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 Tout vient à point à qui sait attendre. || PV Pride

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Message(#) Sujet: Tout vient à point à qui sait attendre. || PV Pride Mar 22 Juin 2010 - 16:22

PRIDE & NOELINA
Tout vient à point à qui sait attendre.




Ce matin là, Noelina s'était tirée de son lit avec regret, trouvant qu'on était si bien dans ses draps. Elle dormait la fenêtre ouverte et les volets à moitié fermés, elle savait donc combien il faisait beau aujourd'hui. Comme souvent dans la région d'ailleurs. Vêtue d'un shorty et d'un grand tee-shirt, elle se prépara un petit déjeuner royale et alla le savourer sur sa "modeste" terrasse. Être riche avait, avouons le, certains avantages. La vue était magnifique, elle dominait le quartier et elle était directement orientée vers la mer et ses plages de sable fin. D'ailleurs, depuis son arrivée, la jeune femme n'avait pas encore eu le temps d'aller profiter de la plage. Bien qu'elle disposait déjà d'une immense piscine chez elle, il fallait reconnaitre que tout de même, ce n'était pas la même chose. Elle prit donc la décision d'y aller aujourd'hui. Juste comme ça, histoire de se balader, de mettre les pieds dans l'eau en mangeant une glace et de voir un peut la tête des gens de Miami. Quand elle eu finit, il n'était pas loin de 11h. Elle fila donc en vitesse sous la douche pour se rafraichir un coup et éviter de garder une tête endormie. Elle se sécha légèrement les cheveux car de toute façon, vu comme le soleil tapait il allait faire se travail tout seul. Elle enfila un maillot de bain coloré et une tunique blanche, large mais qui lui arrivait un peu en dessous des fesses. Des tongues, une sacoche et c'était partit. Elle décida d'y aller à pied d'ailleurs, histoire de se promener et de sortir de chez elle. Et puis avec un beau temps pareil, il serait ridicule de prendre la voiture. Surtout que les plages n'étaient pas bien loin.

En 20 minutes elle arriva à destination. Dans la rue, la plupart des gens étaient peu vêtus, arborant souvent des maillots de bains de toutes les formes et couleurs. C'était un joli spectacle et la jeune fille souriait, sereine. Puis, elle sentit le sol se ramollir sous elle, laissant son pied s'enfoncer quelque peu. Enfin, elle marchait sur le sable de Miami. Ce n'était pas rien tout de même, c'était une destination de rêve et tous n'avaient pas l'occasion d'y aller. Et mieux encore, d'y vivre. Il était midi et il y avait peu de monde dans l'eau. Les baigneurs s'étaient agglutinés sur leurs serviettes pour pique-niquer où dans les bars/restaurants. Il était difficile de se frayer un chemin parmi la foule et elle regretta presque d'être venue. Les gens parlaient fort, riaient, criaient, couraient de tous les côtés. Bientôt, elle se sentit mal et voulu s'isoler un peu. Elle continua son chemin en apercevant un petit renfoncement dans l'eau. Abrité par des rochers, le bruit du reste de la plage était un peu coupé et diminué. Ici trainait principalement des bandes de jeunes qui s'amusaient à sauter des rochers. Il y avait de la place et c'était plus calme.

Un marchand de glace passa au même moment. Noelina l'arrêta aussitôt. Bien qu'elle venait de déjeuner, les glaces faisaient partie de ses péchés-mignons. Amusé par son regard pétillant et sa mine alléchée, le glacier lui demanda en riant quelque peu : « Et alors ? Qu'est-ce que ce sera pour la demoiselle ? » Il lui tendit un papier qui regroupait les différents parfums mis à disposition. Noelina hésita un moment, aimant presque tout. Elle finit par dire : « Hmm... Deux boules euh.. Allé, vanille, fraise ! » Elle rendit la carte à l'homme, rayonnante. Il l'a lui prépara avec plaisir et elle en profita pour sortir sa monnaie. « Et voilà mademoiselle ! 3$20 s'il vous plait. » Elle lui donna le compte, le remercia et continua sa route. Elle s'avança vers l'eau, retira ses tongues et alla mettre ses pieds dans l'océan tout en dévorant sa glace. Le soleil venait l'illuminer et la jeune femme s'amusait, seule, mais elle s'amusait malgré tout. Elle manqua de perdre l'équilibre et de tomber dans l'eau, elle se rattrapa de justesse en riant de bon cœur. Il y avait chez Noelina ce côté naturel et bon enfant qui la rendait gracieuse et agréable. Elle finit par s'assoir sur le sable mouillé, les vagues venaient lui chatouiller les pieds. Elle attaquait déjà son cornet. De toute façon, il valait mieux pour elle qu'elle se dépêche car avec cette chaleur la glace fondait à toute allure.
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Message(#) Sujet: Re: Tout vient à point à qui sait attendre. || PV Pride Jeu 24 Juin 2010 - 15:25

    Quoi de plus banal qu'un soleil d'ocre, de vermeil et tapant avec fougue sur la contrée de Miami... Un ciel bleu, des percées rayonnantes et dorées, des femmes magnifiques à en faire pâlir de jalousie la Californie, à l'autre bout du continent, et malgré ce paysage paradisiaque, les ennuis multiples et loin d'être dérisoires se succédaient à Ocean Grove. Pour le jeune homme ayant décidé de lâcher le volant de sa somptueuse voiture pour mieux venir se ressourcer à l'air libre, les dommages collatéraux étaient eux aussi loin d'être terminés, lui qui pensait que la fatalité s'était suffisamment abattue sur lui ces derniers temps, était au final loin du compte. Comment pouvait-il prévoir après tout, que son ancienne idylle de Harvard, pouvait un jour se décider coûte que coûte à le retrouver, elle qui était tant muée dans sa timidité délicieuse mais maladive. La vie vous jouait des tours, et plus que cela encore, elle se jouait de Berrington qui pourtant avait toutes les cartes en main. Ce jour-là semblait être celui qui venait sceller de nouveau sa destinée vacillante, car malgré l'apparente sérénité des lieux seulement rompue par les rires des enfants courant sur la plage, une atmosphère tendue pointerait bientôt le bout de son nez, malgré la détermination de Pride de remettre de l'ordre dans sa vie déjà fort bien bordélique. Les yeux noisette de ce dernier vinrent en effet se poser sur une silhouette à la chevelure blonde alors qu'il s'arrêta un bref instant, d'un geste instinctif et presque prémonitoire : une envie, une impression, une obligation presque, que de poser ses prunelles pénétrantes et ambrées sur l'ombre frêle de la demoiselle dont il n'apercevait que le dos gracile et fin. Mais même sans voir son visage, sans même croiser les yeux sans doute pétillants de la petite poupée pleine de vie, il lui semblait reconnaître cette personne d'entre toutes : le palpitant de Pride loupa dès lors un battement, interrompant sa course cyclique de tambour lent sans crier gare, aussitôt que ses prunelles ténébreuses accrochèrent la peau opaline de la demoiselle au loin. Des sentiments contradictoires se mêlèrent alors en lui, sans qu'il ne le veuille pour autant : surprise, gêne, étonnement, malaise, trouble, froideur... Mais rien qui ne s'apparentait à de l'amour voire même des remords, quand bien même cette Vénus blonde au bord de l'eau lui rappelait trop une ancienne idylle envolée.



    FLASHBACK



    « Arrête de la regarder comme ça, on dirait que tu vas la bouffer ! »
    « Elle est sexy. » affirma Pride de sa voix suave et épicée, une lueur lubrique scintillant dans l'alcôve de ses yeux fauves et vicieux.
    « Sexy tu parles, c'est la paumée du campus. C'est pas étonnant que tu ne l'aies pas remarquée auparavant, elle fait surtout office de tapisserie. »
    « J'ai entendu dire qu'elle était aussi immensément riche. Plus encore que la plupart des pouilleux de Harvard. »
    « Ah c'est pour ça que tu bloques sur elle, tout d'un coup. »

    Le sourire semi amusé, semi compatissant de Maddison pour la demoiselle blonde dont la silhouette frêle se miroitait dans les prunelles ténébreuses de son ami Pride, se mua en un bref soupir non sans qu'elle n'esquisse une légère grimace presque méprisante. La jeune fille répondant au nom de Noelina, semblait perdue dans son monde autant que dans le campus de Harvard, errant seule et hésitante au sein de cette masse d'étudiants riant aux éclats. Le contraste était frappant, entre la demoiselle réservée et enfermée dans son monde, et la popularité de Berrington dont le credo festif et lubrique attirait toujours autant de personnes dans sa cour. Sentant la main tendre de Maddison se poser sur son bras, le regard ambré de Pride se tourna vers la jolie brune, d'une moue amusée et mauvaise.

    « Ne fais pas ça Pride. »
    « Ne fais pas quoi ? » souffla-t-il avec arrogance.
    « Tu le sais très bien ! Ne lui brises pas le coeur, elle est déjà assez malmenée par tout le monde. Laisse-la tranquille... Rappelle-toi qu'on part dans un an à Miami, rappelle-toi ce qu'on a prévu. Cette fille est sympa dans le fond, juste un peu trop... »
    « Justement, c''est la victime qu'il me faut... »
    « A quoi tu p... »

    La jeune Maddison n'eut pas même le temps de poser sa question, que déjà Pride avait tourné les talons en direction de la salle de cours, un sourire diablement sombre et charismatique au coin de ses lèvres sucrées, comme résonnait au loin son prénom scandé avec agacement par son amie. Cette dernière semblait avoir compris qu'une fois encore, l'esprit calculateur et mesquin de Pride viendrait faire une victime de plus, sans qu'elle ne puisse y faire grand chose.

    ***



    Sans doute que la demoiselle blonde au loin avait senti la brûlure que lui procuraient les prunelles pénétrantes de Pride sur sa peau d'albâtre, car il la vit se tourner vers lui sans même qu'il ne s'y attende. Leurs regards se croisant alors, il se remémora cette première fois où leurs pupilles s'étaient accrochées : lui si confiant, elle si hésitante... Détournant enfin ses yeux ambrés du visage de poupée de Noelina, Pride continua sa route, d'un pas plus pressé et d'une oeillade fuyante, espérant qu'elle ne l'aurait pas reconnu ou plus naïvement encore, qu'il ne s'agissait que de son sosie... Préférant fuir son passé autant que la demoiselle, Berrington espérait avec audace qu'elle n'était pas venue récupérer ce qu'il lui avait pris, qu'elle aurait oublié, qu'elle n'était pas venue pour lui, finalement... Pour la première fois de sa vie, Pride Berrington espérait ne pas être au centre du monde, et semblait fuir avec vivacité un problème qui lui faisait face : il avait vraiment fallu qu'il ne craigne le retour de la belle Noelina pour qu'il ne songe à contourner l'obstacle...

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Message(#) Sujet: Re: Tout vient à point à qui sait attendre. || PV Pride Ven 25 Juin 2010 - 16:31

La journée avait pourtant si bien commencée. Jamais la jeune femme n'aurait pensé retrouver ce qu'elle cherchait aussi rapidement. Encore innocente et insouciante, Noelina se levait doucement. Elle retira le sable mouillé qui était venu se coller à son corps frêle. Elle jeta un dernier regard à l'océan. Cet horizon infinis la séduisait à chaque fois. Comment résister à une mer d'huile ? L'appel du large se faisait souvent sentir, mais la demoiselle n'avait pas encore eu le courage de se lancer. Il est vrai que prendre le bateau et partir à la conquête des pays étrangers avait quelque chose d'excitant, mais les risques étaient importants aussi. Et elle n'était pas sûre de supporter les nuits dans un bateau. Enfin, qu'importe. La jeune femme décida de faire demi-tour et de remonter chez elle ou bien d'aller se promener dans Miami, elle ne savait pas encore, elle hésitait. Elle ne savait pas que le destin allait choisir pour elle son programme. Elle se retourna donc, se dirigeant vers ses chaussures. C'est là qu'elle aperçue la silhouette d'un homme au loin, qui la fixait avec attention. Elle plissa les yeux, ayant du mal à le distinguer à cause du soleil. Elle porta sa main droite sur son front en guise de visière. Ce qu'elle réussit à percevoir la figea sur place.

Elle aurait pu le reconnaître entre mille. Pride, c'était Pride. Son coeur s'accéléra, une bouffée de stress l'envahit. Son sang ne fit qu'un tour, soudainement brûlant et rapide. Elle resta tout d'abord immobile, surprise. Elle savait pourtant qu'il était ici et c'était d'ailleurs la raison de sa venue. Mais elle ne s'attendait pas à le revoir comme ça, par hasard. Elle pensait effectuer des recherches et tout programmer. Là, elle allait devoir improviser et elle se sentait soudainement moins sûre d'elle. Pourtant, ce n'était pas le moment de douter, de le laisser filer. Sinon, il allait penser qu'il avait encore le dessus sur elle, ce qui n'était plus le cas. Enfin, elle l'espérait en tout cas. Elle le vit alors se détourner et s'en aller, pressé. Elle entrouvrit la bouche, déconcertée. Elle était persuadée qu'il l'avait vue, elle le savait. Elle enfila ses tongues rapidement et se lança à sa poursuite, sans réfléchir. De toute façon, il valait mieux pour elle qu'elle ne réfléchisse pas car elle doutait encore trop de sa capacité à le faire chanter. Durant sa course, de nombreux sentiments se mélangèrent. Aurait-elle la force de l'affronter ? Comment réagirait-elle en étant près de lui ? Beaucoup de questions trottaient dans sa tête, trop de questions. Heureusement, la colère, la haine, la rancune la poussait à continuer, à ne pas baisser les bras. Si près du but, elle ne devait pas abandonner. Elle devait récupérer tout ce qu'il lui avait prit. Son honneur en faisait d'ailleurs partie.

Arrivée à sa hauteur, Noelina s'arrêta. Elle posa sa main sur son épaule, l'obligeant à faire de même et à se retourner pour lui faire face. Le visage de la jeune femme était fermé, froid. On ne décelait aucune faiblesse, aucun doute. Elle savait que Pride était fort pour déstabiliser les gens, pour les faire tourner en bourrique et les embrouiller. Elle devait garder la tête sur les épaules, mener la discussion. Elle ne devait lui laissé aucune chance, aucun répit. Sur un ton sarcastique elle lui lança : « Et bien Pride ? Encore en train de fuir à ce que je vois. C'est devenu ta spécialité. » Droite, le menton relevé, elle le fixait sans ciller. Ce n'était pas la chose la plus facile qu'elle avait eu a faire. Bien qu'aujourd'hui elle n'ait plus aucun sentiment pour lui en dehors de la haine et du mépris, elle restait encore troublée face à ce qu'il dégageait. Heureusement, elle avait plus de caractère et s'était affirmée. Grâce à lui en partie. Son départ avait renforcé tout ça, tant pis pour lui. Histoire d'en remettre une couche, elle ajouta sur le même ton : « Ne t'en fais pas, beaucoup d'hommes prennent peur après les fiançailles. Je suis sûre qu'on trouver une solution pour arranger tout ça. » Elle lui lança un sourire naïf, exagéré. Bien évidement, les deux savaient pertinemment que ce sourire n'était pas du tout sincère. Pride n'était pas au bout de ses surprises en ce qui concernait la jeune fille...
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Message(#) Sujet: Re: Tout vient à point à qui sait attendre. || PV Pride Ven 25 Juin 2010 - 21:38

    Le coeur au bord des lèvres à devoir ainsi affronter son passé, le jeune homme habituellement si sûr de lui sentait son estomac se resserrer sous la surprise et l'appréhension, tandis que son souffle se faisait court et bref malgré sa marche rapide et assurée. La crainte ou une quelconque angoisse farouche n'assaillait pas pourtant Pride Berrington, quand bien même il fuyait la jolie demoiselle de son regard détourné et de son avancée plus rapide, mais la certitude qu'une escroquerie de son cru qu'il avait eu envers la demoiselle pouvait de nouveau l'envoyer en prison, le poussait à faire profil bas et jouer la discrétion. Non content d'avoir brisé le coeur de cette jolie blonde, il semblait que Pride avait encore bien plus à se reprocher, pour tenter ainsi une fuite et prier secrètement pour qu'elle ne reparte aussi rapidement qu'elle était apparue dans sa vie... Quelques relations bien placées auraient pu l'aider à faire pression sur la belle Noelina au visage angélique de poupée, mais c'était sous-estimer le bras long des De Firenze ; et c'était d'ailleurs bien pour leur influence que le jeune homme vénal avait autrefois jeté son dévolu sur la belle. De son regard de braise, de son charisme envoûtant, de son parfum épicé à ses sourires enjôleurs, il l'avait séduite avec facilité à l'époque, prenant en otage son coeur de petit moineau et sa raison, jouant de sa timidité maladive pour mieux l'exploiter... Certes, Pride avait apprécié le temps passé avec Noelina durant ces dix longs mois : la demoiselle avait toujours eu pour elle une conversation délicieuse, un rire cristallin qui plus d'une fois avait bien failli faire fondre son coeur de glace prêt à s'amouracher de sa victime, sans compter sa beauté éthérée, le teint clair et lumineux de sa peau d'opale, son regard brodé d'étoiles révélant l'aube mordoré des plus beaux matins... Il était évident qu'en si succulente compagnie, le jeune homme manipulateur qu'il était avait plus d'une fois eu conscience qu'il se laisserait prendre à son propre piège s'il ne faisait rien, à savoir lui fermer hermétiquement son coeur tout en continuant de le lui desservir des mots tendres et des sourires faussement amoureux. Ainsi pour ne pas se laisser prendre au piège des sentiments forts, Pride s'était forcé à ne pas laisser la douce Noelina laisser gagner du terrain sur la plaine chaotique de son palpitant, et s'était résolu à atteindre son seul but : toucher l'argent de la belle. C'est ainsi que le prince s'était transformé en bourreau, qui aujourd'hui évitait minutieusement sa sentence : il était évident qu'elle réclamerait son dû, et sans doute plus encore dans un élan de vengeance.

    Des bruits de pas légers mais pressant se firent entendre sans qu'il ne se retourne, un parfum sucré de lys, et enfin une main gracieuse venant se presser fermement sur son épaule : Pride se retourna, résolu et déterminé, conscient qu'il était stupide de vouloir échapper à son passé. Si encore il n'avait pas été pris au dépourvu, sans doute lui aurait-il desservi un sourire charmeur et narquois, teinté d'une arrogance princière avant de lui souffler d'une voix suave et hypocrite ô combien il était heureux de la revoir. Mais la surprise des retrouvailles non désirées ayant déstabilisé son esprit habituellement infaillible, ne lui permit pas de jouer la carte de la superbe condescendance : Pride se contenta de plonger ses yeux fauves dans les prunelles satinées de son ex, sans aucun sourire aux lèvres et l'assurance en étendard malgré tout. « Et bien Pride ? Encore en train de fuir à ce que je vois. C'est devenu ta spécialité. » Un bref soupir glacé s'échappa des lèvres carmins de Pride alors qu'il la toisa rapidement de haut en bas, non sans sentir son coeur cesser de battre et sa gorge se serrer sous le poids de l'appréhension. Fuir oui, mais où et comment... En l'instant, le jeune brun ténébreux n'avait que cette idée en tête, et pourtant il avait conscience que même s'il trouvait le moyen de partir en l'instant, Noelina viendrait sonner chez lui le lendemain. Autant donc tenter de faire face à la justice, représentée par la douceur de la demoiselle qui légitimement demandait vengeance. « Je n'ai pas fui, tu étais en retard. » osa-t-il souffler d'un murmure lascif et voluptueux, un sourire narquois aux lèvres qui ne faisait que dissimuler son appréhension. Observant la belle blonde relever le menton dans une lueur de défi, Pride observa le regain de confiance, voire de hargne que Noelina avait aujourd'hui mais dont elle était complètement dépourvue par le passé. « Ne t'en fais pas, beaucoup d'hommes prennent peur après les fiançailles. Je suis sûre qu'on trouver une solution pour arranger tout ça. »

    Le regard ambré de Pride se détourna un bref instant sur un point invisible de l'horizon, une lueur agacée dans le fond de ses prunelles fauves avant qu'il ne reporte enfin ses obsidiennes sur le visage victorieux de Noelina. Bien sûr qu'elle pouvait se sentir triomphante : elle avait retrouvé celui qui sans doute lui avait fait le plus de mal en lui promettant mariage, enfants, vie somptueuse et bien plus encore. Le mot 'fiançailles' vint d'ailleurs à lui seul octroyer un bref frisson à Pride qui parcourut son échine alors qu'il tenta rapidement de l'ôter de son esprit : pire encore, il prenait conscience que si officiellement les fiançailles duraient bel et bien deux ans, alors il leur restait encore quelques mois à profiter de leur engagement. Quoique 'profiter' semblait un bien grand mot, lorsque l'on savait que l'escroc qu'il était n'avait en fait que profité de l'amour de Noelina pour mieux l'embobiner, l'endormir avec une histoire de mariage... et la retrouver plus d'un an après, une lueur de haine luisant dans les prunelles satinée de la jeune femme. Finalement après un très bref silence, Pride releva la tête pour mieux se pencher à son oreille, posant une main masculine et délicate sur la hanche gracieuse de la belle, et de son regard tendre et charmeur, il eut le culot de la fixer dans un sourire envoûtant non sans susurrer de sa voix lascive un mensonge éhonté, tentant de jouer sur la naïveté de la belle blonde.

    « Après être parti, j'étais persuadé que ton père filtrerait mes appels. J'ai fini par t'envoyer une lettre, dès que j'ai emménagé ici, mais tu ne m'as jamais répondu. Je t'ai attendue longtemps... Aussi j'ai pensé que tu m'en voulais. Mais j'avoue que je n'ai pas agi comme il le fallait, je ne savais simplement plus quoi faire, j'étais perdu. »

    Sans doute pouvait-on desservir le prix du meilleur acteur pour Pride, dont le sourire retrouvé et l'assurance vive étaient si audacieux, qu'il ne manquait ainsi pas de culot de vouloir faire croire un si lourd mensonge à la belle demoiselle. C'était finalement dans un élan désespéré, mais d'un jeu d'acteur soufflé avec brio, que Pride tenta le tout pour le tout.
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Message(#) Sujet: Re: Tout vient à point à qui sait attendre. || PV Pride Mar 29 Juin 2010 - 18:50

Contrairement à Pride, la jeune fille elle, s'était donné à corps perdu dans leur relation. Elle avait tout donné, tout investit. Toute son énergie et sa concentration avaient été réservées pour lui, uniquement pour lui. Après tout, il était son premier amour. Le premier homme qui s'intéressait à elle. A l'époque elle était bien trop naïve, elle avait été la seule à ne pas trouver ça étrange que le garçon le plus populaire du moment s'intéresse à elle. Certes elle avait été surprise, agréablement d'ailleurs. Mais ses questionnements n'étaient pas allé plus loin que ça. C'était son plus grand tort. Mais que voulez-vous, quand on vous a toujours rejeté, on ne refuse pas quelqu'un qui vous témoigne enfin de l'intérêt. La pauvre innocente s'était embarqué dans l'histoire d'amour la plus dévastatrice qu'elle connaîtrait certainement, sans même le savoir. Sa confiance aveugle et ses bons sentiments l'avaient rendue manipulable et influençable. Il était tellement facile de se servir d'elle et ça, Pride l'avait parfaitement comprit. Il n'avait d'ailleurs pas hésité à abuser d'elle et de sa gentillesse. Elle s'était dit que s'il se foutait d'elle, leur histoire ne durerait pas plus d'un mois. Mais pour obtenir ce qu'il désirait, Pride était prêt à bien plus que ça. 10 mois. Voilà le temps de ce qu'elle avait cru être un amour parfait. 10 mois de bonheur, de légèreté. L'impression de revivre, d'être belle, d'être séduisante au moins aux yeux de quelqu'un. Elle avait tellement évoluée à ses côtés. Mais aujourd'hui, avec le recul elle aurait préféré rester seule et ne pas souffrir, ne pas endurer ce qu'elle avait vécue. Comment guéris t-on d'une trahison quand on aime à ce point ? Encore aujourd'hui elle n'avait pas la réponse. Le temps effaçait bien des peines, bien des douleurs. Mais finalement, c'était toujours là, au fond de vous. Inconsciemment, ça vous influençait, vous mettait des barrages, vous rendait faible dans des situations données. Bien qu'elle le déteste autant qu'elle l'a aimé, l'amour ne s'oublie pas en un claquement de doigt. S'il avait su à quel point il l'avait détruite... Jamais il ne pourra imaginer cela. Non, jamais.

Noelina le fixait intensément, essayant de déceler la moindre expression sur son visage ou dans son attitude. Mais c'était presque impossible. Il se contrôlait trop bien pour laisser paraître quoi que ce soit. Cela avait le don de l'agacer. Il avait toujours été comme ça, lisse en surface. Elle était pourtant persuadé qu'à l'intérieur, c'était tout autre chose. Enfin, ce ne sont que des hypothèses. Il y a bien longtemps que la jeune femme ne fait plus le portrait des gens. Au final, on se trompe toujours. Il échappa un de ces sourires froids, hautain. Avec ce regard en prime, qui signifiait qu'il contrôlait tout, qu'il n'était même pas surpris. Elle tentait de garder son calme face à son attitude provocante. Elle savait qu'en s'aventurant sur ce terrain la concurrence allait être de taille. Après tout, c'était comme un milieu naturel pour Pride. Elle avait toujours eu l'impression qu'il n'avait même pas besoin de se forcer, ni de se concentrer. C'était horripilant. Face à une telle attitude, elle se renferma encore plus. Son regard s'assombrit. « Je n'ai pas fui, tu étais en retard. » Elle se contracta et ses yeux s'écarquillèrent légèrement. Oui, elle ne maîtrisait pas encore tout à fait l'art d'être impassible. Il se moquait d'elle, il osait encore après tout ce qu'il avait déjà fait. Si elle avait été un homme, ou lui une femme, elle se serait jetée sur lui. Malheureusement, cela servirait à rien. Et puis, elle voulait battre Pride à son propre jeu. Lui montrer que cette fois-ci, il ne gagnerait pas. Elle secoua la tête de droite à gauche, dans un signe d'exaspération. Cependant, elle ne lâchait pas son regard.

C'est alors qu'il sortit le grand jeu. Main sur la hanche, regard envoûtant, voix sensuelle. Elle se sentit déconcentrée et troublée. Malgré toute la haine qu'elle lui portait, il réussissait encore à la déstabiliser. Mais ça n'allait pas durer. « Après être parti, j'étais persuadé que ton père filtrerait mes appels. J'ai fini par t'envoyer une lettre, dès que j'ai emménagé ici, mais tu ne m'as jamais répondu. Je t'ai attendue longtemps... Aussi j'ai pensé que tu m'en voulais. Mais j'avoue que je n'ai pas agi comme il le fallait, je ne savais simplement plus quoi faire, j'étais perdu. » Elle n'en revenait pas. Pendant un instant elle faillit le croire. Et puis, soudain, contre toute attente tous ses muscles se relâchèrent, ainsi que les traits de son visage. Elle baissa la tête, un mince sourire s'affichait petit à petit sur ses lèvres délicates. Puis, un léger hoquet de rire. Et finalement elle se mit à rire, encore et encore. Elle se recula, poussant au passage Pride pour qu'il la lâche. Elle passa sa main dans ses cheveux pour se dégager le visage tout en reprenant son souffle et son calme. Elle le regarda, calme, sereine, souriante. Avec même une pointe de pitié dans les yeux. « Mon pauvre Pride. Ça a marché une fois avec moi, pas deux. » Puis elle reprit une position plus dure, plus fière. Elle s'approcha de lui, posant fermement sa main sur son épaule. « Je ne suis pas là pour écouter tes jolis mensonges mon chéri. Oh, j'espère que ça ne te dérange pas que je t'appelle ainsi ? Je suppose que non, puisque tu m'attendais. N'est-ce pas ? » Un sourire victorieux sur les lèvres, elle haussa les sourcils dans un mouvement rapide, moqueuse. Oh oui, elle n'allait pas se gêner pour l'appeler comme ça désormais. S'il avait trouvé une nouvelle copine, il pouvait s'attendre au pire. « Je crois que tu as quelque chose qui m'appartient. J'espère que la somme complète est toujours sur ton compte. Sinon, ce serait vraiment... Regrettable. » Elle retira sa main de son épaule, toujours aussi sûre d'elle. Elle était fière d'être arrivée à lui parler ainsi, à ne pas baisser les bras, à ne pas se laisser avoir. A présent, la balle était dans son camp. Pourvu que ça dure...
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Message(#) Sujet: Re: Tout vient à point à qui sait attendre. || PV Pride Jeu 1 Juil 2010 - 17:43

    Il avait cru pourtant, l'espace de quelques secondes, que son parfum envoûtant, que le timbre voluptueux de sa voix frissonnante, que les frémissements minimes qu'il lui arrachait d'une main enjôleuse venant conquérir sa hanche fine, pousseraient Noelina à s'affaiblir de nouveau. Que face à son charisme et au nom de leur ancienne et longue idylle, elle vacillerait une nouvelle fois, pliant sous le poids de ce jeu charmeur dont Pride faisait preuve, qu'une fois de plus elle se laisserait prendre au jeu dangereux des flammes de son regard sauvage. Car il avait pu sentir, l'espace d'une demi-seconde, ce frisson fébrile et discret parcourant les bras fins et sans doute l'échine délicieuse de la demoiselle... C'était néanmoins scander victoire trop vite, car la belle, après avoir repris ses esprits, se refusa de céder aux charmes du diable et eut pour elle une réaction que Pride n'aurait jamais crue : elle se mit à rire. Avec amusement, cynisme, moquerie, assurance... Son rire affirmé vint trahir sa nouvelle personnalité : Noelina avait changé, ce qui arracha à Pride un froncement de sourcils, visiblement simplement agacé malgré la perte de contrôle progressive qu'il avait alors. Il était plus que véridique d'avancer que le brun ténébreux craignait en l'instant même de perdre du terrain, lui qui avait toujours su faire tourner une situation à son avantage... Cela aurait été bien plus facile si la jolie petite blonde, son ancienne proie, avait conservé tous les traits de la personnalité qu'il lui connaissait, mais à présent il fallait la redécouvrir à nouveau. Etait-ce après tout seulement un masque posé sur son joli visage, feintait-elle d'être en confiance quand intérieurement elle se liquéfiait de peur et de déraison, ou avait-elle gagné en assurance, mesquinerie, malice ... ? Impossible à déterminer pour le moment, mais Pride ne pouvait la laisser repartir avec ce qu'il lui avait pris, il ne pouvait pas non plus la laisser gagner, car il sentait alors qu'il avait tant à perdre. Et alors que la demoiselle daigna enfin reprendre son calme, après son hilarité inattendue et sous le regard glacial et paradoxalement de braise du jeune homme qui lui offrit une oeillade carnassière et mauvaise, car conscient qu'elle avait les cartes en main, elle reprit alors d'une audacieuse sérénité :

    « Mon pauvre Pride. Ça a marché une fois avec moi, pas deux. » Reprenant son imposante prestance, le jeune homme redressa la tête, fier et droit, quand bien même il ne sous-estimait pas son interlocutrice. Conscient du danger, que ses frasques illégales pouvaient le mener bien trop loin si Noelina venait à le vendre, c'était alors nier d'affirmer que Pride ne la craignait pas, bien au contraire... Mais se refusant de faire comprendre à la belle qu'effectivement, il se souciait de ce qui pourrait bien lui arriver, ne souhaitant pas offrir ses failles à celle qui semblait être son ennemie numéro une en l'instant, le jeune homme resta impassible... Ou presque. Car son regard noisette bifurqua sur sa droite, fixant un point invisible alors qu'enfin, une lueur minime d'humanité et de remords brefs, vinrent teinter l'alcôve brune de ses prunelles pénétrantes. « Je ne suis pas là pour écouter tes jolis mensonges mon chéri.  » Reposant avec vivacité ses yeux sombres sur le visage angélique et amusé de Noelina, Pride la scruta avec intensité. Elle n'allait tout de même pas oser détruire sa vie sentimentale pour un détail prénommé 'bague de fiançailles' ? Entrouvrant les lèvres pour y laisser échapper sa voix suave et basse, il fut néanmoins coupé dans son élan par la demoiselle ayant déjà posé sa main frêle sur son épaule. « Oh, j'espère que ça ne te dérange pas que je t'appelle ainsi ? Je suppose que non, puisque tu m'attendais. N'est-ce pas ? »
    « Lina... » fit-il alors d'un timbre épicé et teinté de quelques remords alanguis et sincères, sa simple réplique rappelant à leurs souvenirs. C'était ainsi qu'il l'appelait autrefois, lorsqu'il lui avait fait croire monts et merveilles.
    « Je crois que tu as quelque chose qui m'appartient. J'espère que la somme complète est toujours sur ton compte. Sinon, ce serait vraiment... Regrettable. »

    « Ecoute... » D'un soupir bref pour inspirer une bouffée d'air frais, il laissa ses prunelles ambrées accrocher avec sincérité les yeux satinés de la demoiselle. « J'ai conscience de ce que je t'ai fait. Je t'ai menti, j'ai abusé de ta faiblesse, j'ai joué avec tes sentiments, c'est ... » Ne trouvant pas les mots adéquats à la hauteur de ses crimes cruels, le jeune homme se contenta de détourner brièvement ses yeux sombres, pensif, avant de les reposer sur le visage opalin de son interlocutrice. « Et je regrette de t'avoir autant blessée. Crois-moi j'avais beaucoup d'affection pour toi, je t'aimais bien. » Maladroit, comme toujours, avec le vocabulaire de sentiments, Pride était incapable d'aller jusqu'au bout de son entreprise et de détailler cette affection qu'il avait eu pour elle à l'époque. Certes, il ne pouvait prétendre à être vraiment tombé amoureux, pas avec ce qu'il lui avait fait sans jamais avoir un remords, sans jamais avoir repensé à elle par la suite. Mais sans doute qu'à l'époque, s'en était-il justement préservé pour ne pas souffrir également de ce coup monté. Egocentrique jusqu'au bout... « Je ne peux pas revenir en arrière, je ne te demande pas de me pardonner, je veux seulement que tu comprennes que, malgré ce que le campus pouvait dire... tu n'étais pas une fille comme toutes les autres. » Un léger râclement de gorge, un regard fuyant qui se faisait furtif et bref ; une attitude qui laissait entrevoir une sincérité non feinte, mais surtout le manque chaotique d'habitude de se livrer ainsi. Laissant un léger silence s'installer, Pride reprit enfin avec un peu plus de fermeté. « Je n'ai pas ce que je t'ai volé. Je n'ai pas cent mille dollars cash sur mon compte. Personne ici n'a une telle somme d'argent, à moins de s'appeler Di Firenze. »

    Un message subliminal pour faire comprendre à la demoiselle qu'elle n'avait pas besoin de ces billets verts, et qu'il ne lui rendra pas un cents de son vol odieux ? Un léger sourire en coin vint se dessiner sur les lèvres désirables et arrogantes de Pride, furtif et involontaire, mais pourtant bien présent.
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Message(#) Sujet: Re: Tout vient à point à qui sait attendre. || PV Pride Dim 25 Juil 2010 - 0:09

Spoiler:
 

Noelina le scrutait avec attention, espérant déceler la moindre faiblesse en lui. Mais ce n'était pas chose facile vu la personnalité qui se trouvait face à elle. Pride était quelqu'un de puissant, qui savait garder un certain contrôle de lui-même, ne donnant l'occasion à personne de voir ce qu'il pouvait ressentir. A vrai dire, cela agaçait un peu la jeune femme. Elle aurait pensé que cela aurait été plus facile de le faire craquer. Peut-être qu'avec le temps elle avait légèrement oublié qu'il avait tellement l'habitude de ces situations qu'il devait connaître les répliques par cœur. Il lui semblait pourtant apercevoir quelque chose dans ses yeux. Comme un léger doute, de l'agacement aussi. Mais elle n'en était pas réellement sûre. Après tout, c'était lui le spécialiste en la matière. Mais très vite, cette impression se dissipa. Il avait relevé le menton et la toisait sérieusement, lui faisant bien comprendre qu'il ne prenait pas tout ça à la légère mais qu'il n'abandonnerait pas si facilement. Oh oui, l'ennemi était de taille il n'y avait aucun doute la-dessus. Mais la jeune fille était bien décidée à se battre jusqu'au bout, a réclamer son dut coûte que coûte. « Lina... » De nouveau, le visage de la jeune femme se ferma. Elle posa sur lui un regard noir, critique. Elle retira brusquement la main de son épaule, agrippant légèrement sa chemise au passage. D'une voix autoritaire et déterminée elle répondit aussitôt : « Ne m'appelle plus jamais comme ça Pride ! Ce nom est réservé à un homme qui n'existe plus. Qui n'a peut-être jamais existé d'ailleurs. » Une pointe d'amertume vint couronner ses propos. Oui, à présent il lui semblait bien que tout n'avait été qu'une mascarade et ce depuis le début. Qu'il s'était servit d'elle d'un bout à l'autre. Cette idée la rendait folle et la blessait. Mais elle se reprit bien vite. Elle savait que la colère pouvait être une preuve de faiblesse et qu'il pouvait s'en servir contre elle. Il fallait qu'elle continue de jouer à son petit jeu. D'être cynique, sarcastique, comme lui.

« J'ai conscience de ce que je t'ai fait. Je t'ai menti, j'ai abusé de ta faiblesse, j'ai joué avec tes sentiments, c'est ... » Elle pinça ses lèvres tout en croisant ses bras. Elle le fixait, légèrement impatiente. Elle ne voulait pas l'entendre ressasser leur passé. Elle ne voulait plus entendre parler de cette époque faite finalement de mensonges. Elle avait trop souffert. Elle d'en parler avec lui, elle avait peur que ça la rende vulnérable et qu'au final, il est encore le dessus sur elle. Et ça, elle ne voulait absolument pas ! Elle ne voulait pas lui donner cette occasion, par encore. Mais Pride continuait sur sa lancée, en rajoutant une couche. « Et je regrette de t'avoir autant blessée. Crois-moi j'avais beaucoup d'affection pour toi, je t'aimais bien. » A cette remarque, elle se mordit l'intérieur de la joue pour ne pas exploser. Elle referma violemment ses doigts sur ses bras, lui jetant un regard sombre, accusateur. Elle rétorqua, terriblement froide : « La différence, c'était que moi je t'aimais. Tout court. » Et il n'imaginait même pas à quel point elle l'avait aimé. Elle avait été prête à tout pour lui. A tout abandonner, à trahir sa famille. Et finalement, c'était lui qui l'avait trahis. La chute avait été longue et douloureuse. Mais aujourd'hui, tout ceci était enfin finit. Tout l'amour qu'elle lui avait porté s'était transformé en rage, en colère en haine. Et elle n'attendait plus qu'une chose : se venger. Et elle serait sans pitié, ne craquerait pas et se moquerait bien de ses demandes d'indulgence. Il pouvait toujours espérer, elle ne l'épargnerait pas. Elle était persuadé que c'était le seul moyen pour qu'elle se sente bien à nouveau. Qu'elle rétablisse un certain équilibre entre eux deux.

« Je ne peux pas revenir en arrière, je ne te demande pas de me pardonner, je veux seulement que tu comprennes que, malgré ce que le campus pouvait dire... tu n'étais pas une fille comme toutes les autres. » Elle soupira en levant les yeux au ciel. Elle souleva légèrement ses bras et les laissa retomber en venant les claquer sur ses cuisses, signe qu'elle était "désespérée" et blasée de ses beaux discours. Enfin, au fond elle comprenait qu'il essaye encore cette méthode avec elle. Après tout, cela avait bien marché une fois. Alors pourquoi pas deux ? Mais non, il allait devoir trouver autre chose cette fois. « Tu serais bien culotté de me demander de te pardonner Pride ! Pas une fille comme les autres ? Non en effet, j'étais bien plus riche. C'est ça qui t'as plus chez moi, je ne me trompe pas ? » Elle lui lança un petit sourire en coin, crispé, faux. Quoi qu'il dise, elle ne pouvait plus le croire. Même s'il disait la vérité, elle ne pouvait plus. Même s'il semblait réellement embêté, ou sincère, c'était impossible pour elle. Et puis d'une certaine façon, elle ne voulait pas le croire. Ainsi, il était d'autant plus facile pour elle de le détester. « Je n'ai pas ce que je t'ai volé. Je n'ai pas cent mille dollars cash sur mon compte. Personne ici n'a une telle somme d'argent, à moins de s'appeler Di Firenze. » Elle le vit sourire, de façon rapide et furtive, mais il avait sourit. Ça la vexa, il ne semblait pas la prendre au sérieux. Et il avait tort. Il n'y a certainement rien de pire qu'une femme en colère avec des désirs de vengeance. Elle renchérit aussitôt, le toisant à son tour. « Si j'étais toi, je ne sourirais pas Pride. Je me fiche bien de savoir qui peut avoir une telle somme sur son compte. Il fallait y penser avant de me voler. Tu pensais vraiment que tout finirait bien ? Que tu t'en sortirais indemne ? T'es complètement inconscient ! L'argent me venait de mon père, et on ne vole pas monsieur Di Firenze aussi facilement. » Elle marqua une courte pose, le fixant avec détermination, se faisant presque menaçante. Elle reprit : « Je suis quelqu'un de bon. Je te laisse donc une semaine pour rassembler cette somme, à compter de ce jour. Si tu n'as pas la somme dans une semaine, je n'aimerais pas être à ta place Pride Berrington. Entre ton passé et nos fiançailles qui sont toujours officielles tu sais que j'ai de quoi te faire connaître une descente aux enfers. » Elle lui lança un petit sourire faussement naïf. Puis d'une petite voix flûtée elle conclut par : « Sans rancune mon chéri. »
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Message(#) Sujet: Re: Tout vient à point à qui sait attendre. || PV Pride Mar 3 Aoû 2010 - 19:55

    Des soupirs, des yeux se levant vers le ciel dans un souffle exaspéré, l'impatience d'une femme blessée : ce fut tout ce que Pride eut en échange de ses quelques paroles qui se faisaient mi-sincères, mi-séductrices pour tenter d'adoucir sa sentence. Il était en effet mentir que d'affirmer les remords du jeune Berrington ; jusque là avoir dépouillé la douce Noelina, autant de son argent que de son intégrité, l'avait laissé sans états d'âme et cela ne nuisait certainement pas à son sommeil. Aujourd'hui cependant, la crainte de revoir les barreaux froids d'une prison pour vol et abus de personne le poussait à se montrer des plus charismatiques malgré ce trouble qu'elle provoquait en lui. Si la beauté de la demoiselle aurait pu être coupable de ces tressaillements troublés, il n'en était rien cependant ; car c'était surtout le fait de la revoir à l'improviste après tant d'années qui le déstabilisait : qu'allait-il arriver par la suite, comment fuir la situation cette fois pour s'en sortir de nouveau indemne ? Gardant son sang froid exemplaire et le charme certain de son assurance feintée, le parfum de Pride le précéda alors qu'il s'approcha légèrement de Noelina pour mieux lui susurrer ses quelques répliques. Mieux se rapprocher de la cible pour bien lui faire comprendre que la peur ne nous assaillait pas : c'était aussi, du point de vue de Pride, une guerre psychologique, et le petit génie n'était pas en reste. Conscient qu'il lui fallait garder son côté inébranlable pour tenter de la faire flancher, ou du moins de la faire frémir, preuve d'une quelconque faiblesse, le jeune homme malgré ses craintes, demeurait droit et confiant dans ses paroles qui n'étaient teintées d'aucun balbutiement.... Mais Dieu sait qu'il craignait dans l'instant la froideur et l'humidité d'une cellule de prison. Tentant le tout pour le tout, il la rappela à leurs souvenirs, ne récoltant finalement que des soupirs : Noelina s'était endurcie, c'était évident, et Pride devait ainsi se rendre à l'évidence qu'il lui fallait trouver un autre point faible chez la demoiselle pour contourner ses menaces.

    « Si j'étais toi, je ne sourirais pas Pride. » Visiblement, le rictus du ténébreux jeune homme avait fortement déplu à la belle demoiselle ayant gagné en assurance : la partie risquait d'être plus ardue que prévu, car Pride se savait hautement à son désavantage. « Je me fiche bien de savoir qui peut avoir une telle somme sur son compte. Il fallait y penser avant de me voler. Tu pensais vraiment que tout finirait bien ? Que tu t'en sortirais indemne ? T'es complètement inconscient ! L'argent me venait de mon père, et on ne vole pas monsieur Di Firenze aussi facilement. » Bien sûr, que le jeune arrogant était resté persuadé qu'il s'en serait sorti indemne : blanchir l'argent ou le jouer dans les casinos, aux quatre coins du pays, était une solution aisée pour disperser les billets verts sans qu'on ne le retrouve. C'était sans compter la détermination de Noelina qui elle, n'avait pas oublié. « Je suis quelqu'un de bon. Je te laisse donc une semaine pour rassembler cette somme, à compter de ce jour. Si tu n'as pas la somme dans une semaine, je n'aimerais pas être à ta place Pride Berrington. Entre ton passé et nos fiançailles qui sont toujours officielles tu sais que j'ai de quoi te faire connaître une descente aux enfers. » Enfin, le regard du jeune homme s'assombrit : dur et froid comme la pierre, illuminé d'une teinte brûlante dans laquelle on pouvait y voir danser les flammes de la colère autant que de la crainte sèche et venimeuse, il se fit pénétrant lorsqu'il toisa les jolis yeux verrons de la jeune blonde. Trop de menaces sérieuses en une seule phrase, trop d'enjeux importants, trop de faits qu'elle savait et qu'elle pouvait revendre pour mieux le faire chuter... Fallait-il vraiment la mettre hors circuit et tenter les grands moyens, même les moins moraux, pour qu'elle se taise ? Loin d'être un criminel aguerri et d'avoir l'esprit aussi vicieux et ignoble, Pride refusa cette idée qui pourtant lui traversa l'esprit. Retrouvant son sérieux dans une mine ténébreuse et pensive, le jeune homme comprit aussitôt qu'il lui faudrait beaucoup d'habiletés, beaucoup de ruse, et beaucoup de temps également, pour éviter les menaces de Noelina. « Sans rancune mon chéri. »

    « Une semaine, ce n'est pas assez, mon amour. » fit-il aussitôt, laissant à peine le temps à la jeune femme de finir sa phrase, vexé et furieux d'avoir perdu la bataille. La touche cynique de sa phrase ne tarda pas à se faire sentir lorsqu'il renchérit au 'mon chéri' de la jeune fille, par une autre appellation tendre. « Donne-moi un mois pour réunir la moitié. Pour le reste, on peut sans doute trouver un arrangement. » Lequel, pourquoi, comment et quand... Aucune idée, mais la perfidie du charismatique Pride était légendaire. Offrant un sourire lubrique à la demoiselle, il laissait l'ambiguité planer volontairement, pour mieux appréhender la suite. Du temps : c'était ce dont il avait besoin avant toute chose.
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Message(#) Sujet: Re: Tout vient à point à qui sait attendre. || PV Pride Mer 11 Aoû 2010 - 15:53

Noelina ne ressentait pas le besoin de l'envoyer en prison. Le savoir derrière des barreaux ne l'intéressait absolument pas. Non, ce qu'elle voulait c'était qu'il souffre, qu'il se morde les doigts de l'avoir abandonnée. Elle voulait voir sa vie sociale, voir sentimentale s'il en avait une, se détruire et le consumer à petit feu. Elle voulait être l'unique source de ses ennuis. Mais connaissant Pride, il devait en avoir bien d'autres. Alors si au moins, elle pouvait être sa plus grosse angoisse ce serait déjà une grande victoire. Pour une fois, elle voulait qu'il n'ait pas le dessus sur quelqu'un, qu'il soit en position de faiblesse. Elle aimerait qu'il connaisse la douleur qui l'avait assaillie lorsqu'elle avait comprit qu'il ne viendrait jamais à l'aéroport. Elle aimerait qu'il connaisse des jours aussi sombre que les siens après son abandon. Bref, elle désirait un tas de choses nocives, plus folles les une que les autres. Malheureusement, elle avait conscience que s'attaquer à lui n'était pas une chose facile. Il était un peu comme un chat, il retombait toujours sur ses pattes. Il se faufilait entre les problèmes, même les plus ardu et en ressortait presque toujours la tête haute. Cette manie à toujours s'en sortir l'agaçait plus que tout aujourd'hui, alors qu'autrefois elle l'admirait pour ça. C'est fou comme l'amour vous fait voir les gens autrement. Et le proverbe, l'amour rend aveugle, est tout sauf mensonger.

Noelina remarqua l'assombrissement du regard de Pride à sa dernière réplique. Sûrement venait-il de véritablement prendre conscience du risque qu'elle représentait pour lui à cet instant. Qu'elle ne plaisantait pas, qu'elle était bien déterminée à avoir sa vengeance. La jeune femme n'était pas idiote, tout ceci était largement calculé. Elle savait pertinemment qu'il n'aurait pas la somme et c'était exactement ce qu'elle voulait. Ainsi, il ne pourrait pas dire qu'elle ne lui avait pas laissé une chance de s'en sortir. Et dans une semaine, lorsqu'ils se reverraient et qu'il n'aurait pas la somme réclamée, elle mettrait alors en œuvre sa douce vengeance. Et qui sait, peut-être dormira-t-elle enfin profondément, soulagée, rassasiée. Il était resté calme, mais se faisait plus sec, plus autoritaire. Noelina, toujours les bras croisés le regardait avec pitié. Heureusement pour elle qu'elle avait changée, sinon il était certain qu'elle serait encore tombée dans le panneau, qu'elle ce serait laissée embobiner par ses belles paroles. Mais la donne avait changée, c'était elle qui avait les cartes en main et ça lui donnait une confiance et une assurance qui lui était encore étrangère.

« Donne-moi un mois pour réunir la moitié. Pour le reste, on peut sans doute trouver un arrangement. » Comme lui quelques secondes avant, elle rétorqua immédiatement : « Non. » Elle ne voulait même pas prendre la peine de l'écouter franchement ou de réfléchir à ses propositions. Pour elle, tout ce qui sortait de sa bouche n'était que mensonges, des paroles en l'air pour mieux la manipuler et lui échapper. Elle devait se faire intransigeante, impitoyable. Comme lui avec elle. Son regard était redevenu froid et dur, lui prouvant ô combien elle ne céderait pas. Elle aurait pu atténuer la demande, lui laisser un peu plus de temps en effet. Mais elle était trop méfiante à son égard. Elle était sûre qu'avec autant de temps il trouverait un plan pour ne pas la payer ou ne pas lui permettre de se venger. Et c'était pour ça qu'elle était venue, non ? Alors elle ne lui laisserait pas la moindre chance. « Je ne suis pas là pour discuter Pride. Je t'impose ma demande et tu t'y plis. Si tu n'as pas l'argent dans une semaine, je m'occupe de toi. » Elle savait qu'elle jouait avec le feu, Pride n'était pas un enfant de cœur, c'était le moins que l'on puisse dire. Mais le souvenir de la douleur lui donnait des ailes et lui donnait l'impression d'être indestructible, inaccessible. Ne voulant pas qu'il puisse encore essayer de négocier, ou pire la menacer, elle coupa cours à leur échange. Elle le salua d'un signe de tête sec et lui lança alors qu'elle commençait à s'éloigner de lui. « La semaine prochaine, jour pour jour, à mon hôtel. Soit là à 19h00. Ah, et n'essaye même pas de ne pas venir, ce serait encore pire je crois. »
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