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 (famille berdsley/reynolds) I'LL BELIEVE YOU WHEN.

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Isobel Blythe
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Message(#) Sujet: (famille berdsley/reynolds) I''LL BELIEVE YOU WHEN. Lun 4 Mai 2009 - 21:03



I'LL BELIEVE YOU WHEN.
RHYS & ISOBEL - N°1569 lemon street, izzie's house.

© feky & hysteriatic



La famille Berdsley avait souvent l'habitude de profiter des week-ends afin de partir découvrir une ville, aller voir les grands parents ou encore, profiter de leur résidence secondaire quelque part dans les Hampton. Ils avaient pris cette habitude bien avant la naissance de leur premier enfant, et avait continué ça même après l'arrivée d'Isobel au sein de leur famille. Et en tant que fille plus ou moins adoptée, elle s'était habitué à ce rythme de vie plutôt agréable pour des enfants. Même aujourd'hui, alors que les enfants étaient devenus de jeunes adultes, la famille dans son ensemble continuait de changer d'air le temps d'un week-end, souvent une fois par mois à présent que certains avaient maintenant du travail. Alors, quand Laurel & Michael Berdsley avaient annoncés à leurs enfants et leur nièce une virée à Jacksonville chez des amis de la famille, personne ne s'était étonné. Tout le monde était partant pour ces petits voyages, c'était l'occasion de se retrouver tous ensemble et souvent, un bon moment à passé. Parfois, Isobel se désistait pour une raison quelconque. Officieusement, c'était généralement un moyen pour laisser les Berdsley entre eux. Bien qu'elle fusse, depuis le temps, très bien intégré auprès de ses cousins, elle trouvait ça normal de leur accorder des moments entre eux malgré qu'elle fasse partie de la famille. Ce week-end là était un de ces moments où elle avait refusé de les accompagner parce qu'elle voulait rattraper son retard sur ses cours. En effet, elle avait séché pas mal de cours sur une durée de temps plutôt réduite et avait décidé de recopier certains cours manquant et de commencer ses révisions en vue de ses prochains examens. Si elle s'en fichait d'assister au cours, elle comptait tout de même réussir son année pour finir avec un diplôme en poche. Elle avait donc laissé sa tante, son oncle et ses cousins partirent rendre visite aux amis de Jacksonville et elle restait à Ocean Grove en tant que gardienne de la maison. Même si elle savait déjà que son week-end ne se résumerait pas qu'au mot travail, cela allégerait un peu sa conscience - si elle en avait une - et ça ne pouvait être que bénéfique pour son semestre.

Le reste de la famille mit les voiles dès le samedi matin aux aurores, laissant Isobel se reposer un peu et profiter de sa matinée au lit. Quand elle se réveilla aux alentours de dix heures et demie, la jolie blonde fila directement sous la douche puis traina ensuite pendant une bonne heure dans son peignoir. Ce ne fut qu'à treize heures que la belle se décida à commencer ses révisions. Elle fit une pause le temps de grignoter quelques petites choses et de se regarder deux épisodes de Friends. Elle reprit ses activités sérieuses ensuite puis termina dans un soupir lorsque l'horloge murale sonna dix-huit heures. Fermant son classeur avec un air satisfait, elle se promit de travailler encore une heure ou deux le lendemain. En attendant, elle avait la maison pour elle toute seule et dans ce cas là, elle savait bien ce qui se passait, c'était plus ou moins une tradition. En effet, lorsque qu'Izzie se retrouvait seule chez elle, il était ordinaire même inévitable qu'elle demanda à son meilleur ami de venir la rejoindre pour la soirée. Peut-être était-ce du au fait que, petite et jusqu'à l'adolescence, la jeune femme n'avait jamais été rassuré par le fait de n'avoir personne chez elle et de s'endormir dans le noir et le silence complet. Et même si elle ne l'aurait jamais avoué, elle était rassuré d'avoir quelqu'un avec elle, surtout si cette personne était Rhys. Bien entendu, le contraste avec son caractère plutôt imprudent et impulsif la poussait à ne pas dévoiler cette raison qu'elle trouvait honteuse. Et pourtant, depuis la mort de sa mère lorsqu'elle avait huit ans, elle n'avait plus jamais dormi dans une maison vide. Et Rhys était bien assez intelligent pour lui accorder ça et accepter ce qu'elle avait pour habitude de lui dire, c'est à dire qu'elle trouvait ça bien de profiter des absences de ses parents adoptifs pour qu'il vienne chez elle.

Installé dans son canapé, Izzie se saisit de son portable posé sur la table basse et, après avoir composé le numéro de son meilleur ami - qu'elle connaissait par cœur avec l'habitude - dans la case destinataire, elle pianota rapidement et avec agilité ces quelques mots : « La voie est libre jusqu'à demain soir. Ramènes-toi, ma porte est ouverte pour 10 min. Ne viens pas les mains vides mon chou. Ta Izzie. » Elle relut ses trois phrases puis cliqua sur la touche envoyer en souriant. Non, elle ne pensait pas que son ton était un peu trop autoritaire et non, elle n'imaginait pas qu'il puisse être occupé à autre chose. Il était habitué à ce genre de choses de la part de la jolie blonde, et même si cela était parfois - voire souvent - agaçant, c'était comme ça qu'il fallait l'accepter. Leur relation était ambiguë, elle avait même déjà dépassé les limites d'une amitié raisonnable pendant quelques instants. Parfois il ne s'agissait que d'un baiser échangé au cours d'une soirée souvent arrosée, parfois on pouvait plus considérer ça comme une relation d'un soir. Il n'y avait pas de gêne entre eux, ils étaient à la fois meilleurs amis, frères & sœurs et amants. C'était ambiguë, certes, mais leur amitié n'avait jamais été mise en danger à cause de ça. Ils n'avaient aucunes règles, rien de ce genre. Ils n'étaient pas ensemble, ils étaient juste de très bons amis qui partagent parfois un peu plus. Et apparemment, cela leur suffisait à tout les deux. Elle remonta ses affaires de cours au deuxième étage, dans sa chambre - anciennement le grenier que Laurel & Michael avaient aménagé en jolie petite chambre pour Izzie - puis redescendit en bas, afin de mettre quelques bières au frais, ne sachant pas si Rhys apporterait ça ou autre chose. Quelques minutes plus tard, elle entendit le bruit de la sonnette et se dirigea gaiment vers la porte d'entrée, avant d'accueillir son ami le sourire aux lèvres, de bonne humeur. On ne savait jamais à l'avance le comportement de la jeune femme, parfois elle pouvait être vraiment énervante, parfois maussade, ou encore surexcitée. Chaque nouvelle rencontre avec elle pouvait apporter son lot de surprises. Rhys était arrivée depuis une dizaine de minutes lorsqu'ils montèrent dans la chambre de la jolie blonde comme ils avaient l'habitude de faire. Pour ne pas changer, le jeune homme prit place sur le grand lit, tandis qu'Izzie s'affairait à plusieurs trucs inutiles, s'asseyant parfois à ses côtés ou sur la chaise de son bureau, se relevant d'un coup pour regarder sa grande étagère murale remplie de livres tout en continuant la discussion, ne restant presque jamais dans l'inaction.




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Dernière édition par Isobel Reynolds le Sam 16 Mai 2009 - 16:28, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) I'LL BELIEVE YOU WHEN. Ven 8 Mai 2009 - 18:30

    Les week-ends étaient toujours synonymes pour Rhys Blythe de détente et plaisir. Comme la plupart des étudiants, il attendait sans faille et avec excitation ces deux jours de temps libre car il savait qu'irrémédiablement, il les passeraient en compagnie de personne qui lui sont chères et dans un cadre qu'il appréciait : Ocean Grove. En effet, l'Université où il étudiait, étant située dans la ville de Miami, Rhys devait effectuer tous les matins et soirs trente minutes de trajet en voiture pour s'y rendre et pouvoir donc se poser pendant deux jours étaient un luxe qu'il ne comptait pas rechigner. Le choix de continuer à vivre dans ce quartier résidentiel ne lui était pas imposé ; certes, il avait eu l'opportunité de s'installer à Miami pour ses études et avait du revenir à Ocean Grove au décès de son père mais le choix de revenir vivre auprès de son frère et sa sœur lui revenait entièrement. C'était sa décision de reposer ses valises dans la maison familiale, malgré les apparences.
    La veille au soir de ce samedi, Rhys était donc arrivé assez tard à la maison pour avoir traîné d'avantage dans la ville de Miami avant de prendre le volant de sa voiture. Certes il n'avait pas été complètement sobre mais il était largement assez lucide pour effectuer le trajet qu'il connaissait à présent par cœur, même de nuit. Au petit matin, il ne fut pas étonnant alors de le savoir encore profondément endormi et même les réveils répétés de sa petite sœur ne réussirent à le faire sortir de son lit avant midi. Une heure plus tard, Rhys se trouvait dans la salle de séjour du rez-de-chaussé, vêtu d'un short et d'un t-shirt après être sorti de la douche et ses cheveux mouillés humidifiaient le dossier du canapé sur lequel il était avachit. Mais il s'en fichait, Tom et Jerry à la télévision était l'unique chose qui retenait son attention. Derrière lui, dans la cuisine américaine ouverte, Vicky déjeunait seule, assise au bar, tandis que Maât était déjà sorti depuis des heures avec au bras Darla Davenport, sa petite amie et nouvelle colocataire au numéro 1666 de la rue Apple Road. Autant dire que l'ambiance dans la demeure était loin d'être palpitante aussi, Rhys ne tarda pas à comprendre qu'il était primordial pour lui de sortir également. Soupirant, il se redressa et vint rejoindre sa sœur qui passait sous un jet d'eau de l'évier son assiette vide.

      « – Vicky, on fait quoi aujourd'hui ?
      – Toi, j'en n'ai aucune idée. Moi, je vais rejoindre des amis : on a un dossier à terminer pour la semaine prochaine. Tu vas sortir là ? Parce que si c'est le cas, dis-le moi et je les invite pour qu'on puisse travailler à la maison.
      – 'Tin, tu pourrais être plus subtile quand tu souhaites me voir déguerpir du foyer.
      – Oh arrête, commence pas à geindre.
      – Ça va oui, je sors. Je ne sais pas quand je rentrerai mais j'interdis quiconque de mettre un orteil à l'étage surtout : aussi bien pour ma chambre que pour la tienne … Je connais ce genre d'après-midi « studieux » entre lycéens ...
      – Rhys ! T'es crade, dégage. »


    Entre eux bien sûr, il n'y avait eu aucune réelle animosité et c'était bien sur des sourires francs qu'ils se tournèrent le dos pour vaquer chacun de leur côté à leurs occupations. Les deux jeunes gens étaient ainsi depuis toujours : franc parlé et provocation étaient la base de la majorité de leurs conversations. Inutile de préciser combien étaient fameux les différents e-mails qu'ils se partageaient alors lorsque Rhys s'était éloigné d'Ocean Grove l'été dernier jusqu'au mois de janvier de cette année. Dix minutes plus tard, le jeune homme se retrouva alors à sauter dans sa Land Rover avec son chien, Glutton, sautillant à ses côtés. De toute évidence, l'animal attendait avec impatience cette sortie et cela eu le don d'amuser son maître. Ils passèrent alors l'après-midi à flâner dans la ville de Miami et profitèrent des endroits où Rhys avait l'habitude de traîner depuis toujours : la place principale (où il déjeuna et réussit à se faire offrir le dessert par la serveuse – inutile de préciser comment) puis le parc (où il passa quelques heures à discuter avec un groupe d'anciens vétérans à présent complètement siphonnés mais qui adoraient le jeune homme. Parties de pétanque et d'échecs ne le retinrent pourtant pas bien longtemps et il préféra aller embêter des enfants qui s'amusaient plus loin au baseball en laissant son chien courir après leur balle). Lorsqu'il reçut le texto de sa meilleure amie, il était de retour au volant de sa voiture et comptait rejoindre le quartier d'Ocean Grove avec dans l'espoir de croiser son souffre-douleur préféré du moment et auprès duquel il n'avait pas eu l'occasion de le provoquer depuis une semaine entière. Aussi, l'enthousiasme de Rhys se raviva dès qu'il comprit qui essayait de le joindre : en effet, Isobel Reynolds étaient indéniablement la personne qu'il lui fallait à cet instant pour parer à cet ennui inévitable qui le menaçait de plus en plus. Consultant le message laissé sur son portable, Rhys ne broncha pas aux indications formelles que lui déclamait son amie. C'était pas comme s'il n'était pas habitué après tout. Se garant dans l'allée faisant face à la maison des Blythe, Rhys fit alors un bond chez lui pour attraper un pack de bière et deux CDs qui trônaient dans sa chambre. Bien sûr, Victoria le fusilla du regard lorsqu'il fit remarquer que c'était pas très logique de travailler un sujet de philosophie à plusieurs puisque cette matière consiste précisément à développer sa position personnelle. Il profita alors de l'attention de l'adolescente pour lui dire qu'il laissait Glutton ici et que ce dernier était affamé avant de claquer la porte derrière lui sans laisser l'occasion à Vicky d'émettre la moindre objection. Cinq minutes plus tard, Rhys se retrouva sur le palier du 1569, Lemon Street puis, sur le canapé du séjour du 1569, Lemon Street et enfin, sur le lit de la chambre d'Izzie du 1569, Lemon Street. En ayant toujours ses vêtements sur le dos, bien sûr. Izzie & Rhys n'étaient pas des amants et même si parfois leurs regards demandaient plus, ils respectaient cette barrière invisible mais si précieuse qui conservait leur amitié fusionnelle. Rhys connaissait très bien cette chambre et s'y sentait à l'aise, même si elle comportait des éléments féminins qui auraient eu raison de la virilité de plus d'un homme. Mais il avait réussi à dépasser le choc des peluches et s'amusait même parfois à jouer négligemment avec « Daisy, the cow ». Aussi, allongé sur le dos, sur l'air de Paint It Black du CD des Rolling Stones qu'il avait glissé dans la chaîne Hi-Fi de la jeune femme et taquinant les oreilles de la vache miniature, Rhys leva son regard vers Izzie, installée à deux mètres de lui.

      « Ton oncle et ta tante ne flippent pas de te laisser seule ici alors qu'on vient de retrouver les corps d'une famille entière ? »


    Attendant une réponse de sa part, il se redressa sur son coude et se pencha à travers le lit pour atteindre une des deux canettes de bière fraîche qu'il avait déposé sur la table de nuit de la jeune femme. L'ouvrant, il ajouta alors avant d'y boire une première gorgée.

      « Personnellement, je t'aurais amené avec moi jusqu'au bout si j'étais eux. »




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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) I'LL BELIEVE YOU WHEN. Lun 11 Mai 2009 - 18:50



Izzie n'était pas du genre à s'inquiéter de beaucoup de choses. Elle avait été légèrement perturbé par les découvertes macabres dans le parc, comme tout le monde à Ocean Grove, mais on ne pouvait pas dire qu'elle tremblait lorsqu'elle rentrait seule chez elle au milieu de la nuit ou qu'elle frémissait à chaque fois que quelqu'un venait taper à la porte de chez elle. La peur n'était pas quelque chose d'inscrit dans son caractère et elle était plus du genre à se rire du danger. Alors non, elle n'était pas inquiète. Elle n'attendait pas qu'un tueur fou viennent l'égorger dans sa maison, et même si cette histoire des quatre corps retrouvés avait ébranlé tout le quartier, elle continuait de vivre sa vie, au jour le jour. Et puis, ce n'est pas comme si elle avait quelque chose à se reprocher - non, elle en avait plutôt des milliers - alors elle ne voyait pas pour qu'elle raison quelqu'un serait venu chez elle pour la tuer. A vrai dire, elle n'y pensait même pas. Ces quatre corps avaient été retrouvé à Ocean Grove, point barre. Et même si il s'agissait d'habitants du quartier - Isobel était devant la télé quand le journal avait annoncé l'identité de la famille - cela ne voulait pas dire qu'un tueur rodait dans le coin. Les gens étaient trop crédules et la peur pouvait les faire croire n'importe quoi ou n'importe qui. Izzie était le genre de fille qui écoutait les ragots et pouvait parfois les colporter, mais ça ne voulait absolument pas dire qu'elle y croyait.

Assise sur son bureau, elle contemplait avec intention sa bibliothèque murale qui se trouvait derrière Rhys. Sa chambre s'organisait facilement : le « coin bureau » sur la gauche, son lit deux places au centre qui faisait face au velux et sa bibliothèque murale sur la droite. Bien entendu, il n'y avait pas que trois meubles dans sa chambre, mais disons qu'on pouvait la divisait en trois parties pour en comprendre simplement la disposition. Elle avait effectivement quelques peluches qui étaient parfois sur son lit, parfois disposés n'importe où au milieu des livres de sa bibliothèque. N'allait pas croire qu'Isobel était du genre à garder ses peluches de petites filles jusqu'à ses trente ans, non, il s'agissait de bien plus que ça. Les trois ou quatre peluches qu'elle avait encore dans sa chambre étaient plus ou moins des vestiges de son enfance, des doudous qu'elle avait depuis sa naissance, achetés par sa mère décédé. Des souvenirs donc. « Daisy, the cow » quant à elle, était tout simplement un cadeau de Rhys. Cette vache miniature avait quelque chose comme 4 ans, et datait d'un après-midi dans un parc d'attraction, où Rhys avait gagné cette peluche puis l'avait offerte à Izzie. D'ailleurs, c'était la seule peluche qu'il se permettait de toucher étant donné qu'il savait d'où elle venait et que ça ne pouvait pas offusquer Izzie. Car il était bien connu que, parfois, la jolie blonde partait au quart de tour pour des petites choses qu'on ne comprenait pas forcément. Déroutant, c'est le mot. Tandis que son meilleur ami s'amusait à tripoter Daisy, Izzie écoutait l'air qui résonnait dans sa chambre tout en observant Rhys qui était allongé sur son lit. C'est alors qu'il leva les yeux vers elle et se remit à parler, changeant complètement de sujet par rapport à leur dernière conversation portant sur les projets de la jeune fille pour le lendemain. « Ton oncle et ta tante ne flippent pas de te laisser seule ici alors qu'on vient de retrouver les corps d'une famille entière ? » Izzie plongea son regard clair dans celui de Rhys et un mince sourire se dessina sur ses lèvres rosées.
    « Je suis une grande fille tu sais, je suis capable de me défendre toute seule contre le grand méchant loup. »

Elle disait ça ironiquement, c'était certain. Mais derrière l'ironie se cachait du vrai, Izzie ne disait pas ça pour rire, elle le pensait vraiment. Dans les cas où elle se retrouve face au danger, ce n'est pas le genre de personne à fuir, au contraire. Bien entendu, elle ne s'était jamais imaginé dans une situation aussi tragique, mais elle savait plus ou moins se défendre, et la lâcheté ne faisait pas partie de son vocabulaire. Après tout, Rhys devait bien se souvenir de l'année où, suivant l'exemple du jeune homme, elle avait choisi de se mettre au sport de combat. Comme lui, elle avait opté pour la boxe et en avait fait pendant un an et demi. Elle avait arrêté par solidarité, étant donné que Rhys avait été blessé et déclaré inapte à refaire un jour de la boxe. Elle n'était pas une pro, c'était surtout un moyen de se défouler. Mais elle avait préféré supporter son ami et avait mis à terme à ce sport, gardant comme vestige ses gants de boxe qui trônait maintenant en haut de son étagère. Elle avait tellement d'autres choses qui pouvaient lui servir de défouloir qu'elle n'avait pas été malheureuse d'arrêté. Après tout, c'était aussi bien de s'énerver un peu contre les gens pour se calmer, non ?
    « J'aime à penser qu'ils ont compris que je n'étais pas un gentil toutou docile eux au moins. »

Elle tira gentiment la langue à Rhys, satisfaite de sa réponse une nouvelle fois ironique. Elle savait très bien que Rhys ne la considérait pas comme sa possession et qu'elle était libre d'aller où elle voulait. Il en était de même avec son oncle & sa tante qu'il la considérait comme elle était, c'est à dire une jeune femme majeure, libre de ses faits et gestes. Izzie l'observa ouvrir sa canette de bière et entendit le petit « clic » signifiant qu'il avait réussi sans difficulté. Il bascula légèrement sa tête en arrière afin d'en boire une gorgée. Après l'avoir fixé quelques instants, Isobel se remit sur ses deux pieds et fit quelques pas en direction de son lit. Elle se pencha pour récupérer la canette de bière restante puis s'assit en tailleur sur son lit, poussant par la même occasion les jambes de son ami qui, de son point de vue, prenaient trop de place.
    « T'en penses quoi de toute cette histoire toi ? Tu en trembles de peur lorsque tu te retrouves dans ton lit, une fois la lumière éteinte ? »

Suite à cette phrase moqueuse, elle se reçut en pleine figure « Daisy, the cow » qui n'avait rien demandé à personne. Heureusement, la canette n'était pas encore ouverte & donc saine et sauve malgré une légère secousse. Izzie laissa échapper un léger rire de gamine puis fixa intensément Rhys qui reprit son sérieux, toujours aussi déconcerté quand la jeune femme s'amusait à le regarder de cette façon. Sans broncher, elle attendit patiemment qu'il lui réponde, évitant de déclencher les hostilités par une bataille de coussins et peluches version pyjama party. Ah, ces deux-là, quand ils se retrouvaient ensemble et qu'ils étaient tout les deux de bonne humeur, ils n'avaient pas vraiment grandis depuis leur première rencontre, et pourtant, ils avaient parcouru beaucoup de chemin et vécu plein d'aventures. Et pour rien au monde Izzie n'aurait voulu échanger cette amitié contre une autre.



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Dernière édition par Isobel Reynolds le Sam 16 Mai 2009 - 16:36, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) I'LL BELIEVE YOU WHEN. Jeu 14 Mai 2009 - 19:59

    Sauter de sujets, virer de bord et parler de choses dramatiques alors que la conversation se portait jusque là sur le déroulement de leurs journées respectives … Tout cela n'était pas surprenant venant de Rhys qui, aussi bien physiquement que socialement, peinait à rester inactif et trop longtemps sur le même sujet. Le jeune homme arqua alors un sourcil en entendant la demoiselle affirmer que les meurtres récemment relevés ne lui faisaient pas froid aux yeux. Évidemment, Isobel était quelqu'un de foncièrement affranchie et de cruellement tenace mais Rhys ne pouvait s'empêcher de penser qu'elle surestimait ses capacités. Certes, il savait qu'elle possédait des connaissances et de bons réflexes de défense mais il doutait que cela soit assez efficace contre un homme armé et décidé à la réduire en rondelles. Son scepticisme devait sans doute se voir sur ses traits mais il ne prit même pas la peine d'essayer de le masquer : leur relation n'avait plus besoin d'être menée avec des pincettes depuis belle lurette.
    Le jeune homme esquissa un sourire plus moqueur qu'autre chose lorsqu'elle sous-entendit qu'il la prenait pour une frêle demoiselle dont on pouvait faire ce que bon nous semblait. Il était évident que Isobel était le mouton noir de sa famille mais Rhys ne pouvait s'empêcher de vouloir, par moment, la prendre sous son aile. C'était même un point sur lequel les deux jeunes amis se disputaient régulièrement mais il n'y avait rien à faire : tant que Rhys resterait en contact avec Izzie, il ne pourra s'empêcher de garder un œil sur elle. Il but alors sa longue gorgée sans dire un mot pour sa défense, du moins pour le moment. Inutile de gâcher une bonne bière. Il la regarda alors s'approcher de son lit et il du déplacer ses jambes lorsque la jeune femme lui en fit signe : Rhys pouvait se mettre si rapidement à l'aise dans un lieu et au milieu de gens qui lui sont familiers qu'il était alors nécessaire pour les autres de lui rappeler où se situent les limites. Tenant toujours « Daisy the cow » dans les paumes de ses mains, Rhys se redressa sur son coude, écouta la nouvelle prise de paroles d'Izzie et n'attendit pas bien longtemps pour répliquer. Serrant la peluche, il s'en arma pour venir remercier comme il se doit la jeune femme d'un coup de vache en nounours au visage. Le choc n'était pas violent mais assez pour lui faire comprendre qu'elle venait de dire une connerie monumentale et la décoiffer au passage. Levant les yeux au ciel à l'éclat de rire de son amie, il attrapa un oreiller qui reposait près des genoux d'Izzie et vint le caler sous son bras, lui accordant ainsi un peu plus de hauteur.
    Il soutint le regard que lui porta Izzie avec assurance même s'il reconnaissait que cette façon qu'elle avait de le fixer le troublait par instant. Elle avait un regard si fort que même pour lui, le pro des regards appuyés et gênants, il était difficile à affronter. Mais il réussit à ne pas ciller. Depuis le temps, il avait un assez bon entraînement derrière lui. Tenant toujours entre ses doigts sa canette, il la fit tourner d'un air absent, tandis qu'il réfléchissait à sa réponse. Que pensait-il des derniers faits divers qui venaient d'être révélés par les médias ? Bonne question. Dans un sens, il était chagriné pour Daniel Tiggs que Rhys avait connut depuis sa plus tendre enfance. Cet homme avait toujours été très agréable avec lui et ils avaient même partagés quelques parties de ping-pong au cœur de son garage quand Rhys était encore adolescent. De l'autre, la famille Johson assassinée au grand complet le révoltait : que l'on s'attaque à des adultes entachés et sans doute coupable de ce qui leur était reproché, Rhys pouvait le concevoir. Mais que l'on s'en prenne à un enfant qui n'a rien demandé à personne, cela avait de quoi scandaliser quiconque – Rhys y compris. Alors, lorsqu'il prit la parole pour répondre enfin à la jeune femme, son regard s'était soudain assombri, comme si un voile obscure venait de s'y abattre.

      « J'en pense que la personne derrière tout ça doit être arrêtée et mise sur une chaise électrique. Si au passage, ils pouvaient oublier d'humidifier l'éponge censée guider le jus jusqu'à son cerveau, ce serait encore mieux : mourir dans d'affreuses souffrances, pour une personne ayant assassinée un gosse, c'est le moins qu'il puisse mériter. »


    Se rendant bien compte que ses propos avaient de quoi surprendre, Rhys pourtant ne comptait pas s'excuser. Il se contenta de hausser les sourcils avant de boire une nouvelle gorgée de sa canette, bien longue cette fois-ci, finissant presque le contenu. La boisson coulant dans sa trachée lui fit du bien et il se sentait sensiblement moins sur les nerfs qu'au moment où il avait évoqué ce que lui inspirait ces meurtres. Il regarda alors Izzie et lui adressa un regard plus avenant. Il ne désirait pas lui faire peur – c'était plutôt elle qui était doué à ce niveau. Le jeune homme changea ensuite de position et s'assit sur le lit avant de tendre son bras par dessus Isobel et reposer sa canette quasiment vide sur la table de nuit. Les mains libres à présent et assit de biais sur le lit, une jambe repliée tandis que l'autre sortait du lit, il porta une main sur la joue d'Izzie et la garda ainsi quelques secondes, juste le temps de lui demander une faveur qui sonnait presque comme une supplication. Son regard était sérieux à présent et, face à face, il espérait qu'elle ne jouerait pas à faire sa tête brûlée une fois de plus.

      « Promet-moi de ne pas faire de conneries ou à la limite, d'être prudente. Sois amusée si tu le souhaite, je suis certain que Miss Tiggs doit s'en vouloir à cet instant de ne pas avoir fait promettre à son époux de faire attention à lui. Je ne veux pas qu'on te retrouve comme ce pauvre homme, juste parce que tu auras voulu rire du danger. »


    Bien sûr, Rhys ne se prenait pas pour l'amant d'Isobel mais il estimait que leur lien était bien assez fort pour que cette discussion soit légitime. Qui d'autre que lui pouvait mieux se soucier d'elle ? Sans doute personne, il était celui qui tenait le plus à elle dans cette ville – ou du moins, depuis le plus longtemps.
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Isobel Blythe
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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) I'LL BELIEVE YOU WHEN. Mer 17 Juin 2009 - 22:12



Après s'être pris « Daisy, the cow » en pleine figure, Izzie avait rit de son rire enfantin, insouciant. A l'aide de ses mains, elle remit machinalement en place ses cheveux qui étaient venus lui barrer la vue. Heureusement, elle n'était pas une de ses pimbêches qui crie à l'aide des qu'une mèche de cheveux rebique ou qu'un de leurs ongles manucurés se casse. Apparemment, Rhys supportait encore de dormir tout seul la nuit. Une fois qu'ils eurent repris leur sérieux, Izzie attendit patiemment que son ami s'exprime sur la question et entreprit d'ouvrir la canette de bière qui était saine et sauve après ce lancer de peluche. Elle en but une longue gorgée puis se releva pour la énième fois et fit le tour de sa petite chambre. Elle s'arrêta devant son velux qu'elle ouvrit afin de laisser pénétrer un peu d'air frais venant de la nuit tombante dans la chambre. Elle se plaça ensuite dos au mur et s'appuya sur ce dernier, profitant de cette stabilité pour boire quelques gorgées du liquide pas encore réchauffé. Après quelques secondes de réflexion, Rhys prit la parole et répondit enfin à la question d'Isobel. Sa réponse fut plus ou moins déconcertante, mais ne surprit pas tellement la jeune fille. Après tout, cette histoire n'était pas quelque chose qu'il fallait prendre à la légère et pouvait susciter des réactions de haine parfois violentes. Elle comprenait l'avis de Rhys mais elle s'abstient d'une réponse claire, elle n'avait pas envie de débattre sur la façon dont il faudrait punir le ou les coupables de cet acte. Elle ne jugeait pas non plus la soudaine dureté des paroles de son meilleur ami, et il en fallait plus pour l'effrayer. Elle préféra rester sur le même thème mais changea quelque peu de sujet, pour parler de quelque chose qui la perturbait légèrement ces derniers temps.

    « Tu vas trouver ça bizarre si je te dis que, au fond de moi, après le sentiment de tristesse et d'incompréhension sur ce drame, je me sens quelque peu soulagé de la mort de Daniel Tiggs ? »

Elle leva les yeux vers lui et le fixa quelques instants avant de détourner le regard puis de boire une longue gorgée de bière. Elle n'avait jamais parlé de ça jusqu'à maintenant. Daniel Tiggs avait été retrouvé mort il y a peu de temps, pas assez longtemps pour qu'on puisse entendre les commérages malveillants à ce propos en tout cas. Isobel connaissait ce monsieur qui avait toujours était gentil avec elle, et pourtant, elle ne s'était jamais sentie à l'aise en sa présence. Un sixième sens ? Peut-être bien que oui. Surtout qu'il était facile de savoir qu'Izzie n'était jamais la première à être mal à l'aise. Et puis, cela avait toujours était un homme serviable, pourquoi fallait-il toujours forcément chercher la petite bête ? Mais au fond, si il avait été victime d'un tueur, il devait bien y avoir anguille sous roche, après tout, la plupart des gens ne tuait pas juste comme ça, non ? Et même si cela s'avérait être un suicide, les gens ne se suicidait pas par plaisir, ça prouvait encore plus qu'il y avait quelque chose d'anormal. Dans les deux cas, les sentiments d'Isobel pouvaient facilement se confirmer. Elle porta la canette à ses douces lèvres et entreprit de boire une nouvelle gorgée du liquide puis elle retourna s'assoir en tailleur sur son lit, appréciait l'air frais émanant de l'extérieur. Elle fixait Rhys, à présent plus assis que allongé, l'observant reposer sa bière sur la petite table de nuit. Indifférente en apparence, elle le laissa poser une main douce sur sa joue puis l'écouta parler tranquillement. Si quelqu'un était entré à ce moment précis, aucun doute que les deux jeunes gens auraient été pris pour un couple. Et pourtant, il n'en était pas un, mais leurs relations n'en étaient pas moins ambiguë. Elle était touché par les paroles de Rhys, mais elle ne le montrait pas. Elle aurait pu rester sérieuse et pourtant, son ami savait bien que la jeune fille était du genre à ne plus voir la vie comme un jeu que lorsqu'elle le décidait. Ce n'était pas le moment où elle voulait être sérieuse, pas encore. Tant pis si sa réponse avait trop l'air d'une petite boutade ou que la jolie blonde paressait une fois de plus insouciante. C'était elle qui choisissait quand elle montrait certaines facettes de sa personnalité, elle n'avait pas pour habitude que les autres la forcent à se dévoiler, pas même Rhys.

    « Je te rassure, je ne suis pas enceinte, pas besoin de courir chercher un prêtre. Mais tu sais que je prends en compte toutes les idioties que tu peux dire. Permets-moi de te rappeler que tu n'as pas besoin de t'inquiéter pour moi, ne suis-je pas l'image même de la prudence ? En tout cas, je ne suis pas le genre de fille qui court après le danger, tu devrais le savoir. »

Elle finit son petit discours avec un sourire ironique sur les lèvres. La seule phrase plus ou moins sérieuse que Rhys pouvait retenir de tout ça était celle où elle parlait de prendre en compte la plupart des paroles du jeune homme. Le reste ? De l'ironie pure et simple, un mélange entre le sarcasme et les mauvaises blagues. Isobel, tout simplement. Néanmoins, derrière cette façade légèrement sur-joué, la jolie blonde avait compris le message. Elle comprenait pourquoi Rhys prenait tout de même la peine de lui dire ce genre de choses. Non pas que la jeune fille était réellement inconsciente et qu'elle avait toujours besoin qu'on lui dise qu'il y avait des choses à ne pas faire. Quoique, il y avait un peu de ça sans doute. Au fond, Izzie était parfois l'image même d'une gamine de 21 ans. Mais le genre de gamine qui peut facilement nous attendrir, et qui n'est pas pour autant naïve. Elle plongea ses yeux clairs dans ceux de son meilleur ami pendant quelques secondes puis détourna le regard. Sans réfléchir, elle se décida à changer de sujet pour passer à quelque chose d'inattendu et d'assez déstabilisant.
    « Tu te rappelles de notre première rencontre, quand on avait 15 ans ? Tu m'avais demandé pourquoi est-ce que je fumais si vite et j'avais été franche avec toi. Tu sais, j'aimerais bien que ça arrive parfois. J'ai l'impression de tourner en rond, d'avoir fait assez de choses pour combler une personne ordinaire sur toute sa vie. La mort doit être paisible... L'enfer moins, mais je m'en contenterais. »

Alors qu'elle avait quelque peu baissé les yeux, elle releva lentement la tête et fixa le jeune homme qui paraissait interdit. Malgré le sujet lugubre, Izzie n'avait pas l'air d'une fille déprimée au bord du suicide. Bizarrement avec elle, on pouvait aborder tout et n'importe quel sujet sans que ça prenne toute son ampleur. Si une personne normale avec dit ce genre de phrases, ses proches auraient surement appelé un psychiatre ou ce seraient inquiétait plus qu'il ne le faut. Mais Izzie ne souhaitait pas réellement mourir. A vrai dire, elle disait plus ce qui lui passait par la tête, comme ça. Bien entendu, ce n'était pas pour autant que la personne à ses côtés ne risquaient pas d'être quelque peu désemparée. En tout cas, si elle en parlait maintenant, ce n'était pas anodin non plus. Elle savait que Rhys était plus ou moins préparé à son comportement inhabituel , et elle savait surtout qu'elle pouvait lui parler de n'importe quoi. Zéro tabou. Ou presque.




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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) I'LL BELIEVE YOU WHEN. Mer 15 Juil 2009 - 20:33

    Rhys savait Isobel Reynolds surprenante, imprévisible mais surtout, complètement flippante lorsqu'elle s'y mettait.
    Tandis qu'une brise légère de soir d'été s'engouffrait par la fenêtre et enveloppa la chambre de la jeune femme, Rhys respira pleinement cette fraîcheur avant d'écouter d'une oreille très attentive la réponse qu'il attendait de sa meilleure amie. Il était lui-même toujours un peu à cran après avoir évoqué le meurtre de la famille Johnson et de Daniel Tiggs et il espérait qu'Izzie le soutiendrait sur sa position ou alors essayerait de le calmer. Mais bien entendu, attendez-vous à quelque chose de la part d'Isobel et vous être pratiquement certain d'obtenir autre chose. Aussi, les mots qui sortirent de ses lèvres étaient loin d'être motivants ou apaisants : ils étaient inquiétants. Si ses yeux s'étaient obscurcit brusquement, il soutint cependant son regard lorsqu'elle lui affirma qu'elle ressentait un sentiment de soulagement quant à la perte de Monsieur Tiggs. Qu'entendait-elle par là ? Daniel Tiggs était un homme exemplaire : époux fidèle et membre actif de la communauté d'Ocean Grove. Il était apprécié de tous, aussi bien des anciens habitants que de ceux qui emménageaient. Comment pouvait-on être satisfait qu'il soit mort ? Cela était inconcevable aux yeux de Rhys et il devait avouer qu'il ne suivait plus du tout Isobel sur ce coup-là. Interloqué, il continuait de l'observer avec insistance tandis qu'elle buvait une nouvelle gorgée de sa canette, l'air de rien, comme si elle venait d'annoncer la température ambiante de la pièce. Le silence qui s'installa entre eux suite à cette déclaration sembla arranger Isobel mais pour Rhys au contraire, il le trouvait soudain gênant. Lui qui n'était pas un grand bavard, il sentait ce silence pesant et malsain. Il aurait voulu faire un commentaire, lui demander de s'expliquer d'avantage mais il ne réussit à trouver aucune parole faisant l'affaire. Il décida donc de rester silencieux et d'attendre qu'elle daigne ajouter des explications d'elle-même.
    Mais elle ne le fit pas. Elle préféra rester dans le vague et accentuer d'avantage l'énigme qu'elle venait de lancer. Rhys, quant à lui, ne détournait toujours pas son regard d'elle, essayant presque d'obtenir par observation de ses traits les réponses qu'elle gardait muettes.
    Finalement, elle revint sur le lit, à ses côtés. L'étudiant profita alors de cette occasion pour se rapprocher d'elle et lui faire sentir qu'elle n'avait nullement intérêt à faire quelque chose de stupide. Ils étaient à présents face à face et le jeune homme tenait toujours d'une main la joue de son amie. Il l'écouta lorsqu'elle ironisa sur sa capacité à aller au devant du danger. Elle se faisait passer pour une sainte, une fille raisonnable et prudente mais Rhys n'était pas dupe et elle le savait elle-même. Isobel était sans doute la personne la plus insouciante qu'il connaisse. A moins qu'elle ne fut au contraire la personne la plus lucide. En effet, plus elle débitait ses pensées, plus Rhys avait l'impression qu'elle savait très exactement ce qu'elle faisait et ce qu'elle comptait faire.

      « L'image même de la prudence … Elle a du bien se dégrader depuis alors. »


    Poussant un soupire, comprenant qu'il était inutile d'essayer d'avertir et de canaliser une personne chez qui le désir du danger coulait dans ses veines, Rhys laissa glisser sa main et vint la rabattre sur sa cuisse. Son visage exprimait la lassitude mais plus encore, l'inquiétude. Il tenait terriblement à Isobel et l'idée qu'elle puisse provoquer un malheur le rendait dingue. S'il lui arrivait quoique ce soit, il était certain qu'il aurait du mal à le supporter. Rien que d'imaginer son absence lui demandait déjà de terribles efforts pour ne pas s'emporter.
    La tension entre eux était palpable. Cependant, ce n'était pas une tension qui les déchirait bien au contraire, elle était de celle qui rapproche et qui soude deux êtres. Seuls dans cette chambre et dans cette maison vide, Isobel et Rhys étaient dans leur monde. C'était souvent comme ça entre eux : même en public, il suffisait que leurs regards se croisent pour les déconnecter des autres.
    Lorsque la jeune femme changea alors de sujet, Rhys n'eut même pas le temps de se détendre car le tournant que prenait la conversation était mille fois plus désagréable à supporter. La mort. Voilà qu'Isobel se mettait à se confier sur sa propre finitude. Rhys reposa son attention sur elle et la fixa intensément. Il la fixait avec dureté et reproche. Que faisait-elle ? S'il y avait bien une chose que détestait l'étudiant, c'était que l'on puisse prendre la mort à la légère ou même l'évoquer comme quelque chose de souhaitable. En effet, il avait connus dans son existence de nombreux décès : des provoqués, des subis et des inattendus. Il connaissait la fragilité de la vie, il connaissait sa valeur et la vacuité d'un décès. Alors oui, percevoir en sa meilleure amie une lueur d'envie, voir briller dans ses yeux une étincelle de convoitise à la simple pensée de l'au-delà le frustrait au plus au point. Rhys savait pertinemment qu'Izzie ne faisait en somme rien de mal : elle se montrait tout simplement sincère avec lui et ce n'était pas cela qu'il lui reprochait, loin de là. Ce qu'il appréciait chez elle, c'était sa facilité à être ouverte avec lui et la façon dont lui aussi en retour pouvait se confier sur à peu près tout. Ils se connaissaient bien assez pour être certains de ne jamais être jugés et de toujours obtenir un soutien de la part de l'autre. Aussi, le jeune homme sentit comme étant de son devoir de la détourner de ses idées lugubres.
    Rhys se remit alors face à elle et la regarda avec insistance, lui faisant ainsi comprendre rien que par son regard qu'elle venait de le toucher et de sérieusement l'inquiéter. D'une voix faible, il attrapa entre ses paumes les petites mains de son amie et les teint fermement, comme s'il refusait de la laisser vaquer à cette envie de l'autre rive.

      « Je t'interdis de dire ça, tu m'entend ? Si tu venais à m'abandonner à ton tour, je te promet que je n'arriverais pas à te le pardonner. Izzie, il te reste encore énormément de choses à traverser et je te promet d'être auprès de toi. »


    Une fois de plus, il s'était laissé emporté mais il pensait chaque mot qu'il avait formulé. Cela se lisait sur son visage clos, cela se comprenait dans son regard émeraude. Se pinçant les lèvres, Rhys regardait la jeune femme avec la même intransigeance mais soudain, sa dureté s'adoucit, signe qu'il venait une fois de plus de craquer devant ses grands yeux clairs. Rhys avait beau être totalement sûr de son amitié pour Isobel, il lui arrivait d'avoir des désirs la concernant. En l'occurrence, l'avoir rien qu'à lui en cette soirée, l'avoir entendu prononcer des mots lourds et sentir sa fébrilité lui embrouillait complètement l'esprit et faisait naître en lui une certaine pulsion. Sans s'avertir, il approcha d'avantage son visage d'Isobel en continuant de la regarder avec la même tendresse et sérieux. Ne sentant aucun geste de recul de sa part, il lâcha l'une de ses mains et vint glisser ses doigts dans ses mèches de cheveux dorées avant d'enfin lui déposer une baiser léger mais inspiré. Ce n'était pas la première fois qu'ils s'embrassaient, ils en étaient même venus à coucher ensemble mais à chaque fois, Rhys ressentait toujours la même appréhension quant à la réaction de la jeune femme. Aussi, son baiser à cet instant était prudent mais il n'attendait que son feu vert pour le rendre plus vif et plus adroit.
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Isobel Blythe
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Message(#) Sujet: Re: (famille berdsley/reynolds) I'LL BELIEVE YOU WHEN. Ven 7 Aoû 2009 - 23:13


Le danger pour Isobel était quelque chose de très subjectif, mais une chose dont elle ne pouvait s'empêcher de courir après. Elle aimait provoquer la vie, jouer avec le feu et repousser ses limites ou même celles des autres. La peur ou une montée d'adrénaline étaient des sensations euphorisantes pour la jeune femme. Pourtant, elle n'était pas non plus du genre à se jeter à travers des flammes, car il faut savoir que le gout du danger n'amène pas forcément le gout de la douleur physique, du moins, pas à un point très élevé. C'était une personne qui ne pouvait rester inactive, ne rien faire dans une situation commune ou sortant de l'ordinaire pouvait la rendre folle, et c'était surement ce qui la poussait à agir avec un peu trop d'insouciance parfois. Elle aimait transformer la vie en un jeu dont elle était l'héroïne. C'était un moyen comme un autre de se divertir, bien que ça avait souvent des conséquences, pour elle comme pour les autres. Elle avait sa propre personnalité, sa propre façon d'être et d'agir, et elle aimait croire que c'était ça qui la rendait différente des autres. Jamais elle n'aurait pu supporter d'être considéré comme une fille banale par quelqu'un. Elle ne voulait pas être insipide ou inintéressante, elle avait besoin de se sentir vivante et que les autres le voient. Elle sourit lorsque Rhys soupira. Elle ne voulait pas l'inquiéter, mais elle n'était pas vraiment du genre à dire des choses rassurantes. Essayant de bien faire et retrouvant un semblant de sérieux, elle tenta de le rassurer un peu. Inutile que le jeune homme soit tout le temps sur son dos pour faire attention à elle et éviter qu'il lui arrive un malheur.
    « Si ça peut te rassurer, je veux bien essayer de ne pas me montrer trop intrépide, mais ne me blâme pas si j'attire les situations fâcheuses... Et puis, cela serait dommage que je meurs d'ennuie, enfermée dans ma chambre sans pouvoir rien faire de peur qu'il m'arrive quelque chose ! »

Elle lui adressa un petit sourire qui se voulait rassurant. Elle ne pouvait même pas s'imaginer enfermé dans sa chambre, elle deviendrait surement folle. Ses paroles étaient plus sérieuses que les précédentes, mais il fallait aussi entrevoir le reproche qu'elle faisait aux personnes terrorisés qui s'enferment chez eux et n'osent plus sortir. Izzie était consciente que certains événements pouvaient inciter les gens à se renfermer sur eux-mêmes et à ressentir de la peur, mais de là à s'empêcher de vivre, elle trouvait ça anormale et désolant. Si elle devenait un jour comme ça... Elle ne préférait même pas y penser, sachant d'ors et déjà qu'une situation pareille pour elle serait vraiment très inquiétante. Elle but une nouvelle gorgée de bière maintenant qu'elle n'avait plus la main de Rhys sur sa joue. C'est après ça qu'elle se décida à changer de sujet mais à rester dans le même thème général, celui de la mort. Bien entendu, elle ne disait pas ça pour rire ou juste par plaisir d'évoquer sa possible mort prochaine. Elle sentit le regard de Rhys sur elle, elle savait qu'il était peu enclin à parler de ce genre de choses. Mais Izzie n'était pas dans l'ignorance sur cette question. L'image de sa mère morte devant ses yeux et de son absence de réaction était à jamais gravée dans sa mémoire. Alors non, elle ne prenait pas ça à la légère et elle aurait aimé que Rhys se rende compte qu'elle ne disait pas ça juste comme ça. C'était ce qu'elle avait pensé sur le moment, elle l'avait dit, un point c'est tout. Heureusement, le jeune ne mit pas longtemps avant de desserrer les dents et de se rappeler que c'était ça leur amitié. Être sincère l'un avec l'autre sans avoir peur d'être juger ou de passer pour quelqu'un de perturbé mentalement - bien que ce n'était pas toujours facile de ne pas prendre Izzie pour une folle. Il continuait de la fixer, comme si il essayait de cerner ses sombres pensées. Pour la jeune femme, c'était comme si ils étaient seuls au monde. Effectivement, ce soir il n'y avait vraiment personne avec eux ou même dans la maison de la famille Berdsley-Reynolds, mais elle avait souvent cette impression lorsqu'elle était avec Rhys. Ils suffisaient qu'ils se regardent d'une certaine façon ou qu'ils discutent entre eux pour qu'ils aient le sentiment de n'être que tous les deux, déconnectés de la réalité. « Je t'interdis de dire ça, tu m'entend ? Si tu venais à m'abandonner à ton tour, je te promet que je n'arriverais pas à te le pardonner. Izzie, il te reste encore énormément de choses à traverser et je te promet d'être auprès de toi. » Elle détourna ses yeux, légèrement gênée de la tournure que prenait cette conversation.
    « Effectivement, je crois que je ne pourrais pas mourir en sachant que tu m'en veux, ça serait trop terrible. »

Elle essayait de détendre l'atmosphère, elle n'aimait pas vraiment jouer dans la corde sensible du genre « je ne t'oublierais jamais » ou ce genre de conversations. Bien entendu, elle pensait toutes ces choses, ce que Rhys lui disait, elle aurait pu aussi le dire à son propos. Mais ces mots là n'étaient pas les siens, et elle se voyait mal dire quelque chose du genre. Elle sourit, elle voyait bien que Rhys se laissait emporter par les paroles un peu moqueuses de la jeune femme, par son attitude et ses gestes détachés. C'était ce qui était simple avec elle. Elle dépassait souvent les limites, mais avec quelqu'un comme Rhys, elle arrivait toujours à se faire pardonner, sans même user de plus que son charme naturel. A mesure que les secondes passèrent, les yeux plongés dans ceux du jeune homme, Izzie se rendit soudain compte de ce qui se produisait. Elle connaissait son meilleur ami comme personne, et son attitude n'avait pas de secret pour elle. Elle voyait à présent la lueur de désir brillait dans les yeux du jeune homme, elle sentit le rapprochement discret mais notable de son visage. Elle savait exactement ce qui allait se penser, mais elle ne recula pas. Elle n'était pas faible mais elle ne profitait pas non plus de la situation. Elle laissait juste les événements suivre le cours des choses, comme si la suite avait été écrite quelque part. Il n'y avait aucune règle dans leur amitié, et pour eux, s'embrasser ou même faire l'amour ne voulait pas dire qu'ils brisaient leur entente sacrée ou même que les choses allaient être différentes. C'était juste des choses qui se produisaient parfois, et aucun des deux n'étaient vraiment contre. Elle observait le visage du jeune homme, s'arrêtant sur ses yeux, puis ses lèvres. Elle sentit sa main toucher furtivement ses cheveux et le souffle de la jolie blonde s'accéléra légèrement. Puis, enfin, Rhys s'avança une dernière fois vers elle et brisa la dernière distance qui les séparait. Lorsqu'elle sentit les lèvres du jeune homme rencontrer les siennes, elle ferma les yeux et ne réagit pas, savourant l'instant présent, comme si elle retrouvait une saveur oubliée mais appréciée. Elle savait qu'il se montrait doux parce que, comme à chaque fois, il appréhendait surement la réaction de la demoiselle. Il voulait donc le feu vert venant de sa part, et elle n'attendit pas plus longtemps avant de répondre à son baiser, d'abord doucement, puis la passion et le désir vinrent prendre le dessus et elle l'embrassa avec plus d'ardeur. Leurs lèvres se cherchaient, leurs langues jouaient ensemble en une parfaite harmonie tandis que leurs souffles se mêlaient. Sans quitter la bouche du jeune homme, elle exerça une légère pression sur ce dernier et le fit basculer doucement en arrière, se retrouvant rapidement allongé sur lui. Elle profitait pleinement de cet instant, les baisers qu'ils avaient pu échanger étaient toujours agréables et il fallait dire que, l'une comme l'autre, ils se défendaient plutôt bien de ce côté-là. Elle finit par sentir les mains de Rhys remonter le long de son dos, emportant au passage son tee-shirt. Elle se laissa faire, appréciant le contact des mains douces du jeune homme sur sa peau nue. Elle en profita pour défaire avec agilité les boutons de sa chemise, sans pour autant décoller ses lèvres de celles de son ami. Elle repassa ensuite ses mains dans la chevelure de Rhys, jouant avec ses mèches de cheveux sans vraiment s'en rendre compte. Les secondes s'écoulaient, et la jolie blonde savait bien où tout ça allait les mener, elle était même déjà en soutien-gorge et avait débarrassé le jeune homme de sa chemise. Ainsi, sans prévenir, ses lèvres se décollèrent de quelques millimètres de celles de Rhys et chuchota doucement, tout en regardant son partenaire.
    « Hum, c'est trop bon, mais j'ai sommeil. La suite au prochain numéro ?

Elle l'embrassa encore un peu, butinant doucement ses lèvres, puis finit par se dégager du corps du jeune homme. Elle ne chercha pas à remettre son tee-shirt ou même à s'éloigner le plus possible de son ami, elle eut même un certain culot en venant poser sa tête sur le torse de ce dernier. Avait-elle vraiment sommeil ? Là, tout de suite, pas vraiment non. Mais voilà, elle était ce qu'elle était, et Rhys ne se trompait pas, elle savait exactement ce qu'elle faisait et ce qu'elle voulait. Bien que ce qui venait de se passer était loin d'être déplaisant, elle avait préféré dominé ses désirs et prendre le risque de frustrer légèrement le jeune homme. Elle aimait lui en faire voir de toutes les couleurs, mais il fallait que ce soit elle qui contrôle les événements. Et puis, ce n'est pas comme si cette situation n'aurait pas l'occasion de se reproduire...




THE END.

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(famille berdsley/reynolds) I'LL BELIEVE YOU WHEN.

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