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 « a mistake is just an opportunity to be creative »

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Nora Golightly
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Message(#) Sujet: « a mistake is just an opportunity to be creative » Jeu 22 Juil 2010 - 14:06


a mistake is just an opportunity to be creative




MI-JUILLET 2011 - GOLD EMPIRE
Prétendre, un mot et une signification bien connue de beaucoup de personnes. S’installer dans la peau d’un personnage pour cacher la vérité est une pratique très courante mais qu’on aime taire. Même si pour certains, le mensonge n’est pas la solution, on y est souvent confronté. Qu’on en soit victime ou acteur d’ailleurs. Mais le plus surprenant, c’est qu’il peut changer une personne en un rien de temps, sans que l’on puisse comprendre le pourquoi du comment. Bonnie savait qui elle était et comment elle voulait être, mais l’envie d’être une autre était parfois oppressant. Pourtant ces derniers mois, elle n’aurait changé son existence pour rien au monde. Malgré les nombreux bas, elle se sentait pour la première fois très épanouie et satisfaite. Un sentiment de bien être qui ne tarda pas à disparaître petit à petit alors qu’elle commençait à se demander ce qu’aurait pu être sa vie si elle avait fait les choses autrement. Elle n’avait pas tout quitté à cause d’un problème quelconque. Elle était fière de dire qu’elle s’était toujours entendu avec sa famille, qu’elle les aimait plus que tout au monde même si elle les avait lâchement trahies. Mais si elle n’avait pas suivit Caleb, elle savait qu’elle n’en serait pas là aujourd’hui. A l’âge de vingt-cinq ans, elle n’aurait pas accouché de son premier enfant, elle ne serait peut-être pas en couple depuis un certain temps en revanche elle aurait continué à vivre dans la richesse. Si elle était restée au canada, elle aurait continué ses études et ne serait pas devenue traiteur comme aujourd’hui même si elle se serait retrouvée à gérer des évènements importants. Elle serait donc devenue une femme d’affaire, n’aurait pas connu la peur que la police vienne vous chercher et n’aurait sans doute pas fait face à la mort mais elle serait restée cette Bonnie Whealer à la fois sérieuse et téméraire. Imprévisible, capable de partir à l’autre bout du pays sans prévenir personne, juste pour participer à quelque chose de tout type. C’était cette liberté qui lui manquait. Elle ne se sentait pourtant pas enfermée avec Caleb, elle l’aimait et elle était heureuse d’avoir une fille, mais elle était dépassée. Elle avait de plus en plus de mal à gérer les inconvénients qu’un bébé pouvaient apporter dans un foyer, tous les sacrifices à faire. Elle avait cette folle envie de tout envoyer balader pour seulement profiter de la vie, sans se préoccuper du reste. Malheureusement, sans s’en rendre compte, elle se laissait guider par cette envie et mettait en péril ce pourquoi elle était à Ocean Grove : Caleb et maintenant Maggie.

Le 4 juillet marqua un tournent dans sa vie pour plusieurs raisons, l’une étant ce qui donna le départ à tout ce qui allait suivre, en grande partie. Tomber sur des vieilles connaissances pouvait être une bonne comme une mauvaise chose. Aubree, une ancienne « amie » s’était surprise à revoir Bonnie, si différente de celle qu’elle avait connu il y a pas mal de temps. « Bonnie Whealer ? Quand j’ai vu ton nom sur le carton d’invitation, j’ai eu du mal à y croire. Qui aurait pu imaginer que tu finirais par avoir une petite vie tranquille avec homme et enfant dans un quartier comme Ocean Grove. C’est que tu me décevrais presque. » C’était exactement le genre de remarque que Bonnie avait du mal à encaisser. Elle refusait qu’on puisse imaginer qu’elle avait une vie parfaite, comme celle que l’on voit dans les pubs des années cinquante (ironie du sort étant donné le thème de la soirée). Sa vie était loin d’être parfaite, au contraire mais Aubree avait eut raison ce soir là : cette vie ne ressemblait pas à ce que Bonnie s’était imaginée pour son avenir il y a quelques années. « Voici mon numéro, si ça te dis d’oublier un peu la routine, appelle-moi. » Et c’était ce que Bonnie avait fait, sans mesurer les conséquences de ce choix. Elle était donc sortie un soir, au Gold Empire en compagnie d’Aubree et d’autres flambeurs du genre. Caleb n’avait pas eut de problème à refuser, il n’était pas comme ça et puis il y avait toujours Lurey pour l’aider. C’est ainsi que Bonnie se retrouva à sortir bien plus souvent qu’on aurait pu l’imaginer et à rentrer à des heures peu raisonnables pour une jeune mère avec des obligations professionnels. A vrai dire, elle n’avait plus rien d’une jeune mère active, elle ressemblait à présent qu’à une jeune femme ordinaire, n’ayant ni petit-ami, ni enfant, ni boulot mais seulement beaucoup de billets verts en poche.

Encore une fois, elle se retrouvait au Gold Empire, jouant aux diverses machines et tables. Aubree avait terminé par l’abandonner au bout d’une heure, ayant trouvé un compagnon pour la soirée. Bonnie aurait pu rentrer mais non, elle continua de flamber l’argent qu’elle possédait et s’exclamait en vedette dès qu’elle remportait une mise. Elle ne prenait pas même connaissance de l’heure qu’il pouvait être, et égoïstement, elle essayait de ne penser ni à Caleb ni à sa fille pour le moment. Surtout lorsqu’un invité imprévu s’immisça à ses côtés pour l’applaudir alors qu’elle venait de gagner une nouvelle fois. Son visage lumineux se tourna vers cette personne, le sourire aux lèvres : c’était Rafael. Son sourire se fana légèrement mais elle n’affichait pas pour autant la même expression que durant leur petite retrouvaille au Jannie’s. Une des autres raisons qui avait surgit durant le 4 juillet était le retour dans le passé face au présent offert par Rafael pour son anniversaire. Elle ne s’était pas attendue à le voir, et encore moins à recevoir un cadeau de sa part. Il lui avait alors offert quelque chose qui signifiait bien plus sentimentalement parlant qu’en apparence lui-même. Un bijou qu’il lui avait offert à l’époque où ils étaient ensemble mais qu’elle lui avait rendu après leur rupture. Elle fut étonnée de voir qu’il avait gardé ce bijou alors qu’ils s’étaient quittés en très mauvais termes. L’erreur qu’elle fit ce soir-là fut d’accepter ce cadeau. Face à ce même homme qu’elle connaissait si bien et pourtant si peu aujourd’hui, sa présence n’était plus si désagréable qu’auparavant. Ce n’était d’ailleurs pas le premier soir qu’elle tombait sur lui alors qu’elle était avec Aubree, ce qui avait considérablement contribué à leur rapprochement. « Tu joues Rafael ou tu veux seulement être mon supporter pour la soirée ? » lança-t-elle sur un ton amusé alors qu’elle relança les dès après avoir donné un nombre. Cette fois-ci elle ne remporta rien et décida d’ailleurs de s’arrêter là. « Hm, tu n'es pas un très bon porte-bonheur, sans te vexer. » Elle laissa place à une autre personne, s’éloignant ainsi de la table de jeu, suivit par Rafael. « Je vais finir par croire que ce Casino est notre nouveau point de rendez-vous, sauf si en réalité tu me suis. » Elle esquissa un immense sourire, bien qu’hypocrite. S’il y a quelques mois elle n’avait pas supporté la venue de son ex dans les parages, à l’heure actuelle ce détail ne semblait plus vraiment l’agacer. Mais il restait Rafael et elle était encore loin de le considérer comme un ami malgré leur lourd passé.


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Message(#) Sujet: Re: « a mistake is just an opportunity to be creative » Lun 26 Juil 2010 - 21:34



Quand bien même il aurait été calculateur, il n’aurait pas pu prévoir la tournure des événements avec exactitude. Sans doute qu’il aurait préféré en être capable, plus facile ainsi de se défiler lorsque la situation devenait légèrement douteuse. Ça aurait put lui être utile quand son ex avait refait surface quelques mois après qu’ils aient remit le couvert -erreur qu’il ne se pardonnait pas- avec un enfant. Le plus drôle était quand même la réaction face à cette paternité qu’il refusait catégoriquement. Pourtant il semblait clair que cette femme n’était pas encline à s’occuper de cet enfant. Quand à Rafael, il n’était pas le genre d’homme à fuir ses responsabilités, aussi difficile soit-il d’assumer un gosse tout seul. Oui, le jeune homme aurait aimé prévoir la tournure des événements, ou ne serait-ce que croire en la voyance comme certains illuminés parvenaient à le faire. Dans ce cas là, peut être aurait put-il connaitre l’évolution de sa relation avec Bonnie au fil des mois. Mais sans doute l’avait-il prévu, au moins dans les grandes lignes…

Lorsqu’il l’avait revu au Jannie’s quelques mois plus tôt alors qu’il ne cherchait qu’un traiteur pour s’occuper de sa soirée d’inauguration. Il eut le plaisir de retrouver son ex, pas n’importe laquelle d’ailleurs. Au début ça ne lui fit ni chaud ni froid, et puis les minutes défilaient et enfin de compte, il était tout de même content de la revoir. Faisant alors totalement abstraction de leur rupture qui fut plus que brusque et ne laissant aucune possibilité d’amitié et de bonne entente. Rafael plaidait coupable sans rechigner, même s’il persistait à adorer la taquiner, il n’en n’oubliait pas leur passé commun pour autant. Et il était intimement persuadé que c’était son cas également. Se montrer pour qu’elle n’oublie pas sa présence, se faire plus présent et s’immiscer finalement dans sa vie. Il était parfois idiot, et enchainait les conneries. Mais il avait ce petit côté manipulateur d‘une certaine façon. Il n‘en était pas toujours fière, sauf peut être dans ce cas précis. Bonnie en valait la peine après tout. Lorsqu’il apprit que le petit ami actuel de la jeune femme n’était autre que Caleb Varnham, un ancien ami à lui, il réalisa à quel point le monde pouvait être petit. Sans trop savoir ce qui lui était passé par la tête, il provoqua le canadien, en lui parlant de Bonnie, pas forcement sous un jour élogieux. Sans doute que l’état dans lequel chacun était reparti ce soir là, avait déplut à la jeune femme, du moins du côté de Caleb évidement, pour lui, elle n’en savait rien encore. Et une fois encore, lorsqu’il reçut un carton d’invitation pour une double fête d’anniversaire et la fête nationale, il ne put contenir son enthousiasme et avait immédiatement joué le jeu. Si Bonnie aurait put s’attendre à le voir s’y pointer, connaissant de lui son côté provocateur, elle ne s’était pas attendu à ce qui lui offre un cadeau et pas n’importe lequel. Un bijoux datant de leur relation. Il le lui avait déjà offert lorsqu’ils étaient ensemble, elle le lui avait violement rendu à leur rupture. Mais pendant tout ce temps il l’avait conservé, sentimentaliste peut être enfin de compte qui pourrait savoir. Oh, ce cadeau n’avait rien changé entre eux, à moins que ça l’aidait à se sentir finalement plus à l’aise en sa compagnie.

Mais ce ne fut que plus tard que les choses dites sérieuses commencèrent, cette fois-ci, il fit sa rencontre par hasard, au Gold Empire. D’une certaine façon, il était heureux de constater que la jeune femme ressentait le besoin de s’évader, de sortir de sa routine ennuyeuse . Ça le confortait dans l’idée qu’il avait eut au départ, cette vie, n’était pas faite pour elle. Lorsqu’il la vit ce soir là, il s’en approcha sans la moindre hésitation et sans craindre de se faire étouffer à l’aide de jetons. « Hmm, je préfère rester à l’écart pour ce soir. T’observer est bien mieux qui plus est .. » Son sourire ne laissait pas de doute, il n’y avait pas que la partie qui l’intéressait, et la jeune femme avait l’habitude de ce genre d’allusions de sa part. Il n’irait pas nier, Bonnie était très attirante, et il n’y était pas indifférent, et ce depuis très longtemps après tout. « Je pense pouvoir m’en remettre. » Lui emboitant le pas alors qu’elle s’éloignait de la table de jeu, probablement pour en rejoindre une autre, où elle aurait peut être la main plus heureuse. Esquissant un sourire, c’est vrai, il aurait très bien put la suivre, mais il n’en était pas à ce point là non plus. « Je sais que ça va beaucoup te décevoir, mais non je ne te suis pas, l’idée m’a traversé l’esprit. Mais finalement j’ai trouvé ça assez glauque. » Réfléchissant un instant, il se stoppa net, se postant face à la jeune femme et lui barrant ainsi la route. « En revanche, si le décor commence à te déplaire, je pense pouvoir t’emmener t’amuser ailleurs. » Il ne fallait pas se voiler la face, non seulement il était ravit d’avoir la possibilité de le lui proposer, mais en plus il avait déjà tout prévu. Décidément Bonnie demeurait parfois trop naïve. « Il y a une soirée où l’on pourrait se rendre. Et tu es capable de te fondre dans le décor à merveille. De plus, je pourrais te présenter à quelques personnes qui seraient enclines à promouvoir le Jannie’s. Tu ferais d’une pierre deux coups. » Il n’était pas idiot, et savait à quel point son travail lui tenait à cœur. Ainsi ressortir cette carte l’aiderait sans doute à la convaincre. Mais il devait lui faire part du petit bémol, bien que là encore il ait la solution. « Mais cette soirée à lieux à New-York, enfin ce n’est qu’un détail. » Dit-il en esquissant un sourire, et espérant qu’elle finirait par accepter son offre.

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Nora Golightly
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Message(#) Sujet: Re: « a mistake is just an opportunity to be creative » Sam 7 Aoû 2010 - 13:30

Jouer à jeu dangereux, ce sentiment qu’on peut dépasser les limites à tout moment, celui qui nous fait dire qu’on s’apprête à faire quelque chose qu’on ne devrait pas en temps normal. C’était l’excitation, la curiosité de tester la personne en face de soi mais aussi soi-même. Bonnie était différente depuis quelques jours et elle en avait conscience, mais il était bien plus simple de se voiler la face. Par conséquent, elle estimait qu’elle ne faisait rien de mal, qu’elle souhaitait juste s’aérer l’esprit avec d’autres choses, d’autres personnes, souffler un peu. Elle avait ce besoin de s’éloigner de ce qu’elle avait l’habitude de côtoyer depuis son arrivée à Miami et c’était exactement ce qu’elle faisait. Jouer dans un Casino n’était pas même une chose qu’elle faisait au Canada, de toute manière elle n’avait pas l’âge à l’époque et l’envie n’y était pas. Elle ne s’y était pas même intéressé un petit peu, c’est pour dire. Pourtant ce soir, comme d’autres soirs auparavant, elle se rendait au Gold Empire et balançait ses jetons d’un simple geste, détachée de tout. Cet optimisme l’aidait peut-être à gagner, qui sait. Peu importait ce qui se passait autour du moment qu’elle passait du bon temps et qu’elle mettait un point d’honneur à ne pas penser aux tracas de la vie quotidienne. Car oui, au-delà des apparences d’une jeune femme pleine de vie et souriante, elle était exténuée ; physiquement comme mentalement. Son accouchement, devoir gérer un enfant et supporter jour après jour l’idée qu’elle ne pourrait pas présenter Maggie à ses grands-parents et son oncle. Quitter définitivement sa famille ne fut pourtant pas si difficile lorsqu’elle l’avait décidé, aveuglée par l’amour qu’elle portait à cet homme, encore un inconnu à l’époque : Caleb. Mais au fil des années, devoir mentir à la question « Et vos parents, que font-ils ? » ou « Avez-vous des frères et sœurs ? ». Elle ne cachait pas leur existence, bien sûr que non, elle ne pourrait jamais mais elle prétextait alors qu’ils vivaient loin ou encore au Canada, que le seul contact qu’elle avait avec eux était les mails et les coups de téléphone par-ci par-là. Si seulement c’était vraie, elle en serait déjà bien heureuse et s’en contenterait sans râler. Mais à vrai dire elle n’avait plus de nouvelles d’eux depuis si longtemps que cela en devenait pesant. Bien sûr, elle savait plus ou moins ce qu’ils faisaient grâce à Lurey, qui avait maintenant repris contact avec son père et de ce fait, toute la famille. Naïvement, elle avait déjà tenté de les appeler mais avait aussitôt raccrochée de peur qu’ils puissent localiser le numéro ou n’importe quoi d’autre pouvant la mener à elle directement. Et elle avait peur de les affronter, peur d’affronter son père plus particulièrement. Comment devait-elle réagir face à l’homme qui souhaitait la mort de Caleb, le père de sa fille ? Comment devait-elle gérer toute cette histoire si absurde ? Ou pas totalement finalement. Quel père ne serait pas prêt à tout pour sauver sa fille lorsqu’il estime qu’elle est en danger ? Peut-être que si elle trouvait le moyen de le rassurer, de lui dire qu’elle était heureuse, qu’elle avait une magnifique fille et qu’ils vivaient convenablement dans un beau quartier chic, alors oui peut-être reverrait-il son jugement. Mais elle l’avait trahie, elle les avait tous trahie. Elle ne pouvait pas lui en vouloir, ce serait déplacé de sa part, c’était son père, elle l’avait déçu mais elle aurait aimé qu’il comprenne et qu’il n’implique pas – par la même occasion – Pride. Comme si ce n’était pas suffisant, elle devait aussi supporter la perte d’un ami qu’il lui était cher malgré les mauvaises langues. Une amitié réduite à néant lorsqu’il pointa une arme sur Caleb, au nom de Mr. Whealer. Elle le détestait pour avoir réussi à obtenir sa confiance, à être devenu un de ces hommes pour qui elle aurait tout donné seulement pour le voir sourire. Il lui manquait en plus d’être en colère à chaque fois qu’elle l’apercevait à travers sa fenêtre puisqu’il vivait juste à côté. Beaucoup de choses en réalité, la poussaient à vouloir se détacher de tout. Elle avait cette sensation qu’elle n’arrivait plus à gérer, que ce soit sa nouvelle vie de mère que le reste. Elle voulait retrouver l’insouciance de son adolescence mais elle ne prenait pas conscience qu’au lieu de s’aider, c’était tout le contraire.
Elle était arrogante, joueuse et séductrice envers un homme qu’elle avait aimé autrefois, à une époque qui lui semblait si lointaine. Pourquoi lui ? Parce qu’il représentait parfaitement l’image de la personne qu’elle avait envie de redevenir pour quelque temps, celle de cette Bonnie peu soucieuse du lendemain, qui ne souhaite que profiter de la vie sans demander rien en retour. « (...) En revanche, si le décor commence à te déplaire, je pense pouvoir t’emmener t’amuser ailleurs. » Elle arqua un sourcil, soudainement intriguée par ce qu’il sous-entendait, elle désirait en savoir plus. Il lui parla alors d’une soirée où il souhaitait se rendre en sa compagnie et en plus d’être certain qu’ils passeraient un bon moment, ce serait aussi la parfaite occasion de faire un coup de pub pour le Jannie’s. Un élément qui ne manqua pas d’échapper à la belle brune. Elle était alors bien plus qu’enthousiaste face à cette proposition, elle n’avait guère envie d’hésiter ou de refuser, elle semblait déjà prête à quitter les lieux. Du moins, jusqu’au moment où il lui signala un petit détail, ou plutôt un gros détail : c’était à New York. Bonnie se stoppa alors qu’elle avait commencé à avancer, les yeux écarquillés, sa conscience lui imposa de réfléchir plus sérieusement à cela. La Big Apple était à des kilomètres d’ici, elle ne pouvait pas partir ainsi sans prévenir personne. « Un simple détail ? » répéta-t-elle. « D’ici qu’on arrive à New York, ta petite soirée sera terminée Rafael. » C’était évident, mais il la rassura en lui parlant d’un jet privé à leur disposition, en gros elle serait de retour chez elle sans que personne ne soit au courant de cette escapade. Elle fronça les sourcils, était-ce réellement raisonnable ? Même s’il fallait avouer que cela faisait plusieurs jours qu’elle n’était plus tellement raisonnable. Flamber son argent dans un Casino plutôt qu’être à la maison avec son compagnon et sa fille, c’était tout sauf raisonnable. En même temps, si ce voyage lui permettait d’étendre la réputation du Jannie’s, c’était une occasion en Or à ne pas louper, Jane ne pourrait qu’être contente d’obtenir de nouveaux contrats. C’est ce qui l’aida à prendre sa décision, c’était tout simplement une bonne excuse pour justifier l’acte qui suivrait. Un large sourire illumina son visage, ses yeux se mirent à pétiller d’excitation. « Qu’attendons-nous alors ? Ne faisons pas attendre l’Elite New Yorkaise. » Elle dépassa Rafael, s’avançant vers la sortie. Bonnie souhaitait tester ses limites ? Elle allait être servie.

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Message(#) Sujet: Re: « a mistake is just an opportunity to be creative » Mer 11 Aoû 2010 - 17:46



Dans le fond, il ignorait totalement pourquoi la jeune femme demeurait réceptive à ses « tentatives » il restait persuadé malgré tout que ses sentiments pour Caleb étaient trop sincères pour s’envoler brusquement. Il connaissait suffisamment la jeune femme pour le savoir, passionnée et intègre, ce n’était pas parce que son couple battait de l’aile qu’elle était là. Mais en revanche sa présence en ces lieux, pourrait faire foirer sa relation. Rafael ignorait ce qu’il souhaitait réellement, retrouver Bonnie ? L’éloigner de son petit ami, de sa nouvelle famille ? Ou simplement faire son cirque habituel .. Bien que fondamentalement con, il y avait une petite fille au milieu, il n’était pas sans savoir à quel point grandir avec ses deux parents pouvait être important. Et puis d’un côté il avait toujours de la sympathie pour Caleb, bien qu’il ait irrévocablement ruiné toute chance d’amitié entre eux. Seulement en son fort intérieur, il n’était pas certain que Bonnie se plaisait dans cette vie, ça ne lui ressemblait tellement pas, en faite il avait peut être l’esprit nostalgique et ne souhaitait que retrouver celle qu’il avait connu. Et visiblement, il n’était peut être pas à côté de la plaque. Il se souvenait parfaitement de la première fois qu’il avait vu la jeune femme au Gold Empire. Lui-même venait de passer une mauvaise journée, fatigué et démoralisé par quelques petites choses dont il venait de prendre connaissance, il avait décidé de se détendre. Ce n’était pas un gros flambeur d’ordinaire, bien que ça lui soit arrivé régulièrement, il ne ressentait pas cette adrénaline, se sentiment de quasi puissance vous poussant à jouer encore et encore. Non il était toujours maitre de la situation, et ce soir là, il jouait qu’avec la moitié de sa concentration. Assit à une table de Blackjack, le nez piquant inexorablement vers son verre qui ne restait pas vide bien longtemps. Il l’a vit là, débarquer avec une autre jeune femme qu’il ne connaissait pas du tout, ou peut être l’avait-il aperçu, mais elle ne l’avait pas marqué. De toute façon, c’était surtout la surprise de voir Bonnie qui primait sur le reste. Et aussi étonnant que ce le fut pour lui, lorsqu’il alla à sa rencontre, elle se montra beaucoup moins sur la défensive, elle semblait différente. Il ne retrouvait pas encore la jeune fille qu’il avait connut au Canada, mais c’était sur la bonne voix. Peut être avait-il gout à ces soirées, de la revoir. Son arrogance était un véritable délice, et il adorait toujours autant leurs petites joutes verbales. Il ne se privait pas pour apprécier la vue de ses superbes courbes, Bonnie ne semblait pas en être gênée par ailleurs. Séductrice, elle aimait plaire, et bien qu’elle ait eut un enfant, elle était incontestablement toujours aussi désirable. Ayant retrouvé sa silhouette, elle était à son avantage, toujours aussi soignée et élégante, Rafael ne pouvait qu’être ravi de lui tenir compagnie. Plongeant son regard dans le sien, il ne pouvait que constater avec plaisir, à quel point son idée avait finalement enchanté la jeune femme. « Qu’attendons-nous alors ? Ne faisons pas attendre l’Elite New Yorkaise. » Rapidement la jeune femme prit les devant, avançant très vite vers la sortie. Rafael lui emboita le pas, un sourire fière sur les lèvres.

→ PRIVATE JET - the big apple is ours.

A peine étaient-ils monté à bord que Rafael s’empressa de donner ses ordres au pilote. Se précipitant dans le cockpit avant de retourner auprès de la jeune femme. Ce jet ne lui appartenait pas, du moins pas encore. Une personne lui devait un service, du moins on pouvait voir les choses de cette façon. Ainsi, durant ses séjours à Miami, Rafael pouvait disposé du Jet de cet homme, qui demeurait encore réticent à le lui céder. Mais en bon négociateur, il finirait par trouver l’argument qui ferait la différence, que cela soit légal ou non .. Très bien aménagé, il y avait à l’avant de l’appareil, plusieurs places doubles. Bonnie préféra s’assoir dans l’un de ces immenses fauteuil, le regard perdu à travers le hublot. Rafael ne tarda pas à s’assoir face à elle, ayant au préalable ôté sa veste pour la poser sur le rebord d’un autre siège. S’il restait très élégant il n’était pas non plus un grand maniaque. Posant ses coudes sur la table les séparant, il observant la jeune femme, un sourire en coin pointait sur ses lèvres. « Je dois avouer que je suis surpris, mais plutôt ravie que t’ai accepté. » il continuait à la fixer avec insistance jusqu’à ce qu’elle reporte son attention vers lui. Son sourire s’élargit alors très vite. « Je suis sur que tu seras parfaite parmi l’Elite, je ne vais donc pas t’ennuyer avec des recommandations inutiles. » Non seulement la jeune femme avait cette classe, et cette capacité presque innée de savoir se comporter en société, mais elle savait s’adapter aux situations. Et mieux encore, elle était sans conteste capable d’appartenir à l’Elite New Yorkaise, et si en plus elle pourrait promouvoir le Jannie’s par la même occasion, elle saurait parfaitement quoi faire. S’adossant alors dans son fauteuil, il snoba sa ceinture mais conseilla pourtant à la jeune femme de boucler la sienne. Il avait ce petit sourire satisfait qui ne le quittait plus alors qu’il persistait à observer Bonnie, qui semblait plus excitée par la soirée qui se profilait devant elle, que par tout autre chose.

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Message(#) Sujet: Re: « a mistake is just an opportunity to be creative » Lun 16 Aoû 2010 - 17:51

Les palpitations de son cœur s’accéléraient au fil des pas qu’elle faisait en direction du jet. Elle ne semblait pas encore réaliser qu’elle s’apprêtait à quitter Miami pour New York, seulement pour une soirée. Mais une fois qu’elle se trouva assise dans le siège, elle ne pouvait plus faire marche arrière, ou bien ne le voulait-elle pas. L’adrénaline, le goût du risque, la sensation de faire quelque chose d’interdit, cela lui avait manqué et elle appréciait se sentir vivante. Insouciante, voilà ce qu’elle était ce soir. Elle mettait de côté tous ses beaux principes pour vivre comme elle vivait à l’adolescence. Durant un bref instant elle n’était plus la Bonnie de Caleb ou bien la nouvelle maman d’Ocean Grove. D’un point de vue externe c’était égoïste et un comportement totalement immature mais ce n’était pas la chose à laquelle elle pensait. Non, elle s’était convaincue de faire le bon choix en taisant la petite voix qui lui servait de conscience. Elle ne faisait rien de mal après tout, elle ne faisait que se rendre à une chouette soirée huppée, alliant plaisir et profession en s’assurant de faire de la pub pour le Jannie’s. Alors pourquoi elle ne prévenait pas Caleb qu’elle ne rentrerait pas ce soir ? Pourquoi agissait-elle comme si elle n’avait pas des obligations parentales envers sa propre fille ? Parce qu’elle savait, au plus profond d’elle-même, qu’elle commettait une erreur en filant ainsi avec son ex. Caleb ne l’appréciait pas, le contraire aurait été étonnant d’ailleurs. Il était jaloux de chaque homme qui pouvait l’approcher, même de Rhys ! Avouer à son petit-ami qu’elle faisait une virée à des kilomètres d’ici en compagnie de Rafael était du pur suicide. Alors non, elle ne préviendrait pas son homme, ou simplement avec un sms lorsqu’elle serait déjà bien loin de Miami, avec l’incapacité de pouvoir faire demi-tour dans l’immédiat. Elle n’avait d’ailleurs aucune envie de se prendre la tête, ce qu’elle évitait depuis plusieurs jours c’était bien cela. Inutile donc de continuer à penser aux autres, elle voulait faire ce dont elle avait envie pour le moment. Elle sortit de ses pensées, alors que ses yeux étaient rivés à travers le hublot, observant avec peu d’intérêt l’intérieur. Son visage de porcelaine se détourna et son regard pétillant se posa sur Rafael qui vint prendre place. Un fin sourire étira ses lèvres rosées, elle ne s’était jamais sentie aussi proche de lui depuis des années. Avant son accouchement, elle s’était montrée très désagréable avec lui, il représentait un élément du passé, un passé qu’elle ne souhaitait pas garder en mémoire. Elle avait souffert, lui aussi mais de l’eau semblait avoir coulé sous les ponts, ou bien le cadeau qu’elle avait reçu de lui avait quelque peu changé la donne ? Sans doute, Bonnie étant une personne malgré tout très rattaché aux anciens souvenirs, le bijou qui lui rappelait son amourette avec Rafael était un bon point pour remonter dans son estime. Tout comme l’instant où Caleb lui avait rendu le collier de sa chère mère, volé durant la prise d’otage. Elle n’était bien évidemment pas retombée amoureuse de Rafael comme avec Caleb à cet instant, bien sûr que non. Beaucoup trop de choses les séparaient malgré leur passé commun. Si Bonnie pouvait se montrer forte et adulte, il lui arrivait pourtant de se comporter comme une adolescente farouche et incontrôlable. « Je dois avouer que je suis surpris, mais plutôt ravie que t’ai accepté. » La jeune Canadienne haussa un sourcil puis esquissa un faible sourire. Il avait raison, c’était surprenant et c’était peut-être cela qui la dérangeait. Cette étiquette de femme parfaite, ce n’était pas pour elle, elle était loin d’être parfaite, elle n’avait pas envie de l’être, ou plus. Elle ne releva pas pour autant sa remarque. « Je suis sur que tu seras parfaite parmi l’Elite, je ne vais donc pas t’ennuyer avec des recommandations inutiles. » Un rire cristallin sortit de sa bouche, bien sûr qu’elle saurait se comporter. Elle connaissait parfaitement les manières et coutumes de la haute, elle en faisait partie. Peut-être plus tellement aujourd’hui mais c’est bien le genre de chose qu’on n’oublie pas lorsqu’on vient d’une des familles les plus riches de Vancouver. « Ne crains rien. Un sourire étincelant et hypocrite, une bonne posture, des vêtements de marque… La haute société reste la haute société. » Appuyant ses dires, elle avait affiché son plus beau sourire, s’était redressée pour maintenir son dos bien droit et sa tête bien haute. Ce serait du gâteau et elle avait déjà hâte d’y être. D’ailleurs le Jet ne tarda pas pour décoller enfin, direction la grosse pomme. Elle se laissa retomber contre le siège, le regard déviant de droite à gauche. Ses fins doigts aux ongles vernis tapotaient discrètement l’accoudoir puis son attention se reporta sur Rafael. Elle resta alors silencieuse, à le regarder sans se montrer trop insistante. Il n’avait pas tant changé, mis à part quelques détails. Il restait néanmoins l’homme qu’elle avait connu à son adolescence avec plusieurs années en plus. Pourquoi les choses avaient-elles tant dérapées entre eux ? Qui aurait pu imaginer qu’ils se retrouveraient ? La nostalgie commençant à pointer le bout de son nez, elle baissa les yeux.
Du temps s’écoula, combien ? Elle l’ignorait exactement mais un silence s’était installé entre eux et elle fut la première à relancer la conversation. Ses doigts pianotaient rapidement sur la surface tactile de son portable, un message la prévint que les deux messages étaient envoyés : un pour Caleb et un autre pour Jane. Elle avait prévenu le premier qu’elle risquait de rentrer tard, prétextant une sortie mouvementée avec Aubree. Pour la seconde, c’était à titre professionnel, la prévenant qu’elle allait certainement dégoter de beaux contrats avec de riches clients. Déposant le mobile sur la petite table en face d’elle, leva les yeux sur Rafael. « Tu sais… tout à l’heure quand tu as dit avoir été surpris que j’accepte. C’était à quel point ? Je veux dire… Tu ne t’attendais vraiment pas à ce que j’accepte ? Pourquoi ? » Beaucoup de questions, mais aurait-elle les réponses qu’elle souhaitait ?

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Message(#) Sujet: Re: « a mistake is just an opportunity to be creative » Mar 24 Aoû 2010 - 14:22



A quel jeu était-il entrain de jouer ? Même lui était incapable de le dire. Était-il mélancolique, regrettant son amourette avec la jeune femme ? Ou s’agissait-il d’un sens de la compétition trop aiguisé ? Les deux hypothèses pouvaient être valables. Lorsqu’il avait revu la jeune femme et son ventre bien rebondit, il n’avait fait que penser à l’homme qui partageait sa vie. Par jalousie ? Sans doute pas, mais il avait eu comme la sensation que ça aurait très bien pu être lui. Dans un cadre différent, une époque différente, il se serait certainement retrouvé à la morgue, soigneusement accompagné par Mr Whealer. Mais adolescents, ils n’étaient pas à l’abri d’un « dérapage » comme celui-ci. Bien qu’ils aient, par chance, évité la catastrophe. Alors, quant il finit par apprendre que le petit-ami de la jeune femme, n’était autre que Caleb Varnham, il avait ressentit comme une petite pointe de jalousie. L’un de ses amis, partageait la vie de son ex, ce n’était pas vraiment ce qui l’enchantait le plus. Pourtant maintenant qu’il avait le loisir de poser son regard sur elle, il ne cessait de se demander comment les choses avaient pu tant changer entre eux. Il se rappelait très bien de son histoire avec la jeune femme, tout autant que la rupture brutale qui avait clôturé leur passé commun. Caché derrière un masque d’idiot invétéré. D’un provocateur, glacial sans scrupule et impitoyable. Il avait réussit pendant de nombreuses années à faire croire qu’il n’y avait rien sous la surface, qu’il restait un homme méprisable et méprisant et que rien ne viendrait à changer cela. Lorsqu’il était adolescent il aimait prendre des risques, beaucoup trop d’ailleurs, Bonnie était un peu de la même trempe, mais plus en finesse. Son visage d’ange la mettait à l’abri elle était comme insoupçonnable et Rafael se délectait encore de ce paradoxe que pouvait dégager la jeune femme. Les disputes entre eux furent nombreuses, comme toute amourette d’adolescent, cela restait passionnelle, les hormones leur dictant leur conduite, ils ne raisonnaient que rarement (surtout lui). Deux caractères aussi fort, ne pouvaient que se heurter perpétuellement, mais ils avaient l’art de se retrouver. Il se souvenait d’ailleurs parfaitement du tout premier jour où il lui avait offert ce fameux bijou. Rafael n’était pas du même acabit que la jeune femme, il n’était pas né avec une cuillère en or dans la bouche. Mais il avait ce talent, ce mimétisme, qui lui permettait de se fondre dans n’importe quel milieu sans le moindre soucis. Peut être était-ce inscrit dans son code génétique, allons savoir. Mais à l’époque, il ne cherchait pas à dissimuler qui il était, c’était peut être cela qu’avait apprécié la jeune adolescente. Changer d’univers et prendre des risques avec un jeune homme (plus âgé qu’elle) qui pouvait se montrer instable. Rafael était un séducteur né, il aimait les femmes, et ne pouvait s’empêcher de les regarder, ce qui ne plaisait pas toujours à la tornade possessive qu’était sa petite amie. Pour se faire pardonner il avait décidé, sans trop savoir pourquoi, qu’un bijou lui ferait plaisir. Ce n’était pas un bracelet hors de prix, il n’avait pas triché, il était certes capable de voler, mais un cadeau volé, n’avait pas la même valeur. Il avait donc fait comme il avait pu, c’était une babiole dans le fond. Mais une babiole qui avait une grande valeur, ce qui expliquait sans doute qu’il l’ait gardé durant toutes ses années. Il regrettait encore aujourd’hui de lui avoir fait tant de mal, et ne se le pardonnerait peut être jamais. Il agissait comme le dernier des cons, il se mettait entre elle et l’homme qui la rendait heureuse aujourd’hui. Il l’éloignait de sa fille également, et ce n’était pas du tout le meilleur moyen de se faire pardonner, pourtant il ressentait une certaine satisfaction à l’idée de passer toute cette soirée avec elle. Il avait sincèrement aimé Bonnie, et si ses sentiments avaient disparu (ou presque) elle restait une femme importante à ses yeux, qu’elle le croit ou non. Il avait perdu toute notion du temps, il n’avait pas regardé son portable depuis un bout de temps, ce qui ne lui ressemblait pas d’ailleurs. Vérifiant trop souvent ses messages, qu’il s’agisse de textos ou mails, il en avait pourtant oublié toute notion de travail. Il ne pensait qu’à cette soirée .. « Tu sais… tout à l’heure quand tu as dit avoir été surpris que j’accepte. C’était à quel point ? Je veux dire… Tu ne t’attendais vraiment pas à ce que j’accepte ? Pourquoi ? » Le regard perdu vers l’extérieur, il posa rapidement son regard vers elle, tiré de ses songes par le son de sa voix. Il y avait tellement de raison à cela, par où commencer ? « Moi ? Je pensais être une raison suffisante pour que tu préfères rentrer chez toi. » Dit-il avec sarcasme tout en arborant un sourire feint. « Sérieusement .. tu as changé et je ne pensais pas que la Bonnie d’aujourd’hui accepterait de se rendre à une soirée à New-York, sur un coup de tête et cela avec son ex. Que tu détestais il n’y a pas si longtemps que ça, c’est peut être toujours le cas d’ailleurs .. » Soutenant son regard, il avait posé ses coudes sur la table les séparant, s’approchant un peu plus de sa charmante interlocutrice. Ses prunelles plongés dans les siennes, il n’attendait qu’une chose, qu’elle le contredise, et lui dise que finalement elle ne le détestait pas tant que ça. Ça ne pouvait avoir aucune importance, pourtant d’une certaine façon, cette révélation le soulagerait, mais l’avait-il mérité ? Sans doute pas. Ce qui le titillait cependant restait un mystère. Pourquoi la jeune Whealer, cette femme posée, et mère de famille, avait accepté une telle escapade ? « Mais dis-moi plutôt, pourquoi es-tu monté dans ce jet ? » Ignorant complètement combien de temps s’était écoulé, ils allaient probablement atterrir qu’il n’en saurait rien, bien trop absorbé par le regard de la jeune femme qui lui faisait face.

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Message(#) Sujet: Re: « a mistake is just an opportunity to be creative » Sam 28 Aoû 2010 - 3:09

Que ceux qui pensent que Bonnie est une femme sûre d’elle sont ceux qui ne la connaissent pas. Bonnie est loin d’être parfaitement confiante, elle se remet beaucoup voire trop en question. Le doute n’est jamais loin dans sa tête et au moindre faux pas, elle peut alors se poser un tas de questions qui resteront sans réponses concrètes. Après la remarque de Rafael, elle s’était faite la conversation avec elle en pensant qu’elle trouverait des réponses toute seule, mais non. Elle avait fini par abandonner et mettre sur la table ce qui la démangeait alors depuis un petit moment. D’abord hésitante, elle s’était enfin lancée et attendait avec impatience la réaction de Rafael. « Moi ? Je pensais être une raison suffisante pour que tu préfères rentrer chez toi. » Elle esquissa un faible sourire en roulant des yeux. Certes, ce n’était pas totalement faux. Elle ne s’était pas montrée totalement agréable durant leur toute première rencontre. « Sérieusement .. tu as changé et je ne pensais pas que la Bonnie d’aujourd’hui accepterait de se rendre à une soirée à New-York, sur un coup de tête et cela avec son ex. Que tu détestais il n’y a pas si longtemps que ça, c’est peut être toujours le cas d’ailleurs .. » Elle fronçait les sourcils, le visage qui se baissait de temps à autre mais son attention se reporta définitivement sur son ex. Il avait raison et les réponses qu’il avait données n’avaient finalement pas tant rassurées Bonnie. Elle se pinça la lèvre inférieure, elle ne savait quoi répondre. « La bonnie d’aujourd’hui », elle avait la mauvaise impression que cela sonnait péjorativement. Evidemment, elle avait changé. Elle ne pouvait pas être cette adolescente qu’il avait rencontrée, beaucoup de choses s’étaient passées depuis sa rupture avec Rafael. Et puis fréquenter Caleb, c’était bien loin de tout ce qu’elle avait connu autrefois. Leur différence avait contribué à son changement mais elle estimait avoir changé en bien. Elle était devenue beaucoup plus indépendante, plus mature. Elle était passée par bien des évènements qui avait forgé son caractère déjà bien trempé. « C’est vrai… » se contenta-t-elle de répondre dans un premier temps. Elle lâcha un soupir et haussa les épaules. Son comportement actuel aussi ne ressemblait pas à celle qu’elle était devenue avec les années. C’était comme si elle souhaitait toucher à de nouvelles choses, comme si tout pouvait être possible, comme si rien ne pouvait se mettre en travers de son chemin pour vivre ce dont elle avait envie de vivre. L’adolescente téméraire qu’elle était avait grand besoin de s’exprimer ce soir, voilà la raison qui l’avait poussé à accepter ce petit voyage improvisé. Elle n’avait pas tant pensé à la situation quelque peu cocasse. Rafael était son ex, mais en grimpant dans ce jet elle ne l’avait pas vu de cette manière. Elle n’avait vu en lui qu’un ami qui pourrait partager ce qu’elle désirait à l’instant. Leur rupture encore douloureuse en y repensant lui avait laissé un gout amer du jeune homme. Bonnie pouvait encore ressentir la douleur qu’elle avait connu en le quittant mais aujourd’hui la douleur était différente, moins poignante. Est-ce qu’elle le détestait toujours ? Elle ne saurait qualifier clairement sa relation avec Rafael. Elle l’appréciait sans pour autant oublier tout ce qui s’était passé entre eux dans le passé. Elle ressentait encore une certaine colère contre lui mais elle arrivait plus facilement à la maitriser. « Si ça peut te rassurer, je n’ai pas l’intention de te planter un couteau pour me venger du passé. » Elle se mit à rire puis reprit son sérieux. « Je n’ai pas envie de penser au passé ce soir. » Sa voix douce montrait à quel point elle ne souhaitait pas se pencher sur ce chemin sinueux qu’était leur amour d’adolescent. « Mais dis-moi plutôt, pourquoi es-tu monté dans ce jet ? » Bonnie arqua un sourcil. Voilà une question à laquelle elle ne s’était pas attendue, pourtant elle était justifiée. Elle prit d’ailleurs le temps d’y réfléchir même si elle pensait que la réponse était claire, mais bizarrement elle avait la sensation que c’était bien plus important que cela. « Je ne sais pas… Pourquoi pas ? J’avais juste besoin de m’évader un peu et tu t’es présenté au bon moment. Peut-être que je voulais aussi te montrer que la Bonnie que tu as connu n’est pas entièrement partie. » Elle soutenait son regard, un faible sourire en coin étira ses lèvres. Pour conclusion, elle n’avait qu’une hâte : arriver à New York. Elle aimait cette ville pour y avoir déjà été pour des vacances. Cela lui ferait grand bien de voir d’autres gens, d’autres bâtiments, une autre ambiance. Elle ne réalisait pas encore à quel point c’était fou et inconscient de sa part. Pour elle, tout était normal, elle profitait de l’instant présent et ne voulait pas se soucier du reste du monde. Pour ce soir, il n’y aurait que Rafael et elle, prenant d’asseau la ville de New York.

❀ ❀ ❀ ❀

Le personnel s’agita, l’atterrissage arriva. A travers le hublot, Bonnie pouvait admirer les lumières de la grande ville et enfin, quelques minutes après elle put enfin poser pied sur la terre ferme. S’exclamant d’un soupir audible, elle avait un sourire jusqu’aux oreilles. Elle laissa Rafael prendre en main la situation, elle se contenta de le suivre jusqu’à une limousine. Le véhicule les mena rapidement jusque dans un building. En sortant de la voiture, Bonnie leva les yeux pour juger la hauteur de la bâtisse. Rafael la fit sortir de ses rêveries et elle reprit la marche à ses côtés. Un bref moment de silence en montant les étages en ascenseur, que les portes s’ouvrirent sur une réception déjà bien débutée. Du monde, il y en avait partout. Les deux jeunes gens ne perdirent pas un instant pour se fondre dans le moule. Bonnie attrapa la coupe de champagne que Rafael venait de lui tendre et le suivit jusqu’à un groupe de personnes qu’il semblait connaître. Comme prévu, elle fit la promo de son restaurant et fut ravie d’échanger son numéro avec quelques personnes influentes. Jane allait être si contente et surexcitée à l’idée de faire connaître le restaurant au-delà de Miami. Bonnie avait déjà hâte de lui faire un compte rendu de la soirée. Elle ne vit pas les heures passées, tout se passait parfaitement bien et la compagnie de Rafael était agréable mais elle finit par s’éclipser. Il lui arrivait bien souvent de vouloir se retrouver un peu seule, et elle avait décidé de rejoindre l’immense balcon désert. Elle posa ses avant-bras sur le bord et observa avec une grande fascination les différents monuments, la vie qui ne cessait de pétiller tout autour d’elle. Ses pensées divaguèrent, la légère brise caressait ses joues et faisait voler ses cheveux châtain. Tellement perdue, elle n’entendit pas même que quelqu’un arrivait à ses côtés. Vivement, elle tourna le visage en sentant une présence. « Rafael ! Bonne soirée n’est-ce pas ? Merci de m’avoir permis de rencontrer ces gens. »

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Message(#) Sujet: Re: « a mistake is just an opportunity to be creative » Jeu 2 Sep 2010 - 15:59



« Si ça peut te rassurer, je n’ai pas l’intention de te planter un couteau pour me venger du passé. Je n’ai pas envie de penser au passé ce soir. » Oh oui ça le rassurait et certainement qu’elle n’en avait pas concrètement conscience à l’heure qui l’était. Il n’était pas le genre d’homme transparent dont on pouvait comprendre les très-fond de la pensée en analysant le moindre de ses actes. C’était ainsi le masque parfait pour lui, il n’aimait pas vraiment être le puzzle que certaines (parce que oui il ne s’agissait là que d’une occupation féminine) s’amuseraient à résoudre en tentant de lui donner une image plus « positive ». Il détestait cela, il n’aimait pas l’idée même que l’on puisse lui trouver une once de bon cœur, il n’en avait pas, ce n’était qu’un con sans profondeur qui n’agissait qu’égoïstement quoiqu’il arrive. C’était comme ça qu’il voulait être perçu et même en essayant bien, personne n’en avait comprit la démarche. A force de se forcer à raisonner en abruti, à faire et penser les pires saloperies, ça lui venait naturellement à présent. Il ne réfléchissait plus vraiment en réalité c’était devenu un automatisme, une partie de lui, sa nouvelle nature. Il était devenu exactement ce qu’il souhaitait être depuis le début. A ceci près que croiser le regard de la charmante Bonnie, le renvoyait à une époque où il agissait encore selon les valeurs apprises de sa grand-mère (ou presque du moins). Une époque où il était encore intègre et franc, il ne jouait pas à ce genre de jeux à l’époque, il ne manipulait personne et n’en éprouvait pas de satisfaction. Encore aujourd’hui, il ne parvenait à s’en satisfaire que lorsqu’il savait que la personne en question ne méritait aucun traitement de faveur. Mais en face de Bonnie, s’il avait put choisir, il aurait préféré qu’elle revienne vers lui sincèrement. A moins que ça ne soit le cas ? Impossible, les pierres qu’il avait semé, l’avait conduite à lui et tout avait été réfléchis, pensé pour qu’elle se retourne vers son ex. Mais elle n’avait pas envie de lui en vouloir ce soir, cette trêve lui semblait tomber à pic et n’irait pas s’en plaindre. Se contentant alors de se satisfaire du drapeau blanc qu’elle venait elle-même d’hisser entre eux. « Je ne sais pas… Pourquoi pas ? J’avais juste besoin de m’évader un peu et tu t’es présenté au bon moment. Peut-être que je voulais aussi te montrer que la Bonnie que tu as connu n’est pas entièrement partie. » Évidemment, il en avait prit soin, il devait rester dans les environs au cas où il aurait l’occasion de profiter d’un quelconque moment de faiblesse. Et c’était ce qu’il faisait, sans le regretter pour autant. Il se faisait une joie de retrouver la Bonnie qu’il avait connu, et ne pouvait qu’être ravi qu’elle ait décidé de lui prouver qu’elle était encore là. Un large sourire se dessina alors sur son visage avant qu’il ne s’enfonce une nouvelle fois dans son fauteuil, le regard pétillant. « Je l’espère .. Elle m’avait manqué! »



Le temps était passé trop vite, il avait à peine une conscience des nombreuses minutes de vols. Une heure et demi, peut être plus, les avaient finalement conduit à New York. A peine avait-il posé un pied à terre, qu’il avait du passer un nouveau coup de fil, bien sûr, il avait tout prévu avant le décollage pour ne pas être prit au dépourvue une fois sur place. Mais la limousine n’était pas encore là. Poussant sa gueulante, elle finit par arriver une poignée de minutes plus tard, fort heureusement d’ailleurs. Le trajet se fit plutôt silencieux, tout deux regardant à travers la fenêtre, absorbé par leurs pensées respectives probablement. Arrivée dans le building où avait lieux la réception, Rafael n’eut qu’à donner son nom et désigner Bonnie comme sa cavalière et ils purent faire leur entrée en toute liberté. Allant ici et là entre les diverses personnes présentes. Rafael lui présenta nombreuses personnes influentes ou encore suffisamment riches pour que la perspective d’une réception dont le Jannie’s serait responsable leur assure une notoriété non négligeable. Il n’aimait pas ce monde pourtant il s’y fondait à merveille et n’avait aucun mal avec les sourires hypocrites. Complimenter l’égo de ces personnes n’étaient plus un problème à présent et ce n’était pas ce soir qu’il provoquerait un esclandre, il tenait à ce que cette soirée avec Bonnie, ne soit ponctuée que de choses positives. Il parlait avec une quinquagénaire récemment veuve. Elle ne cessait de parler tant et si bien que Rafael avait déjà décroché depuis bien longtemps de son long monologue. Cherchant du regard la jeune femme qui l’accompagnait, ses lèvres s’étirèrent en un fin sourire lorsqu’il la vit se diriger vers l’immense balcon en apparence désert. Il s’excusa poliment auprès de son interlocutrice, et tenta de se frayer un chemin. Elle ne réagit à sa présence que lorsqu’il fut enfin à sa hauteur probablement absorbée par ses pensées ou peut être était-ce par la vue. Il ne pouvait que la comprendre, il aimait New-York, cette ville était toujours aussi vivante à n‘importe quelle heure du jour ou de la nuit. Il adorait y venir et cet incontournable citadin s‘y sentait surement plus à l‘aise que n‘importe où ailleurs. « Rafael ! Bonne soirée n’est-ce pas ? Merci de m’avoir permis de rencontrer ces gens. » Se contentant d’acquiescer d’un signe de tête et d’un léger sourire, il ne pouvait, certes, pas la contredire. Cette soirée était véritablement plaisante et n’aurait put rêver meilleure compagnie que la sienne ce soir. « Je t’en prie. » lui répondit-il d’une voix calme et posée avant de prendre place à ses côtés. Posant lui aussi ses avants bras sur la rambardes, il perdit son regard sur la vue qui leur était offerte. « J’ai toujours adoré New-York, je me demande pourquoi je ne m’y suis pas installé finalement .. » dit-il songeur avant de reporter son attention sur la jeune femme qui semblait, elle aussi, totalement obnubilée par ses rêveries. Était-ce le moment ou non, était-ce approprié et réciproquement désiré ? Un flot de questions qui ne lui vinrent même pas à l’esprit, tourné vers elle, Bonnie finit par poser son regard sur lui, ignorant probablement ce qu’il lui avait dit quelques secondes plus tôt. Sans attendre un signe de sa part, sans réfléchir plus longtemps, Rafael approcha son visage de la jeune femme qui ne fit aucun mouvement de recul. Scellant ses lèvres aux siennes en un tendre baiser, tandis que sa main droite s’était logée sur la hanche de la brunette. Il était probablement le seul à considérer que cela n’avait rien d’une erreur.

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Message(#) Sujet: Re: « a mistake is just an opportunity to be creative » Mar 7 Sep 2010 - 2:04

Il était difficile de croire que quelques heures auparavant, elle se trouvait au Gold Empire à Miami et que maintenant, elle se retrouvait dans un des immenses buildings de New York. Elle admirait les lumières de la ville, la vie qui continuait de fourmiller sous ses pieds. Cette ville ne permettait aucun répit, on vivait autant le jour que la nuit et cela avait son charme. Pour le peur de temps que Bonnie y avait passé, elle avait adoré l’ambiance, le visage d’une Amérique dans toute sa grandeur. Miami avait aussi ses facettes, peut-être plus sulfureuses au même titre (ou presque) que pouvait avoir celles de Las Vegas. Evidemment, rien à voir avec New York mais New York n’était pas sa maison. L’air frais avait le don de l’apaiser et de réfléchir en toute sérénité. Elle se sentait bien, elle se sentait revivre. « J’ai toujours adoré New-York, je me demande pourquoi je ne m’y suis pas installé finalement .. » Bonnie se mit alors à sourire sans détacher son regard des lumières qui scintillaient face à elle. « Tu aimes beaucoup trop voyager. » lâcha-t-elle sur un ton neutre, convaincu que cette facette de lui n’avait pas changé. Elle l’avait connu ainsi, aimant visiter de nouvelles villes, de nouveaux pays, elle était certaine qu’il n’avait pas changé. Il avait beaucoup trop la bougeotte pour rester dans un même endroit trop longtemps. Dans ce cas, désirait-il rester à Miami encore un bout de temps ? Bonnie n’était plus sûre que cela soit un problème à présent. Cette soirée avait changé beaucoup de choses, mais ce sentiment amical n’était-il bon que pour ces quelques heures ou bien continuerait-il encore une fois de retour à la maison ? C’était une bonne question mais elle n’y était pas encore et ne préféra pas y penser. Inspirant profondément une bouffée d’air, elle finit par se détourner de la magnifique vue et posa son regard noisette sur Rafael. Ce dernier la regardait avec insistance, comme s’il souhaitait dire ou faire quelque chose mais qu’il hésitait. Bonnie fronça les sourcils légèrement, intriguée par l’atmosphère soudainement changeante entre eux. Et ce qui allait suivre allait provoquer sa surprise. Sans doute un peu naïve, Bonnie ne réagit absolument pas lorsqu’elle vit son se rapprocher d’elle pour finalement déposer ses lèvres sur les siennes. Comme un automatisme, elle ferma les yeux, l’une des mains de Rafael vint prendre place sur la hanche de Bonnie, les pensées de cette dernière se heurtèrent douloureusement. Tout se mélangea, tout s’enchaina si vite qu’elle mit un certain temps à réagir avec raison. Rouvrant les yeux avec vivacité, elle prenait enfin conscience qu’elle commettait une énorme erreur. D’une manière brusque, elle posa ses mains sur le torse du jeune homme et le repoussa en arrière. « Rafael ! » hurla-t-elle. En colère et toujours sous le choc de ce qu’elle venait de faire, elle le fixa avec incompréhension. Pourquoi ? Pourquoi avait-il tout gâché ? « Qu’est-ce qui te prends ? » Elle marqua une pause, le ton était froid et ses yeux commencèrent s’humidifier tandis que son cœur s’emballait. Comment avait-elle pu être si idiote ? « J'ai une famille ! Comment as-tu pu t’imaginer que je voulais plus avec toi hein ? » Une poignée de seconde après, elle s’avança vers Rafael d’un pas rapide et le gifla. « Ne t’avise plus de me refaire ça Rafael ! Tu n’avais pas le droit ! C’est terminé depuis longtemps entre nous, c’est toi qui l’a voulu alors ne vient pas briser mon ménage maintenant que je suis heureuse. » pesta-t-elle avec toute l’indignation et colère possible. Elle était blessée et perdue. A une époque, elle aurait rêvé de ce baiser de retrouvailles. Elle l’avait aimé, beaucoup trop pour qu’elle vive très mal leur rupture mais aujourd’hui plus rien n’était pareil. Même si elle pouvait passer des moments difficiles avec Caleb, c'était normal dans la vie d'un couple après tout non ? Quoiqu'il puisse arriver dans sa vie avec son compagnon actuel, elle ne pourrait jamais en arriver à un point où elle pourrait le tromper. Mais s'il était déjà trop tard ?

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Message(#) Sujet: Re: « a mistake is just an opportunity to be creative » Lun 4 Oct 2010 - 13:29



Ce qu’il souhaitait n’était en rien réalisable, il avait pourtant mit toutes les chances de son côté. Il était même persuadé que malgré les sentiments de la jeune femme pour son compagnon actuel, il avait réussit à la charmer comme autre fois. Où peut être était-elle comme lui ? Cette relation bien qu’antérieur et terminée, laissait des traces indélébiles. Quoiqu’il en dise, et quelque soit les sentiments qu’il pourrait bien avoir, Bonnie avait toujours un effet particulier sur lui. Tant et si bien qu’il n’était plus vraiment sûr de ce qu’il éprouvait concrètement pour elle. Il aimait savoir qu’elle le connaissait encore assez bien, du moins que certaines choses ne lui aient pas échappé avec le temps. Bien qu’il ait désormais changé, Bonnie avait raison, Rafael était incapable de s’établir durablement quelque part. Quand bien même adorait-il New-York, il n’avait jamais su y rester longtemps et c’était le cas pour à peu près tout les endroits où il était passé. Excepté Chicago et maintenant Miami. Si les raisons de cette stabilités seraient évidentes à n’importe qui, il en faudrait bien plus à Rafael pour qu’il comprenne ce qui se passait réellement dans sa tête et son cœur. Pour lui la seule évidence à présent était Bonnie. C’était dans un geste totalement irréfléchi et spontané, qu’il s’était rapproché de la canadienne, l’embrassant comme il avait tant eut envie de le faire toute la soirée, et les soirées précédentes d’ailleurs. Il ne s’était pas posé de questions quant à la réaction qu’elle aurait, c’était une évidence pour lui, si elle était ici (à des kilomètres de l’homme qu’elle disait aimer) c’était qu’il subsistait quelque chose malgré tout. Malgré les ressentiments, malgré la brutalité de leur rupture et la douleur qui s’en suivit, malgré sa propre lâcheté de ne pas avoir tenté de la garder près de lui. C’était évident, seulement dans son imagination. Le retour à la réalité fut brutale, le poussant brusquement, Rafael fit quelques pas en arrière. La regardant, la dévisageant même, les yeux ronds, il ne s’était définitivement pas attendu à une telle réaction. Il avait imaginé tout les scénarios possibles, et celui-ci ne figurait pas sur la liste. Constatant la colère de la jeune femme, il n’était tout de même pas dupe, elle était perdue, ses yeux brillants de larmes. Rafael resta pourtant silencieux tentant de garder son calme, bien que, plus les mots s’enchainaient, plus une vicieuse colère faisait battre ses tempes. La main de la jeune femme venant s’abattre avec violence contre sa joue. « J'ai une famille ! Comment as-tu pu t’imaginer que je voulais plus avec toi hein ? » Il semblait pourtant que c’était chose possible, sinon pourquoi le plaçait-elle comme une menace dans ses propos ? Dans le fond, ce n’était pas si surprenant comme réaction, Bonnie était le genre de femme réagissant avec passion, par instinct, un peu comme lui. Bien qu’il ait apprit à rester sur la retenue, il avait fait de son mieux du moins, pas comme à l’époque où la jeune femme l’avait connu. Ne sourcillant pas, le visage n’exprimant pas la moindre émotion, seul ses grands yeux bleus témoignaient encore de sa déception. Il était tout de même un peu naïf, croire qu’il la récupérerait de cette façon, était tout simplement stupide. Se rapprochant d’elle et réduisant ainsi l’écart subsistant encore entre eux, il plongeant son regard dans le sien avec insistance, demeurant silencieux un instant, avant de reprendre. « Ton ménage ? T’es ici avec moi, Bonnie. Très loin de ta fille et de son père. » Reprenant plus calmement, en restant immobile face à elle. « Je ne t’ai forcé à rien, tu as fais tes choix toute seule. Et ce soir, tu as choisis de passer cette soirée avec moi, pas avec lui. Comme la plus part de tes soirées ces temps-ci. Alors explique-moi, de quel ménage parles-tu ?! » Pourtant il restait un point qui malgré ses efforts, le mettait toujours en colère, leur rupture. Il était responsable et il le nierait pas, en revanche, celle qui était partie c’était lui. Et bien qu’il le comprenait, il ne supportait pas l’idée que la soit disant décision de cette rupture, lui revienne. « Et je n’ai pas rompu avec toi, tu l’as fais. Même si t’avais de bonnes raisons, ce choix n’était pas le mien ! » Certes sur la colère, il fut tout de même d’accord, même si avec le recul, avec le calme dans les heures qui ont suivit, il regrettait déjà. Plus fortement encore à présent.

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Nora Golightly
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Message(#) Sujet: Re: « a mistake is just an opportunity to be creative » Lun 22 Nov 2010 - 16:28

Bonnie était en ébullition. Elle avait envie d’exploser de colère mais il était préférable qu’elle se retienne et se maitrise un minimum. Si elle ne pouvait s’empêcher de crier par colère et incompréhension, il n’était pas utile que les choses se dégradent davantage. Elle recula légèrement en voyant Rafael avancer progressivement vers elle. Alors que tout avait bien débuté entre eux, tout était réduit à néant par la faute de Rafael. Est-ce que Bonnie avait laissé sous-entendre qu’elle aimait toujours son ex ? Du moins, qu’elle ressentait assez de choses pour lui pour qu’il tente une telle approche ? Non, ou bien elle l’avait fait involontairement. Car si elle avait décidé de suivre Rafael jusqu’ici, c’était seulement pour le Jannies, et non pour lui. Elle semblait persuadée que ses propres choix ne cachaient pas en fait une toute autre réalité qu’elle préféra ne pas se remettre en question. Néanmoins les reproches de Rafael eurent un réel impact sur elle. Demeurant silencieuse tandis que Rafael lui balançait son avis sans mâcher ses mots, Bonnie était toujours un peu plus perdue. Elle ne l’avouerait certainement jamais à haute voix, pas devant lui, mais il avait raison. Au plus profond de ses entrailles, elle savait qu’elle avait fait de mauvais choix, et le pire fut de suivre Rafael jusqu’ici. Elle ignorait ce qu’il se passait dans sa tête depuis quelques jours, mais elle avait ce besoin constant de s’évader, de partir très loin de sa vie construite à Miami. Elle avait atteint un point où elle n’en pouvait plus de vivre dans ce quartier et tous les petits détails, même les plus futiles, en rajoutaient toujours plus à son mal être. Elle n’était pourtant pas la plus à plaindre, mais le fait était là. Elle avait la sensation d’avoir tant perdu, que toutes les bonnes choses à côté ne semblaient pas lui suffire pour aller mieux. Elle avait besoin d’aide car toute seule, elle ne ferait que sombrer encore plus. Reprenant ses esprits en secouant légèrement la tête, elle reprit après Rafael. « Tout ceci est ridicule ! J’aime Caleb et j’aime ma fille, fais-toi à cette idée Rafael ! Il n’y aura plus jamais quelque chose entre nous deux, que ce soit clair. J’ai pensé, naïvement, que je pouvais te faire confiance et que l’on pouvait envisager d’être amis après toutes ces années mais… (elle eut un rire nerveux) j’avais tort, comme d’habitude avec toi. » Elle aurait pu continuer à le blâmer mais elle fut interrompue par la sonnerie désagréable de son téléphone portable. C’était Caleb. Elle s’éloigna de Rafael et décrocha s’efforçant d’avoir une voix enjouée. « Salut, je sais qu’il est très tard. Aubree a eut un petit problème mais rien de sérieux, je rentre dans pas longtemps. » Après quelques mots, elle raccrocha et son sourire s’effaça aussitôt. Elle se retourna vers Rafael, relevant difficilement les yeux vers lui. « Inutile que je perde davantage mon temps avec toi. Je veux rentrer chez moi… Je veux rentrer maintenant ! » Son ton était sec, elle n’avait aucune envie de continuer à discuter avec Rafael, tout ce qu’elle voulait s’était retrouver sa maison et ses occupants.

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Message(#) Sujet: Re: « a mistake is just an opportunity to be creative » Lun 29 Nov 2010 - 12:07



La soirée ne ressemblait décidément en rien à ce qu’il s’était imaginé. Ô il n’était pas idiot, il savait qu’il y avait encore une montagne de boulot pour que Bonnie cède à son charme de nouveau. Mais bizarrement il avait cette certitude que c’était de l’ordre du possible. Ce fut à cet instant qu’il se prit une baffe magistrale en pleine figure, les paroles de la Canadienne le heurtant douloureusement alors qu’il persistait à afficher ce masque de colère. Elle avait pourtant bien plus de raisons que lui de se montrer furieuse, mais c’était ainsi que répondait l’égo sur-dimensionné de Dunhamn, par la colère .. Et Bonnie le savait mieux que personne. Serrant les poings il resta immobile à tenter de reprendre son calme bien que son flot de paroles s’avéra plus réaliste, brutale et douloureux qu’il ne l’aurait cru. Rafael courrait après un passé sans réaliser qu’il était entrain de tout foutre en l’air, comme un adolescent qui ignorait encore qui il devait être, allant jusqu’à oublier ses responsabilités de père, auxquelles il tenait pourtant plus que tout au monde. Son fils était sans doute l’être sur terre qui comptait le plus à ses yeux, mais il n’était pas le père idéal et ne le serait jamais, peut être était-ce en cela que Bonnie se retrouvait, ses doutes quant à son rôle de parent ? Peut être qu’ils recherchaient tout les deux ce qu’ils ne pourraient ravoir. Dans le cas de Rafael tout était parti à volo, il avait eu l’occasion de retrouver un ami très cher avec qu’il appréciait encore aujourd’hui bien qu’il l’enviait. Il avait également eut l’occasion de retrouver un peu de confiance de la part de son ex qu’il avait on ne peut plus déçu autrefois. Mais une fois de plus il montra un talent inestimable pour tout foutre en l’air. Ce qui le blessa avant tout fut de perdre une seconde fois Bonnie, par sa propre bêtise encore que .. C’était elle qui avait envoyé des signaux, peut être inconscient, que son couple n’était plus sa priorité, il n’avait fait que saisir les opportunités qui s’offraient à lui. Et puis pourquoi se montrer coléreuse à ce point ? Pourquoi tout lui remettre sur le dos ? Elle aurait pu tout simplement se montrer flattée par l’intérêt qu’il lui portait encore et ça s’en serait arrêté là, sans méchancetés et remarques vicieusement acerbes et mesquines. Néanmoins il ne comptait pas demeurer silencieux, pas encore du moins, s’il avait soigneusement écouté l’énorme mensonge qu’elle venait de servir à sa tendre moitié qu’elle disait aimer, et s’il avait opiné du chef positivement à sa requête, il s’empressa pourtant de lui barrer la route. Se postant entre elle et la porte-fenêtre du balcon, il leva la main comme pour lui indiquer de l’écouter une dernière fois, se fichant de son impatience. « C’est facile n’est-ce pas ? J’ai tenté le coup et je le regretterai pas .. Mais arrête de te mentir, et de réagir comme si ce que tu faisais à ton mec était uniquement de ma faute. Personne ne t’a forcé à venir avec moi, je ne t’ai pas obligé à lui mentir à l’instant non plus ! Si ton couple est entrain de foutre le camp, c’est uniquement de ta faute, pas la mienne. » Son orgueil en avait prit un coup tout autant que son amour propre et sa nostalgie qu’il balaya instantanément. Lui aussi voulait rentrer, il en avait marre de se replonger dans son passé et n’y voir que des désastres s’enchainer les uns aux autres. Se retournant alors pour regagner l’intérieur de cet appartement New-Yorkais, il ne prêta pas attention à Bonnie qui le suivait pourtant silencieusement. Sans doute perdue dans ses pensées. Le trajet se fit dans le silence le plus totale, à l’inverse de l’allée, ils ne s’adressèrent pas un regard, bien trop éloignés pour se voir de toute façon. Il ignorait si un jour il aurait de nouveau à faire à Bonnie, ou bien Caleb voir au couple (s’il existait encore), néanmoins il avait la ferme intention d’oublier cette soirée, d’oublier leur passé commun et de vivre comme s’ils n’existaient plus ..
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