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 THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN

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Message(#) Sujet: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Mar 1 Juin 2010 - 22:28





THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!?
Liam K. Stanfield & Panamee McCawley

Liam avait eu une matinée plutôt mouvementée avec de nouveaux patients admis rapidement par les urgences. Il n'avait pas eu le temps de se reposer sur ses lauriers de tout le matin et ce ne fut que lorsqu'il fut environ une heure et demie qu'il put descendre à la cafétéria manger un petit quelque chose. Il était affamé. Il mangea rapidement toutefois afin de ne pas laisser trop longtemps ses internes sans surveillance, sachant pertinemment à quel point ils risquaient de commettre des bêtises en voulant bien faire. Il ne comptait plus les fois où il devait les remettre à l'ordre en leur expliquant qu'ils ne pouvaient pas encore tout faire et que c'était bien mieux de poser des questions au lieu de tout faire de travers. Certains en posaient trop, certains n'en posaient pas assez. Décidément, il n'y aurait jamais de juste milieu! Il termina rapidement son repas et ce fut justement alors qu'il allait monter dans l'ascenseur qu'il tomba nez à nez avec l'un de ses internes. Le jeune homme semblait pressé et Liam le retint par le bras, inquisiteur.
« Où est-ce que tu vas comme ça? Je t'avais pas demandé d'aller voir Mme. Johnson? »
« J'y suis allé. Elle m'a vomit dessus! Je n'entre plus jamais dans la chambre de cette vieille folle! Elle m'a pris pour son ex-mari et elle m'a balancé des trucs avant de me vomir dessus! »
« T'es en neuro', mon grand! Tu vas en voir souvent, des patients atteints d'Alzheimer! Je te laisse vingt minutes pour te changer et je veux te revoir en haut, sans faute! Si t'es pas là, tu sais ce que ça signifie et j'aimerais mieux ne pas avoir à te foutre un F sur ton dossier. Je suis pas sûr que tu apprécierais et je passerais pour un tortionnaire! C'est dur au début, mais on finit par s'y habituer! »
Il donna une tape amicale sur l'épaule de son interne, légèrement sous le choc, et le pressa de s'en aller s'il voulait revenir à l'heure. L'étudiant déguerpit au plus vite sans même jeter un regard en arrière et Liam pénétra dans l'ascenseur, un sourire aux lèvres. Décidément, ces jeunes avaient encore beaucoup à apprendre et ils lui ressemblaient tellement, lorsqu'il avait leur âge, qu'il ne pouvait pas vraiment se permettre d'être méchant avec eux. Il avait proféré des menaces en l'air, évidemment, et il n'avait pas l'intention de lui mettre un F s'il ne revenait pas dans vingt minutes exactement, mais il ne voulait pas lui laisser croire que ce n'était pas important. Avec le temps, il apprendrait. Et Liam savait que les médecins devaient être autoritaires avec leurs élèves afin que ceux-ci deviennent de bons médecins. Il suffisait de trouver le juste milieu afin de ne pas être trop sévère et de ne pas être trop doux non plus.

Lorsque Liam passa devant la chambre d'un patient habituel et qu'il entendit celui-ci se plaindre que ce n'était pas le même médicament que d'habitude, Liam fronça les sourcils et pénétra dans la chambre, surpris d'y trouver Panamee. En fait, il aurait pu s'en attendre et après avoir salué gentiment le jeune homme d'une vingtaines d'années assis dans le lit d'hôpital, il prit des mains de Panamee la bouteille qu'elle allait injecter dans le soluté pour en lire l'étiquette. Poussant un léger soupir d'énervement, il se tourna vers la neurologue, tentant de garder son calme.
« Est-ce que tu pourrais aller m'attendre dans mon bureau, s'il te plaît? J'ai besoin de te parler. »
Le ton dont il fit usage n'amenait aucune réplique et il sortit en même temps que la jeune femme afin d'aller chercher le bon médicament à injecter au patient. Lorsqu'il revint dans son bureau, quelques instants plus tard, il avait du mal à conserver son calme. Ce n'était pas la première fois cette semaine que Panamee faisait n'importe quoi et Liam en avait marre de réparer ses erreurs.
« T'allais lui donner de la plasmaphérèse. Pour le syndrome de Guillain-Barré. Il est atteint de sclérose en plaques, Panamee! C'est de copaxone dont il a besoin! Où t'avais la tête? Ce patient est ici depuis trois ans. Trois ans! Comment t'as pu te tromper de dossier? »
Énervé, il n'avait même pas pris la peine de s'asseoir et avait simplement refermé la porte derrière lui afin de ne pas se faire déranger. Liam gardait toujours la porte ouverte et ses collègues savaient que lorsqu'elle était close, c'était parce qu'il était occupé. Il appuya son dos contre la porte et croisa les bras, le regard planté dans celui de la jeune femme.
« Qu'est-ce qui se passe avec toi, depuis un moment? T'arrives en retard à tes visites, tu passes à deux doigts de tuer un patient, tu fais des heures supplémentaires comme si tu ne voulais plus jamais rentrer chez toi! Si t'as besoin d'argent, je peux t'aider! Je sais à quel point un bébé peut demander beaucoup d'attention et vider tout notre porte-monnaie. Tu vas te tuer à continuer comme ça! »
D'un ton un peu trop abrupt pour les paroles compatissantes qu'il venait de lui fournir, il espérait qu'elle comprendrait qu'il ne se moquait pas d'elle. Il désirait vraiment l'aider.
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Mar 20 Juil 2010 - 18:53

Flashback


    « - Madame McCawley ? »
    « - ... »
    « - Ecoutez, nous n'allons pas jouer à cache cache toutes les semaines. Je vous donne un dernier rendez vous pour vendredi prochain, en cas de non-réponse, je me verrai dans l'obligation d'appeler la DASS pour votre fils. »
    « - ... »
    « - Bien. Je suppose qu'il est inutile d'attendre une réponse de votre part, demandez juste Bridget vendredi à 18H00 aux services sociaux de Miami. Aurevoir. »
    « - Aurevoir. » avait meuglé la jeune mère en larmes avant de raccrocher son portable.


Flashback Ended


Ses yeux embués de traînées transparentes qui glissaient le long de ses joues, Panamee qui se regardait au delà du miroir des vestiaires – se mit à frotter ses pommettes rougies par les pleurs, un faible sourire hypocrite au bord des lèvres, elle laissait glisser son mobile dans sa blouse avant de claquer la porte du dortoir. De vieux chaussons de travail erraient dans les couloirs du Baptist Hospital ; ne pénétrant aucunement là où elle devrait être, la jeune brune continuait son chemin jusqu'à la cafétéria où elle y posa ses fesses avec sa brioche à la main. Croquant doucement dans son moelleux nature qu'elle savourait, elle zieutait le planning des neurologues qui augmentait au fur et à mesure que les infirmière annonçait de nouveaux cas. Depuis quelques jours, son supérieur Stanfield avait négligé le métier de la docteur en la qualifiant de trop fatiguée. Haussant les épaules d'un air négligé, elle finit par engloutir son dernier bout de pain avant de partir à sa ronde habituelle de ses patients hypocondriaques.

Une bonne demie heure était passée depuis le début de sa ronde matinale, la jeune mère avait prescrit les médicaments de chacun au moment où elle s'arrêta devant le patient le plus ancien de l'hôpital. Papotant à voix haute pour ce septuagénaire qui devenait sourd par la force des choses, elle attrapa de la plasmaphérèse entre les mains et en ouvrit l'opercule de la bouteille, au moment où, elle se fit arrêter par la voix rauque de son chef neurologue.

    « - Est-ce que tu pourrais aller m'attendre dans mon bureau, s'il te plaît ? J'ai besoin de te parler. » Elle reposa immédiatement le flocon de lotion, se rendant compte de la bêtise qu'elle allait commettre ; d'énormes yeux ronds venaient d'envahir le visage de la jeune brune alors qu'elle s'éclipsait dans le couloir. Confuse et déboussolée, elle agrippa ses doigts contre sa bouche – se mordant chacun des ongles avec précipitation ; Panamee zieutait du regard les pas pressés du neurologue qui ouvrit la porte de son bureau avec fureur. Gloups. Ses pupilles se balançaient entre le regard de Liam et le dossier du patient qu'elle avait failli tuer ; quand tout d'un coup, elle l'entendit éclater de rage. « T'allais lui donner de la plasmaphérèse. Pour le syndrome de Guillain-Barré. Il est atteint de sclérose en plaques, Panamee ! C'est de copaxone dont il a besoin ! Où t'avais la tête ? Ce patient est ici depuis trois ans. Trois ans ! Comment t'as pu te tromper de dossier? » Elle se sentit toute rouge, intimidée, la jeune mère qui n'osait plus fixer ses prunelles dans celles du garçon – contemplait à présent la chaise et le bureau de ce dernier où elle décida de s'y installer sans un mot. Et puis, il y eut ce silence : cette interruption de paroles ou de bagarres qu'ils avaient l'habitude d'avoir à chaque conversation. Alors Panamee redressait de temps à autre son regard en direction du docteur, tentant de dévier la discussion sur autre chose ; mais encore une fois, il reprit de plus belle avec une leçon de morale. « Qu'est-ce qui se passe avec toi, depuis un moment ? T'arrives en retard à tes visites, tu passes à deux doigts de tuer un patient, tu fais des heures supplémentaires comme si tu ne voulais plus jamais rentrer chez toi ! Si t'as besoin d'argent, je peux t'aider ! Je sais à quel point un bébé peut demander beaucoup d'attention et vider tout notre porte-monnaie. Tu vas te tuer à continuer comme ça ! »


Elle eut presque mal au coeur à écouter la compassion qu'il lui portait – peut être un peu trop de compassion pensait elle – et, alors qu'elle se laissait traîner par les défauts qu'il emboîtait l'un sur l'autre, elle eut une poussée de haine envers l'aide qu'il souhaitait lui apporter. Panamee ne prêtait attention qu'au mot « bébé » qui lui fit soudainement rappeler les services sociaux ; et tout le cercle vicieux dans lequel elle était tombée depuis quelques mois à présent.

    « - Je n'ai pas besoin de ta pitié Stanfield. » marmonnait la neurologue attristée, reprenant la parole sur la défensive comme elle le faisait si bien depuis le départ de son ex petit ami. « Ce n'est qu'une erreur Liam... n'en parlons plus et oublions cette petite bêtise. » Mais Panamee s'en doutait, il n'y avait pas qu'une erreur depuis quelques mois, mais plusieurs qui commençait à terroriser le jeune brun qui perdait la boule. « Et puis, je n'ai pas besoin de toi, je.. je me débrouille très bien toute seule... et » Et elle en perdait ses mots à force de bafouiller et d'essayer de se sortir de la situation dans laquelle elle traînait depuis trop longtemps. « S'il te plaît. »
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Jeu 22 Juil 2010 - 2:43

« C'est loin d'être une question de pitié, Panamee! T'es sous mes ordres et t'accumules les conneries! J'attendrai pas que l'hôpital se retrouve avec des dizaines de poursuites pour agir! »
Non, ce n'était pas de la pitié! En tant que chef du service, il se devait de voir à ce que tout fonctionne comme il se devait. Et Panamee n'était pas en état de travailler. Pourtant, le regard fatigué et anxieux de la jeune femme l'attendrissait un peu, même s'il s'était promis de ne pas s'y attacher. « Ce n'est qu'une erreur Liam... n'en parlons plus et oublions cette petite bêtise. » Ses yeux s'agrandirent alors qu'il fit un pas vers Panamee, les yeux brillants de la colère qu'il tentait tant bien que mal de contenir. Décidément, elle ne comprenait pas l'importance qu'avait son boulot sur le fonctionnement du service et elle se fichait bien de savoir qu'elle risquait de foutre l'hôpital dans la merde si elle ne se reprenait pas en main. Liam n'avait pas l'intention de la laisser faire ce qui lui plaisait et il espérait sincèrement qu'elle puisse oublier ce qui la tracassait pour faire son job comme il le fallait.

« Et puis, je n'ai pas besoin de toi, je.. Je me débrouille très bien toute seule... Et... S'il te plaît. » Il avait pris la peine de s'approcher encore, énervé par ses dernières paroles. Soit elle ne comprenait vraiment rien, soit elle était réellement déconnectée. Il opta pour la seconde option, mais n'en fut pas moins brusque dans ses paroles alors qu'il retenait son menton pour la forcer à le regarder.
« T'as vraiment une drôle de façon de désigner les erreurs! T'aurais pu le tuer! Et sincèrement, ne viens pas me dire que tu te débrouilles bien toute seule parce que je sais que tu mens. J'ai le droit de savoir ce qui se passe! »
Peut-être. Mais il n'avait certainement pas le droit d'utiliser la force pour la faire parler. De toute façon, Liam n'était pas violent généralement et il préférait jouer sur les mots pour faire entendre raison aux gens. La plupart du temps, ça fonctionnait. Il n'était qu'à quelques centimètres de Panamee et avait relâché sa prise sur son menton, espérant qu'elle puisse poser ses prunelles dans les siennes sans ciller. Tant pis si elle se sentait mal à l'aise. Elle n'allait pas bien et c'était son droit, peut-être même son devoir, de vérifier ce qui n'allait pas. Tant pis si elle lui en voulait par après! De toute façon, leur relation n'avait jamais vraiment été exemplaire. Liam s'amusait de la situation et selon lui, c'était la même chose du côté de sa collègue, mais c'était dans les moments comme ceux-là qu'il se mettait à douter de la relation qu'ils entretenaient. Il aurait vraiment aimé l'aider, mais il savait que possiblement, cette relation d'aide ne pourrait jamais prendre place normalement. Il ne savait même pas si elle lui faisait confiance, c'était pour dire!

Liam n'avait pourtant pas terminé et il fit deux pas en arrière, balayant l'air de sa main comme pour empêcher de futures objections.
« T'as besoin de congés, tu ne peux pas dire le contraire. Tu fais n'importe quoi! Tu te promènes comme une âme en peine dans les couloirs, tu ne sais plus quoi faire, c'est tout juste si tu ne te prends pas une chambre libre pour dormir! C'est loin d'être sain comme diète, si tu veux mon avis! »
Furieux par tout ce qui s'était passé ces derniers temps, il n'avait pas conscience qu'il lui balançait tout ça au visage. La jeune femme aurait pu être au bord des larmes qu'il ne s'en serait même pas rendu compte. Il voulait à tout prix qu'elle sache comment il se sentait pour qu'elle puisse ensuite lui déballer ce qui la rendait aussi maussade. Liam n'était pas psychologue et ne pouvait donc pas parier sur son état. Toutefois, ce n'était pas difficile de croire qu'elle puisse faire un genre de dépression. Elle en avait les symptômes en tout cas!
« T'as conscience de toutes les heures sup' que tu fais? Tu vois ton fils combien de jours par semaine? Deux ou trois? Et il est endormi quand tu arrives et dort encore quand tu repars? J'imagine que tu te sens moins coupable puisqu'il ne peut pas encore te dire clairement que tu lui manques! »
Bas. Très bas. Surtout venant de la part d'un homme qui abandonnait sa fille chaque soir pour aller boire dans les bars en compagnie d'autres saoulons dans son genre. Il faut croire qu'on reconnaissait rapidement la bêtise chez les autres, mais qu'elle était plus difficile à déceler chez soi.
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Jeu 22 Juil 2010 - 20:31

    « - C'est loin d'être une question de pitié, Panamee ! T'es sous mes ordres et t'accumules les conneries ! J'attendrai pas que l'hôpital se retrouve avec des dizaines de poursuites pour agir ! » crut elle entendre de la part de Liam totalement décontenancé par l'attitude de la neurologue je-m'en-foutiste. L'amas de colère de son collègue qui était resté enfoui des années – refaisait surface sous ses propres yeux en le voyant s'avancer d'un pas nerveux et agressive.


Elle le haïssait au plus haut point ; ses allures de jeune brun séduisant au sourire gracieux avait le don de l'agacer, et depuis qu'il avait pris sa place, elle ne pouvait s'empêcher de le détester encore plus. Des querelles de travail ils en avaient eu, mais celle qui allait se dérouler sous leurs pupilles n'étaient en rien une bagarre de poste. Panamee se contentait de ne pas répondre face à la fureur du grand manitou – après tout – il aurait toujours le dernier mot, et même si ça l'agaçait elle commençait à s'y faire. Alors qu'elle ne bougeait plus de là où elle était, il arriva à deux millimètres de son visage pour lui choper avec férocité le menton, l'air assassin, elle eut presque l'impression d'avoir affaire à son meurtrier.

    « - T'as vraiment une drôle de façon de désigner les erreurs ! T'aurais pu le tuer ! Et sincèrement, ne viens pas me dire que tu te débrouilles bien toute seule parce que je sais que tu mens. J'ai le droit de savoir ce qui se passe ! »


Il lui faisait mal. Elle ne disait rien mais n'en pensait pas mot & avec un peu plus de force, il aurait pu la froisser, ou encore lui arracher un bout de l'épiderme sans y prêter attention. Elle qui avait l'humour plutôt taquin s'imaginait déjà rétorquer « Et toi tu vas me tuer ! » en réponse à la faute grave qu'elle venait de commettre ; mais elle n'était plus en position de rigoler. Au contraire, ses yeux commençaient à comprendre ce qu'il se tramait. Liam n'était pas son ami ; et réciproquement, pourtant, ils se ressemblaient sur des points qu'ils ne pouvaient nier ni l'un, ni l'autre. Leur relation avait toujours été instable – si elle le trouvait trop avenant ; le lendemain tout changeait. Le bel homme ayant dégoté le job avant cette dernière, il avait gagné l'avantage de lui donner des ordres, ce qu'elle n'acceptait pas, bien évidemment.

    « - T'as besoin de congés, tu ne peux pas dire le contraire. Tu fais n'importe quoi ! Tu te promènes comme une âme en peine dans les couloirs, tu ne sais plus quoi faire, c'est tout juste si tu ne te prends pas une chambre libre pour dormir ! C'est loin d'être sain comme diète, si tu veux mon avis ! » Qu'est ce que je disais ? Donner des ordres. Elle ouvrit de grands yeux exorbités à l'entente du mot « congés », mot qu'elle se résignait à comprendre depuis quelques semaines déjà. Soupirant d'une profonde expiration qui en disait long, Panamee dégagea la fine main soignée de son supérieur ; meuglant quelques mots inaudibles de non-acceptation. Elle était proche physiquement du docteur – mais à aucun moment elle n'avait daigné posé ses yeux de biche sur lui, par respect de supériorité peut être. Elle eut presque des remords à l'entendre ouïr ainsi à son sujet, et alors qu'elle s'apprêtait à faire baisser la température ; il fit tout exploser en un clin d'oeil. « T'as conscience de toutes les heures sup' que tu fais ? Tu vois ton fils combien de jours par semaine ? Deux ou trois ? Et il est endormi quand tu arrives et dort encore quand tu repars ? J'imagine que tu te sens moins coupable puisqu'il ne peut pas encore te dire clairement que tu lui manques ! »


    « - Mais pour qui tu te prends ! Après tout, mon état actuel n'est pas uniquement de ma faute. Tu m'as piqué mon job Liam ! Merde, tu fais chier « patron ». » Comme une merde. Ses propos étaient sortis de sa bouche comme une merde ; elle qui cherchait à dissoudre l'atmosphère n'avait réussi qu'à rajouter du piment en rejetant tout sur le jeune homme – qui bien évidemment, n'avait rien à voir là dedans. « Et depuis quand tu te préoccupes de moi maintenant !? T'es bien placé pour me faire la morale, le séduisant docteur mamour qui se retrouve père célibataire et qui s'envoie en l'air ! » répliquait elle sur la défensive. Là aussi elle n'avait pas réfléchi. Se fichant éperdument qu'elle parlait à son supérieur ; elle savait qu'il avait raison : son fils elle ne le voyait plus depuis des jours déjà & les services sociaux étaient là pour le lui rappeler. En réalité, Liam venait de toucher le point sensible de la jeune mère ; et se doutant alors qu'ils étaient semblables elle penserait que de parler sur la fille de ce dernier, lui ferait autant de mal que ce qu'elle subissait.« Parlons d'enfants maintenant. Dis moi Liam, dis moi seulement le nombre de fois où Leah as eu la possibilité de dire belle-maman ? Dix ? Cinquante ? Alors vois tu, tu es mal placé pour me parler d'enfants ! » avouait elle, ses yeux embués de larmes - tellement vexée par les propos que lui avait lancé Liam. Oh oui, au fond d'eux, ils se ressemblaient – plus qu'ils ne le pensaient.
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Ven 23 Juil 2010 - 15:53

« C'est bas, ça. Tu sais aussi bien que moi que mon statut de père célibataire n'a rien à voir là-dedans! Je n'ai rien fait pour qu'elle s'en aille, elle l'a fait, c'est tout! »
Il avait cru bon d'expliquer, même s'il savait que ça ne changerait rien. C'était davantage pour se donner bonne conscience et surtout pour tenter de se convaincre lui-même qu'il n'avait rien à voir avec le départ d'Alannah. Chaque fois qu'il le disait tout haut, l'évidence s'imposait un peu plus claire dans son esprit. Il savait bien qu'il avait énervé la jeune mère et qu'elle ne faisait que se venger sur lui, mais il ne pouvait pas s'empêcher de la voir comme une rivale. Il ne lui avait pas volé son job, elle ne l'avait pas obtenu, c'est tout. Il savait bien que ce pouvait être agaçant qu'il récupère son poste alors qu'il était partit pendant presque deux ans, mais ce n'était pas lui qui avait décidé, on le lui avait proposé. Et il avait accepté.
« Laisse Leah en dehors de ça! Ce n'est pas de moi qu'on parle, mais de toi! »
Furieux, il détestait qu'on s'en prenne à sa fille et il ne se rendait compte que maintenant qu'il avait fait exactement la même chose avec le fils de Panamee. Il s'était servit de lui pour lui montrer qu'elle n'agissait pas comme une adulte responsable. Il ne savait pas ce qui se tramait avec les services sociaux et il était loin de se douter qu'elle en était rendue à ce point-là. C'était un point de non-retour. Il n'y avait aucun moyen de faire marche arrière. Il ne serait peut-être pas autant acharné sur elle s'il avait su. Ou peut-être que justement, il l'aurait fait encore davantage pour bien lui rentrer dans la tête qu'elle risquait de perdre son fils si elle ne se reprenait pas en main.

Il galérait toutefois à tenter de reprendre le contrôle de ses émotions, les évènements ayant fait en sorte de le faire atrocement chier; disons les choses comme elles le sont. Il n'avait pas envie de parler de Panamee devant le conseil de l'hôpital parce qu'on avait tous une période de notre vie où on allait moins bien. Par contre, ça ne pouvait pas durer des mois et des mois. Déjà, il lui proposait des congés. Si elle ne les prenait pas, il n'avait pas d'autre issues.

Les propos de Panamee l'avaient vexé et ce, même si la jeune femme était au bord des larmes. Elle n'avait donc pas comprit? Personne ne pourrait jamais comprendre de toute façon! Pourtant, ainsi positionné tout près de sa collègue, Liam la trouvait belle, même énervée. Même si elle n'avait pas mis autant de temps pour préparer sa tenue, il la trouvait excessivement belle. Ce fut donc sans surprise qu'il franchit les derniers centimètres qui les séparaient pour déposer un baiser fiévreux sur ses lèvres, la poussant contre le mur pour qu'elle n'ait plus d'issue. C'était peut-être une petite vengeance, ou peut-être pas. Il se faisait presque violent, mais lorsqu'il comprit ce qu'il était en train de faire, il l'embrassa délicatement, frôlant simplement ses lèvres jusqu'à ce qu'il prenne son visage en coupe dans ses mains et pose son front contre le sien.
« Je ne sais pas ce qui se passe, mais... Parle-moi, s'il te plaît. »
Son ton était grave et il n'y avait plus le moindre petit grincement acerbe dans ses paroles. Il voulait simplement savoir, essayer de la comprendre. La douceur avec laquelle il s'adressait à elle désormais et laissait courir sa main sur son bras contrastait avec les mots durs qui avaient quitté sa bouche quelques instants plus tôt.
« Je me préoccupe de toi parce que tu es un bon médecin, Panamee. Un très bon médecin et je ne voudrais pas avoir à faire un geste contre toi. »
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Lun 2 Aoû 2010 - 19:00

    « - C'est bas, ça. Tu sais aussi bien que moi que mon statut de père célibataire n'a rien à voir là-dedans ! Je n'ai rien fait pour qu'elle s'en aille, elle l'a fait, c'est tout ! » Panamee n'avait aucune idée du passé de son collègue depuis son départ : la seule chose dont se souvenait la jeune mère – fut la beauté extrême de l'ex femme de notre médecin solitaire. De longues jambes à n'en plus finir & un sourire à vous couper le souffle, elle était ravissante se remarquait elle à dire à chaque fois qu'elle la croisait sur son chemin. Leur rupture avait été défini sur quelque chose qu'elle ignorait ; et c'était peut être mieux ainsi.« Laisse Leah en dehors de ça ! Ce n'est pas de moi qu'on parle, mais de toi ! » répliquait il, totalement furax.


Elle avait montré les griffes et il s'était mis à aboyer. Ses yeux en amande s'étendaient jusqu'à s'élargir ; les phrases qu'utilisaient son ami de longue date avait le don de l'agacer. De longues pupilles exorbitantes fixaient le regard masculin, tandis que ses sourcils froncés semblaient former un mono-sourcil de désaccord et de mécontentement. Il avait raison : ils ne parlaient pas de lui, ni d'eux mais de elle. Pourtant, cette dernière se refusait à croire qu'elle était en tort. Depuis son refus de poste en chef de neurologie, Panamee en avait voulu tout d'abord à la terre entière – pour se concentrer sur son ex petit ami Duncan Thomas qui l'avait trompé en engrossant son amante. Alors pour la brune, rien n'était de sa faute.

Liam était le chef des deux. Il y a deux ans déjà – il avait le pouvoir sur elle & aujourd'hui, rien n'avait changé. Malgré la force de caractère de la jeune mère qui ne se laissait pas faire ; il savait comment prendre le dessus et se faire entendre : son côté manipulateur et dissuasif certainement. Elle avait détesté tout congé et à son regard, il le comprenait. Lui & elle n'avait jamais été pour les congés à long terme ; et sa proposition ne lui convenait pas, tout comme il ne l'aurait pas accepté. En quelque sorte, ils n'étaient pas différent, non loin de là : ils étaient tous les deux parents célibataires, effectuaient le même métier à différents degrés, et avaient ce même caractère de cochon.

Elle était au bord du gouffre, ses prunelles fondaient sur son propre visage – tandis que de longues trainées transparentes au nom de larmes, glissaient de ses paupières cernées jusqu'à ses pommettes rosies par le froid de son corps. Et alors qu'elle relevait son visage fatigué par le travail ; il arriva ce qu'il arriva. En deux trois secondes, Liam se jeta sur sa cible comme un lion grimperait sur une gazelle ; l'enfournant par la bouche et la placardant contre le mur blanc de l'hôpital. Ses lèvres contre les siennes – elle était ébahie par la situation et ne savait plus quoi faire. Au moment même où elle se décida à lever la main, il attrapa son bras pour la bloquer un peu plus contre la paroi. Non, Panamee n'était jamais en position de force avec lui. Elle l'avait toujours vu comme le docteur sexy du centre hospitalier & il venait de la prendre comme une sauvage. Il lui faisait mal et elle aimait ça : puis venant à l'embrasser plus délicatement, elle se laissait faire en prenant goût à la bouche qui l'étreignait. Déboussolée, elle finit par décoller son bras de la main du jeune homme, venant à la poser contre la joue de ce dernier pour amplifier ce qu'il faisait avant de dégager son visage du sien et de rester à deux millimètres l'un de l'autre.

    « Je ne sais pas ce qui se passe, mais... Parle-moi, s'il te plaît. » murmurait il doucement à sa collègue, reprenant vivement ses émotions le moment qui venait de se dérouler. Sa main gisait entre son corps et ses bras ; laissant valser les membres alors qu'ils se fixaient sans se quitter du regard – préoccupés l'un de l'autre. Et sous la tension qui s'exerçait entre eux, Panamee se mit à exploser en sanglots. « Je me préoccupe de toi parce que tu es un bon médecin, Panamee. Un très bon médecin et je ne voudrais pas avoir à faire un geste contre toi. » murmurait le jeune homme alors qu'elle se jetait dans ses bras, ses yeux embués de larmes en réalisant tous les soucis qui l'encombraient petit à petit.


    « - Tu m'as embrassé... » Elle marmonnait entre deux hoquets ; réalisant seulement maintenant l'acte de Liam. Panamee avait posé l'une de ses mains sur l'épaule du garçonnet, réalisant dans quelle merde elle se trouvait : elle n'aurait plus de travail, plus d'enfant, plus rien. Parlant entre deux sanglots, elle bafouillait devant son ami ce qui la tracassait : il s'étaient embrassés. Ne voyant que cette chose, elle sentit les deux bras musclés du médecin contre ses omoplates et comprit alors qu'il ne plaisantait pas, et elle non plus. « Oublions tout ça, veux tu ? » disait elle en se dégageant du garçon pour qui elle s'attachait plus ou moins. « Je dois... je dois appeler les services sociaux et oublier ton geste de docteur Mamour. » disait elle à regret, mais consciente de ses responsabilités.
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Mar 3 Aoû 2010 - 19:00

Liam s'était réellement rendu compte qu'il avait été trop brusque. Il n'avait jamais pour habitude d'embrasser violemment, mais cette fois, il n'avait pas pu se contenir. Il devait la faire taire, mais aussi la rassurer et c'était le moyen qu'il avait trouvé, le seul moyen. Pourtant, elle répondit à son appel alors qu'il se faisait plus doux et ne fut pas surpris qu'elle éclate en sanglots lorsqu'il mit fin au baiser et lui parla délicatement. Il l'attira contre lui avec douceur en entourant sa taille fine de ses bras, fermant les yeux en posant son menton contre ses cheveux, humant son parfum si naturel et pourtant si agréable. La serrant dans ses bras, il tenta de la calmer en la berçant calmement.

Il se mordit la lèvre alors qu'elle ne semblait pas croire au fait qu'il l'ait embrassée. Sans le connaître, on pourrait en effet penser que c'était une habitude, mais c'était loin d'être le cas. Il n'embrassait pas n'importe qui, même si ces temps-ci, il avait l'impression de se perdre. Pourtant, lorsqu'elle parla de services sociaux, Liam fronça les sourcils en l'éloignant légèrement de lui pour poser les yeux dans son regard baigné de larmes.
« Qu'est-ce que tu ne me dis pas? Attends... Viens t'asseoir. Ce n'est pas dix minutes de plus qui va faire la différence, crois-moi. »
Il tira la chaise pour les invités et y entraina Panamee, amenant sa propre chaise tout près. Sa main glissa sur la sienne pour lui montrer qu'il était là et qu'il tenait à elle malgré tout. Il était conscient du potentiel qu'elle avait et il ne voulait pas la perdre pour une connerie. Il caressa doucement le dos de sa main de son pouce et releva délicatement son menton pour qu'elle le regarde dans les yeux. Ils avaient perdu la lueur de malice qu'ils possédaient lorsqu'elle était en sa compagnie et pour la première - et la dernière fois sans doute - il la regretta.

Il attendit un moment avant d'oser prendre la parole, cherchant ses mots.
« Je comprends que tu ne désires pas m'en parler à moi. Et si c'est ce que tu veux, je ne vais pas te forcer. Mais je veux t'aider et je peux le faire. Tu dois juste me faire confiance. »
Il arrêta de caresser sa main, aux prises avec sa conscience. Il n'avait pas le droit de lui dire ce qui l'attendait si elle ne reprenait pas sa vie en mains. De toute façon, elle devait déjà le savoir. Il ne se sentait pas capable de lui débiter haut et fort qu'elle perdrait son travail et qu'on lui retirerait tous ses privilèges. Elle ne ferait plus partie de l'ordre des Médecins, elle n'aurait plus rien. Liam se doutait à quel point cette nouvelle l'affligerait et il espérait qu'elle lui dise clairement ce qui n'allait pas pour qu'ils puissent faire ensemble les démarches qui l'aideraient à aller mieux. De toute façon, ça durait depuis suffisamment longtemps qu'une journée de plus ou de moins ne ferait pas la différence. Il savait qu'il n'était pas le mieux placé pour l'écouter étant donné qu'elle ne l'appréciait pas beaucoup, mais au moins, il était passé par là. Il avait une fille, grande maintenant, mais il avait dû l'élever seul depuis ses huit mois, chose qu'il avait d'abord crue impossible. Jusqu'à ce qu'il réussisse. On finissait toujours par douter, mais au final, c'était le résultat qui comptait.

Il se releva pour lui servir un verre d'eau de la machine dans un coin et revint vers elle pour lui tendre. Il récupéra d'ailleurs une larme au coin de son oeil de son pouce et laissa glisser sa main sur sa joue pendant un court instant.
« J'ai vécu sensiblement la même chose que toi, Panamee... Je peux comprendre si tu m'expliques. »
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Sam 7 Aoû 2010 - 15:39

    « - Qu'est-ce que tu ne me dis pas ? Attends... Viens t'asseoir. Ce n'est pas dix minutes de plus qui va faire la différence, crois-moi. » marquait il de sa voix rauque en baignant son regard dans la jeune mère.


Elle en avait trop dit – l'interrogatoire de son supérieur allait être sans scrupule ; elle devrait tout lâcher sous la puissance du regard insistant de son collègue qui commençait déjà le travail. Panamee ne pleurait au grand que non à cause de leur embrassade : elle le haïssait comme elle pouvait détester cette vieille paire de chaussettes dans son placard ; elle le reniait un point c'est tout. Et pourtant, ils s'étaient embrassés presque sans surprise. En quelque sorte, ses nerfs lui jouaient des tours. Prête à partir sans dire un mot, elle fut surprise de s'entendre parler des services sociaux ce qui déboussola le grand Liam qui monta sur son fidèle destrier. N'hésitant pas une seconde pour la faire asseoir ; elle n'eut guère à répondre qu'elle se retrouva rapidement sur l'un des sièges de la face avec la tête brune du mâle en face. Scrutant un moment les pupilles foncées du jeune homme, où elle cherchait cette petite étincelle de provocation / de malice qu'ils avaient pour habitude d'exercer, mais ne trouvait plus rien.

    « - Je comprends que tu ne désires pas m'en parler à moi. Et si c'est ce que tu veux, je ne vais pas te forcer. Mais je veux t'aider et je peux le faire. Tu dois juste me faire confiance. » Sa main venait à présent à l'encontre de celle de la mère de famille ; touchant sa paume à l'aide de son pouce - elle se raidit immédiatement face à la situation : son propre patron lui titillait l'épiderme. Il y avait de quoi prendre une photo en voyant Liam devenir tendre avec ses employés. Panamee ne bougeait plus, hormis sa tête qui persistait à ne pas rencontrer les pupilles du garçonnet qui finit par la bloquer de son autre bras, l'incitant alors à rester yeux dans les yeux, océan dans océan, le temps d'une explication. Ce dernier tentait de jouer sur le regard, sachant pertinemment qu'elle finirait par cracher le morceau. Eux deux ils se connaissaient depuis la première guerre mondiale ; ils avaient côtoyé les mêmes collègues et on aurait même pu croire qu'ils aient couché avec les mêmes personnes mais leur statut d'hétérosexuels purs empêchait cette possibilité. Ils avaient chacun un enfant en bas âge, celui de Panamee était légèrement plus jeune que l'enfant de Liam, mais leur solitude dans l'éducation était similaire.


Alors qu'elle s'apprêtait à dire quelque chose, elle le vit se redresser d'un bond – cherchant le distributeur d'eau ; celui sur lequel il fallait frapper plusieurs fois pour qu'il se mette à faire dégringoler l'eau du bidon. Elle se tût un instant, attendant de le voir à nouveau à ses côtés, puis finit par prendre le verre tendu sans un merci ; s'enfilant le gobelet comme un verre de téquila. Cette main masculine qui lui chatouillait à présent les pommettes aurait pu être vu comme un geste de tendresse de la part de Liam, mais pour elle, il n'y avait pas de geste tendres à son égard.

    « - J'ai vécu sensiblement la même chose que toi, Panamee... Je peux comprendre si tu m'expliques. »


Bizarrement, la demoiselle n'avait aucune confiance en ce brun – les ragots et même la vue qu'il donnait de lui, semblait faire peur à Panamee qui avait du mal à lui dire quoique ce soit. Elle n'avait cependant pas le choix ; le besoin existentiel d'étendre sa vie au grand jour envers son supérieur ne pouvait lui faire que du bien. Et dans un long silence où elle se mit à fixer du regard Liam, elle posa son gobelet sur la table non loin de sa chaise, et se mit à raconter ses déboires comme une vieille alcoolique en détresse.

    « - Duncan m'a quitté. Enfin... Je l'ai quitté. Logiquement parlant, tout irait bien si ce n'était qu'une histoire de mésentente, mais il m'a trompé avec son ex pour lui faire un enfant dans mon dos. Je veux dire... », parlant peut être de trop, elle fit une petite grimace anodine avant d'arrêter sa moue et de reprendre sur un ton de désolation.« J'arrive pas à m'en remettre. J'essaye de coucher avec tout un tas de mecs mais je peux pas oublier ce qu'il m'a fait. Alors, je me dis qu'en passant plus de temps à la machine à café et à l'hospice – tout irait mieux pour moi. Seulement, je crois que ce n'est pas le cas des services sociaux qu'ils veulent m'envoyer eux à l'hospice, et me prendre Oliver par dessus tout. » Crachant tout ce qu'elle avait à dire sous les yeux ébahis de Liam qui avait dû mal à suivre ; elle mêlait humour et amour dans la même phrase, espérant peut être ne pas éclater une nouvelle fois en sanglots devant son patron. Et, dans un sourire hypocrite qui en disait long, elle s'exclama. « A part ça, tout va bien ! Je suis en pleine forme docteur. »
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Mar 17 Aoû 2010 - 4:38

Liam hocha doucement la tête alors que la jeune femme expliquait ce qui se passait dans sa vie. Il y avait toujours un temps où tout allait de travers. Il y avait toujours un temps où on pensait que la Terre entière était contre nous et que le ciel allait nous tomber sur la tête. Mais c'est en avançant qu'on se rendait compte à quel point tout ceci était dérisoire. Ceux qui étaient au courant de ses malheurs étaient peu nombreux et il y avait des millions d'années maintenant que le ciel était à sa place et n'avait pas bougé. Ce n'était pas aujourd'hui que ça allait changer et pourtant, Liam avait eu la même impression il y a un bon moment déjà. Il se posait toujours mille et une questions, à savoir si c'était sa faute, tout ce qui arrivait dans sa vie. Ce n'était sans doute qu'une succession de hasards, mais c'était difficile de croire à toutes ces coïncidences.

Il approcha doucement sa main de celle de la jeune femme pour la serrer un peu, sachant pertinemment qu'elle n'appréciait pas sa présence. Il savait qu'elle le prenait pour un connard prétentieux qui se plaisait à se vanter du nombre de femmes qu'il avait pu glisser dans son lit, mais le médecin avait cru qu'elle aurait un peu plus d'intelligence pour laisser les ragots de côté et voir réellement qui il était. Il n'avait pas l'intention de se défendre, même si l'exaspération qu'il lisait sur son visage ne lui plaisait pas. Tant pis si elle croyait qu'il couchait à droite et à gauche et si elle voulait croire qu'il mentait à tout le monde en les embobinant. Elle n'était pas si loin de la vérité, bien que c'était hors de son contrôle.
« Je comprends que c'est pas facile, Panamee... Mais Oliver est ton petit garçon. Ton fils à toi. Et il a besoin que tu sois là pour lui. Peu importe ce que Duncan a pu faire, ton fils ne mérite pas d'en payer les frais. »
Il avait délicatement caressé le dos de sa main de son pouce alors qu'il plantait son regard dans le sien. Elle semblait atterrée et il n'avait d'autres choix que de comprendre sa douleur, ayant eu à prendre en charge une fillette de huit mois, seul. Panamee et lui se rapprochaient, sur certains points, et Liam avait été suffisamment blessé pour ne plus avoir confiance. Il avait beau essayer, et Dieu seul sait à quel point il l'avait fait, il ne parvenait pas à effacer de son coeur la douleur qu'elle y avait creusé en partant. Il ne pourrait pas subir un tel revers une nouvelle fois, ça le tuerait. Pourtant, il était presque certain que fuir n'était pas la bonne solution. Elle perdrait son fils et elle perdrait tout ce pour quoi elle vivait. Peu à peu, sa vie ne serait plus que l'ombre de ce qu'elle devait être. Petit à petit, elle s'enliserait dans une boue trop profonde pour un jour prendre pied. Et ne parviendrait plus à se hisser.

Le médecin la regarda d'un air grave alors qu'elle affirmait aller bien. Évidemment. Et encore une fois, il était le fils du pape! Elle était loin d'aller bien et il poussa un léger soupir en lâchant sa main.
« Il n'y a pas de honte à avouer qu'on a besoin d'aide, Pan'... Si tu veux, tu peux venir dormir à la maison avec le petit, pendant un moment. Leah serait heureuse d'avoir un poupon de qui s'occuper et... peut-être que ça te ferait du bien? »
Il avait à peine prononcé ces mots qu'il le regrettait déjà. Bien sûr que ça lui ferait du bien. Mais il ne pouvait pas s'empêcher de se trouver égoïste sur le coup. Il le faisait d'abord et avant tout pour elle, mais également pour lui. Il ne revint pas sur sa demande, toutefois, préférant lui laisser le choix d'accepter ou pas. Retirer son offre serait l'empêcher de choisir et il voulait qu'elle puisse réellement voir le bien et le mal de cette proposition. Ainsi, Liam pourrait avoir une plus grande prise sur l'emploi du temps de la jeune femme et ce serait trop facile de lui dire qu'elle en avait déjà assez fait et qu'elle devrait rester avec son garçon, à la place. Bien sûr, le neurologue travaillait beaucoup, lui aussi, ce ne serait pas chose aisée. Mais il y arriverait.
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Mer 18 Aoû 2010 - 21:48

Flashback


    « - Passe moi le scalpel... »
    « - Pour quoi faire ? »
    « - Pour t'embrocher le derrière, à ton avis Stanfield ? »
    « - Tu devrais plutôt lui suturer le vaiseau du LP. »
    « - Et le tuer ? »
    « - Et le sauver. »


Flashback Ended


    « - Je comprends que c'est pas facile, Panamee... Mais Oliver est ton petit garçon. Ton fils à toi. Et il a besoin que tu sois là pour lui. Peu importe ce que Duncan a pu faire, ton fils ne mérite pas d'en payer les frais. »


Il avait raison. Au fond de son être, Liam n'était peut être pas la terreur qu'elle se croyait voir : certes, il couchait avec un nombre innombrables de femmes – et peut être même d'hommes qui le savait vraiment. Elle relevait la tête à chaque contact qu'effectuait sa propre main avec celle de son voisin, comme gênée d'avoir un tel contact avec celui qui lui donnait des ordres toute la journée. S'il savait. Elle le trouvait presque charmant à avoir une telle complicité avec ses employés, mais il fallait dire qu'ils se connaissaient, et pas depuis quelques heures ; non loin de là. La jeune neurologue eut un léger sourire en biais à l'entente de ses phrases – si quelqu'un méritait de payer les frais, cette personne était velue, musclée, et blonde. C'était Duncan, et non son enfant. Elle s'avouait vaincue par les dires de son supérieur, quand il se mit à répliquer une nouvelle fois, et pour la première fois elle se retrouvait dans une situation de malaise.

    « - Il n'y a pas de honte à avouer qu'on a besoin d'aide, Pan'... Si tu veux, tu peux venir dormir à la maison avec le petit, pendant un moment. Leah serait heureuse d'avoir un poupon de qui s'occuper et... peut-être que ça te ferait du bien ? »

    « - Non non non... » répliquait elle tout d'un coup déboussolée par les propos de Liam qui l'amadouait petit à petit - tel un appât sur une canne à pêche. « Tu peux pas. Je veux dire, Neal Rowlands s'occupe de moi, enfin il fait de son mieux. Mais toi tu.. » Elle se leva tout d'un coup de sa chaise et commença à tituber jusqu'à la sortie de la pièce avec un petit sourire narquois, totalement déstabilisée par l'essence du mâle Stanfield. « Je t'interdis de me draguer Liam. Tu n'as pas le droit d'utiliser ta fille pour m'appâter comme un poisson dans ton filet. Parce que je te préviens, je sais très bien nager et les gros pêcheurs comme toi je les connais. Ils sont vicieux, pervers... Et puis je n'ai en aucun cas envie de vivre sous le même toit que mon patron, tu comprends. » Menteuse. Perturbée par l'attirance physique ou le statut de son supérieur, l'air totalement ébahie par ce dernier, elle se mit à croiser les bras et à cesser de bouger pour planter ses deux jambes droites contre le sol. « J'aimerai bien nager tranquille, alors ne m'colle pas aux nageoires. » Et, sans se rendre compte de ses comparaisons ; la jeune mère continuait à déballer toute une théorie sur le poisson & son filet, comme quoi ils n'étaient pas compatibles. Tout le monde avait été amoureuse du docteur mamour, Leah la première, mais Panamee elle – le niait.
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Mer 18 Aoû 2010 - 23:28

« Moi je...? Je quoi? »
Fronçant légèrement les sourcils alors que la jeune mère se levait, il la suivit des yeux, surpris. Il avait réellement cru que pour une fois, elle était prête à l'écouter et il se rendait compte à quel point c'était facile de se tromper.

Panamee ne mit pas longtemps avant de lui dire expressément ses quatre vérités. Vicieux et pervers, lui? Sa comparaison avec le poisson le fit légèrement sourire alors que la jeune femme croisait les bras, tentant apparemment de résister à l'envie d'accepter sa proposition. Ce n'était pas une demande faite en l'air, il avait réellement envie qu'elle vienne crécher chez lui un petit moment et pas seulement pour son plaisir personnel. Il n'avait pas l'impression qu'elle avait compris de quoi il en retournait. Elle semblait croire qu'il voulait seulement la mettre dans son lit, qu'il désirait profiter d'elle alors qu'elle était dans un moment de faiblesse, mais Liam voyait plus loin que ça. Il désirait tenter, même si c'était dur, de la protéger. Il comprenait que ce soit dur et il voulait qu'elle puisse compter sur lui, même si elle ne lui faisait pas confiance.

Se relevant lui aussi afin de la rejoindre, s'arrêtant d'elle à quelques pas, il eut un petit sourire en coin avant de plonger son regard dans le sien.
« Je ne disais pas ça pour te draguer, Pan'... Je crois juste que ce peut être une bonne chose de changer d'air. J'ai une chambre d'amis, tu dormirais pas sur le sofa, tu sais! »
Il tentait de détendre l'atmosphère comme il le pouvait, même si ça s'avérait plutôt difficile.
« J'ai... J'ai fais pareil. Quand elle est partie, y'a neuf ans. »
Chagriné, il baissa légèrement les yeux alors que les mauvais souvenirs de son départ resteraient à jamais enfouis en lui. Il revoyait son regard bleu océan, ses cheveux blonds comme les blés et son sourire lorsqu'elle le regardait. Il se rappelait les deux semaines d'enfer qu'il avait vécues en faisant la navette entre sa demeure et celle de ses parents.

Liam passa une main dans ses cheveux afin de chasser les mauvais souvenirs, inconscient des conséquences de sa proposition si elle se décidait finalement à l'accepter. Pour une fois, il n'avait plus rien du médecin sûr de lui et exigeant, il n'était qu'un homme parmi tant d'autres, un homme qui avait autrefois été blessé par amour et dont le coeur ne s'en était toujours pas remis. Apparemment, Panamee voulait qu'il la laisse tranquille et il hocha doucement la tête en haussant légèrement les épaules, incertain. Il avait fait un pas vers elle pour attraper son bras avec délicatesse, plongeant ses prunelles dans les siennes pendant un moment avant de s'écarter brusquement. L'effet qu'elle avait sur lui était indéniable. Elle était ravissante, même ainsi torturée.
« Écoute... J'ai vraiment besoin que tu reviennes en pleine forme, Pan'... Et pas seulement parce qu'on manque de personnel! »
Il avait redressé la tête vers elle, un sourire amusé aux lèvres. Il ne voulait pas la perdre, elle devait se reprendre en mains.
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Jeu 19 Aoû 2010 - 18:55

    « - Moi je...? Je quoi ? »


Flashback


    « - Donc régle numéro 27 : biper n'importe quel médecin en cas de danger majeur pour le patient, s'il est entrain de mourir par exemple. » argumentait Panamee pendant que Liam passait en acquiesçant d'un salut de la tête les internes qui l'écoutait. Qui l'écoutait du moins avant qu'il ne fasse son entrée.
    « - Et l'homme à la blouse là bas – c'est un neurologue ? »
    « - Effectivement, Liam Stanfield est neurologue Betty. »
    « - Et quel est le numéro, parce que je crois que je suis en cas de danger d'extrême urgence. »
    « - Bien. Ecoutes Betty, tu pourras toujours aller le voir dans son bureau, c'est le chef de ce service. »

    Oui, Panamee commençait à s'y faire à son statut de sous chef.


Flashback Ended


    « - Je ne disais pas ça pour te draguer, Pan'... Je crois juste que ce peut être une bonne chose de changer d'air. J'ai une chambre d'amis, tu dormirais pas sur le sofa, tu sais ! » Elle levait toujours l'un de ses sourcils, pas tellement convaincue par ce que disait le beau brun – plutôt persuadée d'être dans la ligne de mire de ce dernier à cause de son côté sensible et naïve. Et alors qu'elle arquait cette petite masse touffue, elle fut surprise par les dires qui suivirent. « J'ai... J'ai fais pareil. Quand elle est partie, y'a neuf ans. »


Jamais encore il n'avait parlé de sa femme à Panamee. En deux ans qu'ils se côtoyaient dans les blocs opératoires, la jeune mère n'avait jamais daigné discuté sur ce sujet qu'elle voyait comme tabou pour le jeune neurologue. Et tout d'un coup, il lui lâchait un bout de son passé comme s'il en ressentait le besoin. Étonnée mais ravie, elle eut une légère étincelle sur le creux de son visage, tandis que ce dernier se perdait dans ses pensées, à s'en abaisser le crâne vers le carrelage frais de l'hôpital.

    « Je suis désolée. », voici les seuls mots qu'elle avait réussi à dire pour réconforter Liam. Ce qui pouvait être vu comme un début de réconciliation.


Hochant la tête en guise d'acceptation, elle le vit pendant un moment comme un homme au coeur encore fragile – et un petit sourire au creux des lèvres commençant à se former, elle planta son regard sombre dans les yeux marrons de son voisin. Puis d'un coup, il s'avança vers elle à en être assez proche pour lui prendre le bras avec tendresse & elle recommença son discours pour ne pas se perdre dans le fil des actions qu'il effectuait. Il fallait être stupide pour ne pas dire que Liam Stanfield n'était pas sexy dans sa blouse blanche – et pourtant, elle ne l'avait jamais remarqué jusqu'à aujourd'hui. Peut être son statut de mère, ou alors de jeune femme auparavant en couple. Plus il s'approchait, plus elle se sentait en position de malaise ; et le regard qu'il tentait de soutenir n'arrangeait pas les choses, il était séduisant – voici le mot.

    « - Écoute... J'ai vraiment besoin que tu reviennes en pleine forme, Pan'... Et pas seulement parce qu'on manque de personnel ! » marquait il avec son sourire afin d'acquiescer avec ses paroles.


Un fin sourire débile sur la commissure de ses lèvres, elle se recula soudainement du corps de son supérieur avant d'attraper la poignée de la porte et de l'entrouvrir ; pressée de sortir.

    « - Je vais réfléchir, mais je ne te promet rien. » annonçait elle, encore hésitante. Poussant l'accès de sortie en se glisser à l'extérieur, elle se mit à marcher rapidement dans le couloir avant de revenir sur ses pas et de laisser passer sa tête à travers la porte. « Merci. » Elle eut un petit sourire timide : Dieu savait Ô combien c'était rare que Panamee remercie Liam. « Pour la proposition. Et l'aide aussi. Merci pour tout. » Et elle disparut immédiatement dans le couloir.
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Message(#) Sujet: Re: THAT'S ENOUGH! WHAT'S WRONG WITH YOU, BABE!? | PAN Ven 20 Aoû 2010 - 15:49

TOPIC TERMINÉ
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