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 (in front of Riggins' house) GONE.

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Message(#) Sujet: (in front of Riggins' house) GONE. Mer 6 Mai 2009 - 21:57


she's the one in trouble.
V. BLYTHE & D. DAVENPORT

Quinze heures dix-neuf, affichait mon Blackberry, posé sur le bureau de Maât, juste à côté de mon MacBook. Voila deux heures que je bossais sur le syndrome de Turner, afin de mieux comprendre un cas qui avait été admis pendant ma garde, hier soir. Mon boulot d’interne avait beau être super crevant, je ne ressentais la fatigue qu’après plusieurs dizaines d’heures sans dormir, et comme je m’étais approprié la salle de garde afin de faire des micro-siestes, j’avais toujours l’air fraîche par rapport à mes collègues. Merci maman. Monosomie au niveau de la paire de chromosomes sexuels. En mosaïque. Caryotype 45,X. Je maîtrisais ses notions à présent parfaitement mais mon caractère perfectionniste m’empêcher de lâcher mon ordinateur. Dommage. J’aurais pu aller faire un tour en ville – je manquais cruellement de chaussures. J’aurais pu aller faire un jogging – je manquais cruellement de sport. J’aurais même pu, simplement, me balader dans Ocean Grove – je manquais cruellement de vie sociale. Il fallait avouer que mis à part Maât, Victoria, Rhys et son chien, je ne voyais pas grand monde qui ne portait pas de blouse blanche. C’était normal. J’y étais habituée depuis ma première année d’internat. Tout redeviendrait à la normale quand je me serais familiarisée avec la vie à Miami.

Mes doigts tapaient sur le clavier à la vitesse grand V. Grande adepte de toutes les technologies informatiques possibles – Messenger, Facebook, les Sims – j’étais plus qu’habituée à taper sans regarder où mes doigts se posaient. Je rédigeais à présent un dossier de synthèse sur les conséquences de la maladie et ses mutations possibles. Ce serait utile à mes collègues. Ce serait utile pour marquer des points auprès des résidents. J’allais établir les liens entre ce syndrome et une maladie auto-immune quand mon Blackberry se mit à vibrer. Victoria. C’était écrit sur l’écran. Un SMS. Je l’ouvris.

HELP. Vient avec voiture 2929, Lemon Street. Sonne + conversation quelques minutes. Serais dans voiture à retour. V.

Le message avait beau m’intriguer. J’avais beau me demander si c’était une blague ou non. J’étais déjà debout en train d’enfiler mes chaussures. Bientôt, je dévalai l’escalier et trouvai mes clefs sur la commode de l’entrée. Je courrai vers la voiture. Ne me demandez pas pourquoi, mais je pris ce texto très au sérieux. Du peu que je connaissais Vicky et de tout ce que Maât m’avait raconté, je savais qu’elle était du genre à se mettre dans des situations pas croyables. De ce que je pouvais déduire de son message, il fallait que je tienne les habitants de la maison occupés pendant assez de temps – pour qu’elle en sorte, à coup sûr. Elle avait certainement dû vouloir trouver un jean troué ou un ourson bourré de cocaïne dans la chambre du petit dernier, mais en plein jour. Quelle idée. Ce n’était pourtant pas si bête. Les adultes sont censés travailler à trois heures de l’après-midi.

Je me garai assez loin de la porte d’entrée, de façon à ce que Mr & Mrs Riggins – c’était le nom marqué sur la boîte aux lettres – ne puissent pas voir Victoria quand elle monterait dans la voiture. Je descendis assez rapidement de la Lexus, ne fermant évidemment pas la porte à clefs, et, d’un pas pressé, me rendis à la porte d’entrée. Je sonnai. On vient m’ouvrir à peine quelques secondes plus tard. Une femme. La quarantaine bien tassée. Les cheveux trop longs pour elle. Bruns. Elle me souriait comme si j’étais le Messi. Je lui rendis un sourire. Un petit sourire – je n’aimais pas les gens trop heureux sans raison. Elle ne parlait pas. Je pris alors les rennes de la conversation.

DARLA : Bonjour Madame…
MRS RIGGINS : Riggins, je suis Madame Riggins. Maggie, appelez-moi Maggie.

(Elle répétait ses nom et prénom, ça m’horripilait.)

DARLA : Comme vous voulez, Madam… Maggie. Je venais pour…

(Je me rendais compte que je n’avais pas préparé qui tenait la route.)

DARLA : … mon chien. Il s’est échappé depuis ce matin, quand il n’y avait personne à la maison. Je me demandais si vous l’aviez vu.
MRS RIGGINS : Un chien ? Je ne vois jamais de chien qui ne soit pas tenu en laisse par ici. C’est la règle, pour la sécurité des enfants vous savez, et…
DARLA : Je sais, oui. Mais… Oprah (?) est très gentille, il n’y a pas de risque avez elle. Si vous ne l’avez pas vu, peut-être que Mr Riggins en sait plus ?
MRS RIGGINS : Mr Riggins est en voyage d’affaire. Vous savez, je suis toute seule à la maison, aujourd'hui. En plus avec un chien qui se balade seul… j’ai peur parfois, vous savez. C’est pas facile, vous…

(J’entendis un bruit sourd de portière. V était en sécurité.)

DARLA : Les temps sont durs, oui, oui. Vous savez quoi ? Je m’inquiète vraiment pour mon chien, je vais vite continuer le tour des maisons. Encore merci pour votre temps.
MRS RIGGINS : Ah, euh… bonne…


J’étais partie avant même que la “gentille” Mrs Riggins ait fini son speech d’au revoir. Il me tardait trop d’entendre ce que Victoria avait à me raconter pour justifier son escapade. Je montais alors dans la voiture sans rien dire. Ma belle-sœur s’était repliée afin que Mrs Riggins ne voie rien du tout. Je démarrai et commençai à rouler, lentement. J’attendais des explications.
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Message(#) Sujet: Re: (in front of Riggins' house) GONE. Sam 16 Mai 2009 - 13:14


      HELP. Vient avec voiture 2929, Lemon Street. Sonne + conversation quelques minutes. Serais dans voiture à retour. V.

    Voici le message rapidement écrit que Victoria envoya à la première personne pensée : Darla. Cela était d'ailleurs étrange qu'elle pense à elle en premier pour l'aider dans la situation dans laquelle elle était. Et la situation était assez alarmante au point d'exiger une aide extérieure. Aide extérieure qui lui saura donnée en la personne de Darla, petite-amie de Maât. Qui aurait pu penser que la jeune fille aurait songé à cette dernière pour lui donner un coup de main ? Certainement pas elle-même. Après tout, Darla était arrivée il y a à peine quelques jours et voilà que Victoria lui envoyait un message qui pouvait ne pas être compris alors qu'elle était en alerte. Mais Darla était une jeune femme peu embêtante, il fallait bien l'avouer. Elle était même une agréable colocataire mais l'avoir sous son toit faisait un peu grimacer la plus jeune des Blythe. Mais soit. Elle avait quitté San Fransisco pour venir s'installer à Ocean Grove, ce qui était un acte admirable aux yeux de Victoria. Mais cette dernière ne pouvait se douter un peu de la demoiselle. Après tout, aucune femme ne sera assez bien pour son frère. Mis à part leur mère. Mais là n'était pas le sujet du moment.

    La situation du moment était plus qu'urgente et Victoria priait pour que Darla comprenne son message, même si elle pense avoir été assez claire. Après tout, Darla étudie la médecine, son message ne devait donc pas être très difficile à comprendre. Et la jeune Blythe ne doutait pas une seule seconde que son frère lui a parlé des situations dans lesquelles elle pouvait se mettre. En tout cas, c'était d'un coup d'œil paniqué qu'elle regarda de nouveau vers l'extérieure en poussant très légèrement le rideau, dos contre le mur. Nom d'un chien, mais que faisait-elle là ? Madame Riggins était censée s'absenter durant les deux heures qui venaient. Pourquoi diable revenait-elle ? Encore un coup de la chance. Victoria se trouvait au deuxième étage et avait minutieusement fouillé les recoins du grenier avant d'entendre une voiture se garer. Pourquoi le grenier ? Car, à son avis, c'était le meilleur endroit d'une maison pour y planquer quelques fraudes de son mari soit disant en voyage d'affaires. Et au moment où elle commençait à trouver quelque chose d'intéressant, il fallait que quelque chose n'aille pas alors qu'elle avait tout prévu. Mais même si elle paraissait paniqué, Victoria sut rapidement se calmer pour mieux gérer la situation présente. Madame Riggins était une femme de bonne famille, d'apparence seulement. Pour ne pas changer, direz-vous. Mais l'intérieur était bien plus cynique. D'ailleurs, ce n'était pas la première fois que la blonde s'immisçait dans la maison des Riggins. La dernière fois, ils avaient retiré leur plainte. Mais il y avait à parier que, si elle se faisait coincer cette fois-ci, le couple ne sera pas aussi indulgent. Bien sûr, Victoria aurait pu prouver que les fédéraux se trompent de personne à embarquer. Mais elle manquait encore de preuves. Ils avaient beau avoir la quarantaine, ils se montraient très pointilleux et ne laissaient guère de trace. Quoiqu'il en soit, la jeune Blythe attendit, de façon patiente et fébrile, l'arrivée de Darla pour pouvoir descendre. La demoiselle s'était donc assise contre la fenêtre, cachée, le regard vert aux aguets. Elle se redressa soudainement quand elle vit la Lexus de Darla - qui dormait souvent aux côtés de celles de Victoria et de Rhys. Victoria la suivit des yeux, un léger sourire au coin des lèvres. Finalement, cette Davenport était aussi intelligente qu'elle le pensait. Elle ne put s'empêcher de la trouver remarquable quand elle sortit de sa voiture, regardant à droite et à gauche avant de franchir le seuil du terrain Riggins. Elle semblait presque paniqué. Son message avait été si affolant que ça ? Elle allait devoir s'habituer, alors. Mais trêve de plaisanterie. Quand Darla sonna à la porte, Victoria prit cela comme le feu vert pour sortir de façon rapide. D'un geste silencieux, elle se dirigea vers le petit escalier pour rejoindre l'étage du dessous. Regardant par la cage d'escalier principale, elle vit Darla en pleine conversation avec madame Riggins.

      DARLA : Comme vous voulez, Madam… Maggie. Je venais pour…

    Victoria n'eut pas l'occasion d'écouter la suite qu'elle s'était déjà élancée dans le couloir pour accéder à la fenêtre qui donne vue sur l'arbre. La jeune Blythe n'était peut-être pas une grande amatrice de sport - contrairement à son frère - mais elle était d'une agilité et d'une souplesse qu'elle avait apprit à exploiter et à utiliser toute seule. La blonde ouvrit la fenêtre doucement, passa le rebord et s'agrippa à l'arbre. Voilà que cette plantation était une véritable chance pour elle. Il n'y avait plus qu'à prier - encore une fois - pour que personne ne l'a voit. Mais, techniquement, tout le monde est censé être au travail. Quand ses pieds se posèrent sur la terre ferme, Victoria courra discrètement vers la voiture, qui n'était naturellement pas verrouillée. Elle ouvrit la porte et eut l'instinct de la fermer à sa suite de manière assez forte pour que Darla entende. Ce fut donc par des râles et des grognements que la jeune Davenport fut accueillie dans sa voiture. La blonde resta silencieuse alors que la petite-amie de son frère ouvrait le contact. Enfin, elle soupire en relevant sa tête vers le ciel.

      VICTORIA : Nom d'un chien. C'était moins d'une. Heureusement que t'as comprit mon message. J'avais peur que tu ne le captes pas.

    Une manière comme une autre de montrer sa gratitude face à Darla, qui avait trempé alors un doigt dans les magouilles de la jeune Blythe. Victoria posa son sac à terre avant de poser son coude contre le rebord de la fenêtre et de mettre sa tête contre sa main. Son regard vert fixait inlassablement la route qui défilait de façon lente. Beaucoup trop lente. Pourquoi Darla roulait-elle si lentement ? Victoria lui jeta un coup d'œil, comme si elle voulait en apprendre plus en la regardant.

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Message(#) Sujet: Re: (in front of Riggins' house) GONE. Dim 31 Mai 2009 - 17:31


Victoria était en effet chanceuse. Elle avait beau m’avoir envoyé un message sans aucun doute inquiétant, elle n’en restait pas moins Victoria Blythe, fouineuse et farceuse de première. Même si nous n’étions pas les meilleures amies du monde, j’aurais très bien pu imaginer qu’elle me tente un piège pour troubler mes révisions – humour – ou qu’elle était coincée avec un garçon un peu trop collant dont elle avait besoin que je la débarrasse. Fort heureusement pour elle, j’avais pour habitude de ne rien prendre à la légère, c’est pourquoi je m’étais déplacée sans songer aux raisons qui avaient fait que Vicky n’ait pas appelé l’un de ses frères – chose que j’aurais apprécié, même si… Même si j’étais quelque peu heureuse que la sœur Blythe me fasse enfin un minimum confiance, en tout cas assez confiance pour que j’aille la sortir du pétrin dans lequel elle s’était fourrée. Encore par chance, j’étais assez bonne actrice ; du moins je savais improviser sous pression. Je mis donc mon anxiété de côté quand je dus affronter Mrs Riggins, la bavarde Mrs Riggins, mais dès que j’eus entendu le bruit de portière qui signifiait que Victoria était sortie de la maison, mes inquiétudes reprirent. Pourquoi ? Comment ? Et si … ? Autant de questions sans réponse immédiate envahissait ma tête. Je quittai donc au plus vite cette vieille pie pour rejoindre une jeune fouine.

Prendre la voiture n’était pas cohérent avec l’histoire que j’avais servi à la propriétaire du 2929 Lemon Street mais je ne m’en souciais même pas, la vieille ne s’en rendrait pas compte à coup sûr. Je m’assis au volant, bouclai ma ceinture et posai mes deux mains sur le volant chauffé par le soleil. Je regardai fixement devant moi, sans encore mettre le contact. J’essayai de me raisonner : « ne pas lui crier dessus », « rester compréhensive ». Mais quand Vicky ouvrit la bouche, je ne pu m’empêcher d’avoir une soudaine envie de nicotine. Mon addiction temporaire à la cigarette qui revenait par vague de stress était une autre histoire, ce qu’il y avait à savoir, c’était que je prenais vraiment sur moi pour ne pas sauter au cou puis gifler la sœur de Maât. Je réagissais toujours excessivement sous le stress, mais fort heureusement, j’arrivais à me contrôler. Je démarrai alors, toujours sans rien dire. Je restai en seconde pendant quelques centaines de mettre, comme si je redoutais qu’un démarrage en trombe éveille les soupçons d’une Mrs Riggins pas si naïve. Quand je tournai pour rejoindre Apple Road, je tournais la tête vers ma belle sœur, la dévisageant sans me gêner. Je cherchais tout signe de regret, de peur, de remord. Son visage ne traduisait rien de tout ça, plutôt une certaine fascination qu’elle avait de la réaction que j’avais eu.

«Qu’est-ce qui t’a pris ? En plein jour en plus… Je m’inquiétai comme si je venais d’apprendre que tu avais eu un accident ! Qu’est-ce que vont dire tes frères ?»

Nous arrivions maintenant devant le #1666, autrement dit notre chez nous. Ni l’une ni l’autre ne sortîmes de la voiture : j’attendais des explications.

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