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 The past flows in my veins

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Message(#) Sujet: The past flows in my veins Mar 29 Juin 2010 - 12:14

The past flows in my veins...

©CHERRYLIPS™ &

    « Bowee ? Bowee, s'il te plait, réponds moi, je sais que tu es là. J'essaye de t'appeler depuis trois jours déjà et aucune réponse de ta part. Tu tiens à ce que je m'inquiète, c'est ça ? Bah crois-moi, c'est réussît. Faut que j'appelle qui pour venir te résonner bon sang. Tu sais très bien pourquoi j'ai quitté Londres, et ce sont les mêmes raisons qui me retiennent de ne pas revenir te voir là-bas. Bowee, sois compréhensif un peu. Je t'aime, tu le sais ça. Tu as toujours été présent pour moi et saches que je souhaite l'être autant pour toi. Grand-frère, pitié décroche ce foutu téléphone... J'ai quelque chose d'important à te dire. »
Doucement, une larme vint ruisseler le long de ma joue devenue écarlate et je m'empressais déjà de la faire disparaître d'un revers de main. Il allait finir par me rendre folle. Bowee Fastern, mon cher ainé, allait finir par me faire perdre la tête, oui. Discrètement, je rangeais ce maudit portable dans la poche de ma blouse et me dirigea vers le parvis de l'hôpital. Je me sentais oppressée dans ces couloirs blancs, mon cœur se serrait, des questions envahissaient le plus profond de mon esprit. J'avais besoin de prendre l'air, tout simplement. Je ne su si c'était le cadre où je me tenais à l'heure actuelle où si c'était notre propre histoire qui me faisait penser à des choses pareilles mais, toujours est-il que je le pensais mort. Qui sait ce qui aurait pu lui arriver après tout ? Il était à des milliers de kilomètres de moi et je n'avais aucun moyen de savoir si c'était un coup de tête qui le forçait à ne plus me répondre ou si c'était plus grave. Bien plus grave. Mon esprit familial aurait pu me pousser à prendre le premier avion se présentant afin que je me rende à ses côtés mais, c'était plus fort que moi, la simple idée de marcher à nouveau dans ma ville natale m'effrayait au plus haut point. Je savais que si j'y retournais, je passerais instinctivement devant la maison m'ayant vu grandir et dès lors, la voix de ma mère, son odeur, son sourire... Tout me reviendrait en tête alors que j'avais enfin réussît à faire mon deuil.

Mon corps se laissa soudainement tomber sur un banc. Je n'avais sans doute pas à m'en faire pour lui. Après tout, peut-être était-il parti en vacances sans juger bon de me prévenir. Oui. Peut-être. Mon regard se posa soudain sur l'arrivée d'une ambulance et sur l'agitation qui suivit l'ouverture des portes arrières. Un brancard, des médecins, des infirmiers, des cris... Au fond, c'était à peu près ça tous les jours. Je dois dire que je n'aimais pas réellement cette ambiance. Je n'étais qu'une simple kinésithérapeute et, ma place aurait dû être dans un cabinet médical isolé dans la ville. Au lieu de ça, j'avais été embauchée à l'hôpital. Je savais qu'ici, j'allais être utile mais, par moment, cet établissement refaisait surgir en moi les démons de mon passé. Ici, on côtoyait la mort, jours après jours, même si le principal but des médecins était justement d'éloigner cette faucheuse de leurs patients, parfois, ils n'y arrivaient guère. C'était dans ces moments-là, que je me revoyais à l'hôpital de Londres, au chevet de ma mère, alors qu'elle poussait tout simplement ses derniers soupirs... Un dernier regard sur cette scène et je me décidais à suivre ce cortège infirmier, je sais qu'il n'avait sans doute pas besoin de moi en temps que personnel médical mais, bien souvent, je prenais de mon temps pour aller voir les proches des malades. Un sourire, quelques mots rassurants... au fond, ils n'attendaient que ça. Cependant, je n'eus guère le temps de faire quoi que ce soit qu'une des secrétaires, à l'accueil, m'interpella.
    « Mademoiselle Fastern, un patient vous attend. »
    « Mais, je n'avais pourtant pas de rendez-vous ? »
    « Une urgence, parait-il, il n'avait que ce créneau horaire de libre... »

Dans un soupir incontrôlé, je marchais dès lors vers l'ascenseur devant me mener au second étage, là où stagnait mon bureau depuis un an déjà. Certains de mes patients étaient décidément sans gènes. Débarquer de cette manière, sans même prévenir, sans même s'assurer de ma présence au sein de l'établissement, dieu sait que cela arrivait plus souvent que l'on pouvait le croire. Les deux portes de l'ascenseur coulissèrent chacune de leur côté et me libérèrent de cet espace clos dans lequel je n'aimais guère me trouver. Mes pas me guidèrent instinctivement dans le couloir qui me faisait face. Combien de fois avais-je fait ce trajet exactement ? Quoi qu'il en soit, je découvris rapidement le visage de mon patient pressé qui déjà, en me voyant arriver, extirpa son étreinte de la chaise trônant dans le couloir...
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Message(#) Sujet: Re: The past flows in my veins Mer 21 Juil 2010 - 23:51

Dès mon éveil il y avait eu cette douleur, lancinante et changeante, qui me prenait dans le haut du dos. J'avais essayé de m'extirper du lit sans la réveiller, quittant la chambre à petits pas déséquilibrés pour rejoindre la cuisine où je m'étais préparé une bonne tasse de café, bue en m'appuyant autant que je le pouvais contre le dossier de mon siège. En restant immobile et bien droit j'avais l'impression que ça passait, mais dès que je tentais un mouvement je sentais la douleur revenir à toute vitesse, bien qu'un peu moins forte peut être. Ce n'était pas vraiment le type de douleur insupportable à m'en clouer sur place, mais ça restait quand même suffisamment désagréable pour m'empêcher d'agir à ma guise, et vu le programme de la journée ça tombait mal. Vraiment mal.
J'étais en train de me demander comment est-ce que j'allais pouvoir m'organiser quand elle arriva, levée plus tôt qu'elle ne le faisait auparavant et comme cela devenait une habitude depuis quelques semaines, petit ventre rond qui commençait à pointer sous ses vêtements. Elle fit glisser sa main autour de mon cou tout en passant derrière moi et je me cambrai brusquement, sans pouvoir retenir un léger gémissement. Surprise de me découvrir avoir un mouvement de recul à son encontre, ce qui ne s'était encore jamais produit, elle s'arrêta et fit une petite moue. Tout va bien? J'aurais bien secoué la tête pour répondre que "non", mais vu mon état je sentais bien qu'il vaudrait mieux éviter et me contentai d'une petite grimace. Tu t'es fais mal hier... Là encore j'aurai bien haussé les épaules pour répondre qu'effectivement j'avais du me faire mal la veille, mais à moins de vouloir réveiller la douleur qui commençait à se taire je n'avais pas beaucoup de possibilités. Ça doit pas être grand chose, ça me lance juste dans le dos... Elle soupira avant de s'assoir à côté de moi, une tartine n'attendant qu'à être couverte de confiture à la main. Tu devrais peut être aller voir un... comment on appelle ça... Enfin tu devrais peut être aller voir un médecin, on sait jamais et puis ça sert à rien que ça traine pendant des semaines... J'en avais pas envie, l'idée ne m'avait même pas traversé l'esprit, mais en même temps elle avait raison: vu la situation, je pouvais pas me permettre d'être immobilisé à ne rien faire. On avait encore quelques mois pour nous organiser et tout mettre en place dans la maison avant la naissance, mais on avait tous les deux conscience de la tendance qu'avait le temps à filer extrêmement vite, alors on s'était déjà mis au travail. Vider mon bureau pour le changer en chambre ne serait déjà pas une tâche facile, et si pour l'instant on en était qu'au stade de le vider ça nous avait déjà pris plusieurs journées sans que l'on commence à en voir la fin. Même si j'étais plus organisé que je pouvais l'être par le passé, étant donné qu'il s'agissait d'une pièce dont j'étais le seul à me servir elle n'avait jamais vraiment tiré bénéfice de l'installation de Parfaite chez moi, ce que l'on découvrait au hasard de notre rangement. Il y avait les piles de livres sur les étagères, tous les papiers éparpillés aux quatre coins, les photos mélangées dans des boîtes quelconques et puis tout le reste, ce dont elle ne savait pas quoi faire et pour quoi je n'avais pas vraiment de réponse. C'était presque un jeu de tout sortir et trier avant de le remettre dans des cartons qui finiraient à l'étage, dans l'une des pièces que l'on prévoyait de réaménager ensuite. Tout se remplissait tranquillement, mais au moment de les monter ça avait fait lourd, un petit peu trop même. Elle avait bien essayé de me dire de faire attention, mais je n'avais pas pensé que ça puisse me poser de problèmes, et tout en la rassurant j'avais entamé leurs transferts. Comme quoi, quand je lui avait dit de ne pas faire d'efforts inutiles pendant sa grossesse j'aurai du prendre le conseil pour moi aussi. Pas pour les mêmes raisons bien sûr, mais au final je me retrouvais un peu bloqué. Ouais, je crois que t'as raison... Me voyant raisonnable pour une fois, elle sourit en repoussant ses miettes vers le centre de la table. Si tu veux j'avais prévu de retrouver Miranda pour aller faire les boutiques avec elle en fin de matinée, je peux annuler et t'emmener à l'hopital? Je secouai la tête, m'arrêtant aussi avec une nouvelle grimace. Non c'est pas la peine, change pas tes projets pour ça, c'est rien j'en suis sûr. Et si je te dépose à l'hopital en partant et qu'on passe te reprendre quand tu as fini? Je voyais que cette histoire l'inquiétait un peu, plus qu'il ne le faudrait à mes yeux, mais bon une fois qu'elle était lancée c'était trop tard... alors j'acceptai. D'accord. Ça sera peut être passé entre temps mais d'accord.

Deux heures plus tard elle me déposait devant l'entrée des consultations de l'hôpital et disparaissait après un dernier signe de la main. C'était une chose à laquelle j'avais encore du mal à m'habituer, le fait qu'aux Etats-Unis il valait mieux se rendre à l'hôpital que chez un médecin si l'on avait un problème, mais puisque j'avais faut le choix d'y vivre il me faudrait bien me faire à cette idée un jour. Je commençai par remplir les papiers d'admissions avec le plaisir de découvrir que je pouvais pencher la tête sans avoir l'impression qu'un catcheur énorme se tenait derrière moi pour faire des scoubidous de mes muscles, de mes nerfs ou je ne savais pas trop quoi d'autre en moi. Comme j'avais dit à Parfaite, et après être resté assis sans bouger pendant un petit moment, je me sentais mieux. Ce n'était pas encore l'extase mais j'avais l'impression qu'il y avait du mieux et ça me suffisait.
Et puis l'attente commença, et avec elle cette impression de perdre mon temps. Je n'étais pas le plus à plaindre de toutes les personnes assises ici en même temps que moi, mais cette impression de rester assis pour rien alors que j'avais tant d'autres choses plus importantes à faire m'exaspérait. Je regardais ma montre, encore et encore, tournant les pages d'un vieux magasine posé sur la table basse à côté de moi, quand j'eus soudain la plus utile des illuminations. Il me semblait que je connaissais l'une des kinés de cet hôpital, la sœur d'un ancien copain de Londres d'ailleurs... Comment est-ce qu'elle s'appelait déjà, elle avait un prénom original... Requiem! C'était ça, elle se faisait toujours appeler Requiem! Maintenant, il ne restait plus qu'à tenter le tout pour le tout et presque miraculeusement ça fonctionna. En expliquant juste à la secrétaire qui prenait note de toutes les arrivées que j'aurai aimé voir le docteur Fastern en particulier, qui me connaissait et qui suivait mon cas, et que j'étais un peu pressé, on aurait dit que j'avais trouvé la formule magique pour être admis dans un service puisqu'elle m'indiqua une aile du bâtiment dans laquelle je devais me rendre, précisant qu'elle prévenait le docteur qui viendrait d'ici peu. Et dire que je n'avais pas pensé à elle plus tôt, c'était vraiment bête! En plus j'avais eu des nouvelles de son frère, assez surprenantes d'ailleurs, quelques jours auparavant, c'était même étonnant que je n'y ai pas pensé plus tôt!
Après un petit tour en ascenseur je me retrouvai donc à l'endroit que l'on m'avait indiqué et m'assit sur l'unique chaise disponible dans ce couloir. Pas de passage, pas de bruit, c'était presque inquiétant, mais j'entendis assez rapidement des pas qui me prouvèrent que le lieu était bel et bien fréquenté. Levant la tête, je la reconnu de loin, elle n'avait pas changé même si l'on ne s'était pas vus depuis longtemps. Aucun doute possible.
Je me levai de mon siège, essayant au mieux de ne pas relancer la douleur qui tendait à se calmer et lui sourit légèrement tandis qu'elle s'arrêtait à mon niveau.

    Désolé d'avoir un peu insisté pour te voir, mais c'était le seul moyen d'avoir un médecin... Et là mon dos est pas trop en état d'attendre...

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