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 Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes !

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Message(#) Sujet: Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes ! Dim 25 Juil 2010 - 18:41

Précédemment sur Filthy Secret...
WHAT'S GOING ON, MAN?


Le moment était arrivé. Depuis maintenant plusieurs semaines, Chris avait espéré que la situation s'arrange à l'amiable, que tout rentre dans l'ordre. Depuis que Jeremiah l'avait quitté, les problèmes s'étaient enchainés. Seulement, par rapport à tout ce qu'il s'était passé, là, il se concentrait sur son problème avec la famille de Jeremiah. En effet, le jeune homme n'avait pas prévu que quelqu'un vienne lui mettre encore des bâtons dans les roues malgré le fait qu'il cherche à bien s'occuper de la blondinette. Certes, il faisait pas mal d'erreurs dans l'éducation de sa fille, mais plus il côtoyait des parents, plus il se rendait compte qu'il n'était pas le seul. Jusqu'à cette terrible nouvelle, qui le mena jusqu'à cette réunion.


N°1571 Maison des Matthews
→ Jeudi 28 Juillet 2011, 18h50



Chris entendit frapper à la porte. Le jeune homme n'attendait personne, c'est pourquoi il fut un brin étonné d'avoir de la visite. Sans doute un voisin en mal de compagnie. Poussant un profond soupir, l'étudiant fit quelques pas pour ouvrir la porte. C'était Tray Rannigan. Chris l'avait déjà vu quelques fois dans le coin.
« Monsieur Matthews ? »
« Oui, c'est moi. »
« Je suis Tray Rannigan, avocat de la famille maternelle de Prunelle Callaghan. Je viens vous apprendre que Monsieur et Madame Moore vont réclamer sa garde, vous êtes donc convoqué pour une première confrontation le 10 Aout à 14h30. » Un brin abasourdit, Chris répondit.
« Très bien... j'y serai... »
« Au revoir, Monsieur Matthews. »

RETOUR AU PRESENT
Cabinets d'avocat
→ 10 Aout 2011, 14h25




C'est alors que Chris avait pris une avocate en quatrième vitesse. Mais en plus, lors de l'élection du Représentant de Quartier, Laurence Lennon lui avait paru être un véritable requin. C'est pourquoi, au final, l'avoir de son coté pourrait être un véritable atout. Ainsi, après avoir fait un bref briefing pour expliquer cette situation compliquée, Chris s'avançait dans les allées. Ses pas claquaient contre le sol, tout comme les talons aiguisés de Laurence. Le jeune homme était prêt à se battre pour avoir la garde de la petite. Le projet de la famille d'Ashley - la mère de Prunelle -, était simple : l'enlever de tout ce vice, la mère dans un établissement catholique pour la mener sur le chemin de la vertu. Oh, bien sur, Chris ne pouvait pas nier qu'il fallait recadrer cette gamine, qu'il lui donnait peut être un peu trop de libertés. Seulement, depuis que Jeremiah était parti, l'étudiant se faisait un devoir d'assurer avec la gamine, de lui fournir ce dont elle avait besoin. De plus, son époux avait voulu l'éloigner d'Ashley, et même si les raisons étaient encore assez floues, Chris savait qu'il devait conserver la blondinette auprès de lui pour lui éviter une éducation complètement archaïque dans une école non adaptée. Elle était perturbée par les évènements récents, et Chris savait qu'ils devaient passer cette épreuve ensemble. Devant la porte, Laurence se tourna vers son client. « prêt ? » Le jeune homme attendit quelques secondes avant de pousser un profond soupir, pour se donner du courage, et de répondre. « Oui, oui, on peut y aller. » C'est sur ces quelques mots que l'avocate poussa la porte du cabinet au sein duquel la confrontation cruciale allait avoir lieu. Chris lui emboita la pas. La famille Moore était déjà présente dans la pièce, sur le pied de guerre, et Rannigan afficha un petit air arrogant qui avait le don de l'énerver. Prenant sur lui, il afficha un large sourire, cette expression qui masquait ses sentiments, dont il avait le secret. « Bonjour... » Chris n'avait jamais vu les grands parents de Prunelle, pourtant, ils étaient exactement comme il les avait imaginé : autoritaires, une bonne petite famille bien pensante.
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Message(#) Sujet: Re: Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes ! Lun 26 Juil 2010 - 16:56

    Même si Laurence aurait pu montrer sa surprise de voir Chris Matthews passer la porte de son cabinet d’avocat à la recherche d’aide, elle avait accepté bien rapidement de l’aider dans sa cause. En tant qu’avocate, Laurence ne devait pas amener à bien des objectifs personnels, ou du moins, ne pas les exprimer. Mais défendre Chris Matthews après, la confrontation contre Jovan Lennon – son… époux- Laurence voyait cette cause comme un moyen de se défendre contre les rumeurs à son égards. Rumeurs fondées, auxquelles elle avait trouvé des solutions. Défendre un homosexuel dans une cause familiale lui semblait tout à fait vouable pour entrer dans la bonne grâce des civils. Sans compter, qu’encore une fois, elle se retrouverait en confrontation directe avec Tray Rannigan. Éternel rival, elle devait s’avouer qu’elle adorait être contre lui, surtout lorsqu’elle gagnait. Il arrivait à la surprendre, et elle en faisait tout autant. Mais rien ne faisait qu’elle appréciait ses méthodes, parfois peu orthodoxes- creusant peu à peu une énorme différence entre eux. Habillé de son tailleur élégant, voulant bien sur montrer qu’elle était professionnelle, Laurence marchait d’un pas déterminé au lieu de leur convocation. Un seul et simple coup d’œil lui avait fait ressentir tout le poids que son client s’apposait sur les épaules à propos de cette convocation. «Prêt?» Laurence ne se sentait pas aussi peu en confiance que son client, au contraire. Elle avait l’impression qu’elle pouvait avoir réponse à n’importe quoi et qu’elle réussirait à avoir la garde pour son client. C’est pourquoi arrivée devant la porte, elle avait jeté un ultime coup d’œil à Chris Matthews afin de s’assurer qu’il avait assez confiance en elle. Valait-mieux ne pas partir sur de mauvaises bases. «Oui oui, on peut y aller.» La main sur la poignée, Laurence ouvrit la porte laissant entrer devant elle son client. Elle referma la porte avant de s’approcher de Monsieur et Madame Moore qui venaient de se lever à leur arrivée. Laurence leur tendit la main avant de la serrer avec une certaine vigueur, montrant que même si elle avait l’air jeune, elle ne plaisanterait pas. «Bonjour, je suis Maître Ferdison et je représenterai mon client, Chris Matthews.» Les mains furent serrées puis elle serra celle de Tray bien que les présentations étaient que formelles, mais aucunement nécessaires. «Monsieur Rannigan.» déclara-t-elle avant de rejoindre Chris et de prendre place à la table, devant Tray. Laurence déposa sa serviette sur la table avant d’y ressortir ses dossiers, papier pour prendre des notes, bref tout pour ne rien manquer et être à l’affût de n’importe quel élément qui pourrait les amener à gagner en second appel. Mais cette fois-ci, devant le juge. «Avant de commencer, j’aimerais vous rappelez, si Monsieur Rannigan ne l’as pas fait, le chapitre 64, article 33 du code civil. Les décisions concernant l'enfant doivent être prises dans son intérêt et dans le respect de ses droits. » Récitant par cœur un des articles du code civil, Laurence empoigna son stylo avant de jeter un œil à Tray. Maintenant qu’elle venait d’arriver, elle avait bien l’intention de mener la convocation dans le sens qui lui convenait. « J’aimerais savoir ce que vous faites dans la vie Monsieur et Madame Moore.» Laurence plongea ses yeux dans ceux qui espéraient avoir la garde de Prunelle. L’idée était simple, se faire une idée du profil du couple et montrer un certain intérêt envers eux. Technique classique, du quel Laurence ignora bien évidemment le sourire arrogant de Tray.
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Message(#) Sujet: Re: Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes ! Sam 31 Juil 2010 - 5:16






Aujourd'hui n'était pas un jour ordinaire pour Tray Rannigan, avocat de son état. D'ordinaire, le jeune homme se levait à l'heure qui lui plaisait, s'habillait pour aller courir autour du parc puis se posait toujours sur la même terrasse pour y manger son petit-déjeuner, ignorant ou charmant les serveuses en fonction de son humeur. Si elles étaient chanceuses, elles avaient même droit à son sourire si craquant – et si hypocrite. Ensuite, Tray reprenait le chemin du retour vers sa villa sur Lemon Street et, s'il se sentait d'humeur, se dirigeait vers son cabinet d'avocat dans le centre-ville après s'être douché et changé. Dans le cas contraire, Tray faisait ce que bon lui semblait, n'étant lié par aucune contrainte. Difficile, en le voyant, de croire qu'on avait à faire à l'un des meilleurs avocats de Miami, patron de sa propre boîte de surcroît – sans parler du fait que son cabinet s'était forgé une réputation telle qu'on y recevait de nombreux clients de toute la Floride, et même d'autres états. N'importe qui aurait cru que Tray travaillerait d'arrache-pied pour sa compagnie, mais non, au contraire : le jeune homme se contentait de déléguer, et de s'occuper occasionnellement d'une affaire qui l'intéressait plus ou moins, ou au bout de laquelle se trouvait une généreuse somme d'argent – malgré son désintérêt, Tray était plus que doué et s'occupait souvent de cas voués à l'échec s'ils avaient été entre les mains de quelqu'un d'autre. La famille qu'il allait défendre aujourd'hui allait lui rapporter un joli paquet d'argent, aussi s'était-il immédiatement proposé pour les aider et avait-il, avec leur aide, construit un dossier en béton.

Aujourd'hui n'était, donc, pas un jour ordinaire. Tray s'était levé beaucoup plus tôt que d'habitude, avait directement pris sa douche au lieu de sortir au parc et avait préparé son propre petit-déjeuner. Il s'était mis sur son trente-et-un, costard ardoise et cravate, et avait bien vite pris le chemin du tribunal, où il devait retrouver ses clients, les Moore. Étrangement, Tray n'était pas nerveux, pas même un peu – Tray n'était, en fait, jamais nerveux. Il savait qu'il serait contre Laurence Ferdison, et cette pensée lui arracha un léger sourire. Il adorait cette idée, comme toutes les fois où ils s'étaient confrontés. Laurence était au moins aussi douée, quoique plus scrupuleuse (après tout, Tray était absolument crapuleux lorsqu'il s'agissait de gagner un procès et ne reculait devant rien) et beaucoup plus compétitive, que lui. Elle lui donnait du fil à retordre et rendait, pendant quelques minutes, l'affaire plus intéressante. Gagner contre Laurence Ferdison n'était pas aisé et n'en était que plus satisfaisant – et les seuls procès, extrêmement rares, qu'il avait perdus, avaient été contre Laurence. Bien évidemment, il en avait aussi gagné plusieurs contre la jeune femme, et ils étaient plus ou moins à égalité, comme s'il s'agissait d'un match ou d'un concours. Pour elle, c'était un concours, pour lui, un jeu. Et il avait hâte de gagner aujourd'hui. Arrivé au tribunal, il rejoignit ses clients et les conduisit dans une petite pièce où ils attendirent Chris Griffith-Matthews et, bien sûr, Laurence. Ceux-ci finirent par arriver, et les présentations se firent, frigides. La présentation de Laurence arracha un nouveau sourire à Tray, qui ne fit que s'accentuer lorsqu'elle parvint à sa hauteur. « Monsieur Rannigan. » Ne pouvant se retenir, Tray répliqua : « Vous voulez dire Maître, je suppose. », assortissant sa phrase d'un nouveau sourire narquois. Il avait l'air arrogant et suffisant, et en était pleinement confiance. Avec un peu de chance, cela aurait l'effet escompté et déstabiliserait Chris. D'ailleurs, celui-ci était à présent à sa hauteur. Tray lui tendit une main, muni de son éternelle expression ô combien agaçante. « Maître Rannigan – je représente M. et Mme. Moore. » Une poignée de main, et chacun retourna auprès de son avocat, ou client. Laurence récita un article du code civil, sans doute pour épater la galerie ou pour montrer qu'elle était compétente et redoutable, mais cela ne fit qu'arracher un nouveau sourire ironique à Tray qui n'y voyait qu'une démarche gamine. « Merci de nous avoir éclairés, Maître Ferdison. » lança-t-il d'un ton qu'elle seule pouvait deviner provocateur.

L'interrogatoire commença alors. « J’aimerais savoir ce que vous faites dans la vie, Monsieur et Madame Moore. » Tray jeta un coup d'oeil à ses clients, le mari et la femme, et, à son grand soulagement, aucun des deux ne se laissa perturber. Ce fut Mme Moore qui répondit. « Mon mari est cardiologue au Baptist Hospital mais, grâce à son ancienneté, bénéficie d'horaires souples qui lui permettent d'être présent à la maison. Quant à moi, je suis femme au foyer – c'est un choix que j'ai fait pour mieux m'occuper de mes enfants. » Lorsque Mme Moore s'interrompit, Tray lança un coup d'oeil à Laurence, avant de s'éclaircir la gorge et de regarder Chris Griffith droit dans les yeux. « J'aimerais vous poser la même question, M. Matthews. Ou plutôt, vous demander comment vous comptez vous organiser pour vous occuper de Prunelle avec toutes vos autres obligations. Vous travaillez dans un restaurant, je me trompe ? Et vous vous êtes récemment présenté pour être représentant du quartier. Cela fait de nombreuses responsabilités, d'autant plus que vous n'avez plus de compagnon pour vous assister dans l'éducation de cette enfant. Comment pouvez-vous être sûr de tout pouvoir gérer ? » Le ton indifférent, froid et concis de Tray en avait déjà déstabilisé plus d'un, mais Chris ne semblait pas rentrer dans cette catégorie. Dommage pour Tray, mais il trouverait facilement autre chose pour parvenir à ses fins.
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Message(#) Sujet: Re: Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes ! Sam 31 Juil 2010 - 14:10


Chris devait bien avouer qu'il était un peu stressé. Il avait assez peu parlé du passé de Jeremiah avec le principal intéressé, mais le peu qu'il savait des Moore se révélait exact. Ils avaient l'air assez austères, et carrément impressionnants. Face à eux, sur le coup, Chris eut du mal à faire le poids, à se dire qu'il pourrait obtenir gain de cause. Bien sur, Laurence était là pour s'en assurer, mais s'il devait y avoir un face à face avec l'autre partie, les Moore feraient sans doute meilleure impression en matière d'éducation. Enfin, le fait qu'ils aient élevé une fille qui est tombée enceinte si tôt et qui a laissé sa fille partir avec le père relativisait un brin la capacité de ces personnes à élever correctement un enfant. D'ailleurs, la bataille faisait déjà rage, et visiblement, c'était dans un premier temps entre les avocats. Cela arrangeait bien Chris qui savait que Laurence Lennon pouvait s'avérer etre un véritable requin, qu'elle saurait le défendre. « Monsieur Rannigan. » Ce à quoi répondit l'homme en question, d'une manière qui passa totalement inaperçu aux oreilles de l'étudiant, qui n'était pas suffisamment rodé pour repérer ce genre de choses. « Vous voulez dire Maître, je suppose. » Puis, Rannigan se tourna vers Chris. Il devait surement se souvenir l'avoir pris de court lorsqu'il était venu chez lui, et cherchait à l'impressionner. Seulement, la présence des Moore était bien suffisamment pénible pour ne pas avoir à en rajouter. Son petit air arrogant n'échappait à personne, mais Matthews ne voulait pas ruiner les plans de son avocate, c'est pourquoi il prit sur lui pour ne pas montrer de signe d'appréhension. « Maître Rannigan – je représente M. et Mme. Moore. » Chris lui rendit sa poignée de main, ne sachant pas très bien ce que l'usage voulait qu'il fasse. Il partit donc s'asseoir aux cotés de son avocate qui commençait à dérouler son argumentation. Visiblement, elle savait ce qu'elle faisait, ce qui eut le don d'apaiser le jeune homme qui pu enfin jeter un œil à ses adversaires qui commençaient tout juste à se soucier du bien de Prunelle. « Avant de commencer, j’aimerais vous rappelez, si Monsieur Rannigan ne l’as pas fait, le chapitre 64, article 33 du code civil. Les décisions concernant l'enfant doivent être prises dans son intérêt et dans le respect de ses droits. » Laurence avait l'air sure d'elle, et surtout, prête à tout pour gagner. Cet état d'esprit plaisait à Chris, qui, pourtant, ne put s'empêcher d'être un peu agacé par la remarque de l'avocat de la partie adverse. Ce Tray Rannigan était décidément bien arrogant, vraiment insupportable. « Merci de nous avoir éclairés, Maître Ferdison. »

C'est alors que son avocate décida de passer à l'attaque. Après tout, Chris n'avait pas été en mesure de donner beaucoup d'informations sur les Moore, puisqu'il ne les avait jamais rencontrés. « J’aimerais savoir ce que vous faites dans la vie, Monsieur et Madame Moore. » Comme on aurait pu le prévoir, la femme âgée ne se laissa pas démonter, et répondit, naturellement, elle semblait sure de son coup, ce genre de question serait sans doute en sa faveur, puisqu'elle et son mari formaient le profil type de la famille respectable, le stéréotype dans l'esprit dans gens, attirerait sans doute un avis favorable au premier abord. D'ailleurs, leur réponse ne se fit pas attendre, et c'était de mauvaise augure pour Chris. « Mon mari est cardiologue au Baptist Hospital mais, grâce à son ancienneté, bénéficie d'horaires souples qui lui permettent d'être présent à la maison. Quant à moi, je suis femme au foyer – c'est un choix que j'ai fait pour mieux m'occuper de mes enfants. » Bon, au moins, a priori, leur meilleur argument était passé. Chris semblait un peu déstabilisé, il jeta un bref regard à son avocate, mais avant qu'elle ait eu le temps de faire quoi que ce soit, Tray, qui avait sans doute repéré, comme un vautour, le désarroi du client adverse, lui posa une question sans laisser à Lennon le temps de faire quoi que ce soit. « J'aimerais vous poser la même question, M. Matthews. Ou plutôt, vous demander comment vous comptez vous organiser pour vous occuper de Prunelle avec toutes vos autres obligations. Vous travaillez dans un restaurant, je me trompe ? Et vous vous êtes récemment présenté pour être représentant du quartier. Cela fait de nombreuses responsabilités, d'autant plus que vous n'avez plus de compagnon pour vous assister dans l'éducation de cette enfant. Comment pouvez-vous être sûr de tout pouvoir gérer ? » Lorsque cela concernait les autres, Chris n'avait pas été très bon. Mais maintenant que les accusations se portaient sur lui, il reprit son sang froid, et n'allais pas laisser à Rannigan la satisfaction de le désarçonner aussi vite. Il faudrait déployer plus d'efforts, jeune homme ! Sans même avoir le temps de faire un quelconque signe à son avocate, Chris prit une profonde inspiration pour répondre du mieux qu'il pouvait. « En fait, non, mon frère travaille dans un restaurant, en fait, c'est le sien. Moi, je viens de finir mes études de droit, mais je travaille actuellement en tant que mécanicien, et je compte bien poursuivre dans cette voie pour le moment. Mais, puisqu'on parle de mon frère, je pense qu'il faut souligner le fait que Prunelle a son environnement habituel à la maison, et le fait que je m'investisse dans les activités du quartier ne font que renforcer le lien que je peux déjà avoir avec les autres parents. Je connais les amis de Prunelle, et j'ai de bons contacts avec mon entourage. D'ailleurs, jusqu'ici, les choses se sont très bien passées. En effet, il est possible qu'individuellement, sur le papier, je sois moins apte à élever Prunelle. Mais je suis très bien entouré, on peut dire que Prunelle, à mes cotés, a un cadre de vie stable et ouvert sur les autres, elle peut profiter d'une vie sociale épanouie et les rencontres qu'elle peut faire, notamment parce que je suis actif, lui sont éminemment profitables, j'en suis persuadé. » Chris s'interrompit ici. Il espérait vraiment avoir été convaincant, il avait fait de son mieux, mais le jeune homme n'était pas certain que ce soit suffisant. Il attendait une réaction, quelque chose qui lui montre l'effet de son monologue peut être un brin trop long. Mais il voulait se défendre, il savait que les apparences n'étaient pas de son coté, pourtant, il comptait sur l'empathie vis à vis des jurés pour les persuader de lui laisser la garde de Prunelle, ce qui était, de toute façon, d'après lui, la meilleure des solutions.
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Message(#) Sujet: Re: Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes ! Lun 2 Aoû 2010 - 16:09

    Laurence commençait à avoir l’habitude avec Tray d’essuyer ses sarcasmes et surtout ses innombrables provocations. Mais ce n’était pas aujourd’hui ni demain, qu’elle réagirait face à son attitude agaçante. Ou du moins pas en procès. Pour la jeune fille être dans un lieu judiciaire, défendant une cause qui était tenue à cœur par deux partis était suffisant pour qu’elle mette de coté ses valeurs et croyances afin de donner le meilleur d’elle-même. Car, même si Chris n’en avait aucune idée… mais Laurence aurait été extrêmement plus encline à comprendre les idéologies des Moore que de croire aux chances de Chris de pouvoir élever un enfant. Ce n’était pas de la mauvaise foi, simplement bien des préjugés à l’égard des homosexuels. Hormis que cette fois-ci, Laurence était bien déterminée à gagner peu importe le parti qu’elle représentait. Elle espérait que la confiance qu'elle exprimait suffirait à Chris pour ne pas se sentir déstabilisé par les propos futurs de Rannigan. C'était sur ce plan que tout pouvait se jouer. Un seul doute, et leurs chances pouvaient flancher. Les yeux rivés sur M. et Mme Moore, Laurence souhait surtout en apprendre au maximum sur eux jusqu'aux détails qu'elle ignorait. « Mon mari est cardiologue au Baptist Hospital mais, grâce à son ancienneté, bénéficie d'horaires souples qui lui permettent d'être présent à la maison. Quant à moi, je suis femme au foyer - c'est un choix que j'ai fait pour mieux m'occuper de mes enfants. » Rien de ce qu'elle ne savait pas ou encore qu'elle n'avais pas interprétée en écoutant Chris lui raconter à qui elle aurait à faire. D'un seul coup d'oeil à Rannigan et elle compris qu'il semblait vouloir réfuter ses arguments, usant de la même technique qu'elle, mais au profit de piéger inconsciemment Chris. Elle respectait assez son travail pour savoir qu'il pouvait être dangereux. Couchant sur papier quelques notes qu'elle prenait au fur et à mesure que Madame Moore défendait sa position, ses notes qu'ils n'arrivaient pas à voir sembla inquiéter un tant soi peu les Moore. Tant mieux, ils n'avaient qu'à ne pas la sous-estimer.


    « J'aimerais vous poser la même question, M. Matthews. Ou plutôt, vous demander comment vous comptez vous organiser pour vous occuper de Prunelle avec toutes vos autres obligations. Vous travaillez dans un restaurant, je me trompe ? Et vous vous êtes récemment présenté pour être représentant du quartier. Cela fait de nombreuses responsabilités, d'autant plus que vous n'avez plus de compagnon pour vous assister dans l'éducation de cette enfant. Comment pouvez-vous être sûr de tout pouvoir gérer ? » Déliant son crayon de son carnet de note, Laurence jeta un oeil à Chris en lui faisant signe qu'il avait le droit de répondre ou de la laisser répondre à sa place. Après tout, elle était en tout point un support. Mais Chris avait le droit s'il le désirait de répondre directement à la question de Rannigan. « En fait, non, mon frère travaille dans un restaurant, en fait, c'est le sien. Moi, je viens de finir mes études de droit, mais je travaille actuellement en tant que mécanicien, et je compte bien poursuivre dans cette voie pour le moment. Mais, puisqu'on parle de mon frère, je pense qu'il faut souligner le fait que Prunelle a son environnement habituel à la maison, et le fait que je m'investisse dans les activités du quartier ne font que renforcer le lien que je peux déjà avoir avec les autres parents. Je connais les amis de Prunelle, et j'ai de bons contacts avec mon entourage. D'ailleurs, jusqu'ici, les choses se sont très bien passées. En effet, il est possible qu'individuellement, sur le papier, je sois moins apte à élever Prunelle. Mais je suis très bien entouré, on peut dire que Prunelle, à mes cotés, a un cadre de vie stable et ouvert sur les autres, elle peut profiter d'une vie sociale épanouie et les rencontres qu'elle peut faire, notamment parce que je suis actif, lui sont éminemment profitables, j'en suis persuadé. » Finalement convaincue qu'elle avait bien fait de laisser Chris parler afin de répondre à la question de Tray, Laurence décida qu'il était grand temps qu'elle, intervienne afin de ne pas laisser Rannigan contrôler toute la situation. Contrôlante, elle? Si peu. Les mains jointes l'une dans l'autre, Laurence posa ses yeux sur le couple avant de s'élancer dans ce qui serait sans doute un discours où l'effet était de remettre en cause les fondements même de cette histoire de poursuite contre son client. Si elle pouvait les dissuader de passer tout de suite en justice et de laisser son client faire ses preuves, ils auraient fait un grand pas dans toute cette histoire. La suite ne dépendait que de Chris et de ce qu'il compterait fait de cette opportunité. Elle lui ferait, certes, ses recommandations, mais Chris serait le seul à pouvoir montrer qu'elle avait raison de leur montrer aux yeux de tous, qu'il pouvait être un excellent tuteur pour Prunelle. « Madame Moore, je trouve admirable que vous soyez femme au foyer afin de vous dédier à l'éducation de vos enfants. J'aimerais et sans offenses, vous demandez si vous avez envisagé les choses à long terme. Il est tout à fait louable que vous souhaitez le meilleur pour votre petite fille, par contre avez-vous envisagés les problèmes au niveau physique et médical? S'occuper d'un enfant en si bas âge peut-être stressant et parfois extrêmement difficile pour des personnes de votre âge. Même en considérant que vous alliez une santé extraordinaire, ce que je ne doute pas en vous regardant, s'établir dans un autre milieu peut-être une expérience traumatisante pour un enfant qui a passé le plus clair de son temps dans un milieu où s'est développée son appartenance. Personne, dans cette pièce ne met en doute votre désir d'apporter ce qui est le meilleur pour Prunelle. Mais je dois vous demander si êtes vous prêts à lui faire sacrifier tout ce à quoi elle tient pour une incertitude de votre part? Prunelle s'est beaucoup attachée à M. Matthews lors de sa relation avec Jeremiah, qui n'a pas hésité à lui faire confiance dans l'éducation et dans le soutien des besoins physiques et psychologiques de l'enfant.» Guettant sans rien perdre de la réaction du couple, elle souhaitait savoir à quel point ils souhaitaient la garde de l'enfant tout en voulant comprendre si ce n'était pas une action égoïste mener par des préjugés infondés à l'égard de l'homosexualité de Chris. Si c'était le cas, elle aurait tout en main de nouveaux arguments.

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Message(#) Sujet: Re: Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes ! Jeu 12 Aoû 2010 - 2:10





Tray ne parvint –et ne chercha– pas à masquer un petit air supérieur en voyant que Chris était clairement désarçonné. Tray était reconnu pour sa férocité et sa totale absence de scrupules lorsqu’il s’agissait de gagner – il allait donc droit au but et ne se souciait aucunement de heurter ses interlocuteurs. Au contraire, il ne lésinait pas sur les remarques gênantes et faisait tout pour déstabiliser ses adversaires. Laurence avait l’habitude de ses attaques toujours lancées à la perfection, et elle savait comment les parer – mais pas Chris. Cependant, Tray savait que s’il voulait gagner, il devrait continuer et surtout ne pas se reposer sur ses lauriers – Laurence savait comment il fonctionnait et si Chris écoutait son avocate, il gagnerait rapidement confiance en lui. Alors, Tray se décida à faire comme d’habitude : il observerait soigneusement la scène et lancerait ses piques aux moments les plus adéquats pour pouvoir déstabiliser ses adversaires. Cela, combiné aux arguments de béton qu’il avait préparés avec les Moore, lui assurait de grandes chances de gagner. Mais en attendant, il devait rester concentré. « En fait, non, mon frère travaille dans un restaurant, en fait, c'est le sien. Moi, je viens de finir mes études de droit, mais je travaille actuellement en tant que mécanicien, et je compte bien poursuivre dans cette voie pour le moment. Mais, puisqu'on parle de mon frère, je pense qu'il faut souligner le fait que Prunelle a son environnement habituel à la maison, et le fait que je m'investisse dans les activités du quartier ne font que renforcer le lien que je peux déjà avoir avec les autres parents. Je connais les amis de Prunelle, et j'ai de bons contacts avec mon entourage. D'ailleurs, jusqu'ici, les choses se sont très bien passées. En effet, il est possible qu'individuellement, sur le papier, je sois moins apte à élever Prunelle. Mais je suis très bien entouré, on peut dire que Prunelle, à mes cotés, a un cadre de vie stable et ouvert sur les autres, elle peut profiter d'une vie sociale épanouie et les rencontres qu'elle peut faire, notamment parce que je suis actif, lui sont éminemment profitables, j'en suis persuadé. » Tray ignorait si son ennui avait été trahi par son expression – il avait horreur des longs discours, en particulier ceux qui traitaient de sujets aussi inintéressants que celui-ci. Cependant, malgré son ennui, Tray resta parfaitement alerte et enregistra chacun des mots prononcés par Matthews : peut-être pourrait-il bien les utiliser contre lui par après. Tray ne répondit pas à la tirade de Chris, se contenant de poser son regard pâle et perçant sur Laurence, qui était revenue à la charge. « Madame Moore, je trouve admirable que vous soyez femme au foyer afin de vous dédier à l'éducation de vos enfants. J'aimerais et sans offenses, vous demandez si vous avez envisagé les choses à long terme. Il est tout à fait louable que vous souhaitez le meilleur pour votre petite fille, par contre avez-vous envisagés les problèmes au niveau physique et médical? S'occuper d'un enfant en si bas âge peut-être stressant et parfois extrêmement difficile pour des personnes de votre âge. Même en considérant que vous alliez une santé extraordinaire, ce que je ne doute pas en vous regardant, s'établir dans un autre milieu peut-être une expérience traumatisante pour un enfant qui a passé le plus clair de son temps dans un milieu où s'est développée son appartenance. Personne, dans cette pièce ne met en doute votre désir d'apporter ce qui est le meilleur pour Prunelle. Mais je dois vous demander si êtes vous prêts à lui faire sacrifier tout ce à quoi elle tient pour une incertitude de votre part? Prunelle s'est beaucoup attachée à M. Matthews lors de sa relation avec Jeremiah, qui n'a pas hésité à lui faire confiance dans l'éducation et dans le soutien des besoins physiques et psychologiques de l'enfant. » Tray esquissa un petit sourire moqueur en entendant le ton de l’avocate qui, malgré son professionnalisme, faisait clairement tout pour faire bonne impression et ne pas vexer les Moore. Lui avait déjà largement fait ses preuves en tant qu’avocat et n’avait donc pas à se soucier de heurter quiconque – d’ailleurs, il se fichait bien de ce que pouvaient éprouver les autres. Mais Laurence s’était véritablement appliquée à ne pas prononcer la moindre parole qui pourrait heurter le vieux couple. Peut-être espérait-elle ainsi les charmer, mais Tray les avait mis en garde. Il savait que Laurence était redoutable et dès qu’il avait su que ce serait elle qui défendrait Chris, il avait prévenu les Moore que ce ne serait pas une bataille facile à gagner – bien qu’a priori, vu la situation de chacun des deux camps, le juge serait probablement plus du côté du couple que de celui de Chris. Du moins, c’était ce qu’espérait Tray, et il comptait sur la mentalité arriérée de l’État pour que les préjugés contre l’homosexualité interviennent dan le jugement. Si la décision lui était revenue, Tray aurait sans aucun doute donné la garde à Chris – ne fût-ce que parce que les Moore avaient l’air d’un couple antipathique et vieux-jeu à souhait, totalement à l’opposé de ce qu’un jeune enfant voudrait avoir pour entourage. Mais il n’était pas là pour défendre ses principes et ses opinions – il était, aujourd’hui, le porte-parole des Moore et devrait donc raisonner dans leur intérêt pour leur assurer la victoire. L’épouse jeta un coup d’œil à Tray, qui lui adressa un imperceptible signe de tête pour l’encourager à parler. Si elle était aussi vipère qu’elle en avait l’air, elle démolirait facilement les arguments de Ferdison. « J’ai déjà élevé plusieurs enfants, Maître Ferdison, et je pense savoir comment devoir gérer l’éducation de Prunelle. Mon mari et moi sommes deux, sans compter l’environnement pédagogique et familial qui s’y ajoute. Quant au deuxième problème que vous mentionnez, je peux vous assurer qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Nous ne voulons que le bien de Prunelle et avons tout organisé pour qu’elle se sente chez elle – d’autant plus que nous jugeons préférable qu’elle reste dans sa véritable famille et bénéficie d’une éducation comme celle que nous avons l’habitude d’inculquer à nos enfants. Je ne doute pas des capacités de M. Matthews à éduquer la petite, mais je persiste à croire qu’étant seul –malgré ce qu’il peut dire, il n’en vit pas moins en père célibataire–, il finira par se laisser dépasser par la situation, d’autant plus qu’il n’a encore jamais éduqué d’autre enfant. Nous pouvons assurer une stabilité et une rigueur dans l’éducation de Prunelle, et je ne suis pas sûre que M. Matthews puisse en dire autant. » Tray sourit sans se départir de son air suffisant, puis reposa son regard sur Chris. Deuxième tentative d’intimidation. « M. Matthews, j’ai cru comprendre que vous disposez d’un entourage diversifié et prêt à vous soutenir. Cependant, Prunelle étant une fille, n’estimez-vous pas qu’une présence féminine, pas seulement dans son entourage mais également à la maison, soit nécessaire ? Étant fille unique, elle n’aura personne vers qui se tourner lorsqu’elle se retrouvera confrontée à un problème d’ordre féminin. Et nous savons tous que les enfants ne sont pas forcément à l’aise lorsqu’il s’agit de s’exprimer sur leur intimité, en particulier à une personne étrangère à sa famille proche. » Tray ne croyait lui-même pas à ce qu’il venait d’avancer – il savait cependant que cet argument serait considéré avec le plus grand sérieux par les jurés, étant donné la mentalité homophobe qui régnait toujours en Floride. S’il avait été moins arrogant et prétentieux, peut-être aurait-il adressé un regard d’excuse à Chris pour démentir ses propos outrageants. Mais Tray Rannigan n’avouerait jamais avoir tort, et surtout, il ne s’arrêtait jamais, quitte à devoir proférer des propos absurdes.
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Message(#) Sujet: Re: Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes ! Ven 13 Aoû 2010 - 17:15


Les Moore répondaient très bien aux questions, et Chris tentait d'être à la hauteur. Petit à petit, il commençait à se détendre, en voyant que Lennon maitrisait assez bien la situation. Néanmoins, la présence de Tray Rannigan, qui faisait tout son possible pour le désarçonner, avait son petit effet. Ainsi, ce fut juste avant que Matthews ne trahisse son anxiété que Laurence prit la parole, d'un ton tout à fait professionnel et convaincant. « Madame Moore, je trouve admirable que vous soyez femme au foyer afin de vous dédier à l'éducation de vos enfants. J'aimerais et sans offenses, vous demandez si vous avez envisagé les choses à long terme. Il est tout à fait louable que vous souhaitez le meilleur pour votre petite fille, par contre avez-vous envisagés les problèmes au niveau physique et médical? S'occuper d'un enfant en si bas âge peut-être stressant et parfois extrêmement difficile pour des personnes de votre âge. Même en considérant que vous alliez une santé extraordinaire, ce que je ne doute pas en vous regardant, s'établir dans un autre milieu peut-être une expérience traumatisante pour un enfant qui a passé le plus clair de son temps dans un milieu où s'est développée son appartenance. Personne, dans cette pièce ne met en doute votre désir d'apporter ce qui est le meilleur pour Prunelle. Mais je dois vous demander si êtes vous prêts à lui faire sacrifier tout ce à quoi elle tient pour une incertitude de votre part? Prunelle s'est beaucoup attachée à M. Matthews lors de sa relation avec Jeremiah, qui n'a pas hésité à lui faire confiance dans l'éducation et dans le soutien des besoins physiques et psychologiques de l'enfant. » La balle était dans la camps des Moore et de leur avocat. Ce dernier ne semblait pas déstabilisé pour un sou et plantait toujours son regard dans le sien, à la recherche d'une faille, de la première erreur. Et puis, la famille de la petite semblait avoir préparé un très bon argumentaire, ils étaient particulièrement convaincants. « J’ai déjà élevé plusieurs enfants, Maître Ferdison, et je pense savoir comment devoir gérer l’éducation de Prunelle. Mon mari et moi sommes deux, sans compter l’environnement pédagogique et familial qui s’y ajoute. Quant au deuxième problème que vous mentionnez, je peux vous assurer qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Nous ne voulons que le bien de Prunelle et avons tout organisé pour qu’elle se sente chez elle – d’autant plus que nous jugeons préférable qu’elle reste dans sa véritable famille et bénéficie d’une éducation comme celle que nous avons l’habitude d’inculquer à nos enfants. Je ne doute pas des capacités de M. Matthews à éduquer la petite, mais je persiste à croire qu’étant seul –malgré ce qu’il peut dire, il n’en vit pas moins en père célibataire–, il finira par se laisser dépasser par la situation, d’autant plus qu’il n’a encore jamais éduqué d’autre enfant. Nous pouvons assurer une stabilité et une rigueur dans l’éducation de Prunelle, et je ne suis pas sûre que M. Matthews puisse en dire autant. »

Alors qu'il semblait plutôt s'ennuyer, Tray sortit de sa torpeur, il semblait avoir bien réfléchit au coup qu'il voulait assener, et avait une idée. Chris savait bien qu'il ne devait pas laisser son interlocuteur prendre le dessus, qu'il avait toutes ses chances dans cette bataille pour la garde de la gamine, et qu'il pourrait très bien obtenir gain de cause, d'autant que son avocate faisait preuve de beaucoup de professionnalisme et de talent pour tenter de tirer le meilleur de la situation. Mais la personnalité un peu mesquine et la façon d'agir du garant de la partie adverse jetait un doute dans l'esprit de l'ancien étudiant. Et ce qu'allait dire l'avocat n'allait faire qu'empirer les choses, à ce niveau. « M. Matthews, j’ai cru comprendre que vous disposez d’un entourage diversifié et prêt à vous soutenir. Cependant, Prunelle étant une fille, n’estimez-vous pas qu’une présence féminine, pas seulement dans son entourage mais également à la maison, soit nécessaire ? Étant fille unique, elle n’aura personne vers qui se tourner lorsqu’elle se retrouvera confrontée à un problème d’ordre féminin. Et nous savons tous que les enfants ne sont pas forcément à l’aise lorsqu’il s’agit de s’exprimer sur leur intimité, en particulier à une personne étrangère à sa famille proche. » C'était à son tour. Laurence avait fait son travail, pour essayer de piéger les Moore, mais c'était difficile. Madame Moore semblait avoir un certain charisme et savait parler pour noyer le poisson et embobiner les gens. Chose que Chris avait encore un peu de mal à faire, peut être parce qu'il était trop jeune, pour le moment. Quoi qu'il en soit, il se battait avec ses propres armes, une innocence et une bonne foi qui, il l'espérait vraiment, saurait toucher le jury et le persuader de lui donner une chance de faire ses preuves. « Je pense que, de toute façon, l'adolescence, et les 'problèmes d'ordre féminin', comme vous les appelez, ne sont faciles à traverser pour personne. Mais, malgré tout ce que l'on peut dire, je pense que Prunelle, qui n'en est de toute façon pas là, ne se sentira pas en confiance auprès d'une grand mère qu'elle ne connait même pas. Comme je l'ai déjà dit, j'ai autour de moi un entourage très soudé, prêt à faire le bien de l'enfant. Que ce soit mes sœurs, dont je suis très proche, ou certaines de mes amies, je suis certain que Prunelle saura y trouver son compte. Et puis, j'ai tissé, ces derniers mois, un lien avec elle que je peux juger, sans mauvaise prétention, assez fort. J'ai donc l'intime conviction que je saurai l'accompagner dans toutes les étapes de sa vie, y compris les plus difficiles. C'est un fait, je ne suis pas une femme. Mais je suis de la génération des autres parents, je sais comment fonctionne la société aujourd'hui, et contrairement à Mr et Mme Moore, je pense qu'une éducation très stricte, de nature catholique, n'est plus la solution pour qu'un individu puisse s'en sortir. Au delà donc d'une histoire de sexe, je pense que le fait qu'elle me connaisse bien, et que je vive avec mon temps, me permettra de construire une relation avec Prunelle, qui lui permettra, je pense, de se sentir suffisamment en confiance pour se sentir en confiance dans un tel environnement. » Chris jeta un bref regard à Laurence, pour s'assurer qu'il n'avait pas fait une bourde ou quoi que ce soit dans ce genre. Après tout, dans son équipe, s'il y avait un maillon faible, ce serait sans doute lui. Puis, le jeune homme se tourna vers les Moore, en prenant soin de ne pas trop regarder Rannigan, pour ne pas perdre ses moyens.
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Message(#) Sujet: Re: Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes ! Mar 17 Aoû 2010 - 20:31

Bien immobile, Laurence ne perdait aucune miette de ce qui se passait autour d’elle à savoir les réactions du couple jusqu’aux dévisagements mesquins de Tray à l’égard de Chris. Elle savait ce qu’il essayait de faire. Le couple se défendait du mieux qu’il le pouvait aux propos de Laurence pendant que Tray essayait de déstabiliser Chris. Pas question qu’elle le laisse faire, et la meilleure stratégie restait encore de déstabilisé le couple pour qu’ils fassent une boulette et que Tray aille à intervenir. Ainsi, Chris gagnerait en confiance. « J’ai déjà élevé plusieurs enfants, Maître Ferdison, et je pense savoir comment devoir gérer l’éducation de Prunelle. Mon mari et moi sommes deux, sans compter l’environnement pédagogique et familial qui s’y ajoute. Quant au deuxième problème que vous mentionnez, je peux vous assurer qu’il n’y a pas d’inquiétude à avoir. Nous ne voulons que le bien de Prunelle et avons tout organisé pour qu’elle se sente chez elle – d’autant plus que nous jugeons préférable qu’elle reste dans sa véritable famille et bénéficie d’une éducation comme celle que nous avons l’habitude d’inculquer à nos enfants. Je ne doute pas des capacités de M. Matthews à éduquer la petite, mais je persiste à croire qu’étant seul –malgré ce qu’il peut dire, il n’en vit pas moins en père célibataire–, il finira par se laisser dépasser par la situation, d’autant plus qu’il n’a encore jamais éduqué d’autre enfant. Nous pouvons assurer une stabilité et une rigueur dans l’éducation de Prunelle, et je ne suis pas sûre que M. Matthews puisse en dire autant. » C’était peut-être le moment que Laurence attendait, mais malgré elle un petit sourire apparut sur ses lèvres alors qu’elle écrivait ici et la quelques notes sur sa feuille de papier. Certes, elle comprenait effectivement ce qu’ils voulaient dire et comment ils essayaient de faire passer comme message que leur éducation prévalait celle de Chris. Grave erreur. Sachant où mettre le doigt, Laurence reporta son attention sur l’altercation entre les deux hommes. « M. Matthews, j’ai cru comprendre que vous disposez d’un entourage diversifié et prêt à vous soutenir. Cependant, Prunelle étant une fille, n’estimez-vous pas qu’une présence féminine, pas seulement dans son entourage mais également à la maison, soit nécessaire ? Étant fille unique, elle n’aura personne vers qui se tourner lorsqu’elle se retrouvera confrontée à un problème d’ordre féminin. Et nous savons tous que les enfants ne sont pas forcément à l’aise lorsqu’il s’agit de s’exprimer sur leur intimité, en particulier à une personne étrangère à sa famille proche. »

Un sourcil relevé, Laurence regarda Tray comme s’elle avait compris qu’il devait se moquer d’eux. Convaincue qu’il ne devait même pas en croire un mot, Laurence croisa les bras tout en étant découragée qu’il s’y prenne de cette manière. Confiante à la répartie de Chris, Laurence le laissa se défendre. Après tout, si elle pouvait le soutenir valait mieux qu’il se sente appuyé que pas à sa place. « Je pense que, de toute façon, l'adolescence, et les 'problèmes d'ordre féminin', comme vous les appelez, ne sont faciles à traverser pour personne. Mais, malgré tout ce que l'on peut dire, je pense que Prunelle, qui n'en est de toute façon pas là, ne se sentira pas en confiance auprès d'une grand mère qu'elle ne connait même pas. Comme je l'ai déjà dit, j'ai autour de moi un entourage très soudé, prêt à faire le bien de l'enfant. Que ce soit mes sœurs, dont je suis très proche, ou certaines de mes amies, je suis certain que Prunelle saura y trouver son compte. Et puis, j'ai tissé, ces derniers mois, un lien avec elle que je peux juger, sans mauvaise prétention, assez fort. J'ai donc l'intime conviction que je saurai l'accompagner dans toutes les étapes de sa vie, y compris les plus difficiles. C'est un fait, je ne suis pas une femme. Mais je suis de la génération des autres parents, je sais comment fonctionne la société aujourd'hui, et contrairement à Mr et Mme Moore, je pense qu'une éducation très stricte, de nature catholique, n'est plus la solution pour qu'un individu puisse s'en sortir. Au delà donc d'une histoire de sexe, je pense que le fait qu'elle me connaisse bien, et que je vive avec mon temps, me permettra de construire une relation avec Prunelle, qui lui permettra, je pense, de se sentir suffisamment en confiance pour se sentir en confiance dans un tel environnement. » Chris venait en quelque sorte de la devancée sur les critères éducationnels auquel les Moore voulaient recourir afin d’éduquer la jeune Prunelle. Bien que Laurence n’ait absolument rien contre l’éducation de nature catholique, son opinion n’était pas à débattre. Et pour avoir discuté avec Chris un bon moment, elle savait qu’il était complètement contre cette option. Se pinçant les lèvres quelques secondes, Laurence reposa son regard sur le couple alternant entre la femme et l’homme. Elle avait remarqué que celui-ci semblait beaucoup plus discret que sa femme, laissant à supposé que c’était elle qui contrôlait les décisions du couple. « Encore une fois, j’aimerais vous dire que nous ne sommes pas à même de pouvoir vous jugez, seul le jury le pourra. Cependant, j’aimerais que vous nous éclairiez sur certains détails. Bien que vous mettez en évidence un environnement pédagogique et familial; n’est-il donc pas étrange que la mère biologique de l’enfant ne se retrouve pas actuellement dans cette pièce à défendre ses propres intérêts? Si nous prenons en compte de la situation financière actuelle de celle-ci, qui pourrait éventuellement justifier le désintéressement affectif envers l’enfant, comment pouviez-vous émettre avec certitude que ce n’est pas justement l’éducation très stricte que vous avez imposés à vos enfants qui ont fait que votre fille eu tombée enceinte aussi tôt? Est-ce genre d’éducation que vous souhaitez transmettre à Prunelle? » Elle avait évitée de sortir des statistiques à l’appui les gardant plus tard si le besoin était. Laurence releva la tête, prête à recevoir la tempête que ses propos auraient sans doute déclenchée. Car si elle avait été plus douce… les choses devenaient de plus en plus coriaces. Et Tray pouvait dire ce qu’il voulait, Laurence avait un train d’avance et elle comptait bien remporter cette manche.


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Message(#) Sujet: Re: Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes ! Sam 16 Oct 2010 - 0:04


Chris et les Moore avaient de sérieux désaccords quant à la manière dont les enfants devaient être éduqués. Mais surtout, le jeune homme savait que Jeremiah, son mari, n'aurait pas voulu sa pour sa fille. A vrai dire, après tout ce temps, l'ancien étudiant se doutait bien que toute cette entreprise pour récupérer la petite n'était mise en place que pour sauver les apparences et faire comme s'ils ne l'avaient pas abandonnée. Cela faisait tache, de savoir que l'on a des petits enfants loin de soi et qu'on ne peut rien y faire, cela peut même ruiner une réputation. D'ailleurs, comme les deux défendeurs l'avaient prévu, Laurence insista sur cette divergence d'éducation. « Encore une fois, j’aimerais vous dire que nous ne sommes pas à même de pouvoir vous jugez, seul le jury le pourra. Cependant, j’aimerais que vous nous éclairiez sur certains détails. Bien que vous mettez en évidence un environnement pédagogique et familial; n’est-il donc pas étrange que la mère biologique de l’enfant ne se retrouve pas actuellement dans cette pièce à défendre ses propres intérêts? Si nous prenons en compte de la situation financière actuelle de celle-ci, qui pourrait éventuellement justifier le désintéressement affectif envers l’enfant, comment pouviez-vous émettre avec certitude que ce n’est pas justement l’éducation très stricte que vous avez imposés à vos enfants qui ont fait que votre fille eu tombée enceinte aussi tôt? Est-ce genre d’éducation que vous souhaitez transmettre à Prunelle? » Un silence pesant était tombé dans la salle de réunion. Personne ne voulait en démordre et les tactiques d'avocats faisaient rage. A vrai dire, on sentait bien que Tray et Laurence semblaient presque cette affaire assez personnellement, comme une rivalité continuelle, une guerre dont une des batailles se déroulait sous leurs yeux. Alors que Tray s'apprêta à prendre la parole pour riposter, puisqu'il avait sans doute de nouveaux argument en réserve pour faire avancer le débat, une femme toqua à la porte et passa la tête dans l'entrebâillement de la porte. La bécasse en question venait mettre un terme à la discussion houleuse qui durait maintenant depuis un moment. C'est fou ce que le temps passe vite quand on s'amuse. « Mesdames, messieurs, il est temps d'y aller »

Au tribunal.

Chris était assez stressé. Il y avait un fort enjeu, et la fin du processus arrivait enfin. D'ailleurs, tout semblait être fait pour rendre l'instant solennel, les gens se pressaient pour passer à une autre affaire, des magistrats qui ne semblaient même plus se rendre compte qu'ils avaient la vie des gens entre les mains. Prunelle n'était pas là, déjà que son père était parti, le jeune Matthews n'avait plus envie de la choquer, d'en rajouter sur son cas avec des problèmes d'adultes. Les Moore aussi étaient arrivés avec leur avocat tête à claques, Tray Rannigan. Chris avait toujours du mal à le voir en peinture, vraiment, il semblait toujours dégager quelque chose d'antipathique, séduisant mais vraiment très énervant. L'agitation retombait petit à petit, on sentait que tout allait commencer. D'ailleurs, l'ancien étudiant était bien content de sentir la présence rassurante de Laurence à ses cotés. L'avocate devait avoir au moins autant envie que lui de gagner ce procès, même s'ils n'étaient peut être pas destinés à être les meilleurs amis du monde dans la vie, au sein de cette épreuve, ils étaient dans le même camps, et Chris savait qu'il pouvait compter sur elle. Le juge entra enfin en scène. Il allait annoncé le verdict du jury. Les plaidoyers avaient été longs et parfois pénibles, les témoins s'étaient succédés à une vitesse folle, parfois même des personnes que Chris ne connaissait même pas. Du haut de son estrade, le juge arriva pour s'asseoir. « Très bien, le jury a pris une décision. » Chris buvait les paroles de celui qui semblait avoir son destin entre ses mains. Il voulait que tout cela se finisse repartir avec Prunelle sous le bras, que sa vie redevienne comme avant. Après tout, sans la blondinette dans les parages, Chris savait bien que Jeremiah aurait très peu de chances de revenir.
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Message(#) Sujet: Re: Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes ! Sam 16 Oct 2010 - 0:39



Spoiler:
 



Alors que la discussion, de plus en plus houleuse et tendue, se prolongeait, Tray se dit soudain que le temps se faisait bien long – déjà qu’en temps normal, il trouvait que le temps avançait avec une lenteur inouïe due à son désintérêt pour son métier, là, il avait l’impression qu’ils étaient dans cette salle depuis des heures et des heures. Le procès n’allait pas tarder à débuter, et il était clair que les Moore et Matthews ne trouveraient pas d’accord avant de passer à la barre – alors, autant abréger les choses. Ce fut lorsqu’il était parvenu à cette conclusion, écoutant d’une oreille distraite le long plaidoyer de Laurence, qui avait suivi une argumentation quasiment soporifique –tout comme l’affaire en général, d’ailleurs– de Chris, qu’il eut l’impression que cette passionnante petite discussion allait enfin toucher à sa fin. « Encore une fois, j’aimerais vous dire que nous ne sommes pas à même de pouvoir vous jugez, seul le jury le pourra. Cependant, j’aimerais que vous nous éclairiez sur certains détails. Bien que vous mettez en évidence un environnement pédagogique et familial; n’est-il donc pas étrange que la mère biologique de l’enfant ne se retrouve pas actuellement dans cette pièce à défendre ses propres intérêts? Si nous prenons en compte de la situation financière actuelle de celle-ci, qui pourrait éventuellement justifier le désintéressement affectif envers l’enfant, comment pouviez-vous émettre avec certitude que ce n’est pas justement l’éducation très stricte que vous avez imposés à vos enfants qui ont fait que votre fille eu tombée enceinte aussi tôt? Est-ce genre d’éducation que vous souhaitez transmettre à Prunelle? » Tray ne perçut que quelques-unes des paroles de la jolie brune, absorbé par sa contemplation du mur opposé, revêtu d’un élégant lambris de bois. Il devait bien reconnaître que la jeune femme s’exprimait avec aisance et talent, mais il commençait sérieusement à s’ennuyer. Quant à Chris, Tray devait avouer qu’il lui faisait quelque peu pitié, étant donné que Rannigan était persuadé qu’ils allaient gagner ce procès haut la main. Bien que Chris s’exprimât avec presque autant de talent et de conviction que Laurence, chose que Tray ne sous-estimait absolument pas, le jeune avocat était prêt à ne faire qu’une bouche d’une jeune homme, dont l’insécurité pourrait lui être fatale. Les Moore, quant à eux, s’apprêtaient à répliquer au flot de paroles presque accusatrices qui venait d’être débité par le camp adverse, mais Tray, bien plus attentif à tout signe extérieur qu’à ce qui se passait au sein de la salle, leva la main pour les interrompre avant même qu’ils eussent commencé à parler – il avait entendu des pas de l’autre côté de la porte. Un instant plus tard, celle-ci s’ouvrit, sonnant la fin du débat. Maintenant, les choses sérieuses allaient débuter – enfin.




Le procès s’était déroulé sans grand-chose de surprenant, et avait touché à sa fin bien plus rapidement que Tray ne l’eût espéré – peut-être que le fait qu’ils avaient déjà remâché tous leurs arguments avant d’entrer au tribunal y était-il pour quelque chose. Tray était sûr de lui : il avait, comme d’habitude, fait un excellent travail, et il était donc logique que la victoire fût dans sa poche et celle des Moore. Ce fut donc parfaitement détendu que Tray attendait le verdict – de toute façon, s’ils perdaient, cela ne concernait en aucun cas Tray, qui avait déjà été grassement payé. Son implication –déjà mineure alors qu’il était d’une importance capitale pour le vieux couple– s’arrêtait donc ici, dès lors qu’il aurait franchi à nouveau les portes du tribunal pour le laisser derrière lui. En d’autres mots, Tray était comme sur un petit nuage, comptant mentalement le nombre de minutes restantes avant d’être délivré de l’ambiance oppressante et ennuyeuse de la salle de tribunal. Il jeta un coup d’œil à Chris et, l’espace d’un instant, ressentit un très bref élan de ce qui aurait pu ressembler à de la compassion. Le visage angoissé du jeune homme contrastait avec le calme olympien de Tray, et éveilla, malgré lui, quelque chose au fond de Rannigan. Après tout, il était évident que Chris était beaucoup plus attaché à Prunelle, et tenait beaucoup plus à l’avoir auprès de lui, que ces deux vieilles pies de Moore. Mais Tray n’était pas là pour faire justice, il ne devait que défendre ceux qui l’avaient choisi comme avocat.
« Très bien, le jury a pris une décision. » Un fin sourire étira les lèvres de Tray, qui ne faisait qu’attendre cette phrase depuis bien trop longtemps. L’heure de la délivrance avait sonné.

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Message(#) Sujet: Re: Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes ! Mar 19 Oct 2010 - 4:53





Dès lors que le juge fit son apparition, toute la salle se leva signe traditionnel de respect devant l’autorité imposée par l’état. « Très bien, le jury a pris une décision » Bien que le sourire de Tray lui donna un goût amer de la suite des événements, Laurence se positionna plus droite qu’un piquet rassurant par la même occasion Chris d’un simple coup d’œil. Elle n’avait plus aucun recours aux cotés de Chris Matthews, ne restant pour savourer sa victoire. Ou maugréer un échec contre Rannigan. Car malgré son sens aiguisé de la justice, Laurence Ferdison s’était bien cachée de révélée qu’elle n’avait pris le parti de Chris que pour réfuter les mauvaises langues qui tendaient à noircir son image. Des rumeurs de lettres. De réelles lettres – malheureusement mal interprétées. Les yeux rivés vers celui qui avait le mot final, Laurence se pinça les lèvres avant de retenir son souffle. Pour elle c’était une question de réputation et de satisfaction, elle désirait par dessus tout être la meilleure. Et si ça impliquait écraser Tray… alors elle en était que plus ravie. « Compte tenu de la présente stabilité que Chris Matthews apporte à l’enfant, Prunelle Callaghan et compte tenu de la requête demandée par les grands-parents maternels d’obtenir la garde complète de l’enfant – Le jury a décidé que Prunelle Callaghan resterait sous la charge de Chris Matthews et ce, jusqu’à nouvel ordre. » Le juge empoigna son petit marteau plat d’une main qu’il leva dans les airs avant de le faire claquer sur le bois de son estrade. « La séance est close. » Il lui fallut bien quelques secondes avant que ses lèvres pincées se transforment en bien plus qu’un sourire. La jeune avocate se retourna vers Chris, qui les yeux brillants semblait hors et déjà avoir du mal à croire qu’il venait d’essuyer une victoire contre la famille Moore. Ses yeux dévièrent vers Rannigan auquel elle offrit un sourire en voulant lui montrer qu’encore une fois elle arrivait à se mettre à son égal et qu’elle allait continuer de cultiver cette éternelle rivalité. Ça leur faisait si plaisir de toute manière. Heureuse, Laurence se permit de serrer la main à Chris Matthews tout en étant convaincue que maintenant personne ne pouvait avoir de doute sur ses motivations. Après tout, elle avait défendu jusqu’au bout un homosexuel afin qu’il puisse conserver la garde d’une petite fille. Bien que ses visions sur le sujet étaient totalement en contradiction avec son parti et ses arguments – elle trouvait qu’elle s’en était plutôt très bien sortie. « Félicitation. Je vous souhaite que les choses se passent bien pour vous et Prunelle. » Ce ne fut la moindre des choses de féliciter Chris, surtout qu’elle aurait été d’une arrogance flagrante de s’accorder tout le mérite. Après tout, Chris l’avait choisie elle. Il y avait du mérite à y retirer. L’assemblée commença à quitter la salle puis se fit leur tour. Laurence laissa Chris quitter le palais de justice afin de rejoindre Prunelle. Elle avait aperçu le regard presque meurtrier des Moore à son égard. Apparemment ils n’avaient pas du tout apprécié les arguments qu’elle avait utilisée pour faire gagner Chris. Triomphante, elle se mit à marcher d’un air déterminée et enjouée aux cotés de Tray Rannigan qui venait tout juste de laisser les Moore. Il semblait soulagé de quitter le tribunal et ses clients, ce qui sembla changé dès lorsqu’elle se retrouva à ses cotés. « Alors, Maître Rannigan. » Elle insista sur le maître, démontrant dans un sens qu’elle n’avait pas très aimé qu’il la reprenne. « Pas trop déçu d’avoir perdu? Enfin, fallait que tu t’y attendes contre moi. » Plaçant sa mallette dans une de ses mains afin de pousser la porte, Laurence fut plus que convaincue que la journée s’annonçait excellente. Peu importe quel truc arrogant Rannigan pourrait lui dire. Elle avait gagnée. Tout ça sans jamais savoir que cette nuit où elle avait trouvée Micaela Careca ensanglantée sur dans son entrée – Chris Matthews avait été derrière tout ça… et qu’elle l’avait défendu.
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Petit débat entre amis : aiguisez vos crocs et vos griffes !

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