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 Slowly, we get too good and too holy | Parfaite

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Message(#) Sujet: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Ven 30 Juil 2010 - 23:43

    Assis dans la salle d'attente, il n'y avait évidement pas grand chose d'autre à faire que d'attendre et de prendre son mal en patience. Pour m'occuper je regardais les gens autour de moi, essayant de deviner la raison de leur venue à l'hôpital.
    Il y avait les cas évidents, poche de glace posée sur une partie ou l'autre de leur corps après un mauvais coup ou une chute, ceux qui s'étaient coupés et entouraient leur membre blessé d'un carré de tissus virant au rouge ou aux tâches ensanglantées déjà vieillies... Et puis tous ceux qui gémissaient dans un coin, yeux mi-clos, sans autre expression que celle de la douleur. Pour eux, je ne pouvais qu'imaginer, inventer des explications. Celui-ci se serait mêlé à une bagarre où il ne pouvait pas faire le poids et aurait essuyé les coups sans pouvoir en rendre en retour; cette fille avec deux doigts en moins à sa main gauche aurait tenté d'escalader l'Himalaya, mais sa réussite lui aurait couté bien plus que prévu... des histoires que je me racontais pour passer le temps mais surtout pour éviter de trop penser à elle, et à ce que l'on allait lui découvrir. Probablement rien de grave comme elle l'avait répété à plusieurs reprises, mais ne m'empêchait pas d'être inquiet. Un peu. Et même un peu plus que ça.

      FLASH BACK

      - ... et c'est là que je réalise que j'ai aucune idée d'où je suis, ni de là où j'ai garé votre voiture! Donc je cherche quelqu'un pour me renseigner et... Bonjour!
      Interrompue dans son histoire par l'arrivée de Parfaite, Pénélope la salua avec enthousiasme et Basil se retourna, souriant à sa femme qui venait de se lever, mais son expression changea très vite en la voyant.
      - Ça va? T'as pas l'air bien?
      Elle s'assit sur la chaise à côté de lui, posa ses coudes sur la table et se prit la tête entre les mains.
      - Non, pas trop... Hier je croyais que ça passait mais c'est pire ce matin...
      Il se rapprocha d'elle et posa sa main sur son bras avec une légère grimace, précisant à l'intention de sa mère:
      - Elle a eu mal au ventre dans l'avion. Ils nous ont servi un truc bizarre et je crois qu'elle aurait mieux fait de pas le manger...
      Parfaite soupira en relevant la tête vers lui.
      - Ça fait un moment que je suis réveillée, mais dès que je me levais j'avais envie de vomir, j'avais l'impression que ça s'arrêterait jamais... Oh désolée, c'est pas des trucs à raconter au petit déjeuner...
      Pénélope la regardait avec un air désolé tandis qu'elle débarrassait tout ce qui était nourriture de la table. Ils restèrent tous les trois en silence quelques instants, puis Basil se releva.
      - Bon, je vais t'emmener à l'hôpital.
      - Non, ça va aller. C'est surement pas grand chose, je... il faut juste que je me repose un peu et puis ça va passer.
      Il secoua la tête.
      - Ça sera plus sûr, ça sert à rien que tu traines ça pendant des jours. J'ai pas raison?
      Il s'était tourné vers sa mère qui acquiesça.
      - Oui, il vaut mieux. Vous serez fixée au moins.
      Parfaite avait l'air d'hésiter, respirant à coup de larges bouffées d'air, puis tenta un petit sourire à son mari.
      - D'accord. Laisse moi juste le temps de me changer.
      - Tout ce que tu veux.
      Et il s'approcha d'elle pour déposer un baiser sur son front.

      FIN DU FLASH BACK


    Au moment de notre arrivée il n'y avait pas grand monde, coup de chance malgré tout, et elle s'assit dans la salle d'attente tandis que je remplissais les papiers. Elle avait reprit des couleurs et disait se sentir mieux, mais je voyais quand même que ce n'était pas encore ça et je me dépêchai de rendre le formulaire d'admission pour la rejoindre. La semaine que l'on venait de passer était de celles que l'on pouvait qualifier de "paradisiaques", la Nouvelle-Zélande s'avérant un excellent choix de voyage de noces compte tenu de ce que l'on y avait trouvé, et la rupture de notre retour n'en était que plus dure: entre la petite cascade à 100 mètres de notre chambre et ce hall d'hôpital il y avait plus qu'un monde!
    Heureusement, l'attente ne fut pas très longue, et moins d'un quart d'heure après notre arrivée on l'appela. Ça faisait bizarre d'entendre "Madame Lane" et de la voir se lever en réponse à ce nom.. Je l'accompagnai jusqu'au box que l'on nous avait indiqué et où sa consultation aurait lieu, mais au moment d'entrer l'infirmière m'expliqua que moi je devais rester dehors pour cause de respect du secret médical. Oui, j'avais beau être son mari maintenant que ça restait compréhensible, et je laissai la porte se refermer derrière elle sans pouvoir faire grand chose. Je restai quelques instants debout, regardant autour de moi, puis pris place sur l'un des deux sièges restés vides dans le couloir des consultations.
    Assis seul dans ce couloir où il y avait nettement moins de monde que dans la salle d'attente, seul puisque séparé pour l'instant de ma tendre moitié, j'observais les gens pour ne pas penser à ce qu'on allait lui diagnostiquer. Me connaissant, j'allais imaginer le pire alors je refoulais autant que possible mes angoisses. Ce n'était qu'un mal de ventre après tout, probablement une indigestion vu l'aspect de ce que l'on nous avait servi dans l'avion, mais si c'était quelque chose de grave? Une infection, une maladie rare et foudroyante, un cancer... Mes connaissances médicales étaient très limitées, bornées aux quelques séries médicales que j'avais pu suivre et aux discussions que j'avais pu avoir, mais c'était déjà trop pour mon imagination. Et si elle avait quelque chose de grave, qu'est-ce qu'on ferait? Et si c'était pour ça aussi qu'elle avait voulu qu'on se marie si vite, parce qu'elle se savait mourante? C'était de pire en pire... Plus je tentais de focaliser mon attention sur ces autres personnes autour de moi et plus mes scénarios empiraient. Ce n'était pas bon, vraiment pas bon, et puis cette consultation qui durait... D'habitude j'étais plus ou moins patient, mais là j'avais l'impression que le temps s'était volontairement arrêté pour me rendre fou, et je levais les yeux vers la pendule murale trop souvent pour me convaincre que mon comportement était raisonnable. S'ils la gardaient si longtemps c'était qu'il y avait un problème, qu'ils devaient lui faire des examens plus poussés ou je ne savais quoi d'autre... Il me fallait résister à la tentation d'aller frapper à la porte pour demander ce qui se passait et attendre, ne rien faire d'autre qu'attendre en trompant au mieux mon esprit en m'intéressant à d'autres personnes qui avaient quand même visiblement plus de problèmes que moi. Le type avec un bandage sur l'œil droit m'intriguait tout particulièrement depuis le moment où il était venu s'assoir à trois places en face de moi, et même s'il était depuis entré dans l'un des box la curiosité était toujours là... et je recommençai à partir dans mes délires expliquant sa blessure dont je ne voyais et ne savais rien... L'extase totale si le contexte avait été différent.
    J'étais donc là, à m'imaginer comment ce mec aurait perdu son œil en se battant avec un ours -peu probable mais fort distrayant, et puis j'en étais à ma quatrième divagation à son sujet alors il était normal que ça vire au sensationnel- quand je sentis une présence à côté de moi. Je me retournai avec l'intention d'informer la personne que cette place était prise, mais j'y trouvais celle que j'attendais et lui souris.

      Alors, c'est bon? Qu'est-ce qu'ils t'ont dit?

    Elle se tenait là, une pochette pleine de papiers sur les genoux et l'air pensive, et je ne savais pas comment interpréter la situation. J'espérais juste que ce n'étais pas trop mauvais, et que mes délires étaient tombés très loin de la réalité.
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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Dim 8 Aoû 2010 - 22:12

Parfaite avait filé tous les deux après la fête du mariage en voyage de noce, le lieu était magnifique le souvenir qu’il avait là-bas serait gravé pour toujours dans leurs mémoires. Cependant le retour était beaucoup moins gai que le voyage. La jeune femme se sentait nauséeuse, elle n’aurait pas du manger, cette nourriture chinoise dans un avion. Elle avait eu tellement du mal à s’endormir et les seules fois ou elle arrivait à s’endormir, elle était réveillé par cette forte envie de vomir. Après une discutions avec la mère de Basil et de ce dernier, il avait pris la décision de l’emmener à l’hôpital. Une fois dans la salle d’attente, il n’y avait plus qu’à attendre qu’un médecin vienne pour lui prescrire un médicament contre cette intoxication alimentaire. Puis un médecin arriva avec un sourire et demanda.

« Madame Lane, veuillez me suivre si vous plait. »

La jeune mariée sourit, puis se leva pour suivre le docteur. Il emmena dans une pièce alors la jeune femme puis après plusieurs questions plutôt étrange pour une intoxication alimentaire. Il y eu un bref silence, puis quelques minutes plus tard la jeune femme avait quitté le lieu pour retrouver son mari. Un peu étrange elle avançait sans trop savoir ou elle se trouvait ou même, si elle allait dans la bonne direction. Puis la voix douche de son marie, la fis revenir à la réalité.

« J’ai besoin de m’assoir… »

La jeune femme avait l’air sous le choc, mais pour autant son visage une fois assise et qu’elle touchait les mains de son amours avait retrouvé un sourire, un magnifique sourire.

« Mon chéri… Ce n’est pas une intoxication alimentaire… tu sais après la faus… Le problème que j’ai eu, il y à quelques mois. Le médecin ma dit que si je n’avais pas retrouvé mes règles de suite, je ne devais pas inquiétée… que mon corps devait se réhabituer. Donc je me suis pas vraiment inquiétais puis ensuite, je n’y est plus pensée… »


Parfaite c’était arrêté un moment avant de reprendre dans un souffle.
« Mes règle aurait du revenir quelques semaines plus tard et non des mois plus tard. »
Elle finit par donc par conclure.

« Et le médecin ma donc dit que je ne risquais plus d’avoir « mes problèmes de fille » avant un moment… Car je suis enceinte d’environ trois mois… Et je sais pas comment dire, grâce ou a cause du gêne que j’ai dans ma famille, il semblerait qu’il est quatre petit pied dans mon ventre… J’attends des jumeaux !! »

Parfaite était aux anges, mais elle ne savait pas trop comment basil pouvait agir, il faut dire que malgré marier, ils étaient tous les deux jeunes et même si leur ressources financière était plus que raisonnable, pouvaient ils être près à devenir parent ?



Dernière édition par Parfaite Lane le Jeu 12 Aoû 2010 - 12:41, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Mar 10 Aoû 2010 - 22:10

    Les hôpitaux m'avaient toujours rendu nerveux, c'était plus fort que moi. Non seulement j'étais déjà sujet aux crises d'angoisse en temps normal, mais me retrouver dans un lieu confiné synonyme de maladie me mettait toujours mal à l'aise. Je savais que c'était également là que l'on sauvait les gens, qu'on leur donnait accès à une nouvelle existence et que des femmes donnaient tous les jours la vie, mais moi ça me paralysait. Mon petit jeu de m'imaginer ce que pouvaient avoir les personnes autour de moi était donc une sorte d'exutoire: en m'imaginant le pire et le plus improbable, je gardais à distance mes démons. J'avais déjà suffisamment tendance à dramatiser, alors quand c'était volontaire et pour des inconnus ça m'aidait à ne pas sombrer. Peut être que Linwood avait raison finalement, m'affirmant quand je lui avait fait mes adieux dans sa chambre d'hôpital qu'un jour je deviendrai fou à force de lutter contre moi-même... mais quel crédit donner à la parole d'un homme sous sédatif à peine réchappé de la mort? Bien peu, j'en étais convaincu.

    Elle s'était assise sans un mot, sans signaler sa présence, laissant seulement s'échapper de ses lèvres un J’ai besoin de m’assoir… que je ne parvenais pas à interpréter plus que l'expression sur son visage. Je ne savais pas quoi dire, et la laissai reprendre ses esprit tout en posant ma main sur la sienne ce qui parut lui faire du bien et elle me sourit. Mon chéri… Ce n’est pas une intoxication alimentaire… Tu sais après la faus… Le problème que j’ai eu, il y à quelques mois. Le médecin m'a dit que si je n’avais pas retrouvé mes règles de suite, je ne devais pas m'inquiéter… que mon corps devait se réhabituer. Donc je me suis pas vraiment inquiétée puis ensuite, je n’y est plus pensé… Elle fit alors une pause et je n'étais pas tout à fait sûr de voir où elle voulait en venir. Mais en tout cas, la fausse couche qu'elle avait subit quelques mois auparavant semblait être encore un souvenir douloureux, ce que je comprenais. Probablement que ça le resterait encore longtemps, même lorsque nous aurions fondé une petite famille à nous qui nous comblerait; il y aurait toujours ce bébé manquant quelque part en nous... Et puis elle ajouta dans un souffle: Mes règle aurait du revenir quelques semaines plus tard et non des mois plus tard. Est-ce qu'il fallait comprendre qu'elles étaient revenues et que c'était ça qui lui avait causé ses nausées? A moins que... je commençais à entrevoir une autre raison que je m'étais jusque là refusé à envisager, mais son sourire m'y faisait tout à tout croire. Ou commencer à croire.
    J'étais pendu à ses lèvres, ma main sur la sienne resserrant son étreinte. Je sentais quelque chose battre, sa circulation sanguine, son pouls, je ne savais pas, mais en moi aussi ça commençait à cogner et j'attendais, presque fébrile, qu'elle continue. Et le médecin ma donc dit que je ne risquais plus d’avoir « mes problèmes de fille » avant un moment… Car je suis enceinte d’environ trois… Et je sais pas comment dire, grâce ou a cause du gêne que j’ai dans ma famille, il semblerait qu’il y ait quatre petits pieds dans mon ventre… J’attends des jumeaux !! Et d'un coup ma main lâcha la sienne.

      Oh Darling...

    C'étaient les seuls mots qui avaient réussi à s'articuler et à sortir; et ils ne reflétaient qu'une infime partie de ce qui était en train de se passer dans ma tête. C'était vrai? Vrai de vrai? Et je l'embrassais, bref contact qui n'était pas facilité par notre position, assis l'un à côté de l'autre tandis qu'elle avait tous ses papiers sur les genoux, mais dont j'avais particulièrement envie. Après la semaine que l'on venait de passer et ce type d'annonce, sans baiser ça aurait été particulièrement étrange.

      C'est fantastique... Et de jumeaux... C'est fantastique !!

    Je ne trouvais pas les mots, ils ne voulaient pas venir, c'était comme me retrouver dans un vide immense que j'aurai eu à décrire, et il n'y en avait qu'un qui me venait. Et je me prétendais écrivain?! Non, quand les émotions se mêlaient on ne pouvait rien tirer du style...
    Je repris sa main dans la mienne, tout en lui souriant. Évidement, son air absent c'était le choc de l'annonce, je commençais seulement à retrouver mes esprits alors ça n'avait pas du être facile pour elle non plus, surtout avec le fantôme de son "problème" comme elle l'appelait qui continuait à planer au dessus de nos têtes. Mais peu à peu je réalisais, et mon sourire croissait proportionnellement. C'était soudain, c'était inattendu, mais c'était une excellente nouvelle. Et quand enfin je me sentis capable d'articuler plus de trois mots différents, j'inspirai une bouffée d'air avant de me lancer sourire immense toujours en activité.

      Enceinte... J'aurai jamais cru que ça nous arrive si vite mais c'est bien, faut croire qu'on s'accorde bien sur ce plan là aussi!

    Même si le docteur qui s'était occupé d'elle après sa fausse couche nous avait bien dit qu'il n'y aurait pas de problèmes par la suite pour que l'on ait d'autres enfants, je n'aurai jamais cru que cela puisse se produire si tôt. Elle avait dit combien? trois mois... Mon Dieu, ça devait remonter au moment de mon retour d'Angleterre, peut être même du jour où l'on avait décidé de se marier, et c'était plutôt pas mal comme portée affective. Et... euh à moins que je me trompe on allait commencer l'année avec deux petits bébés dans les bras... Comment dire, c'était un vieux rêve qui se réalisait. J'avais depuis longtemps l'envie d'avoir des enfants, et j'avais peu à peu eu la certitude que c'était avec elle que je voulais les avoir. Dit comme ça c'était terriblement guimauve mais c'était sincère. Je l'aimais, je voulais passer ma vie avec elle et voir grandir les petits bouts de chou qu'on aurait eu ensemble. Et ça y était, on y était!
    Elle me regardait en souriant, et pas un instant je me demandai si elle avait l'intention ou non de les garder. Cette fois on avait le droit de se poser la question, mais pour moi elle ne se posait pas. On avait fini nos études, j'allais attaquer à plein temps un travail d'écrivain que je pourrai faire à domicile, la maison était grande et financièrement on pouvait très bien s'en sortir; et puis maintenant que l'on était mariés ce n'était pas comme si on doutait encore de nos sentiments.
    Et elle grimaça tout à coup, et je m'affolai. Quoi, qu'est-ce qui se passait? De mes souvenirs de sciences du lycée c'était trop tôt pour qu'elle les sente alors... a moins que son problème de nausées n'ait pas encore été bien réglé.

      Ils t'ont donné quelque chose pour tes nausées? A ce rythme tu vas perdre plus de poids que ce que tu devrais en gagner... D'ailleurs...

    Comme cela était prévisible pour quiconque me connaissait un peu, le diagnostic de sa grossesse venait à peine d'être annoncé que déjà elle était l'objet de toute mon attention. Non pas que je la négligeais habituellement, loin de là, mais une annonce pareille ne pouvait que me rendre plus attentif, et plus inquiet accessoirement. J'avais conscience qu'il valait mieux ne pas la stresser, mais dans les mois à venir il fallait prévoir que j'aurai certainement quelques petites pointes d'appréhension. A moins donc de les déguiser pour essayer d'en atténuer la portée. Et puis là, pour l'instant, j'avais quand même l'excuse de ne pas être très au point pour ce qui était questions grossesse.

      Comment ça se fait qu'on s'en rende compte que maintenant, tu aurais pas du avoir des... symptomes ou je sais pas trop quoi avant? Ils vont bien au moins?
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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Jeu 12 Aoû 2010 - 15:07

Parfaite laissa parler son marie, sourire aux lèvres elle était rassurée de voir que Basil avait plutôt bien réagis à la nouvelle. Elle le trouvait mignon à s’inquiéter pour un rien, puis elle ne pouvait s’empêcher de l’aimer d’avantage chaque seconde de sa vie, ce n’était pas difficile d’aimer quelqu’un comme Basil, il fallait simplement le voir pour la rendre heureuse.

« Il ne mon rien donné pour le moment et je ne préfère pas trop prendre de médicament… Mais sa devrait passer avec le temps c’est dans les premiers mois, après tu auras le droit a mes crises de nerf, mes sautes d’humeurs et mes envie alimentaires certainement étrange. Je m’excuse par avance, pour les mois que tu vas devoir vivre mon amour… »


Puis elle embrassa son mari délicatement sur le coin des lèvres touchant son ventre, elle allait sentir la vie en elle, elle allait avoir des enfants avec l’homme qu’elle aimait.

« Tu préfères attendre un peu avant de l’annoncer, ou tu veux le dire à ta mère maintenant ? Je pense qu’il serait préférable pour ta mère de l’apprendre avant son départ pour Londres. Enfin, de toute manière, il est évident que notre fin d’année va être mouvementée, il faudra donc lui dire qu’on ne pourra pas venir chez elle pour les fêtes, elle va devoir venir à nous. »

Parfaite était un peu inquiète de son entourage, ce qu’ils allaient dire ou penser ? Surtout la mère de Basil et son frère, c’était la seule famille proche qu’ils avaient. Bien sur que c’est crainte n’étaient pas justifier, après un mariage… ils étaient jeune mais après tout ? Ils avaient déjà une maison à eux, l’argent n’était pas un souci et ils auraient de l’aide quoi qu’il arrive.

« Sa te gêne pas, par contre qu’on se dirige vers le parking. Je pense qu’on va suffisamment avoir à faire à cette hôpital pendant les prochains, le moins j’y serais mieux sera pour moi et tes enfants… »

En prononçant la fin de la phrase, parfaite réalisa vraiment qu’elle allait devenir mère avec Basil et réaction étrange, enfin non ce n’était pas étrange pour parfaite. Elle attrapa alors Basil par le t-shirt pour l’embrasser. L’endroit était bondé donc inutile de vous dire que la petite période bisou, n’avait pas durer fort longtemps, mais juste assez pour faire comprendre que la jeune femme était vraiment heureuse et que c’était encore un merveilleux moment en compagnie de l’homme de sa vie.


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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Sam 14 Aoû 2010 - 23:58

    Enfant, j'enviais ceux dans ma classe ou dans mon entourage qui avaient des frères et soeurs. De leur coté, eux aussi me trouvaient chanceux, m'expliquant qu'avoir à partager sa chambre et ses jouets avec quelqu'un d'autre n'est pas marrant du tout, mais je continuais à me dire que j'aimerai bien moi aussi ne pas être fils unique. J'en avais parlé plusieurs fois à ma mère, ce dont je ne me souvenais absolument pas, mais elle me l'avait raconté lorsque j'étais rentré à Londres fin mars. Parfaite et moi venions à peine de perdre le nôtre, et ma mère avait voulu savoir si nous comptions réessayer; je lui avais bien entendu répondu que oui, dès que nous en aurions la possibilité. Elle avait sourit avec une étrange douceur avant de répondre que ça ne l'étonnait pas. Et puis elle m'avait raconté. Comment je lui demandais pourquoi elle n'avait pas de mari, pourquoi est-ce qu'elle n'avait pas d'autres enfants que moi, pourquoi est-ce qu'elle changeait si souvent d'amant... Je devais avoir sept ou huit ans et ce genre de questions me trottaient en permanence dans la tête. J'avais besoin de savoir pourquoi j'étais différent des autres, pourquoi moi j'étais seul et sans papa... Mais ça n'avait pas duré. On s'habitue vite aux absences, surtout lorsque l'on a rien connu d'autres. Après quelques mois d'interrogations, j'étais retourné à mes rêveries de grandes fratries, me promettant à moi-même qu'un jour j'aurai plein d'enfants, des dizaines et même des centaines, qu'ils s'amuseraient tous beaucoup et seraient très heureux. J'avais oublié ça aussi, mais ma mère me l'avait raconté à la suite. Elle avait ensuite ajouté que j'avais toujours des attentes un peu particulières, comme en avance sur mon âge, mais qu'elle était contente de voir que je n'avais pas trahi celui que j'avais été plus jeune. Non, je n'avais rien trahi de mes rêves d'enfants.

    Et voilà qu'on y était. Parfaite, moi, et deux de plus en elle. Je ne quittais pas des yeux son ventre, comme si en me concentrant bien j'allais réussir à voir à travers, me languissant un peu que cela se voit enfin dans sa silhouette. J'y croyais, mais quelques rondeurs de plus n'auraient pas été de refus. Mais l'on avait le temps. Elle en était à trois mois, elle avait tout le temps de prendre du poids et de leur permettre de se développer. Et l'on avait tout le temps devant nous pour s'organiser, arranger la maison et notre vie, ne restait plus qu'à prendre patience et à vivre dans l'attente du terme. Ils ne m'ont rien donné pour le moment et je ne préfère pas trop prendre de médicaments… Mais ça devrait passer avec le temps c’est dans les premiers mois, après tu auras le droit a mes crises de nerf, mes sautes d’humeurs et mes envie alimentaires certainement étranges. Je m’excuse par avance, pour les mois que tu vas devoir vivre mon amour… Et le pire c'était qu'elle avait l'air sincèrement désolée pour moi. Pourtant je n'avais pas le pire des roles, probablement que pour elle ça ne serait évident non plus, mais elle pensait à moi en premier. Et comme pour me prouver, s'il y en avait besoin qu'elle pensait ce qu'elle venait de dire, elle m'embrassa. Est-ce que c'était grave que ses lèvres m'ait autant manqué, juste le temps de sa consultation? Je la vis ensuite poser ses deux mains sur son ventre, délicatement, parvenant à quasiment tout le recouvrir. Probablement que ça n'allait pas durer. Et puis, tout à coup, elle releva la tête vers moi. Tu préfères attendre un peu avant de l’annoncer ou tu veux le dire à ta mère maintenant ? Je pense qu’il serait préférable pour ta mère de l’apprendre avant son départ pour Londres. Enfin, de toute manière, il est évident que notre fin d’année va être mouvementée, il faudra donc lui dire qu’on ne pourra pas venir chez elle pour les fêtes, elle va devoir venir à nous. Je souris à la voir si inquiète pour des détails. De mon côté j'étais en train de me demander comment est-ce que l'on allait faire pour réorganiser les pièces, et elle c'était les fêtes à venir. Bon, il y avait la façon dont les gens allaient le prendre aussi, et ça je le comprenais un peu plus. Probablement que Tyler serait content; avec ma mère il n'y avait pas de doute à avoir, mais les autres? On avait beau être ensemble depuis assez longtemps pour dissiper les malhentendus, il arrivait encore que certains l'abordent pour lui rappeler son passé, et pas toujours en termes très délicats, alors maintenant qu'elle était enceinte... Mais il ne fallait pas que l'on s'en fasse trop à l'avance, nos amis allaient sûrement bien le prendre et nous soutenir, je n'en avais quasiment aucun doute. Enfin, pour ça aussi on allait avoir du temps pour tout mettre au point, ce n'était pas comme si elle allait accoucher à la première heure le lendemain... et heureusement, parce qu'on aurait été loin d'être prêts! Ca te gêne pas, par contre qu’on se dirige vers le parking. Je pense qu’on va suffisamment avoir à faire à cette hôpital pendant les prochains, moins j’y serais mieux sera pour moi et tes enfants… Et là je compris qu'elle pensait à la même chose que moi. La fin de sa phrase faisait bizarre. "Pour moi et tes enfants". On allait devenir parents. C'était le genre de truc qui pouvait être répété encore et encore, il me semblait qu'on ne l'avait pas tout à fait enregistré. Et elle se colla contre moi, attrapant mon tee-shirt d'une main tandis que l'autre entourait mon cou pour m'embrasser. A quelques mètres de nous j'entendis une voix chevrotante faire une remarque comme quoi les jeunes étaient vraiment d'un sans-gêne maintenant et j'éclatai de rire en me détachant de ses lèvres.

      Pas les miens, les nôtres...

    Elle me souriait heureuse. Qu'est-ce que j'aurai donné quelques mois plus tôt pour la voir dans un état pareil, alors que je n'y arrivais pas. On était sorti du gouffre, sorti de l'enfer et c'était bon de la retrouver. J'attrapai de nouveau sa main dans la mienne et l'on se leva, partant ensuite en direction du parking. Oui, elle avait raison. Entre les visites de controle et tout le reste on allait probablement avoir à passer de longues heures dans cet hopital, alors autant profiter de la journée que l'on avait devant nous.

      Pour ma mère on va peut être attendre d'être rentrés pour lui annoncer, je pense que c'est le genre de nouvelle qu'il vaut mieux lui faire directement... Enfin tu la connais, tu dois bien te douter du genre de réaction qu'elle aura...

    Parfaite et elle n'avaient pas eu beaucoup d'occasion de se voir, mais ma mère était ce genre de personne que l'on pouvait très vite comprendre et connaitre. En une semaine que nous avions passé à Londres, et la petite dizaine de jours qu'elle avait passé à Ocean Grove avant notre mariage, ma tendre avait surement eu tout le temps nécessaire à se faire une idée. Ma mère était une vraie gamine, il y avait pas d'autre façon de la déterminé. Enthousiaste, fatigante, sujette à l'euphorie et à la bouderie, riant pour un riant et hystérique quand la situation s'y prétait. Aucun doute quant à savoir si elle serait heureuse de savoir qu'elle serait grand-mère d'ici peu: la réponse était bien évidement un "oui" énorme.
    Arrivés au niveau du gichet d'admission, Parfaite s'arrêta pour rendre quelques papiers qu'on lui avait demandé de remplir durant sa consultation, signant ensuite pour confirmer son prochain rendez-vous avec le médecin. Ca prenait des allures très sérieuses. Une fois ces quelques formalités effectuées, elle reglissa sa main dans la mienne, et il était temps pour nous de quitter l'hopital. Elle ne disait rien, moi non plus, un peu sonnés tous les deux par la nouvelle mais nos pensées ne s'arrêtaient pas. Ce ne fut qu'au niveau de la voiture que je repris la parole, alors qu'elle allait ouvrir son sac pour en sortir les clés.

      Je vais peut être conduire, qu'est-ce que t'en dis? C'est le bon moment pour que je m'y remette il me semble...

    Mis à part de très courts trajets que j'avais été obligé de faire, je n'avais plus touché un volant depuis mon accident au mois de décembre. Puisque je n'aimais pas conduire aux Etats-Unis, me recevoir un abruti de chauffard à travers le pare-brise m'avait dissuadé de continuer, et c'était sans aucun regret que je l'avais laissé prendre la place du conducteur. Mais là, maintenant, c'était différent. Puisque l'on en était à modifier les détails, je pouvais bien recommencer à conduire. D'ici peu elle ne le pourrait plus, et puisque j'en étais toujours capable...
    Et en la regardant, j'eus l'impression que quelque chose avait changé, déjà.
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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Lun 16 Aoû 2010 - 22:49

Parfaite avait l’habitude de conduire depuis un moment, et il fallait dire que c’était un plaisir pour elle de conduire, sentir le vent sur son visage et les kilomètre au compteur. Elle n’écoutait plus les commentaires des autres personnes, elle l’avait fait assez longtemps pour savoir que les personnes qui se permettaient ce genre de commentaire étaient des frustrés de la vie. Parfaite tenait la femme à son mari, elle aimait son odeur, elle espérait que sa continuerait au fils des mois. Elle ne savait pas ce que son corps allait faire, ce qui ne l’inquiété pas, car elle savait qu’elle aurait toujours envie de lui ce qui allait être un problème pour les prochains mois, mais elle était trop contente et ne pensait pas à sa pour le moment, elle écoutait son mari toujours en souriant.

« Tu sais… Si ta mère veut venir ou rester un peu plus longtemps ce n’est pas gênant. Enfin je ne sais pas trop comment, elle va vouloir gérer par rapport à cette nouvelle, mais il faut lui faire comprendre que tous ce qu’il lui semblera important de me transmettre, qu’elle ne se gêne pas. Je veux, et j’aurais besoin de ta mère… »


Parfaite n’ayant pas de parent, il était vrai que la mère de Basil était devenue une source de confidence très facilement sans blocage. Parfaite pouvait parler de tous les sujets ou presque certain rester sous silence, mais elle aimait vraiment cette femme et espérait que la futur grand-mère ne se sente pas mis à l’écart. Parfaite souriait, sachant qu’elle ne pourrait pas conduire pendant un moment, elle regarda les clés de sa voiture puis les donnas à son mari. Puis la fameuse, vision que nous parlions tout a l’heur. Elle se mit à rire toutes seules puis son coter pervers repris le dessus.

« Pendant un long… Trop long moment, je ne vais pas pouvoir… Embrasse-moi !! »

Parfaite n’attendait même pas la réponse de son mari, elle embrassa alors son mari dans une étreinte très suggestible. L’envie de son mari était elle plus forte que celle d’avoir des enfants ? Parfaite voulait des enfants, mais c’est vrai qu’elle réalisait tellement de chose d’un coup que sa allait devenir dure pour elle. Elle retira alors son étreinte et dans son sourire, parfaite lui dit.

« On trouvera un moyen… J’aurais toujours moyen de m’occuper de toi. »

Parfaite sourit puis attrapa la main de son mari la serra contre sa main et ne quitta plus son regard pendant un court moment, jusqu’à celui-ci prenne la parole.
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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Mar 17 Aoû 2010 - 23:04

    L'air chaud et sec du début du mois de juillet m'avait saisi à la gorge en sortant de l'hôpital et de son atmosphère climatisée, comme un rappel à la réalité. On avait alors marché jusqu'à sa voiture, garée sur la première place libre que l'on avait trouvée en arrivant, sur un parking étrangement vide. Après tout, peut être que les gens s'étaient tous décidés à partir en vacances et à se préserver des éventuelles complications relatives à leur santé, et ce n'était pas plus mal. Personne autour de nous pour faire des commentaires, tousser ou cracher ses poumons, personne et donc aucun risque que ne se brise notre petite bulle. Elle semblait pourtant un peu soucieuse, et je l'imaginai en train de penser à des milliers de choses à la fois concernant notre avenir et cette grossesse qui allait bouleversé pas mal de choses. On ne serait plus jamais que nous deux, ou en tout cas pas avant des années, avant qu'ils ne soient grands et quittent la maison. Et dans l'hypothèse où l'on en aurait d'autres par la suite, il nous fallait compter quasiment une trentaine d'années avant que notre couple retrouve sa tranquillité première. Wahou, ça c'était du projet d'avenir! Jamais encore je n'avais vu si loin, et c'était d'ailleurs un peu déstabilisant...

      FLASH BACK

      (Septembre 2010)
      Assis sur le canapé avec Parfaite allongée contre lui, la tête appuyée contre les genoux du jeune homme, Basil feuilletait le paquet que leur avait distribué un peu plus tôt dans la journée l'un de ses professeurs et qui contenait les objectifs de son cours. Passées les trois premières lignes, il baillait déjà, ce qu'elle remarqua bien vite.
      - C'est pas intéressant?
      - Bof, t'enlèves tous les termes techniques et le jargon qu'il reste pas grand chose... Heureusement que c'est que pour un semestre...
      Et il envoya balader le dossier sur la table la plus proche, se penchant ensuite pour embrasser la jeune fille, activité en de nombreux points plus réjouissante.
      - Je peux te poser une question?
      - Bien sûr.
      Elle se redressa alors pour lui faire face, cherchant visiblement comment formuler sa question.
      - Tu te vois comment dans 10ans? Je veux dire... comment tu imagines ta vie?
      Il resta à réfléchir quelques instants tout en se mordillant l'intérieur des joues, preuve d'une réelle réflexion.
      - Je pense que je serai retourné en Angleterre, ou au moins que j'aurai quitté Ocean Grove pour un endroit plus tranquille... J'aurai une étagère dans ma bibliothèque entièrement consacrée à mes romans dans toutes les éditions où ils seraient sortis, traductions y comprises... Des enfants j'espère, et puis toi si tu veux toujours bien de moi...
      Il sourit sur le dernier élément, et elle fit de même en l'entendant.
      - Je vais m'accrocher en tout cas...

      FIN DU FLASH BACK


    Je voyais qu'elle hésitait malgré son sourire, que les pensées commençaient à affluer à un point où elle en serait bientôt submergée. Heureusement, elle prit l'initiative d'en exorciser d'elle même. Tu sais… Si ta mère veut venir ou rester un peu plus longtemps ce n’est pas gênant. Enfin je ne sais pas trop comment elle va vouloir gérer par rapport à cette nouvelle, mais il faut lui faire comprendre que tout ce qu’il lui semblera important de me transmettre, qu’elle ne se gêne pas. Je veux, et j’aurais besoin de ta mère… C'était à ma mère qu'elle pensait? Alors ça, je l'aurai pas deviné... Enfin, ça paraissait quand même un peu logique. Elle allait sûrement avoir besoin de parler de toutes sortes de choses avec une femme, une vraie, qui pourra la rassurer sur tous les doutes qu'elle pourrait avoir concernant sa grossesse; et puisqu'elle n'avait pas la sienne qui d'autre pouvait être mieux placé? A la réflexion, beaucoup d'autres sûrement. Ma mère n'était pas vraiment le genre de personne responsable, et vu les circonstances de ma naissance on pouvait se demander s'il était vraiment judicieux de la prendre comme mentor... Mais bon, elle s'en était quand même pas trop mal sortie, et puis ça ne pouvait pas lui faire de mal.
    Elle me tendit alors les clés de la voiture, et je compris que désormais c'était à moi de prendre les choses en main. Je ne pouvais plus me contenter de me reposer sur elle, je devais me débrouiller, regagner cette confiance en moi que j'avais perdue lors de l'accident. Mais elle ne me laissa pas dresser la liste de mes bonnes résolutions plus longtemps, éclatant de rire avant de lâcher avec un sourire Pendant un long… Trop long moment, je ne vais pas pouvoir… Embrasse-moi !!. Et sans me laisser le temps de réfléchir -comme si j'avais besoin de réfléchir à ce genre de demande- elle m'embrassa. Ses bras accrochés autour de mon cou, et la position de son corps contre le mien ne pouvant qu'être délibérée compte tenu des zones concernées, elle faisait remonter en moi l'envie de recommencer ce que l'on avait du abandonner en Nouvelle-Zélande. Mais il ne fallait pas craquer. On était quand même sur un parking, dans un endroit public, et comme elle l'avait si bien dit maintenant qu'elle était enceinte les choses ne pourraient plus être les mêmes. Regrettable conséquence... Elle desserra alors son étreinte et se retira, reprenant ma main et, avec un sourire, ajouta On trouvera un moyen… J’aurais toujours moyen de m’occuper de toi. Sa remarque me fit rire, et je passai derrière son oreille une mèche de cheveux qui s'était échappait pendant notre baiser.

      J'imagine bien que tu me laisseras pas me débrouiller tout seul, ça serait dommage d'en arriver là...

    Ce n'était pas très fin mais on était sur la même longueur d'onde et elle hocha la tête avec un air désespéré qui n'était rien d'autre que l'illustration de ses talents de comédienne. Encore un truc qui allait être bouleversé d'ailleurs, sa carrière... Mais bon, de ça il était encore un peu tôt pour en parler, elle avait déjà suffisamment de trucs en tête pour ne pas que je lui en rajoute; on aurait le temps d'arranger ça plus tard. De quoi elle m'avait parlé avant? Ah oui, ma mère. Ce que ses diversions pouvaient être efficaces quand elle s'approchait d'un peu trop près de moi...

      Et avec ma mère ça m'étonnerait qu'elle se sente gênée, elle sera sûrement ravie de savoir qu'elle aura des petits enfants et je te parie même qu'elle va virer Mamie-Gateau. Enfin je suis sûr qu'elle sera ravie de t'épauler quand tu auras besoin d'aide, tu la connais maintenant, tu sais qu'elle t'aime beaucoup et qu'elle te dira tout ce que tu veux savoir, et même un peu plus...

    Les clés de la voiture étaient restées dans ma main, et machinalement je m'étais mis à jouer avec. C'était un vieux tic que j'avais repris en même pas deux minutes, comme quoi ça devait vraiment être profondément ancré en moi. Et de l'autre, la main de Parfaite toujours glissée dans la mienne, un contact dont j'avais l'impression que jamais je ne pourrai me lasser...
    Elle m'écoutait en souriant, visiblement rassurée. Mentalement, je me disais qu'il faudrait quand même que j'aie une discussion en tête à tête avec elle, histoire qu'elle se méfie un peu de ce qu'elle allait lui raconter. Pas qu'elle dise des bêtises, mais bon Parfaite avait déjà eu une mauvaise expérience par le passé, inutile de l'inquiéter plus avec des bêtises. Et, ah oui!

      Par contre je te demande juste une chose, même si vous en parlez, je ne veux rien savoir de la vie sexuelle de ma mère, y compris pendant sa grossesse. Tout le reste on pourra en discuter après, mais ça je pourrai pas... On fera nos propres expériences ensemble...

    Voilà, au moins c'était dit. Même si les mois à venir risquaient d'être un peu calmes par rapport aux précédents, et même si l'on allait pouvoir s'amuser un peu quand même, je préférais ne pas savoir ses sources. Pour mon bien, il vaudrait mieux.
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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Sam 21 Aoû 2010 - 15:13

Parfaite avait toujours eu les penchants pervers, ce n’était pas nouveaux. Mais c’était bien le souci de la grosse un long moment d’abstinence, ce n’était pas possible ! Elle allait avoir des jumeaux cependant, c’était vraiment quelques choses dans sa famille, sa devait faire la troisième génération de jumeau, ce n’était pas de tout repos. Parfaite lâcha son mari après une longue minutes cependant les mains ne pouvaient quitter les siennes, ce qui allait être compliqué pour conduire. La jeune femme sourit, à la première remarque de son mari. Bien sur qu’elle trouverait différente idée, il était hors de question que son mari s’amuse sans elle. Parfaite se recula quittant le contact avec son mari pour rigoler à la remarque qu’il venait de faire sur sa mère.

« Tu crois vraiment que j’ai envie de parler de sexe avec ta mère ? Non, j’avais pensé qu’il était important étant la seule des grand-parentes restantes, si sa ne te dérangeait pas, et si elle voulait s’investir dans la grossesse… »

Parfaite rigola, son mari pouvait avoir de drôle d’idée maintenant.
Le vent chaud balaya, les cheveux de la belle blonde et dans un geste, elle sortie de sa poche son téléphone portable tapota rapidement, un sms puis le remis dans sa poche. Regardant l’air intrigué de son mari, la belle lui sourit déposant un baiser sur le coin des lèvres.

« J’ai demandé à mon frère de passer à la maison, le plus vite possible. »

Parfaite avait un magnifique sourit son teint était de nouveaux matte et malgré ses fatigués, elle semblait d’être dans une forme plus que correcte.
La jeune femme attrapa son téléphone dans sa poche, pour voir qu’on venait de lui laisser un message surprise du numéro, elle raccrocha avec un petit sourire et dit à son mari.

« Mon agent… Qui veux me voir… Il va être surpris je pense. »

Citation :
[Maison de disque__8 Aout 2011]
Parfaite avait décidé de prendre un temps pour se rendre à la maison de disque. Elle n’avait pas eu le temps d’aller voir son agent, et de savoir ce qu’il était bon ou non de faire pour la suite de sa carrière.
« Parfaite !! Assit toi… » L’homme à la voix grave, s’arrêta de parler avant de voir que la jeune femme se tenait le ventre, c’était devenu un tique chez elle.
« Ne me dit pas que tu as réussit à tomber enceinte ? »
« Je crois que si… » La jeune femme finissait sa phrase avec un sourire immense sur les lèvres. Elle était heureuse, c’était la chose la plus importante dans sa vie et la plus merveilleuse.
« Ta carrière ? Ton avenir ? »
« Tu peu lancer l’album comme prévus en Septembre, lancer les clips que j’ai préparé. Si sa marche temps mieux, sinon j’ai d’autre projet. »
« Ta promo et les concerts ? »
« Et bien je pourrais organiser un peu de temps, mais il est clair que je ne pourrais pas jouer jusqu’à la fin de l’année et ensuite, il me faudra un peu de temps. Donc nous verrons bien comment cela ce passe, je ne m’inquiète pas, je sais que tu feras du mon travail… »
[FIN]


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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Dim 22 Aoû 2010 - 21:53

    La voiture était là, juste à côté de nous, les clés dans ma main, et pourtant l'on restait à l'extérieur, à discuter. Il faisait bon, il n'y avait personne pour nous embêter et nous distraire, pas de conducteurs susceptible de me déranger en plein milieu d'une phrase très importante, et c'était pour le mieux. A choisir, je préférais rester là encore un petit moment avant que l'on rentre. C'était un peu égoiste peut être vis à vis de ma mère qui devait s'inquiéter en nous attendant à la maison, mais c'était un désir profond. La nouvelle avait été un choc, et je n'avais pas envie de presser les choses, juste de rester avec elle, avec qui je me sentais bien, aussi longtemps que possible. Bon il y avait une seconde raison aussi, moins glorieuse il est vrai, c'était que j'appréhendais un peu à conduire. Je ne l'avais pas fait depuis plusieurs semaines, peut être même plusieurs mois, et même si je savais que je reprenais le volant pour une très bonne raison, je ne pouvais pas m'empêcher d'angoisser un peu. J'avais toujours été un bon conducteur, peut être un peu trop lent pour Parfait qui s'amusait à m'appeler "l'escargot" au temps où j'avais encore ma voiture, mais au moins les trajets en ma compagnie étaient sûr. Et évidement il avait fallut que quelqu'un gâche tout. Pourquoi fallait-il toujours que je tombe sur des gens de ce genre, à me pourrir la vie assez profondément pour que je n'arrive pas à m'en défaire?
    Même si notre situation familiale venait d'être entièrement chamboulée en l'espace d'une dizaine de jours, Parfaite ne changeait pas. Après avoir longuement gardé ma main dans la sienne, elle se retira en riant à ce que j'avais dit. Tu crois vraiment que j’ai envie de parler de sexe avec ta mère ? Non, j’avais pensé qu’il était important, étant la seule des grand-parentes restantes, si sa ne te dérangeait pas, et si elle voulait s’investir dans la grossesse… Et elle termina sa phrase sur un nouvel éclat de rire. Le pire, c'était que ça me rassurait: connaissant ma mère et ma femme je n'aurait été qu'à moitié étonné de les surprendre en pleine discussion sur un sujet plus qu'intime, mais si ma tendre n'en avait pas plus envie que moi ça allait. Elle avait cependant raison pour le reste. Effectivement ces petits n'allaient avoir qu'une seule grand-mère pour jouer le rôle de quatre personnes, et il serait donc normal qu'elle puisse pleinement vivre ce rôle si elle en avait envie. Bien entendu je n'y voyait aucun inconvénient. Je savais qu'elle avait une expo de prévue de la mi septembre à la mi novembre, mais quelque chose me disait qu'on risquait de la voir arriver aussitôt ses obligations professionelles terminées.
    Et puis tout à coup elle sortit son portable de sa poche, y tapa un message avec une dextérité que je n'avais jamais réussi à égaler, et le rangea aussi vite qu'elle l'avait sorti. Réalisant mon air étonné, elle sourit avant de poser un léger baiser au coin de mes lèvres. J’ai demandé à mon frère de passer à la maison, le plus vite possible. Oh oui bien sûr. Même s'il était déjà prévu qu'il passe dans la journée, là ça donnait une raison supplémentaire à sa présence parmi nous. Et presque aussitôt la sonnerie de son portable retentit de nouveau. Déjà? Elle regarda puis raccrocha avec un sourire un peu spécial. Mon agent… Qui veux me voir… Il va être surpris je pense. Et c'était peu dire... Entre la fausse couche, le mariage, le voyage de noces et sa grossesse il n'avait pas vraiment pu réaliser ses plans comme il le souhaitait initialement. Oui, il allait être surpris.

      Et il va me maudire à force, croire que je fais tout pour te détourner de ta carrière... Pauvre de moi...

    Ce n'était bien sûr qu'une blague. Non seulement je n'avais pas grand chose à faire de l'opinion que pouvait avoir son agent de moi, mais en plus la raison pour laquelle il allait devoir bouleverser ses projets me paraissait suffisamment importante pour que ça vaille le coup. Et pour lui montrer que je n'étais pas dupe face à mes paroles je l'embrassais. Elle se laissa faire, ne montrant aucune résistance à la chose, mais je m'arrêtai de moi même en réalisant un truc: si le moment que l'on passait ensemble était plus qu'agréable, il y avait des gens qui attendaient notre retour, et avec son frère qui devait passer à la maison ça commençait à devenir urgent pour nous de partir.

      On va rentrer je crois. Si Tyler arrive avant nous et que ma mère lui explique que je t'ai emmenée à l'hopital ils vont s'inquiéter inutilement.

    Elle acquiesça et se dirigea vers la place passager où elle s'assit tandis que je m'installais à la place du conducteur, jetant au passage mon portable dans le vide poche pour ne pas qu'il me gêne. J'effectuai rapidement les vérifications d'usage, mettant le siège et les rétroviseurs à mon niveau, et au moment d'attacher la ceinture me tournai vers elle. Son sourire avait en parti disparu, laissant place à un air plus soucieux sur son visage.

      Hey. Y'a quelque chose qui ne va pas?

    Il s'était passé quoi, trente secondes depuis que l'on était entré dans la voiture, et le changement était radical.
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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Mar 24 Aoû 2010 - 0:30

Parfaite n’avait pas vraiment réfléchis à ce qu’elle avait décidé pour sa carrière, mais elle avait eu pourtant un projet en tête depuis un moment, elle ne voulait pas en parler, puis après quelques secondes, elle s’apprêtait à prendre la parole mais voyant que Basil avait prit la parole, elle ne préféra rien dire, cependant son visage c’était fermée. Elle monta alors coter passager, son visage avait vraiment changé d’émotion. Les paroles de son jeune mari semblaient venir d’un endroit très lointain. Elle ne pouvait plus se contenir, elle était déjà entrain de pleurer puis s’effondra sur Basil.

« J’ai peur Basil, j’ai peur de ne pas réussir… Je n’ai pas eu de mère et mon père… »


Elle laissa exploser en sanglot, elle avait eu une image, puis une seconde défilée avant de se demander, si elle était vraiment capable de devenir mère ?

« Je suis un monstre… Tu mérites mieux que moi, pourquoi restes tu avec moi ? »

Parfaite, qui laissait encore une fois sa peur de perdre Basil ? Cette sensation d’être une mauvaise personne était toujours présente en elle ? Comment pouvait-elle se montrer aussi peu convaincue ? De quoi avait-elle peur ? La jeune femme n’arrivait pas à s’arrêter de pleurer, elle ne pouvait pas, elle avait du mal à respirer. Elle se leva, elle avait mal au cœur. Elle ne pouvait plus regardait Basil, même plus son reflet, elle jeta son visage en arrière contre l’appuie tête enferma son visage dans ces mains. Basil passa alors son bras autours de sa taille pour la ramener, vers lui. Parfaite avait été heureuse, puis il y avait eu ce coup de téléphone.

« Ce n’était pas… pas mon agent aux téléphones… »

La jeune femme repartie dans un sanglot qui semblait interminable, elle ne savait pas comment faire pour retrouver du souffle. Puis les lèvres de son mari au contact des siennes, elle retrouvait peu un peu son souffle, il avait réagit sous la pression et la jeune femme avait arrêtait de pleurer, bien que les larmes coulaient toujours sur les joues rougies.

« Je… Mon père… Il à réussi à sortir de prison… »

Parfaite avait le visage livide et les mains recouverte de sueur, elle avait la nausée qui était revenue. Après un instant elle ouvrit la portière de la voiture pour évacuer le surplus qui lui remonté par la gorge. Elle avait peur, elle était perdue, elle ne savait plus quoi faire. Le jour qui aurait du être le plus beau de sa vie, semblait être devenu le pire, en un seul coup de téléphone.
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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Mer 25 Aoû 2010 - 14:45

    J'avais bêtement cru que toute cette histoire était finie, loin derrière nous. Oh bien sûr de temps en temps elle remontait un peu à la surface, elle y faisait référence, ou moins, mais ça ne durait jamais bien longtemps. Disons que c'était le genre de sujet qui restait délicat, malgré les semaines, malgré les mois, et sûrement malgré les années. Tout ça, ce qui s'était passé, ne pourrait jamais totalement disparaitre.

    Je tenais encore ma ceinture en main quand j'avais vu son visage, mais à la première larme je la lâchai. Je ne comprenais plus rien. Elle semblait heureuse, l'annonce de sa grossesse une bonne nouvelle, et voilà que tout à coup elle s'effondrait, s'élançant ensuite contre moi. Ce n'était pas facile dans une voiture, mais elle semblait avoir trouvé le moyen d'y arriver. J’ai peur Basil, j’ai peur de ne pas réussir… Je n’ai pas eu de mère et mon père… Ce n'était que ça? Dire que je m'étais tout de suite imaginé le pire, alors qu'elle n'avait que des doutes que toute mère de par le monde devait éprouver en ce même instant. Alors oui, sa situation familiale n'arrangeait pas les choses, mais comme elle l'avait dit ma mère pourrait l'aider et la rassurer si elle en avait besoin, même si elles n'étaient pas directement liées c'était tout comme. Et elle pleurait contre mon épaule, sans que j'arrive à la calmer. D'habitude j'y arrivais à peu près, mais là rien ne marchait. Même après la fausse couche elle montrait des signes d'apaisement, là il n'y avait rien et c'était assez déstabilisant. Je suis un monstre… Tu mérites mieux que moi, pourquoi restes tu avec moi ? Quoi? Non... Pourquoi est-ce qu'elle me ressortait ça alors que l'on en avait fini? J'avais l'impression de me retrouver dans les premiers temps de notre relation, lorsqu'elle se montrait un peu distante pour ne pas souffrir encore plus le jour où l'on se séparerait. J'avais cru que l'on avait fait le tour de la question, qu'elle savait pourquoi est-ce que je restais avec elle, et pourquoi je ne cherchais pas quelqu'un de mieux: parce que c'était elle que je voulais être, et avec elle que je trouvais tout ce qu'il me fallait. je ne voulais pas à avoir à m'expliquer de nouveau là dessus, je ne voulais pas avoir à me justifier, et de toute façon elle ne m'en laissa pas le temps. Elle s'était relevée tout à coup, se projetant contre son siège avant de se poser les mains sur les yeux; pour ne plus me voir, pour que je ne voie plus qu'elle pleurait, je ne savais pas. Mais j'entendais. je voyais sa poitrine se soulever à un rythme saccadé caractéristique de ses moments d'angoisse. Elle essayait de se contenir mais n'y arrivait pas... je m'approchai alors, glissant comme je le pouvais mon bras autour de sa taille pour essayer de la ramener vers moi, qu'elle ne m'échappe pas. Je n'avais qu'une crainte, qu'elle parte. C'était idiot, mais elle m'avait fait le coup une fois, et à chaque fois que l'on se retrouvait dans uns situation de "crise" cette peur revenait. Elle m'avait pourtant promis une fois que cela ne se reproduirait plus, mais c'était plus fort. Ce n’était pas… pas mon agent aux téléphones… Sa voix était à moitié étouffée par ses mains et ses pleurs, mais il me semblait que j'avais bien entendu. Pas son agent? Qui alors? Qui pouvait la mettre dans un état pareil?
    J'avais arrêté ma tentative d'entourer sa taille, mon bras ne pouvant pas se glisser entre elle et le siège, et à la place je l'embrassai. De petits baisers rapides, pour lui dire que j'étais là, que ça allait s'arranger; la calmer, la rassurer; montant le long de son cou et de sa nuque jusqu'à ses lèvres. Elle s'était alors calmée avec ce dernier, son souffle devenant plus régulier, et enleva ses mains de sur ses yeux. Elle avait le visage rouge mais semblait aller un peu mieux malgré les larmes qui continuaient à couler, presque d'elles-mêmes. Je… Mon père… Il à réussi à sortir de prison… Le temps de dire ces quelques mots, elle était devenue toute pâle et tremblante, et ouvrit tout à coup la portière pour vomir de nouveau. Elle resta quelques secondes la tête à l'extérieur, puis attrapa comme elle le pouvait le paquet de mouchoirs dans le vide-poche pour s'essuyer un peu avant de jeter le papier sale sur le sol. Et puis lentement, très lentement, elle referma la portière et s'appuya de nouveau contre son siège. Elle avait l'air épuisée et complètement perdue. Et moi j'étais resté bêtement à côté sans rien faire, le temps de comprendre ce qu'elle venait de me dire. Son père, celui-là même qu'elle avait envoyé en prison après avoir découvert ce qu'il faisait réellement?, son père était sorti de prison? C'était très mauvais. Pour elle, pour nous, et ça tombait en plus très mal. Dans tous les cas ça ne pouvait pas bien tomber, avoir de ses nouvelles ne pouvait qu'être mauvais signe, mais là particulièrement. J'attendis quelques instants qu'elle reprenne son souffle, ma main posée sur son bras.

      Qu'est-ce qu'il voulait?

    J'essayai de prendre le ton le plus neutre possible, pour ne pas lui montrer que moi aussi ça ne m'enchantait pas trop. Les choses étaient déjà assez compliquées pour elle, pas besoin que mes doutes s'y ajoutent. Si elle me voyait paniquer, probablement qu'elle s'inquièterait pour mon état en plus du reste, mes crises d'angoisse ayant toujours fait partie de ces choses qu'elle avait du mal à gérer. Je devais donc prendre sur moi. En un sens ce n'était pas très dur puisque ce n'était pas pour moi que j'avais peur, mais pour elle; tout comme elle devait s'inquiéter pour nous. Nous quatre à entendre.

      Darling, je le laisserai jamais te faire de mal, ni à toi ni aux petits... Je t'aime, d'accord?

    Je m'étais approché de son visage pour lui parler, j'avais besoin tout à coup d'être proche, et je sentais qu'elle aussi. Elle tremblait légèrement et je resserrai un peu l'étreinte de ma main. Si seulement elle pouvait retrouver quelques couleurs, dans son état ce ne devait pas être très bon qu'elle soit aussi inquiète et aussi pâle. Au moins l'hôpital n'était pas loin si vraiment ça déraper, même si je préférais qu'on évite ce genre d'issue.

      J'ai besoin que tu me fasses confiance, et que tu me dises tout. S'il te plait.

    Sans ça malheureusement on n'allait pas pouvoir faire grand chose. Là déjà je ne voyais pas trop quel genre de recours on pourrait faire, mais on trouverait bien une solution. Son père avait beau être une ordure et capable du pire, il était hors de question que je le laisse détruire sa fille à nouveau. Surtout que cette fois elle n'était plus seule.


Dernière édition par Basil Lane le Ven 27 Aoû 2010 - 21:10, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Ven 27 Aoû 2010 - 15:39

Parfaite devait faire confiance, confiance en elle-même. Elle avait peur de dire la vérité, vérité sur son père. Elle avait caché beaucoup de chose, Basil n’imaginait même pas et ne savait pas les horreur que son géniteur avait subir. Elle avait toujours eu des doutes sur la façon que son père avait réussi à gagner de l’argent et le fait de parler de sa mère était toujours plus que problématique. Elle avait fait des recherches qu’il l’avait conduit à des choses horribles. Elle était perdue dans ces pensées, ne savant plus quoi faire, elle laissait les larmes couler. La voix de Basil fit cesser le silence lourd et pesant qui régnait dans la voiture. La jeune fille se mis à rire d’une façon presque nerveuse, sans regarder son mari les yeux perdu sur le pare-brise.

« Il sait tous sur ma vie et celle de Tyler… Il ma dit qu’il voulait… »

Parfaite eu une nouvelle fois une crise, elle avait de plus en plus de mal à respirer. Elle souffla, respira fort. Parfaite se retourna rapidement vers son mari qui lui expliquer vouloir se la protéger contre son père. Elle lui prit les mains et lui dit, sur une voix de supplice.

« Non !! Basil promet moi de resté le plus loin possible de lui… Il est hors de question que… »

Puis la jeune femme bascula en arrière sur son siège, inconsciente. Elle avait hurlé, crié, pleuré, et avait finis par tomber en arrière sur le siège de sa propre voiture.


Citation :
[26 Aout 2008 – MAISON DES GARBAGE]


« Il ne faut absolument pas que mes enfants sachent pour notre arrangement, je veux que tous reste entre nous. Vous avez bien compris ? »

Le père de Parfaite tenait une enveloppe Graff a la main la tenant son regard mauvais et remplis de haine.
« Je ne dirais rien, si il y à bien les dix mille dollars. Mais vus l’épaisseur de l’enveloppe… Ce ne doit pas être encore assez. »

La jeune femme sourit avant de mettre l’enveloppe dans son sac à main. Avalant une gorgée de son whisky sur le bureau.
Au moment de partir, La jeune femme se mis à tousser. A suffoquer, la jeune femme se retourna et les yeux pleins de rage. « TOI… »

« Tu pensais réellement que je te laisserais partir avec dix mille dollars ? Tu es la dernière personne à savoir la vérité, et une fois que le poisson aura fait effet… Et bien je serais le seul à savoir la vérité, ce qui me convient parfaitement. »

Le père de famille retourna alors à son bureau, lissant le journal. Pendant qu’une femme était entrain d’agoniser. Cette dernière dans c’est dernière forces dit.

« Si tu crois… Vraiment que tu es le seul… A connaitre la vérité, tu te trompe. Bientôt une personne recevra, un dossier complet sur toutes tes activités, et à ce moment là tu le regretteras. »

Dans un dernier effort elle se mit à rire laissant, l’homme seul dans sa folie destructrice.
[FIN]
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Message(#) Sujet: Re: Slowly, we get too good and too holy | Parfaite Sam 28 Aoû 2010 - 0:00

    Elle pleurait, comme incapable de s'arrêter. A chaque fois que je me disais que ça commençait à s'arranger, elle repartait de plus belle. Des larmes, encore et encore, à n'en plus finir. Et puis tout à coup elle releva la tête en direction du pare-brise et éclata de rire. Ce n'était pas de joie, ce n'était même pas parce qu'elle semblait avoir pensé à quelque chose de drôle, mais elle riait. Ca semblait nerveux, comme si elle avait besoin d'évacuer le trop plein et qu'elle n'avait pas trouvé de meilleure solution que ça. Il sait tous sur ma vie et celle de Tyler… Il ma dit qu’il voulait… Même sa voix était bizarre, on aurait presque dit que ce n'était pas elle, et pourtant... Ainsi son père savait tout sur eux, il ne les avait pas lâché même en prison, et connaissant un peu le personnage ça ne m'étonnait qu'à moitié. Un type comme lui ne pouvait qu'être tenace, rendant coup sur coup en attendant le moment opportun de frapper, une ordure de la pire espèce. Et dire que c'était son père! Comment est-ce qu'il pouvait faire autant de mal à ses enfants, les mettre dans un état pareil? Et je me demandai si Tyler était au courant de ce retour, ou si elle le lui avait caché à lui aussi. J'avais envie de le lui demander mais le moment était très mal choisi. Elle n'avait même pas achevé sa dernière phrase par manque de souffle. Elle s'était redressée sur le siège pour mieux respirer mais ça n'avait pas l'air de lui faire beaucoup d'effet, et sa respiration devenait sifflante. A croire que je l'avais contaminée avec mes crises d'angoisses, elle était sur le point de m'en faire une en plus de sa crise de larme... Et d'un coup on aurait dit que ses bronches s'étaient libérées, elle aspira une large bouffée d'air et se tourna vers moi, les yeux révulsés et rougis par toutes ces larmes. Elle m'attrapa les mains et les serra dans les sienne, à la manière d'une prière qui n'allait que trop bien avec son ton. Non !! Basil promets moi de rester le plus loin possible de lui… Il est hors de question que… Et la fin de la phrase resta en suspend tandis qu'elle perdait connaissance, sa tête retombant contre l'appui-tête.

      Darling? Darling?!

    Là je paniquais, l'agrippant au niveau des épaules . Est-ce qu'elle s'était "juste" évanouie ou est-ce que c'était plus grave? J'en savais rien, c'était horrible, et je me sentais complètement impuissant. J'avais le souffle court, mais ce n'était pas le moment de paniquer, il fallait que je me reprenne, que je fasse quelque chose, mais heureusement elle rouvrit les yeux seulement quelques secondes après avoir sombré. Elle me regarda et je compris qu'elle se souvenait de tout ce qui venait de se passer, et qu'elle n'avait aucun doute quant à la réalité des événements. Elle était extrêmement pale, et je pris la seule décision qui me paraissait judicieuse en cet instant.

      Tu m'as fait une de ces peurs... Je te ramène à l'hôpital, je peux pas te laisser comme ça...

    Ses yeux se remplirent alors à nouveau de larmes.

      Non, s'il te plait, je veux rentrer à la maison... je veux juste rentrer...

    Je secouai la tête, ma main sur son bras de manière à la retenir si elle basculait d'une quelconque façon ou faisait un nouveau malaise.

      Ça serait pas raisonnable, il vaudrait mieux que tu vois un médecin. Pense à toi, pense à eux...

    Elle me regarda, hésitante, posant ensuite ses deux mains sur son ventre. Elle réfléchissait, je voyais qu'elle hésitait entre l'envie de rentrer afin de tirer tout ça au clair et annoncer la bonne nouvelle à ma mère, et puis la raison qui lui disait qu'elle devait faire attention et prendre soin d'elle, plus encore qu'a l'accoutumée. Elle releva finalement les yeux vers moi, esquissant une petite moue.

      Je veux rentrer, j'ai juste besoin d'un peu de repos. Je te promets que si ça va pas je te le dis, et que je ferai pas d'histoire pour revenir à l'hôpital. Ça va aller, je sais qu'ils vont bien...

    Elle avait l'air si sûre d'elle que je ne savais pas quoi lui répondre. Je n'avais qu'une petite partie des éléments de la situation, et j'avais peur de faire le mauvais chois; un choix qui pourrait avoir des conséquences désastreuses. Mais finalement je cédai.

      D'accord. On reste juste quelques minutes pour s'assurer que tout va bien, et si c'est le cas on rentre, je te ramène. C'est bon comme ça?

    Elle me fit un léger sourire en hochant la tête, et déjà je me sentais mieux. Bon c'était pas encore ça, et je n'étais pas tout à fait rassuré, mais ça aurait pu être pire, bien pire. Elle se rappuya contre son siège, posant de nouveau ses mains sur son ventre, et j'y ajoutai l'une des miennes. Elle se tourna vers moi et me fit un beau sourire, un vrai. Les mois à venir n'allaient pas être facile, mais au moins on était sûr d'une chose: ce qui nous attendait à l'arrivée serait le bienvenu, quels que soient les obstacles d'ici là.
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