regarda les nouvelles, tranquillement. Miss météo annonça qu'il allait faire beau et chaud. Comme souvent. Puis il regarda sa montre : 7h25. Il coupa la télévision et monta se laver les dents. Sa maison était immense, spacieuse. En même temps, son entreprise lui rapportait énormément d'argent. Puis il redescendit et ouvrit la porte d'entrée. Il cria :

    CLAY - SIXTINE ?! T'es prête ? Je sors la voiture !

    SIXTINE - J'ARRIIIIIVE !


Clay sortit de la maison et se dirigea vers son garage. Il le bippa et celui-ci s'ouvrit automatiquement. Il laissa apparaître une magnifique BMW noire, vitres teintées, toutes les options. Le dernier petit bijoux qu'il s'était offert et dont il était très fier. Il alla s'installer dedans, la démarra et la sortie du garage. Puis il bippa à nouveau et la porte se referma. Il attendait que Sixtine arrive. Comme tous les matins, elle était en retard. A 7h40 elle arriva enfin dans la voiture, essoufflée. Elle claque la portière derrière elle et déposa un léger bisou sur la joue de son beau-père.

    SIXTINE - Bonjour Clay ! Désolé du retard, mes cheveux n'en faisaient qu'à leur tête c'est horrible !


Clay sourit et répondit, moqueur :

    CLAY - Comme d'habitude Sixtine, comme d'habitude.


De façon électronique le portail s'ouvrit et se referma après son passage. Ils roulèrent pendant 10 minutes environs. Depuis quelques temps ils se parlaient un peu moins. A vrai dire, Sixtine était très chamboulée par ce qui était arrivé à sa mère et elle s'était un peu repliée sur elle-même. Clay prenait soin d'elle autant qu'il pouvait, tentait de la rassurer et d'assurer son rôle de beau-père du mieux qu'il pouvait mais ce n'était pas évident. Surtout que Sixtine avait décidé de rentrer dans sa période rebelle au même moment, ne facilitant pas la tâche. Il mit ses warning, se mit en double file devant le lycée pour déposer la jeune fille. Elle tenta :

    SIXTINE - Euh Clay.. Ce soir il y a une soirée, je rentrerais pas trop tard, promis !

    CLAY - Ah non Sixtine ! On avait dit pas en semaine ! Tu dois faire tes devoirs et je ne veux pas que tu te couches trop tard. Tu sortiras le weekend et c'est déjà pas mal.

    SIXTINE - Mais Clay ! S'il te plais, c'est la soirée de l'année je ne peux pas la louper.

    CLAY - C'est ça, c'est toujours la soirée de l'année. Non c'est non. Je te préviens, si à 19h00 tu n'es pas à la maison j'appelle les flics pour les lancer à ta recherche.

    SIXTINE - Tu n'oserais pas !

    CLAY - Tu me sous estimes fillette.

    SIXTINE - Ptin...

    CLAY - Ton langage Sixtine !

    SIXTINE - Ouai allé, j'y vais.


Déçue, la jeune fille sortit de la voiture et fila au lycée retrouver ses amis. Clay savait qu'elle était capable d'aller à la soirée malgré tout. Mais il priait pour que non car il n'avait pas envie de lui courir après ou même de prévenir la police. Il redémarra et partit en direction du centre ville. Il n'avait pas envie de rentrer chez lui et les visites à la prison n'étaient pas autorisé à cette heure là. Il se gara dans un parking souterrain et alla traîner dans Miami. Il était rare qu'il prenne son temps, qu'il flâne. En règle générale il courait de tous les côtés, ayant toujours quelque chose à faire. Mais aujourd'hui, il se sentait fatigué et n'avait pas le courage de s'activer plus que ça. Il aurait pu aller courir un peu, mais la chaleur était déjà écrasante et cela le démotiva. Il se retrouva alors à marcher du côté de la place, les mains dans les poches. Il s'arrêta à un Starbuck et se prit un expresso. Puis il s'installa sur un banc et le bu doucement, décompressant du mieux qu'il pouvait. Les évènements s'enchainaient en ce moment et il avait du mal à y voir clair, à prendre du recul. Le café brûlant s'écoulait dans sa gorge et il ferma les yeux quelques instants, songeur. Ce goût amer lui rappela soudainement les cafés qu'il buvait le matin avant de partir à l'époque de Las Vegas, à l'époque de Lauren. Cela lui fit tout drôle de repenser à elle. Parfois, il regrettait d'être partit sans elle. Ils avaient vécu tellement de choses ensemble. Et pour lui, elle incarnait et elle incarnera toujours la femme parfaite d'une certaine façon. Elle avait toutes les qualités et tous les défauts qu'il aimait. Mais la vie avait bousculé leur quotidien et il avait du la fuir et venir s'exiler ici, à Miami. Vous me direz, il y a pire comme destination d'exil, c'est vrai. Mais c'est quand même comme ça qu'il avait vécu ce départ. Aujourd'hui, il se sentait un peu seul et isolé ici. Le passé ne le lâchera sans doute jamais.


Dernière édition par Clay E. Moore le Sam 22 Mai 2010 - 10:28, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Ven 21 Mai 2010 - 20:01



And that our ways do not cross forever

FEAT. CLAY E. MOORE - LAUREN HUTTINGER - JENNY RAWLEY-HUTTINGER - DINA HUTTINGER




Le jour de la sortie entre filles était enfin arrivé. Le soleil battait son plein. Les habitants d’Ocean Grove se réveillaient grâce aux merveilleuses lueurs de soleil. Les enfants s’éveillaient, frottant leurs petits yeux avec leurs petites mains, la mère de famille préparant le petit déjeuner avec son mari qui prenait une bonne douche… Quoiqu’il en soit, les habitants étaient tous réveillés sauf quelques exceptions…

Lauren Huttinger était réveillée depuis six heures du matin. Elle avait eu du mal à dormir cette nuit, se tournant sans cesse dans son lit, pensant à sa petite fille, se faisant enlevée par la nouvelle femme de son ex mari. Depuis le jour où elle l’a apprise, son imagination lui jouait de fameux tours : ce n’était pas bon pour la femme de Dylan. En sueur, Lauren s’était levée, partant presque en courant voir sa petite fille dormir dans son lit, près d’elle. Elle dormait comme un véritable petit ange : elle l’aimait terriblement. Lauren vint déposer un bisou sur le front de Jenny.

La jeune mère était dans la salle de bain,, passant de l’eau froide sur son visage puis prit une bonne petite douche, histoire de bien se réveiller. Elle devait aller travailler et paraître comme un zombie n’était pas dans ses activités.
Le téléphone se mit à sonner : elle décrocha. Candace Cartwright était à l’appareil. Mademoiselle Cartwright n’était pas seulement la « patronne » de Lauren mais également une de ses meilleures amies. Elles sont comme associées mais pas tellement. Elles ont vécues énormément de choses ensemble. Son appel concernait un congé qu’elle accordait à son amie. Lauren refusa à plusieurs heures mais elle n’eut guère le choix que d’accepter ce congé. La remerciant, elle raccrocha. Lauren sortit de la salle de bain : prête pour une nouvelle journée.

Jenny pleurait. Elle avait deux ans et quelques jours. Elle savait prononcer quelques mots, répétait également ce que disait sa jeune maman et évidemment faisait énormément de bêtises. Les interdictions de Lauren dans telle ou telle bêtise commençaient par être encré dans le petit cerveau de la petite demoiselle.
Lauren montait dans sa chambre, où Jenny dormait également. Elle était debout dans son lit, criant, pleurant : caprice ou cauchemar ? Elle l’a prit dans ses bras.

« Ma chérie, maman est là. Tout va bien se passer ma puce. Ne t’en fais pas. »

Les mots rassurants, les gestes servant à consoler faisaient leurs effets : elle se calmait et semblait plus apaiser. Descendant les escaliers, arrivant dans la cuisine, Lauren installa sa fille sur sa chaise haute. Petit bol de céréales avec un peu de lait suivi d’un petit verre d’eau. Elle était à coté de Jenny, l’aidant à manger même si elle se débrouillait déjà très bien pour son âge.

Le temps passait et le soleil était vraiment magnifique. « Maman, veut jouer. Fait beau. » Regardant par la fenêtre et reposant son regard sur sa petite fille. « Ton rêve va se réaliser. Maman et la petite et adorable Jenny vont aller se promener avec Dina. Une sortie en famille comme tu les aimes mon ange. » Elle l’embrassait sur la joue, Jenny serrant sa maman dans ses bras. Elle était maintenant excitée.

Excitée était bien le mot car aujourd’hui Jenny n’était pas dans son landeau, dans sa poucette. Elle avait parfaitement fait comprendre à sa mère qu’elle voulait marcher. Elle n’avait guère le choix que d’accepter. Jenny jouait avec Dina et donc Dina avançait et résultat Lauren n’avait plus la force dans le bras pour la tenir. Heureusement qu’elles arrivèrent devant une place avec un parc, un startruck et plusieurs bancs. Lauren soufflait. Elle interpela Jenny et Dina. S’agroupissant à la hauteur de Jenny : « Maman n’est pas très loin. Elle est juste là bas. Tu restes près de Dina. Tu peux jouer avec elle mais tu restais près des bancs et de moi d’accord ? Maman ne sera pas longue. » Consigne à dire dans les yeux de l’enfant pour être comprise. C’était un peu pareil pour la petite Labrador.

Lauren jetait souvent des regards derrière elle pour voir où elles étaient. Son café en main, elle se dirigeait vers un banc vide avant de voir Dina jouer auprès d’une personne, d’un homme plus exactement. Qu’est ce qui allait encore arriver ? Le café du jeune homme était posé à coté de lui, Dina s’amusant comme une petite folle et Jenny étant avec elle, le café avait finit par se renverser que très légèrement sur la chemise du monsieur. Lauren arrivait en marchant rapidement, sortant un mouchoir de sa poche, s’excusant aussi.

« J’avais bien dit de ne pas faire de bêtises. Regardez ce que vous avez fait… Je suis désolée sincèrement. » Ces quatre mots étaient destinés à cet homme qu’elle connaissait. Elle venait tout juste de le remarquer… Clay E. Moore… Elle n’arrivait pas à le croire. Elle était en train d’essuyer la partie de sa chemise salit à cause du café. Elle était troublée. Elle ne l’avait jamais oublié.

« Maman, t’es fâchée ? » Sortant de son monde, elle prit sa fille dans ses bras. « Non ma chérie… Non… » Son regard était fixé sur lui. Elle ne savait pas quoi dire. Pour tout les deux, cette situation était embarrassante…






Dernière édition par Lauren Huttinger le Dim 23 Mai 2010 - 10:25, édité 2 fois
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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Sam 22 Mai 2010 - 10:51

Les yeux toujours fermés, il ignorait tout ce qu'il se passait autour de lui. Il profitait des rayons du soleil qui venaient taper sur son corps, le réchauffant. Depuis bien longtemps maintenant, il ne s'était pas accordé un moment de répits. Cette pause improvisée lui faisait un bien fou. Il essayait de faire le vide dans son esprit, de ne plus penser à quoi que ce soit pour profiter encore plus et ne pas se torturer l'esprit de mille questions. Mais ce n'était pas évident. Il savait que dans l'après-midi il devrait aller voir son amie en prison, mais il n'en avait pas la moindre envie. Rentrer dans une prison le rendait malade, c'était insupportable. Il ne pourrait pas tenir plusieurs années ainsi, ce serait trop dur. Non pas qu'il soit faible, mais il avait ses raisons. Des raisons personnelles. Et puis Sixtine lui donnait du fil à retordre. Il n'avait jamais été père, alors il ne savait pas trop comment faire. Cameron l'aidait dans cette tâche mais c'était surtout de la théorie qu'il faisait avec elle. La pratique, c'était autre chose. La personne ne réagissait pas toujours comme prévu et cela le désarmait complètement. C'était pourtant un homme d'affaire, il avait fait face à des situations très compliquées, il s'en était toujours sortit avec brio, la tête haute. Mais les ado, c'était autre chose. Une sorte de monde parallèle à celui des adultes, ou il serait presque impossible de communiquer. Bref, tout ceci l'angoissait un peu et il essayait de tout gérer au mieux.

Clay fut tiré de ses pensées de force, il venait de sentir quelque chose passer entre ses jambes. Il se redressa et aperçut un adorable labrador qui semblait avoir envie de s'amuser avec lui. Clay aimait bien les animaux, il se mit à sourire et caressa la petite chienne, enthousiaste. «Hey ! Bonjour toi, d'où tu sors ?» Pour toute réponse, le chiot se contenta de japper joyeusement. Quelques secondes plus tard c'était une petite fille qui rappliquait. Elle devait avoir peut-être deux ans, ou quelque chose comme ça. Apparemment, la chienne lui appartenait. Elles jouaient toutes les deux, comme de vraies amies. Il trouvait la scène jolie, bien qu'elles soient un peu turbulente. Mais cela lui changeait les idées et ça lui faisait un bien fou. Alors qu'il allait relever la tête pour chercher à qui appartenait ces deux terreurs, il sentit quelque chose de brûlant sur son ventre. Il baissa les yeux et vit une tâche de café sur sa chemise blanche. Il se redressa aussitôt, surpris. «Et merde !» C'était sortit tout seul. Il leva les yeux au ciel en soupirant, ça n'aurait pas pu être pire. Il n'avait rien sur lui pour nettoyer et de toute façon sa chemise serait certainement foutue. C'est alors qu'une femme s'avança, un mouchoir à la main. Elle se précipita vers lui, tentant d'éponger sa chemise tout en grondant sa fille et en s'excusant. Au départ, il ne l'a regarda pas trop, préoccuper par l'état de sa chemise. Puis, quand elle prit sa fille dans ses bras Clay redressa la tête et l'observa. Il se stoppa net, perplexe.

Cette femme, il l'a reconnaissait. Il en était sûr, c'était elle : Lauren. D'un seul coup, la tâche sur sa chemise n'avait plus la moindre importance. Il était immobile et la fixait, surpris. Ils se regardaient sans bouger. Apparemment aucun des deux n'en revenait. Jamais il n'aurait repensé la voir un jour. Elle, Lauren Huttinger. Elle avait mûrie, c'était une véritable femme aujourd'hui. Et elle semblait épanouie. Il se sentait bête et ne savait plus quoi faire de son corps. Faire comme s'il ne l'avait pas reconnu ? Impossible. Lui parler comme si de rien était ? Difficile après ce qu'il avait fait il y a quelques années de ça. Il avala sa salive et passa sa main derrière sa nuque en baissant le regard quelques instants, mal à l'aise. Une fille, elle avait une fille. Elle était mère, avait refait sa vie elle aussi. Sûrement était-elle mariée. Cette idée lui serra la gorge et il s'étonna de cette réaction. Parler, il devait dire quelque chose. Sans réfléchir il sortit : «Hmm... Pas grave pour la chemise.» Il cherchait ses mots. Devait-il lui montrer qu'il l'avait reconnu ou pas ? Il finit par se lancer : «Lauren ?» Voilà, c'était fait. Il savait très bien que c'était elle, il l'aurait reconnu entre mille. Il connaissait son visage par cœur, le moindre recoin, le moindre détail. Mais il ne savait pas comment engager la conversation autrement. Et puis, peut-être n'avait elle pas envie de lui parler ? Peut-être le détestait elle ? Tant de questions se bousculaient dans son esprit. Il s'était levé, lui faisant face. Il finit par mettre ses mains dans ses poches, ne sachant pas quoi faire ni comment se tenir. Décidément cette journée allait être riche en émotion et en surprises.
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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Sam 22 Mai 2010 - 13:12

Lauren avait fait de sa journée un dessin, un chapitre d’une histoire romancière. Elle s’était imaginée qu’elle allait passer une belle journée, entre filles, avec Jenny et Dina et s’amuser comme des petites folles. La jeune mère passait un maximum de temps en compagnie de sa fille. Elle ne voulait pas être comme ses mères qui sont absorbées par leur travail et qui ne prennent pas le temps pour s’occuper de leurs enfants, les confiant à une nounou. Elle travaillait, parfois c’était dur de gérer son travail et en plus son devoir de mère mais elle le devait. Elle veut que sa fille soit heureuse et ait une maman et pas une maman complètement absente. Lauren souhaitait le meilleur pour son enfant et ferait tout pour cela. Parfois, c’était difficile et elle devait donner des ordres, criés sur sa fille alors qu’elle déteste crier sur elle. Elle doit parfois jouer l’autorité. Lorsque Jenny et Dina sont ensembles et s’amusent, cela devient un vrai cirque, un vrai spectacle. Sa journée n’était pas ce qu’elle avait imaginé.

Dina, le labrador de Lauren, s’était amusée à aborder une personne installée tranquillement sur un banc. Jenny se joint à elle et au final le café de cette personne s’est renversé sur la chemise de cette dernière. Félicitations les filles. Bien évidemment, Lauren avait vu la scène et de loin, elle n’avait pas reconnu la personne, le jeune homme installé sur le banc. Elle rappliquait en quatrième vitesse, grondant sa fille sur les mots que Lauren avaient prononcés avant de les laisser s’amuser. Lauren s’était excusée auprès du jeune homme, tentant d’essuyer le liquide brun sur son chemisier. C’était peine perdu. Jenny, honteuse, s’était excusée auprès de sa maman, celle-ci la pardonnant.

Lauren avait été sous le choc, ses pensées étaient très lointaines. Clay, c’était lui. Clay Moore. Le magnifique, le charmant Moore. Ils étaient amoureux, personne ne semblait les séparer un jour. Tous les mensonges du monde ne pouvaient pas détruire leur amour. Malgré tout, tout avait changé dans leurs vies. Elle était immobile. Dina tirait sur le pantalon de sa maîtresse, voulant la faire réagir. Rien à faire. Cela faisait longtemps qu’ils ne s’étaient pas vus. Pour tout vous dire, la jeune femme pensait qu’elle n’allait plus jamais revoir l’homme qu’elle avait tant aimé. Pour cette raison, elle avait prit sa décision de refaire sa vie. Elle a rencontré Dylan Rawley et ils ont eu un enfant : Jenny Rawley Huttinger. Dylan et Lauren se sont séparés et font leur vie chacun de leur coté. Lauren ? Il l’avait reconnu. Elle devait parler. « Maman, m’man, ça va ? » Lauren sortit de ses pensées, regardant sa fille, l’embrassant sur le front. « Je vais bien ma chérie. Je crois que je vais bien… »

Lauren s’était toujours reprochée que c’était de sa faute s’il était parti. Elle s’en ait toujours voulu, même maintenant. Elle n’avait plus eu de nouvelles de sa part : elle avait été meurtrie mais elle devait se ressaisir… Elle ne pourrait pas le détester. Comment le pourrait-elle ? « Clay, je… Je suis surprise de te revoir… » Elle n’avait aucune idée de la façon dans laquelle elle pourrait aborder la conversation. Elle ignorait même s’il voulait discuter avec elle. Autant tenter le diable et ne pas rester comme des marbres.
Il était face à elle, les mains dans les poches. Son regard était posé sur sa fille, sur Dina. Finalement, gardant sa fille dans ses bras, elle posa ses yeux sur le jeune homme. Elle franchit le pas en posant un bisou sur la joue de Clay. « Je suis surprise mais je suis contente de te voir. Comment vas-tu ? »

Elle avait remarqué qu’il regardait souvent la petite Jenny. Il devait avoir pleins de questions, tout comme Lauren en avait à lui poser. « Je te présente Jenny… Ma fille et Dina notre petite labrador… » Elle allait répondre à toutes les questions qui lui trottaient dans la tête. Elle n’avait rien à lui cacher mais elle ignorait complètement comment aborder certaines choses…
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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Sam 22 Mai 2010 - 18:56

Une certaine tension était apparue entre eux et il semblait difficile de la faire disparaître. Chacun d'eux semblait ne pas savoir comment réagir, ni ce que pensait l'autre et de ce fait, aucun n'osait prendre les devants. Clay qui était d'ordinaire un homme avenant, très direct et plutôt fonceur se retrouvait là à être tout le contraire. Comme un gamin de lycée qui ne sait pas comment s'y prendre avec sa première copine. Bon, sauf que là, la situation était tout de même un peu plus sérieuse et délicate. Il s'agissait de la femme qu'il avait aimé et qu'il avait lâchement abandonné du jour au lendemain sans lui donner d'explications. Pas terrible comme comportement, il le savait et il n'était vraiment pas fier de lui. Mais Lauren en semblait pas être en colère, ni lui en vouloir. Elle était juste surprise elle aussi. En même temps, il y avait de quoi ! Tomber nez à nez après toutes ces années, ici à Miami, alors qu'ils venaient tous les deux de Las Vegas était assez inattendu. La petite labrador semblait ne pas pouvoir tenir en place, elle s'était mit à tirer sur la jambe de pantalon de sa maîtresse, comme pour leur dire : Hé, oh ! On se réveille là ! Sa fille s'y mettait aussi, lui demandant si elle allait bien. C'est vrai que vu de l'extérieur ils ne devaient pas avoir l'air bien malin à se regarder dans le blanc des yeux sans réagir, ni parler. Mais que voulez vous, il y a des situations comme celle-là, qui vous laisse sans voix et vous scotch.

Mais Lauren sembla revenir sur terre et elle s'activa un peu, surtout lorsqu'il prit la parole. Surprise, elle était surprise de le revoir. Lui aussi et ça se voyait. Leur rencontre allait sûrement bouleverser beaucoup de choses dans leur vie et leur quotidien. Et même si Clay se doutait bien qu'à partir de cet instant plus rien ne serait comme avant, il n'imaginait pourtant pas à quel point cela allait changer. Non, il ne pouvait pas imaginer. Puis ce fut à nouveau le silence, Clay ne savait pas trop quoi répondre. Il tapotait du pied nerveusement, le regard un peu fuyant. Quand elle s'avança vers lui et lui déposa un léger baiser sur la joue il se redressa, surpris. Il ne s'attendait pas vraiment à ça. Car même si elle ne semblait pas fâchée contre lui, il était persuadé qu'elle lui en voulait pour son abandon. Et il comprendrait tout à fait, elle en avait des raisons de lui en vouloir. Mais apparemment non. Il se sentit tout drôle à son contact et il resta un peu bête, prit de court. Il lui sourit légèrement. Puis elle lui avoua qu'elle était malgré tout contente de le revoir. Il ne s'attendait pas non plus à ça. Mais tant mieux. Car l'idée de la savoir dans la même ville que lui sans même pouvoir lui parler aurait été très difficile. Sûrement aurait-il tenté par tous les moyens de lui reparler à plusieurs reprises, même si elle le repoussait. Il n'était pas du genre à abandonner aussi facilement. Ne voulant pas trop avoir l'air stupide non plus il se reprit et répondit avec un peu plus d'assurance : « Ça me fait très plaisir à moi aussi. Je ne m'y attendait vraiment pas. Et je vais très bien merci, et toi ? » Bon, il n'allait peut-être pas à la perfection mais que pouvait-il répondre d'autre ? Après tout ce temps il n'allait pas lui déballer ses problèmes comme si de rien était. Et puis, il avait toujours été assez discret sur sa vie personnelle, il n'était pas du genre à l'étaler en public.

Et puis, elle passa aux choses un peu moins drôle. Elle lui présenta Jenny... Sa fille. Il se bloqua un peu, mais tenta de le cacher du mieux qu'il pouvait ne voulant pas paraître louche. Il effectua un petit sourire forcé, essayant d'avoir l'air le plus naturel possible mais ce n'était pas gagné. Il sourit à la petite qui le regardait avec attention. « Elle est toute mignonne. Quel âge a-t-elle ? » Puis, tentant le tout pour le tout, il ajouta : « Son père doit être très fier d'elle... » En soi, cette phrase n'avait pas vraiment sa place dans cette partie de la conversation. Mais c'était le seul moyen pour pouvoir aborder le sujet de l'éventuel mari. Cette idée ne lui plaisait pas vraiment, car rien que d'imaginer la croiser main dans la main avec son époux lui retournait l'estomac. Mais c'était ce qu'elle risquait de lui annoncer pourtant. Tant pis pour lui, c'était de sa faute. Il l'avait quitté, un autre homme avait prit sa place, c'était la suite logique des choses. Il se détestait à cet instant.
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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Sam 22 Mai 2010 - 20:21



Comment pouvaient-ils réagir ? Tant d’années se sont écoulés et personne n’avait prévu les retrouvailles. Comment pouvaient-ils aborder la conversation ? Par où commencer ? Lauren n’avait aucune envie de se mettre en colère. Elle n’avait jamais oublié son abandon, jamais. Elle se revoit pleurer le départ de l’homme qu’elle aimait, tenter de le retrouver, de le téléphoner mais tout ses efforts n’avaient eu aucun résultat. Lauren avait décidé de mettre la partie contenant sa colère d’un coté : s’énerver devant des personnes mais surtout devant sa fille et leur labrador ; elle n’avait vraiment pas envie de leur faire peur. Parlant de Dina, la petite labrador, elle avait commencé par tirer le pantalon de sa maîtresse pour qu’elle puisse prononcer quelque chose. Les chiens n’étaient pas stupides surtout Dina. Cela fait plusieurs années, près de 10 ans qu’elles se connaissent. Dina ressent ce que ressent Lauren et ainsi de suite. Elles étaient comme connectées l’une à l’autre. Lauren réagissait complètement avec l’intervention de la petite. Lauren et Clay devaient être complètement débiles là : c’est ce que les passants devaient penser d’eux en marchant coté, les regardant d’un air bizarre mais personne n’y prit attention.

Bon, peut être que lui faire la bise n’était pas la meilleure des idées mais Lauren voulait faire en sorte que malgré ce qui s’est passé entre eux deux, il ne devait pas avoir de barrières ou quoique ce soit d’autres. Elle aurait très bien pu l’accueillir en lui donnant une ou deux gifles et le scandale aurait commencé. Elle peut le faire. Elle en est tout à fait capable. Ses enfants étaient présents, une idée rejetée. « Le soleil brille, les oiseaux chantent, je vais bien. » Ils allaient tout les deux biens, c’est parfait non ? Il y avait bien des choses qu’il fallait garder pour soi. Revoir Clay faisait remonter leur histoire d’amour, la grossesse de Lauren, l’abandon de leur enfant, la « disparition » de Clay… Bonheur, larmes, peur, tristesse, mensonge, douleur… La période de l’abandon de leur enfant était l’épisode le plus difficile de toute sa vie. Ceci faisait en sorte qu’elle arrive à lui parler de sa fille, Jenny. Elle n’avait pas l’intention de faire passer Jenny comme sa nièce ou sa cousine. Lauren détestait le mensonge, ça n’allait pas commencer par elle.

Lauren lui présenta alors sa petite Jenny, son adorable amour, son rayon de soleil. Situation délicate. Lauren le constatait parfaitement en regardant Clay. Son sourire l’exprimait aussi. Lauren baissait les yeux vers Jenny qui regardait Clay avec une attention inimaginable. « Deux ans et quelques jours. Je n’ai pas envie qu’elle grandisse. » Tout comme les mamans qui voulaient, qui souhaitaient que leurs enfants restent petits et innocents sans qu’ils puissent connaître les problèmes de la vie en grandissant, connaissant l’amour qui est un sentiment de bonheur mais aussi de tristesse, la période de l’adolescence… Bref… Jenny fit savoir à sa mère qu’elle voulait descendre. Cette dernière la déposait doucement à terre. « Tu restes près du banc ma chérie. Joues avec Dina mais reste bien à coté de nous. » Elle l’embrassait sur son front. Dina et Jenny jouaient à présent, près du banc. Lauren gardait un œil attentif sur elles. Clay se mit à parler du père de la petite. Pourquoi cette phrase… « Les coups de fil qu’il passe à la maison me le fait vraiment savoir. » Regard interrogatoire : « Son père et moi avons divorcé. Ca doit faire presque trois ans. Nous avions décidé de nous séparer, l’amour du premier jour n’était plus présent et puis malgré cela, nous sommes restés en de bons termes et chacun fait sa vie de son coté. » Elle eut un petit soupir suivi d’un sourire qu’elle lançait à Clay. Il avait abordé le sujet du père de l’enfant. Elle allait bien lui demander s’il n’avait pas eu d’enfants ou une femme dans sa vie. Ca risquait de lui faire mal dans le cas où il en avait mais autant tenter le tout et puis Lauren faisait en sorte de laisser ses sentiments de coté. . « Tu es marié ? As-tu des enfants ? » Elle se raclait la gorge. . « Les affaires se passent toujours très bien ? » Un bel retournement de discussion. Elle n’avait, en vérité, aucune envie de savoir s’il avait refait sa vie : c’était douloureux, elle commençait par se l’avouer mais elle en faisait abstraction à toute évidence.



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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Lun 24 Mai 2010 - 18:03

« Le soleil brille, les oiseaux chantent, je vais bien. » Clay se contenta de hocher la tête. Apparemment elle aussi ne comptait pas lui déballer ses problèmes, ses soucis et ses inquiétudes. Chose tout à fait compréhensible en même temps. Qui le ferait dans cette situation ? On raconte nos malheurs à nos amis, aux gens qui connaissent notre quotidien, qui sont là depuis plus ou moins longtemps, mais qui sont là au moins. Là il s'agissait de retrouvailles et pas les plus simples d'ailleurs. Clay avait remarqué que Jenny le regardait avec de grands yeux, comme si elle cherchait à tout savoir de lui. Il tenta de paraître naturel mais ce n'était pas chose aisé tant son regard était insistant et fixe. Il essayait d'y faire abstraction et se concentrait sur ce qui disait Lauren. Il en profitait pour la regarder de façon plus attentive, pour scruter son visage, voir si elle avait les mêmes expressions ou pas. Il se souvenait d'absolument tout chez elle. Il est vrai que ces dernières années il n'y avait plus trop pensé, presque persuadé que de toute façon il ne l'a reverrait jamais. Mais maintenant qu'elle était en face de lui, tout lui revenait en mémoire. Il avait l'impression que c'était hier qu'il l'avait abandonné lâchement. Pourtant, c'était il y a 5 ans. La voir avec une enfant dans les bras lui serrait le cœur. Mais pas seulement pour le fait qu'elle est pu refaire sa vie avec un autre homme. Mais aussi parce que si les choses auraient été différentes, ça aurait pu être leur fille qu'elle tiendrait dans ses bras. Il baissa les yeux un instant, songeur. Lui aussi n'avait pas oublié cette tragédie qui lui avait rongé le cœur pendant des mois. L'idée de savoir son enfant abandonné, livré à lui même et à une mort certaine. Dès qu'il voyait des enfants en bas âge, il se sentait mal à l'aise. Il n'arrivait pas à réellement surmonter cette épreuve. Cette blessure n'était toujours pas guérie. Guérira-t-elle un jour ? Ce n'était pas évident.

Clay ne s'était pas trompé sur son âge. La petite avait en effet deux ans et quelque. Plutôt doué finalement le Clay ! Cette idée le fit sourire discrètement. Mais rapidement Jenny en eu marre d'être portée et voulu être posé à terre. Lauren interrompit leur conversation un instant le temps de s'exécuter et de lui dicter quelques préventions. Clay était réellement touché par cette image. Lauren, mère. Dire qu'il aurait pu être le père. En partant, il avait tout gâché. Il s'en voulait terriblement. A cet instant il s'en voulait d'ailleurs encore plus que lors de ces dernières années. Car à présent, il réalisait vraiment ce qu'il avait raté. C'était assez dur à encaisser mais il ne pouvait s'en prendre qu'à lui même. Puis Lauren se redressa et reprit le fil de la discussion. Là, il sentit son pouls s'accélérer. Il craignait la suite. Il s'imaginait déjà l'entendre dire quelque chose dans le genre : Oh oui, son père est vraiment fier ! Nous sommes tellement heureux tous ensemble, c'est magnifique. Il avait presque envie de la couper pour lui dire de se taire finalement, qu'il ne voulait pas savoir. Qu'il préférait l'imaginer seule, imaginer qu'elle puisse l'aimer encore, juste imaginer. Il en voulait pas être confronter à une vérité désagréable. Mais il garda le silence et la surprise n'en fut que meilleure. Tout d'abord elle lui dit : « Les coups de fil qu’il passe à la maison me le fait vraiment savoir. » Il arqua un sourcil, ne comprenant pas vraiment le sens de sa phrase. Elle dû remarquer son expression perplexe car elle enchaîna aussitôt, détaillant la situation. Clay se sentit alors terriblement soulagé. Seule, elle était seule. Bien qu'il souhaitait qu'elle soit le plus heureuse possible, si ça pouvait être avec lui ça l'arrangerait encore plus. Il resta de marbre, se contentant de hocher la tête. Il ne voulait pas qu'elle voit qu'il puisse être réjouit de sa situation. Cela aurait été très déplacé. Il ajouta seulement : « Ça doit être pratique que vous ayez gardé une bonne entente. Je veux dire, pour la garde de Jenny etc. Il y a beaucoup de divorces qui finissent mal de nos jours. »


Mais les choses se gâtèrent un peu car se fut au tour de Lauren de lui poser des questions. Il n'avait pas absolument pas envisagé cette éventualité. Il avait pensé qu'ils allaient parler un moment d'elle, de sa nouvelle vie. La situation devenait encore plus embarrassante pour lui. Officiellement, il n'était pas vraiment célibataire. Sa petite amie était juste... En prison. Pour qui allait-elle le prendre s'il lui disait ça ? Il cherchait alors quelque chose à dire pour se sortir de là. Il y avait aussi Sixtine dont il devrait lui parler. Étant donné qu'il en avait la garde, il ne pourrait pas lui cacher son existence bien longtemps. Et puis, elle avait été sincère avec lui alors il se devait de l'être avec elle. Il haussa les épaules, cherchant à dédramatiser ce qu'il allait annoncer. « Oh, moi... C'est un peu compliqué. Je ne suis avec personne actuellement, mais j'ai la garde d'une adolescente qui n'est pourtant pas ma fille. Enfin bref, je te l'ai dis, c'est compliqué. » Il avait le regard fuyant, n'osant pas mentir plus. Il préférait ne rien dire de plus, priant pour qu'elle ne pose pas plus de questions. Chose qui n'était pas gagnée connaissant Lauren. Elle était plutôt du genre curieuse et obstinée. Il enchaîna alors rapidement avec sa deuxième question pour faire diversion à son tour. « Les affaires ça marche à la perfection ! J'ai réussi à implanter ma boîte ici et elle s'est énormément agrandie. J'ai dix salariés et un nombre important de clients. Bref, c'est parfait quoi. » Il essaya de se détendre. Puis il regarda autour de lui et finit par lui proposer : « Tu veux peut-être boire quelque chose ? Il fait vraiment chaud je trouve. Et puis tu pourras me parler de ton travail toi aussi. Tu es toujours assistante sociale ? » Détourner la conversation encore et toujours. Les deux jeunes gens semblaient particulièrement aimer faire ça aujourd'hui. Oui, mais combien de temps allaient-ils tenir encore ?
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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Mer 26 Mai 2010 - 12:04



Les oiseaux chantent, tout va bien… C’est ce qu’elle pensait bien évidemment. Elle n’avait vraiment pas l’intention de tout déballer à Clay, surtout dans ces circonstances. Après cinq ans, ils se retrouvent, dans le plus grand des hasards, à Miami. Lauren avait été complètement perdue en le revoyant, ses retrouvailles avec lui allaient tout changer. C’était vraiment difficile. Jenny avait regardé le jeune homme avec de grands yeux, se demandant qui cela pouvait être. Le regard de Clay pouvait faire comprendre à Lauren qu’il était anxieux, non naturel. Son regard insistant et fixe pouvait bien faire peur à la petite. La jeune mère caressait doucement les cheveux de sa fille, regardant aussi ce que faisait Dina, leur labrador. Cinq longues années, dix longues années, n’allaient rien changer dans le comportement de Lauren sauf un détail qui est qu’elle ne devait écouter que son cœur et non ses proches ou même sa famille. Malheureusement, la mort de sa mère avait tout changé dans sa vie. Lauren lui avait toujours voulu de l’avoir poussé à abandonner son premier enfant. Elle ne lui parlait plus, ne la rendait plus visite à la maison, pour elle, sa relation avec sa mère avait été entièrement terminé. Elle se rappelait pleurer toutes les larmes de son corps dans les bras protecteur de Clay. Il devait supporter les larmes de la jeune assistante sociale, et lui surmonter ses sentiments de colère envers sa belle mère pour s’occuper de la femme qu’il aimait. Puis, après le départ de Clay, la jeune femme était désemparée. Elle ne s’était plus imaginée de faire sa vie avec un autre homme que Clay. Ensuite, elle apprit par téléphone que sa mère avait eu un cancer… Lauren ne l’avait jamais su. Quand elle voyait sa maman, elle était resplendissante de vie. Elle n’aurait jamais pensé qu’elle était malade ou quoique ce soit. Du jour au lendemain, elle apprend le décès de sa mère : sa vie était terminée pour Lauren. Le jour de l’enterrement de sa mère, elle n’avait pas arrêté de pleurer et c’est dans ces circonstances là qu’elle avait rencontré le père de Jenny. Drôle de rencontre mais cela avait été bénéfique pour Lauren. Elle a apprit à n’écouter qu’elle-même et à devenir une personne beaucoup plus forte. Mais la blessure de l’abandon de leur enfant n’était toujours pas refermé et n’allait sans doute pas être fermé…

Le temps passe et des évènements se produisent tels que la naissance d’un merveilleux enfant. Elle n’avait toujours pas compris le départ de Clay, une envie dingue la rongeait de le lui demander. Mais devait-elle le faire en ce moment ? En vouloir à Clay ? Non. Il avait délibérément décidé de partir sans lui dire quoique ce soit. S’il avait au moins eu le geste de lui envoyer une lettre en expliquant la raison de son départ, peut être l’aurait-elle pardonné son départ aussi brusque… Ils ne pouvaient, hélas, plus revenir en arrière. Les mots formés de phrases qu’elle avait prononcé avait du rendre le jeune homme presque heureux, du moins c’est ce qu’elle avait pensé après le lui avoir dit qu’elle était divorcée et désormais devenu mère célibataire. Elle eut un sourire qui confirmait ce qu’elle pensait suite à ce qu’il venait de dire. « C’est vrai. Tu sais, imaginons que son père et moi-même avions eu une mauvaise entente, je serais, sans doute, resté, malgré tout, avec lui pour que Jenny n’en souffre pas. Je ferai tout pour elle… » Jenny était devenue son second souffle, sa nouvelle vie.

Lauren vint poser des questions au jeune homme. Elle voulait savoir ce qu’il était devenu après ces cinq dernières années. Il avait certainement refait sa vie et avoir, lui aussi, des enfants ou que sais-je encore. Lauren ne supportait pas le mensonge, il le savait, qu’il ne tente pas de lui mentir, elle apprendrait la vérité de toute évidence. La situation de Clay était compliquée. Il est libre mais il a la garde d’une adolescente qui n’est pas sa fille… C’était perplexe, compliquée mais elle n’allait pas chercher plus loin… Elle pouvait comprendre. Sourire aux lèvres, contente pour lui : « Je suis vraiment ravie pour toi. J’espère que ça va continuer dans ce sens là. J’accepte ta proposition mais tu nous invites. » Par le nous, elle incluait Jenny, elle-même et Dina. Appelant sa fille et Dina, Jenny vint donner la main à sa maman, son regard posé sur Clay. Elle voulait vraiment savoir… « On va où maman ? » « On va se promener et boire quelque chose de frais. De quoi as-tu envie ma chérie ? » « Du jus ! » Avait elle lancé, toute contente. Lauren souriait, ébouriffant légèrement ses cheveux. Clay lui demandait, par la suite, si elle était toujours assistante sociale. Elle continuait de sourire. « Je le suis toujours. Mon bureau est implanté dans l’agence Cartwright. Tout se passe bien pour moi mais je fais en sorte de moins être présente au bureau pour m’occuper de la petite. » Ils faisaient comme si de rien n’était mais Lauren mourrait vraiment de lui déballer tout ce qu’elle avait sur le cœur. Elle avait tellement de questions restées sans réponse…. Elle devait tenir le coup encore quelques temps et ne rien tenter devant Jenny et Dina au risque qu’elles aient peur. « Depuis combien de temps es-tu à Miami ? »




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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Dim 30 Mai 2010 - 18:06

« C’est vrai. Tu sais, imaginons que son père et moi-même avions eu une mauvaise entente, je serais, sans doute, resté, malgré tout, avec lui pour que Jenny n’en souffre pas. Je ferai tout pour elle… » Il hocha la tête, comprenant tout à fait son point de vue. Bien qu'il n'est pas d'enfant, il en avait été un et voir ses parents se séparer était déjà une chose difficile. Alors si en plus ils se mettaient à s'engueuler sans cesse durant le divorce, tiraillant l'enfant entre deux vies, l'obligeant presque à prendre partis, cela devenait vite invivable. Cependant, il vaut mieux des parents séparés et heureux que des parents ensembles et qui se bouffe la vie. C'est une chose trop lourde au quotidien qu'il vaut mieux éviter pour l'épanouissement de l'enfant. Bref, Clay sortit de ses pensées qui d'ailleurs, n'avait rien à voir avec l'instant présent. Il aurait aimé un jour pouvoir dire ça lui aussi. Dire qu'il serait prêt à tout pour son enfant. Bien sûr il tenait énormément à Sixtine et serait prêt à beaucoup de choses pour la préserver et pour son bonheur. Mais ce n'était pas la même chose, ce n'était pas SA fille. Et ça, ça changeait tout.

« Je suis vraiment ravie pour toi. J’espère que ça va continuer dans ce sens là. J’accepte ta proposition mais tu nous invites. » Clay échappa un sourire, plus détendu et plus naturel. Il croisa les doigts et lâcha « Mon Dieu, j'espère aussi ! » Mais parler de ses affaires avec Lauren lui serrait le cœur. Il baissa la tête un court instant et se reprit, ne voulant pas paraître louche. Il passa sa main sur son visage en soupirant. Il s'empressa d'ajouter « Désolé, je suis assez fatigué ces temps-ci. Pas de problème, c'est moi qui invite ! » Ils se mirent donc en marche, en direction d'un stand quelconque. Il écouta la petite demander où ils allaient et réclamer un jus de fruit avec enthousiasme. A cet âge là, un rien nous fait plaisir. C'était si touchant. Il aurait aimé lui aussi se contenter d'une boisson pour être heureux. Mais non, ça ne suffisait plus. Il lui fallait des choses plus importantes et donc forcément, plus difficiles à avoir. Il aurait aimé porter Jenny un instant dans ses bras, mais il n'osa pas demander. Cette demande aurait sûrement été déplacée et Lauren n'aurait pas compris. De plus, il n'était pas dit que la petite ait envie de se faire porter par un inconnu. Il se contentait donc de lui sourire gentiment et doucement. Puis Lauren lui expliqua qu'en effet, elle était toujours assistante et que tout se passait bien pour elle. « Oui bien sûr, je comprend que tu es envie de passer du temps avec ta fille. Profite, à l'adolescence ce n'est plus aussi attendrissant et mignon. » Il lui souriait, le regard malicieux. Bien évidement il parlait sur le ton de la plaisanterie. En tout cas, il était sincèrement content pour elle qu'elle continue d'exercer ce métier. Il se rappelait qu'à l'époque cela avait beaucoup d'importance pour elle. Lauren était quelqu'un de très compréhensive, douce et patiente. Une oreille sûre et toujours pleine de conseils pour aider. Ce métier semblait être fait pour elle. Et elle semblait être vraiment épanouie dedans. Tant mieux.


Le temps d'arriver au stand que Lauren lui demanda depuis combien de temps il était ici. Son arrivée à Ocean Grove datait de son départ. Ne voulant pas spécialement remémorer cet épisode de leur vie il se contenta de répondre brièvement sans la regarder « Ça fait quelques années maintenant. Et toi ? » Puis le vendeur arriva et les salua poliment, demandant ce qu'ils voulaient. « Bonjour. Nous allons prendre un jus de fruit pour la petite, un coca pour moi, un bol d'eau pour le chien et... Lauren, je te laisse demander ce qui te fais plaisir. Si vous avez faim, n'hésitez pas également. » Une fois la commande passée, Clay paya la note et ils s'éloignèrent. Ils trouvèrent alors un banc à l'ombre d'un arbre. Clay leur proposa de s'y installer le temps de boire ce qu'ils avaient acheté. Il ouvrit sa canette qui fit un joli bruit de pression à cause du gaz contenu dans le coca. Jenny s'était éloignée un instant, s'occupant de donner à boire à la labrador. Ils étaient donc assis là, l'un à côté de l'autre, silencieux. Clay ne la regardait pas, trop gêné. Il fallait qu'il prenne les devants, ils ne pouvaient pas continuer ainsi, comme si de rien était. Il prit son courage à deux mains, se redressa, planta son regard dans le sien et d'un air sincèrement désolé lui dit : « Excuse moi Lauren... Excuse moi d'être partis sans rien dire. Je... C'était pour te protéger. En aucun cas je n'avais l'intention de te quitter, j'étais heureux avec toi, tu étais tout pour moi. Mais je n'avais pas le choix, c'était plus prudent. Je suis vraiment désolé pour le mal que je t'ai fais endurer, j'ai énormément souffert de ne plus t'avoir à mes côtés également... » Il soupira, baissant à nouveau le regard. Il savait bien qu'elle n'allait pas lui pardonner ainsi, mais au moins elle saurait.
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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Sam 5 Juin 2010 - 17:27



Ils étaient installés sur un banc après que Clay leur ait payé un rafraîchissement, dans le même cas où Lauren l’eut remercié. Jenny n’était non loin d’eux, s’occupant de donner à boire au labrador. Lauren ne les quittait pas des yeux mais elle devait bien le faire parce que les choses sérieuses allaient commencer et il fallait bien que la glace se brise un jour : mieux valait que cela soit aujourd’hui, le jour de leurs retrouvailles. Son regard était planté dans le sien, il avait un air désolé, vraiment désolé, Lauren sentit son cœur battre contre sa poitrine à une vitesse anormale. Clay venait de s’excuser… Il s’excusait… Il voulait la protéger ? Et de quoi très exactement ? De ce que la vie allait lui réserver ? Lauren restait muette, ne voulant pas l’interrompre pour l’instant. Elle avait été tout pour lui, il avait aucunement l’intention de la quitter. Cette phrase ne cessait de résonner dans l’esprit de la jeune femme. Des larmes se mirent à monter dans ses yeux. Il ignorait à quel point elle avait souffert. Il ignorait à quel point elle pensait que cet abandon avait été la cause du départ de Clay : elle s’en était toujours voulu… pour rien… Elle n’arrivait pas à le croire, vraiment pas. Lauren n’avait vraiment pas envie de crier devant sa fille et Dina. Elle ne voulait pas se donner en spectacle mais pourtant…

« Tu t’excuses… C’est la meilleure… Penses-tu vraiment que je peux te pardonner ? Est-ce que je dois le faire ? Tu… j’ai toujours pensé que c’était de ma faute. Que tu es parti à cause de moi… à cause du choix que j’ai du faire. Il te suffisait de me laisser un mot, de me prévenir de ton absence mais non, rien de tout ça. » Plus elle parlait, plus les larmes coulaient le long de ses joues. Elle essayait de faire en sorte de surmonter toutes ses épreuves mais ça fait trop longtemps qu’elle gardait tout ça en elle. Elle aurait voulu que cela se passe dans d’autres circonstances… Sans la présence de sa fille. Elle essuyait ses larmes d’un revers de main. « Si tu avais le choix. Tu avais le choix et tu ne l’as pas fait. Tu étais trop faible. Faible de voir la réalité en face et tu dis que tu ne voulais pas me faire souffrir ? En plus de ça, tu oses me dire dans les yeux que tu m’aimais encore ? Je ne sais plus si je dois encore avoir confiance en toi Clay… Je ne sais plus… » Elle ne savait plus trop quoi penser. Ses pensées étaient enfermées par sa colère, par sa détresse… Elle disait tout cela en le regardant parfois longuement dans le blanc de ses yeux. A l’époque, elle cernait bien ce que ressentait le jeune homme, l’homme qu’elle avait aimé. A présent, c’était comme si elle ne le connaissait pas… Elle aurait voulu l’oublier de ses pensées et ne plus souffrir…

« Nous devons tournés la page. Notre histoire a été terminée le jour où tu es parti. C’est terminé Clay. » Lauren se levait, s’apprêtant à rejoindre sa fille et Dina. Elle s’arrêtait avant de poursuivre une dernière fois. « Je vais tout faire pour retrouver notre enfant, retrouver sa trace. Je n’ai jamais abandonné et je n’abandonnerai pas. Je… » Son cœur pleurait, souffrait. « Ma chérie, on y va. » Cette dernière s’était levée, regardant sa maman, touchant sa joue. « Pourquoi tu pleures ? » Elle prit sa fille dans ses bras. « Pour rien ma chérie. Ne t’inquiète pas. »

Son courage à deux mains, elle se tournait à nouveau, faisant à nouveau face au jeune homme, sa fille toujours dans ses bras. « J’espère sincèrement que tu trouveras la personne qui te rendra le plus heureux possible. Tu dois être heureux. Prend soin de toi Clay.

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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Ven 18 Juin 2010 - 12:45

Vous pouvez toujours penser qu'il aurait mieux fait de se taire, Clay ne regrette pas. Il ne pouvait pas continuer à lui parler comme si de rien était. Ils n'étaient pas naturels, une certaine tension planait dans l'air, les empêchant d'avancer. Il avait voulu lui dire et il était soulagé d'avoir réussit à le faire. Il était normal que Lauren réagisse mal. Elle avait dû se poser tant de questions, chercher mille explications en vain. Il savait très bien qu'il avait été responsable de son malheur et au grand jamais ce n'était ce qu'il avait voulu. Il ne pouvait rien lui dire et cela le bouffait de l'intérieur. Il aurait tellement voulu qu'elle sache tout. Qu'il ne l'avait pas fuit comme un lâche, qu'il l'aimait à l'époque et qu'il ne l'avait jamais oublié. La situation était vraiment difficile pour lui et il ne savait pas trop comment la gérer. Lauren semblait hors d'elle, telle une furie. En voyant qu'elle s'était mise à pleurer, Clay baissa la tête honteux. Ce n'était pas ce qu'il voulait. Il aurait aimé la prendre dans ses bras, lui dire qu'il ne la quittera jamais plus et que tout ceci était enfin terminé. Qu'ils étaient réunis pour de bon cette fois. Mais évidemment, ce n'était pas aussi simple. Loin de là même. Il écouta tout ce qu'elle avait à lui dire sans la couper, conscient qu'elle avait besoin de sortir tout ce qu'elle avait gardé au fond d'elle depuis toutes ces années. Mais la suite de ses paroles le cloua sur place, l'empêchant de rétorquer quoi que ce soit. Nous devons tourner la page. C'est terminé Clay.

Il resta tout d'abord planté sur place, ne sachant pas comment réagir, perdu et touché par ce qu'elle venait de dire. Il n'avait pas encore vraiment mesuré les dégâts qu'il avait causé avec son départ. C'est sa dernière phrase qui le "réveilla". Il l'a rattrapa, lui attrapant la main doucement pour l'empêcher de continuer sa route. « Non, Lauren, tu n'as pas comprit. Je ne suis pas partit pour ce que tu penses, pour ton "choix". Ça n'avait strictement rien à voir. Tu devrais le savoir, je suis resté avec toi après que tu me l'ai annoncé. Je n'ai jamais voulu te quitter Lauren, je t'en supplie, crois moi. » Clay la regardait droit dans les yeux, peiné qu'elle pense une telle chose. « Je ne peux rien te dire Lauren, mais c'est uniquement pour te protéger. Moins tu en sauras mieux ça vaudra pour toi. C'est également pour ça que je suis partit Lauren. Je suis désolé de ne pas pouvoir t'en dire plus... » Il se mit bien en face d'elle, passa sa main sur sa joue pour retirer toutes traces de larmes. Puis, il murmura : « Je l'ai déjà trouvé cette personne Lauren... Depuis longtemps. »

S'il avait pu retourner des années en arrière, il l'aurait fait. Tout serait si différent aujourd'hui. A l'époque il avait été jeune et imprudent, ne mesurant pas les conséquences de ses actes. Il avait été idiot, il le savait. Il allait tout faire pour réparer tout ce qu'il avait détruit. Il ne pouvait pas se résigner à laisser partir Lauren comme ça, lui dire au revoir et peut-être à jamais. Il ne pouvait pas lui souhaiter de trouver la personne avec qui elle serait heureuse. C'était certes égoïste, il en avait conscience mais c'était ainsi. Clay n'avait jamais été quelqu'un de partageur. Il posa ses deux mains sur ses épaules, déterminé. « Rectification Lauren. NOUS allons tout faire pour retrouver cet enfant. C'est notre enfant, je veux que nous fassions les démarches ensemble. S'il te plais. » L'idée de partir à la recherche de leur enfant l'effrayait quelque peu. Il avait peur de ce qu'il pourrait trouver et de ce que ça allait impliquer. Mais à ses côtés il se sentait prêt. Il voulait passer cette épreuve avec elle. Car pour lui cela avait une signification particulière. Ce serait une occasion de se rapprocher d'elle et de partager à nouveau quelque chose ensemble. Et cette idée lui tenait beaucoup à cœur.
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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Ven 25 Juin 2010 - 14:22



Ils n’auraient jamais pu continuer ainsi, à ne faire comme si de rien n’était. Ils avaient passé énormément de moments ensembles, des moments qui étaient inoubliables pour la jeune femme, des moments amoureux, de purs bonheurs. Ces moments n’étaient plus ce qu’ils étaient. Il l’avait abandonné. Elle pensait qu’elle n’allait plus revoir l’amour de sa vie. C’était le seul homme qu’elle n’avait jamais aimé autant. Tant de questions sans réponses… Se retrouver chaque soir chez soi fixant le téléphone portable, priant le ciel pour qu’il sonne pour que ce soit lui qui soit au bout de la ligne mais rien du tout. Elle était en colère, elle pleurait, elle n’en pouvait plus. Réagir d’une telle manière alors que sa fille était tout près d’elle : c’était horrible. Sous le coup de la colère, elle disait même des choses qu’elle ne pensait pas. Elle aurait tellement voulu que tout cela se passe autrement. Une partie d’elle l’aimait toujours autant. Elle avait été froide peut être glacial en lui disant que tout était terminé, qu’ils devaient s’oublier mais elle voulait mettre un terme à la souffrance qui n’avait jamais pu cicatriser. La souffrance de son amour perdu et de leur cadeau perdu.

Il l’avait attrapé par le bras, l’empêchant d’aller plus loin. Jenny était toujours dans les bras de la jeune femme. Elle se baissa pour la mettre à terre, pour qu’elle puisse s’amuser avec Dina. Son regard se posait directement sur les yeux du jeune homme. Elle l’écoutait, les larmes coulaient toujours. Elle savait très bien tout ça. Il avait été là, pour elle, la soutenant du choix terrible qu’elle avait du faire. « Je sais… Je le sais bien… » Disait-elle dans un murmure. La suite de ce qu’il lui disait lui glaçait le sang. Que cela signifiait-il ? Uniquement pour la protéger mais la protéger de quoi ? Elle ne comprenait plus rien. « Qu’est ce que tu veux dire ? Clay, je ne comprends plus rien. De quoi dois-tu me protéger ? Pourquoi tu ne dois rien me dire ? » Elle a bien le droit de savoir l’étendu de la situation non ? Elle eut des frissons lorsqu’il avait passé sa main sur ses joues pour retirer ses larmes. Elle ferma les yeux : elle comprit par ses derrières paroles que c’était elle la personne dont il parlait.

Lauren voudrait, aimerait être à nouveau avec lui. Recommencer une nouvelle vie ensemble. Elle l’aurait tellement voulu mais elle ne savait plus si elle avait encore confiance en lui. Elle avait tellement souffert qu’elle ne savait plus quoi en penser. Elle avait été égoïste en disant qu’elle chercherait seule leur enfant. Elle n’avait pas le droit de le priver de ça. C’était aussi son enfant, sa fille, leur fille, leur premier enfant. Ses deux mains étaient posées sur les épaules de la jeune assistante sociale. Faire les démarches ensembles… « Je n’ai pas le droit de te refuser ça. Nous ferons toutes les démarches possibles ensemble, toi et moi, pour notre enfant. » Oui, elle avait peur. Peur de ce qu’ils allaient pouvoir trouver. Ils avaient beaucoup trop souffert, il était temps de réparer les dégâts. Cela faisait plusieurs semaines qu’elle était à la recherche de leur fille. Disons que depuis qu’elle avait été avec le père de Jenny, elle avait commencé par retrouver sa trace mais jusqu’à maintenant il n’y avait rien. Elle avait son regard posé sur Clay. Elle regardait ses yeux, ses fossettes, son nez, sa bouche, ses lèvres. Elle s’était rapprochée de lui, elle voulait faire quelque chose qu’elle n’aurait jamais pu faire : l’embrasser. Elle se résigna à la dernière minute de le faire, se détachant de lui. Elle prit sa fille dans ses bras. « Que vas-tu faire à présent ? »


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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Mar 29 Juin 2010 - 13:58

Si seulement Lauren savait qu'à chaque fois qu'elle passait son temps à surveiller son téléphone portable, ici à Miami Clay passait son temps à hésiter à l'appeler. Comment lui expliquer qu'il l'avait quitté par amour ? Qu'il avait sacrifié leur amour pour qu'il ne lui arrive rien ? Tant qu'elle n'en saurait pas plus sur cette histoire, elle ne pourrait pas comprendre, pas admettre. Mais il était déjà soulagé qu'elle n'ait pas oublié le fait qu'il ne l'ait pas abandonné à cause de leur enfant. Ça aurait été trop dur à encaisser pour lui. Lui qui lui avait tout donné à partir de ce moment, qui lui avait démontré à quel point il l'aimait, qu'il ne lui en voulait pas et qu'il serait toujours là pour elle ? Hmm c'est vrai, il ne l'avait pas été. Mais en tout cas, il aurait aimé. « Qu’est ce que tu veux dire ? Clay, je ne comprends plus rien. De quoi dois-tu me protéger ? Pourquoi tu ne dois rien me dire ? » Il soupira, baissa la tête, mal-à-l'aise. Il passa sa main sur son visage, ne sachant plus quoi faire ni quoi dire. Il se détourna d'elle quelques instants, à la limite de tout lui avouer. Mais il ne le pouvait pas. Tout d'abord, le danger était toujours présent et moins elle en saurait plus elle serait tranquille. Et puis, les remords et la honte le rongeait. Comment lui avouer ? Non, c'était impossible. Il revint vers elle, attrapant doucement ses deux mains. Puis la regardant fixement il répondit : « J'ai fais des conneries Lauren. Mais je t'en pris, n'insiste pas. Moins tu en sauras, mieux ce sera. S'ils me retrouvent, je préfère que tu sois épargné de cette affaire. » Il aurait aimé la serrer dans ses bras, lui promettant un avenir plus glorieux et plus simple. Mais il n'osa pas la toucher plus que ça. Il lâcha ses mains, à contrecœur.

Mais au même moment, il lui sembla la voir s'approcher de lui, son regard posé avec insistance sur ses lèvres. Il la regarda, intrigué. Il tenta un pas vers elle, le cœur battant. Était-il en train de rêver ou était-elle bien à la limite de l'embrasser ? Soudain, une bouffée d'espoir l'envahit. Peut-être que finalement, tout n'était pas perdu avec Lauren ? Certes, s'ils retentaient quelque chose ça risquait de prendre du temps, mais au moins, ils pourraient essayer. Un léger sourire était venu s'afficher sur le visage du jeune homme, comme un adolescent qui découvre que la fille qu'il aime, l'aimerait peut-être aussi... Mais cet instant fut brisé. Lauren cessa toute approche, s'arrêtant brutalement. Clay revint à la réalité, cessant de rêver et d'espérer maintes choses. Après tout, peut-être avait-il seulement imaginé ? Il était tout à fait possible qu'il est mal interprété son comportement. Il baissa la tête quelques secondes, déçut. Mais il était grand maintenant et il comprenait tout à fait l'attitude de Lauren. Il ne lui en voulait pas, ce serait terriblement déplacé de toute façon. Il passa sa main derrière sa nuque en toussotant, embarrassé.

« Que vas-tu faire à présent ? » Il secoua la tête de droite à gauche, n'ayant pas vraiment de réponse à sa question. Il regarda la fille de Lauren, qu'elle avait d'ailleurs reprise dans ses bras. Clay lui sourit, attendrit par ce petit bout'chou. Ses joues bien rondes lui donnait envie de la dévorer de baisers. Ce qu'il aimerait avoir un enfant... Il dit : « Toi qui es assistance sociale, tu as une idée de où il faut s'adresser pour retrouver un enfant ? » Il se rapprocha d'elle, discrètement. Hésitant, le cœur battant à toute allure, il posa sa main autour de son poignet, n'osant pas vraiment lui prendre la main. Puis, il ajouta en murmurant : « En tout cas, je suis heureux à l'idée de devoir repasser du temps avec toi... » Il l'a regardait tendrement, admirant chaque partie de son visage. Elle était tellement magnifique. Il ne savait même pas comment il avait réussit à vivre ces années sans elle. C'est alors qu'il repensa à Clémentine, son amie actuelle. Bien qu'elle soit en prison, il restait un problème : Sixtine. Et connaissant l'adolescente, ça n'allait pas être de tout repos.
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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Jeu 8 Juil 2010 - 21:39


Ce n'est pas pour vous cacher que la jeune femme rêve, tout au fond d'elle, de pouvoir revivre une relation stable, amoureuse, épanouie avec l'homme qu'elle avait toujours aimé : Clay. Elle aurait aimé lui dire qu'elle lui pardonnait, qu'ils allaient repartir sur de bonnes bases mais elle ne le pouvait pas. Clay lui cachait quelque chose, Lauren ignorait l'étendue de toute cette histoire. Il lui disait que c'était pour son bien, qu'il le faisait pour la protéger. Mais de quoi ? « J'ai fais des conneries Lauren. Mais je t'en pris, n'insiste pas. Moins tu en sauras, mieux ce sera. S'ils me retrouvent, je préfère que tu sois épargné de cette affaire. » Elle soupirait, regardant tout autour d'elle. Elle n'en pouvait plus. Il l'avait quitté à cause de ça, elle devait bien le savoir. « Quelles conneries as-tu fait ? Tu as été en possession de drogues ? Tu as été menacé par la mafia russe ou italienne ? Clay, quand vais je savoir toute la vérité ? Je ne peux pas t'aider, d'une quelconque manière ? » Il venait de lâcher ses mains. Elle était sur le point de les serrer très fort. Elle en avait marre, c'était simple. Leur amour, leur avenir à deux avait été anéanti, gâché par une chose qu'elle ignorait totalement. C'était atroce de se laisser avouer que leur vie à deux n'était plus rien.

Se rapprocher de lui, avoir tenté de l'embrasser avait été une lamentable erreur. Bien sûr qu'elle voulait être dans ses bras, rester contre lui à jamais, pouvoir l'embrasser, lui faire des câlins, lui dire des mots doux, le taquiner sur des choses complètement stupides et puérils mais elle devait se faire à l'idée qu'ils n'allaient, peut être plus, être ensemble et qu'elle devait, absolument, passer à autre chose, tourner la page et oublier... : jamais elle ne pourrait même si elle le voudrait.

Jenny s'amusait à jouer avec les cheveux de sa jeune maman. A l'espace d'un instant, la mère oubliait ce qui se passait à présent entre les deux adultes. Jenny avait le don de faire oublier, un instant, les soucis de sa mère. Lauren lui donnait un bisou sur sa joue, lui déclarant, au creux de sa petite oreille, qu'elle l'aimait. Jenny lui avait répondu avec sa petite voix de petite princesse. « Toi qui es assistance sociale, tu as une idée de où il faut s'adresser pour retrouver un enfant ? » Elle le savait. Disons aussi qu'elle avait une idée. Elle ignorait pourquoi mais elle avait la nette impression que sa grande tante était au courant de quelque chose. « A ma grande tante. Ne fait pas cette tête d'étonnée. Bien sûr, je me suis renseignée dans des agences d'adoption, au service d'aide sociale à l'enfance mais j'ai la sensation que ma grande tante sait quelque chose. Quand je lui parle de notre enfant... » C'était dure de dire ça alors qu'elle l'avait abandonné... « Elle change de sujet. Bon, j'ai mis ça sur le fait de l'âge mais je vais tenter. Si elle sait quelque chose, si elle a tenté de retrouver notre enfant, si elle a même une information, ça me rassurerait. » Leur fille devait savoir qui était ses vrais parents et savoir l'étendu de cet abandon. Ces souvenirs écrasaient le cœur de la jeune femme, elle sentait les larmes lui montées aux yeux mais les paroles prononcées, à l'instant, du jeune homme lui réchauffait le cœur. « A moi aussi. J'aimerais repartir de zéro avec toi mais j'ignore si c'est la bonne solution. » Elle lui adressait un petit sourire. « Tu dois certainement retrouver celles qui t'attendent chez toi... »
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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Mar 27 Juil 2010 - 17:51

C'est là que Clay réalisa enfin. Tant que Lauren ne saurait pas, tant qu'elle ne comprendrait pas pourquoi il était partit sans prévenir et sans laisser de quoi le joindre, elle ne parviendrait pas à lui pardonner. Il se mit alors à réfléchir à toute allure. Lui dire ou ne pas lui dire ? Il hésitait terriblement. Il n'y avait pas que le fait qu'il ne veuille pas qu'elle soit mêlé à ça, mais aussi il avait peur de lui faire honte, qu'elle le trouve pitoyable... Elle allait lui en vouloir, c'était sur et certain. Il recula de quelques pas, se retournant subitement. Il passa ses mains sur son visage, stressé. Il prit une grande inspiration et revint vers elle. Il lui attrapa les deux mains et la regarda fixement. Il répondit d'une voix tremblante, basse : « Je... Promet moi de ne jamais en parler à personne Lauren. Je risquerais d'aller en prison. » Il n'était vraiment pas sûr que lui dire était une bonne idée. Il baissa les yeux, décidant de lui révéler en gros son problème, mais pas dans tous les détails. « Tu ne pourras pas m'aider Lauren. Je... J'ai trempé dans de sombres affaires d'argent et ça à mal tourné. Je ne peux pas t'en dire plus, il vaut mieux que tu ne saches rien d'autre. » Il lâcha ses mains, à moitié soulagé. Enfin il lui avait avoué. Ou du moins, globalement. Il redressa la tête, cherchant son regard. Il passa sa main sur sa joue, la caressant doucement. Il affichait une mine confuse, honteuse. « Pardonne-moi Lauren... »

Jenny les regardait avec attention, ne comprenant certainement pas tout ce qu'il se passait être les deux adultes tant c'était confus. Cette image de Lauren tenant un enfant dans les bras lui arrachait le cœur. Comment avait-il pu accepter qu'elle abandonne leur enfant ? Enfin, il n'avait pas vraiment été au courant. Mais si au moins il avait moins pensé à ses affaires et qu'il s'était plus occupé d'elle, il était certain que tout ceci ne serait arrivé. Ils auraient dû entreprendre des recherches à l'époque, ne pas attendre, ne pas laisser passer de temps. Mais tout ceci avait été si soudain, si inattendu qu'il n'avait pas eu la force. Il s'était concentré sur Lauren, sur son couple qu'il avait légèrement délaissé au cours des dernières semaines. Grave erreur... Car à présent retrouver un enfant après toutes ses années risquait d'être terriblement difficile. Voir impossible. Il priait pour qu'ils y arrivent.

« A ma grande tante. Ne fait pas cette tête d'étonnée. Bien sûr, je me suis renseignée dans des agences d'adoption, au service d'aide sociale à l'enfance mais j'ai la sensation que ma grande tante sait quelque chose. Quand je lui parle de notre enfant... Elle change de sujet. Bon, j'ai mis ça sur le fait de l'âge mais je vais tenter. Si elle sait quelque chose, si elle a tenté de retrouver notre enfant, si elle a même une information, ça me rassurerait. » Clay la regarda, interloqué. Il n'avait jamais aimé la tante de Lauren. Cette femme lui glaçait le sang avec son regard froid et sévère. Il avait entrouvert la bouche, mais aucun son n'était sortit. Si cette vieille femme savait la moindre chose depuis des années et qu'elle n'avait rien dit, elle allait payer cher. Enfin, c'était ce qu'il se disait sur le moment. Mais que pourrait-il lui faire finalement ? Rien. Mais la rage et la rancœur était telles quelles lui faisait penser n'importe quoi. Il soupira, agacé. « J'aurais dû m'en douter ! Tu as raison, je suis persuadé qu'elle sait quelque chose également. Insiste, n'hésite pas. Et si tu veux, je peux venir avec toi. » Il l'a regardait sérieusement. Il était prêt à affronter tout et n'importe quoi et surtout n'importe qui, pour pouvoir retrouver leur enfant.

« A moi aussi. J'aimerais repartir de zéro avec toi mais j'ignore si c'est la bonne solution. » Elle lui adressait un petit sourire. « Tu dois certainement retrouver celles qui t'attendent chez toi... » A sa première phrase, Clay sentit son cœur s'emballer. Il comprenait ses doutes et sa méfiance, mais lui voulait vraiment retenter quelque chose avec elle. Il était persuadé qu'ils y arriveraient cette fois. Après toutes ces années, ils n'étaient pas parvenu à s'oublier, il y avait bien une raison, ce n'était pas anodin... Mais il n'eut pas le temps de répondre à ça, car Lauren enchaîna avec sa deuxième phrase. Ça eu le don de le refroidir un tant soit peu. Il déglutit, soudainement gêné. Il passa sa main derrière sa nuque et esquissa un petit sourie embarrassé. Il finit par répondre : « Euh... Celle tu veux dire. Il n'y a que Sixtine, l'adolescente dont j'ai la garde. » Sur ce coup, il ne lui mentait pas vraiment. Après tout, c'était vrai, chez lui il n'y avait que Sixtine qui l'attendait. Après, c'était une autre histoire. Mais qu'importe, pour lui ça ne faisait aucun doute. La femme qu'il voulait, c'était Lauren et personne d'autre.
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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN

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