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 Mieux vaut tard que jamais… (end)

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Message(#) Sujet: Mieux vaut tard que jamais… (end) Jeu 29 Juil 2010 - 22:17



    La dernière fois qu’il avait vu sa jeune amie, c’était le sept juillet. Sans l’ombre d’un doute, ce fût l’une de ses plus belles soirées de ses dernières semaines. Bien sur, il avait alors croisé Muse, Lauren, Panamee, Tabitha et d‘autres. Mais avec la jolie blonde s‘était différent. Il se sentait en forme, et avait envie de la taquiner, de la faire rire. Surtout, son cœur s‘emballait généralement vite avec elle, ce qui l‘avait autrefois embêté, plus aujourd‘hui. Du moins, il apprenait chaque jours passant à être loin d‘elle, alors même si il se sentait étrange à ses côtés, il ne refusait jamais de la voir quelques minutes. Parfois, assis dans sa voiture de taxi, en face de l‘hôtel, il attendait. Il l’attendait. Mais il se refusait de lui montrer cette peine, alors jamais elle ne le saurait. Surtout qu’il ne la voyait pas. Neal ne savait pas si elle sortait beaucoup, ou si elle passait par derrière - à savoir si elle connaissait la trappe du personnel. Mais visiblement, elle le fuyait. Autant que lui l’avait fuie. Il ne savait pas non plus si il était prêt à se remettre avec elle, car avant tout il avait besoin de préserver son couple avec Cudy. Seulement par pur intérêt, il n’avait d’ailleurs pas été franc avec Victoria la dernière fois. Lui avouer ouvertement qu’il se sert d’elle, et donc de Nolan pour gagner une grosse somme lui paraissait lourd. Pourtant, il avait réfléchi à le lui dire - de peur que Chris, ou encore Cudy le dénonce. Car si son ancien ami n’était pas aujourd’hui au courant, il avait peut-être garder contact avec Butterfly, et n’aurait aucun scrupule à le vendre, Neal en était certain. Pour ne pas refaire la même erreur, il avait envisagé de tout avouer à Victoria si son couple avec elle reprenait vie. Oui, Neal Rowlands ne perd jamais espoir…

      Ah bonjour, au cocowalk s’il vous plait. ’ La jeune femme était assez pressée, il fallait le reconnaître. Ce fût pourquoi, elle tenait son portable d’une main et que son regard glissa à plusieurs reprises vers sa montre. Était-elle impatiente ou juste pressée ? Neal ne silla à aucun moment, fixant toujours bel et bien l’entrée de l’hôtel, en guise de prière. Si il aurait été croyant, cela aurait pu se faire, mais heureusement pour lui, il ne croyait pas à toutes ses broutilles inutiles. Il préférait de loin se référer au destin, ou au hasard. Indifférent, pourtant, la jeune femme désormais assise à l’arrière de la voiture, s’avançait légèrement, en lui tapant sur l’épaule - comme si elle avait peur que le chauffeur ne l’ai pas entendu. ‘ Jeune homme, je vous ai parlé… Pourriez-vous m‘emmenait au cocowalk. Je suis pressée ! ’ Neal soupira fortement, sans néanmoins porté son attention sur elle. Mains sur le volant, le moteur n’était même pas en fonction. Le regard toujours perdu en face de lui, n’avait aucun but précis, alors qu’elle reprit assez vite la discussion, désormais plus menaçante. ‘ Bon très bien. Si vous ne démarrez pas de suite cette voiture, je chercherais un autre taxi ! ’ Prise de court, pourtant ce n’était pas cela qui ferait démarrer la voiture. Il n’en faisait toujours qu’à sa tête, c’est bien connu. C’est pourquoi sans se retourner, il porta son regard sur le rétroviseur, et y fixa la jeune femme avant de rétorquer, d’un ton méprisant. « La portière est tout juste sur votre droite. Dit-il calmement, un ton ironique se laissait entrevoir, et je présume que si vous êtes arrivé à entrer, vous saurez en ressortir sans mon aide ?! » Ouvertement il se foutait de sa gueule, et ce fût avec lenteur, qu‘il rebaissa ses yeux, pour une nouvelle fois, fixer les alentours. Il y avait des jours avec, et des jours sans !

    Finalement, après mûre réflexion, il ne regrettait pas de lui avoir avouer son lourd secret. Disons, son secret familial. Bien sur, il avait passé outre certains détails, et ne lui avait pas donné de réelles raisons - là où peut-être elle aurait voulu avoir. Il lui avait fallu un certains temps pour admettre que Victoria ne le verrait plus de la même manière. A ses yeux, c‘était une situation ambigu, où d‘un côté il avait honte de s‘être laissé marcher dessus par son père, mais où de l‘autre à peine âgé de douze ans, il n‘avait su faire le poids. C‘était sans doute ce qui l‘avait autant freiné. Qu‘on puisse un seul instant être déçu de son comportement non rebelle. Il a toujours été connu pour être un garçon difficilement dompté, touchable, plutôt solitaire, froid et calculateur. Et la, pour la première fois, il avait eu peur. Il craignait les représailles de son père, et savait parfaitement que même si il tentait de fuir sa famille, elle le retrouverait et le lui ferait payer. Alors, il s‘était tue. Qui plus est, et ce n‘était pas une chose négociable, il avait enfin le pouvoir de faire marronner son grand frère, en lui faisant croire tout et n‘importe quoi. Il pouvait avoir certains privilèges que Andrei ne pouvait avoir, ou encore un père le défendant contre l‘aîné, alors que généralement Neal cherchait la guerre. C‘était une situation honorable, où il goûtait au succès en étant acheté. Mais il n’en était pas plains, pas directement non. Bien sur, Victoria lui manquait, et il se coupait au monde extérieur en partie pour ça. Car même si, devant elle il avait paru dur et méchant, ce n’était seulement pour pas qu’elle en souffre de trop. Il pensait réellement que cela suffisait à ce qu’elle le déteste, et qu’elle veuille tourner la page. Mais il n’avait lui-même jamais songé à tourner la sienne, c’était au contraire une évidence. Que visiblement, son père ne comprendrait jamais. ‘‘ Hey jeune homme ! ’’ Caché dans le vestiaire de l’hôtel de la ville, Neal était tranquillement assis sur le banc, regard perdu, attendant de trouver le courage nécessaire pour rejoindre Victoria. Mais la porte s’était refermée brutalement, sans pour autant attirer son attention. Ici, il était connu de tous. Anciennement habitué à cet endroit, c’était avec un grand plaisir que l’hôtesse l’accueillait. Elle a toujours été pour lui, d’une grande gentillesse, et même les hommes lui paraissait facile d’accès. Peut-être aussi parce qu’en tant que taxi, il avait le privilège de pouvoir leur donner quelques clients. En effet, certains touristes se préparant un peu tard pour le voyage lui demandait parfois un lieu accessible et convivial pour dormir. C’était ici que lui venait la lourde responsabilité de donner cet endroit comme lieu de repos. Il ne touchait aucune commission, et pourtant, ici tout le monde sait combien Neal est admirative de sa ville. ‘‘ Je ne sais pas ce que tu fous ici mec, mais si tu emmènes ça, faudrait au moins mettre cette casquette - l‘emblème de l‘hôtel. ’’ Le gars avait au passage attrapé le bras de Neal, alors que celui-ci s‘apprêtait à sortir, avec le chariot. Avant de lui tendre la casquette en question, alors que le jeune Rowlands poussa un soupire de mécontentement. Finalement, après une hésitation certaine, il prit la casquette et l‘enfila à l‘envers aussitôt. Sans rien dire, il sortie de la salle, à première vu réservé pour les gens y travaillant, et commença sa ronde, en prenant l‘ascenseur. La technique du clin d‘œil face à l‘hôtesse semblait toujours d‘actualité. Entre un sourire bienveillant, et une discussion plutôt sympathique, Neal a eu de quoi faire succès, face à le jeune fille. Arrivé à l‘étage désiré, et surtout à la porte concernée, il laissa de côté le chariot pour ne prendre que son panier préparé par ses soins. « Mademoiselle Blythe… Toqua-t-il à la porte avant de poursuivre, votre repas est la. » Neal se tenait derrière la porte, un sourire amusé sur ses lèvres. Il tenait un panier à la main. Un panier contenant quelques précautions pour nourrir son ventre affamé, et pourquoi pas, renouer contact avec Victoria. Il n’était pas l’ombre d’un doute gêné de venir chez elle, et durant plusieurs heures, il avait hésité à lui rendre visite. Plus désormais. Elle devait se faire à l’idée qu’il ne saurait tourner la page. Le désirait-elle ? A en croire la jeune femme, non. Quand la porte s’ouvrit, ce fût avec un soulagement certain, un sourire franc qu’il la regardait. Montrant alors son panier, il poursuivit. « Aller viens, suis moi. Pas une minute à perdre, que le jeune Rowlands l‘attira à lui, je te kidnappe pour une heure ou deux. » Elle n‘avait eu à peine le temps de refermer la porte à clé et de laissé la clé de sa chambre à l‘accueil, que le jeune homme était déjà dans sa voiture. Se garant juste devant la porte, elle n‘avait pas eu besoin de trop marcher, ni de le chercher du regard. Comme à son habitude, le trajet se fît plutôt dans un silence peut-être pesant pour certain, pas pour lui. Seule la musique faisait office de bruit. La conduite en elle-même était toujours aussi rapide, comme si Neal avait un train à prendre. Et le paysage défilait sous le regard de la jolie blonde. Quelque fois, il lui jetait un regard furtif, sans aucune ambiguïté, avec pour réconfort, un demi sourire. Finalement, il prenait la route pour aller à la plage. Un repas sur la plage, le soir était quelque chose qu‘il a toujours aimé. Ils pourraient s‘amuser, ou s‘embêter avant le coucher de soleil. Le bruit du moteur s‘arrêta alors quelques minutes plus tard, quand Neal eu finit de se garer. Victoria descendit illico de voiture pendant que Neal récupéra son panier. Et un pas devant l‘autre, ils avancèrent sur le sable tiède, retirant alors ses chaussures. « Le premier arrivé à l‘arbre aura le droit à… Ajouta-t-il, en se mettant à courir sans pour autant vouloir gagner, un bisous de l‘autre. » Mais la course poursuite ne fît pas longue, qu'il prétexta, un demi sourire amusé sur les lèvres. « Je suis fatigué d‘un coup, je me repose quelques secondes, va-y… » Malin ? Oh que oui ! Le jeune Rowlands s‘était alors arrêter d‘un coup sec, se penchant en avant, les mains sur les genoux, il reprenait son souffle. Excellent comédien, il avait ce don de savoir jouer parfaitement à sa guise, de façon à souvent obtenir ce qu‘il désirait. Mais dans le fond, que ce soit un bisous sur la joue, ou un baiser, cela ne le dérangeait nullement. C‘était un jeu auquel il aimait s‘aventurer. Ce fût pourquoi, il reprit assez vite son panier en main, et la route le menant à l‘arbre… Mais en marchant cette fois !


Dernière édition par Neal Rowlands le Dim 29 Aoû 2010 - 15:00, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Dim 1 Aoû 2010 - 0:12


Le mois de juillet était passé d’une grande vitesse pour Victoria. Elle ne savait pas vraiment si le temps qu’elle accordait de plus en plus à Jake et au papiers qui allaient avec accentuait ce sentiment de rapidité ou bien si c’était les autres diverses préoccupations qu’elle avait – tel que son voyage à Paris pour le lendemain même, sa maladie ou encore le travail. Beth l’avait supplié de laisser son travail aux États-Unis pour pouvoir profiter pleinement de la capitale française. La jolie blonde avait confiance en Beth pour lui laisser prendre les opérations en mains. Elle n’avait dût se rendre à Paris qu’une ou deux fois pour des vacances familiales. La jeune Blythe espérait que ces vacances-ci ne se termineront pas en désastre. Elle était plutôt réjouie de partir, à vrai dire. Au moins, elle pourra se vider l’esprit, se changer les idées et laisser ses problèmes derrière elle pendant deux semaines. La tête dans sa valise, Victoria semblait soucieuse ; pull ou pas pull ? Pantalon ou robe ? Paris était plus au nord, il y faisait plus froid qu’ici. Pas autant qu’on pourrait se l’imaginer, bien sûr. Seulement, les Américains étaient réputés pour en faire trop, avoir la folie des grandeurs. Alors ce n’était pas la jeune Blythe qui allait déroger à la règle. Et même si son amie lui avait dit combien il faisait beau et chaud, cela ne la satisfaisait pas ; impossible qu’il fasse plus chaud à Paris qu’à Miami, il fallait prendre ses précautions. Enfant, quand elle appela le room-service pour quémander quelque chose à manger et quelque chose de rafraichissant à boire, Victoria, qui commençait à batailler sévèrement avec la fermeture éclair de sa valise, bien décidée à la mettre jusqu’au bout de son parcours, n’imaginait pas une seule seconde la dérive que venait de prendre sa commande. Finissant assise sur son sac à roulette, elle eut un sourire victorieux et un regard qui narguait son adversaire perdant d’un soir. La jolie blonde releva une mèche gênante vers son chignon rebelle avant de se relever de son siège de fortune quand on tapait quelques petits coups à la porte. « Mademoiselle Blythe… Votre repas est là. » Finalement, elle aurait peut-être dût rester assise si elle avait fait preuve d’un instinct un peu plus prononcé. Si elle s’était attendue à voir Neal à la place du personnel de l’hôtel, pas vraiment. Ils ne s’étaient pas revus ni reparlés après la soirée passée ensemble. Victoria avait alors songé qu’il éprouvait un sentiment de culpabilité ou un besoin de recul après ce qu’il lui avait confié. La jolie blonde n’avait pas osé l’aborder et, dans un sens, si cela pouvait les éloigner l’un de l’autre ce n’était pas une mauvaise idée. Ce n’était pas Victoria qui allait lui courir après alors qu’elle avait passé son temps à le repousser. Non, ça ne serait pas compréhensible comme attitude. Et puis, elle avait fait en sorte de rattraper le temps perdu avec Jake. La jeune Blythe n’attendait pas vraiment grand-chose de la part de Neal. Rien du tout, en faites. Le fait qu’il était partit en douce la nuit dernière avait été perçu comme un message pour la demoiselle. Comme si elle avait compris qu’il voulait s’isoler. Elle n’avait pas été surprise ni même déçue en se réveillant toute seule. S’il avait envie de prendre le large, elle ne le retenait pas. Bien sûr, la discussion qu’ils avaient eut ce soir-là lui avait hanté le cerveau. Comme si elle voulait trouver quelque chose qui cloche, qui ne tienne pas la route. Mais tout ce qu’elle en avait tiré, c’était que Neal semblait être un peu dépassé par tous ces évènements. Savoir qu’on a un enfant du jour au lendemain n’était certainement quelque chose de facile à comprendre et à accepter. Victoria était très bien placée pour le savoir. Aussi, le voir apparaitre avec un sourire aux lèvres dans sa propre chambre la surprenait terriblement. « Aller viens, suis moi. Je te kidnappe pour une heure ou deux. » La kidnapper ? Alors que Victoria ouvrait la bouche pour émettre une objection à ce plan qui semblait parfait, Neal lui attrapa la main pour la tirer vers l’extérieur. Il semblait avoir les idées bien arrêtées et la jolie blonde le connaissait suffisamment pour savoir que la discussion était inutile. Alors elle se laissa faire. La jeune Blythe se laissa mener vers la voiture, où elle y posa son fessier sans rien dire. Ce retournement de situation mériterait peut-être une explication mais Neal semblait trop enjoué pour qu’elle songe à le questionner maintenant. La jolie blonde sentit ses doigts se crisper légèrement contre son accoudoir alors que le jeune homme venait de mettre les gaz et de s’élancer sur la route. La conduite de Neal ne l’avait jamais beaucoup rassurée, malgré l’habilité de ce dernier a magné le volant. Elle avait déjà eut un accident suivi d’un coma à cause de cela, sans oublier son père qui était décédé suite à la même chose. Ce n’était peut-être que des excuses bidons mais la jeune Blythe avait appris à être prudente sur la route à cause de ces méfaits. Elle considérait que ces raisons étaient assez valables pour lui donner un air peu incertain face à cette voiture qui filait entre les autres, la voiture même où elle était. Si elle avait décrété vouloir être raisonnable, ce n’était pour que d’autres se montrent imprudents à sa place et, surtout, en sa présence. Mais elle savait que chasser le naturel ne servait à rien. Et encore moins avec Neal. Même si elle songeait à lui exposer sa réflexion, Victoria se mordilla la langue pour se retenir, tournant la tête sur le côté. Inutile de chercher les embrouilles, ça ne servirait à rien. Quand Neal coupa le moteur, Victoria regarda la où il s’était arrêté pour ensuite sortir rapidement de la voiture. Elle eut un léger sourire quand elle remarqua où le jeune Rowlands voulait l’amener. Ce lieu, ils l’avaient fréquenté pendant si longtemps et tellement de fois que le trajet n’avait plus aucun secret pour eux. Fourrant les mains dans les poches de son jean, la jolie blonde se retourna vers Neal, qui s’avançait vers elle, son panier à la main. La jeune Blythe ôta ses chaussures pour que ses pieds puissent respirer l’air marin et profiter du sable chaud qui allaient lui faire défaut pendant deux semaines. Mais à peine arrivés sur la plage que Neal prit la parole. « Le premier arrivé à l‘arbre aura le droit à… un bisou de l‘autre. » Victoria arqua un sourcil avant de se laisser prendre au jeu. Quand Neal s’arrêta, Victoria eut une moue peu convaincue. « Je suis fatigué d‘un coup, je me repose quelques secondes, vas-y… » Oh, il voulait la jouer comme ça ? Soit. Faisant quelques foulées de plus, la jolie blonde finit par se retourner à quelques pas de l’arbre pour regarder Neal d’un air taquin. Se mordillant la lèvre, sa main toucha l’arbre sans quitter le jeune homme du regard. « C’est moi qui ai gagné, visiblement. » Seulement, si Neal songeait la récompenser comme il l’avait prévu, c’était mal la connaitre. Dans le fond, elle ne voulait pas de ce genre de rapprochement trop rapide. Déjà, elle avait accepté qu’il la traine jusqu’ici sans protester. Victoria laissait encore le doute perdurer dans son esprit, même si elle n’ignorait pas que leur ancienne alchimie reprendrait le dessus rapidement, encore plus à l’endroit qui symbolisait leur enfance. La jeune Blythe se mit à raser le tronc de l’arbre pour lui échapper, sachant que Neal n’allait pas en rester là. Levant les yeux vers l’arbre, Victoria eut un sourire. Une minute plus tard, elle avait ses jambes qui pendaient de part et d’autre d’une épaisse branche, ses mains postées l’une sur l’autre devant elle. La jeune fille était plutôt satisfaite de voir qu’elle n’avait pas perdu le coup de main. De toute façon, ce n’était pas comme si elle n’avait pas eut d’entrainements durant les années précédentes, où elle avait escaladé bien plus qu’un arbre. Elle eut un rire étouffé en voyant Neal, en bas, qui semblait chercher quelque chose – ou plutôt quelqu’un. « Vous cherchez quelque chose, monsieur ? » Demanda-t-elle, le plus tendre possible, le visage droit, le regard pétillant et le sourire au coin des lèvres qui ne trompait pas quant à la dérision que les choses prenaient. Gosses, Neal n’appréciait guère quand elle prenait l’initiative de monter dans leur arbre. Parce que, soi-disant, elle était une fille, c’était dangereux, elle allait tomber, elle n’tait pas assez forte ou elle était trop jeune. D’ailleurs, la dernière excuse était certainement la plus ridicule quand on savait que les deux jeunes gens n’avaient qu’une année d’écart. Mais, pour une fois, Victoria aimerait revoir une petite lueur de crainte sur le visage de Neal, rien que pour pouvoir se moquer de lui en retour. « T’es trop lourd pour monter, maintenant, Je suis en sécurité, ici. » Son sourire s’agrandit alors qu’elle se postait contre le tronc, l’air victorieux. Elle ne croyait pas sûrement si bien dire et, surtout, si bien croire.

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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Dim 1 Aoû 2010 - 10:48

    Il était libre de ses choix et de ses pensées. Il ne se sentait plus un enfant, qui partait découvrir le monde. Il était désormais un adulte à en devenir. Une personne qui devait être censé et raisonnable. Bien sur, il gardait toujours cette part de luxe en lui. Ce brin audacieux et bagarreur. Ce fou passionné de vitesse, qui finirait par y laissé sa vie si il ne calme pas, mais pourtant, il continuait. Parce qu’il aimait ça, parce qu’il ne saurait pas vivre sans ça. Le danger l’attire, le convoite. La sensation de tout pouvoir perdre du jour au lendemain le fait avancer, le fait réfléchir. Et puis à côté de ça, il y a ce garçon ordonné, serviable et plutôt sympathique. Solitaire et peu bavard mais sympathique. Celui qui a surtout connu le jour dans le Michigan. Se refermant sur lui comme une huître. Quelques instants plus tard, il ne portait plus son regard vers Victoria, pourtant c’était lui qui avait besoin de venir ici. Peut-être pour faire éveiller le frisson, le danger, l’amour, et la passion. Il ne savait pas pourquoi il s’était décidé à allé la chercher pour venir ici. Il ne savait même pas quelle folie l’avait pris pour osé affronter ce lieux. Un endroit qui les avait vu s’apprécier, se déchirer, se disputer, se réconcilier, s’aimer. Comment avait-il eu la force et le courage de venir ici ? A qui le devait-il ? Son esprit tordu de conviction ? Sa passion dé mesurable pour Victoria Blythe ? Son amour invincible pour les femmes ? Ou encore son impardonnable sensation d’avoir tout loupé dans sa vie ? Il avait tout pour être heureux, pour être à la tête d’une des plus grandes sociétés familiales - au même titre que le frère de Victoria. Ils auraient éventuellement pu enterrer la hache de guerre entre les deux familles, et se voir main dans la main, les deux fils. Il aurait pu continuer de vivre son idylle avec Victoria si il ne lui avait pas cacher des choses existentielles. Tout comme, ils auraient étés mariés à en suivre son plan. Mais Neal Rowlands ne fait jamais rien comme tout le monde. Là où règne une certaine vie parfaite, il doit y remédier. En blessant, humiliant, ou en mentant. C’est quelque chose d’incontrôlable, techniquement.

    ‘‘ C’est moi qui ai gagné, visiblement. ’’ Neal tourna la tête de l‘autre côté, pour cacher son sourire, qui de toute manière devait se voir à plusieurs mètres. Refoulant un rire qu‘il tentait d‘éviter, le jeune homme glissa ses mains dans les poches, après avoir laissé tomber d‘un côté ses chaussures, de l‘autre son panier à l‘ombre. Il semblait à l‘aise, heureux. Loin de lui toute cette frustration quotidienne, comme devoir supporter les caprices d‘une femme l‘appelant chéri à longueur de journée pour le voir éclater de colère. Loin de lui de supporter le regard pesant d‘un gosse, ses cris dès que Neal apparaît dans la pièce. Il était clair qu‘au yeux de Nolan, Neal n‘était pas quelqu‘un de respectable, lui prouvant confiance et sérénité. Neal était pour Nolan, ce que son père a toujours été à ses yeux. C‘était d‘une certaine manière révulsant, mais Neal avait appris à vivre avec cette histoire, avec cette vision. Alors comme le lui avait conseillé Cudy, il était allé retrouver Victoria - la seule qui arrive encore à faire battre son cœur. Dans le fond, elle était jalouse, Neal le percevait comme tel. Ce qui lui faisait peur, c‘était de savoir que Cudy aurait sans l‘ombre d‘un doute accepter le mariage, elle serait allée jusqu‘au bout, et si il n‘avait pas été la pour tout arrêter, il serait son mari. Cette seule vision lui donnait la nausée. Bien sur que Cudy est une jolie femme, et elle rencontrera sûrement une personne qui l‘aimera autant que Neal peut aimer Victoria. C‘était ce qu‘il lui souhaitait du moins. Peut-être pour qu‘elle le lâche un peu. Et surtout pour qu‘elle se rende compte qu‘avec Rowlands, ça n‘était rien d‘autre qu‘une amitié. Et encore. Quelques secondes d‘inattention autour de lui, et le revoilà partit dans ses songes. Il n‘arrivait jamais à se défaire de ses pensées, et pourtant il n‘avait pas emmené Victoria pour cela. Alors secouant sa tête, nerveusement, il reporta son attention sur elle, un sourire sur ses lèvres en la contemplant. « Et moi j‘ai gagné le droit de te faire un bisou, il s‘avançait alors vers elle, d‘un pas décidé tandis qu‘elle le fuyait, où je veux… » Fière de lui, bon sang qu’il se sentait bien. Il s’amusait bien sur, mais dans le fond, tout n’était pas qu’un jeu. Il était amplement sérieux, seulement pour approcher sa proie, il essayait la dérision. Une chose que sa copine connaissait que trop bien. Pas tellement lui. Neal préférait manipuler les gens, les menaçait, ou encore en venir aux mains. Mais tout ce qui était ironique, sarcastique, ou encore de la dérision, il n’en était pas le chef. Il n‘en avait ni l‘habitude, ni ne voudrait l‘avoir. Peut-être n’était-il donc pas très convainquant, soit. Il voulait son baiser, que ce soit maintenant, dans une heure ou dans une semaine. Il saurait la piéger directement, comme indirectement. Il en était sûr. Mais avec la jeune Blythe, ça a toujours été le jeu du chat de la souri. Même et surtout étant gosse. Combien de fois lui avait il fait des chatouille sur son canapé, à en tomber sur le sol tellement qu’ils en rigolaient ? Combien de fois s’étaient-ils couru l’un derrière l’autre sur cette plage ? Combien de fois lui cachait-elle ses outils de mécanique, juste pour l’entendre râler - chose qui avait le don de l’insupporter au plus haut point. En y repensant, ils étaient réellement fais l’un pour l’autre, mais à trop vouloir se chercher, ils s’étaient éloignés l’un de l’autre. Peut-être que les gens qui les entouraient ne les ont jamais beaucoup aidés non plus. Le dernier en date c’est bel et bien Aiden Lancaster. Il ne pouvait s’empêcher d’y pensé. Le savoir avec elle, en train de l’embrasser, de la réconforter, de la caresser le mettait dans une rage folle. Hors de lui, il essayait pourtant d’arrêter de boire. Seul, sans aucune aide, sans en parler à personne. Il voulait que ce soit sa victoire, et non celle des psychologues, de ses amis, ou de sa famille. ‘‘ Vous cherchez quelque chose, monsieur ? ’’ Relevant sa tête vers la voix, il fit une grimace quand il la vit, assise sur la branche d‘arbre. Était-elle inconsciente ? Trop petite de taille, trop jeune, et puis merde, c‘est une fille ! Bon d‘accord c‘était peut-être pas vraiment un esprit ouvert, et plutôt machiste mais il craignait qu‘elle tombe et qu‘elle se fasse mal. Ce n‘était que pour son bien. Pourtant, il resta de marbre, lui tirant la langue. Elle savait parfaitement ce qu‘il en pensait. Et il contourna à plusieurs reprises l‘arbre, comme un lion tourne en cage. Se contentant seulement de fermer sa bouche. Quelques secondes plus tard, il releva malgré tout son regard, avant de s‘amuser avec elle, puisqu‘elle semblait vouloir jouer… « Oui, je recherche une petite blonde de taille, avec des yeux vert, à peu prêt de mon âge, et qui aime faire le singe assez souvent. Avoua-t-il, en rentrant dans son jeu, avant de poursuivre avec une moue désireuse et taquine, vous croyez que j‘ai des chances ?! » Une chance de lui plaire, ou une chance de la retrouver, aller savoir ce que Neal voulait entendre par cette phrase. Il laissait à Victoria le soin de comprendre ce qu‘elle désirait réellement. Tournant en rond autour de l‘arbre, qu‘il effleura du bout des doigts, il n‘avait pas spécialement envie de jouer les Zorro aujourd‘hui, ni de faire le petit singe habituel à grimper sur les arbres. Sans savoir pourquoi, il avait envie de rester calme, sur la terre ferme, à se faire bronzer, ou à nager. ‘‘ T’es trop lourd pour monter, maintenant, Je suis en sécurité, ici. ’’ Il releva alors sa tête, pour croiser le regard de son amie. Le mettait-elle au défi ? C’était une chose qu’elle risquait de perdre, ne le savait-elle pas ? Pourtant, elle a toujours été proche de lui, elle devrait donc le savoir mieux que quiconque. Ce fût pourquoi, dans un sourire plus que provocateur, il posa sa main droite sur le tronc de l’arbre, la gauche tenait une branche fine qui était à sa porté. Se soulevant de toute sa masse, ses pieds s’agitaient dans le vide, tandis que l’un d’eux se bascula sur le côté, en vain de toucher la fameuse branche. En un rien de temps, il se retrouva le cul sur la branche, tandis que ses mains recherchaient une autre plus épaisse, pour ne pas chuter sur le sol. Et ce fût dans un spectacle de pirouettes que le jeune homme grimpa toujours un peu plus haut. Habile de ses mains, il savait aussi savoir s’appuyer sur la bonne branche pour ne pas voir celle-ci craquer. Victoria avait continuer son ascension plus lentement. Néanmoins, Neal s’arrêta un instant, reposant son regard sur elle, avant de lui rétorquer, fièrement. « En sécurité, tu dis… Répétât-il d’une voix lourde, si je fais tomber l‘arbre, se sera ta faute ! » Si son sourire s‘intensifia, le jeune homme n‘était pas prêt d‘arrêter. Il n‘était pas venu ici pour rester loin d‘elle, et tenait à son baiser, bien plus que Victoria n‘y tenait pas, il en était certain…
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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Lun 2 Aoû 2010 - 14:21


« Et moi j‘ai gagné le droit de te faire un bisou, où je veux… » Victoria eut un léger rire avant de le narguer tout en posant ses mains sur ses hanches. Depuis quand les perdants avaient le droit à leur part de marché ? Elle arqua un sourcil, visiblement insatisfaite à cette idée. Elle savait que Neal pouvait n’avoir aucun scrupule à l’embrasser. Et ça serait sûrement la pire chose qui puisse arriver en sa présence. Ces derniers mois avaient été plutôt faciles pour résister à la tentation ; elle ne l’avait pas énormément croisé, quasiment pas, à vrai dire. La jeune fille avait peur que tout redevienne comme avant. Elle savait qu’un rapprochement certain entre eux suivi d’un possible rejet et cela pourrait se passer comme la dernière fois. Elle avait énormément et amèrement regretté son comportement – celui de coucher à droite et à gauche, de louper les cours et de boire, en l’occurrence – et elle ne voulait pas recommencer. Même pour Neal. Surtout pour Neal, en faites. Elle n’avait plus envie de ce genre de comportement et, en plus, ça allait totalement à l’encontre des principes qu’on lui avait éduqué et qu’elle s’était donnée tant de mal à défendre durant son adolescence. Elle s’était moquée à plusieurs reprises de ces filles qui étaient comme ça et elle avait été exactement pareille pendant deux mois. Alors Victoria le repoussait le plus gentiment possible dans ses retranchées. Mais elle allait tenir combien de temps ? Allait-il comprendre le message et abandonner ? Oui, Neal pouvait largement capter ce qu’elle tentait de lui envoyer comme signe. Mais abandonner ? Il allait sûrement falloir s’accrocher pour que cela arrive. En tut cas, la jeune Blythe ne laissa rien paraitre et répondit, l’air faussement interrogatif. « J’aimerai revoir certaines clauses du contrat, si tu me le permets. Techniquement, c’est moi qui dois décider de l’endroit… D’ailleurs, le perdant est censé se soumettre aux envies du gagnant. » Elle hausse les épaules, l’air désolé. « C’est la règle. » Mais sa moue laissait bien sous entendre qu’elle n’était pas si désolée qu’elle pouvait le montrer. Cependant, cela ne l’empêcha pas de regarder avec un air peur rassuré en bas alors que Neal rôdait tel un vautour autour de sa proie autour de l’arbre. « Oui, je recherche une petite blonde de taille, avec des yeux vert, à peu prêt de mon âge, et qui aime faire le singe assez souvent. Vous croyez que j‘ai des chances ?! » La concernée passa la main sur son visage pour étouffer son rire. Faire le singe ? Parce que lui ne l’était pas, peut-être ? C’était plutôt déplacé de sa part mais pas dans le mauvais sens du terme. Assez dérisoire, à vrai dire. Par contre, sa dernière question était assez ambiguë, il fallait bien avouer. La demoiselle souleva n sourcil tout en baissant la tête, quelque peu songeuse. Le prendre sérieusement ou non ? Son regard s’étant un peu perdu, elle en avait aussi perdu Neal. Se penchant un peu plus en avant pour voir où il pouvait se trouver, un léger craquement et une voix derrière elle la fit sursauter. « En sécurité, tu dis… Si je fais tomber l‘arbre, ce sera ta faute ! » Victoria tourna la tête pour voir la tête de Neal, souriant et malicieux. Elle posa sa main en plein milieu du visage du jeune homme pour le repousser, riant légèrement, avant de se déplacer sur le côté. « Si vous voulez mon avis, cher monsieur, les filles de son genre aiment bien se faire désirer… » La tête blonde passa sur le côté du tronc pour voir Neal, les mains posées sur l’écorce. « …Après, je dis ça, je dis rien. » Victoria eut un sourire taquin et complice qui s’agrandissait. Finalement, c’était très facile de retomber en enfance quand on le voulait un minimum. Surtout quand on avait son meilleur ami d’enfance avec soi. La jolie blonde perdit un peu de son sourire alors qu’elle observait toujours Neal. Décidément, il n’avait peut-être pas tant changé que ça. Elle avait comme l’impression de le retrouver. Elle regretterait presque cette alchimie bien trop forte qu’il y avait entre eux. Devoir être sur ses gardes pour éviter un faux pas, elle s’en serait volontiers passée, aujourd’hui. Mais c’était impossible ; le jeune Rowlands s’était montré direct dès le début. Alors Victoria devait tout de même faire un minimum attention, être sur ses gardes. Autant pour elle que pour Neal. Sûrement qu’il n’hésitera pas à sauter sur une occasion qui se présentera dès qu’elle sera en position de faible. Alors, le mieux qu’elle pouvait faire pour le moment était d’éviter un contact direct avec lui et de lui échapper… Comme elle avait l’habitude de le faire. Mais à vouloir trop jouer avec le feu, on risque parfois de se brûler. Cependant, ça, c’était quelque chose qui n’effleurait pas vraiment l’esprit de Victoria. Cette dernière s’agrippa à une branche supérieure. « Tu tomberas pas, hein, mon vieux ? T’es assez résistant pour supporter le poids de ce… » Elle jeta un bref coup d’œil par-dessus pour regarder Neal avant de reporter son attention sur le tronc. « …Bref, tu m’as comprise. Jamais tu ne t’écrouleras. Jamais. J’en fais la promesse. » Victoria eut un fin sourire avant de poser la tête sur l’écorce tout en fermant les yeux. Elle était sérieuse quand elle disait cela. Cet arbre, il en avait bien plus que tous les autres réunit. Il était un élément complet et important dans la relation Victoria et Neal. C’était le seul qu’ils avaient autorisé à être dans leur intimité, dans leur amitié et, aussi, dans leur amour. Alors non, cet arbre ne sera jamais enlevé d’ici tant qu’elle vivra. C’était idiot mais aussi purement affectif. S’attacher à un arbre, quelle idiotie. Victoria avait conscience de la débilité e ses paroles, de ses gestes et de son comportement. Mais elle s’en foutait. Ce n’était pas Neal qui pourra se moquer. Enfin, à vrai dire, si, il pouvait se moquer d’elle. Mais il ne pouvait pas ne pas être d’accord avec elle. La demoiselle se détacha de son étreinte avant de regarder la hauteur entre elle et le sol. Les deux jambes du même côté de l’arbre et les mains de part et d’autre d’elle, Victoria regardait ses pieds se balancer dans le vide, une moue à la fois interrogative et enfantine. « Tu crois que je risque quelque chose en sautant d’ici ? » Elle dévia son regard vers Neal, un sourire de nouveau accroché à ses lèvres. « Foulure, traumatisme crânien, cassure d’os… Rien de très grave, au final, qu’en penses-tu ? » Demanda-t-elle, innocentement, le regard toujours penché vers la terre ferme. Pour lui montrer la concrétisation de la chose, Victoria laissa glisser ses fesses de la branche pour que ses pieds se posent sur celle du dessous. Oui, elle faisait preuve d’une certaine inconscience. Mais c’était bien la première fois depuis longtemps. Et puis, ce n’était pas si haut que ça. Ni même pire que ce qui l’attend dans les prochaines années. Mais ça, c’était sûrement un effet que Neal pouvait avoir sur elle. Oui, c’était de sa faute. Il roulait comme un fou sur la route alors elle, elle tombait des arbres. A chacun ses risques, ils pouvaient être quitte comme cela. « Attention, un… deux… trois ! » Dangereux, stupide, idiot, con. Mais la vie était faite pour la vivre pleinement, non ? Un brin tordue, Victoria se laissa glisser hors de l’arbre. Atterrissage brutal ou non, elle s’en fichait, elle eut un sourire amusé. De toute façon, elle n’avait pas grand-chose à perdre, n’est-ce pas ?

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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Mar 3 Aoû 2010 - 20:53

    Généralement, le jeune Rowlands n’aimait pas être dans son jour sympathique. Il changeait du tout ou rien en l’instant de quelques secondes. On lui a souvent dis qu’il n’était pas une personne fiable, sur qui on pouvait se reposer. Dakota Wayhne en était la victime parfaite. Neal l’appréciait beaucoup, ils étaient extrêmement proche quand ils n’étaient que des gosses. Dakota fût un fou passionné de sport, et il n’était pas rare de les retrouver sur un terrain de basket l’un contre l’autre, agissant alors dans un ego surdimensionné, et une fierté non dissimulable. Mais cette amitié à peu à peu sombrer au fil des semaines. Au fil des années. Si d’un côté, Dakota aimait faire paraître le doute, en proposant diverses activités au jeune Indien, celui-ci a su très tôt dans quel direction allait. Il n’y a jamais eu de sous entendu de son côté. Il était proche de Dakota certes, mais il avait aussi une meilleure amie - ennemie de Dakota - qui faisait bien plus battre son cœur que n’importe quel habitant pouvait le penser. Il faut dire que Rowlands a toujours su mettre son originalité, et son cerveau pour torturer certaines personnes. Pire, il est d’une méchanceté inconcevable face à certains. D’une gentillesse à en couper le souffle face à deux personnes : Victoria et Tabitha. L’une c’est par amour, l’autre par le sang - plutôt d’une manière fraternel d‘ailleurs. Et Dakota d’une manière comme d’une autre, n’a jamais aimé la fille cadette des Blythe pour cette raison. Parce qu’il savait que quoi qu’il arrive, si Victoria avait besoin d’aide, ou qu’elle lui téléphonait, son ami partirait la rejoindre, en le plantant comme une vieille chaussette sur le terrain. Il le savait, Neal lui-même ne s’en cachait pas. Voila aussi pourquoi Esteban Carson n’aimait pas trop également Victoria. Pour lui, Duncan et Neal étaient sûrement les deux personnes qu’il appréciait autant, et aurait voulu qu’on lui renvoie l’ascenseur. De cette façon, Neal n’était pas une personne fiable, et sur qui on pouvait se reposer. Surtout que sa réputation parlait pour lui. Mais la jeune Blythe a toujours su passer au delà de ses barrières. De ses ‘ ont dis’. Pire, elle le rendait meilleur à chacune de ses interventions. Quand il n’avait pas envie de se rendre à une fête, il suffisait qu’elle le lui demande en exposant un plan qu’elle seule comprenait entièrement, qu’elle lui fasse des yeux doux et une mine angélique, pour qu’ils y aillent. Parfois Neal boudait, ou marmonnait des choses incompréhensible, mais il finissait par céder à sa jolie blonde. C’était toujours la même chose…

    ‘‘ J’aimerai revoir certaines clauses du contrat, si tu me le permets. Techniquement, c’est moi qui dois décider de l’endroit… D’ailleurs, le perdant est censé se soumettre aux envies du gagnant. C’est la règle. ’’ Neal haussa brièvement les épaules. Il n’était pas d’accord, c’était compréhensible. Si elle avait gagner, c’était justement parce qu’il lui avait faciliter la tâche, elle le savait très bien. Elle n’aurait eu aucune chance sinon. Vraiment aucune. Il était bien plus grand qu’elle, et même physiquement. Bien plus costaud aussi, il n’aurait donc eu aucun mal à la pousser si jamais - par miracle - elle serait arrivée à sa hauteur. Hors, aujourd’hui, elle avait même réussie à le dépasser, simplement parce que monsieur faisait son pitre avec sa respiration. Comme si il était fatigué. Comme si un seul instant, il n’avait plus un bon rythme cardiaque. On sait tous que de ce côté la, le jeune homme est plutôt résistant. Et il a réussi à le lui montrer plus d’une fois il y a encore un an de cela… « Techniquement simplement alors ! Parce que si on en croit les éventuels hypothèses de ma victoire, j‘aurai été placé sans aucun doute en première place, avoua-t-il sans gêne, avant de poursuivre d’une voix fière en bombant son torse, allez Vicky, avoue que je t‘ai laissé gagner ! » Le jeune homme pouffa de rire. Il avait beau essayer de ne pas rire, cela ne marchait pas tellement. Quelque part cette amitié lui manquait. Son couple aussi. Il avait peut-être mis du temps avant de s‘en rendre compte, ou avait préféré faire l‘autruche en plongeant sa tête la première dans l‘alcool et dans son travail - mais oui, elle lui manquait. Plus qu‘il ne voulait l‘admettre d‘ailleurs. Plus qu‘elle ne l‘imaginait. Depuis petit, il n‘avait jamais douté d‘elle et de ses capacités à le rendre meilleur chaque jour. Mais il ne savait pas si c‘était la vie qu‘il voulait mener. Il ne savait pas vraiment si il avait envie de se ranger, de devenir un bon père, un bon mari et si tous les anciens obstacles ne deviendront désormais plus rien pour eux. Il avait peut-être l‘espoir d‘y croire, mais il n‘était pas fais pour aimer les autres, ni s‘aimer tout simplement. Il se rendait au contraire la vie plus difficile qu‘elle ne lui apparaît. Bien plus dur à vivre. « Qu‘est-ce que tu ferais sans moi… » Conclut-il, dans ses songes. Relevant peu à peu son regard, Victoria semblait taquine. Mais il ne pouvait s‘empêcher d‘avoir une certaine crainte à la savoir dans l‘arbre. Maintenant qu‘elle est malade, elle pourrait tenter de nombreuses choses inconsciemment. Sous l‘effet du risque, du plaisir. Ou la peur de mourir demain et de ne pas en avoir assez profiter. ‘‘ Si vous voulez mon avis, cher monsieur, les filles de son genre aiment bien se faire désirer… Neal ne pu s’empêcher de sourire légèrement, bien sur qu‘il savait que la retrouver ne serait pas une mince affaire. Elle aimait se faire languir, et peut-être même qu‘elle avait peur qu‘il la blesse une fois de plus. Il y avait songé, mais c‘était plus fort que lui. Il savait ce qu‘il voulait et ne reviendrait visiblement pas en marche arrière,après, je dis ça, je dis rien. ’’ Finit-elle, par dire, dans un sourire radieux. Satisfaite d‘elle-même, à coup sur. C‘était facile de lâcher la bombe, et de se la jouer indifférente après. Mais ce qui interloqua le plus Rowlands était sûrement ce sourire grandissant. « Ça je l‘avais remarqué… Ajouta-t‘il, rentrant dans son jeu, vous qui semblez la connaître, quel serait le taux de pourcentage de ma victoire ? Plutôt 99,99 ou 100 % ? » Il était sérieux, entièrement sérieux dans le ton de sa voix. Il doutait énormément à 0,01% près. Et attendait alors une réponse précise de la part de sa jeune amie. Il se glissa le long de l‘arbre, pour ramper jusqu‘à elle, en se tenant à la branche, avant qu‘elle ne pose son regard vert dans celui du jeune Indien. ‘‘ Tu tomberas pas, hein, mon vieux ? T’es assez résistant pour supporter le poids de ce… Avoua-t-elle en le regardant, …Bref, tu m’as comprise. Jamais tu ne t’écrouleras. Jamais. J’en fais la promesse. ’’ Il haussa les épaules, en souriant. D’une certaine manière, cela le réconfortait, lui donnait quelque chose au cœur. Mais il n’était pas le mec dans ce couple pour se reposer sur elle, ce n’était pas du jeu, et ce n’était pas ce qu’il attendait de Victoria. Il n’était pas non plus un homme extrémiste, au point que la femme ne décide de rien, et n’a le droit de faire que ce que l’homme lui autorise. Mais disons juste qu’il a un ego, et que ce dernier le pousse à être l’homme dans la maison. Si une vie devait être en péril, il n’hésiterait pas une seconde, que ce soit pour ses enfants, ou sa femme. Et Victoria, selon ses plans, devait s’en tirer à ce titre… « Rien ne vaut la vie sans toi… Reprit-il, d‘une voix sûre, si l‘un de nous deux doit tomber, je ferais tout pour que ce soit moi… » Se confit-il. A vrai dire, cette histoire était ambigu. On ne saurait vous dire exactement de quoi ils étaient en train de parler. Un peu de tout, mais la mort prime sur le reste. Un peu comme si Neal sans Victoria n‘était pas Neal. Victoria sans Neal, n‘était pas Victoria. Dès que Neal allait trop loin, Victoria a toujours su être la pour le faire dériver de son chemin et le mettre dans le bon. Tout comme quand elle allait mal, ou que d‘autres l‘embêtait, il l‘a toujours défendu bec et ongle. Lever la voix plus forte, se battre, ou manipuler les gens ne lui a jamais posé de souci, au contraire, il excelle dans ce domaine. Alors le fait de savoir sa meilleure amie emmerdait par des boulets, ou des chieurs, le rendait affreusement sanguinaire. C‘était comme si le diable rentrait en lui, et qu‘il cherchait ainsi la faille à atteindre pour blesser l‘autre. Il pouvait se montrer patient, original, arrogant, et prétentieux. Prêt à tout. ‘‘ Tu crois que je risque quelque chose en sautant d’ici ? Un instant et Neal releva son regard, anxieux, foulure, traumatisme crânien, cassure d’os… Rien de très grave, au final, qu’en penses-tu ? ’’ Il aurait aisément voulu rire, tant il pensait à une blague. Mais quand il vit qu’elle se préparait à sauter, il voulu la retenir, elle lui échappa des mains. ‘‘ Attention, un… deux… trois ! ’’ Elle était toujours sur la branche, mais elle basculait de plus en plus ses pieds dans le vide, ce qui fit tremblait la branche où ils étaient installés. Il baissa alors la tête pour évaluer la distance entre le sol et eux. Visiblement, ils avaient connu pire, bien pire. Mais sauter de la, s’avèrerait à ses yeux plus une sottise et une irresponsabilité quand on connaît sa maladie qu’autre chose. « Au pire, je te ferais du bouche à bouche… J‘ai appris les premiers gestes de secours… A peine eut-il le temps de finir sa phrase, qu‘elle sauta, voulant la rattraper, il cria, c‘est dange… » Dangereux, oui. Il se pencha légèrement, tout en se tenant fermement à la branche d‘arbre, elle ne bougeait plus. Elle était couchée sur le sol. Serrant les poings, il ne savait pas trop quoi faire. A cet instant précis, il se souvient qu‘il s‘amusait à lui faire exactement la même chose, en restant couché à terre sans bouger. Et qu‘au moment où elle penchait sa tête vers lui, il l‘attrapait en force sans qu‘elle ne puisse esquiver ni l‘étreinte, ni généralement un baiser. Pourtant, ils étaient jeunes. Inconscient mais ils s‘amusaient. Ils avaient une complicité énorme. Il n‘eut pas deux secondes de différence, qu‘il sauta à son tour de l‘arbre, se tenant fermement à la branche, les pieds dans le vide, avant de trouver appui pour retomber sereinement. Ou du moins sans se faire trop mal. Accroupie sur lui-même, ses jambes prient alors le coup de la chute sur elles, mais très vite ses mains se placèrent sur le corps de Victoria. Tremblant, le regard perdu, il arriva quand même à placer une phrase, en serrant la main de Victoria dans la sienne. « Tu blagues Vicky pas vrai ?! » Oui il commençait sérieusement à paniquer. Et si jamais elle blague, elle en entendra des vertes et des pas mûres. Et si elle ne blague pas… Et ben il saurait en profiter aisément… « A trois, je t‘embrasse. Un… Dit-il, pour voir si elle se foutait de lui ou pas. Il rapprocha son visage de Victoria, son souffle parsema la peau de la jolie blonde, prêt à franchir le cap, comme pour réveiller sa belle; deux… » Il aurait sans doute voulu qu‘elle réagisse, néanmoins si elle ne le repousserait pas, il collerait sa bouche à celle de Victoria, sans aucune gêne, y prenant plus de plaisir qu‘autre chose. Il était évident que si elle pourrait réagir, elle ne le ferait sans attendre le petit trois…
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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Mer 4 Aoû 2010 - 17:48


« Techniquement, simplement, alors ! Parce que si on en croit les éventuels hypothèses de ma victoire, j‘aurai été placé sans aucun doute en première place. Allez Vicky, avoue que je t‘ai laissé gagner ! » Victoria roula des yeux tout en les levant au ciel. Comme si elle était idiote. Mais le côté macho de Neal ne finira jamais de l’exaspérer. Cependant, elle savait que Neal avait une espèce de vision assez masculine quand au rôle de l’homme et de la femme, autant dans la société que dans une famille, amitié ou relation. Donc, dans le fond, ce genre de réflexions venant de lui ne l’étonnait pas. Non, au contraire, cela l’amusait. Surtout cette façon de montrer qu’il était l’homme, c’était plutôt drôle. Les bras croisés, Victoria releva son menton, snobant et toisant le jeune homme de manière hautaine. Elle avait apprit de très bonne postures durant ses années en solitaire. « Tu n’as qu’à pas faire grand comédien. Je n’ai fait que… profiter de la situation que tu m’offrais gracieusement. Alors arrête de te plaindre, c’est toi qui l’as voulu. » Un sourire angélique prit place sur son visage. Elle avait raison et il le savait. Il n’y avait pas de matière à débattre et, surtout, il n’avait pas d’éléments pour se défendre. Mais pour qu’il l’avoue, il fallait se munir d’une grande patience. Victoria ne pouvait se retenir face au rire de Neal. C’était bon de le voir et de l’entendre rire, sourire, s’amuser comme un gosse. Cela faisait longtemps qu’elle ne l’avait pas vu comme ça. Trop longtemps. Mais ça faisait énormément de bien. « Qu'est-ce que tu ferais sans moi… » Victoria sentit son sourire se faner. Elle savait que trop bien comment elle était sans lui. Et ce qu’elle faisait sans lui. Exactement tout et n’importe quoi. Elle réagissait de mille et une manières mais qui n’étaient dans ses habitudes. Qui n’étaient pas elle-même, tout simplement. Elle tournait en rond, elle se cherchait, il lui manquait quelque chose, elle le sentait. Et elle savait ce qu’il lui manquait. Mais pourquoi fallait-il qu’il dise cela ? Pourquoi maintenant ? La jolie blonde baissa la tête, préférant esquiver purement et simplement cette question, à l’apparence si banale. Même si Neal n’avait pas voulu dire ou sous-entendre ce qu’elle avait compris, ce n’était cependant pas ce dont elle voulait penser de suite. Hors, elle n’arriverait jamais à extraire de son esprit les sept années qu’elle avait vécu sans lui. Et chaque réflexion comme celle-ci, elle y repensait. Inlassablement. Automatiquement. Non, elle n’en s’était pas remise, en faites. Peut-être, un jour, elle aura la présence d’esprit de tout lui raconter. C’était peut-être le seul moyen de relayer cette partie importante de sa vie au passé et seulement au passé. Mais pas maintenant. L’idée n’effleurait même pas encore son esprit. La jeune fille aimerait juste que Neal accepte le fait qu’elle veuille le repousser, le tenir à l’écart d’elle et des futurs maux qu’il risquait d’avoir par sa faute. Et aussi, elle n’avait pas envie de souffrir encore une fois. Le fait de lui avoir caché des fiançailles arrangées lui mettait un doute et elle avait encore peur qu’il lui cache d’autres choses, de tomber de haut. Mais, déjà, être venue ici, avec lui, n’avait peut-être pas été la meilleure des solutions dans sa tactique du refoulement. La jolie blonde ne se laissait cependant pas abattre ; autant qu’elle ne soit pas là pour rien. Et même si elle avait ses doses de détente avec Jake – bien qu’il y avait aussi des moments de malaise – ce n’était certainement pas pareil avec Neal. Il avait toujours eut le don de savoir comment lui changer les idées rien que par sa simple présence. Il avait été comme un repousse cauchemar pendant un an, une thérapie à lui tout seul rien que par son sourire. Même s’il avait tendance à comprendre très rapidement quand elle était contrariée, Victoria tentait toujours de ne pas trop l’embêter avec ses histoires, préférant le savoir joueur avec elle plutôt que bagarreur avec d’autres. La jeune fille n’avait cependant eut jamais aucun scrupule à arracher son meilleur ami aux autres, notamment des griffes de Dakota. Dire qu’elle l’avait toujours fait pour de réelles raisons serait mentir. Après tout, elle savait la position avantageuse qu’elle avait auprès de Neal. Alors oui, elle en avait déjà profité. Notamment parce qu’elle était terriblement jalouse rien que de penser qu’il pouvait s’amuser avec quelqu’un d’autre qu’elle. Oui, c’était égoïste. Duncan, Esteban et Dakota étaient des garçons et plus âgés que Neal. La plus jeune avait souvent eut peur que Neal la délaisse pour eux. Par chance, il revenait toujours à elle. A présent, il était en mauvais terme avec ses amis d’enfance et avait l’air de s’en foutre comme de l’an quarante. Pire, il cherchait même à les provoquer. Mais pas avec elle. Certes, cela ne rendait pas la tâche facile. Peut-être que la mettre au même rang que les autres aurait été un moyen de facilité pour elle. Le savoir haineux vis-à-vis d’elle aurait évité bien des tracas. Malheureusement, ce n’était pas le cas. L’ignorance était la meilleure des armes. Pourquoi cela n’avait pas fonctionné pour eux, alors ? « C’est lui, Vicky. Je le sais et toi aussi. » Les paroles d’Aiden résonnaient subitement dans sa tête et elle la secoua pour les faire partir. La concernée ne voulait plus y croire. Ou, plutôt, tentait de ne plus y croire. Elle avait cependant accepté de mettre un terme à sa relation avec Aiden, qui s’était montré plutôt psychologue pour le coup ; ils étaient faits pour être amis et rien d’autre. Cette rupture avait été faite de façon naturelle et d’un accord commun. Étrangement, Victoria en avait été soulagée par la suite. Pas qu’Aiden était un mauvais petit-copain, non, bien au contraire. Mais ça ne l’avait pas forcément surpris. C’était comme une épine qu’on lui arrachait du pied. Mais, elle ne s’était jamais faite d’illusion ; le jeune homme et elle, c’était sûrement plus pour pouvoir trouver un réconfort auprès de quelqu’un qu’une vraie relation où l’on prévoyait déjà l’avenir. La jolie blonde avait eut besoin de se reposer sur quelqu’un et cette personne avait été Aiden. Bien sûr, Victoria ne lui avait rien dit. Comme elle l’avait confirmé à Neal, il était et restait le seul à être au courant. Cependant, la jeune Blythe caressait l’idée de le dire à ses frères, ce qui serait une décision plutôt raisonnable. Mais Rhys étant absent et ne voulant pas gâcher ni l’été ni le bonheur de Maât, la cadette attendra. Après tout, ce n’était pas comme si elle allait passer l’arme à gauche demain, n’est-ce pas ?

« Ça je l‘avais remarqué… Vous qui semblez la connaître, quel serait le taux de pourcentage de ma victoire ? Plutôt 99,99 ou 100 % ? » Relevant les yeux, un nouveau sourire apparut comme par enchantement sur son visage. Même si Neal semblait être particulièrement soucieux de la question et encore plus de la réponse. Faisant légèrement sautillée la branche sur laquelle elle était assise, Victoria haussa les épaules, les yeux regardant le ciel, l’air de rien. Seulement, ce n’était pas vraiment rien ce qu’il venait de lui demander. Même s’ils semblaient en rigoler et prendre tout ceci pour un jeu, c’était plus compliqué et sérieux que cela. La détente leur permettait de se faire passer des messages. Alors la jolie blonde exposait mentalement les solutions qu’elle avait. Si elle répondait 100%, c’était comme se jeter dans la gueule du loup, aller à l’inverse de ce qu’elle souhaitait. Neal aurait la conviction et l’assurance qu’il avait encore toutes ses chances et qu’elle lui laissait une ouverture de brèche hautement facilité par le fait qu’elle venait de lui dire qu’il avait toutes ses chances. Si elle répondait un taux inférieur, et bien… Il ne la croirait sûrement pas et ferait tout pour lui prouver qu’elle tenait encore à lui et, surtout, qu’elle le montre et le dise. La jeune Blythe serait alors confrontée à plusieurs épreuves qu’il lui imposerait et il y avait trop de risques à ce qu’elle craque. Dans tous les cas, Victoria se sentait piéger, c’était certain. Mais le temps qu’elle réfléchisse aux différentes options qui se présentaient et, surtout, aux conséquences que chacune pouvait apporter, Neal reprit la parole. « Rien ne vaut la vie sans toi… Si l‘un de nous deux doit tomber, je ferais tout pour que ce soit moi… » Voix profonde et regard insistant, la jeune fille ne pouvait que sentir ses muscles s’engourdir et son cœur s’emballer face à de tels propos. Le jeune Rowlands avait toujours les mots et les phrases pour la faire sentir plus ou moins importante à ses yeux. Bon nombre de personnes serait surpris de l’entendre parler de la sorte. A ses souvenirs, lointains et récents mélangés, elle ne l’avait jamais entendu dire de telle chose à quelqu’un d’autre. Et même si elle en avait plutôt l’habitude, Victoria se sentait toujours fléchir face à de telles paroles. Neal savait comment l’émouvoir, comment la mettre mal à l’aise, comment se mettre en position de force face à elle. Elle ne pouvait décemment pas prétendre que ses paroles la laissaient de glace. Toutes les filles normalement constituées aiment savoir qu’on serait prêt à se sacrifier pour elles, qu’elles étaient importantes pour quelqu’un. Les filles avaient un plus grand besoin de reconnaissance que leurs homologues mâles – même si la plupart vous diront le contraire. Ce n’était pas pour rien que ces derniers avaient pour mission de les traiter comme des princesses. Victoria avait aussi aspiré l’envie d’être une princesse. Jusqu’au jour où elle avait compris qu’il fallait soit épouser un prince – ce qui était rare et pas à la portée de tous – soit avoir du sang royal dans les veines. N’ayant ni l’un ni l’autre, la blondinette de l’époque avait dût se résoudre à des envies plus concrètes et moins frivoles. « Au pire, je te ferais du bouche à bouche… J‘ai appris les premiers gestes de secours… C‘est dange… » Trop tard, Victoria s’était jetée dans le vide. Elle ne put s’empêcher d’être amusée ; les gestes de premiers secours ne devaient pas être très utiles face à une entorse ou un problème cervical. Outre celui de téléphoner les urgences, bien évidemment. La jeune Blythe s’écrasa à terre telle une crêpe et s’immobilisa immédiatement, s’accordant alors un petit repos spontané. A vrai dire, elle calculait surtout, et mentalement, combien de temps Neal allait mettre pour venir jusqu’à elle. Il lui avait fait le coup tellement de fois que c’était un peu comme lui rendre la monnaie de sa pièce. Si Victoria n’avait pas appris à garder un visage neutre, elle aurait sûrement sourit en sentant une once de chaleur lui prendre la main. « Tu blagues Vicky pas vrai ?! » Sans bouger, la concernée s’imaginait la tête de Neal et oui, elle était écroulée de rire. Intérieurement parlant, bien sûr. « A trois, je t‘embrasse. Un… deux… » Nom d’un chien, il ne perdait rien pour attendre ! Victoria aurait pu se laisser emporter par le parfum et le souffle du jeune homme mais c’était sans compter sur sa conscience, qui arrivait parfois bien à temps. Alors, la jeune Blythe tourna la tête sur le côté avant de lâcher la main de Neal et de le repousser en s’appuyant sur son torse. « N’y comptes même pas, bonhomme. » Il aurait pu le faire. Il avait été juste à quelques centimètres d’elle ; il aurait largement pu le faire. Si elle lui en avait laissé l’occasion, bien sûr. « Tu aurais profité de moi, pauvre inconsciente même pas au courant de ce qu’on lui faisait faire ? Ce n’est pas très rassurant, Neal. » En même temps, c’était de sa faute ; elle lui avait tendu une perche. Elle aurait dût se montrer plus maligne que ça et avoir vu le coup venir. La jeune Blythe releva le buste tout en se massant l’arrière de la tête avant de s’étirer. Juste histoire de voir si rien n’avait bougé et si tout était intact. « Et puis, ce n’était pas toi qui aurais dût tomber, normalement ? » Demanda-t-elle, innocente et souriante. « Pour ce qui est du pourcentage de votre victoire, je dirai que vous estimez un peu trop vos capacités. » Rajout-elle, tout en lui tapotant sur la joue, avant de se relever sur ses pieds et prendre de la hauteur. « Rien n’est perdu. Mais rien n’est acquis d’avance non plus. Si vous ne voulez pas être déçu, revoyez vos pronostics à la baisse ou bien… Abandonner. » Le regard baissé vers Neal, qui était toujours sur le sable, Victoria ne perdait pas non plus de vue ce qu’elle voulait réellement pour Neal ; tout sauf elle. Évidemment, ce petit jeu était amusant mais c’était un véritable message qu’elle lui lançait. Et que par ses yeux émeraude, il ne pouvait pas en douter une seule seconde. Elle eut un fin soupire avant de reculer légèrement et attraper le panier qui trainait non loin du tronc. Souriant de nouveau et reculant toujours, Victoria l’ouvrit doucement tout en s’éloignant de l’arbre, comme si elle embarquait le panier et son contenu pour elle toute seule. Et vu que le jeune homme était un vrai estomac sur patte, pas sûr qu’il la laisse faire sans rien dire. « Voyons ce qu’il y a là-dedans… » Tournant le dos à l’arbre et se dirigeant plus vers l’océan, la jolie blonde s’arrêta à mi parcours pour se retourner vers Neal, une moue boudeuse au visage. « T’aurais au moins pu penser à mettre des magasines d’hommes à moitié nu, quand même, Neal. T’abuse ! » La jeune Blythe regardait le jeune Rowlands d’un air sceptique, l’air vraisemblablement guère satisfaite. Évidemment, elle se foutait de lui. Victoria ne possédait pas de bouquins d’hommes dénudés sous son lit. Mais rien que pour voir la tête et la réaction de Neal, c’était tentant. Vraiment trop tentant.
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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Jeu 5 Aoû 2010 - 13:24

    Elle ne l’aidait en rien, et ne lui était en aucune faveur. Déjà depuis enfant, il savait parfaitement ce qu’il désirait ou non. S’amusant alors avec des jeux enfantin pour y parvenir. Victoria était toujours de son côté. Mais aujourd’hui, avec les années qui avaient défilés, ils avaient probablement beaucoup trop changés. Elle s’était largement plus endurcit que quand elle n’était qu’une gamine. Et le jeune Indien avait seulement garder cette image en tête. Celui d’une femme toujours calme et posée, prête à tout pour sauver les siens, mais qui reste néanmoins franche, gentille, passionnée et naïve. Croire que les gens étaient tous d’une gentillesse innée, et que chacun a un bon côté au-delà du moins bon était une grave erreur. Mais cela le faisait rire à l’époque. Ainsi il avait pris les devants en voulant la protéger des ‘méchants’ comme il aimait lui dire. Et ce n’était pas elle qui avait trouvé une objection, bien au contraire. Au fil des semaines, le jeu s’était refermé sur lui parce qu’il avait réellement finis par s’attacher à elle. Trop sans doute pour faire marche arrière. Aujourd’hui encore, il ne supporte pas l’idée qu’elle souffre, ou qu’on l’embête. Et même si on était un de ses plus proche amis, on avait aucun droit de l’embêter, de la titiller. Lui seul pouvait le faire quand ils étaient dans leur monde. Visiblement, un monde où personne d’autre n’était invité. Un arbre dont personne ne connaissait l’existence. Enfin bien sur on pouvait voir l’arbre, mais certainement pas ce qu’il représentait à leurs yeux. C’était bête, idiot, complètement futile, mais eux seuls pourraient comprendre. Et puis le jour où il est revenu du Michigan, en 2009, Victoria, son ancienne amie avait changé. Trop, ou lui-même avait peut-être changer aussi. Mais elle était beaucoup plus sarcastique, d’une certaine façon fausse. C’est exactement comme cela qu’on devient quand on est ironique à souhait, employant alors un regard hautain, une moue non désirable. Quand on devient un tête à claque. Neal n’aimait pas ça. Bien sur, parfois il lui était arrivé d’être ironique, seulement pour montrer à la personne en face de lui, qu’elle était plus con qu’il ne le pensait. Mais ce n’était pas une attitude qu’il adoptait souvent. Lui préfère parler plus directement, si cela est pris sérieusement bien sur. Alors ne nous le cachons pas, Neal avait beaucoup de mal à comprendre son ancienne amie. Il ne savait jamais si ce qu’elle disait était sérieux, ou pas. Il ne la comprenait sans doute plus beaucoup. Pas autant qu'avant.

    ‘‘ Tu n’as qu’à pas faire grand comédien. Je n’ai fait que… profiter de la situation que tu m’offrais gracieusement. Alors arrête de te plaindre, c’est toi qui l’as voulu. ’’ Le jeune grimaçait en lui tirant la langue pendant qu‘elle parlait. S‘amusant à la refaire, du point de vu des mimiques seulement. Elle avait raison, il le savait. Mais bien sur cela aurait été trop facile et pas du jeu si il l‘avouait. Et puis d‘abord, ça l‘avait bien arrangé qu‘il sache faire son comédien ! Détournant la tête de l‘autre côté, il fît mine de jouer l‘indifférence, en relevant le plus haut possible son visage, avec un regard arrogant. Avant de poser son regard sur elle sans bouger la tête, ce fût donc dans un regard en biais qu‘il l‘observait. Finalement, posant sa main sur l‘arrière de la branche, il détourna son regard vers Victoria, mielleux à souhait. « Tu aurais pu t‘inquiéter pour moi, aussi, renchérit le jeune homme, d’une statut angélique, au lieu de viser la victoire ! » Il ne se plaignait pas tellement, mais disons que dans un sens, ils étaient chien et chat. Bien évidemment qu’il s’amusait, elle finirait par le comprendre. Peut-être même, le savait-elle déjà. Il avait toujours été un chieur à souhait, profitant de la moindre occasion pour se faire passer pour l’ange de la situation. Bien évidemment, Victoria savait mieux que personne qu’il était loin d’être un innocent. Mais il aimait en jouer. De toute sa grâce, de toute son élégance, de toute sa force, et de son arrogance à toute épreuve. Quand Victoria perdit son sourire, le jeune homme perdit à son tour peu à peu le siens. Il avait compris qu’il était allé trop loin, que cela lui faisait mal. Ce n’était en rien intentionnel, il avait juste voulu parler d’autre chose, ou voulait se montrer entreprenant. Trop, visiblement. Se mordillant la lèvre, il fuyait à son tour son regard, perdu dans l’horizon. Connaître les éléments qui se précipitaient dans sa tête serait difficile. Il ne savait pas très bien comment elle avait pu vivre ce déchirement en 2002. Mal, très mal sans doute, oui. Mais en savoir les raisons, les détails, pas à ce point. C’était un point sensible. Trop, pour en parler ouvertement. Il avait eu à peine le courage de lui avouer l’histoire avec sa fiancée, les traditions familiales, et c’était en partie à cause de Chris, et le fait que Victoria le lui demande. Il aurait encore repoussé cette révélation à plus tard sans cela. C’était certain. Et même si, il était probablement un peu gêné qu’elle sache, dans le fond, cela saurait le réconforter dans le temps. Il pourrait dès à présent tenir sur son soutient pour avancer. Même si il n’attendait pas cela de sa part. Neal était accroupi sur le sol, avant d‘être repoussé fermement par Victoria. Il avait osé le pas, il avait voulu l‘embrasser. Une nouvelle fois. En vain. Il s‘y était bien sur attendu, quelque part, il le souhaitait peut-être. Il a toujours aimé, d‘une part qu‘on lui résiste, qu‘on lui prouve autre chose que ce qu‘il concevait. Loin de lui de s‘énerver, au contraire, il avait l‘espoir d‘un jour la reconquérir. Elle n‘attendait que ça de toute manière, il en était sûr. D‘autre part, si elle n‘aurait rien fais, si elle se serait laissée embrasser, cela aurait simplement signifié qu‘elle n‘était plus consciente. Et finir à l‘hosto ne lui plaisait pas. Pas pour Victoria du moins. Ce fût donc sans grande surprise qu‘elle le repoussa. Et si une part de lui portait un sourire boudeur, de l‘autre côté, il se montrait satisfait, et avide de pouvoir retenter. C‘était sans doute idiot de comprendre cela, mais Victoria était bien trop importante à ses yeux pour qu‘il abandonne aussi facilement la mise. Pire, il n‘abandonnerait jamais, il en était convaincu. Même face à une Victoria hautaine et indifférente, embrassant de plein fouet un idiot de service, se croyant pour son petit copain - il était convaincu d‘être fait pour elle. Lui seul, Neal Rowlands ! C‘était peut-être prétentieux de penser cela, mais qu‘importe. ‘‘ N’y comptes même pas, bonhomme. Le stoppa-t-elle dans son élan en se redressant, tu aurais profité de moi, pauvre inconsciente même pas au courant de ce qu’on lui faisait faire ? Ce n’est pas très rassurant, Neal. ’’ Souriant, il n‘avait aucune once de remord dans son regard. Il aurait peut-être voulu aller plus loin, mais elle lui aurait laissé l‘opportunité selon lui. Et puis, elle s‘était amusée à l‘effrayer, ce n‘était donc qu‘un revers de médaille. Vraiment, il ne trouvait aucune peine à avoir. Ce n‘était pas comme si il était un violeur ou un étranger pour elle. Il était son meilleur ami depuis le bac à sable, ancien amant et futur mari, ce serait ce qu‘il lui souhaitait de pire du moins. « Si nous devons donner une définition au mot ‘profiter’, se serait de tirer profit d‘une personne ou d‘une situation… Commença-t-il par dire, d‘un ton calme et neutre avant de poursuivre, mais, parallèlement, il y a une seconde définition, comme aider son prochain, ou être utile à faire quelque chose… En l‘occurrence voila la définition que je donnerais à cet acte… » Il était lui-même plutôt fière de ses paroles. Et certain de ce qu’il disait. Bien évidemment, cela dépendait du point de vu de chacun, mais à ses yeux, il n’avait aucun tord. Encore heureux, qu‘ils s‘étaient toujours très bien entendu, elle saurait parfaitement lire dans son regard, de la taquinerie. Il aimait avoir le dernier mot, c‘est pas nouveau. Alors promouvoir son rôle de macho lui allait forcément comme un gant. Finalement, il reprit assez vite la parole, continuant dans un ego surdimensionné, mais qui faisait de lui un grand séducteur. « Effectivement, je ne trouve donc aucun remord à essayer et à réessayer… Ne dis t-on pas que l‘espoir fait vivre ? » Voila une phrase qu‘on lui avait répété mainte et mainte fois, pour qu‘aujourd‘hui il s‘en serve à sa guise. Dans un sens, heureusement qui lui restait de l‘espoir, même si à coup sur, même sans ça, il continuerait à espérer. C‘était très mal le connaître de se dire qu‘il s‘avouerait vaincu aussi facilement. Aussi rapidement. Et puis ainsi, elle saurait qu’il n’abandonnerait toujours pas, même après cette tentative. Il ne baisserait pas la garde, tentant encore et toujours la même rengaine. Et ne pas obtenir ce qu‘il désirait lui donnait l‘envie de continuer. De toujours se surpasser. ‘‘ Et puis, ce n’était pas toi qui aurais dût tomber, normalement ? Lui demanda-t-elle, taquine et souriante, pour ce qui est du pourcentage de votre victoire, je dirai que vous estimez un peu trop vos capacités. ’’ Il esquissa un demi sourire avant de tirer cette conclusion d’une mine boudeuse. Amusé, il posa son doigt sur sa bouche, le regard ailleurs avant de songer à ce fameux pronostic. « Disons seulement, que vous sur estimer les capacités de cette demoiselle. Je suis certain qu‘avec un peu d‘obstination, et de temps, j‘arriverais au but. Trop sur de lui ? C‘est-ce qui fais son charme non ?! Si seulement, tu m‘en avais laissé le temps… Tu m‘as regardé, et tu as sauté. C’était irresponsable Victoria, et tu le sais parfaitement. Tu aurais pu te blesser, finir à l‘hôpital… Ou pire, ne jamais re-goûter à mes baisers passionnel ! » Bon on est d’accord, il tentait de faire de l’humour. Parce que Neal ne voulait pas se la mettre à dos, ou la blesser. Aussi, sa place n’était pas celui qui devait lui reprocher des choses. Sur certains points, il est irresponsable aussi. Seulement, ce n‘était pas pareil à ses yeux. Et surtout, il ne le faisait pas exprès. Cela n‘avait aucun but suicidaire. Hors, il avait l‘impression que pour son amie, c‘était en quelque sorte le cas. Comme si elle n‘avait plus rien à perdre. Peut-être étais-ce vrai, mais pas à ses yeux. Elle pourrait y perdre beaucoup plus qu‘elle ne le pensait. Plus que la mort, l‘amour, l‘amitié, la solitude, le regard des autres. Bien plus que tout cela réunit : l‘indépendance. Par exemple, se retrouver sur un lit d‘hôpital, avec un masque pour respirer, des fils pour s‘alimenter. Perdre la vu, ou la mobilité. Perdre toute notion de temps. C‘est ce qu‘elle va vivre dans quelques années ? Mais alors, pourquoi tout précipiter ? Dans quel but ? Faire souffrir ses proches ? Se faire souffrir elle-même, comme si elle en était responsable ? ‘‘ Rien n’est perdu. Mais rien n’est acquis d’avance non plus. Si vous ne voulez pas être déçu, revoyez vos pronostics à la baisse ou bien… Abandonner. ’’ Il eut un sourire victorieux au coin de son visage. Il n’avait pas gagner, mais il n’en était pas loin. Il le savait, le sentait. Elle savait de toute manière que perdre était une chose impensable, cela ne lui avait même pas traversé l‘esprit, sinon il ne serait pas la, à tenter par un quelconque geste, une vulgaire parole, de l‘embrasser. Il serait méprisant et hautain, comme il peut l‘être avec les autres. Toujours à terre, le jeune homme la regardait d‘un regard interrogateur avant de la voir saisir le panier. Son panier aux milles trésors. ‘‘ Voyons ce qu’il y a là-dedans… Voyant son repas s‘enfuir à petit feu, il se redressa comme un lion le ferait face à une gazelle, t’aurais au moins pu penser à mettre des magasines d’hommes à moitié nu, quand même, Neal. T’abuse ! ’’ Elle lui tournait le dos, alors qu‘il la fixait de loin. Un fin et mystérieux sourire apparu sur ses lèvres tandis qu’il osait quelques pas vers elle. Arrivé à un mètre de la jeune Blythe, Neal s‘arrêta un instant, déplaçant alors avec lenteur ses deux mains sur son tee shirt et d’un geste voluptueux, il le retira, montrant alors ses formes musclés en avant goût, avant de lui répondre, d’une voix tout aussi attirante. « Pourquoi attendre des magazines ce qu‘un homme pourrait te donner… Ajouta-t-il en sa direction, visiblement satisfait et amusé de sa réplique, avant de poursuivre d‘une voix désireux tout en s‘approchant d‘elle, et en chair et en os en plus… Que demander de plus ?! » Neal s’avança une nouvelle fois, mais qu’elle ne fût pas sa surprise quand il vit Victoria reculait à son tour. Lâchant le panier, quand elle vit que Neal semblait ne pas connaître les limites, elle se mit à reculer plus vivement pour sentir le corps de son ami toujours près d’elle. Elle se mit à courir, lui aussi. Et voila qu’une folle poursuite se suivit sur le sable doré, chauffé par le soleil. Victoria ne savait plus où allait, et elle se retrouva coincée entre la poubelle et un arbre. Tentant de trouver la ruse, elle se baissa pour s’extirper en dessous des jambes de Neal, qui saisissant la taille de la jeune femme finit par la surélever. Ses mains saisissant le bras de la jeune femme, elle se retrouva coincée. Que compterait-elle faire ? L‘esquiver une nouvelle fois ? Le repousser ou faire comme si de rien était ? Il attendait avec patience de connaître sa réaction, toutefois, il compléta une nouvelle fois la distance entre eux. Tout se bousculait dans sa tête, son odeur, ses souvenirs, ses baisers d‘autrefois, chaud et langoureux avant de saisir l‘opportunité d‘arriver à quelques millimètres d‘elle. Effleurant la bouche de Victoria du bout de ses doits, sa bouche elle, avait trouvé un autre réconfort. « Tu finiras par craquer Victoria Blythe. Je t‘en fais la promesse… » Lui chuchota-t-il à l‘oreille, le regard taquin et émerveillé avant de se reculer d‘elle, pour placer ses deux mains sur son pantalon comme pour le retirer. Osera-t-il aller jusqu‘au bout, ou est-ce du bluff comme il en était souvent capable ? Après tout, Victoria lui avait parlé de magazines d‘hommes à moitié nu… Visiblement, il ne faut pas titiller le gamin qui dort en lui… Victoria en aurait-elle oublier les conséquences ?!
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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Ven 6 Aoû 2010 - 1:11


« Tu aurais pu t‘inquiéter pour moi, aussi, au lieu de viser la victoire ! » Victoria ne perdit pas une seconde pour tirer la langue en retour à Neal, qui abordait une mimique à la fois indifférente et angélique. La jolie blonde arqua un sourcil avant de secouer la tête. « La victoire est la plus belle des récompenses. » Annonça-t-elle, fièrement, en relevant le menton vers le jeune homme. Il avait fait exprès de s’arrêter mais il osait tourner la situation à son avantage, le bougre ! Depuis le lycée, Victoria avait cependant tout fait pour arriver dans les meilleurs de sa promotion. Alors oui, le goût de la victoire lui faisait toujours plaisir. Neal était un mauvais perdant, voilà tout. Et surtout, il était coupable et victime de son propre crime. S’il lui avait laissé une telle marge de manœuvre, c’était uniquement pour pouvoir en tirer quelque chose après. Et ce quelque chose, c’était de pouvoir l’embrasser. C’était l’étape interdite, la limite à ne pas franchir, le pêché. Victoria se sentait assez à bloc pour être rebuter rien qu’à l’idée et elle saura le lui faire comprendre, par tous les moyens possibles et inimaginables. Un peu comme Neal lui faisait comprendre qu’il voulait de nouveau d’elle. En clair, ils étaient en opposé direct d’idées et c’était le plus persistant qui gagnera. Un jeu qui pouvait être sans fin si les participants décidaient de faire trainer les choses. Un cercle vicieux où chacun voulait sa part de réussite. Cependant, ici, il ne pouvait y avoir qu’un perdant et qu’un gagnant. Le compromis ou le juste milieu n’existaient pas. Neal et Victoria ne faisaient pas vraiment les choses à moitié et jouaient cartes sur table. Comme venait de le dire la demoiselle, la victoire était la plus belle des récompenses tout simplement car cela montrait que leurs efforts avaient payés. La jolie blonde savait de quoi elle parlait. « Si nous devons donner une définition au mot ‘profiter’, se serait de tirer profit d‘une personne ou d‘une situation… Mais, parallèlement, il y a une seconde définition, comme aider son prochain, ou être utile à faire quelque chose… En l‘occurrence voila la définition que je donnerais à cet acte… » La jeune Blythe ouvrit la bouche pour y extraire un simple petit son de surprise avant de la renfermer. Croisant les bras, elle eut un sourire aux coins des lèvres. « Je ne vois pas en quoi un baiser profiterait une personne inconsciente… Tu as trop abusé des Walt Disney, Neal. » Son sourire s’était agrandit au fur et à mesure de ses paroles. Évidemment, tout le monde savait que ce n’était que dans les contes où un baiser réussissait à vaincre le repos éternel des princesses. Malheureusement pour Neal, Victoria n’était pas Aurore la belle au bois dormant, ne dormait pas depuis des lustres et n’attendait pas de baiser de la part du prince charmant pour se réveiller. En tout cas, que Neal ne se défende pas de n’avoir jamais vu de Disney. Ils en regardaient ensemble quand ils étaient gosses. « Effectivement, je ne trouve donc aucun remord à essayer et à réessayer… Ne dit-on pas que l‘espoir fait vivre ? » Victoria roula des yeux tout en souriant, presque bêtement, à la phrase de Neal, qui avait l’air terriblement confiant et sûr de lui. Ainsi donc, il ne perdait pas espoir de la reconquérir et n’avait aucun scrupule à agir de façon aussi bestiale ? La jeune Blythe laissa couler cette phrase ; elle aura bien l’occasion dans la direction totalement opposée du jeune homme une autre fois. Dans les dix minutes à venir, par exemple. Quand elle vit la moue songeuse et réfléchi du jeune Rowlands, elle haussa des sourcils. Qu’est-ce qu’il allait bien pouvoir lui raconter pour ce coup-ci ? « Disons seulement, que vous sur estimer les capacités de cette demoiselle. Je suis certain qu‘avec un peu d‘obstination, et de temps, j‘arriverais au but. » Et bien, on pouvait dire qu’il ne la décevait pas, au moins. Victoria eut un léger rire tout en haussant faiblement les épaules et en reculant d’un pas, les bras toujours croisés. « Ce serait plutôt vous qui la sous estimeriez. On ne vous a jamais dit de faire attention aux apparences ? » Parler d’elle à la troisième personne était plutôt drôle. Et cela facilitait le dialogue, il fallait bien l’avouer. Faire comme si quelqu’un d’autre parlait à votre place était une manière mois intimidante pour parler. Comme si, quoique vous disiez, on ne pourra pas vous accuser. Mais c’était trop simple pour que cela dure. « Si seulement, tu m‘en avais laissé le temps… Tu m‘as regardé, et tu as sauté. C’était irresponsable Victoria, et tu le sais parfaitement. Tu aurais pu te blesser, finir à l‘hôpital… Ou pire, ne jamais re-goûter à mes baisers passionnel ! » La concernée eut un soupir embêté tout en levant les yeux au ciel, malgré la bonne foi de Neal. Elle ne voulait pas de leçons de moral. Elle avait vingt ans et encore toute sa tête ; la seule personne qui pouvait prétendre avoir encore une certaine autorité sur la jeune Blythe était sa mère. Mais, vue que cette dernière n’était pas encore au courant pour la maladie transmise par son mari à sa cadette, seul Neal pouvait lui faire ce genre de remarques. « Le danger est quelque chose de palpitant. Qui te fait sentir plus vivant. Tu sais ce que s’est, n’est-ce pas, Neal ? » Puis, elle rajouta, tout en croisant son regard, l’air insolent. « Et depuis quand aller à l’hôpital est moins pire que ne jamais regoûter à tes baisers ? Tu n’as pas le sens des priorités, visiblement. » Non, elle aussi n’avait aucun scrupule pour tenter de l’enfoncer. Mais Victoria avait ce don d’aiguiser la blessure ou pour rabaisser les autres. Évidemment, avec Neal, ce n’était pas méchant. C’était de la taquinerie, rien de plus. Mais c’était drôlement tentant. Avoir un interlocuteur qui avait autant de mordant et de répondant que vous pouvait rendre une conversation particulièrement intéressante et piquante. S’étant reculée plus que de raison de l’arbre et le dos tourné à ce dernier, Victoria semblait avoir replongée la tête dans le panier avant de chiper une cerise lui passant sous les yeux et la main. « Pourquoi attendre des magazines ce qu'un homme pourrait te donner… En chair et en os en plus… Que demander de plus ?! » La jolie blonde se retourna vivement, presque en alerte. Quand elle vit Neal, ses yeux s’agrandirent d’effroi tout en lâchant le panier. Il avait osé. Le jeune homme savait que son torse et ses bras étaient des atouts non négligeables de son physique – peut-être pour cela qu’il en prenait soin. Alors, forcément, il en profitait. Victoria se mordilla la langue de rage ; elle n’aurait pas pu se la fermer au lieu d’enchainer bourde sur bourde ? Au fur et à mesure qu’il s’approchait d’elle, Victoria reculait, craintive. Elle reculait inlassablement jusqu’à ce qu’elle sente l’eau fraiche lui caresser les pieds. Se réveillant soudainement, la demoiselle se mit à courir. Sans surprise, Neal s’élança à sa poursuite. Elle manqua de se gameler, elle utilisa un tronc d’arbre en guise de bouclier mais fini tout de même par être prise au piège. Arrivant dans un cul-sac, Victoria s’arrêta subitement devant le muret qui se dressait devant elle, qu’elle observa de toute sa hauteur, avant de pousser un bref cri de surprise quand elle frôla Neal en se retournant. La jeune Blythe recula d’un pas puis de deux, presque apeurée, ses yeux s’excitant dans son orbite, l’air affolé. Oui, elle semblait paumée et être la prisonnière du jeune homme ne la satisfaisait pas énormément. Elle eut alors le réflexe presque spontané de vouloir passer par les jambes de Neal mais celui-ci la rattrapa par la taille avant de lui prendre le bras. La jolie blonde eut une moue boudeuse, tout en se rendant à l’évidence ; elle était prise au piège. Et elle devait trouver un moyen de s’échapper. Neal en profita pour se rapprocher d’elle. Très près d’elle. Trop près d’elle. Victoria leva ses yeux émeraude sur lui, alors qu’il portait un doigt sur ses lèvres à elle pour les caresser tendrement. « Tu finiras par craquer Victoria Blythe. Je t‘en fais la promesse… » La, elle pouvait avoir des raisons de paniquer, n’est-ce pas ? Il lui avait tout simplement murmuré à l’oreille, d’une voix chaude et suave, qui était loin de la laisser de marbre. Position de force pour lui, proximité beaucoup trop élevée, la jeune Blythe sentit ses mains se crisper alors que le souffle chaud de Neal caressait, titillait, provoquait sa peau – qui ne manquait pas une occasion pour s’embraser. Elle fut cependant soulagée qu’il recula mais elle le fut moins quand elle vit là où il mettait ses mains. Soucieuse, Victoria fronça les sourcils. « Tu fais quoi, là ? » Puis, quand elle comprit ce qu’il comptait faire, elle eut un mouvement précipité vers lui. « Oh non, non, non, Neal ! J’ai dit à moitié nu, pas à trois quart nu ! » Et oui, il n’était jamais trop tard pour apprendre les proportions et leurs équivalents, n’est-ce pas, Neal ? Victoria prit les mains du jeune homme sous les siennes, pour bien s’assurer que rien ne tombera. Il suffirait que quelqu’un passe et le voit en caleçon pour se poser des questions. Et ça ne serait pas bon du tout. Ca pourrait même être vu comme un délit. Sans compter de la gêne occasionnée. Quoiqu’il en soit, la jeune Blythe ne quittait plus le regard du jeune homme ni son emprise avant de sourire légèrement. « Tu as toujours eut ce que tu voulais, n’est-ce pas ? » Sa voix était charmeuse et elle se mordilla tendrement et lentement la lèvre alors qu’elle reculait lentement vers le muret, entrainant Neal avec elle par les mains. Quand elle sentit son dos contre le dur, elle glissa une de ses mains le long du bras du jeune homme avant de prendre pression sur l’épaule où elle atterrit pour le plaquer gentiment contre le mur. La demoiselle semblait jouer avec les attentes de Neal ; pour cause, elle s’était presque collée à lui. Ils pouvaient presque sentir leurs cœurs s’emballer et s’accélérer. Sa main descendit langoureusement le long de son torse alors que son visage se rapprochait de celui de Neal. « Ca tombe bien, moi aussi. » Neal avait voulu jouer, Victoria en avait vite compris les règles. Elle s’y était donc faite, quitte même à jouer avec le feu. Car là, il était clair que ce n’était pas la meilleure des tactiques pour le faire fuir. Sa voix était devenue un murmure, suave et ses lèvres frôleraient presque celles de Neal si elle se penchait un peu plus. Leurs respirations se mélangeant, ils restèrent un long moment à se regarder, n’osant presque pas bouger, avant que le jeune Blythe finit par se détacher totalement de lui pour courir vers la sortie débouchée. Courant jusqu’au panier, elle l’attrapa dans sa folie et se retourna. Quand elle vit Neal de nouveau à sa poursuite, la jolie blonde recula et tendit son bras pour faire tanguer le panier au-dessus de l’eau. « Un pas de travers et tu peux dire adieu à ton repas. » Un sourire moqueur se dessina sur ses lèvres alors que l’eau fraiche lui chatouillait les pieds. Jouons, mon beau… Jouons.

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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Mar 10 Aoû 2010 - 13:42

    ‘‘ La victoire est la plus belle des récompenses. ’’ Il faut être honnête que Neal lui-même préfère gagner que perdre. Mais en l‘occurrence dans notre cas, il avait choisie sa défaite. Ce n‘était pas une défaite quelconque, c‘était au contraire pour en tirer que mieux les bénéfices. Croire un seul instant à son bon état d‘esprit serait être naïf. Même face à Victoria, il ne pouvait réellement s‘empêché d‘accepter qu‘elle gagne face à lui. Pas à n‘importe quel prix aussi. Et celui-la coûterait selon lui trop cher. Au-delà d‘un jeu, son couple était mis à rude épreuve. D‘une certaine façon, ce n‘était pas perdre qui le freinait autant mais plutôt de ne pas avoir une seconde chance. Pour lui, tout était bon pour le lui faire comprendre. C‘était même normal qu‘un d‘eux s‘oppose à cette décision irréversible. Bien sur qu‘il a fait de nombreuses erreurs dans sa vie. Elle aussi. Et ils en feront encore, en tant que ‘couple’ mais aussi en tant qu’humain. Ceci dit, ce qui était grave était plus de ne pas s’en rendre compte, ou de faire comme si de rien était. Faire une erreur en soit n’est pas la chose la plus importante, et la plus grave - mais celle de recommencer ou d’enterrer sa tête comme une autruche le ferait, ça oui ! Neal avait donc besoin de tirer un trait sur ce qu‘il s‘est passé. Et il saurait lui demander de faire la même chose. Peut-être commençait-il à prendre conscience que loin d‘elle, il était mal, et triste. Et que même si il est plutôt bien entouré, il n‘a besoin de personne d‘autre avec lui, que Victoria. Pour être franche, Neal ne songeait pas à l‘avenir. Il est plutôt terre à terre, et vit généralement plus le présent à l‘instant même, que d‘imaginer sa vie plus tard. Bien évidemment, il a souvent rêvé d‘une vie meilleure, peut-être même de devenir une star, comme tout gamin. Mais à l‘instar des autres, ce rêve n‘a jamais voulu empiéter plus loin qu‘un rêve, qu‘une folle envie. Jamais, il n‘a voulu se donner les moyens d‘en devenir une. Peut-être aime t‘il trop sa liberté et sa solitude pour vouloir aller jusqu‘au bout. Ou peut-être n’a-t-il jamais eu l’occasion de pousser sa voie dans cette direction ? Il aurait pu sinon continuer dans le mannequinât en tentant de se faire un nom, mondialement connu. Il fût un temps aussi - à l‘époque où il formait un couple avec Victoria - où il voulait précipitait les choses. Il voyait déjà la famille s‘agrandir, devenir un homme respectable et un époux de qualité. Il n‘aurait certainement pas refusé le mariage, juste pour être encore plus dans la réalité, même si d‘une manière comme d‘une autre, le mariage ne l‘a jamais vraiment attiré. Quand il n‘était qu‘un mioche, il adorait se foutre de la mariée qui embrassait langoureusement le marié, et qui ce dernier passant sa main dans le dos de sa coéquipière, lui répondait avec toute sa fougue espérer. Ou encore les parents qui versaient quelques larmes en se tenant la main au traditionnel ‘oui’. Lui, il préférait courir dans tous les sens, en cassant quelques verres au passage, et se faire gronder par une grand-mère qui arrivait généralement à le choper, vu sa discrétion légendaire. Au final, Neal Rowlands est exactement comme tous les gamins. Le jeune homme aujourd‘hui avait bien changé. Bien sur, il était à peu de chose le même, et n‘aimait pas tellement se retrouver dans une église, sentant l‘atmosphère lourde, et anxieuse. Voir ses tableaux, cette lumière filtrée, ou encore ses cierges avec une musique lente à l‘endormir le faisait fuir. Néanmoins, il avait revu ses priorités. Et ne verrait aucune objection à devenir l‘époux de Victoria Blythe. Peut-être n‘en étions pas encore la, oui certes. Mais sait-on jamais ce qui peut se passer, il suffit parfois d‘un départ, d‘un rapprochement, d‘une jalousie… D‘un flash pour se rendre compte de ses erreurs, et prendre enfin les bonnes décisions. Il ne pensait pas à la mort de sa jeune amie, ni à la souffrance que lui causera la maladie. Non, il ne voyait que le présent : Victoria, la plage, et ce besoin de la reconquérir. Mais la réelle question qu‘il pourrait se poser : Est-ce que je continue à faire l‘autruche, quitte à être malheureux jusqu‘à la fin de ma vie ? Ou est-ce que je prends le risque d‘être malheureux éventuellement plus tard, après avoir connu le vrai bonheur ? Et visiblement aux yeux de Neal, la réponse est déjà acquise… ‘‘ Je ne vois pas en quoi un baiser profiterait une personne inconsciente… Tu as trop abusé des Walt Disney, Neal. ’’ Relevant son regard vers Vicky, il ne pu s‘empêcher d‘avoir un sourire aux lèvres. Pour être honnête autant Neal adore aller au cinéma pour voir des films fantastiques, qui font peur ou encore de western ; autant il fuie la télé comme la peste. Comme tout enfant, il a été bercé par les Walt Disney, étant jeune. Même n‘étant pas un adepte des jeux télévisés, des dessins animés ou des films à l‘eau de rose - il connaît ses classiques. Mais il est vrai que regarder durant des heures la télévision n‘est pas son activité favorite. Il préfère de loin jouer aux voitures - ou depuis qu‘il a grandi : réparé les voitures. Comme faire du sport, s‘entraîner au basket, joué au foot, ou encore faire son footing quotidien. Mais Victoria n‘avait pas tord, ils leurs étaient souvent arrivés de passer une soirée entière consacrée aux Walt Disney, en mangeant des pop corn. Enfin, surtout Neal qui a toujours été connu pour manger comme quatre, même en sortant de table. C‘était à son niveau, plus une habitude, et de la gourmandise que de la faim. Se retournant entièrement vers Victoria. ‘‘ Ce serait plutôt vous qui la sous estimeriez. On ne vous a jamais dit de faire attention aux apparences ? ’’ Demanda sa jolie amie en sa direction. Il ne lui répondit que par un haussement d‘épaule brève comme si dans le fond il n‘en savait trop rien. « Je crois que c‘est plutôt la fille qui dort en moi, qui t‘a répondu » Siffla-t-il en montrant une moue amusante comme si il rigolait de sa propre connerie. Il devait reconnaître que Victoria n’avait pas tord, enfin reconnaître pour lui attention, certainement pas en lui avouant. Étant une fille, elle obtient souvent ce qu’elle veut, il en était conscient. C’est pourquoi Neal avait souvent observé les filles pour cette raison : pour comparer leurs expressions, leurs mimiques. Comme un regard angélique, une moue lente qui fait penser à un être chétif, naïf. Un sourire souvent présent, parfois accompagné d’un rire sec montrant qu’elles prennent la vie de façon optimiste. Surtout une apparence calme et posée avec un son de voix doux. Il suffit parfois d’un regard pétillant et le tour est joué ! Neal avait appris à manipuler les gens grâce à cela. Bien sur, cela ne fonctionnait pas à chaque coups, mais il arrivait à analyser les situations au mieux, ainsi que les gens. Il n’optait bien sur pas pour la même attitude face à tout le monde. Mais suivant le sexe, l’endroit, l’humeur de la personne, il devait s’arrangeait pour se montrer hargneux et cruel avec les plus récalcitrants, ou doux et agréable avec les plus dociles. « Nous allons continuer le jeu encore longtemps… Croisant les bras, il ne pu s’empêcher d’ajouter, reconnaissez au moins que j‘ai le mérite et la passion pour gagner, je ne vous en tiendrez pas rigueur, c‘est promis ! » Ajouta-t-il, dans un magnifique sourire radieux, voulant exposer une fierté non dissimulée. Il était fort pour se vendre, après tout il a été à la bonne école. Son père l‘a formé pour qu‘il reprenne la suite de la grande société familiale, ainsi, au lieu d‘aller en cours comme tout enfant l‘aurait fais, Neal lui passait ses journées dans la société. Son père comptait certainement beaucoup sur ce soutient, qui plus est, en mettant quelqu‘un de sa famille, il aurait continuer à avoir main mise sur le tout, et n‘aurait trouvé aucun scrupule à faire chanter son fils dès le moindre désaccord. Neal en était presque certain. Pour de nombreuses raisons, il avait préféré refuser cette offre. Qui plus est, il n’associait pas confiance à cette société. ‘‘ Le danger est quelque chose de palpitant. Qui te fait sentir plus vivant. Tu sais ce que s’est, n’est-ce pas, Neal ? Insista-t-elle bêtement alors que Neal voyait très clair dans son jeu, et depuis quand aller à l’hôpital est moins pire que ne jamais regoûter à tes baisers ? Tu n’as pas le sens des priorités, visiblement. ’’ Ce n’est pas parce que Neal est réputé pour être un homme qui vit dangereusement, que son ancienne amante, doit vivre de la même passion. Au contraire, elle a souvent été plus posé et mature que lui. Et à vrai dire, il ne voulait pas que ça change, alors Victoria n‘avait pas à se conduire comme ça avec lui. Elle n‘avait pas à lui mentir sur la raison qui la poussait à agir ainsi. Tout simplement parce que le danger et les filles, ça ne va pas ensemble… « Si je te dis que tu me fais peur d‘un coup… Car je ne veux pas penser que je puisse te perdre, commença-t-il, en baissant peu à peu le volume de sa voix, se rapprochant du murmure, je voudrais tant que mes mots puissent t‘aider… » A la faire changer d’avis, à lui faire prendre conscience de qui elle est. Il n’en savait rien lui-même, mais sans doute espérer t’il qu’elle se ressaisisse. Bien évidement qu’il vivait parfois dans le risque, mais il n’était pas cardiaque, et ne jouait pas sur sa santé directement. Si la mort devait surgir, elle viendrait en tout connaissance de cause. Alors que Victoria, ce n’est pas la même, c’est justement par peur de mourir qu’elle veut la provoquer. Comme pour se faire croire qu’elle ne risquait rien. Croire que rien ne lui fait peur. Mais c’est faux, entièrement faux. Et qu’elle ne lui dise pas qu’elle allait mourir dans quelques années : tout le monde mourra un jour, le plus tard est le mieux semble t’il, fermeture de toute discussion ! ‘‘ Tu fais quoi, là ? Se plaignit l‘accusée sous le regard taquin et complice de son ancien amant, voulant faire descendre l‘atmosphère déjà lourde, oh non, non, non, Neal ! J’ai dit à moitié nu, pas à trois quart nu ! ’’ Le jeune homme rigola de la réflexion de sa jeune amie, en lui tirant la langue tout en dégageant ses mains avec lassitude. Proche de Victoria, il se sentait bien, et heureux. Pas spécialement en sécurité, car cela voudrait dire qu’habituellement il ne l’était pas. Mais il se sentait mieux du moins. Comme si en un claquement de doigt, en un battement de cil, elle lui faisait oublier ses problèmes. L’alcool, les cigarettes, passait des heures au travail pour ne pas se retrouver seul dans sa grande maison comme un con était désormais bien loin dans ses souvenirs. Pourtant cela ne date pas de beaucoup, non. Et puis, elle connaissait beaucoup de chose désormais. Beaucoup de chose qui l’éloignera de lui, il en était certain. Il était fiancé, promis à une femme, et avait trop souvent fais souffrir Victoria pour ne pas que cette séparation n’arrive pas. Il en était conscient. Trop tard ? Peut-être, oui… Mais l‘avouer serait cruel à ses yeux. Et puis Victoria voulait jouer elle aussi. Elle l‘avait retourné contre l‘arbre sans même qu‘il ne s‘y oppose. S‘avançant vers lui, leurs peaux auraient pu se frôler, mais rien. Elle cherchait à le faire languir. ‘‘ Tu as toujours eut ce que tu voulais, n’est-ce pas ? Commença t‘elle, sur de faire de l‘effet à Neal, avant de poursuivre en le repoussant, ça tombe bien, moi aussi. ’’ Un sourire carnassier se lisait sur son visage. Un regard protecteur mais tout aussi victorieux s‘y lisait également. Elle lui avait fais de l‘effet, ça en était certain. Pire, elle s‘en était amusé à sa guise, et il n‘avait rien fais pour la repousser, pensant que cela aurait suffit à la mettre dans son camps. Visiblement il avait eu tord, ce fût pourquoi Victoria pouvait lire de l‘incompréhension, comme un regain sauvage de vouloir continuer la bagarre. Adossé contre l‘arbre, d’un air taquin et désinvolte. Les mains dans les poches, les cheveux en bataille. Il la regardait partir, pire il la laisserait faire ce qu‘elle désirait. Même si cela n‘était pas dans la même direction que ce qu‘il aurait voulu, ou espérer. Il ne perdait pas espoir. Jamais. Perdant son regard autour de lui, il avait tout autant perdu la trace de la jeune fille qui s‘amusait à errer sur la plage, pied nu. Elle semblait souriante, apaisée, calme. Un instant et il l‘observa un court moment avant de la contempler d‘un effroi regard. Pourtant juste avant cela, elle rayonnait en tournant sur elle-même, comme si elle s‘était mise à danser. D‘une beauté frappante, qui contrastait avec sa couleur de peau, Victoria était d‘une blancheur à faire peur. Pourtant, il la trouvait jolie, le blanc et le bleu en arrière plan lui donnait une meilleure mine. Mais perdu dans ses pensées, il fût néanmoins attiré par son attention quand il l‘entendit. ‘‘ Un pas de travers et tu peux dire adieu à ton repas. ’’ Sans savoir pourquoi, elle s’était mise à courir, emmenant avec elle le panier du jeune Rowlands, près de l’eau. Pire, Victoria avait les pieds dans l’eau. Dans la précipitation, il se releva de l’arbre pour avancer vers elle. Son cœur se mit à s’accélérer, comme si on l’empêchait de respirer, comme si il allait rentrer dans une rage folle. Pour sur, si cela aurait été une tiers personne, il aurait explosé. Il serait arrivé de toute ses forces vers la personne en question pour lui foutre son poing dans la gueule. La seule torture aurait été d’être attaché, et de ne pouvoir rien faire. Mais visiblement, sans les mains et pieds liés, il n’avait peur de personne. Peur de personne ! Pourtant, face à Victoria, il semblait à l‘aise, ne pas se soucier de son panier - ou du moins ne pas lui dire ouvertement ce qu‘il ressentait. Mais à vouloir jouer avec le feu, on risque de se brûler, Victoria… « Victoria Blythe cria-t-il en montant le volume de sa voix - ouille, pas bon pour elle - lâche ce panier immédiatement sur ordre, c‘est comme si tu me prends en otage ! » S’arrêtant de toute sa hauteur, il surplombait l’environ comme pour vouloir dominer la situation. Malheureusement pour lui, il ne lui restait que cette sensation d’être le plus fort de l’histoire, sans l’être. Il était amère, et violent dans sa démarche, sa voix trahissait une certaine gêne. Relativement posé face à elle en général, le jeu prenait une tournure qui lui déplaisait. Et perdre ne lui était pas possible, c’était selon lui une honte. Pire qu’être à découvert. Voulant toujours tout maîtriser, et borné, il ne voulait pas un autre sandwich, ou autre chose, non, il voulait celui qui était dans ce panier. Il voulait celui que Victoria Blythe avait pris en otage, d‘un air amusé et taquin. Elle devait s‘amuser de cette situation, il le voyait à son regard. Et pour être honnête, il jouait très mal le jeu de l‘indifférent. Non, ça le faisait royalement chier, et il savait le montrer ! « Et puis tu sais ce qu‘il t‘attends, à un quelconque faux pas de ta part… Dit-il avec brio en posant sa main sur son jean, défaisant par la même occasion sa ceinture d‘un geste précis qui aurait pu décapiter son moindre ennemi, le regard toujours relevé il ajouta, un brin moins anxieux, et puis c‘est moi qui t‘ai invité. Et ça ne se fait pas de prendre en otage la nourriture de son hôte ! » Non mais où avait-elle appris les principes de règle celle-la ?! Il détourna son visage vers l‘océan quand il vit un canoë, à moitié dans l’eau. Le jeune homme eut un sourire qui apparut immédiatement sur son visage, et tout en avançant vers ce dernier, il fit signe à Victoria de venir. Une main retenant le petit bateau, il releva son regard vers son amie avant de lui ajouter, comme si cela était parfaitement normal. « Partons en croisière ! » Il avait désormais oublié l’idée de son pantalon, pour reporter sans surprise son attention sur ce fameux canoë.
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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Lun 23 Aoû 2010 - 1:06


Je n’étais pas un modèle de vertu. Je n’étais pas l’innocence pure ni même un ange. Ou, tout du moins, je ne lui suis plus. Peut-être que je l’avais été, quand j’étais plus jeune. Mais cette période semble être définitivement révolue. J’ai fait bien des choses qui m’empêchaient de me voir comme quelqu’un de bien. Je n’agissais pas par simple méchanceté mais je savais sortir dans les griffes quand il le fallait. La pro du chantage, la reine des magouilles et des compromis, c’était moi. Je ne prétendais pas être supérieure aux autres. J’avais juste l’impression d’agir au mieux. J’ai dût hériter ce sentiment de justice de mon père. Etant avocat, il avait eut le temps de me transmettre quelques règles. A travers ses dossiers que j’allais parfois piquer pour les lire, j’avais pu me bâtir une solide définition de la justice. Alors, oui, je faisais ma propre justice, avec mes lois et mes règles. Bien sûr, j’analysais toujours le terrain en profondeur et dans sa totalité. J’avais horreur du ridicule, même si ça ne tuait pas. Ce n’était pas de ma faute si ma fierté s’était amplifiée au cours des années. La famille, c’était la seule chose sur laquelle je m’étais toujours raccrochée. J’avoue que le départ de Neal et, surtout, le fait de ne rien avoir vu venir avait eu l’effet d’une grande claque dans une bonne douche bien glacée. On me tirait les pieds alors que ma tête était dans les nuages pour me faire revenir à la réalité. Maintenant que je savais pourquoi il était partit et pourquoi il n’avait jamais cherché à reprendre contact avec moi, je ne pouvais plus vraiment lui en vouloir. Depuis un mois que j’y songe, je me dis que j’aurai dût être plus forte durant les premières années de son absence. Cependant, à l’époque, j’étais rattachée à Neal par un espèce de cordon ombilical, un attachement inégal. Je lavais prit pour un guide, celui qui saura toujours me diriger vers le bon côté des choses. Mon père était mon modèle. Maât était celui vers qui je me tournais pour des conseils. Rhys était là pour m’embêter, par n’importe quel moyen. Mais Neal avait toujours eut sa place importante. Me le retirer, c’était comme me couper l’herbe sous les pieds, supprimer les bases même de mon existence. Alors, forcément, quand il est partit, j’ai sombré. Mais je n’aurai jamais dût. Un peu comme un élève voulant faire honneur à son professeur. Et aussi, en tant que Blythe, j’aurai dût me montrer plus forte. Mais j’avais toujours été couvée, que ce soit par mes géniteurs, mes frères ou mon meilleur ami. Heureusement que j’ai prit du caractère par la suite. On disait bien que tout ce qui nous ne tue pas nous rend plus fort. C’était une phrase qui résumait bien ma vie depuis mes onze ans. J’ai fait des conneries et des faux pas, comme tout le monde. Il y en avait que j’assumais et d’autres non. Mes frères avaient parfois du mal à me suivre. Moi-même, j’avais l’impression d’être différente. Alors que Neal soit un peu paumé aussi ne m’étonnerait pas. Lui, au contraire, n’avait pas tant changé que cela. Il avait juste ce côté séducteur et assuré qui accentuait son charme. D’ailleurs, il n’avait pas besoin de ça avec moi, et je suis sûre qu’il le savait. Mais il avait sûrement ce besoin, cette envie de vouloir toujours en faire plus, ne serait-ce que pour avoir ce qu’il voulait. Je n’étais pas dupe. Malgré le fait que je le repousse, que je lui disais clairement ou implicitement que nous deux, c’était fini, Neal persistait. Il n’y avait qu’à voir son comportement actuel pour le comprendre. Il était franc jeu et n’y allait pas par quatre chemins. De toute façon, ce n’était pas le genre de la maison d’y aller par quatre chemins. Cependant, je voulais agir pour le préserver. De quoi ? De moi, de ma maladie, d’une mort certaine qui risquerait de le chambouler littéralement. Il mérite une vie sereine, calme et heureuse. Jusque là, tout n’avait pas dût être rose pour lui. Alors je ne voulais pas être une corde de plus dans son arc de malheur, un boulet à tirer péniblement. Et puis, même s’il s’était confié à moi, je ne pouvais décemment pas redonner ma confiance comme ça. J’étais peut-être chiante, égoïste, aveugle voire même hypocrite envers moi-même, je continuerai à le repousser. Peut-être que je finirai par m’épuiser. Peut-être que Neal se lassera avant moi. Mais pour l’instant, je résisterai. Que ça lui plaise ou non. Il pourra même finir par comprendre le service que je lui rends en ne cédant pas à ses avances. Qui sait ?

« Je crois que c‘est plutôt la fille qui dort en moi, qui t‘a répondu » Victoria ne put se retenir de sourire. Comment oublier Pamela, le double féminin de Neal ? Voilà un épisode qu’elle ne pouvait et qu’elle ne voulait décemment pas oublier. L’anniversaire de ses vingt ans restera inoubliable, c’est certain. Mais les dessins animés n’étaient pas qu’une affaire de files, Neal abusait. Combien de fois il avait obtenu gain de cause pour regarder un de ces trucs de cow-boy et d’indiens ? Ou de chevalier ? Bien sûr, Neal et Victoria n’avaient jamais eut l’habitude de rester enfermés entre quatre murs. Surtout qu’il ne faisait que rarement moche, à Miami. L’un comme l’autre ne tenaient pas vraiment en place très longtemps. De vraies piles électriques, toujours quelque à faire, que ce soit courir, se moquer, jouer, rigoler, embêter ou épier. Ils s’entrainaient souvent l’un et l’autre, n’ayant jamais besoin de grand-chose pour s’occuper. De toute façon, la jolie blonde avait toujours préféré entendre ou lire les Walt Disney plutôt que de les regarder sur un écran. Cependant, Victoria s’était déjà imaginée princesse. Quelle fillette ne s’était jamais mise à rêver de la robe bouffante, du grand château et du prince charmant ? Bien sûr, Neal s’amusait à lui rappeler qu’elle avait déjà un prince sous la main ou, dans de grands moments de méchanceté gentille, que les princes et princesses, ça n’existait pas. Le jeu était cependant quelque chose dont ils étaient très doués, aussi bien l’un que l’autre, dans n’importe que domaine. Ils étaient compatibles. Trop ? Depuis tous petits, les gens radotaient déjà sur leur relation, sur leur compte. Les plus jeunes les charriaient tandis que les petits, assis sur les bancs du parc, avisaient déjà le futur de ces deux gosses. Le garçon ténébreux devait aller avec la fille de bonne famille. Cela semblait couler de source pour eux. Sauf pour les concernés. Enfin, disons qu’ils n’étaient pas en âge d’y penser. Neal avait bien volé un baiser à sa jeune amie mais ils n’en avaient pas tenu rigueur ; ce n’était que du jeu. Victoria se laissait voiler la face, ne voulant visiblement pas accepter le fait que le seul qui pouvait réellement la combler, qui est susceptible de rester à jamais à ses côtés et, surtout, celui qui voulait être avec elle maintenant était celui qui était en face d’elle, qui souriait fièrement tout en la toisant. Avec elle, Neal était taquin, joueur, séducteur. Même si elle voulait l’exact opposé, Victoria aimait le voir comme ça. Il était son brin de folie, de fantaisie, de jeunesse, de force. Le regard pétillant du jeune Rowlands, ne manquant jamais d’idées, réussissait quasiment toujours à la faire sourire et lui remonter le moral. Il n’était pas parfait. Il l’était à sa façon, aux yeux de Victoria. Dans le fond, Neal était plutôt maladroit et ne savait pas toujours bien gérer les situations qui se présentaient à lui, même s’il voulait prétendre le contraire. Bien sûr, il lui avait menti. Non, il lui avait caché. La jeune Bythe avait pris cela comme une preuve flagrante de manque de confiance. Oui, elle avait été vexée. Touchée. Blessée. Elle aurait cru que, malgré, les déboires avec ses anciens amis, il aurait fait un effort, une exception pour elle. Pas vraiment, visiblement. Mais maintenant qu’il lui avait confié le fond du problème, la jolie blonde voulait bien se montrer un minimum compréhensif. Les choses auraient pu être facilitées si Victoria n’avait pas apprit, entre temps, qu’elle était maladie. Elle voulait l’éloigner d’elle, pour éviter qu’il ait à souffrir dans le futur. La jeune fille avait commencé à voir dans les années à venir, puisqu’elles étaient comptées. Elle avait cru s’être bien faite comprendre mais apparemment non. Victoria savait que, déjà, tout ce jeu qu’ils venaient d’improviser allait bien trop loin, dans le contraire exact de son idée. C’est si Neal en faisait exprès. Il la voulait de nouveau. Dans le fond, la jeune Blythe savait qu’elle n’était toujours pas insensible au charme de son ex. Malgré elle, Neal ferra toujours battre son cœur d’une certaine façon. Comme intégré en elle. Pendant l’année où ils étaient ensemble, le jeune Rowlands avait été la chose la plus importante aux yeux de son amie. Le seul à la faire sourire, pester, tourner en bourrique, rire… Vivre. Quand elle avait failli le perdre, c’était comme si on lui ôtait sa propre raison de vivre. On pourrait même songer à l’addiction. Elle avait déjà souffert de son départ pendant sept ans, elle ne voulait pas connaitre cela de nouveau jusqu’à la fin de sa courte vie. Et pourtant, c’était elle qui avait mis fin à leur relation, en pliant bagages. Une action spontanée et guère réfléchie mais, finalement, avec un peu de recul, ça l’arrangeait. Mais le faire comprendre à Neal semblait être un long et dur chemin.

« Nous allons continuer le jeu encore longtemps… Reconnaissez au moins que j‘ai le mérite et la passion pour gagner, je ne vous en tiendrai pas rigueur, c‘est promis ! » La jeune Blythe eut un sourire attendri. « Le mérite et la passion » ; ce dernier mot le caractérisait si bien. Neal était un passionné. Victoria était bien placée pour savoir qu’il se donnait toujours corps et âme à ce qu’il aimait. Il suffisait de voir le temps qu’il passait les mains dans le cambouis ou avec un crayon entre les doigts. Il avait la patience dans ces moments-là. Comme elle, à vrai dire. Alors, croisant les bras à son tour et relevant orgueilleusement le menton, elle répondit. « D’accord… Je dois bien vous reconnaitre ces qualités. Mais je pense être suffisamment tenace pour pouvoir faire perdurer le jeu assez longtemps. » Elle eut n sourire au coin des lèvres avant de secouer la tête lassivement. « Si je te dis que tu me fais peur d‘un coup… Car je ne veux pas penser que je puisse te perdre. Je voudrais tant que mes mots puissent t‘aider… » La jeune fille baissa la tête. Elle ne voulait pas forcément lui faire peur. Neal voulait l’aider et être présent dans ce qu’elle allait vivre. Victoria eut un fin soupir ; oui, elle pouvait avoir envie de provoquer le danger juste parce qu’elle avait un certain besoin de se montrer plus forte, presque invincible face à la mort. Se sachant déjà condamnée, elle n’était plus à quelques années près, n’est-ce pas ? « Je suis fatiguée des mots, Neal. Je ne veux pas de longs discours sur la vie, la mort et tous ces trucs, j’en ai déjà assez entendu. Si je ne l’ai pas encore dit à mon entourage, c’est qu’il y a une raison… Et tu tombes en plein dedans. » La jeune Blythe semblait véritablement lassée. Elle ne voulait pas encore le dire à Maât et Rhys car elle avait peur, et savait, qu’il y avait des chances à ce qu’ils lui minent son été – et vice-versa. Et elle aurait aimé que Neal aussi soit épargné par la nouvelle. Malheureusement, les choses ne tournent pas souvent en notre faveur. « Victoria Blythe, lâche ce panier immédiatement sur ordre, c‘est comme si tu me prends en otage ! » Mais la concernée ne fit d’autre que de glousser. Neal avait beau prendre un air menaçant, voire même carrément méchant, cela ne semblait pas l’atteindre. Il voulait jouer, non ? Victoria connaissait les points sensibles de son ex. Alors son sourire s’agrandit. Puis, Neal s’arrêta subitement, ce qui la rendit un brin inquiète. « Et puis tu sais ce qu‘il t‘attends, à un quelconque faux pas de ta part… » Pour sûr qu’il la provoquait. Elle écarquilla les yeux alors qu’il ôtait sèchement la ceinture de sa tête. « Et puis c‘est moi qui t‘ai invité. Et ça ne se fait pas de prendre en otage la nourriture de son hôte ! » Victoria roula des yeux tout en souriant un peu plus. « Oops. Cette règle m’a peut-être échappé. C’est dingue comme je peux avoir la mémoire courte. Mais on ne dit pas plutôt que l’invité est roi ? » Demanda-t-elle, innocentement. « Partons en croisière ! » La jolie blonde arqua un sourcil alors que Neal se dirigeait vers le canoë. Elle eut une légère appréhension tout en regardant à droite puis à gauche. Voyant qu’il n’y avait personne, elle haussa les épaules avant de sourire à Neal, qui avait le regard insistant et impatient. « Soyons fous ! » Elle eut une légère grimace avec le contact de l’eau froide avant de monter à bord, se tenant brièvement à Neal, qui tendait son bras vers elle. Victoria s’installa sur la place en face du rameur, laissant le rôle de bon cœur au jeune homme, qui avait bien plus la carrure qu’elle pour ce genre de choses. Croisant ses pieds, la jolie blonde posa de façon délicate le panier sur ses cuisses avant de poser ses bras dessus. Quand ils quittèrent peu à peu la rive, Victoria observa le paysage qu’offrait Miami avant de poser ses yeux sur Neal. Elle semblait soudainement hésitante mais ouvrit tout de même la bouche. « Neal, est-ce que… tout ça est motivé par – » Elle ne savait pas vraiment comment demander ça, l’impression d’être maladroite pendant le dessus. Ce fut pour cela que son regard était un peu fuyant. Mais elle poussa un long soupir pour prendre son courage à deux mains tout en plongeant son regard dans celui de Neal. « – par la pitié… ou la culpabilité ? » La pitié vis-à-vis de sa maladie, la culpabilité de ne lui avoir rien dit, de ne pas avoir su lui faire confiance… Elle se sentait plutôt mal à l’aise mais au moins, la question était posée.


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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Mar 24 Aoû 2010 - 22:16

2009
    ‘‘ D’accord… Je dois bien vous reconnaître ces qualités. Mais je pense être suffisamment tenace pour pouvoir faire perdurer le jeu assez longtemps. ’’ Dit-elle, le sourire sur ses lèvres. Elle semblait plutôt satisfaite de sa réponse et elle pouvait l’être. Cependant le jeune homme ne voulait pas connaître son point de vu. Il était l’homme de la situation, l’homme prenant les choses en mains. Et elle devait se plier à lui. Une fois, serait-ce difficile à faire ?! Songeur, il laissa retomber sa tête en avant, esquivant un demi sourire, avant d’hausser les épaules comme si de rien était. Non, il n’était pas amusé, du moins, il ne le lui montrait pas. « C‘est-ce qu‘on verra… » Répondit le jeune Indien, en esquivant son regard, tout en chuchotant. Sa voix était douce et chaleureuse. Il attendait simplement le temps qu‘il faudra, mais il était sûr d‘arriver à ses fins. C‘était comme ça que tout le monde s‘imaginait la fin de leur histoire. Et quelque part, c‘était comme ça aussi qu‘ils s‘imaginaient leur fin… Que Victoria dise tout haut le contraire ne lui posait aucun souci, la fierté avait encore parlé à sa place. Neal arrivait à lire dans son regard. Comme ils avaient toujours réussi à lire dans le regard de l‘autre. Comme quand ils étaient gosses, que Victoria s‘était encore faite embêtée par ses copains, et qu‘elle mentait à Neal en lui disant que tout allait bien, alors que clairement, le petit garçon savait que c‘était faux. Entièrement faux. Son regard fuyant, ses mains cachées, la façon dont Victoria parlait vite comme pour passer à un autre sujet l‘inquiétait à chaque fois. Du point de vu de la jeune demoiselle : c‘était pour pas qu‘il se batte, une nouvelle fois. Mais que voulez-vous, Neal a toujours eu le sang très chaud. ‘‘ Je suis fatiguée des mots, Neal. Je ne veux pas de longs discours sur la vie, la mort et tous ces trucs, j’en ai déjà assez entendu. Si je ne l’ai pas encore dit à mon entourage, c’est qu’il y a une raison… Et tu tombes en plein dedans. ’’ Le jeune homme soupira intérieurement. Il pouvait entièrement comprendre qu’elle soit lassée de cette histoire, qu’elle en est marre et qu’elle craque. Il pourrait parfaitement comprendre aussi qu’elle ne veut pas en entendre parler. Peut-être par peur de voir la vérité en face. Le jeune Rowlands pourrait entièrement se comparer à elle dans ce genre de situation. Lorsqu’il avait eu son grave accident, et que Victoria avait été seule à ses côtés, il n’avait pas voulu qu’elle le plaigne, qu’elle s’inquiète ou qu’elle pleure devant lui. Et encore moins qu’elle en touche un mot aux autres habitants, pas même à Tabitha. C’était leur secret comme il lui avait dis, en posant sa main sur la bouche de la jeune Blythe, qui lui répondit en embrassant ce même doigt, peut-être peinée d’une certaine manière. Pourquoi vouloir cachée cet accident ? Parce qu’il ne veut pas en parler tout simplement. Les choses ont reprit leurs cours, et il a d’autre chat à fouetter désormais. Ne trouvant pas à grand-chose à répondre, il détourna sur le côté son regard, absorbé soudainement par l‘étendu de l‘océan, l‘air réfléchi. Marchant à côté d‘elle, il restait silencieux, néanmoins sa main se précipita sur celle de la jeune femme, en l‘effleurant. Ses prunelles marron se posèrent dans ceux de la jeune Blythe, comme pour lui faire comprendre qu‘il était à ses côtés. Il ne voulait pas l‘offenser, ou la brusquer. Même si il aurait préféré que ses frères soient au courant, il n‘allait pas plus lui poser de problèmes que cela, et ne voulait pas prendre le rôle du père. Il était présent en tant que meilleur ami, confident, et ex petit copain, voila tout. Mais elle retira assez vite sa main, en détournant son regard. Quelques secondes de silence auront permis apparemment de changer de sujet. ‘‘ Oops. Cette règle m’a peut-être échappé. C’est dingue comme je peux avoir la mémoire courte. Mais on ne dit pas plutôt que l’invité est roi ? ’’ Neal fît mine de réfléchir un court instant, en se grattant sa chevelure brune, comme passablement embêté par cette question, avant de se retourner entièrement vers son amie, et de lui envoyer aussi naturellement que possible. « Non ! Cette phrase ne fonctionne que quand je suis l‘invité… » Il ne devrait pas être fier de cette blague, et pourtant il l‘était. Son visage taquin, son sourire mielleux le montrait pour lui. Sans savoir la raison, ni pourquoi il avait soudainement eu l’idée de partir en mer, il se précipita tel un gosse déballant les cadeaux le jour de Noël. ‘‘ Soyons fous ! ’’ Il tira alors le canoë, une fois Victoria à l‘intérieur, un sourire se lisait sur son visage plutôt doux. Sans doute que le temps commençait à virer, tant il ressentait l‘atmosphère soudainement lourd. En faites, il comprit assez tard la raison de ce pressentiment. ‘‘ Neal, est-ce que… tout ça est motivé par – hésitante, elle finit par lui dire, par la pitié… ou la culpabilité ? ’’ Le jeune homme se rétracta face à cette question. Nous pouvons notamment voir son visage légèrement changé, comme fermé, voir triste, ses gestes ne suivant plus ses anciens mouvements - autrefois plutôt rapides. Il n’hésitera pas à tout lui dévoiler, cependant il restait encore quelques points à éclaircir.

    Assis, les fesses sur le canoë, le jeune Rowlands avait pris les commandes en ramant. Victoria, qui n‘était pas très loin de lui, semblait s‘être perdue dans la contemplation de l‘étendue de l‘océan. Elle venait de comprendre qu’il n’était peut-être pas prêt à lui parler plus en profondeur. Mais le serait-il un jour ? Beaucoup de choses s’étaient passés ses derniers temps, et il avait probablement sans le vouloir, évolué dans le bon sens du terme. Du moins l’espérait-il. Alors que d’un côté, Victoria l’avait quitté, de l’autre son père l’avait rappelé à un mois d’intervalle, en mars très exactement. Comme un hasard ou une destinée, pour lui proposer de se mettre en couple avec Cudy Butterfly. Coïncidence troublante, Neal n’avait cependant pas cherché à faire le rapprochement. Pourtant, cela avait traversé durant un court instant son esprit, il s’était bien sur posé quelques questions, mais il n’en avait jamais rien dis. Il savait de toute manière qu’il est surveillé. Avant même de partir du Michigan, il se savait suivi et l’avait toujours accepté. Enfin, plus ou moins. Ce qu’il savait, c’est que même si il en parlait à son père, celui-ci chercherait des raisons, des excuses. Et qu’il s’en sortirait comme d’habitude. Alors le jeune Rowlands ne voulait pas lui apporter raison, ni un quelconque regard. Non, bien au contraire, Neal préfère vivre sa vie, sans même se retourner, sans même accorder d’importance aux personnes n’en valant pas la peine. Ils sont plus qu’on ne le croit ! Sa famille en font partis - outre Tabby et Basil. Ou même Lincoln - même si il s’est volontairement éloigné de lui. Le regard du jeune homme était plutôt distant et lointain. Il ne regardait pas tellement sa jeune amie, préférant ne pas lui laisser le droit de lire dans son regard. Sans s‘en rendre compte, ses mains se crispèrent contre la rame. « Il y a quelques mois, mon père m‘a contacté… » Avoua-t-il l’air de rien. Soupirant, il ne porta aucun regard à son amie, plus gêné de la tournure des choses. Mais elle était désormais son seul lien l’unissant avec son passé. La seule qui le connaît suffisamment pour ne pas le juger, et pour le comprendre. Elle lui avait promis de ne pas le rejeter, de ne jamais le laissé tomber, et d’une manière comme d’une autre, il avait besoin de ce soutient. Même si concrètement, il ne lui avouera jamais. Même si sans elle, il aurait continuer à tout garder pour lui, et à continuer son bout de chemin, en risquant de craquer un jour ou l’autre. Il devait se l‘avouer, lui avoir confié cette part de mystère - qu‘il cache secrètement depuis tout petit - lui avait peut-être fait un bien fou dans le fond. Il n‘en savait rien. Et n‘attendait que d‘en juger par lui-même. Voir si elle l‘abandonne, si elle le trahie, ou si enfin, il a rencontré une personne de confiance autre que Tabitha. En doutait-il ? Pas vraiment. Et pourtant, cette pensée avait traversé son esprit. Normal quand on a essayé durant plus d‘une dizaine d‘années de refouler l‘idée de se confier, et qu‘un beau jour, cela vous pende devant le nez. Sans que vous ne puissiez faire quoi que ce soit, on se sent pris au piège, faible, et terriblement fragile. Mais outre Tabitha - qui ne connaît de toute manière pas l‘histoire en profondeur, Victoria sera la seule au courant. Avec Cudy. Serait-ce dans le but de la reconquérir un jour ? Qui sait… « Il m‘a proposé un deal. Et je l‘ai accepté, dit-il, seulement en haussant les épaules, le regard perdu, tu voulais savoir qui est pour moi Cudy Butterfly hein ? Ce qui est susceptible de me rattacher à elle ? » Il avait prétexté son fils, il y a quelques semaine de cela. Mais dans le fond, c’était faux. La seule chose qui rattache ses deux personnes à Neal, c’est l’argent. Il y a quelques années, il se fichait d’être pauvre, ou riche. Il n’avait jamais eu besoin d’argent pour avoir ce qu’il voulait. Et il dépensait de grosses sommes sans réellement s’en rendre compte. Il était habitué à cette vie, et en voulant prendre les rennes de sa vie, il avait offert à son père la chance de lui couper les vivres. Au début, c’était facile, parce qu’il avait toujours de l’argent de côté. Et puis il s’est jamais retrouvé au chômage, il a toujours réussi à lever son cul pour avoir la franchise et le courage de bosser. Jusqu’au moment où pour s’en sortir, il devait allier ses trois travaux. L’idée de reprendre le mannequinât est encore très intense, et il se pourrait qu’un jour, il craque. Dans le fond, c’est un métier tranquille, quand on a un corps entretenu, et qu’on plaît. Mais aujourd‘hui, c‘était encore plus difficile qu‘avant. Et être conducteur de taxi n‘est pas un métier qui rapporte énormément, quand on aime faire les folies. « Mon père pensait qu‘en achetant mon amour, je finirais par craquer. Et en avril 2012, j‘empocherais 2 millions de dollars - qui à la base devrait être partagé avec Cudy. A la base seulement, Neal avait un autre plan, comme pour toucher les intérêts, il comptait volé la part de Cudy, qui d‘après lui devrait lui revenir, mais visiblement, j‘ai sur estimer l‘effort que cela me coûterait… » Sa voix était triste, et peureuse. Ou lassée serait sans doute le mot le plus approprié. Il avait marre de cette fille, de cet enfant dont il n‘était pas sûr d‘être le père. Ce jeu n’était visiblement plus assez attrayant à ses yeux pour vouloir le continuer. Espérait-il qu’elle le retienne ? Peut-être. Il ne voulait pas déclarer forfait, mais si on vient à découvrir la vérité : son mensonge, cela lui coûtera l’argent, et tous ses efforts avec. Son père lui avait bien sur demandé une cohabitation simple et définitive durant un an complet. 365 jours. Un chiffre énorme quand on regardait de plus près Cudy Butterfly et son lien l‘unissant à cette dernière. Il aurait du emménager chez elle, ou Cudy chez lui. Mais visiblement, ni l’un ni l’autre n’avait voulu déménager. Aucun d’eux ne voulait se rabaisser à l’autre. Ils avaient alors trouvé un compromis : celui de rester chacun chez sois. Neal en connaissait amèrement le résultat si elle venait à en faire part, de ce fait elle lui rendait la vie impossible. Elle ne voulait pas déclarer elle-même forfait, alors elle s’amusait à l’enrager, le faire craquer. Elle voulait tout simplement le décourager. Mais il tenait bon, pour le moment du moins. Bien sur, à plusieurs reprises, il avait voulu craquer. Combien de fois était-il parti en claquant la porte au nez de Cudy ? Combien de fois l‘avait-il planté là, avec Nolan alors qu‘elle devait rentrer par ses propres moyens ? A part les disputes, les violentes prisent de bec, la haine, et la provocation de l‘autre, Neal maintient la cohabitation et résiste à la tentation de tout envoyé balader. « Je n‘avoue pas ma défaite, Victoria. Se contenta-t-il de dire, en haussant les épaules. Avouer sa défaite, ahah ! Juste que, ce n‘est pas évident tous les jours… » Oui enfin, il n‘avait pas non plus besoin qu‘on le plaigne. Il n‘a jamais aimé ça, et puis si vraiment ça l‘emmerdait, il pouvait toujours rompre le contrat. C‘était encore possible et faisable, même si d‘une certaine manière, il se le refusait, quoi qu‘on lui fait endurer. Il viendra à bout de l‘autre commère ! « Je ne sais même pas à quoi tout ça rime… » Soupira-t-il, en reposant son regard sur son ombre dans l‘eau. Il avait arrêter de ramer, c‘était une discussion plutôt sérieuse. Pour lui, du moins. « En ce qui te concerne, nous n‘avons pas le droit de rester ensemble. Disons que cela pourrait avoir de lourdes conséquences, tu connais mieux que moi les vieilles pies ! Avoua-t-il en relevant son regard sur Victoria, c‘est pour ça que j‘ai mis du temps à faire le premier pas, et non pas par culpabilité. Mais je me suis rendue compte trop tard, de la chance que j‘avais en 2010... Est-ce que… Me voir avec Cudy te fait du mal ? Je peux tout arrêter tu sais. » L’espoir qu’elle lui demande de tout plaquer pour aller vivre sur une île déserte emballait soudainement le regard de Neal, qui pétillait de plaisir. Et pourtant, il n’est ni inconscient, ni naïf, et savait que ce moment n’arriverait soit jamais, soit pas encore du moins. Malheureusement pour lui.
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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Jeu 26 Aoû 2010 - 21:29


« Non ! Cette phrase ne fonctionne que quand je suis l‘invité… » Victoria roula des yeux à cette phrase. C’était à peine croyable d’entendre quelque chose d’aussi sordide. Mais c’était Neal et elle ne le changera pas. Malheureusement ou heureusement, c’était à voir. La jolie blonde savait qu’il n’était pas souvent très droit dans ses faits, gestes et propos – elle avait des oreilles qui trainaient très bien, rappelons le. Mais elle n’avait jamais tenté de l’inciter à être plus gentil ou quoique ce soit. Et puis, c’était quoi, d’être gentil, d’abord ? Sourire à tout le monde, faire des barbecues avec vos voisins, porter de l’aide aux petits vieux du coin, se montrer docile et presque soumis aux autres ? Si c’était cela, non merci. Victoria s’était toujours contentée de la personne que Neal était quand il se trouvait à ses côtés. Et, même s’il n’avait pas toujours réagit exactement comme elle l’attendait, c’était ce personnage qu’elle aimait. Il ne rentrait pas forcément dans les conditions demandées et ne le voulait pas. Anticonformiste à sa manière, en somme. Un peu comme Victoria. Ils se connaissaient depuis tellement longtemps qu’elle ne voyait même pas l’intérêt de lui dicter comment il devrait se comporter. Après tout, si Neal s’en prend aux autres, ce n’était pas forcément son problème. Évidemment, maintenant qu’elle savait l’histoire du mariage arrangé, les choses étaient plus faciles à comprendre. Mais même son frère Rhys n’avait jamais réussi à la faire changer d’opinion son ancien ami. Elle s’était mise à le détester de façon superficielle mais elle ne l’avait jamais oublié. Malgré le temps écoulé, Neal n’avait pas tant changé que cela. Quand il fut de nouveau à Ocean Grove, oui, elle avait été déstabilisée. Elle n’avait pas vraiment bien compris la raison de ce retour et, surtout, ce qu’il attendait d’elle. Ça lui était tombé sur la tête sans même qu’elle s’y attende. Exactement comme reprendre un livre là où s’était arrêté et avoir l’esprit un peu brouillé pendant quelques pages parce qu’on ne se rappelait pas forcément de ce qui se passait avant. C’était un peu comme ça que Victoria avait vu les choses, à l’époque. Neal était revenu, subitement, et avait un comportement vis-à-vis d’elle qu’elle n’avait pas pu ni su comprendre. Un « Je t’aime moi non plus » de mauvais augure et dont elle se serait volontiers bien passée. Mais elle l’avait retrouvé quand ils se sont mis ensemble. Relation nouvelle, prévisible et agréable. La jolie blonde avait eut le plaisir d’avoir enfin à faire à son meilleur ami, celui qui cherchait toujours à la faire sourire ou rire. Et s’en était encore plus agréable et réconfortant de savoir qu’ils avaient passé un stade supérieur et qu’elle pouvait dorénavant profiter de ses lèvres, de ses bras, de sa peau. Malheureusement, tout cela était peut-être trop réconfortant. Peut-être qu’ils n’avaient pas su se poser les bonnes questions, qu’ils s’étaient précipités. Et pourtant, Victoria ne pouvait pas regretter l’année passée avec lui. Comment regretter un temps où vous aviez été éperdument amoureuse ? Elle ne regrettait rien. Ce n’était pas vraiment son genre, en plus. Elle évitait juste d’aller regarder les photos ou de penser à lui, tout simplement. C’était bien plus dur qu’elle ne l’aurait imaginé. Bien sûr, on pourrait lui dire que c’est ce qu’elle a fait durant sept ans. Mais là, savoir qu’elle pouvait le croiser au détour d’une rue lui mettait les nerfs en vrac. Victoria savait qu’un seul regard de sa part et c’était son cœur qui s’enflammait, malgré le fait qu’elle ne voulait pas le reconnaitre. Alors oui, c’était bien plus dur en quatre mois qu’en sept ans. Et maintenant qu’il retentait une approche, on pouvait dire que l’épine dans le pied la grattait de plus en plus. Le problème actuel venait surtout d’elle. Pour une fois. La jolie blonde ne voulait pas, ne voulait plus. Elle avait décrété qu’il était mieux sans elle. Sûrement mieux auprès de son fils, Nolan – car il coulait de source pour elle qu’on ne peut pas détester son propre gamin. Elle-même a bien dût se rendre à l’évidence et voir Jack régulièrement lui faisait ressortir un instinct maternel qu’elle n’avait pas eut depuis très longtemps. Mais elle était loin de se douter que Neal puisse réellement détester son enfant. Après tout, lui-même savait ce que cela pouvait être, de grandir sans un parent qui était sien, alors pour la jeune Blythe, tous les éléments étaient réunis pour ne pas douter du comportement de Neal envers Nolan. L’imaginer dans le rôle de père était un peu étrange mais peut-être que cela pouvait lui faire comprendre certaines choses. Et si, dans ces choses-là, il y avait le fait qu’elle voulait son bonheur à tout prix et à très long terme, Victoria acceptait avec grand plaisir. Elle voyait bien Neal lui répondre qu’il allait mourir lui aussi un jour ou l’autre. Il ne semblait pas en avoir peur car il ignorait quand cela arrivera. Il savait juste que ça lui arrivera, comme ça. Elle, elle en avait carrément peur. Bien sûr, elle pouvait mourir avant que la maladie l’emporte. Et bien, franchement, elle préférait encore mourir d’autres choses qu’attendre le point culminant de sa maladie où elle deviendra qu’un légume et un boulet pour la société actuelle. Malheureusement, même si on la provoquait, la mort ne se dérangeait que quand elle en avait envie. Et, visiblement, elle semble avoir d’autres chats à fouetter, pour l’instant…

« Il y a quelques mois, mon père m‘a contacté… » Victoria s’arracha de ses pensées – Ô combien morbide – pour porter toute son attention sur Neal. Particulièrement attentive, elle ne semblait à peine bouger – ce qui était un peu le cas. Elle n’avait pas peur des bateaux ni de l’eau ou quoique ce soit mais Rhys et Maât devaient être franchement plus à l’aise qu’elle, dans ce genre de situations. L’impression que le navire pourrait virer de bord si on se penchait un peu trop la contrariait un peu. D’où le fait qu’elle n’osait pas vraiment bouger. Et puis, le jeune homme avait fait un début très prometteur, qui avait attiré toute l’attention de la demoiselle sur lui. Et pourtant, il tournait la tête, ne souhaitant visiblement pas l’affronter dès le début. « Il m‘a proposé un deal. Et je l‘ai accepté. Tu voulais savoir qui est pour moi Cudy Butterfly, hein ? Ce qui est susceptible de me rattacher à elle ? » La jolie blonde hocha automatiquement la tête. Neal lui avait dit que son fils était la seule chose qui le reliait à Cudy – ce qui, en soit, était plutôt normal. Cependant, devant l’expression du jeune Rowlands, son amie fronça les yeux. Un deal ? Décidément, la famille Rowlands était encore plus tordue qu’elle n’aurait osé l’imaginer. « Mon père pensait qu‘en achetant mon amour, je finirais par craquer. Et en avril 2012, j‘empocherais 2 millions de dollars - qui à la base devrait être partagé avec Cudy. Mais visiblement, j‘ai surestimé l‘effort que cela me coûterait… » Victoria arqua un sourcil. Dans quel monde vivant le père Rowlands ? Si Neal était un étranger pour lui, sûrement qu’il se comporterait de la même façon. C’était insensé. Elle qui a toujours vécu dans une famille unie et aimante, c’était assez difficile de comprendre ce genre de situation et, surtout, ce genre de ressentiment père/fils. Rhys et Maât n’ont jamais eut à subir ce genre de choses avec leur père. Les Rowlands semblaient avoir une vision des choses que sa famille à elle ne lui avait jamais expliquée. Et qu’elle n’arrivait pas à comprendre, là, de suite, maintenant. Négocier de l’argent pour inciter son fils à rester avec la femme qu’il avait choisi. Le comble. « Je n‘avoue pas ma défaite, Victoria. Juste que, ce n‘est pas évident tous les jours… » La jeune fille ne répondait toujours pas, préférant le laisser continuer dans sa lancée. De toute façon, Neal n’était pas compatible avec le mot défaitiste. Et s’il pouvait l’être, c’était vraiment parce que la situation était trop risquée ou elle ne savait quoi. « Je ne sais même pas à quoi tout ça rime… » Neal était profondément lassé et ça se voyait clairement. Il en avait même arrêté de ramer – mais cela ne les empêchait pas d’être à quelques bons mètres de la rive. « En ce qui te concerne, nous n‘avons pas le droit de rester ensemble. Disons que cela pourrait avoir de lourdes conséquences, tu connais mieux que moi les vieilles pies ! C‘est pour ça que j‘ai mis du temps à faire le premier pas, et non pas par culpabilité. Mais je me suis rendue compte trop tard, de la chance que j‘avais en 2010... Est-ce que… Me voir avec Cudy te fait du mal ? Je peux tout arrêter tu sais. » Si elle ne connaissait pas les vieilles pies des environs, elle ne s’appelait plus Victoria Blythe ! De toute façon, il était clair pour elle que se remettre avec lui n’était pas quelque chose de faisable à l’heure actuelle. Et Neal connaissait la raison. Cependant, il venait d’en rajouter un à leur palmarès. Seulement, quand il lui suggéra la rupture du contrat entre lui et son père, ainsi que Cudy, la jolie blonde secoua énergiquement la tête tout en bougeant enfin ses quatre membres. « Hors de question. Je te connais, Neal. Comme si je t’avais faite. » Elle eut un léger sourire amusé au coin des lèvres. « Tu tiendras. J’en suis persuadée. Tu dois leur tenir tête. Ton père a des idéologies vraiment… tordues, t’en es conscient ? » Évidemment qu’il en était conscient. Enfin, elle l’espérait. « Jouer du chantage avec son propre fils, c’est vraiment… tordu. » Victoria voulait éviter de faire de belles et grandes phrases qui formeraient des discours qui ennuieraient Neal. Il n’avait pas besoin de ça et, de toute façon, comme pour elle, cela l’agaçait. Alors elle préférait tenter de faire retomber un peu la pression, qu’elle avait créée d’elle-même tout de même. Seulement, la jeune Blythe était plutôt rassurée de voir que c’était ce contrat qui l’avait empêché de venir vers elle. Certainement que les habitants n’étaient pas assez dupes pour croire que Victoria et Neal pourraient être de simples amis. Déjà, dans le passé, on doutait alors, après un an de relation, vous imaginez bien que c’était comme faire croire à un adulte que le Père Noël existait. Impossible. Alors, la demoiselle se sentait un peu plus apaisée malgré ce qu’il venait de lui dire. Ça leur rajoutait un obstacle et, franchement, elle ne demandait pas mieux. Même si l’obstacle n’était pas très conformiste aux règles de la bienséance. Mais soit. Cela semblait être génétique. Évidemment, la question qu’il avait suggéré dans ses propos n’avait pas échappé aux oreilles de Victoria, bien au contraire. Mais elle avait considéré comme bon de ne pas y répondre. Déjà, parce qu’elle ne se rappelait pas d’avoir vu Neal avec Cudy. Et aussi parce qu’elle ignorait complètement la réponse – ce qui tombait sous le sens. Alors elle préférait ignorer, la meilleure des armes comme lui avaient apprit ses parents. Victoria secoua de nouveau la tête pour chasser ces mauvaises ondes avant de taper des mains sur le panier. « Je suis prête à parier que t’as faim. » Elle lui adressa un fier sourire – certainement ravie de détenir ce qui saurait le contenter. Maintenant qu’elle avait la réponse à sa question, voire même bien plus, elle se sentait un peu mieux. Même si, ça ne la rassurait pas tant que ça. S’il était capable de renoncer à ce deal juste pour ses beaux yeux verts, c’est qu’il n’était pas là, en face d’elle, pour rien. Quelque chose lui disait qu’elle n’allait pas revenir indemne à sa chambre. Victoria se plongea dans le contenu du panier en ouvrant l’un des côtés. Sandwichs, biscuits, fruits, biscuits, viennoiserie, biscuits… viennoiserie. « Tu as un sens inouï de l’équilibre alimentaire, mon cher. Je ne tiens pas à grossir par ta faute. » Lui fit-elle remarquer, en lui adressant un bref regard taquin avant de se décider sur la boite à fraises qu’il y avait. Elle raffolait des fruits et ceux d’été étaient particulièrement appréciateurs. Elle eut un léger soupir de plaisir quand elle croqua le fruit avant de sourire et d’attraper un pain au chocolat pour le lui tendre. « T’as besoin de plus de force que moi. Avec tous ces muscles… Heureusement que le cerveau est un peu moins loti, sinon, on serait mal. » Et vlan, prends-toi ça dans les dents, Rowlands. Ce fut dans un sourire rayonnant qu’elle engloutit une deuxième fraise, particulièrement ravie de sa petite pique. C’était bien connu que les filles en avaient plus dans la cervelle que les garçons. Chaque occasion était toujours bonne de le rappeler. Puis, elle sortit la grappe de raisins verts qu’il y avait. « On va voir si tu n’as rien perdu à tes vieux réflexes d’attrapeur. » Victoria se mordilla la lèvre de façon taquine avant de lui lancer un raisin, qu’il intercepta sans grande difficulté. Une deuxième, troisième, sixième… Sans crier garder, Neal prit un peu trop son envol et emporta tout avec lui. Y compris Victoria. Et y compris son précieux panier. Là, il ne pouvait pas dire que c’était de sa faute. « Nom d’un chien, Neal ! T’aurais pas pu faire attention ? » Victoria venait de réussir à s’extraire d’un côté du canoë, qui était totalement retourné, et se frottait les yeux pour pouvoir les ouvrir. Par bonheur, ils n’étaient pas partit si loin et elle avait un minimum pied sans avoir besoin de couler. Elle tourna autour d’elle-même pour chercher son interlocuteur. « Neal ? Essaie pas de te planquer, c’est pas drôle ! » Mais les chiens ne faisaient pas des chats, Victoria.

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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Sam 28 Aoû 2010 - 23:02

    Il existait des moments comme celui-ci, où Neal aurait préférer se terrer dans un trou. Et ne jamais en ressortir. Certainement son côté ‘vrai garçon’ qui y jouait. Particulièrement arrogant, osait se confier de cette sorte lui posait problème, il devait l’avouer. L’éternel positif voulait croire que les choses finirait par s‘arranger. Et d‘une manière comme d‘une autre, il n‘en doutait pas. Il suffisait de prendre son mal en patience, de ne jamais baisser les bras, de paraître fort et pourquoi cela échouerait-il ?! Bien sur, le fait de ne plus avoir Victoria de son côté jouait grandement sur son sale caractère, il était moins faible en quelque sorte - ne se préoccupant plus que de lui. Pas que Victoria Blythe est une tare - jamais il n‘oserait le penser, et encore moins le dire - mais il devait avouer que l‘amour qu‘il lui porte est tellement pur, et grand, qu‘il est si facile de le blesser. Il suffisait de prétendre à une quelconque idylle entre elle et un autre homme pour qu‘on le mette hors de lui. Bien sur, il n‘est pas spécialement gentil, ni beau à voir dans ce genre d‘excès. Il devient fou, une bête enragée. Tapant sur le moindre truc qui bouge ou qui parle, agressant les gens l‘entourant et profanant des insultes. Voila Neal Rowlands dans toute sa splendeur : un homme qui n‘a visiblement peur de pas grand-chose, et qui pense qu‘en se la pétant il fera fermer la bouche de certaines personnes… Aussi dur que cela soit à dire, il ne regrette pas d‘être éloigné d‘elle - cela le rend plus fort pour son histoire avec Cudy. Et si cela pouvait épargner la jeune femme et qu‘elle évite d‘entendre les divers ragots potentiellement vrai sur le couple de son ex copain avec sa fiancée, cela l’arrangeait… Elle ne méritait pas de souffrir, elle plus que toutes les autres, et il s’interdisait de penser que Cudy tenterait quoi que ce soit contre elle. Elle écoperait d’une mort certaine ! ‘‘ Hors de question. Je te connais, Neal. Comme si je t’avais faite.. Avouait-elle en souriant, malgré qu‘il ne lui portait aucun regard, tu tiendras. J’en suis persuadée. Tu dois leur tenir tête. Ton père a des idéologies vraiment… tordues, t’en es conscient ? ’’ En réalité, non il ne s‘en rendait pas totalement compte. Bien sur, il savait à peu de chose prêt que ce n‘était pas légal, mais à qui bon le dire ? Toute sa famille réagit de cette sorte. Et même si les parents de sa cousine, sont probablement plus cool, il n‘empêche, qu‘ils ont voulu la caser avec Peter et lui arrangeait le coup. Les parents de Neal, eux sont peut-être plus ferme, et plus pointilleux sur la tradition. Du moins c‘est l‘impression qu‘ils donnent avec leurs grandes manières et leurs grandes phrases qui endormirait même un curé. Ils aiment que les choses soient faites comme eux ils l‘ont décidés, et barrent le chemin de quiconque s‘y opposant. C‘est grâce à eux que Neal a reçu cette éducation ferme mais qui aujourd‘hui, lui permet d‘avancer et de toujours vouloir viser plus haut. Il n‘a pas un métier à responsabilité, ni une tâche très difficile, mais au moins il travaille ! Et ne vit pas sur le compte de certains… Au moins il n‘est pas alimenté par une personne ‘riche’ et soit disant connu et apprécié. Et ça, c’était tout en son honneur. Évidemment, qu’à ses yeux le comportement de son père n‘était pas respectueux, mais il a toujours été comme ça, et il lui ressemble dans beaucoup de points. Au triste sort de Neal, ou au contraire, par chance. Malgré tout, il ne lui en veut pas, il a simplement coupé les ponts avec lui, et ne fera pas le premier pas. Que son père meurt dans le Michigan, ce n‘était désormais plus son problème. ‘‘ Jouer du chantage avec son propre fils, c’est vraiment… tordu. ’’ Le jeune Rowlands, toujours silencieux, recherchait un quelconque réconfort mais n’y trouvant pas la force de relever ses yeux marrons sur la silhouette de son amie. Elle était compréhensible, bien sur, et il n’en doutait pas. Mais se voir rabaisser de cette sorte à se confier lui semblait être dur et irréalisable. En réalité, tout se passait dans sa tête. Il aurait tout voulu lui dire depuis son retour, avait à plusieurs reprises essayer mais n’y était jamais parvenue. Peur d’être jugé, peur de la perdre, peur que cela l’éloigne de cette famille de fou qu’était celle de Neal, il n’avait jamais trouvé les mots ni le courage d’affronter son regard. Encore aujourd’hui, il ne l’affrontait pas directement. Ses mains s’entremêlaient l’une dans l’autre, le regard perdu, ses jambes tremblantes, il fixait l’étendue de l’océan. Et beaucoup de choses se bousculaient dans sa tête. Devant le silence de plomb qui commençait lentement à faire surface, Victoria, osait faire de l‘humour. ‘‘ Je suis prête à parier que t’as faim. ’’ Parler de bouffe à Neal, c’est comme offrir des cadeaux le jour de Noël à des enfants. C’est quelque chose à ses yeux de réconfortant, et d’épanouissant. Il a toujours adoré manger, et faire la cuisine ne le dérangeait pas plus que cela, y trouvant même parfois du positif dans cela. Le tout est qu’il confectionnait lui-même ses petits plats, et la fierté que cela lui procurait valait tout le temps passer. Fouillant dans le panier, la jeune femme avait réussie enfin à attirer son attention, et les yeux de son ex ne brillait plus que par la contenance du panier. ‘‘ Tu as un sens inouï de l’équilibre alimentaire, mon cher. Je ne tiens pas à grossir par ta faute. Pouffant de rire, il voulu se lever pour se rapprocher du panier, alors que Victoria le repoussa en retirant le panier, t’as besoin de plus de force que moi. Avec tous ces muscles… Heureusement que le cerveau est un peu moins loti, sinon, on serait mal. ’’ Tellement drôle que Neal lui tira - tout simplement mécontent - la langue. Si elle se croyait un seul instant drôle, qu’elle lui laisse le bénéfice du doute : cela ne le faisait pas rire. Son ventre criait désormais famine ! Posant ses mains sur ses jambes, ses doigts tapotaient énergiquement sur ses cuisses comme si il était stressé. En réalité, il attendait que Victoria daigne enfin lui apporter un peu de sucre avant qu’il ne tombe en hypo, par exemple… Bon c’était exagéré, et alors ? Neal n’a jamais fais dans la dentelle, c’était bien connu ! ‘‘ On va voir si tu n’as rien perdu à tes vieux réflexes d’attrapeur. Et v‘la qu‘elle lui lançait un raisin, deux raisons, trois raisins… Au bout d‘un certain nombre qu‘il ne pouvait lui-même savoir - trop occupé à viser pour ne pas loupé le fruit, la jeune femme lui lança un peu trop en arrière… Nom d’un chien, Neal ! T’aurais pas pu faire attention ? ’’ Et VLAM, à l’eau. Neal avait fais la pirouette - cascade absolument pas recherchée, pour finir par avaler la tasse, la tête la première. Ses vêtements trempés, la barque entièrement retourné. Et surtout le panier fichu, avec surtout sa bouffe à jeter. Le jeune homme nageait comme un poisson dans l’eau, on pouvait le dire. Jusqu’à ce qu’il trouva les jambes de son amie. Un sourire taquin accompagnait le beau ténébreux, qui entendit d’assez loin sa voix. ‘‘ Neal ? Essaie pas de te planquer, c’est pas drôle ! ’’ Justement, ça l’était chérie… En sortant en même temps la tête de l‘eau, le jeune Indien l‘attrapa pour ne pas qu‘elle s‘échappe. « Tu as eu peur pour moi ?! » Demanda-t-il, avec un air innocent et un regard mielleux en lui parsemant d‘une dizaine de baisers sur ses vêtements. D’un geste vif, il parcoura le long de son bras, d’une main douce et protectrice tout en rapprochant ses lèvres dangereusement de celles de son ex petite copine. La respiration saccadée comme si il venait de courir durant plusieurs heures se fit entendre dans un silence de plomb, alors que Victoria ne le repoussait même pas. Dans sa tête, il comptait les secondes, encore et toujours, des flashs revenaient un à un sur leur année de vie en commun. Une année riche en émotion, comme remplit de bonheur. Il n’avait jamais été aussi calme et posé que l’année 2010 - et avait même finis par faire la paix avec Hailey - à force de la voir traîner chez eux, et surtout après sa rupture avec Rhys. Dire qu’il ne l’avait pas souhaité serait mentir, elle ne donnait pas cher du couple Victeal de toute manière, alors à quoi bon miser sur eux ? Surtout en sachant que Rhys - frère de Victoria - fait parti de la longue liste d’ennemi du jeune Indien. D’un geste tendre, il passa sa main gauche dans la chevelure blonde de son amie en la massant, alors que ses lèvres se déposèrent doucement mais sûrement sur ses lèvres. Voulant la provoquer, le jeune homme posa à plusieurs reprises sa bouche à la suite sur celle de Victoria, voulant tâter d’abord le terrain. Voyant qu’elle restait immobile, sans le repousser - du moins explicitement, il osa le pas une bonne fois pour toute. Le contact de sa bouche sur la sienne le fît frissonner à bon escient - cela faisait trop longtemps qu’il n’avait plus ressenti un tel désir envahir son corps bouillonnant. En manque certain de Victoria Blythe, il se montrait fougueux en l’embrassant, lui prouvant par la même occasion que jamais rien ne se finirait entre eux. Son autre main, quand à elle, ne trouva aucun répit, et alla se réfugier sur le tissu de la jeune femme, commençant à lui déboutonner le chemisier d’un geste précis.
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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Dim 29 Aoû 2010 - 13:28


Victoria passa les mains sur son visage pour retirer les mèches mouillées qui s’étaient collées sur son visage tout en continuant à tourner sur elle-même, visiblement inquiète. Elle n’aimait pas vraiment ce genre de plaisanterie et elle aurait été prête à partir de l’eau si elle n’avait pas sentit des bras l’attraper à la taille et une tête sortir de l’eau qui la firent quelque peu sursautés. « Tu as eu peur pour moi ?! » La jeune fille lui aurait bien frappée l’épaule et lancée une réplique bien placée devant une question pareille s’il n’avait pas été aussi proche. La proximité entre eux était toujours très sensible et, il fallait bien l’avouer, le moindre contact physique entre les rendait plutôt vulnérable l’un envers l’autre. Et là, à cet instant même, Neal avait plongé des yeux séducteurs et taquins dans ceux de Victoria, qui ne semblait plus trop comprendre la tournure des choses. Il en avait profité pour se rapprocher d’elle, quasiment collé aux vêtements trempés de son ex copine. La jolie blonde pouvait sentir la respiration accélérée du jeune homme, dont le visage devenait de plus en plus sérieux. Assuré par le fait qu’elle ne bougeait pas, il lui caressait le bras tout en papillonnant le haut de sa poitrine de baisers. Pourquoi il faisait ça, bon sang ? La jeune Blythe regardait droit devant elle, soucieuse et le visage légèrement crispé. Son pouls s’emballait un peu plus à chaque contact de Neal sur elle, malgré le tissu qui séparait les lèvres de son ancien amant et sa propre peau blanche. Puis, il se releva et caressa brièvement sa bouche plusieurs fois avec la sienne, comme pour s’assurer qu’elle ne riposterait pas. Seulement, Victoria se sentait toute molle, complètement engourdie, et aucune réaction n’était possible. Elle attendait. Presque sagement et patiemment. Elle l’attendait. Il continuait son petit jeu alors qu’elle avait déjà fermé les yeux. La jeune Blythe était toujours immobile et son esprit s’était envolé. Même sa bonne conscience et sa raison s’étaient faites la malle. Neal faisait taire toutes ses bonnes résolutions rien qu’en la touchant. Il avait un pouvoir inné sur elle – et elle n’était pas forcément consciente qu’il en allait de même pour lui envers elle. Quand il plaqua enfin et pour de bon ses lèvres sur les siennes, Victoria prenait comme une claque dans la figure. Elle avait besoin de lui. Elle avait envie de lui. C’était les deux seules pensées qui tournaient dans sa tête alors qu’il caressait tendrement ses cheveux trempés tout en faisant légèrement pression sur elle. Il la brusquait presque, démontrant alors par le moyen le plus explicite qui soit qu’elle lui manquait. D’une passion inégale, le cœur de la jolie blonde n’en pouvait plus d’être enfermé dans sa cage thoracique tellement qu’il était affolé. Victoria sentit un léger mordillement à sa lèvre et ce ne fut qu’à cet instant qu’elle consentit enfin à passer une de ses mains dans les cheveux bruns de son partenaire. Il était fougueux, avide et terriblement impatient, elle le ressentait. Elle, elle était surprise, charmée et complètement ailleurs. Ailleurs mais avec lui. C’était toujours la même chose. Il n’y avait plus que lui. Même l’eau qui l’enveloppait n’avait plus d’impact sur elle. Victoria ne sentait que la chaleur de Neal, que sa peau, son désir, son manque, son envie. Et cela la rendait complètement folle. Il n’y avait plus que lui qui comptait. De toute façon, il avait toujours été le seul qui avait toujours compté. Le savoir à ses côtés avait une chose plus que réconfortante. Elle aurait pu mourir en paix. Mais maintenant, les choses avaient un peu changé. Sur le moment, c’était peut-être là qu’on se dit qu’ils n’auraient jamais dût rompre. Qu’ils auraient plutôt dût dialoguer. Mais pourquoi diable Neal avait attendu qu’ils soient éloignés pour se confier ? Elle n’ignorait pas qu’il n’était pas du genre à se confier. Après tout, il avait un esprit assez macho et, selon lui, les hommes n’ont pas besoin de se confier, ni de parler. Ils savent se débrouiller tout seul, sans aide. Chose complètement sordide. On a tous besoin d’une oreille attentive à un moment ou un autre. Et si on ne choisissait pas quand et avec qui, on prenait le risque de craquer quand on ne le voulait pas, avec une personne qui n’était pas celle à qui vous auriez dit ce genre de choses. Cependant, comme un éclair soudain, Victoria pensa à ce qu’il venait de lui dire. « En ce qui te concerne, nous n‘avons pas le droit de rester ensemble. » Prise dans leur frénésie commune, la jolie blonde se remit en question peu à peu. Sa main libre se baladait avec délice sur l’épaule du jeune Rowlands, n’hésitant pas à lui caresser la peau doucement avec son ongle, en formant notamment des petits cercles. Mais quand elle sentit celle de Neal titiller et ôter les premiers boutons de sa chemise, c’était comme si elle se réveillait. Posant sa main sur son torse, Victoria détacha instantanément ses lèvres du jeune homme tout en le repoussant. Elle ne savait plus où regarder, ni où se mettre tellement qu’elle se sentait gênée et honteuse. Honteuse de lui avoir donné raison, de lui avoir laissé l’opportunité d’aller plus loin. La jolie blonde savait qu’ils ne pourront jamais être de simples amis. C’était pourquoi elle voulait s’éloigner de lui. Mais plus elle tentait de le repousser, plus il se rapprochait. Neal voulait sûrement lui démontrer par A+B que rien n’était fini entre eux, qu’elle était toujours amoureuse de lui, qu’il sera toujours là pour elle, qu’elle ouvre les yeux. Mais ce n’était pas ce qu’elle avait en tête. Alors oui, c’est sûrement cruel. Mais c’était pour son bien – enfin, en tout cas, c’est ce qu’elle pensait. En tout cas, il avait bien réussi son coup. La jeune Blythe était complètement retournée et particulièrement troublée. Elle avait reculé d’un pas et rattaché les deux premiers boutons qui avaient été détaché, le regard fuyant. « On ferrait mieux de rentrer. » Toujours sans aucun regard pour le jeune homme, certainement qu’elle voulait lui faire comprendre qu’il était allé trop loin, Victoria tourna les talons et retourna vers la plage, nageant puis marchant. Elle prit les pans de sa chemise pour l’essorer. Mais ça n’était pas cela qui allait la sécher très rapidement. Cependant, elle en avait rien à faire d’être trempée de la tête aux pieds. La jeune fille passa sa langue sur ses lèvres tout en baissant la tête. Il semblait que certaines choses avaient été éclaircies et ça ne lui plaisait pas. Mais alors pas vraiment. Des choses qu’elle n’acceptait pas, qu’elle rejetait de mauvaise foi. Tout simplement parce qu’ils n’en avaient pas le droit. Aussi bien pour elle que pour lui. Neal n’était donc pas conscient des choses ? Il ne pouvait pas réfléchi deux minutes aux conséquences de ses actes ? Surtout qui venait lui-même de lui dire, deux minutes plus tôt, qu’ils n’avaient pas intérêt à être vu ensemble. Victoria passa une nouvelle fois la main dans ses cheveux, qui se défaisaient de la queue de cheval qu’elle avait faite. Bien sûr, ce baiser avait fait ressortir de bons souvenirs. Tout ce qu’ils avaient passé ensemble pendant un an. L’année où ils ne s’étaient quasiment pas quittés, comme pour rattraper toutes ces années de perdues. Bien sûr, sept ans ne seront jamais rattrapables. Mais Neal s’était plié en quatre pour sa belle et cette dernière n’avait jamais manqué une occasion de faire plaisir à son homme. Ils avaient toujours besoin de l’autre pour se raisonner car eux seuls arrivaient se maitriser. Ensemble. Depuis tout gosse. La demoiselle se dirigeait vers la voiture dans ses pensées, avant d’attendre patiemment le propriétaire de l’engin arrivé. Il semblait prendre son temps, peut-être qu’il était en vrac lui aussi. Elle ne savait pas et, pour l’instant, elle ne voulait pas le savoir. Le trajet en voiture se fit dans un silence de plomb. Victoria n’arrivait pas à décrocher un mot et, de toute façon, elle ne savait pas quoi dire. Quand ils arrivèrent devant les portes de l’hôtel, elle se tourna brièvement vers lui. « N’essaie pas de me joindre dans les jours à venir. Je serai à Paris. » La jolie blonde semblait être plutôt triste mais ce voyage à Paris ne pouvait pas mieux tomber. Elle allait pouvoir se changer les idées et c’était exactement ce dont elle avait besoin. « Au revoir, Neal. » Sa voix était plutôt douce mais presque tremblante et elle ne perdit pas une seule seconde pour sortir de la voiture. Non, inutile qu’il la raccompagne plus loin. Victoria avait besoin d’être seule. Encore et toujours. La solitude était sa meilleure alliée, celle qui ne la laissera jamais tomber. Oui, elle avait besoin d’être seule et, surtout, de partir. De partir très loin.

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Message(#) Sujet: Re: Mieux vaut tard que jamais… (end) Dim 29 Aoû 2010 - 14:46

    Sa bouche dansait avec frénésie sur celle de sa compagne, plus rien n’existait à ses yeux, sauf elle. Victoria a toujours été l‘unique souffle du jeune homme. Il se donnerait la mort pour la sauver, c‘était certain. Il se battrait même avec le diable en personne pour l‘épargner. Il commençait à l‘accepter. Et commence à comprendre le sentiment qui est d‘aimer. Longtemps, il avait repousser le verdict. Par peur de s‘attacher, peur de souffrir. Peur qu‘on le considère comme faible. Aujourd‘hui, l‘important est qu‘elle soit à ses côtés, sa main dans la sienne et qu‘ils prouvent que Victoria et Neal reste encore vivant. Que Neal sans elle, ce n‘était plus lui. Et que Victoria sans lui, ce n‘était plus elle. Mais ils en avaient pas le droit, pas maintenant. Pas cette année. Encore et toujours la seule fautive à son bonheur : Cudy Butterfly ! Qu‘on le juge, qu‘on le condamne, cette fille est un vrai poison pour sa vie. Elle le détruit d‘abord psychologiquement, de l‘intérieur, à petit feu. En se faisant passer pour la victime de l‘histoire, être enceinte et rejetée du soit disant l‘homme qu‘elle aime. Mais Neal voyait très clair dans son jeu : elle le détestait autant que lui la haïssait. Et si elle arrive à piéger les autres dans sa manipulation, lui elle ne l‘aura jamais ! La haine qui lui portait dès à présent s‘agrandissait à chaque fois un peu plus. Pourtant, combien de fois avait-il penser qu‘il ne pourrait pas la détester autant ? Mais c‘était à chaque fois sans le vouloir qu‘il se rendait compte combien elle l‘exaspérait. Aujourd‘hui, plus qu‘un autre jour. Néanmoins, elle n‘existait plus à ses yeux pour l‘instant. Seule Victoria lui était importante. Massant encore les cheveux soyeux de son ex petite copine, Neal ferma un instant ses yeux, savourant avec délice ses doux baisers violents. Voulant se répéter chaque détails, il ne voulait plus se détacher de sa bouche, déboutonnant le premier bouton, ses doigts frôlaient sa peau humide, exquise. L‘eau lui arrivait au dessus de la taille, et pourtant, celle-ci n‘avait aucun charme à ses yeux. Voulant se détacher quelques secondes, sa bouche se réfugia dans le cou de la jeune femme qu‘il embrassa sans retenue, toujours ses yeux clos. Il connaissait la moindre parcelle de son corps par cœur, cela ne changeait de toute manière pas des autres femmes. La seule différence c‘est la douceur qu‘il y mettait. En émois, il serra sa main contre les cheveux blonds d‘une manière protectrice, rapprochant alors son corps contre celui de la jeune femme. La main de Victoria descendit un peu plus, vers son épaule, où elle s‘amusa à dessiner par-dessus, en le frôlant de ses ongles. Ce qui pour effet de lui donner des frissons agréables. Pris au piège, elle le séduisait, le convoitait. Elle ne le faisait sans doute pas exprès, mais elle ne semblait pas être au courant de l’effet qu‘elle lui avait toujours fournit. Pour la simple raison est qu‘il n‘en a jamais parlé à quiconque. Les plus observateurs le voyaient. Et s‘attiraient les foudres de l‘Indien si ils lui en faisaient part. Remontant alors sa bouche, il continua ses centaines de baisers sur son menton, avant de rejoindre le chemin de sa bouche. Il se sentait mieux, vivant. Elle lui donnait la force de continuer, de se battre, et d‘y croire encore. A quoi ? En lui, en eux. Pas qu‘il doutait de cet amour, jamais. Mais elle s‘était souvent refusée à lui que cela quelque part lui faisait mal. Il était coupé entre l‘envie de la laisser vivre sa vie comme elle le souhaitait, mais aussi de ne jamais l‘abandonner. Reprenant peu à peu ses délicats baisers, sa bouche frôlait celle de Victoria, s‘amusant à l‘attirer indéniablement dans ce sentiment réconfortant. Elle était pour lui, il était pour elle. Son cœur battait la chamade, ses bras étaient d‘une étreinte agréable. Depuis leur séparation, il n‘avait jamais voulu ressortir avec aucune femme. Mais parfois, en sortant du bar, il finissait quand même dans le lit d‘une inconnue. C‘était un chaud lapin, et avec l‘alcool, c‘était pire. Mais à part peut-être trois ou quatre inconnues, il s‘était toujours refusée une nouvelle liaison. Refoulant alors le désir en lui, préférant s‘orienter sur son travail, ou sur l‘alcool. En quelque sorte, l‘étreinte d‘une femme et d‘un homme lui avait terriblement manqué. Au point qu‘il ne savait plus comment se contrôler, ni pourquoi il arrêterait. La connaissant mieux que quiconque, il savait combien elle était dans le fond satisfaite. Même si, l‘avouer semblait difficile. Entremêlant sa langue avec celle de sa copine, son doigt déboutonna une nouvelle fois un second bouton. Passant sa main sur la peau de sa douce amie, il caressait la peau blanche de cette dernière tout en ne quittant pas sa bouche, visiblement trop intense pour lui. Mais alors qu‘elle sentie la main de son amant se promenait sur sa frêle peau, elle coupa court au baiser et à cette étreinte en le repoussant. ‘‘ On ferrait mieux de rentrer. ’’ Il pourrait être désolé, s’en vouloir, ou se demander ce qu’il lui avait pris. Mais rien. C’était un sentiment embarrassant, et pourtant si prévisible. Continuer de se mentir serait hypocrite ou gamin. Il l’aimait. Elle aussi. Et ils avaient besoin l’un de l’autre pour avancer. Où était le mal ? Il en avait marre de se battre contre les autres, marre de se battre contre ce sentiment qu’il porte pour elle, depuis de nombreuses années. Victoria a toujours été sa seule alliée, la seule qui le comprenait, l’encourageait. Et si cela serait vu comme être un romantique alors plus rien ne lui barrera la route. Même si il est loin d’en être un ! Il en avait marre de se voiler la face, de ne pas pouvoir vivre tout simplement cet amour. Il aurait voulu lui suggérer qu’ils pourraient secrètement sortir ensemble. Mais elle ne semblait pas vouloir vivre une quelconque aventure avec lui. Pourquoi ?! Se renfrognant malgré lui, il récupéra son panier, et laissa le canoë dans l’eau. De toute manière ce n’était pas le siens, il s‘en foutait donc. ‘‘ Au revoir, Neal. ’’ Le trajet fût rapide et silencieux. Que pouvait-il dire ? Rien. Il ne regrettait pas ce qu’il avait fais, bien au contraire, si il pouvait recommencer, il le ferait. Sans hésitation. Mais l’attirance qui se portait l’un envers l’autre dérangeait les autres habitants. Certains tout du moins. En premier lieu, sa famille. Les mains sur le volant, il ne détourna à aucun moment son regard vers elle, par peur de souffrir encore plus, et pour éviter de vouloir la rattraper. Non, il devait la laisser seule. Il le savait que trop bien, hélas. Et c’est-ce qu’il ferait. Avant même qu’elle ne referme la porte, quelques syllabes sortirent de sa bouche, dans un chuchotement audible. « J‘attendrai Victoria. J‘attendrai… Fût ses seules paroles. » As t’elle conscience qu’ils ne pourront jamais être des amis ? As t’elle conscience que si elle ne veut plus se donner à lui, il finirait par se contenter de l’ignorer ? Difficilement lassé, il tenait bon. Mais pour combien de temps encore ? Il ne resterait pas à lui imploré de lui redonner une nouvelle chance dans une cinquantaine d’années. Et voudrait vraiment revivre le grand Amour. Celui qui nous aide à affronter la vie, celui qui nous stimule. Celui qui nous rend bon chaque jours de plus. Celui qui nous aide à grandir et qui nous permet de retrouver toujours le droit chemin. Aucun doute la dessus, Victoria était la seule à pouvoir lui procurer ce bien. Alors où était le mal ? Victoria claqua la porte avant de retrouver chemin dans sa chambre, et une fois entrer, le garçon accéléra et se déboîta pour retrouver la route de sa maison. La route de leur maison

        END
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