AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 N° 1203; Talk to me. I'm here for you.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: N° 1203; Talk to me. I'm here for you. Mer 2 Juin 2010 - 0:19


BILLY JOHNSON ¤ MUSE HANNIGAN

07: 43 PM - Billy's House


Tout était prêt, posé sur la table de la cuisine pour ne rien oublier. En début d’après-midi, Muse avait envoyé Thalie faire des courses pour elle. Evidemment, celle-ci trop gentille – et aussi parce qu’elle était redevable à la jeune Hannigan qui l’hébergeait pour la modique somme de 100 $ par mois – avait accepté sans protester. Ainsi, Muse avait pu passer sa journée au spa, sans se préoccuper de rien. Elle ne se sentait pas coupable d’agir ainsi avec sa locataire, après tout si cela la dérangeait vraiment, elle aurait mis les voiles depuis bien longtemps. Muse abusait peut-être parfois avec ses demandes, mais elle ne la traitait pas non plus comme sa bonne à tout faire. Bref, en rentrant du spa, la jeune femme avait découvert sur la table de la cuisine plein d’affaires, et même un petit mot : « Tout y est, j’ai même rajouté une boite de chocolats, tu verras ils sont délicieux. Passe une bonne soirée. » Muse sourit face à l’initiative de Thalie, et observa les différents sacs. Dans l’un, elle trouva six bières, une bouteille de vodka, une de jus de pomme, et une bouteille de vin rouge. Dans l’autre, elle trouva un paquet de spaghettis, de la sauce tomate, et des boulettes de viandes. Elle trouva enfin une boite d’éclairs au chocolat et à la vanille. Un fin sourire s’accrocha à ses lèvres. Non, ne vous faites pas d’illusions, Muse n’avait pas rendez-vous avec un charmant jeune homme, elle allait juste rendre visite à sa cousine Billy. Cela faisait une éternité qu’elle ne l’avait pas vue, et elle voulait lui faire une petite surprise. Déjà parce qu’elle était sa cousine préférée et adorée, et ensuite parce qu’elle voulait s’assurer que la jeune femme avait remonté la pente depuis le suicide de sa sœur jumelle. Sœur jumelle avec laquelle Muse ne s’entendait pas, mais tout de même, elle n’aurait jamais souhaité sa mort. Muse jeta un coup d’œil à sa montre et monta prendre une douche. Sous l’eau brulante, elle repassait en boucle l’annonce de la mort de sa cousine. Dans un premier temps, Muse c’était dit : « Je vous en prie, faites que ça ne soit pas Billy. » Elle s’en était voulu d’avoir pensé ça, mais sur le moment, elle s’était dit qu’elle n’avait qu’elle, elle n’avait que Billy ici, et elle ne voulait pas la perdre. Après le soulagement d’apprendre que ce n’était pas Billy qui avait mis fin à sa vie, Muse avait eu une pointe de regrets, et avait ressenti un certain malaise. Elle était gênée de ne pas s’être rendue compte que sa cousine n’allait pas bien. Et elle s’en voulait, elle regrettait d’avoir passé sa vie à se battre avec celle-ci. Elles n’avaient pas appris à s’aimer, et maintenant Muse se sentait impuissante. Elle hésitait toujours à aller sur sa tombe, se disant que sa défunte cousine ne désirerait sans doute pas la voir ici auprès d’elle. Une fois sa douche terminée, elle enfila le nouveau jean Levis qu’elle avait reçu la veille, et un tee-shirt de la même marque. Elle planta une casquette sur sa tête, et s’observa dans le miroir. Même habillée de façon cool et détendue, elle parvenait à rester jolie. Elle se mit un coup de crayon noir sous les yeux, et descendit. Elle prit ses sacs de course, et se dirigea vers sa Porsche acquise quelques semaines auparavant.

Une fois devant le domicile de Billy, elle fut ravie d’apercevoir de la lumière derrière les rideaux. Maintenant, elle priait pour qu’elle soit seule, elle ne voulait pas la déranger si elle se trouvait avec quelqu’un, et n’avait pas du tout envie de changer ses plans de la soirée. Elle prit toutes les affaires et se mit devant la porte. Elle sonna et attendit que sa cousine vienne lui ouvrir, lorsque la porte s’ouvrit elle lança d’une voix joyeuse :

« Surprise ! Ce soir, toi & moi, jusqu’au bout de la nuit…Et c’est moi qui cuisine ! »

Elle déposa un bisou sur la joue de la demoiselle, et entra dans la maison. Comme si elle était chez elle, ce qui était un peu le cas, elle déposa tous les sacs dans la cuisine. Elle était ravie de passer la soirée avec l’une des personnes de sa famille qu’elle aimait le plus. Elle espérait qu’elle avait le moral, mais si ce n’était pas le cas, elle ferait tout pour l’aider. Muse l’avait d’ailleurs énormément soutenue pour surmonter la perte de sa jumelle. Elle se doutait que tous les jours ne devaient pas être simples. Elle se retourna et observa Billy.
« J’ai amené quelques trucs à boire… Sinon, des spaghettis à la bolognaise ça te dit ? »
Se rendant soudain compte qu’elle avait oublié de poser la question cruciale elle se reprit :
« Au fait, tu n’avais rien de prévu pour ce soir ? »

Revenir en haut Aller en bas
Jemima Eason
too weird to live, too weird to die.
avatar

♦ Posts : 3333
Multinicks : teza, georgie, reggie, louisa, matt & selina
♦ Credits : ava@mine ~ sign@tumblr

Status : dating Remus (more like fangirling over Mumus as she says)
Address : #15 bilberry residence
Job/Studies : saleswoman in the grocer's shop - musician by night (street magician sometimes)
Quote : I shouldn’t be the superhero’s girlfriend, I should be the superhero.
Activité(s) de quartier : laughter therapy.


HALL OF FAME
To Do List: set three more alarms so i won't be late at work again, to take Schwarzy for a walk, buy flowers for the apartment, get drinks with harley.
Contact List:
RP status: [ ■ ■ ■ ■ ■ ] ; joe - remus - lori - vesper - priam

Message(#) Sujet: Re: N° 1203; Talk to me. I'm here for you. Mar 8 Juin 2010 - 22:16




Réveillée en sursaut alors que des effluves d’alcool planaient toujours dans les airs. Billy s’était une fois de plus endormie vers les coups de midi. Elle ne s’était pas particulièrement bourrée la gueule comme on dit, étant donné que l’alcool n’avait pas le moindre effet sur l’organisme de la jeune femme, qui semblait l’absorber et ne faire qu’un avec. Mais lorsque l’insomnie devenait trop oppressante, elle ne savait quoi faire d’autre que s’assommer d’alcool. Constatant à chaque fois qu’il n’y avait rien à faire, tout était dans sa tête et elle devait d’abord gérer les problèmes qu’elle s’efforçait de reléguer dans un petit coin de sa tête. Faire semblant était un art qu’elle maitrisait à la perfection, l’enseignement de ses parents en la matière était digne des plus grands. Elle ne pouvait le leur reprocher, étant donné qu’elle mettait un point d’honneur à se cacher derrière les apparences. Pourtant elle n’était pas habituée à ce genre de train de vie, débordante d’énergie et rayonnante, c’était très rare qu’elle se laisse aller de la sorte et ce n’était pas réellement volontaire. En réalité elle n’avait rien à faire, après sa mésaventure avec Laurence, elle avait reçu l’ordre expresse de rester se reposer chez elle, le « non » très ferme de Gabriel lorsqu’elle avait exprimé son envie de travailler, ne laissait pas place à une quelconque forme de protestation. Acceptant alors ses quelques jours de repos forcé, ce qu’elle n’appréciait pas du tout. D’ordinaire, même si elle dormait peu, s’épuiser au boulot et savoir que la même routine prendrait place le lendemain, l’aidait à fermer l’œil pour quelques heures, tellement fatiguée que même les cauchemars ne la déstabilisaient plus. Hors là, elle demeurait dans un état léthargique, sa tête continuant à la faire souffrir, visiblement elle en aurait encore pour un bon moment avec ça. Se levant péniblement de son canapé, n’ayant pas jugé bon de partir dormir dans sa chambre, elle posa un regard sur l’horloge du lecteur dvd et constata avec horreur qu’il était déjà 17h. Elle n’avait donc rien fichue de sa journée, et ça avait le don de la déprimer royalement, d’autant qu’elle n’avait aucune espèce d’idée de ce qu’elle pourrait bien faire ce soir de toute façon. Lorsqu’elle tenta de se mettre debout elle pu aussi facilement constater que ses vertiges ne l’avaient pas encore abandonnés, à son plus grand désespoir. Finissant par retrouver un certain équilibre, elle devait tout de même se bouger un peu, elle ne voulait pas passer sa journée à se trainer lamentablement. Commençant par faire un brin de ménage qui eut au moins l’effet de lui prendre deux bonnes heures de son temps, elle put finir le tout par une douche des plus méritée.
Dans sa salle de bain, elle dut prendre de bonnes minutes à observer l’ecchymose sur son ventre, tout les souvenirs de cette soirée n’étaient pas une horreur pour elle, elle avait vu pire, et c’était justement ce que cette trace lui rappelait. Tel un fantôme du passé, elle avait la sensation de sentir cette ambiance oppressante qu’elle avait subit pendant des mois après ça. Se plongeant sous l’eau chaude, elle tentait de concentrer ses pensées vers tout autre chose, ses projets pour la soirée, ou plutôt son absence de projet. Elle pourrait bien sur appeler Casey, ou encore Sloan, mais elle avait la sensation de les avoir suffisamment ennuyé ces derniers temps. Tout en choisissant un peu au hasard une tenue dans son placard, elle songea à l’hypothèse de sortir, ce qu’elle faisait beaucoup avant, mais elle n’y voyait plus le même intérêt en ce moment. Elle s’était transformée en une Billy casanière, qui sait peut être qu’elle grandissait d’une certaine façon, et avait d’autre centre d’intérêt. Préférant se rassurer en optant pour cette hypothèse elle fut distraite par la sonnerie. Intriguée, n’attendant personne, elle pensait peut être à un voisin en panne de sucre ou autre. Descendant rapidement les escaliers en tentant de garder son maigre équilibre, elle eut une immense surprise en voyant sa jolie cousine devant elle. Les traits radieux de la jeune femme, firent naitre un sourire sincère sur les lèvres de la blondinette, heureuse que Muse vienne lui rendre visite. « Surprise ! Ce soir, toi & moi, jusqu’au bout de la nuit…Et c’est moi qui cuisine ! » Amusée et surtout ravie, elle se rendait compte que c’était une habitude commune pour elles que de rentrer et s’inviter sans la moindre gêne. Par ailleurs, Billy n’était pas du tout gênée bien au contraire, elle était ici comme chez elle, elle pouvait donc venir quand elle voulait et ce soir était vraiment bien choisit. « Oh mais t’es merveilleuse, en plus tu cuisines, que demander de plus ?! » Elle la regardait s’engouffrer dans la maison, tandis qu’elle refermait la porte derrière elles. « J’ai amené quelques trucs à boire… Sinon, des spaghettis à la bolognaise ça te dit ? » Et bien, elle ne pouvait souhaiter mieux, elle qui ignorait complètement quoi faire de sa soirée, la passer avec la jeune femme serait incontestablement une idée géniale. « C’est absolument parfait, tu ne peux pas imaginer à quel point j’en ai marre de manger des salades. Je vais me transformer en lapin à force. » Seule, et n’ayant pas forcement le temps, elle se nourrissait plus vraiment beaucoup ni de choses très consistantes, alors là c’était un festin de roi qu’on lui offrait. « Au fait, tu n’avais rien de prévu pour ce soir ? » Un doux sourire prit place sur ses lèvres, elle avait des fois l’impression de se voir dans un miroir tant leurs réactions pouvaient être semblables parfois. « Hmm, je prévoyais de m’ennuyer devant la télé, mais une soirée entre filles me semble beaucoup plus amusante. » Prenant l’initiative de se saisir des sacs qu’elle avait en sa possession, elle se dirigea vers la cuisine, sachant que Muse lui emboitait le pas. Déposant le tout sur le comptoir, elle commença à sortir la totalité, aidé par la jeune femme, impressionnée de voir qu’elle avait pensé à tout et ce n’était pas du luxe. Le vide du réfrigérateur de Billy faisait pitié ces derniers temps. « Alors, dis moi tout, t’aurais-je manqué ? Je suis surprise de voir que tu n’es pas occupée d’ailleurs. » Faisant ainsi allusion à son emploi auquel elle ne comprenait pas grand-chose quand bien même sa sœur fut mannequin et Casey propriétaire d’une agence, c’était beaucoup trop loin de son univers.



_________________

so when i'm ready to be bolder and (my cuts have healed with time), comfort will rest on my shoulder and i'll (bury my future behind).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.filthy-secret.com/t13530-xx-could-hug-you-to-death http://www.filthy-secret.com/t12264-journal-de-bord-de-jemima-eason
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: N° 1203; Talk to me. I'm here for you. Lun 5 Juil 2010 - 23:59


Un bref coup d’œil en direction de sa cousine fit remarquer plusieurs choses à Muse. Premièrement la jeune femme avait réellement l’air ravie de la voir débarquer à l’improviste chez elle, puisqu’elle affichait un large sourire sur son visage. Deuxièmement, elle avait encore perdu du poids, et semblait réellement fatiguée. Muse garda le silence sur tout cela, elle n’allait pas commencer à lui chercher des comptes dès le départ. Non, pour le moment, elle n’allait rien dire. Mais il était évident qu’elle allait ouvrir sa bouche pendant le repas. Il n’était pas question qu’elle laisse sa chère et tendre cousine dépérir de faim. S’il le fallait, Muse s’installerait chez elle le temps qu’elle reprenne du poids et qu’elle s’alimente correctement. Elle était sûre qu’elle ne le faisait qu’à moitié… Si elle le faisait du moins. « Oh mais t’es merveilleuse, en plus tu cuisines, que demander de plus ?! » Muse eut un petit rire, ce que Billy ne savait pas, c’était que ce repas pouvait être soit un délice soit une catastrophe. Allez savoir pourquoi, Muse ne savait pas faire les choses à moitié. Soit elle brulait tout, et la nourriture était tout simplement immangeable sous peine d’avoir une intoxication. Soit, tout était parfaitement cuisiné, et trouver quelque chose à redire était quasiment mission impossible. Alors ce soir, à quoi fallait-il s’attendre ? Sans doute à un délice, après tout, les spaghettis bolognaises n’étaient pas un plat compliqué. Mais sait-on jamais, ne vendons pas la peau de l’ours avant de l’avoir tué ! Alors que Muse avait les sacs dans les mains, elle regarda en souriant Billy qui poursuivait : « C’est absolument parfait, tu ne peux pas imaginer à quel point j’en ai marre de manger des salades. Je vais me transformer en lapin à force. » AHAH ! Elle avait vu juste, Billy ne bouffait rien ! Cory claqua sa langue d’un air réprobateur, elle allait la gaver telle une oie toute la soirée ! Pas question que sa cousine se transforme en herbivore. Avec qui pourrait-elle aller s’empiffrer au mc do après ? Ba quoi ? Ah mannequin… oui oui je sais, Muse était mannequin, et alors, un petit mac do de temps à autres ne faisait pas de mal, et rien que pour voir Casey exploser de rage à cause d’un malheureux kilo en trop, Muse se régalait à l’avance d’aller manger un bon hamburger bien gras. Mais revenons à nos moutons, dans le cas présent revenons à Muse qui observait d’un air réprobateur sa cousine qui était tout sourire. « Hmm, je prévoyais de m’ennuyer devant la télé, mais une soirée entre filles me semble beaucoup plus amusante. » Parfait ! Un sourire éclatant s’afficha sur le visage de la jeune Hannigan tandis que Billy prenait les sacs. Elle suivit sa cousine dans la cuisine, et tandis qu’elle se dirigeait vers le frigo sa cousine déballait les affaires et poursuivait : « Alors, dis moi tout, t’aurais-je manqué ? Je suis surprise de voir que tu n’es pas occupée d’ailleurs. » Muse eut un petit rire et commença à répondre : « Toi me manquer ? Il ne faut pas… » Elle venait d’ouvrir la porte du frigo « Putain Billy tu te fous de ma gueule ? Y a rien là dedans. » Elle se retourna, la fixa d’un œil sombre et croisa les bras. « C’est pas sérieux ! Tu manges quoi ? Des conserves à tous les repas ? Des pâtes ? Rassure-moi et dis-moi que tu commandes chez un traiteur tous les jours ! » Si Muse était aussi agacée, et un peu fâchée par la situation, c’était parce qu’elle se rendait compte que sa cousine se laissait aller. Elle se sentait impuissante face à sa douleur, et ça la bouffait, parce qu’elle avait toujours été là pour Miss Johnson et vice versa. Après un soupire, Muse haussa les épaules : « Bon demain, je vais en course et je remplis ton frigo. » Elle fit le tour de la table, s’approcha de sa cousine, et puis la prit dans ses bras. « Bien sûr que tu m’as manquée andouille ! Tu pourrais quand même passer me voir de temps en temps, surtout que maintenant on habite presque à côté ! » Elle déposa un baiser baveux sur la joue droite de la demoiselle, exprès pour l’embêter, et après une tape sur les fesses elle retourna vers le plan de travail. Muse sortit une planche en bois et demanda : « Alors Billy que c’est-il passé dans ta vie depuis… » Elle marqua une pause se rendant compte de sa boulette énorme, se mordit la lèvre inférieure et murmura : « …Enfin tu sais bien…Depuis que j’ai brûlé ta jupe en repassant. » Elle lui fit un petit sourire timide, évidemment elle n’avait pas pensé à cet épisode là, elles le savaient toutes les deux, mais c’était un moyen comme un autre de détendre l’atmosphère qu’elle avait gelé en moins de cinq secondes chrono. Contre toute attente Billy lui répondit. Et alors que Muse écoutait attentivement ses histoires, elle commença à couper les oignons en fines lamelles, elle fit chauffer de l’huile dans un wok, jeta les tranches d’oignons dedans. Une fois qu’ils furent assez grillés, elle mit les boulettes de viande. Elle prit ensuite dans un des sacs les canettes de bière, un paquet de chips, et un saucisson. Elle lança un regard amusé à Billy et tout en se dirigeant vers le salon elle lui dit : « Allez viens, on va boire l’apéro pendant que la viande cuit. » Oui, Muse était définitivement chez elle ici. Elle s’y sentait bien, presque mieux que dans sa propre maison…
Revenir en haut Aller en bas
Jemima Eason
too weird to live, too weird to die.
avatar

♦ Posts : 3333
Multinicks : teza, georgie, reggie, louisa, matt & selina
♦ Credits : ava@mine ~ sign@tumblr

Status : dating Remus (more like fangirling over Mumus as she says)
Address : #15 bilberry residence
Job/Studies : saleswoman in the grocer's shop - musician by night (street magician sometimes)
Quote : I shouldn’t be the superhero’s girlfriend, I should be the superhero.
Activité(s) de quartier : laughter therapy.


HALL OF FAME
To Do List: set three more alarms so i won't be late at work again, to take Schwarzy for a walk, buy flowers for the apartment, get drinks with harley.
Contact List:
RP status: [ ■ ■ ■ ■ ■ ] ; joe - remus - lori - vesper - priam

Message(#) Sujet: Re: N° 1203; Talk to me. I'm here for you. Mer 7 Juil 2010 - 13:50




« Putain Billy tu te fous de ma gueule ? Y a rien là dedans. C’est pas sérieux ! Tu manges quoi ? Des conserves à tous les repas ? Des pâtes ? Rassure-moi et dis-moi que tu commandes chez un traiteur tous les jours ! » Se fit-elle rapidement agressée de reproche par sa cousine. Elle qui s’était dirigée vers le frigo, n’avait pas pu déceler l’expression légèrement angoissée de la blondinette derrière elle. Consciente que les apparences pourraient laisser entrevoir un petit laissé aller. Billy avait passé de nombreux mois à veiller à ce que le frigo soit toujours plein ainsi que l’assiette de sa sœur, pour l’aider à combattre son anorexie et ses sautes d’humeurs lui ôtant tout appétit. Ces temps-ci, c’était vrai, elle avait un peu abandonné l’idée de manger, mais uniquement par manque de temps, et aussi de motivation fallait l’avouer. Elle était pourtant une excellent cuisinière, mais préparer un petit plat, pour sa seule et unique personne, pouvait être rapidement démotivant et déprimant. Elle se contentait de peu ces derniers temps, et au moins elle serait débarrassée des kilos superflues pour l’été. Bon ok, raison complètement absurde. « Et bien en faite figure toi que j’allais justement faire les courses, mais je me suis levée trop tard aujourd’hui. » Souriant avant de se mordre légèrement la lèvre inférieur, trahissant son petit mensonge. On pourrait croire qu’une jeune femme comme elle, entendons par là, un peu garce sur les bords, mentait comme un arracheur de dents. Hors en réalité, elle préférait de loin la franchise, certes elle jouait très bien, et savait quoi dire et quoi faire pour dissimuler les apparences. Un petit talent d’actrice également qui lui permettait de faire gober n’importe quoi. Certes ses dernières victimes en date, Laurence et Jovan, étaient un peu naïf également. Elle ne les détestait pas vraiment d’ailleurs, surtout pas Jovan, pourtant elle avait besoin de s’en prendre à quelqu’un pour la mort de sa sœur, et alors que lui l’avait choisit pour cible, elle en avait fait de même. Mais qui avait vraiment raison ? Personne ne saurait le dire. Mentir n’était pas un de ses grands talents surtout lorsqu’elle n’avait aucune raison valable pour cela, à cet instant précis par exemple. Muse étant sa cousine, c’était presque impossible pour elle de formuler un quelconque mensonge, elle détestait ça. Mais elle craignait qu’elle ne s’inquiète pour ne serait-ce que son alimentation. « Bon demain, je vais en course et je remplis ton frigo. » « Pas besoin de t’inquiéter tu sais, il sera rapidement plein, je m’en chargerai. » Elle en avait au moins sincèrement l’intention. Seulement elle s’était une fois de plus complètement plongée dans son boulot pour penser le moins possible, et même si elle avait écopé de quelques jours de congés elle comptait bien sur reprendre très vite.
« Bien sûr que tu m’as manquée andouille ! Tu pourrais quand même passer me voir de temps en temps, surtout que maintenant on habite presque à côté ! » Muse lui ressemblait tellement que pendant longtemps elle ne s’était pas demandé s’il n’y avait pas eut une erreur cosmique entre elle et Jeylhan. Chaque chose qu’elle faisait, aurait put être l’un de ses propres gestes, tant et si bien qu’elle avait la sensation de parfois se voir dans un miroir. Et cela faisait du bien, croiser le regard bleuté de la jeune femme sans avoir le souvenir de sa sœur lui arrivant en pleine figure était libérateur en quelque sorte. Se retournant pour ensuite lui faire face, elle réalisa que ces derniers temps, elle s’était un peu éloignée des gens qui comptait vraiment comme sa cousine. Ce n’était pas volontaire, pas du tout au contraire même. Elle venait à peine d’en prendre conscience. Elle semblait attirer l’attention peut être, pourtant ce n’était pas le cas. Tout le monde autour d’elle savait ce qu’elle traversait, elle ne voulait pas qu’on la plaigne elle détestait ça. Seulement dans ces conditions, se taper l’incruste prenait une autre signification, et l’idée de devenir un boulet la révulsait. « Tu as raison, je sais pas pourquoi je ne l’ai pas fais, d’autant que tu sais bien que déranger, c’est le cadet de mes soucis. » Toutes deux pouvaient se rendre des visites sans craindre un quelconque dérangement, tout simplement parce que, où que se trouve l’autre, elles se sentiraient chez elle. Le simple plaisir d’être des cousines aussi proches. « Alors Billy que c’est-il passé dans ta vie depuis … Enfin tu sais bien…Depuis que j’ai brûlé ta jupe en repassant. » C’était précisément ce genre de moment qu’elle craignait depuis la mort de sa sœur. Elle n’était pas dérangée par l’idée d’en parler de toute façon il faudrait bien à un moment où un autre. Mais elle ne voulait pas qu’on se sente mal à l’aise en l’évoquant, d’autant que Muse était elle aussi concernée par cette perte, malgré la mauvaise entente entre elles. Elle s’amusa cependant de sa petite pirouette pour rattraper la gaffe qu’elle n’avait pourtant pas commise. « Oh et bien tu sais, la routine. Le boulot, j’fais même plus attention à tout le temps que j’y passe maintenant. Et puis les tracas quotidiens quoi. » L’observant tout gérer d’une main de maître, elle finit par lui emboiter le pas lorsqu’elle la vit se diriger vers le salon et lui proposer un apéro. Décidément elle avait tout prévu, et Billy en profitait avec une joie non dissimulée. « Au moins je suis ravie de voir que tu n’es pas comme toutes ces mannequins qui s’affament. » S’asseyant sur le canapé rapidement rejoint par sa cousine, elle reprit rapidement le sujet de conversation lancée dans la cuisine. « Et toi dis-moi quoi de neuf ? Ta patronne n’est pas trop dure avec toi j’espère ? » Sa patronne n’étant autre que mademoiselle Ainsworth. Muse n’était pas dans la confidence quant à la relation unissant Casey et Billy. Cette dernière avait du mal à en parler pour tout les ennuis qu’elle avait eut avec sa sœur notamment. Elle avait à présent constamment peur d’être jugée, et elle avait trop besoin de sa cousine pour prendre un tel risque. « C’est qu’elle peut être tyrannique il parait! » Elle l’avait même vue à l’œuvre plus d’une fois et savait parfaitement qu’elle était une patronne redoutable. Mais elle connaissait aussi très bien sa cousine, et elle était persuadée qu’elle lui rendait la vie tout autant difficile. Ça aurait pu déranger Billy, pourtant elle trouvait ça plutôt amusant, du moment que ça restait plutôt « calme » entre elles. Si elles partaient en guerre l’une contre l’autre, là elle serait obligée de s’en mêler.



_________________

so when i'm ready to be bolder and (my cuts have healed with time), comfort will rest on my shoulder and i'll (bury my future behind).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.filthy-secret.com/t13530-xx-could-hug-you-to-death http://www.filthy-secret.com/t12264-journal-de-bord-de-jemima-eason
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: N° 1203; Talk to me. I'm here for you. Mer 15 Sep 2010 - 1:39





Muse n’était pas venue dans l’optique de faire des leçons de morale à sa cousine. Non elle n’était pas venue dans l’objectif de remplacer la mère de la blondinette. Crier, râler, se plaindre, ne faisaient pas parti de ses plans. Mais lorsqu’elle voyait que sa cousine ne prenait pas soin d’elle, cela la mettait hors d’elle. Parce que Muse tenait à Billy, sans doute plus que celle-ci ne pouvait se l’imaginer. Alors lorsqu’elle avait vu ce frigo vite, Muse n’avait pu tenir sa langue, ça avait été plus fort qu’elle, il avait fallu qu’elle râle, qu’elle lui dise sa façon de voir les choses. Elle savait que la jumelle de Billy était anorexique avant de… Avant de mettre fin à ses jours. Et la jeune Hannigan refusait catégoriquement que sa cousine chérie tombe dans le même calvaire, il n’était pas question qu’elle souffre, et surtout il n’était pas question qu’elle la perde, parce que si cela venait à arriver, Muse ne s’en remettrait jamais, c’était évident. Surtout que ces derniers temps, la jeune femme n’avait personne vers qui se tourner, personne à part la jolie blonde chez qui elle se trouvait. D’ailleurs, Billy devant la mine agacée de Muse, répondit: « Et bien en faite figure toi que j’allais justement faire les courses, mais je me suis levée trop tard aujourd’hui. » Muse fixa d’un regard noir, mais dans le fond pas si méchant, sa cousine. Elle ne savait pas mentir, c’était pathétiquement drôle. D’ailleurs, Muse eut un petit sourire en coin. Billy avait beau essayé de lui mentir depuis des années, pour des petites choses insignifiantes, elle n’y était pas parvenue. Muse, elle, était la reine des mensonges, alors que paradoxalement, elle savait se montrer très franche, même trop franche. Mais revenons à Billy, Muse leva les yeux au ciel, lui indiquant qu’elle ferait les courses demain, mais Billy s’empressa d’ajouter qu’elle les ferait elle-même. Muse croisa les bras d’un air réprobateur et lui dit: « Je te préviens, je passe demain soir pour vérifier que tu les as faites ! » Une menace ? Pas vraiment, nous dirons qu’il s’agissait d’une gentille mise en garde. Muse observait sa cousine, et la trouvait bien pensive. Tout cela ne lui ressemblait pas. Elle la trouvait plus calme, plus renfermée, moins joyeuse, plus…Plus triste. Oui voilà plus triste. Elle avait perdu sa jumelle, et sans doute qu’elle ne s’en remettrait jamais totalement. Et c’était atroce comme sensation, et puis ce sentiment que Muse ressentait, celui de l’impuissance face à ce drame, elle ne savait pas comment le gérer. Elle voulait aider sa cousine à remonter la pente, à retrouver sa joie de vivre et son côté garce dont elle raffolait, mais comment faire ? Muse fut sortie de ses pensées lorsque Billy lui dit: « Tu as raison, je sais pas pourquoi je ne l’ai pas fais, d’autant que tu sais bien que déranger, c’est le cadet de mes soucis. » Un rire amusé échappa des lèvres de la jeune Hannigan. En effet, sur ce point elles étaient d’accord. Ni l’une ni l’autre n’était gênée de déranger les autres, d’ailleurs pour Muse, c’était parfois un plaisir de faire chier les gens en leur imposant sa présence. Oui, je vous l’accorde, Muse pouvait parfois se montrer puérile… Et puis de plus avec Billy ce n’était pas pareil. Leur relation était tellement fusionnelle qu’elle savait que l’une serait toujours là pour l’autre à n’importe quel moment du jour et de la nuit, oui oui, même de la nuit !

Les choses sérieuses commencèrent lorsqu’elles prirent l’apéritif et qu’elles engagèrent la conversation pour de vrai. Tandis que Billy lui disait: « Oh et bien tu sais, la routine. Le boulot, j’fais même plus attention à tout le temps que j’y passe maintenant. Et puis les tracas quotidiens quoi. » Muse croquait dans une olive, acquiesçant au discours de sa cousine. Le travail…Combien de fois Muse s’était elle réfugiée dedans quand tout allait de travers ? Beaucoup trop de fois pour qu’elle ne parvienne à s’en souvenir. Billy qui l’observait en train de manger lui dit avec un sourire: « Au moins je suis ravie de voir que tu n’es pas comme toutes ces mannequins qui s’affament. » Muse s’étouffa doucement avec l’olive et toussa pour décoincer l’aliment. Elle but une gorgée, et son regard s’assombrit. Elle lui dit alors: « On est d’accord, j’ai jamais fait de régime, je m’empêche de manger aucun aliment, je vais même au McDo, et bien devine quoi. Devine quoi ! » Muse semblait agacée, et énervée par quelque chose qui devait échapper à Billy. Finalement la jeune Hannigan lâcha sur un ton de dégout: « J’ai reçu une lettre d’une certaine Ferdison, m’accusant d’anorexie, m’accusant d’avoir une influence négative sur les adolescentes qui m’observent dans les magazines, et j’en passe. T’y crois toi ? On aura tout vu je t’assure ! » Muse n’avait pas du tout digérer cette lettre, pour la simple et bonne raison qu’elle n’était pas anorexique, qu’elle connaissait les dangers de cette maladie et qu’elle luttait contre elle dans les différents défilés où elle se rendait. Alors qu’une inconnue l’accuse d’une telle chose, et lui face une leçon de morale, non… Non, ce n’était pas possible. Muse finit par hausser les épaules, signe que l’on pouvait changer de conversation. Elle but une gorgée et écouta la nouvelle question de sa cousine, un sourire accroché aux lèvres: « Et toi dis-moi quoi de neuf ? Ta patronne n’est pas trop dure avec toi j’espère ? C’est qu’elle peut être tyrannique il parait! » Muse se mit à rire après cette remarque. Cassandre, chère Casey, lorsque Muse y pensait, elle se rendait compte qu’elles ne se rendaient pas la tâche facile mutuellement. Depuis qu’elle avait été engagée, Muse s’était comportée comme une peste, elle avait enchainé crasse sur crasse. Arriver en retard, ne pas arriver du tout, s’empiffrer de hamburger dans un rendez-vous d’affaire, rire comme une bécasse. Mais à côté de cela, elle savait se montrer professionnelle dans les vrais moments. Elle était irréprochable lors des défilés, irréprochable lors des séances photos, et tout le monde s’accordait pour dire qu’il était agréable de travailler avec elle, tout le monde sauf Cassandre évidemment. Muse observa sa cousine: « Hé, je sais que tu es copine avec elle, alors pas de trahison, priorité aux liens du sang, tu balances pas tout ce que je vais te dire ! » Elle lui fit un sourire taquin et joueur. Muse ignorait que sa cousine était plus qu’amie avec Cassandre. Si elle venait à l’apprendre ? Elle s’énerverait sans aucun doute. Oh oui elle serait en colère…Que Billy lui ait caché ça aussi longtemps. Et puis elle lui ferait comprendre qu’elle méritait mieux que Cassandre. Non vous ne rêvez pas, Muse se fichait éperdument de savoir si sa cousine sortait avec un homme ou une femme, tant qu’elle était heureuse, c’était tout ce qu’il comptait. Bref, Muse poursuivit: « Le travail ça se passe bien, je t’avoue que je mène la vie dure à Cassandre, et qu’il n’y a pas une journée qui se déroule sans qu’elle ne m’hurle dessus. Mais ça met de l’animation, et ça m’amuse de la voir s’énerver et craquer avec autant de facilité. » Muse profitait de son statut d’icône de la mode pour chercher Cassandre et la provoquer un peu plus chaque jour, en réalité, si elle n’était pas aussi connue et populaire dans le domaine de la mode, elle n’aurait jamais agis de la sorte avec elle. Ignorant que sa cousine partageait la vie de sa patronne elle lui demanda: « Au fait, quelqu’un ferait-il battre le cœur de ma cousine adorée ? »



Revenir en haut Aller en bas
Jemima Eason
too weird to live, too weird to die.
avatar

♦ Posts : 3333
Multinicks : teza, georgie, reggie, louisa, matt & selina
♦ Credits : ava@mine ~ sign@tumblr

Status : dating Remus (more like fangirling over Mumus as she says)
Address : #15 bilberry residence
Job/Studies : saleswoman in the grocer's shop - musician by night (street magician sometimes)
Quote : I shouldn’t be the superhero’s girlfriend, I should be the superhero.
Activité(s) de quartier : laughter therapy.


HALL OF FAME
To Do List: set three more alarms so i won't be late at work again, to take Schwarzy for a walk, buy flowers for the apartment, get drinks with harley.
Contact List:
RP status: [ ■ ■ ■ ■ ■ ] ; joe - remus - lori - vesper - priam

Message(#) Sujet: Re: N° 1203; Talk to me. I'm here for you. Mar 5 Oct 2010 - 17:33



La mode était définitivement un monde qu’elle ne comprendrait pas, bien qu’elle ait suffisamment de personnes autour d’elle pour s’immerger tête la première. Jeylhan avait prit son boulot de mannequin comme un rêve, comme s’il s’agissait de l’aboutissement d’une vie. Quant elle voyait à quel point elle s’était détruite pour arriver à ses fins, elle n’en voyait pas l’intérêt. Quant à Casey, elle était complètement obsédée par son agence. Elle avait faillit détruire beaucoup autour d’elle y comprit Billy, seulement pour en devenir directrice. Muse était l’exception confirmant la règle, la seule personne « normale » dans ce monde de dingue. Étrange, puisque lorsque l’on connaissait la jeune femme, on pouvait facilement se rendre compte qu’elle était complètement dingue. Billy était convaincu qu’elle pourrait trouver sa voie ailleurs que dans ce milieu, mais si c’était dans le mannequinat qu’elle s’épanouissait, à quoi bon tout détruire ? Et puis, sa cousine avait suffisamment de caractère et de bon sens pour ne pas tomber dans la facilité et encore moins dans ce type d’emmerdes. La blondinette craignait toujours de la voir reproduire les erreurs de Jeylhan bien qu’elles ne furent jamais proches, le mannequinat était un monde impitoyable. Mais Muse était forte, et Jeylhan ne montrait que ses faiblesses à longueur de temps. Ainsi elle pouvait être ravi de voir la brunette se jeter sur l’apéritif avec autant d’appétit qu’elle. « On est d’accord, j’ai jamais fait de régime, je m’empêche de manger aucun aliment, je vais même au McDo, et bien devine quoi. Devine quoi ! J’ai reçu une lettre d’une certaine Ferdison, m’accusant d’anorexie, m’accusant d’avoir une influence négative sur les adolescentes qui m’observent dans les magazines, et j’en passe. T’y crois toi ? On aura tout vu je t’assure ! » Au début surprise par ce qui ressemblait à de l’agacement, lorsqu’elle finit par tout lui expliquer, le regard de Billy vira au noir. « une certaine Ferdison » ? La jeune femme savait pertinemment qui était derrière cette lettre stupide et insultante, Laurence ! Sa vie était ennuyeuse à ce point là ? « Ferdison tu dis ? » L’avocate avait fait une erreur de jugement, elle aurait dut faire comme à son habitude et fouiner, peut être aurait-elle trouver que Muse était sa cousine, et aurait alors comprit ce qui lui pendait au nez si elle osait s’attaquer à elle. S’il y avait bien une chose que Billy pouvait détester, étant qu’on s’en prenne à sa famille, cette dernière ne dénombrant plus que la jeune Hannigan maintenant. Cet affront ne resterait pas impuni. Un sourire sadique illumina subitement le visage fatiguée de la blondinette qui réfléchissait d’ors et déjà à comment lui faire payer une bêtise pareille. « C’est que je commence à en avoir marre de cette chère Mlle Ferdison. Je connais un peu trop cette emmerdeuse, j’avais décidé de la laisser tranquille et de faire comme si elle n’existait pas. Mais finalement, je pense que je vais plutôt lui pourrir la vie jusqu’à lui donner envie de vivre au pôle nord. » Oh oui, Billy avait un sens de la vengeance très développé. On pourrait presque croire qu’elle en oublie certain événement. Elle ne se sent pas obligée d’agir sur le moment, sa vengeance se prépare et surtout se savoure. Se délectant toujours plus des répercutions de ses manigances, elle comptait bien mettre les bouchées doubles. Qu’importe le temps que cela prendrait, elle n’était pas pressée, et son plaisir s’en trouverait décuplé. Peu savait à quel point il était raisonnable de se méfier de la blondinette, c’était si aisé pour elle de berner. Dotée d’un visage angélique, elle trompait son monde avec une grande facilité. Parfois agacée de voir les autres se sentir pousser des ailes face à elle, Billy aimait d’autant plus les voir tomber de si haut. Perdue dans ses pensée, elle en perdit presque le file de la conversation, jusqu’à ce que la voix de la jeune femme la ramène à la réalité. « Hé, je sais que tu es copine avec elle, alors pas de trahison, priorité aux liens du sang, tu balances pas tout ce que je vais te dire ! Le travail ça se passe bien, je t’avoue que je mène la vie dure à Cassandre, et qu’il n’y a pas une journée qui se déroule sans qu’elle ne m’hurle dessus. Mais ça met de l’animation, et ça m’amuse de la voir s’énerver et craquer avec autant de facilité. » La blondinette se mit à rire presque aussitôt, évidemment qu’elle n’irait pas trahir sa cousine. Aux yeux des autres et y comprit Muse, son couple n’était qu’une amitié, si Casey était sensée être sa meilleure amie, elle n’irait pas balancée tout ce que sa cousine pourrait lui dire c’était évident. Pourtant elle se demandait encore pourquoi elle continuait de le lui cacher, sans doute à cause de cette mauvaise entente entre elles. Aucune des personnes au courant de cette « histoire » ne comprenait qu’elle devait restée secrète. Et elle ne pourrait concevoir qu’on se servirait de sa confession contre sa petite amie, aussi méprisable qu’elle puisse paraitre. « Je n’en dirais pas un mot, promis ! » dit-elle en souriant, avant de reprendre. « Je vois qu’elle a enfin trouver une adversaire à sa taille. J’imagine assez l’ambiance explosive lorsque vous êtes dans la même pièce. » Imaginer Casey rendue complètement chèvre par les agissements de sa cousine était plus qu’amusant. Après tout, il n’y avait rien de bien grave là dedans, donc rien d’alarmant, rien dont elle ne pourrait se permettre de rire. Et elle devait le reconnaitre, ça lui faisait aussi beaucoup de bien. « Essayez de pas vous entretuer quand même, j’ai besoin de vous deux. » Et Muse ne soupçonnait surement pas à quel point ça pouvait être vrai, surtout à présent. « Au fait, quelqu’un ferait-il battre le cœur de ma cousine adorée ? » Manquant presque de s’étouffer, elle ne s’attendait pas vraiment à parler de ses histoires de cœur, pourtant ça aurait dut lui sembler évident. N’était-ce pas le sujet qui revenait le plus souvent lors de conversations entre filles ? Mais cette fois-ci c’était légèrement plus délicat, elle ne pouvait pas se permettre de lui dire ouvertement la vérité. En revanche elle se refusait à lui mentir, elle pourrait très bien se montrer évasive et mystérieuse comme elle l’avait tant fait avec Sloan, seulement voilà, lui n’était pas du genre bavard et obtenir quelque chose de lui relevait de l’exploit. Muse était davantage comme elle, enjouée, limite hystérique et indéniablement curieuse. Elle devrait donc se montrer prudente sans trop en dire. « Oh et bien tu sais, faire battre mon cœur n’est pas une tâche facile. Crois-tu que je pourrais être tombée sur quelqu’un susceptible d’être assez fort et résistant pour ça ? » Répondre par une autre question ? Humm pourquoi pas, ça pourrait marcher il fallait essayer. Sourire malicieux aux lèvres, elle espérait avoir échappé au « pire » de la révélation. Mais pour s’en assurer, elle préféra détourner la conversation sur elle. Après tout, elle était tout aussi curieuse de connaitre les détails croustillants de la vie de la jeune femme. « Et toi très chère cousine, serais-tu tombée sur la perle rare? »



_________________

so when i'm ready to be bolder and (my cuts have healed with time), comfort will rest on my shoulder and i'll (bury my future behind).
Revenir en haut Aller en bas
Voir le profil de l'utilisateur http://www.filthy-secret.com/t13530-xx-could-hug-you-to-death http://www.filthy-secret.com/t12264-journal-de-bord-de-jemima-eason
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: N° 1203; Talk to me. I'm here for you.

Revenir en haut Aller en bas
 

N° 1203; Talk to me. I'm here for you.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Ocean Grove - Quartier Résidentiel :: Apple Road & Lemon Street-