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 Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN

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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Ven 6 Aoû 2010 - 1:41

Il était 6h30 lorsque mon réveil sonna. Comme à mon habitude, je le laissai sonner pendant une minute. Quelle merveille, celui s'arrêtait tout de suite. Je m'étais alors tourné de l'autre côté dans mon lit, et je refermai les yeux. Mais très vite, 10 minutes plus tard, mon réveil sonna à nouveau. Mais là c'était réellement l'heure de se lever, sinon Clay allait encore me prendre la tête. Oui car c'était lui qui m'amenait chaque matin. Je détestais prendre les transports communs, et marcher pendant 30 minutes, ce n'était pas pour moi. Comme à mon habitude, mon premier geste du matin était d'allumer ma petite chaine hifi dans ma salle de bain. Le cd de Crystal Castles tournait en boucle depuis quelques semaines à l'intérieur. Tout en dansant, je m’apprêtai à ma toilette. Sous la douche je chantonna les quelques paroles des chansons.7h25. La voix de Clay se fit enfin entendre, me disant qu'il sortait la voiture. Non mais il croyait réellement que j'étais prête? Mes cheveux n'étaient pas secs, et d'ailleurs je n'arrivais plus à les coiffés, ma frange n'en faisait qu'à sa tête, rebiquant. Je détestais ça! C'est finalement 15 minutes plus tard que je descendis les escaliers, en claquant la porte, un bout de brioche dans les mains. Ce matin j'étais habillé d'un short en jean et d'une blouse blanche à bretelles par dessus. Vu la fraicheur de ce matin, j'avais aussi enfilé un petit gilet noir. Pour ce qui était de mes chaussures, j'avais opté pour mes indétrônables Doc Marten's. Je m’excusai de mon retard. Retard qui était devenue habituel à vrai dire. Je n'aimais pas le lycée, et il le savait, mais il gardait toujours son sang froid. D'ailleurs, pendant tout le trajet, je me montrai agréable et sympathique, avec bien sur une arrière pensé. Je voulais aller à une fête. Lorsque je lui en parlai, celui-ci me rétorqua que ce n'était même pas la peine que j'y pense. En pleine semaine? On était jeudi, depuis quand le jeudi fait partie de la pleine semaine? C'était donc en râlant que je quittai la voiture de mon beau-père pour aller rejoindre mes amis qui m'attendaient, comme à leur habitude. En arrivant au lycée, mon premier geste fut d'allumer une cigarette. Au tout début je n'aimais pas ça, mais avec le temps, j'étais devenue dépendante, triste à dire...
« Mademoiselle Totsin, pouvez vous aller au tableau pour corriger l'exercice qui était à faire pour aujourd'hui?»

« Je ne l'ai pas fais.»

« Et bien allez y quand même.»

« Pour que vous matiez mon cul une fois de plus? Non merci, je laisse mon tour.»

« J'en ai marre de votre insolence, vous sortez, et tout de suite!»

« Et moi j'en ai marre de votre perversité.»

Et c'est sur ces douces paroles échangés avec mon professeur de maths que je sortis de la classe, toujours avec mon habitude de claquer les portes. Mon premier cours de la journée et j'étais déjà virée... Lorsque les journées commençaient comme ça, j'avais l'habitude de ne pas aller en cours, du moins la matinée, et d'aller trainer en ville. Ce que je fis d'ailleurs. Deux joints et quelques magasins après, je me retrouvai sur Fairway Place. Ah c'était mon endroit préféré! Surtout parce qu'ils faisaient d'excellent Mocha dans le starbuck du coin. Je m'y arrêtai donc. Pour ne pas changer, le serveur me fit quelques avances. C'était toujours un très bon moyen de se faire offrir la commande. Je répondis donc à ses avances, lui laissant un faux numéro de téléphone. Il faut dire que les ado pré pubères ce n'était pas vraiment mon truc.
Alors que je sortais du café, je vis Clay au milieu de la place, tenant une femme blonde dans ses bras. C'était quoi ce délire? Et qui était-elle? Cela ne me plaisait pas, mais alors pas du tout. Etant grande gueule, je ne pus m'empêcher d'intervenir. C'est donc d'un pas décidé que je me rendis à leurs côtés, les sourcils froncés. Faire un scandale ici ne me faisait pas peur, il ne fallait pas croire. En m'approchant je pus reconnaitre Lauren, l'assistante sociale du lycée. Je n'arrivais pas à y croire, et pourtant je m'entendais bien avec elle. Mais qu'elle ne s'avise pas de s'approcher de mon beau-père. Un sourire ironique aux lèvres, je déclarai à l'intention de Clay:
« Et bien Clay, ça y est? Tu craques? Toi aussi tu as décidé de jouer à l'ado rebelle?»

Il comprendrait certainement de quoi je voulais parler. Perdant mon sourire, je le fixai dans les yeux et je lui demandai d'un ton froid:
« Qu'est-ce que tu es en train de faire?»

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Message(#) Sujet: Re: Et que nos chemins se croisent à jamais ● LAUREN Mar 17 Aoû 2010 - 16:50


L'assistante sociale estimait qu'elle devait savoir ce qui se passait chez le jeune homme. Elle devait comprendre. C'était égoiste mais elle se fichait de ce qui se passait chez lui. Elle voulait avoir des réponses à ses questions et peut-être lui pardonner. Il s'était reculé, retourné : il était stressé. La jeune femme le regardait, fronçant un sourcil, posant son regard sur sa fille et la petite Dina. Lauren ne mesurait pas ce qu'elle allait découvrir. Il revint vers elle, attrapant ses deux mains. Son regard fixait le sien. Sa voix était tremblante... « Aller en prison ? C'est aussi grave ? » Son regard insistant, elle continuait. « C'est promis. » La suite lui glaçait le sang... Sombrer dans de sombres affaires d'argents... Qu'est ce qu'il avait fait ? « Que je ne sache rien d'autres ? Clay, je ne peux pas croire ça. Pourquoi ne m'en as-tu jamais parlé ? J'aurai pu t'aider ou demander de l'aide à d'autres personnes que je connais... » Elle avait détourné le regard. Le pardonner, peut-être mais pas compkètement. Elle ne dirait rien à ce sujet. La présence de sa petite enfant la forçait à ne pas continuer ce sujet. Elle ne voulait pas parler de ça devant elle. Ils pourraient reprendre la conversation mais en privé. Il comprendrait sans doute l'attitude de la jeune femme.

Retrouver Clay c'est retrouver leur enfant. Lauren ne dormait pas une seule nuit tranquille sans penser à cet abandon. A l'époque, la mère de la jeune femme avait une importante influence sur sa personne, lui tenir tête c'était impossible. Certes, c'était de sa faute si elle avait fait cela. Clay avait été présent pour elle et peut être qu'ils auraient pu vivre avec leur enfant. Lauren avait été bête et stupide. Retrouver leur enfant, c'est son voeu le plus cher. Elle faisait toutes les démarches possibles pour la retrouver. Parler de sa grande tante avait glacé le sang du jeune homme. Il était étonné, surpris : il n'en croyait pas ses oreilles, il était agacé, en colère. D'ailleurs, en lui disant cette information, Lauren avait été légèrement réticente à sa réaction. « T'en douter ? Vraiment ? Nous n'aurions jamais penser qu'elle saurait la moindre chose. Je veux dire, je sais qu'elle ne pourrait pas faire ça. Mais, il s'agit de notre fille donc nous irons la voir tout les deux. »

L'avoir à nouveau prêt de lui, le sentir contre elle, le voir s'amuser avec leurs futurs enfants, elle en rêvait. Elle ne l'avait jamais oublié et ressentait toujours quelque chose pour lui mais elle redoutait. Ce n'était peut-être pas la meilleure des solutions. On pense que des années sans se voir permet de s'oublier ; malheureusement pour les deux, ce n'était pas le cas. Ensuite, c'est vrai, entre temps, il avait connu une femme et sa fille. Il n'y avait que la fille qui l'y attendait. Comme quoi, elle faisait aussi des erreurs. « Oh... » Un petit blanc s'est posé entre eux deux. Lauren gardait sa fille dans ses bras, la regardant. « Tout se passe bien avec elle ? Je sais que l'adolescence n'est jamais une étape facile. » En parlant d'elle, elle s'approcha. Etant assistante sociale dans plusieurs établissements scolaires, elle n'avait pas la mémoire des noms quoique Sixtine lui disait bien quelque chose. Les deux jeunes femmes ont eu plusieurs entrevues dans laquelles tout se passait bien. Là, les choses changeraient. Elle s'était adressée à Clay... Lauren eut un regard étonné. Pourquoi lui parlait-elle ainsi ? Dina, la chienne de Lauren, avait aboyé. Elle se rapprocha d'elle, s'agenouillant. « N'aboie pas. Je la connais et elle ne fera rien de mal.» Murmurait-elle à son oreille, caressant sa peau. Dina restait sur ses gardes. Lauren se releva, reprenant sa fille dans ses bras.

La jeune femme avait ommi de dire à son ex qu'elle avait, souvent, des entrevues avec la jeune adolescente. Ses professeurs la contactaient pour qu'elle discute avec elle et comprendre son attitude. Lorsqu'elles se voyaient, cela allait bien. La première fois, c'était difficile. Les préjugés concernant les personnes qui travaillent en tant qu'assistant social ou psychologue, qui tourne dans ce sens là, est mal vu par les jeunes étudiants. Cependant, Lauren se posait la question. Normalement, les cours ont toujours lieu à cette heure. Elle n'hésitait pas à le lui faire remarquer. « Tu ne dois pas être en cours à cette heure ? » Clay avait un regard interloqué. Lauren croisa son regard. « Je suis assistante sociale dans son lycée. J'ai souvent l'occasion de lui parler... »

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