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  ● dysfunctional family (varnham crew)

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Message(#) Sujet: ● dysfunctional family (varnham crew) Mer 7 Juil 2010 - 2:34



DYSFUNCTIONAL FAMILY


fanpop

stefan varnham & caleb varnham

Une longue journée s'annonçait pour Caleb, une très longue journée. Alors qu'en ce moment il était overbooké, avec la petite, le boulot et Bonnie qui organisait sa fête d'anniversaire - et en même temps celle de Presley et la fête nationale - Caleb se devait de garder son calme avec Bonnie, qui était stressée et complètement occupée. Il avait donc la mission de s'occuper de Maggie. Ce qui n'était pas facile, surtout pour lui. Les couches, les biberons, ce n'était pas son truc, tout ce qu'il voulait lui, c"était les câlins et les bisous et regarder les beaux yeux de sa petite fille. C'est ce qu'il put faire toute la journée de 4 Juillet, en plus des inconvénients. C'est-à-dire impossible de se séparer de la petite, sauf pendant les heures où elle dormait. Pas assez à son goût. Il ne vit pas Bonnie de toute la journée quasiment, il laissa s'occuper de sa journée, parce que c'était la sienne. Il avait fait quelques essais afin de l'approcher mais elle lui avait fait clairement comprendre que ce n'était pas le moment. La journée passa néanmoins assez rapidement, tout le monde attendait de voir ce que leur avait fait les deux amies et Caleb avait l'avantage de découvrir tout ça en avance. Cela aurait put réjouir toute personne normale mais Caleb n'était pas du genre à faire la fête, il se réjouit oui de découvrir l'énorme villa qu'elles avaient louer et qui était plus que somptueuse, la buffet que Bonnie et Jane avaient préparé était pour lui, gros mangeur, un délice même s'il ne l'avoua à aucune des deux et surtout le nombre de personne qui débarqua était surprenant et Caleb eu très vite l'impression qu'il était légèrement à part. Alors que la fête battait son plein, il alla chercher sa fille dans l'une des chambres et décida de la garder avec elle. Néanmoins il décida de sortir dehors, trouvant l'intérieur trop bruyant. Lorsque Caleb sortit de la maison pour prendre l'air avec sa fille qui dormait dans la poussette, il rencontra au passage quelques couples en train de s'embrasser au bord de la piscine. Il remercia le ciel que sa fille soit endormie et qu'elle ne puisse pas voir ce genre de choses, il s'était découvert un côté très protecteur envers sa fille et il la plaignait lui-même de devoir grandir avec son père s'il restait en vie d'ici là, avec tous les problèmes qu'il avait au dehors. Ce n'était pas facile de pousser une poussette alors qu'il avait une jambe infirme, mais il ne voulait d'aide de personne et apparemment tout le monde était occupé pour lui en proposer. Caleb s'arrêta face à la mer et s'allongea sur un transat. La poussette à côté de lui. Il ferma les yeux quelques secondes avant que les gémissements de nouveau né de la petite ne l'alerte. Caleb se releva lentement et posa une main sur le front de la petite, une silhouette apparue néanmoins devant lui. Caleb leva la tête et reconnu rapidement celle-ci. Qu'est-ce qu'il foutait là ? Son sang se glaça. Il prit un moment pour reprendre ses esprits mais quand ce fut le cas, il se leva soudainement. Il adopta un regard dur, il ne voulait pas paraitre vulnérable, seulement parce qu'à présent il était père et c'était sûr, si Stefan était là, il n'allait pas manquer de le faire remarquer. Caleb rapprocha la poussette vers lui, comme une geste de de protection. Le jeune canadien resta alors immobile devant son grand frère puis lorsqu'il prit enfin confiance en lui, il décida de briser le silence glaciale qui s'était installé. « Stefan... » souffla-t-il tout simplement avant de continuer. « A ce que je sache, cette fête est seulement réservée aux habitants d'Ocean Grove, ce que tu n'es pas mais te connaissant ça n'a pas été difficile pour toi de t'introduire ici. » dit-il sur un ton arrogant, il le cherchait presque et en avait marre de s'écraser devant lui. Il faisait sa crise d'adolescence un peu en retard. Il eut néanmoins un pincement au cœur de devoir lui parler ainsi. Avant, il n'aurait jamais imaginé être aussi hostile envers lui et inversement. Il avait toujours respecté son frère comme si c'était son père ou même plus, vu qu'il ne connaissait même pas comment est-ce qu'on respectait un vrai père. Il avait toujours tout fait pour le protéger, pour s'occuper de lui le plus possible et pourtant ça n'a jamais été assez pour Caleb. Il se rendait compte qu'il réagissait comme un enfant gâté, qu'il aurait dut se contenter de ce qu'il avait et de ce que lui donnait son frère, il comprenait que celui-ci puisse être en colère mais le fait qu'ils ne se soient pas encore expliqués sur cette histoire faisait que Caleb ne savait pas encore quoi en penser, à part le fait qu'il voulait avant tout protéger sa fille et Bonnie. En parlant de celle-ci, il ne voulait pas qu'elle sache qu'il était là et qu'elle s'inquiète pour ça, il espérait toujours au fond de lui qu'il pourrait le faire céder et qu'il s'en aille sans rien attendre en retour, mais c'était trop optimiste. Le garagiste jeta un coup d'œil vers la villa, il ne vit personne pouvant ressembler à Bonnie. Il resta un moment puis reporta son attention sur Stefan. Il avait beau être "le frère qui s'est enfuis" il lui devait toujours du respect, même s'il n'en attendait pas autant de sa part. Il décida d'adopter un autre ton, un autre comportement avec ce qui lui servait de grand frère. « Qu'est-ce que tu veux Stefan? » demanda-t-il dans un souffle. Il chuchotait presque, ne voulant pas que la présence du grand frère Varnham soit remarquée.


Dernière édition par Caleb Varnham le Jeu 2 Sep 2010 - 3:18, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ● dysfunctional family (varnham crew) Mar 13 Juil 2010 - 0:06

dysfunctional.family
4 Juillet. Les frères Varnham
Stefan Varnham à la Villa Della Tordera a écrit:
    4 Juillet. Independence Day. Tellement de choses se sont produites à cette date et ce chaque année. Cette année serait encore pleine de rebondissements et de surprises. Dont la première, la venue d’un dénommé Stefan Varnham. Il avait fait une brève apparition quelques mois auparavant mais était reparti aussitôt pour des raisons encore inexplicables en publique. Etait-il une personnalité connue ? Pas vraiment, et pourtant certains ont été intimes avec lui dans une vie passée, ou le seront dans un futur proche et dans diverses situations. Mais de tous les invités de cette soirée, une personne lui était liée par le sang. Caleb Varnham. Son frère mais aussi le petit-ami de Bonnie Whealer, l’une des deux organisatrices de la soirée. Il n’était pas un invité de choix mais ça, personne ne le savait. Comment avait-il donc reçu la carte d’invitation ? Ne sous estimez pas la puissance du vent qui permettait parfois, d’accomplir un malheureux destin. La carte d’invitation lui était venue à lui, alors qu’il visitait une maison d’Apple Road et qu’il pensait sérieusement à l’acheter pour lui. Rencontrant à ses pieds, la fameuse carte, il se permit de la lire comme si elle lui appartenait. Son visage resta concentré, pas une seule émotion ne vint trahir son indifférence. Et pourtant, intérieurement, il avait jubilé comme jamais. Lui qui voulait trouver un moyen de revoir son frère, sa petite-amie lui montrait le chemin. Bonnie avait toujours été insouciante, et surtout « populaire », ce qui n’était jamais trop dur de le lui reprocher. Mais il devait bien avouer, que cette fois-ci, elle lui était d’un grand secours. Peut-être devrait-il directement aller la voir pour lui remercier de ce geste et bien sûr lui souhaitait un merveilleux anniversaire ? Stefan se donnait beaucoup d’importance pour se croire un cadeau de taille, mais il était certain de l’être. Caleb ne serait certainement pas d’accord de le voir entretenir une telle conversation avec son amie … Lui qui était si amoureux d’elle et qui craignait que son frère puisse faire quelque chose de mal. Et cette dernière serait par ailleurs, outrée de sa présence ici. C’était fou comme ils les connaissaient bien. Il n’avait pas besoin d’attendre la soirée pour connaître leurs réactions, il les imaginait très bien ainsi. Il désirait encore plus, sentir ce regard haineux sur sa personne. Stefan n’a jamais voulu se faire aimer de celle qui lui avait volé son frère… Certes il aurait pu s’adoucir et comprendre le choix de Caleb mais il n’en était pas question. Ce choix en question avait été mauvais pour ce dernier et pour la famille, depuis le début. C’était donc décidé. Il ferait parti des invités « surprises ».

    Ce soir là, tout était démesuré. La demeure, la fête, le monde. Il n’y avait bien qu’à Ocean Grove que l’on pouvait apercevoir ces choses là. Stefan avait, bien évidemment, trouvé le costume adéquate pour la soirée. Un costume noir des années 50’s, qui lui donna un air encore plus classe mais hautain. Par contre, il ne pouvait supporter sa cravate qu’il qualifiait de « pathétique ». Il n’avait jamais aimé les cravates et n’en mettait jamais même pour un dîner d’affaire. Ce soir était l’occasion de changer les coutumes. Avec son chapeau sur la tête, il se permettait à regarder avec attention tout ce qui pouvait être un sujet de contemplation. Arrivé à l’entrée, il donna sa carte d’invitation (heureusement que les noms de famille écrits sur le papier, n’étaient pas à la mode ! ) Il entra sans trop de difficultés, pour ne pas dire aucunes. Les jeunes demoiselles avaient établi un décor des plus charmants, bien qu’un peu trop « tape à l’œil » pour Stefan. Il devait y en avoir de l’argent pour une telle présentation. Le flashback semblait réaliste et tous s’y prêtaient au jeu. Stefan n’eut du mal à remarquer Bonnie au loin, dans sa robe noire. Elle était élégante, joviale et semblait être dans son petit monde, entouré de gens comme elle. Par contre Caleb ne s’y trouvait pas… L’ainé des Varnham ne put s’empêcher de sourire. Ce n’était pas si surprenant et tous les deux en savaient les raisons. A moins peut-être qu’il se trouvait dans la salle, à l’écart afin de parler à une autre jeune femme. Après tout, il y avait du choix, et à force de fréquenter Bonnie, il aurait pu très bien eu en avoir marre. D’ailleurs, lorsqu’il s’approcha du buffet, il remarqua la magnifique blonde qui s’y trouvait. Celle-ci se retourna afin de prendre une coupe de champagne. Il arriva à ses côtés et fit de même. Par contre au lieu de tourner le dos à la salle, il scruta avec attention les personnes qui se trouvaient en ce lieu. De sa voix grave, il entama une discussion, qui n’allait sans doute pas être longue mais autant se faire plaisir, en attendant. « Magnifique soirée pour réunir tout le monde n’est-ce-pas ? Cela permet à certains de se rencontrer ou alors de se retrouver… » Il imagina très bien le regard déconcerté de la jeune femme sur lui mais il continua, comme s’il parlait tout seul et relatait ce qu’il pensait. « Pas trop mon type de soirée en général… Je n’aime pas la foule. » Il remarqua soudain une tête connue, LA personne qu’il cherchait. Celle-ci avait avec lui… une poussette ? Stefan fronça les sourcils. Il vit Caleb sortir, sûrement afin d’échapper à cette vague étouffante de gens aisés. Il devait le suivre. C’était sûrement le bon moment pour refaire surface dans sa vie et pour entamer enfin une conversation des plus importantes. Stefan se tourna vers la jeune inconnue, lui fit un de ses plus beaux sourires et trinqua avec elle. « Ce fut un plaisir. Bonne soirée » dit-il avant de s’en aller au dehors, vers la terrasse…

    Etait-ce lui ou Caleb avait une jambe endommagée ? Alors qu’il le suivait pas à pas, il regarda sa démarche. Il avait toujours été très fier de son frère. Certes ils étaient différents, le blanc et le noir comme le yin et le yang. Mais son affection pour lui ne datait pas d’aujourd’hui. Son frère était tout ce qui lui restait de la famille Varnham et il tenait à lui, au fond, comme à la prunelle de ses yeux. Stefan n’était pas le frère ainé pour rien. Il avait joué un rôle important dans la vie de Caleb, tout comme ce dernier avait été important dans la vie de son frère. Or, il ne faisait plus parti de la vie de ce jeune dernier depuis quelques mois déjà et sûrement qu’il en avait raté des épisodes, dont sa jambe devenue infirme. Stefan ne pouvait s’empêcher de le détailler du regard. Alors que celui-ci se dirigeait vers la plage, poussant avec plus ou moins de difficultés sa poussette, l’ainé s’arrêta un instant sur la terrasse, donnant vue sur une immense piscine. Son verre à la main, il l’apporta à ses lèvres et respira le grand air. La soirée était fraiche et magnifique bien qu’un peu trop cérémonieuse à son goût. Mais il fallait bien passer par là pour atteindre l’objectif voulu. Comment Caleb pouvait s’y faire à ce monde de paillettes ? Certes, des jolies choses, il y’en avait… Des femmes désirables aussi d’ailleurs et surtout, l’argent se faisait sentir à des kilomètres à la ronde. Mais à côté de ça, une escapade dans un bar n’était-il pas mieux que la soirée costumée des bourgeois coincés ? Si Caleb était rentré dans le moule pour suivre la femme qu’il aimait, Stefan trouvait, lui, que c’était d’une stupidité invraisemblable. Pas qu’il ne profita des joyaux qui se présentaient à lui, il adorait lui aussi jouer le jeu mais il ne se permettrait jamais de faire croire qu’il était à sa place. Il ne faisait pas parti de ce monde. Il en riait plus qu’autre chose et profitait un maximum de ces gens tellement insouciants, tellement suffisants. Stefan continua son chemin à la vue de son frère qui s’installa sur un des transats. Il est vrai que la mer était calme et l’on pouvait voir les étoiles se refléter à travers l’eau translucide. Cela pouvait être le décor parfait pour les jeunes amoureux dirigés par leurs hormones mais nous ne sommes pas en train de décrire l’effervescence d’un amour au feu de paille, mais bien d’un conflit fraternel rempli de non-dits, d’incompréhensions et de chantages.

    Stefan avait posé, entre temps, son verre sur une des tables disposées près de la piscine. Là où se trouvait un couple qui s’embrassait à pleine bouche. Quelle décence ! Cela en réjouissait presque notre cher Varnham ! Et alors qu’il se dirigea vers son frère, effaçant ses traces sur le sable afin de les remplacer par les siennes, il se posta au devant du transat, face à la mer. Il sortit à son rythme une cigarette de sa boite d’origine et l’alluma avec son briquet de l’autre main. Le feu éclaira un instant la pénombre, un instant de vie qui montra au grand jour le visage sérieux d’un jeune homme d’une trentaine d’années. Un air dangereux ? Effectivement, dans ces moments là, Stefan inspirait une certaine méfiance auprès des inconnus. La lueur d’une flamme inonda l’atmosphère, et se refléta dans les prunelles de Stefan qui approcha dangereusement son visage de celle-ci. Après avoir allumé comme il le fallait sa cigarette, il laissa la surprise guetter et prendre tout le corps de son frère qui ne put s’empêcher de se lever d’un bond. Stefan n’avait pas besoin de poser son regard sur Caleb pour décrire les traits de son visage. Il les imaginait superbement crispés. Son frère pouvait faire bonne figure devant lui, en montrant sa plus belle force de caractère dont la colère mais ce dernier le connaissait terriblement bien. Il arrivait toujours à le déstabiliser, à lui faire descendre de ce piédestal pour le remettre en place. C’était une différence de taille. L’aîné s’était toujours fait respecter, de part son âge, mais aussi de part son silence. Stefan n’avait jamais véritablement élevé la voix lorsqu’ils étaient jeunes mais il imposait sa présence et sa dureté quand il le fallait. Les sourcils froncés, il se retourna vers Caleb. Il laissa échapper une bouffée de sa bouche, échappant la fumée afin d’assombrir le tableau. Ils se regardèrent sans rien se dire. Une légère plainte venait de se faire, provenant de la poussette. Ce qui attira l’attention de Varnham. Un bébé. Oui… Stefan aurait préféré un autre scénario mais à croire que son pire cauchemar se réalisa devant ses yeux. « Stefan... A ce que je sache, cette fête est seulement réservée aux habitants d'Ocean Grove, ce que tu n'es pas mais te connaissant ça n'a pas été difficile pour toi de t'introduire ici. » Le concerné ne put s’empêcher de rire jaune. Mais à la place de répondre, il continua de porter à ses lèvres sa cigarette, et de détailler du regard son frère tendrement choyé par leur mère dans l’enfance. Malgré sa pseudo crise, il n’avait pour le moins changé… Stefan s’humidifia les lèvres avant de répondre après que Caleb lui ait demandé ce qu’il lui voulait. « Je suis bien heureux de te revoir aussi P’tit Frère » Contrairement à lui, Varnham ne chuchotait pas. Il prenait un malin plaisir à appuyer sur ses mots. Il se doutait de cette envie de cacher la présence du frère « déchu ». Car n’était-ce pas ce qu’était devenu Stefan dans la tête de Bonnie et Caleb Varnham ? Celui dont on ne prononçait guère le nom et celui dont on voulait éviter la présence ? Son existence avait sans doute, été malencontreusement oubliée auprès des amis qu’ils côtoyaient… Stefan n’était pas dupe, loin de là. « Figure-toi que j’ai bien été invité, pour vous rejoindre toi et ta charmante Bonnie. Du moins, elle était plus charmante ce soir qu’à l’accoutumée. » Tous deux savaient que Stefan ne portait pas Bonnie en son cœur. Et il ne se privait jamais de le démontrer lorsqu’ils se retrouvaient tous les deux. Maintes et maintes fois, le plus grands des deux avait essayé de dissuader son acolyte de tomber amoureux de cette fille au risque de perdre sa valeur. Mais l’amour ne rend-t-il pas aveugle ? Caleb s’est épris d’une jeune femme qui connaissait son pouvoir et qui le maniait à la perfection, du moins sur lui. A côté d’elle, le dévouement pour un frère n’existait plus. Rien n’avait d’importance à part les beaux yeux de la demoiselle. Stefan reprit la conversation, mais d’un ton plus grave et faussement rêveur. « Ce fut un délice de pouvoir la scruter dans sa robe noire qui lui dessinait ses jolies formes. D’ailleurs, le collier qu’elle portait à son cou doit valoir une fortune … Est-ce toi qui le lui as payé pour son anniversaire ? » Sa cigarette brûlant vers sa fin, Stefan la jeta machinalement dans le sable et l’écrasa sans remords. Certes il se doutait bien que Caleb n’entrerait pas dans la combine ‘je m’amuse à fantasmer sur ta petite-amie pour t’enrager’ vu qu’il connaissait les relations de ces deux. Forcément, Stefan éprouvait du dégout et non de l’envie envers Bonnie. Or, ce qui pouvait l’inquiéter, était de savoir que Stefan s’était assez rapproché de Bonnie pour que celle-ci ait remarqué sa présence… Qu’il aimait le provoquer ! Cela fut de tout temps, bien qu’auparavant, ce n’était jamais dans le but de blesser l’autre.



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Message(#) Sujet: Re: ● dysfunctional family (varnham crew) Jeu 22 Juil 2010 - 1:13



Retrouver Stefan à Miami n’était pas une bonne chose et pourtant il y avait toujours un espoir au fond de Caleb qui faisait qu’il voulait que son frère accepte sa situation présente car en effet, retrouver son frère comme avant restait un rêve mais il connaissait bien assez son frère pour savoir que ce serait inutile. Il avait toujours voulu avoir raison et pour le moment il n’appréciait pas du tout son départ et sa nouvelle vie. Pourtant, Caleb aussi avait des choses à reprocher à son grand frère, mais l’influence que celui-ci avait sur son petit frère était telle que le garagiste n’arrivait pas à le détester complètement. Il restait cet homme arrogant et insouciant, cela se voyait à la façon dont il avait prit cette cigarette, il savait incontestablement que ce n’était pas recommandé de fumer près d’un enfant et le regard que lui jeta le plus jeune des Varnham en disait long sur ce qu’il en pensait, mais heureusement la fumée que Stefan rejetait n’allait pas en direction de Maggie qui d’ailleurs s’était calmée. « Je suis bien heureux de te revoir aussi P’tit Frère » Caleb leva les yeux au ciel et serra les dents. Il se fichait bien de lui et le prenait pour un débile, il refusait d’entrer dans son jeu où il le rabaissait ainsi. Caleb balaya à nouveau d’un regard les alentours pour voir si personne ne les regardait puis reporta son attention sur son frère. Il plongea son regard coléreux et pourtant si enfantin dans celui de son frère. Il se sentait tellement naïf quand il était en sa présence, c’était pour ça qu’une partie de lui-même le détestait. « Figure-toi que j’ai bien été invité, pour vous rejoindre toi et ta charmante Bonnie. Du moins, elle était plus charmante ce soir qu’à l’accoutumée. » Un léger rire nerveux prit de court Caleb. Il pensait peut-être qu’il allait le croire ? Il savait très bien qui était invité et qui ne l’était pas, il avait passé toutes ces journées à voir Bonnie s’occuper de tout ça et la centaine de fois où il avait entendu sa petite amie parler de la liste d’invités lui avait suffit pour retenir celle-ci. Il afficha un léger sourire satisfait de lui de ne pas perdre le contrôle devant les provocations de son frère. « Prends-moi pour un débile. Je te connais aussi bien que tu me connais, ne l’oublie pas. » dit-il. Il savait qu’il était ironique quant à la remarque sur Bonnie, mais il n’y fit pas attention. Il savait que son grand frère n’appréciait guère Bonnie et elle avait beau faire tourner les têtes de tous les hommes hétéros de la ville, elle n’aurait sûrement pas le cœur de Stefan Varnham – s’il en avait un. Le ton de Stefan changea et Caleb l’écouta sérieusement. « Ce fut un délice de pouvoir la scruter dans sa robe noire qui lui dessinait ses jolies formes. D’ailleurs, le collier qu’elle portait à son cou doit valoir une fortune … Est-ce toi qui le lui as payé pour son anniversaire ? » Caleb serra les dents et les poings. Entendre un autre homme parler ainsi de sa petite amie le rendrait fou, s’il ça n’aurait pas été Stefan. Il savait qu’il jouait un petit jeu et qu’il ne disait ça juste pour le mettre hors de lui, ce qu’il ne ferait pas, en tout cas pas devant son frère. Il était trop fier pour tomber dans ce piège, il y était souvent tombé et à chaque fois il avait eu honte de ses faiblesses, mais aujourd’hui, il avait bien plus à perdre que ses bijoux de famille. Il savait que Stefan ne pensait pas ce qu’il disait et pourtant le fait qu’il parle de son collier et de sa robe noire était la preuve qu’il s’était assez rapproché d’elle. Caleb ne voulait en aucun cas que Bonnie soit au courant de la venue de Stefan. Il ne voulait pas qu’elle s’inquiète pour ça, surtout après l’épisode de Pride venant essayer d’éliminer Stefan sous la demande du père de Bonnie. Caleb jeta un coup d’œil vers la maison, comme pour s’assurer qu’il n’y avait pas de Bonnie avant de continuer. « Ne joue pas à ça Stefan. » dit-il sur le ton de la colère et de la menace. Il prit une grande inspiration et décida de changer de ton à présent. Il ne voulait pas qu’il croit que tout ça l’affectait réellement. Il regarda sa fille avant de continuer sur un ton songeur. « Tu devrais prendre un peu de temps pour réfléchir. Ta vie, c’est comme un rêve, mais au bout d’un moment tu vas devoir te réveiller et tu vas tomber de très haut. » il continuait de regarder sa fille en parlant avant de reporter son attention sur son frère. « J’vais pas te faire de morale tu le sais bien mais ne t’avises pas de t’approcher de ma famille parce que le frère obéissant que tu connaissais s’est envolé. » finit-il par dire, très sûr de lui, reprenant à nouveau un ton menaçant. Il ne fallait pas qu’un seul mot dans ses paroles ait un défaut, une défaillance. Il savait que les menaces ne marcheraient sûrement pas sur son frère, néanmoins il fallait qu’il voie que Caleb était déterminé au point de remettre complètement en cause leur lien fraternel. Après ces paroles, les gémissements de sa petite fille attirèrent l’attention du jeune papa. Il décida de la prendre dans ses bras. Peut-être que le fait que Stefan voit… sa nièce lui ferait changer d’avis sur les projets qu’il avait pour Caleb ? Il prit délicatement sa fille, plaqua sa petite tête sur sa main qui était plus grande. Il la regarda avec tellement de passion qu’il en avait oublié son frère. Il plaqua la petite fille contre son torse, avant de porter son attention sur frère. Il hésita un moment, scrutant la réaction de son frère. « Tu veux peut-être la prendre ? Ta nièce ? » demanda-t-il toujours sur la défensive mais en insistant sur le dernier mot.



Dernière édition par Caleb Varnham le Jeu 2 Sep 2010 - 3:17, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ● dysfunctional family (varnham crew) Dim 1 Aoû 2010 - 0:52

    « Tu veux peut-être la prendre ? Ta nièce ? » Cette phrase provoqua l’effet d’une bombe. Bien sûr qu’il s’attendait à ce que ce soit sa fille, ou du moins il espérait le contraire de tout cœur mais la vérité semblait le frapper au visage, une fois pour toute. Et bien sûr la raison gagna. Stefan déplora cette situation, il ne pouvait guère l’accepter. N’était-ce pas un cauchemar ? Il aurait aimé se réveiller après une cuite, et se retrouver dans cette maison silencieuse qui attendait les frères Varnham à Vancouver. Il est vrai que ce n’était pas le genre de personnage à rester avec des enfants par plaisir et à jouer avec eux. Au contraire, il représentait plutôt l’autorité et la crainte. Certes plus jeune, il n’était pas aussi dur et glacial… Combien de fois il avait protégé son frère lorsque leur père est parti ? Caleb venait souvent dormir avec lui à l’âge de 8 ans alors que Stefan préparait son adolescence, seul sans figure paternelle. Avec le temps, il avait du s’endurcir pour pouvoir s’occuper de son frère mais aussi de sa mère. Il est devenu l’homme de la maison, celui dont l’autorité était irréprochable. Personne ne le contredisait au risque de goûter à son silence de glace et son regard noir inspirant l’obéissance. Il n’avait pas besoin d’élever la voix, sa carrure et ses expressions suffisaient largement à donner froid dans le dos. Comme à cet instant, il fusillait son frère du regard. Son cadet pouvait donner l’impression de contrôler la situation, de rendre fautif Stefan de sa vie actuelle alors qu’il faisait semblant de se complaire dans ce monde surfait, son grand frère n’était pas dupe. Il pouvait se donner une assurance, se construire un personnage moralisateur, le rôle ne lui convenait pas. Stefan s’approcha de lui et par conséquent de « sa fille ». Non bien sûr que non il ne va pas la prendre ! C’était peut-être la fille de Caleb, mais c’était aussi celle de Bonnie. La manipulatrice c’était elle. Elle avait rompue le cercle familial, avait amené Caleb à le détester ; ou si ce n’est pas ça, à le fuir. Elle n’était pas l’image d’un heureux évènement mais plutôt le malheureux signe révélant le piège dans lequel son frère était tombé. « Caleb, tu te trompes … comme toujours. Ce n’est pas moi qui vis dans un rêve, loin de là. Au contraire, je crois avoir une vision de la réalité plus sincère et vraie que tu ne la vois toi. » Il parlait calmement, un peu trop sereinement… ce qui n’était jamais signe d’une eau qui dort. Chez Stefan, plus il parlait avec clarté, plus les mots étaient cinglants. C’était une force que peu possédait. Il vit son frère accuser le coup une demi-seconde, car Stefan crut voir son visage se crisper. Bien sûr qu’il était encore sous l’influence d’un frère qui avait toujours pris le dessus. Ce n’était pas parce qu’ils ne s’étaient pas réellement vus depuis des mois que les grades étaient tombés. Et même si Caleb était devenu père, Stefan le voyait toujours aussi insouciant malheureusement. Il était loin d’être intimidé par sa minable prestation « Regarde-toi… Es-tu content d’être père ? Oh non attends je connais la réponse. Tu vas me dire que oui, tu es heureux de ta vie actuelle. » Stefan s’approcha encore à quelques centimètres de son frère et le regardant fixement il chuchota « Réveille toi » Il le dépassa afin de faire face à la villa. Caleb se retourna à son tour, sûrement pour voir où il voulait en venir. Bien sûr il essaya de prendre la parole mais Stefan le fusillant du regard par-dessus son épaule, l’en dissuada. « Voilà ton rêve. Ce monde, fait de paillettes, de strass… Ces quartiers bourgeois et le monde aussi beau que prestigieux. Notamment ta Bonnie, et votre maison dans une des rues les plus huppées... Ce serait plutôt à moi de t’avertir que tu vas sûrement tomber de très haut, tôt ou tard. Ne crois pas que ces choses t’appartiennent à vie. » Stefan marqua une pause et reporta son regard sur la villa. Sa voix brisa une nouvelle fois le silence mais avec un air plus lointain, comme si elle aussi se perdait dans la contemplation d’un souvenir ou d’une expérience déjà vécu. « Il y a toujours un prix à payer » Stefan fronça les sourcils et refit face à son frère. « Cette vie t’abandonnera, Bonnie t’abandonnera. Elle a réussi à te garder entre ses filets avec ce petit être que tu gardes dans tes bras, mais tu sais très bien que tu n’es pas fait pour elle. Elle trouvera quelqu’un qui lui ressemble et tu le sais. Tu ne vis pas dans le même monde qu’elle. Sinon pourquoi es-tu sorti de cette immense salle ? »


    « Je l’aime bien Bonnie, c’est une chic fille. » Stefan conduisait sur une route déserte, entourée d’arbres. Une forêt à perte de vue. Il ne répondit pas, restant concentré sur la route. Du moins c’est ce que l’on pouvait penser. Caleb tentait de vérifier l’expression du visage de son frère mais sans réponse, il continua à s’aventurer sur le chemin « Je ne pensais pas qu’après ça, on arriverait à parler entre nous mais elle ne se permet pas de juger, c’est plutôt bon signe non ? » Que cherchait-il à faire ? Il voulait aborder un sujet, Stefan sentait venir la situation à des kilomètres et contrairement à ce que souhaitait son frère, il n’appréciait pas particulièrement cette relation soudaine entre les deux jeunes gens. Il grommela quelque chose et avant même que son frère continua à faire des éloges sur cette petite conformiste, Stefan répondit sec « Non. » Le regard de Caleb exprima la surprise et le désarroi avant de demander des explications à un jugement si prompt « Je ne veux pas que tu la vois, tu risques de tout faire foirer c’est tout. » Un téléphone sonna comme le reçu d’un texto. Stefan chercha d’une main son portable dans sa poche pendant qu’il conduisait de l’autre main. Un regard vite fait sur le texto – J’ai à te parler c’est urgent. Rejoins-moi ce soir, je t’embrasse. Abbey « Qui c’est ? » … Caleb le regarda inquisiteur. Mais Stefan rangea son portable et fit comme si de rien n’était « Personne » Jamais il ne parlait de choses plus ou moins personnelles avec son frère. Ce n’était pas permis. Tout simplement parce que sa mission comptait plus, tout comme leur relation fraternelle. Après quelques quelques minutes de silence, Caleb renchaîna « Pourquoi tu ne veux pas que je la fréquente ? Est-ce que je peux au moins savoir ce que je risque de faire foirer ? » Stefan répondit seulement « Ta vie. Elle te brisera le cœur » Et ce fut la dernière chose qu’il eut dite. Jamais plus Caleb ne reparla de Bonnie même si Stefan le croisait de temps en temps avec elle dans des situations les plus anodines.


    De retour sur la plage, les frères Varnham se faisaient face. Stefan haussa les épaules. Après tout, si Caleb était ici, c'était qu'il se rendait compte de l'absurdité de sa présence en ces lieux. Lui qui avait toujours aimé la simplicité, les belles choses de la vie et toujours prêt à aider son frère dans quelques magouilles que cela pouvaient être. Ce n'était pas un Caleb rangé dans un cocon douillet, à Miami que représentait le frère de Stefan. « Si seulement tu pouvais arrêter de jouer ce rôle, ce serait tellement plus intelligent. Tu sais d'où tu viens. Et ce n'est certainement pas ici. »
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Message(#) Sujet: Re: ● dysfunctional family (varnham crew) Jeu 2 Sep 2010 - 1:53


La surprise se remarqua sur le visage du plus grand des frères Varnham et cela vexa presque Caleb. Il fallait dire qu’il était susceptible au sujet de sa famille. Autant au sujet de son frère que de sa fille. Ils avaient tous les trois le même sang qui coulaient dans leurs veines. Il aurait aimé que Stefan puisse la prendre dans ses bras et profiter du moment présent mais il ne fallait pas en demander trop, le fait qu’il soit toujours là, en compagnie de cette petite créature était déjà un exploit et Caleb s’en doutait, il le connaissais aussi bien qu’il se connaissait, peut-être plus et c’était pour cela qu’il craignait sa venue à Miami autant pour lui, que pour Maggie, Bonnie et aussi tous les habitants d’Ocean Grove. Caleb soutenait le regard noir de son frère. Il essayait tant bien que mal de paraitre aussi glacial et aussi fort que lui, mais de tous les hommes qu’il avait put rencontrer, il n’avait jamais été aussi faible comparé à lui. Même devant Pride, qui l’avait menacé d’une arme, il ne s’était pas sentit aussi petit. Caleb l’observa s’approcher, ne cessant de le regarder dans les yeux. Allait-il finalement prendre la petite ? Non, bien sûr que non. « Caleb, tu te trompes … comme toujours. Ce n’est pas moi qui vis dans un rêve, loin de là. Au contraire, je crois avoir une vision de la réalité plus sincère et vraie que tu ne la vois toi. » Caleb détourna son regard en soupirant. Il avait raison comme toujours et il se trompait comme toujours, néanmoins, de nouveau il le rabaissait, comme il l’avait toujours fait. Il l’avait peut-être protégé toute sa vie, de toute et de rien, mais finalement il restait toujours aussi hautain et désagréable. Il restait un menteur. Oui peut-être ne le savait-il pas, mais lui il le savait, il lui en voudrait toujours pour ça. Ses mots étaient comme des coups de poignards dans le cœur mais Caleb restait impassible, lui montrer que ce qu’il disait l’affectait serait le plus beau cadeau qu’il puisse lui faire. Le garagiste n’était pas prêt à faire de cadeaux à son grand frère, il espérait n’avoir rien fait paraître mais c’était difficile quand on était aussi vulnérable en compagnie d’une personne si influente. « Regarde-toi… Es-tu content d’être père ? Oh non attends je connais la réponse. Tu vas me dire que oui, tu es heureux de ta vie actuelle. » Caleb ouvrit la bouche pour répondre mais il lui avait déjà coupé la parole. Évidemment qu’il allait lui dire oui, finalement sa fille avait été la chose la plus merveilleuse qu’il ait eu de sa vie, peut-être qu’il n’était pas son élément, qu’il était un peu maladroit avec elle, mais il donnerait sa vie pour elle. Caleb l’observa s’avancer à nouveau. « Réveille toi » chuchota-t-il. Cela ne se voyait pas à la non-réaction de Caleb, mais ces mots eurent l’effet d’une bombe. Aucun de ses mots avaient autant d’effet à Stefan. Il était carrément jaloux de l’influence qu’il pouvait avoir sur les gens et surtout sur lui. Il le laissa passer près de lui, avant de se retourner et de fixer son frère, toujours Maggie dans ses bras. « Stefan… » Il ouvrit de nouveau la bouche pour répliquer, mais le regard que lui jeta son frère changea la donne. « Voilà ton rêve. » Caleb reporta son attention sur la villa. « Ce monde, fait de paillettes, de strass… Ces quartiers bourgeois et le monde aussi beau que prestigieux. Notamment ta Bonnie, et votre maison dans une des rues les plus huppées... Ce serait plutôt à moi de t’avertir que tu vas sûrement tomber de très haut, tôt ou tard. Ne crois pas que ces choses t’appartiennent à vie. » Caleb n’avait pas quitter la villa des yeux, tout le long de son discours. Des questions fusaient dans son esprit. Dit par une autre personne, il aurait tourné les talons et laissé ce fou divaguer, mais venant de Stefan, c’était tout autre. « Il y a toujours un prix à payer » cette phrase interpella le jeune homme et il porta son attention sur son grand frère. Le ton qu’il prenait était persuasif parce qu’il croyait énormément à ce qu’il disait, comme s’il en avait eu des preuves, comme s’il avait déjà vécu ça. Caleb non plus n’avait jamais pensé se retrouver dans une vie pareille, il n’aimait pas cette routine habituelle, mais tout était tranquille ici. « Cette vie t’abandonnera, Bonnie t’abandonnera. Elle a réussi à te garder entre ses filets avec ce petit être que tu gardes dans tes bras, mais tu sais très bien que tu n’es pas fait pour elle. Elle trouvera quelqu’un qui lui ressemble et tu le sais. Tu ne vis pas dans le même monde qu’elle. Sinon pourquoi es-tu sorti de cette immense salle ? » Tout ce qu’il disait sonnait tellement vrai ! Mais il n’y croyait pas quelque chose au fond de lui disait non. Ce quelque chose était sur quoi reposait la tête de sa petite fille : son cœur. Il en avait un oui et il se demandait parfois si Stefan en avait un, lui. Caleb reprit enfin ses esprits, après ne pas avoir parlé pendant un moment. Il afficha une expression amer. « Tu sais… ce n’était pas mon rêve avant d’arriver ici. Mon rêve c’était qu’on ne se sépare jamais. Qu’on continue ce qu’on faisait, que rien ne change. Je voulais aussi pouvoir te parler sans que tu affiches cet air glaciale, j’espérais qu’un jour on puisse parler de maman, de papa, de tout, mais c’est pas ton genre de discuter. » enchaina-t-il. Il n’avait jamais vraiment appelé ses parents par « maman et papa » depuis que leur mère était morte en compagnie de Stefan. Les deux hommes les appelaient par leurs prénoms. Caleb prit une pause observant la réaction de son frère avant de continuer. « Mais finalement quand j’ai compris que mon rêve était impossible, j’ai décidé de m’en créer un autre. Je sais que ce n’est pas mon monde, que je ne supporte pas les fêtes de bourgeois et que la vie ici est beaucoup trop… calme, je sais que toi non plus tu n’aimes pas ça, mais ne t’en prend pas à Bonnie. Comme tu dis, elle me garde peut-être dans ses filets grâce à Maggie – parce que c’est son prénom, mais je la garde aussi près de moi grâce à elle. » finit-il tout à fait sûr de lui, resserrant l’étreinte de sa fille. « La vérité, c’est que tu rêverais d’une femme qui t’aimerait comme Bonnie m’aime. » conclut-il sur un ton plein de reproches. Bonnie l’aimait c’était sûr, elle l’avait suivit jusqu’ici, elle l’avait pardonné lorsqu’il en avait embrassé une autre, elle ne l’avait jamais trahi – pour l’instant, et c’était tout ce qu’il importait pour Caleb : la confiance. Une confiance qu’il ne pouvait plus accorder à son frère à présent. Stefan haussa les épaules. Même si les paroles n’avaient pas eu d’effets sur lui, comme Caleb l’aurait espéré mais au moins il s’était vidé. « Si seulement tu pouvais arrêter de jouer ce rôle, ce serait tellement plus intelligent. Tu sais d'où tu viens. Et ce n'est certainement pas ici. » Caleb leva les yeux au ciel tout en lui tournant le dos pour réinstaller Maggie dans sa poussette. « Oh s’il te plait ! Je n’ai plus besoin d’un chaperon, si je décide un jour de gâcher ma vie, comme tu l’as fait avec la tienne, je te demanderai ton avis. D’ici là… » après avoir installé la petite dans sa poussette Caleb se retourna et fit face à son frère. « Fous moi la paix. Trouve-toi une autre occupation, un autre frère si ça te chante… tu connais la sortie. » même si ces mots sortaient de sa bouche, ils n’étaient pas sincère, finalement ils feraient plus de mal à Caleb qu’à Stefan. Il ne voulait pas que son frère fasse ce qu’il lui demandait, mais il n'avait pas le choix c'était soit lui, soit Maggie et Bonnie. Le choix était difficile, mais fait.
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● dysfunctional family (varnham crew)

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