AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
Aller à la page : 1, 2  Suivant
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Sam 10 Juil 2010 - 6:47





WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE?
Romain S. Parker & Andrew McAllister

« Putain, Nate! Touche pas à l'Aston, c'est sacré! Oulah! » Andrew venait de buter contre un buisson et faillit s'affaler de tout son long dans l'allée. Ses potes avaient cru bon de l'aider à rentrer vu l'état dans lequel il se trouvait, mais Andy fit un geste de la main. « C'est bon, les mecs, je peux me débrouiller! Touchez pas à l'Aston! » Il atteignit la porte sans trop de mal alors que son meilleur ami lançait en riant avant de reprendre place derrière son volant: « Joyeux anniversaire encore, en tout cas! Je t'appelle demain pour voir si t'es vivant! Dors bien, McAllister! » Andrew tenta avec difficulté d'ouvrir la porte et dut faire un effort considérable pour se rendre jusqu'à sa chambre. Il retira ses vêtements à cause de la chaleur et demeura seulement en caleçon, s'affalant sur son lit pour s'endormir en posant la tête sur l'oreiller. Il n'avait même pas pris la peine de jeter un coup d'oeil à son serpent.

Il s'était endormi comme un bébé, mais lorsqu'il se réveilla avec la nausée vers les huit heures du matin, il maugréa en posant sa tête sous l'oreiller. Il avait oublié de fermer les rideaux et les rayons du soleil vinrent lui chatouiller les yeux. Il poussa un grognement, ce qui amplifia son mal de crâne et il finit par se lever, ayant encore du mal à marcher droit, comme s'il était encore saoul. Il ferma les yeux un instant et passa une main sur sa nuque avant de rendre à la salle de bain et de passer de l'eau sur son visage, un peu. Il avait une mine affreuses, mais il ne sembla pas s'en formaliser. Il descendit à la cuisine, là où il entendait du bruit. L'odeur de café lui leva le coeur, mais il se dit que Gabriel devait sans doute être déjà levé. Il n'avait pas pris la peine d'enfiler un tee-shirt; il n'avait qu'une mince chaîne en argent autour du cou qu'il avait oublié d'enlever au matin avant d'aller dormir. Disons que pour une soirée d'anniversaire, c'était plutôt réussi. Il n'avait jamais autant bu de toute sa vie et avait était malade deux fois déjà. Il avait le coeur au bord des lèvres toutefois lorsqu'il pénétra dans la cuisine et tomba nez à nez avec Romain. Romain? Andrew se figea, mais son expression sembla demeurer la même alors qu'il prenait appui sur l'ilot de la cuisine, la tête entre les mains. Il grimpa d'ailleurs sur un tabouret avec difficiulté et s'y assit, ne bougeant plus. Romain préparait des crêpes et Andrew se maudissait de n'avoir pas le coeur à en prendre.

« Gaby dort encore? » Tant pis pour le « Bonjour» ou le « Bien dormi? » qui était de mise dans des situations comme celles-là. La tête lui tournait et il ferma les yeux un instant afin de taire ses étourdissements. Il avait été, de premier abord, étonné de voir Romain dans la cuisine, mais il se doutait bien que Gabriel en profiterait pour l'inviter puisqu'il était sortit. Il savait, en plus, qu'il allait rentrer plutôt tard et qu'il serait en état de dormir en arrivant. « Dis...? Je pourrais avoir un verre d'eau, s'il te plaît? » Il avait décidé de se montrer poli, espérant qu'il n'aurait pas à lever ses fesses de son tabouret pour aller lui-même s'en chercher un. Il avait l'impression qu'un tracteur lui était passé dessus et il eut du mal à rouvrir les yeux pour les poser sur Romain. Andrew n'avait pas envie de se battre aujourd'hui pour la place privilégiée qu'il occupait dans le coeur de son frère. Andy avait la désagréable impression que Romain le remplacerait peu à peu malgré le fait qu''il n'était plus un gamin et qu'il savait que son frère pouvait tomber amoureux. Mais bon, c'était toujours un choc dur à encaisser. Il fronça les sourcils avec une mine déconcertée. « T'es levé depuis quelle heure? Tu profites pas des grasses matinées? Sans le putain de soleil, j'aurais bien dormi jusqu'à midi, moi! »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Sam 10 Juil 2010 - 22:37

Le 16 juillet 2011

Un timide rayon de soleil tira Romain de son sommeil quelques heures après l’aube. Allongé tout contre le corps nu et chaud de son amoureux, le jeune homme retrouvait peu à peu ses esprits. Il était satisfait et heureux de sentir son corps souple et athlétique apaisé par une nuit d’amour des plus passionnelle. Malgré le peu d’heure de sommeil profond auquel il eut droit cette nuit, Romain se sentait revigoré, prêt à affronter une nouvelle journée, et à faire face à la myriade de problème qui l’attendait aux pieds du lit. Doucement et avec un petit soupir, il bougea et vint cueillir des siennes les lèvres du sénateur qui le regardait les yeux mi-clos, la mine encore ensommeillée. « Continue à dormir, vaillant McAllister. » lui dit-il dans un chuchotement afin de ne pas trop le réveiller. « Je vais préparer de quoi te remette d’aplomb. Tu l’as bien mérité. » Une nouvelle fois, il l’embrassa du bout des lèvres puis il sortit du lit, nu comme un ver. Romain récupéra un peu plus loin son caleçon à carreaux et un marcel blanc qu’il enfila aussitôt avant de passer à la salle de bain pour se rafraîchir un peu. Quelques minutes lui suffirent pour ses ablutions et se brosser les dents.

Lorsqu’il revient à pas feutrés dans la chambre, le jeune homme profita que Gabriel continuait de somnoler pour pratiquer la Salutation au Soleil. Il fit douze cycles de postures qui durèrent en tout dix minutes. Puis, une fois sa gymnastique matinale terminée, il sortit de la chambre à coucher en direction de la cuisine. Sur son chemin, Romain ramassa les affaires d’Andrew qui traînaient dans le couloir pour les ranger à leur place. Il fit cela par pur automatisme. Ordonné de nature, Romain aimait l’ordre et c’était toujours pour lui un plaisir de savoir chaque chose à sa place.

Durant une petite demi heure, il prépara donc le petit déjeuner dans le calme le plus parfait. Toasts, confitures et autres denrées délicieuses se trouvaient déjà déposées sur une table dressée. Le café était en route et la pâte à crêpe prête à l’emploi. Romain était entrain de s’attaquer à la première crêpe lorsqu’Andrew arriva, le visage fatigué et une douleur lui martelant visiblement le crâne.

« Gaby dort encore ? »
« L’usage veut que l’on souhaite le bonjour au matin. Alors bonjour Andrew. » dit simplement Romain en retournant d’un coup de poignet habille la crêpe dans la poêle. « Et oui, ton frère dors encore comme tu vois. Mais il ne devrait pas tarder. Il n’a jamais su faire très longtemps la grâce matinée. »
« Dis...? Je pourrais avoir un verre d'eau, s'il te plaît? »
Sans broncher, Romain s’exécuta. Il déposa sur le côté la poêle, puis il sortit d’un placard un verre, et du frigo américain une bouteille d’eau. Tout en regardant Andrew avec une pointe de douce moquerie, il lui servit son eau, amusé de le voir si patraque, lui qu’il connaissait pourtant si vif.
« Tu as l’air d’avoir sacrément forcé sur la bouteille hier soir. Attend… » Il tira d’un tiroir un flacon d’aspirine qu’il déposa à côté du verre d’eau sur l’îlot, face au jeune étudiant. « Je te pensais plus résistant à l’alcool. »
« T'es levé depuis quelle heure? Tu profites pas des grasses matinées? Sans le putain de soleil, j'aurais bien dormi jusqu'à midi, moi! »

Romain retourna à la préparation de ses crêpes. De mémoire, c’était la première fois qu’il se retrouvait seul en compagnie du petit frère de son petit ami. Le jeune homme avait conscience qu’Andrew ne le portait pas vraiment dans son cœur. La jalousie se lisait parfois dans ses mots et dans ses regards. Romain comprenait son attitude et c’était pourquoi il ne s’en formalisait pas. S’il ne disait rien et qu’il tâchait d’être le plus agréable possible avec le jeune McAllister, c’était uniquement parce qu’il savait qu’attaquer de front ne servirait qu’à braquer Andrew. Il fallait le laisser venir tout doucement, tout seul, de lui-même, et lui montrer qu’il n’était pas son ennemi, et qu’il n’était pas là pour l’éloigner de son frère.

« Je suis levé depuis une petite heure environ. Je n’avais plus très sommeil, et puis, j’avais envie de vous préparez le petit déjeuner. Ce n’est pas un jour comme les autres aujourd’hui, alors autant fêter ça autrement qu’avec un bol de flocon d’avoine, tu ne penses pas ? » Il lui jeta un coup d’œil par-dessus son épaule. « A moins que tu n’aimes pas les crêpes et que tu désirs autre chose ? Car si c’est le cas, je peux te le préparer sans problème. T’as le droit aux caprices aujourd’hui. » Il rit légèrement en retournant la crêpe d’un coup de poignet. « Au fait, joyeux anniversaire. »


Dernière édition par Romain S. Parker le Sam 17 Juil 2010 - 10:44, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Dim 11 Juil 2010 - 1:17

« Bonjour... » Andrew avait murmuré avec un léger haussement de sourcils, suivant des yeux la crêpe qui l'étourdit aussitôt. « Et oui, ton frère dort encore comme tu vois. Mais il ne devrait pas tarder. Il n’a jamais su faire très longtemps la grasse matinée. » Il fronça les sourcils et poussa un soupir en murmurant d'un ton qui ne devait être entendu que de lui: « Je sais. Ça fait dix-neuf ans que je vis avec... » Alors que tu ne le connais que depuis quelques mois, pensa-t-il sans pourtant le dire tout haut. Il eut toutefois l'audace de demander un verre d'eau et Romain lui en tendit un sans rechigner, trouvant quand même le moyen de blaguer sur la mauvaise mine d'Andrew. « Je te pensais plus résistant à l'alcool. » L'adolescent fut piqué au vif et répondit du tac au tac: « Tu peux rire! Mais avec tout l'alcool que je me suis enfilé, c'est pas étonnant! Merci... » Il posa l'aspirine sur sa langue et l'avala d'une gorgée d'eau, en prenant plusieurs d'affilés pour tenter de faire passer son mal de crâne. Il regarda Romain préparer les crêpes et sourit à ses paroles.

Andy se détendit légèrement et secoua la tête, amusé. « Merci, mais... J'ai pas vraiment faim, en fait je... » Andrew se releva brusquement et se dirigea vers la salle de bain à la vitesse de l'éclair. Il n'eut que le temps de s'installer devant la cuvette qu'il vomissait, encore une fois, l'alcool de la veille. Il grimaça en se relevant et passa une serviette sur son visage avant de se brosser les dents. Il revint à la cuisine quelques minutes plus tard et reprit la même position qu'il avait quittée, relevant un doigt en direction de Romain. « Dis rien! C'pas drôle! » Il se sentait quand même mieux, à croire que ça lui avait fait du bien. Il avait toujours le crâne douloureux, mais il se dit que finalement, manger l'aiderait peut-être à quitter son enveloppe charnelle de zombie. « Finalement... Je me sens peut-être d'attaque pour un crêpe! » Il termina son verre d'eau, histoire de bien calculer si son mal de coeur revenait ou s'il était partit pour de bon. Il se servit un verre de jus d'orange, le café n'étant vraiment pas pour lui, le matin d'un lendemain de veille.

Il prit une gorgée de son jus et posa les yeux sur Romain, ouvrant la bouche pour la énième fois d'un ton un peu plus avenant et moins abrupt. « C'est gentil... Le petit déjeuner. Gaby sera content. » D'habitude, Andy se chargeait des repas en général et il se demandait même si son frère était capable de faire cuire des pâtes. Un léger sourire vint poindre sur ses lèvres et il se leva finalement de son tabouret pour venir faire le piquet aux côtés de Romain. C'était étrange de voir un autre homme faire la cuisine dans la maison, mais il finirait par s'y habituer. Son mal de tête semblait diminuer et il n'avait plus mal au coeur. Il sortit le sirop du frigo et le posa sur le comptoir, prenant lui-même place dessus pour observer le copain de son frère qui cuisinait. Il ne connaissait pas beaucoup Romain et ça lui faisait tout drôle de le voir en se levant le matin. Il n'avait jamais vraiment connu son frère en compagnie de quelqu'un, si on en excluait Micaela et il n'avait jamais vraiment pu s'imaginer ce que serait leur vie de famille. C'était déboussolant. Il posa les mains sur le comptoir derrière lui pour s'étirer un peu et roula des épaules pour délier ses muscles endoloris.

Posant les yeux sur le couloir, il sauta en bas du comptoir et dut prendre quelques secondes avant d'être parfaitement en équilibre. Il se dirigea vers l'entrée et fronça les sourcils. « T'aurais pas vu mon sac? Je parie que je l'avais laissé là en rentrant! » Andrew avait gardé les sourcils froncés, espérant que Romain n'avait pas décidé de fouiller ses affaires. Les joints que lui avait donné Nathan y étaient toujours et il n'avait pas envie de devoir s'expliquer, surtout pas avec Gabriel.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Dim 11 Juil 2010 - 2:54

Sans ciller, Romain encaissa les quelques piques d’Andrew, donnant l’impression parfaite de ne pas y avoir fait attention. Bondir et remettre le jeune étudiant à sa place ne servirait à rien d’autre qu’à le faire reculer et ce n’était pas ce qu’il souhaitait. Pour l’instant, Andrew avait tous les droits parce qu’il était celui qui se sentait en danger, et aussi parce qu’il était jeune et fougueux. Il n’avait sans doute pas le recule nécessaire pour se rendre compte qu’il ne servait a rien de délimiter le territoire autour de Gabriel. Il y avait suffisamment de place pour eux deux. Romain n’était pas là pour séparer et briser le lien qui unissait les deux McAllister. Tout ce qu’il souhaitait, c’était faire route avec Gabriel. Mais pour que celle-ci soit agréable, il fallait qu’Andrew, l’être le plus important aux yeux de son compagnon, l’accepte parmi eux.

Alors qu’il continuait de faire sauter une à une les crêpes, Andrew quitta précipitamment la cuisine. Romain esquissa un sourire, amusé par la situation. Il entendit le jeune McAllister régurgiter plusieurs fois, puis quelques instants plus tard, l’eau du robinet couler. Andrew ne revient qu’une dizaine de crêpe plus tard.

« Dis rien! C'pas drôle! »

Romain se contenta d’un hochement de tête compréhensif, retenant quelques petites vannes qu’il aurait pourtant tant voulu lui lancer histoire d’être un peu drôle. S’il ne le fit pas, ce fut principalement pour ne pas vexer Andrew. Dans son état actuel, le jeune étudiant ne devait pas être prompt à la rigolade. Et puis de toute façon, Romain ne se sentait pas la légitimité nécessaire pour être un peu plus familier avec lui.

« Finalement... Je me sens peut-être d'attaque pour une crêpe! »
« Tu m’en diras des nouvelles. Ca va te requinquer. Je ne sais pas pour toi mais moi quand je bois, ça me donne une faim de loup. » dit-il alors qu’il se saisit d’une assiette et qu’il servait une crêpe encore chaude. « J’ai appris à les faire avec ma mère, en Nouvelle-Zélande. Elle rajoute de la vanille. C’est délicieux tu vas voir. On en redemande. »

Romain tendit l’assiette qu’Andrew emporta jusqu’à l’îlot central de la cuisine. Le jeune homme roula quelques microsecondes les yeux. A quoi bon servait donc la table qu’il avait dressée et garnie de mets délicieux, s’il se contentait de manger sur le pouce au coin du plan de travail ? Décidément, Andrew était réellement le total opposé de Gabriel.

« C'est gentil... Le petit déjeuner. Gaby sera content. »
« Je ne fait pas cela que pour lui. Je le fais également pour toi. » avoua sincèrement Romain en plongeant son regard dans les iris bleus d’Andrew.

Malgré cet aveu qui sonna comme une offre de trêve, le jeune McAllister ne s’attarda pas. Il quitta la cuisine au grand désarroi de Romain, et demanda après son sac. Le jeune homme haussa les épaules, bougea la poêle de la plaque, prit au passage l’assiette d’Andrew qu’il déposa à sa place sur la table à manger de la cuisine, puis il suivit l’étudiant dans le couloir. Romain dit alors en lui passant sous le nez :

« Je l’ai rangé à sa place. Il traînait comme la plupart de tes affaires ce matin. »

Il ouvrit un placard sur la gauche pour en sortit ledit sac à dos. D’une poche mal fermée de celui-ci, un paquet de cigarettes tomba et déversa sur le sol quelques tubes blancs de nicotine. A la grande surprise de Romain, il se trouvait également aux milieux des cigarettes deux joints roulés. Le jeune homme en avait suffisamment fumés par le passé pour les reconnaître d’un seul coup d’œil. Avant même qu’Andrew puisse réagir, Romain se pencha et il les ramassa, son regard posé sur le frère de son petit copain. Il lui dit alors en se redressant :

« Je ne pense pas que Gabriel accepte qu’il y ait de la drogue sous son toit. Et encore moins que son petit frère en fume en cachette. » Il lui balança son sac dans les bras, ainsi que son paquet de cigarettes. « Je vais les garder. »

Romain rejoignit à nouveau la cuisine. Que devait-il fait maintenant ? Le dire à Gabriel et anéantir définitivement ses chances d’obtenir la sympathie d’Andrew ? Ou ne rien dire et se faire disputer le jour où Gabriel l’apprendrait ? C’était ce qu’on appelait un dilemme. Romain ne savait pas encore très bien ce qu’il convenait de faire dans ces cas-là. Surtout qu’avec leur aventure en Inde, la drogue, même la plus infime était devenue un petit tabou.

« Je ne dirais rien à ton frère parce que c’est ton anniversaire et que Gabriel péterait sûrement les plombs s’il savait que tu fumais ce genre de chose, mais… » Il se retourna et posa les mains sur l’îlot. « Tu as conscience j’espère que je lui en toucherait deux mots un jour ou l’autre ? Le temps de préparer le terrain. T’as qu’un sursis Andrew. »


Dernière édition par Romain S. Parker le Sam 17 Juil 2010 - 10:42, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Dim 11 Juil 2010 - 4:35

« Je ne fais pas cela que pour lui. Je le fais également pour toi. » Andrew eut un petit sourire amusé sans toucher à sa crêpe pourtant et ce ne fut que lorsqu'il fut dans le couloir en demandant son sac que Romain lui fit comprendre qu'il ne s'était pas ramassé hier soir. Il ne dit rien, préféra taire son ressentiment et se diriger rapidement vers le placard, précédé de Romain. Il attendit patiemment qu'il lui donne son sac, mais il se mordit la lèvre en voyant les cigarettes qui tombaient au sol. « Je ne pense pas que Gabriel accepte qu’il y ait de la drogue sous son toit. Et encore moins que son petit frère en fume en cachette. Je vais les garder » Il ferma les yeux en grimaçant , attrapant nonchalamment le sac qu'il lui lançait dans les bras. Il glissa les cigarettes dans le fond de son sac afin de s'assurer qu'elles ne seraient pas à la vue. « Arrête, t'es pas cool! J'en fume pas cinquante par jour, qu'un de temps en temps! » Il parlait tout bas, comme pour s'assurer que Gabriel n'entendrait pas s'il venait à se lever. Il tentait vainement de récupérer ses joints, mais il savait bien que Romain ne les lui donnerait pas. Il le suivit non sans rechigner à la cuisine et se planta devant l'ilot, les yeux posés en un point sur le mur.

« Je ne dirais rien à ton frère parce que c’est ton anniversaire et que Gabriel péterait sûrement les plombs s’il savait que tu fumais ce genre de chose, mais… Tu as conscience j’espère que je lui en toucherait deux mots un jour ou l’autre ? Le temps de préparer le terrain. T’as qu’un sursis Andrew. » Andrew avait reporté son attention sur Romain, un sourire aux lèvres, jusqu'à ce que Romain affirme qu'il finirait par lui en parler. Son visage se décomposa. Ce n'était pas fairplay! Non seulement il n'avait plus ses joints, mais en plus, il risquait une punition? « Romain! T'oserais pas lui dire? T'étais pas là, toi, quand je suis arrivé défoncé! Attends, s'il sait que j'en ai pris encore, je vais devoir rentrer à 19h! » Il avait gardé son sac avec lui, histoire de ne pas le laisser sans surveillance et son regard était implorant. Andrew ne fumait presque jamais; il ne se rappelait même plus depuis combien de temps il avait ce paquet de cigarettes en mains. Il avait décidé d'y glisser les joints afin de les garder à couvert, mais apparemment, c'était raté. Ça lui apprendra à rentrer complètement saoul aussi! S'il avait ramené son sac à sa chambre, rien de tout cela ne se serait produit. Gabriel n'y venait que rarement et Snickers devait tenir Romain à distance.

« Il va péter les plombs, c'est rien de le dire... » grommela-t-il en prenant place devant son assiette. Il piqua de sa fourchette un morceau de crêpe après l'avoir généreusement enduite de sirop. Il l'enfouit dans sa bouche et dut avouer que Romain savait très bien faire les crêpes. « C'est vrai que c'est bon, avec la vanille... » Non, il ne tentait pas d'amadouer Romain en lui servant des compliments. Ça ne servait à rien de rester longtemps sur le sujet puisque tout ce qu'il risquait, c'était que Gabriel descende et entende leur discussion. C'était bien la dernière chose que l'adolescent voulait et il préférait y mettre un terme tout de suite. Il en reparlerait plus tard à Romain afin de tenter de le convaincre de ne rien dire. Il espérait qu'il saurait se montrer compréhensif; Gabriel n'était pas obligé de tout savoir, non plus! Andy mangea sa crêpe en silence toutefois avant de reporter son attention sur Romain. Il n'avait pas pour habitude de prendre cent ans pour manger, mais il pouvait bien faire un effort cette fois-là. Il sentait que ça lui faisait du bien et il n'avait presque plus mal au crâne, même si l'histoire des cigarettes aurait pu lui en foutre un autre bien ancré dans la tête.

« Tu lui diras, pour les cigarettes? » Il n'avait pas pu s'empêcher de demander, les yeux rivés dans ceux de Romain. Il n'avait pas nécessairement peur de la réaction de son frère pour les cigarettes, bien qu'il savait pertinemment qu'il n'approuverait pas du tout. Techniquement, il avait même le droit de les acheter lui-même, ce qu'il avait fait. Mais depuis ses dix-huit ans, il avait acheté deux paquets. Et avait partagé! Alors il ne croyait pas exagérer sur la dose! Il n'était pas accroc, il n'en prenait que pour s'amuser, de temps en temps. Bien sûr, il se doutait qu'il lui ferait la morale, mais un grand frère, c'était bien pour ça, non? Il était né pour emmerder! Il but une gorgée de son jus d'orange et poussa un léger soupir. « T'as jamais fumé, toi? Tu me comprends, non? L'effet que ça fait quand on en prend pas souvent? Même Gaby le sait, je parie! »
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Dim 11 Juil 2010 - 13:33

Romain avait la désagréable impression que quoiqu’il décide de faire, il était perdant sur tous les tableaux. D’un côté, il y avait Gabriel qu’il ne pouvait trahir, et de l’autre, le petit frère de ce dernier aux yeux de qui il désirait faire ses preuves afin d’être accepté dans le clan McAllister. Passer sous silence ce qu’il venait de découvrir revenait à cautionner la consommation de ce genre de substance. C’était hypocrite de sa part, Romain en avait conscience, mais il ne pouvait donner son aval à Andrew, et ce même s’il lui arrivait parfois de fumer de l’herbe en présence d’un Gabriel qui participait bien souvent à ces séances de relaxation interdites par la loi.

« Tu lui diras, pour les cigarettes ? »
« Oui. » dit-il simplement comme si ce n’était pas vraiment important. « Mais Andrew, si tu veux fumer la clope, tu le fais. T’as 18 ans, t’en a donc le droit. Puisque tu te comporte comme un homme, assume tes choix et tes actes comme un homme. » Son regard s’était posé sérieusement sur le cadet des McAllister. « Mais n’oublie pas que tu vis chez ton frère. J’imagine qu’il t’a imposé des règles, non ? Alors suis-les, ça t’évitera un tas d’emmerdes à l’avenir. »
« T'as jamais fumé, toi ? Tu me comprends, non ? L'effet que ça fait quand on en prend pas souvent ? Même Gaby le sait, je parie ! »

Il comprenait effectivement que l’on puisse trouver agréable de consommer ce genre de substance illicite, mais de là à le lui dire clairement, il y avait tout un océan. Même si parfois il fumait en compagnie de Gabriel, Romain n’était pas prêt à saboter l’autorité de l’aîné des McAllister pour plaire à Andrew. Tant pis s’il devait le détester par la suite, mais il n’entendrait pas la vérité de sa bouche aujourd’hui.

« Il ne s’agit pas de nous, Andrew, mais de toi. » insista Romain en glissant dans la poche de son caleçon les deux joints afin d’apporter tranquillement sur la table à manger l’assiette garnie des crêpes encore fumantes. « Nous, nous sommes adultes et légalement responsables de nos actes. Pas toi. Je pense connaître assez bien ton frère pour être certain qu’il n’apprécierait pas de savoir que tu fumes de l’herbe. Il en foutrait certainement en l’air cette journée. Alors, pour épargner ton anniversaire, et aussi égoïstement mon dernier jour avec lui, je ne lui dirais rien aujourd’hui. Ni même demain. Mais je pense que prochainement, a mon retour de Nouvelle-Zélande certainement, il sera tout de même mit au courant. »

Romain mentait à cet instant précis car il avait décidé de le dire à Gabriel dès qu’il en aurait l’occasion aujourd’hui. Cependant, il ne comptait pas enfoncer pour autant Andrew. Il allait même plaider sa cause et réclamer l’indulgence de son petit ami. Le jeune homme savait que l’opération était plutôt risquée car Gabriel pouvait être borné parfois, mais il avait foi en ses capacités, et surtout en son charme. Romain quémanderait sans doute un sursis pour l’anniversaire du jeune étudiant et pour leur dernière journée passée ensemble. Ils n’auraient cas en discuter sur la route ces deux prochaines semaines.

« Comprends-moi, Andrew. Je sors avec lui. Je suis censé ne rien lui cacher. » Romain prit place sur une chaise et il se servit un verre de jus d’orange. « Je n’aime pas passer pour le méchant dans cette histoire, et être pris entre deux feux. Mais j’aime ton frère, et il tient à toi. Alors, désolé, mais il sera mit au courant. » Il sourit légèrement. « Je promets que je plaiderais ta cause et que j'éviterais qu'il ne t'envoie dans un camp militaire pour le restant des vacances. »


Dernière édition par Romain S. Parker le Sam 17 Juil 2010 - 10:40, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Mar 13 Juil 2010 - 19:07

Andrew fit la moue en mangeant sa crêpe, les yeux rivés sur son assiette. Romain semblait lui faire la morale et le jeune homme se devait de faire profil bas s'il ne voulait pas qu'il le trahisse. Andrew était du genre à répliquer dès que les propos n'allaient pas en son sens, mais il comprenait aisément que s'il ne se pliait pas à la volonté de Romain, il ne tarderait pas à en toucher deux mots à son frère, ce qui, en soi, n'était pas une bonne idée. Au moins, si Romain lui en parlait à son retour de Nouvelle-Zélande, il pouvait toujours tenter de le convaincre de ne rien dire et faire plus attention la prochaine fois. Quelle idée aussi de laisser traîner des trucs illégaux dans son sac. Franchement! Pourtant, le jeune homme le sermonait et Andrew faillit lancer une pique avant de se rétracter, conscient que ça n'aiderait en rien sa cause. Il demeura donc muet, sans le regarder. Romain pouvait parler et même si Andy l'écoutait, il faisait mine de ne rien entendre ou du moins, de ne pas accorder d'importance à ses propos. Romain n'était pas son frère, encore moins son père et s'il voulait lui dire quoi faire ou proposer à Gabriel une façon de l'élever et des punitions à lui offrir, ce n'était pas son droit. Il aurait dû ne rien dire et laisser Andrew vivre sa vie comme il l'entendait. Bien sûr, Andrew savait que son frère n'apprécierait pas, mais Romain n'avait qu'à se mêler de ses problèmes.

« Je promets que je plaiderais ta cause et que j'éviterais qu'il ne t'envoie dans un camp militaire pour le restant des vacances. » Sous le choc, Andy laissa tomber sa fourchette et redressa les yeux sur Romain qui rapportait les crêpes à la table. « Quoi? Attends! Tu veux dire qu'il t'a déjà parlé de m'envoyer dans un camp militaire? » Son cerveau fonctionnait à cent à l'heure alors qu'il se relevait de table, énervé. Il se prenait pour qui de lui balancer ça au visage, comme ça? Gabriel allait lui en parler ou bien au contraire, il l'aurait mis devant le fait accompli et ne lui aurait plus laissé le choix? Choqué, Andrew fronça les sourcils.Il était loin d'être un adolescent à problèmes. C'est vrai qu'il séchait souvent les cours au lycée, mais il gardait une excellente moyenne. Il fumait peut-être de temps en temps, mais il savait ne pas exagérer sur les doses. Il ne faisait pas la fête tous les jours pendant les semaines de cours, il ne buvait pas trop, même pendant les vancances! Comment son frère avait-il pu penser une telle chose?

« Je suis pas si pire que ça! Oh et puis merde! » Énervé, il tourna les talons et disparut dans le couloir. Il claqua la porte de sa chambre et saisit son Ipod, glissant les écouteurs sur ses oreilles, la musique à fond. Si seulement il avait regardé Romain lorsque celui-ci lui avait parlé, sans doute aurait-il compris que ce n'était qu'une blague. Or, présentement, il harcelait lui-même son cerveau et ses neurones afin de trouver des idées valables à Gabriel de l'envoyer dans un camp. Ce ne pouvait pas être à cause de la fois où les flics l'avaient ramené, non? C'était impossible! D'ailleurs, Gabriel ne l'aurait certainement pas ramené ici dans l'espoir de le renvoyer quelques années après! Énervé, il redressa le couvercle du vivarium et saisit son serpent qu'il posa sur ses épaules. Il caressa machinalement la tête colorée du reptile et se laissa tomber sur le dos. La langue de l'animal vint caresser sa main et Andrew gardsa son air préoccupé malgré les paroles de Bon Jovi qui résonnaient dans son oreille.

« T'imagines? Un camp militaire! Tu feras quoi, toi? Hein? » Andrew poussa un soupir en enroulant le reptile autour de son bras. Il laissa ses doigts caresser avec délicatesse ses écailles, l'animal le calmant déjà un peu. Le reptile n'était pas agité et Andrew ferma les yeux un petit moment, tout à sa musique. Il rouvrit les yeux brusquement en sentant une présence dans sa chambre. Poussant un soupir en retirant ses écouteurs, il se redressa. « Qu'est-ce que tu veux...? » Son ton était pourtant calme et il récupéra son serpent afin de le glisser dans sa cage de verre. Romain en avait peur.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Mer 14 Juil 2010 - 5:11

D’un bond, Andrew se leva et quitta furieux la cuisine, laissant là Romain devant la crêpe qu’il venait de se servir et de recouvrir de confiture d’abricot. Le jeune homme était hébété par le comportement légèrement susceptible du frère de son petit ami. Qu’avait-il dit de si terrible pour le mettre dans un tel état ? Romain ne comprenait pas. Il était pourtant resté on ne peut plus diplomate. Quelle mouche avait donc encore une fois piqué cet adolescent ? Romain ne savait presque plus sur quel pied il devait danser. Puis soudain, comme une évidence alors qu’il mordait dans sa crêpe, il compris où était le hic. Le camp militaire… Andrew l’avait prit au sérieux. Trop au sérieux.

Dans un soupire, Romain repoussa son assiette puis à son tour, il se leva pour quitter la cuisine et monter à l’étage. En passant devant la porte de la salle de bain, il entendit le son de la douche et Gabriel siffler, visiblement lui aussi très satisfait de la nuit qu’ils avaient passée ensembles. Même si l’idée d’aller le rejoindre pour un petit câlin volé lui traversa l’esprit, Romain ne s’arrêta pas. Il devait avant tout remettre les pendules à l’heure avec Andrew, histoire d’éviter que Gabriel ne le croise de mauvaise humeur et que cela gâche leur dernière journée avant son départ.

« Andrew ? » demanda-t-il alors qu’il frappait plusieurs fois à la porte de la chambre du jeune homme. « Je peux entrer, s’il te plaît ? »

Aucune réponse. Romain tourna alors la poignée et il passa la tête par l’embrasure de la porte. Le jeune McAllister se trouvait là, allongé sur son lit en plein milieu d’une chambre dans laquelle régnait un vrai capharnaüm. Un chat n’y retrouverait certainement pas ses jeunes tant le bordel semblait important. Sur les épaules d’Andrew, un serpent ondulait son corps écailleux. En le voyant, Romain se raidit. Une vive émotion le traversa de par en par, apportant avec elle une désagréable sueur froide.

« Qu'est-ce que tu veux...? »

Romain ne répondit pas tout de suite. Le serpent d’Andrew l’indisposait énormément. Il aurait bien voulu approcher, mais la présence du reptile (même dans son vivarium où Andrew venait de le placer) l’empêchait de faire un pas à l’intérieur de cette chambre. La peur et le dégoût le tétanisaient. Il se contenta alors de dire au pas de la porte :

« Ne soit pas agressif avec moi. Ton frère n’a jamais fait ne serait-ce qu’une seule allusion à un camp militaire. Je plaisantais. Et si tu n’étais pas constamment sur la défensive avec moi, tu l’aurais remarqué. »

Après une profonde inspiration et un regard méfiant lancer au reptile, Romain se fit violence et il fit un pas dans la chambre, laissant derrière lui la porte grande ouverte. Au cas où il devrait fuir à toutes jambes, il préférait ne pas s’encombrer d’obstacle inutile.

« Maintenant, on peut parler de ce qui te dérange réellement dans le fond. C'est-à-dire ; de moi et de la relation que j’entretiens avec ton frère. » Sa mine s’assombrit et ses yeux se plantèrent dans les iras de ceux d’Andrew comme pour souligner davantage le sérieux de la discussion à venir. « Entre-toi bien ça dans le crâne une bonne fois pour toute ; je ne veux pas m’immiscer entre vous. C’est ton frère et ton tuteur. Je ne pourrais jamais rien faire contre cela. Vous serez toujours liés l’un à l’autre. » Il croisa les bras. « Pour ôter tout tes doutes, te concernant, Gabriel prend seul les décisions. Je n’ai strictement rien à dire sur la manière dont il gère sa relation avec toi. Vous avez très bien su faire sans moi durant toutes ces années, je ne vois pas pourquoi ça changerait aujourd’hui. Tout ce que je veux, c’est une place à ses côtés. »

Romain comprenait la jalousie que pouvait ressentir Andrew, et la crainte qui l’animait à l’idée de passer au second plan. Les McAllister avaient toujours été deux. Ils avaient toujours tout fait ensemble. Romain était l’intrus qui s’immisçait entre les deux frères. Il était donc normal qu’Andrew veille sur son territoire. Pourtant, il n’avait pas à avoir peur ou à se battre garder l’amour de Gabriel. Le sénateur les aimait d’une façon différente tous les deux. Ils ne jouaient pas sur le même tableau. Mais allez expliquer cela à un adolescent remonté.

« Je sais que je n’ai pas à te faire la moral parce que je ne suis rien pour toi. Mais quand tu fais une connerie devant moi, je dois réagir. Si non, je serais ton complice. Et ça, je ne peux pas l’être. Pas concernant des conneries aussi grosse qu’une maison. »


Dernière édition par Romain S. Parker le Sam 17 Juil 2010 - 10:38, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Mer 14 Juil 2010 - 19:01

« Pour ôter tous tes doutes, te concernant, Gabriel prend seul les décisions. Je n’ai strictement rien à dire sur la manière dont il gère sa relation avec toi. Vous avez très bien su faire sans moi durant toutes ces années, je ne vois pas pourquoi ça changerait aujourd’hui. Tout ce que je veux, c’est une place à ses côtés. » Silencieux, Andrew comprenait que Romain n'avait pas voulu mal faire. D'ailleurs, il ne se rendait pas compte à quel point son comportement pouvait être malvenu envers l'homme qui faisait battre le coeur de son frère. Andrew savait que Gabriel l'aimait bien, il n'aurait sans doute jamais vu la couleur de ce Romain, sinon. Après tout, son frère ne lui avait certainement pas présenté tous ses prétendants si c'était loin d'être sérieux entre eux. L'adolescent avait toutefois encore sur le coeur le mensonge que Gabriel avait porté à son égard concernant Maât. Il n'avait pas cru bon de lui dire alors que pourtant, ça concernait sa vie. Au moins, il n'avait pas refait la même erreur cette fois-ci, à croire qu'il avait appris la leçon! Andrew avait bien boudé plusieurs semaines après les révélations. Il s'en était douté, c'est vrai, mais il avait cru que son frère l'estimait suffisamment pour lui dire ce qui se passait dans sa vie.

« Je comprends. Ce n'est pas l'impression que je voulais donner... » Dans un murmure, Andrew s'était excusé pour son comportement, même si ce n'était pas clairement le cas. Romain devait savoir que ce n'était pas facile pour Andy de se rendre compte qu'il avait eu tord. Romain était gentil, son frère l'aimait et il se devait donc de faire tous les efforts du monde pour l'accepter dans la famille. La bienséance lui disait de lui faire une place et de cesser de se braquer dès qu'il ouvrait la bouche. « Je sais que je n’ai pas à te faire la morale parce que je ne suis rien pour toi. Mais quand tu fais une connerie devant moi, je dois réagir. Si non, je serais ton complice. Et ça, je ne peux pas l’être. Pas concernant des conneries aussi grosses qu’une maison. » Andrew poussa un soupir, mais acquiesça tout de même d'un léger hochement de tête. L'adolescent comprenait le dilemme de Romain, mais il se disait que c'était trop facile de tout balancer à son frère. N'importe quel jeune de son âge essayait ça au moins une fois dans sa vie, pour voir. Bon, Ce n'était plus la première fois depuis longtemps, mais c'était sensiblement la même chose. D'ailleurs, le simple fait de savoir que le camp militaire n'avait été qu'une blague - pas drôle, certes - l'avait un peu détendu. « C'est bon, j'ai compris. T'auras qu'à lui dire si ça t'enchante. » De toute façon, il ne pouvait rien faire d'autre. Il avait tenté de le convaincre, sans succès. Tant pis. Il se prendrait un agréable sermon de la part de Gabriel, ce ne serait pas grand chose, sûrement!

Se redressant alors que Romain ne semblait pas vouloir entrer dans sa chambre, Andy fronça les sourcils, étonné. L'adolescent savait que Romain n'appréciait pas beaucoup le serpent, mais il se disait qu'une fois l'animal dans son vivarium, tout irait bien! Or, Romain semblait mal à l'aise et Andrew eut un sourire amusé. « Attends... Ne me dis pas que tu as peur de Snickers? Il ferait pas de mal à une mouche! Il s'en prend qu'aux souris, je te jure! En plus, c'est un serpent, pas un singe! Il peut pas sortir de là tout seul! » Andrew tentait de lui faire comprendre à quel point sa peur était dérisoire. Après tout, il n'était pas venimeux et même s'il était gros, c'était un brave petit reptile. Andrew souleva le couvercle et fit signe à Romain d'approcher malgré ses réticences. Il finit par abandonner l'idée et prit une paire de pantalons qui traînait pour la remettre à sa place. Il récupéra finalement sa guitare qu'il reposa sur son socle sans en toucher les cordes. Sa chambre était un vrai bordel, mais Andrew le vivait bien.

« Je suis vraiment désolé, Romain. Je... » Une idée fit soudain irruption dans son esprit et Andrew saisit sa guitare avant de reporter son attention sur Romain, un léger sourire aux lèvres. Il travaillait sur un nouveau morceau et il accorda sa guitare tout en demandant: « Tu veux entendre le morceau sur lequel je travaille? C'est un brouillon hein! C'est pas extraordinaire! J'ai pas encore les paroles... » Gêné, il avait pourtant eu l'impression que c'était une bonne idée, mais`tout à coup, en laissant glisser ses doigts sur ses cordes avec une facilité déconcertante, il en vint à se demander s'il avait eu raison. Il n'avait pas besoin de feuilles, il gardait tout dans sa tête. La musique était douce avec toutefois un petit air de rock, un peu dans le style des Beattles. Toutefois, Andrew avait son propre style et il espérait que ça avait plu au jury de l'université de Miami! On aurait cru qu'il était né avec une guitare dans les mains tellement elle lui semblait naturelle. Assis sur le bord de son lit, il se laissa même porter à fredonner l'air sur lequel seraient, sans doute, les paroles qui viendraient ensuite. Lorsque le silence revint dans sa chambre, il prit quelques instants avant de reprendre contact avec la réalité et reporta son attention sur Romain, perplexe. Personne ne connaissait l'existence de ce bout de chanson et si ça se trouve, Romain avait détesté! Il ne dit donc rien, se contentant de poser sa guitare à ses côtés.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Jeu 15 Juil 2010 - 2:57

« C'est bon, j'ai compris. T'auras qu'à lui dire si ça t'enchante. »

Non, ça ne l’enchantait guère de devoir jouer à la police et de dénoncer Andrew. Romain savait qu’en faisant cela, il descendrait de plusieurs échelons dans l’estime du frère de son petit ami. Et ce n’était pas ce qu’il désirait. Son objectif premier était bel et bien d’être apprécier de l’être le plus important au monde pour Gabriel, et non le contraire. Mais hélas, il n’avait pas le choix. Alors oui, il aurait pu taire ce qu’il avait découvert, mais cela ne serait pas correct vis-à-vis de Gabriel. Ce dernier avait tant fait pour lui qu’il ne se voyait pas le trahir ouvertement en cachant ce genre d’information. De plus, accepter de dissimuler cela, c’était comme montrer à Andrew qu’il pouvait cacher autre chose, et de ce fait, ne pas toujours être totalement honnête envers Gabriel. Chose qu’il se refusait à être depuis leur retour d’Inde.

« Attends... Ne me dis pas que tu as peur de Snickers? Il ferait pas de mal à une mouche! Il s'en prend qu'aux souris, je te jure! En plus, c'est un serpent, pas un singe! Il peut pas sortir de là tout seul! »

Par désir certainement de prouver à Romain qu’il n’avait rien à craindre de son serpent, Andrew se leva pour retirer le couvercle du vivarium. D’un geste, il invita le petit ami de son frère à approcher. Romain se raidit aussitôt et il recula rapidement pour sortir hors de la chambre. Une désagréable sueur froide s’était emparée de toute son épine dorsale. Il craignait réellement ces créatures. Il les trouvait hideuses, fourbes et dangereuses. Comment Andrew pouvait-il éprouver du plaisir en leur compagnie ? Cela le dépassait vraiment !

« Merci mais non merci Andrew. Laisse ce couvercle fermé ! Ca me fait trop flipper ! Je suis sérieux. Ces créatures-là, ça me fait vraiment peur. »
« Je suis vraiment désolé, Romain. Je... » Andrew abandonna son vivarium pour se saisir de sa guitare, chose qui intrigua Romain. « Tu veux entendre le morceau sur lequel je travaille? »
« Bien sûr. » répondit simplement le jeune homme bien trop content de laisser derrière eux le sujet du serpent.
« C'est un brouillon hein! C'est pas extraordinaire! J'ai pas encore les paroles... »

Appuyé contre le châssis de la porte, Romain écouta alors Andrew jouer son morceau. Le jeune McAllister semblait des plus concentré, et également des plus passionnés. Il y avait dans son attitude beaucoup de sérieux. La musique était visiblement son truc. C’était son violon d’Ingres. Plus d’une fois, Gabriel lui avait parlé de la passion de son petit frère pour la musique, et aujourd’hui, Romain comprenait enfin mieux pourquoi son petit ami semblait si fier chaque fois qu’il parlait des talents de son cadet pour cet art. Lorsqu’Andrew termina de jouer, Romain garda quelques secondes le silence, heureux d’avoir pu écouter ce « bouillon ». Même s’il n’était pas mélomane et qu’il ne s’y connaissait que trop peu en musique, la mélodie lui avait beaucoup plut… mais pas autant que le cadeau offert par Andrew à cet instant. Le jeune McAllister avait déposer les armes pour laisser Romain s’approcher un peu plus de son intimité. Le geste le toucha énormément.

« Je ne suis pas vraiment callé en musique mais j’ai beaucoup aimé. Et je ne te dit pas ça pour te faire plaisir. » Il se souvint d’un truc. « Ne bouge pas de là, je reviens ! »

En quelques enjambées rapides, Romain rejoignit la chambre à coucher de Gabriel. Sur un meuble près des portes menant au balcon, son sac était posé. Il fouilla à l’intérieur pour en sortir un paquet cadeau minutieusement préparé par ses soins. L’emballage était bleu et le tout était ficelé dans un beau ruban rouge. Avant de quitter la chambre, il déposa les deux joints d’Andrew près de son téléphone portable qui traînait sur la table de chevet de son côté du lit. Puis, il rejoignit à nouveau Andrew. La présence du serpent l’empêcha d’entrer cependant dans la chambre. Il dit alors en tendant le cadeau :

« J’espère que ça te plaira. Je me suis dit que ça pourrait t’aider à la fac… pour tes cours de musique. Si tu n’aimes pas, tu peux aller l’échanger. »


Dernière édition par Romain S. Parker le Sam 17 Juil 2010 - 10:36, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Jeu 15 Juil 2010 - 6:25

« Je ne suis pas vraiment callé en musique mais j’ai beaucoup aimé. Et je ne te dit pas ça pour te faire plaisir. » Andrew eut un sourire sincère et ravi alors que ses yeux brillaient du bonheur qu'il éprouvait. La confiance en lui n'était pas sa force, quand même, et ça lui avait tout pris pour jouer l'une de ses compositions devant le jury. Il appréciait donc davantage qu'on lui dise que sa musique était belle. « Merci... Si jamais cette chanson devient populaire, tu pourras toujours dire que tu l'as entendue en primeur! » C'était vraiment son rêve, de parcourir le monde pour faire découvrir ses chansons. « Ne bouge pas de là, je reviens ! » Étonné et surtout curieux, Andrew le regarda quitter la pièce, un sourire aux lèvres. Il ne le suivit pas, attendant patiemment sur son lit qu'il revienne, les bras chargés d'un paquet. Surpris, Andrew fronça les sourcils, l'air de demander si c'était réellement pour lui. Il ne s'était vraiment pas attendu à une telle attention de la part de Romain, surtout qu'ils se connaissaient à peine. Il se releva et saisit le cadeau sans pour autant le déballer tout de suite, reportant son attention sur Romain, décidément très étonné.

« C'était pas nécessaire, voyons. Je... Merci! » Andrew s'assura que le couvercle du vivarium était bien fermé et revint s'asseoir sur son lit, espérant que Romain ferait de même. Après tout, le serpent ne pouvait décidément pas sortir tout seul. « J’espère que ça te plaira. Je me suis dit que ça pourrait t’aider à la fac… pour tes cours de musique. Si tu n’aimes pas, tu peux aller l’échanger. » Il défit le ruban et déchira le papier, n'ayant jamais fait attention à le réutiliser. Le livre que le paquet contenait lui fit pousser une légère exclamation alors qu'il ne s'était pas rendu compte à quel point Gabriel avait parlé de lui à Romain. Il savait donc qu'il avait fait sa demande en musique! Andrew parcourut la table des matières des yeux, rapidement, avant de refermer le livre et d'observer un instant la page couverture. Son excitation et son bonheur devaient être perceptibles lorsqu'il reporta son attention sur Romain. Décidément, il avait bien choisi!

« Wow! Comment t'as fait pour savoir que je le voulais? Je l'échangerai jamais! Il est parfait! Merci! » Excité, il ouvrit le livre de nouveau, des étoiles dans les yeux. Andrew n'était pas du genre à demander beaucoup de choses puisqu'il aimait bien, depuis un petit moment, jouer à l'indépendant. D'ailleurs, il n'aurait jamais osé demander un cadeau de la part de Romain! Le jeune homme n'était avec Gabriel que depuis peu et de toute façon, Andy n'avait plus cinq ans! Toutefois, le livre était une très bonne idée et Romain pouvait être assuré qu'il l'utiliserait. En parcourant un peu plus lentement les pages, il put prendre en note, dans sa tête, celles qu'il lirait en premier. « Ça parle de tout, ce truc-là! Y'a même l'invention de la guitare! » Il avait montré la page à Romain, rapidement, comme s'il devait absolument la voir pour le croire. De toute façon, il lui avait acheté un livre sur la musique, un livre qui en racontait l'histoire; il devait bien se douter de ce qui s'y trouvait!

« Tu demanderas à Gaby de te montrer le jeu à la console auquel il est TROP doué! Je te jure, il me bat! C'est un genre de clavier, t'en croiras pas tes yeux en le voyant taper là-dessus! » Andrew n'était pas mauvais, il battait même la plupart de ses amis, mais Gabriel réussissait à le vaincre à chaque fois. On ne pouvait pas être le meilleur partout! Andrew n'en revenait pas encore, les yeux rivés sur le livre de musique. « Merci vraiment beaucoup, hein! C'est juste... Trop génial! » Il finit par se relever et garda le livre en sa possession, histoire de le montrer à son frère dès que celui-ci sortirait de la douche. « Tes crêpes attendent! J'ai faim, tout à coup! » Andrew avait perdu son ton sarcastique et sa gueule de bois semblait avoir disparu pour le moment. Tant mieux! Il sortit donc de sa chambre, le livre dans les mains, et ne le posa que sur la table de la cuisine, reprenant place sur la chaise qu'il avait d'abord occupée. « J'imagine que t'as hâte de rentrer en Nouvelle-Zélande? » Il avait demandé cela d'un ton très naturel, engloutissant une bouchée de crêpe. Elle était froide, mais Andrew s'en foutait.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Ven 16 Juil 2010 - 0:29

Le cadeau sembla énormément plaire à Andrew. Romain en fut ravi. Un sourire content vint poindre sur ses lèvres devant la mine quasi émerveillée du petit frère de Gabriel. Intérieurement, Romain bénissait son petit ami de lui avoir plusieurs fois parlé du désir d’Andrew d’entrer au conservatoire. Avec ce présent, le jeune homme pensait réellement avoir gagner quelques points. Du moins, c’était ce que la mine réjouie du cadet des McAllister laissait entrevoir.

« Wow! Comment t'as fait pour savoir que je le voulais? Je l'échangerai jamais! Il est parfait! Merci! »
« Ton frère m’a dit que tu voulais faire de la musique à l’université et que tu as déjà passer ton audition. Je me suis dit que ça pourrait t’aider pour tes cours. Mais également, surtout te plaire. »
« Ça parle de tout, ce truc-là! Y'a même l'invention de la guitare! »
Devant la page que lui montrait Andrew, Romain hocha la tête.
« Oui et plein d’autres trucs aussi. Le vendeur ma certifier que c’était quasiment la Bible de la musique. Tout bon futur étudiant dans ce domaine se doit de le posséder. »

Toujours appuyé contre le châssis de la porte, à l’entrée de la chambre, Romain regardait d’un air satisfait le jeune étudiant. Offrir un cadeau à Andrew lui avait semblé être un acte tout naturel. Ce n’était pas pour l’acheter qu’il avait fait cela mais bien pour lui prouver qu’il comptait également à ses yeux. Même s’ils ne se connaissaient pas beaucoup, le jeune homme éprouvait pour Andrew énormément de sympathie. Il était le petit frère de Gabriel, et rien que pour cela, Romain l’aimait bien.

« Tu demanderas à Gaby de te montrer le jeu à la console auquel il est TROP doué! Je te jure, il me bat! C'est un genre de clavier, t'en croiras pas tes yeux en le voyant taper là-dessus! »

Les yeux de Romain s’agrandirent. Gabriel et jeux vidéo dans une même phrase ? Le jeune homme en aurait bien rit. L’idée même de voir son petit ami jouer à la console l’amusa beaucoup. Romain était à cent lieu de s’imaginer le grand sénateur McAllister assit devant un écran de télévision avec une manette de PS3 dans les mains, ou un clavier aussi bizarre soit-il. C’était quasiment surréaliste !

« Merci vraiment beaucoup, hein! C'est juste... Trop génial! »
« S’il te plaît, je suis ravi. »

Et tous les deux, ils rejoignirent la cuisine pour continuer à prendre leur petit déjeuner. En passant devant la porte de la salle de bain, Romain frappa contre celle-ci et il lâcha un « vient manger avant que ça ne refroidisse. » Tout comme Andrew, il reprit place devant son assiette pour croquer à son tour dans sa propre crêpe dégoulinante de confiture.

« J'imagine que t'as hâte de rentrer en Nouvelle-Zélande? »
« Assez oui. » répondit-il une fois sa bouchée avalée. « Je n’ai plus vu mes parents depuis décembre dernier. Ma mère va encore m’accuser de mettre trop longtemps à venir la voir. Elle n’aime pas trop savoir ses enfants à l’autre bout de la planète. Du coup, ce voyage tombe assez bien. En plus, ça tombe pile poil pendant le festival du Kiwi dodu. » Il rit devant la tête que tira Andrew. « C’est l’une des plus grandes beuveries d’Auckland. On mange de l’agneau dégoulinant de sauce en se remplissant la panse de bière. J’ai vécu les plus grandes cuites de ma vie à ce festival. Il dure trois jours. » Il croqua dans un nouveau morceau de crêpe. « C’est autr’chose que ta p’tite sortie d’hier soir entre potes. Ce festival, c’est pour les grands ! »

Romain aurait tant apprécier pouvoir partager ce festival avec Gabriel et Andrew. Il aurait également beaucoup aimé présenter son petit ami à ses parents. Mais il savait que c’était trop tôt. Si Gabriel et lui se séparaient pour les deux prochaines semaines, c’était uniquement pour faire le point. Leur péripétie en Inde avait gravement épuisé le sénateur. Celui-ci devait s’arrêter, se retrouver et souffler un bon coup pour récupérer ses forces. Romain comprenait son besoin, surtout qu'il en était en majeure partie responsable. Ils se séparaient pour mieux se retrouver plus tard. C’était pourquoi il avait accepter l’offre de ses parents qui lui avaient proposés un billet d’avion pour Auckland. Les Parker avaient très mal vécus la disparition soudaine du petit prodige de la famille. Bien que Romain savait qu’il rentrait principalement que pour se faire passer un savon, il était content de partir et de retrouver les siens.

« Tu n’es jamais allé en Nouvelle-Zélande ? Ton frère voyage beaucoup, non ? Tu ne le suis jamais ? »


Dernière édition par Romain S. Parker le Sam 17 Juil 2010 - 10:34, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Ven 16 Juil 2010 - 6:46

« C’est autr’chose que ta p’tite sortie d’hier soir entre potes. Ce festival, c’est pour les grands ! » Poussant un soupir amusé, Andrew balaya de la main les objections de Romain. Pour les grands, qu'il disait? Andrew avait du mal à croire que Romain savait ce qui s'était passé à la soirée d'hier. Au moins, pour une fois, ils ne s'étaient contentés que d'alcool. Mais une telle quantité d'alcool que c'aurait pu en être alarmant! « C'est ça, ouais! D'ailleurs, un kiwi, c'pas déjà un oiseau? » Il n'eut pas besoin d'attendre la réponse pour savoir qu'en effet, le kiwi était un oiseau. Il n'y connaissait pas grand chose, mais la forme de l'animal l'avait intrigué lorsqu'ils en avaient parlé en cours, même s'il lui semblait que ça faisait une éternité de ça. Il avait toutefois gardé son sourire et se rendit compte que son mal de crâne était partit, ainsi que ses nausées. Décidément, la guitare improvisée lui avait fait du bien. Et à Romain aussi. L'adolescent semblait bien plus aimable dans ses propos et espérait avoir une conversation normale avec Romain, pour une fois. Il avait tenté de l'éviter au début, avait finit par abandonner en demeurant toutefois sur ses gardes, mais il commençait justement à lâcher prise. De toute façon, voilà bien longtemps qu'Andrew n'avait pas vu son frère autant de bonne humeur le matin et il se disait bien que ça devait avoir un lien. Il ne pourrait pas s'immiscer entre les deux, c'était évident. Et de toute façon, ce n'était pas son intention. Gabriel semblait heureux et Andrew ne voulait pas que ça change.

« Tu n’es jamais allé en Nouvelle-Zélande ? Ton frère voyage beaucoup, non ? Tu ne le suis jamais ? » Andrew haussa les épaules en terminant de manger sa crêpe. « Il voyage, c'est vrai, mais c'est souvent pour affaires. Je m'emmerderais, si je devais le suivre comme un chien de poche! » Il pouffa de rire avant de saisir une nouvelle crêpe, la recouvrant de sirop. « Mais non, je suis jamais allé en Nouvelle-Zélande. Lui oui, si je me souviens bien! Il m'avait emmené à Londres, une fois. C'était génial! » Le souvenir de son voyage en Angleterre avec son frère se raviva tout d'un coup et Andrew souhaita revenir quelques années plus tôt afin d'y retourner. Seuls tous les deux, ils avaient profité au maximum des paysages, de la ville, de tout ce qui faisait de Londres une ville bien différente des autres. Ils avaient visité des musés, s'étaient relaxés dans des parcs et avaient dormi dans les plus beaux hôtels. L'adolescent qu'il était alors deux ans auparavant avait été ébahi devant toutes les merveilles.

« Oh, tiens! Y'a Gaby qui descend! » Andrew se retourna vivement sur sa chaise et sourit lorsque son frère apparut dans l'escalier. Gabriel avait les cheveux encore mouillés et son air trahissait une angoisse soudaine. Or, Andrew préféra l'ignorer avant de reprendre une bouchée de crêpe. « Bon matin! T'as fait la grasse mat', c'est rare! T'es sûr que t'es pas malade? » Il mima un coup de chaleur et pouffa de rire avant d'avaler une gorgée de jus. Ce qui s'était passé avec Romain, ce matin, était loin derrière lui et leur petite incartade ne viendrait pas tout de suite aux oreilles de son frère, Andy l'espérait de tout son coeur. « Viens goûter ce que Romain a préparé, c'est délicieux! Un peu plus et il t'en restait plus! » Amusé, il osa un regard vers Romain, se demandant ce qui se passerait, désormais. C'était l'une des première fois où Andrew ne prétextait pas une activité quelconque pour déguerpir lorsque son frère invitait Romain et il ne savait pas trop comment le prendre. La matinée avait été quelque peu mouvementée, mais on pouvait presque dire que cela les avait rapprochés. Son regard passa donc de Gabriel à Romain et ainsi de suite jusqu'à ce que Gabriel fut à la cuisine.

« Au fait, tu pars quand, Romain? » Andrew avait froncé les sourcils en posant son regard sur le jeune homme, interrogatif. Non pas qu'il était ennuyé par sa présence, au contraire, mais il ne se rappelait plus la date de son départ. L'adolescent étouffa un bâillement et se rendit compte, tout d'un coup, à quel point son manque de sommeil affecterait toute sa journée. Et dire que tout ça, c'était la faute du soleil! Andrew reprit son jus d'orange et préféra ne rien dire d'autre, ne voulant absolument pas ramener le sujet de sa soirée passée. Évidemment, Gabriel ne tarderait sans doute pas à le ramener sur le tapis, mais autant ne pas lui mettre la puce à l'oreille! Si ça se trouve, il avait oublié! C'était sans compter l'air de zombie d'Andrew malgré le fait qu'il se sentait beaucoup mieux. Il n'avait presque pas dormi et les cernes sous ses yeux trahissaient sa courte nuit tout comme sa pâleur dénonçait les activités illégales de sa soirée.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Sam 17 Juil 2010 - 7:02

Le dernier bout de la crêpe de Romain fut marché puis avalé pendant qu’Andrew répondait à sa question sur les voyages. Comme le jeune Parker s’en était douté, tout comme son aîné, Andrew avait beaucoup voyagé. Une petite pointe dérisoire et absurde de déception pinça malgré tout le cœur du jeune homme lorsque le cadet de son petit ami lui rappelait que Gabriel avait déjà visité la Nouvelle-Zélande. Romain était déçu. Il ne pourrait donc jamais lui faire découvrir son pays, ni même la ville où il avait grandit puisqu’il la connaissait sans doute déjà. Le jeune homme avait l’impression de perdre une certaine part de mystère et de particularité. Puisque Gabriel avait déjà tout vu et tout fait, que lui restait-il à lui apporter de neuf dans sa vie ? Cette sensation de ne pouvoir partager grand chose… c’était peut-être le prix à payer lorsque l’on sortait avec un millionnaire ?

A l’arrivée de Gabriel dans la cuisine, Romain chassa vite de son esprit ses pensées moroses. Il releva la tête en un sourire radieux lorsque le séduisant sénateur débarqua les cheveux encore humides, et vêtu d’un jeans et d’un marcel blanc. Cette tenue le changeait énormément de ses costumes griffés d’une grande marque. Ce n’était pas du tout désagréable de le voir un peu plus décontracté qu’à l’accoutumer.

« Viens goûter ce que Romain a préparé, c'est délicieux! Un peu plus et il t'en restait plus! »
« Délicieux, délicieux… c’est un bien grand mot. » rit Romain. « J’ai simplement évité cette fois-ci de laisser des coquilles d’œufs dans la pâte. »

Après une petite tape taquine dans les cheveux d’Andrew, Gabriel vint l’embrasser rapidement sur les lèvres et s’asseoir à ses côtés. Romain lui souhaita dans un murmure le « bonjour », puis il se leva pour rejoindre le coin de cuisine près de l’évier. Il se saisit de la cafetière encore fumante et l’apporta à table pour servir son café au sénateur. Comme à son habitude, Romain était au petit soin pour l’homme qu’il aimait. Il faisait chaque geste du quotidien avec un naturel désarmant, comme s’il était destiné à servir les êtres qu’il aimait.

« Au fait, tu pars quand, Romain? »
« Demain matin à 4 heures 50, l’avion décolle de l’aéroport. » Il regarda Gabriel alors qu’il déposait dans son assiette une crêpe et qu’il se saisit ensuite de quelques raisins. « D’ailleurs à ce sujet, tu crois que tu pourrais demander à ton chauffeur de me conduire à l’aéroport ? Je le demanderais bien à oncle Alfie, mais je trouve que le réveiller si tôt ne se fait pas… enfin… ne se fait plus depuis qu’il affiche un six au compteur. » Il mâchouilla un morceau de fruit, bougeant sur sa chaise pour glisser sous ses fesses un pied. « Si non pas grave, je prendrais le taxi. »

Si Romain n’osait pas demander à Gabriel de le conduire à l'aéroport, c'était d’abord parce que la veille, le sénateur aurait sans doute passé sa soirée à picoler avec son frangin. Et ensuite et surtout parce qu’il serait trop tenter de l’embrasser avant d’embarquer. Cela, il savait qu'il n'en avait pas le droit en public. Partir sur une frustration n’était pas ce qu’il désirait. C’était le meilleur moyen de foutre en l’air son séjour parmi les siens. Il valait donc mieux que Gabriel ne l'accompagne pas à l'aéroport demain matin, histoire de se séparer sur une bonne impression de l'un et de l'autre.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN Mar 10 Aoû 2010 - 13:19

La bonne odeur du café flottait dans l'air. En soit ça n'avait rien de nouveau. Pourtant ce matin Gabriel ne boirait pas son café accoudé au plan de travail de la cuisine en parcourant le journal pendant que son frère, prit d'une flemme aigüe de ne serait-ce que tartiner du beurre sur des toasts, se rabattrait sur une boite de Cheerios.

Non ce matin, l'odeur familière du café était teintée de quelque chose d'autre. Quelque chose que Gabriel, assit à table et concentré sur le tourbillon de liquide fumant qui se formait dans sa tasse alors que son petit ami le servait, mit un moment à définir.

Quelque chose de domestique, voilà. Un mot qu'il n'aurait même jamais rêvé d'associer à sa relation avec Romain. Il leva le nez vers celui-ci pour le gratifier d'un sourire et d'un « merci », avant que son estomac ne le rappelle à l'ordre et ne lui intime l'ordre de gouter au plus vite les pancakes dont l'odeur avait attiré le loup hors de sa tanière (ou l'homme hors de son lit) mué par un appétit féroce qui n'avait rien d'étonnant après la nuit qu'il venait de passer.

« Je meurs de faim ! » dit-il en découpant avec gourmandise une grosse bouchée dégoulinante de sirop d'érable.
« Au fait, tu pars quand, Romain? »
« Demain matin à 4 heures 50, l’avion décolle de l’aéroport. »

Non d'abord une gorgée de café. Il était sûr qu'après l'amertume corsée du breuvage, l'arôme sucrée du pancake n'en serait que plus délectable pour ses papilles.

« D’ailleurs à ce sujet, tu crois que tu pourrais demander à ton chauffeur de me conduire à l’aéroport ? Je le demanderais bien à oncle Alfie, mais je trouve que le réveiller si tôt ne se fait pas… enfin… ne se fait plus depuis qu’il affiche un six au compteur. Si non pas grave, je prendrais le taxi. » Gabriel s'interrompit dans son mouvement, fourchette au bord des lèvres et bouche entrouverte, alors que le morceau de crêpe le suppliait d'être goûté. C'était lui qui était mal réveillé ou Romain venait de sous entendre qu'il préférait encore prendre un taxi que de le laisser l'accompagner lui même à l'aéroport ?

Et on disait que les femmes étaient compliquées...

Il reposa mollement sa main sur la table, laissant son cerveau reprendre difficilement le dessus sur le dictat de son estomac.

« Laisse donc Alfie dormir, j'appellerai mon chauffeur. Mais j'espère que j'ai au moins l'autorisation de passer chez lui demain matin pour te dire au revoir. » Puis comme pour ne pas avoir l'air de lui faire un reproche, il porta enfin à ses lèvres le morceau de pancake et ne put retenir un grognement appréciateur lorsque la pâte savoureuse vint caresser son palais. « Hmmm...ch'est exchellent ! » Il jeta un regard taquin à son frère et continua la bouche pleine « Cha change de ta tambouille. »

Sentant une pique acerbe fuser dans la seconde qui suivrait, Gabriel prit les devant après avoir prestement avalé. « Allez, t'énerve pas Sunshine, tu vas devenir tout rouge. Tiens d'ailleurs, avant que tu me défonces les côtes avec tes petits coudes cagneux... » Il se leva de table, faisant grincer sa chaise et monta illico dans son bureau pour y récupérer dans une armoire les cadeaux d'anniversaire de son frère. Une fois en main, il les jaugea avec un petit sourire un coin puis redescendit tout aussi vite à la cuisine pour les déposer fièrement sur la table en poussant négligemment l'assiette d'Andy.

« Tadaaa ! Joyeux anniversaire frangin ! » fit-il théâtral, se gaussant intérieurement et se préparant à graver dans sa rétine la tête qu'Andrew allait faire en découvrant ses cadeaux : Un crayon autour duquel était noué un joli ruban rose en guise de papier cadeau et une carte des Etats-Unis (le genre de carte qui vous apprend plus l'art du pliage que la géographie du territoire) soigneusement emballée dans...un film plastique transparent.
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN

Revenir en haut Aller en bas
 

WHAT'S THAT FREAKING HEADHACHE? | ROMAIN

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 2Aller à la page : 1, 2  Suivant

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Ocean Grove - Quartier Résidentiel :: Apple Road & Lemon Street-