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 A new beginning.

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Message(#) Sujet: A new beginning. Mar 3 Aoû 2010 - 23:47


MUSE&PRIDE
Women always worry about the things that men forget ;
men always worry about the things women remember”


Spoilers background à venir de Pride & Muse.
date du déroulement du rp : Fin Août.


    Oublier : la première fonction vitale que doit remplir la mémoire de l'être humain. En ce qui concernait Pride Berrington, son cerveau était encore une fois allé à l'extrême, car suite à un accident le laissant entre la vie et la mort, l'insouciant initialement embarqué dans une course poursuite pour finalement se réveiller dans un lit d'hôpital trois jours plus tard, avait douloureusement ouvert ses paupières lourdes et fatiguées dans un lieu qu'il ne connaissait pas... Qu'il ne connaissait plus, était en réalité le terme exact, car aucun des visages alors tournés vers lui, qu'ils soient familiers ou simplement connus, n'avaient plus d'impact dans ses souvenirs. Ne reconnaissant plus personne, et n'étant guère plus capable de se souvenir de son passé, on en avait conclu ce terrible verdict : le jeune homme était devenu amnésique. Sept ans de sa vie, envolés tel un château de cartes balayé par le vent, cendres répandues vulgairement sur le fugace de son existence, et le jeune homme ne se souvenait de rien. Ses derniers souvenirs ne remontant plus qu'à ses dix-sept ans, âge de toutes les insouciances et dont les effluves n'étaient plus que le parfum de Chicago, Pride avait tout oublié de sa vie d'aujourd'hui. C'est ainsi que, restant enfermé dans les bribes de son passé, il tentait depuis sa sortie de l'hopital de se reconstruire tout en rassemblant pierre par pierre les amas de son présent, ayant cependant du mal à renouer avec les personnes dont il aurait du éprouver une forte affection. C'est ainsi que Jaelyn s'était vue se heurter face à un Pride indifférent à son amour, troublé et perdu, ne revêtant plus que des jeans et chemises ou T-shirt, loin de ses costumes habillés. Le remords, la crainte ou l'impatience n'assaillaient cependant pas le jeune homme qui, certes troublé et à présent sans repères ne savait guère plus que faire ni où aller, gardait pour lui ce même charisme, cette même assurance, et ce même caractère trop bien trempé. Sept ans d'une vie perdue, ne suffisaient pas à gommer son arrogance au parfum épicé et envoutant : assis dans sa voiture dans laquelle il venait tout juste de monter, Pride s'alluma une cigarette d'une nonchalance légère qui lui donnait des airs d'adolescent. L'homme en lui, fier, intelligent et expérimenté malgré toutes ses erreurs, était bien sûr toujours là, mais en sa mémoire ne subsistaient que les souvenirs de ses frasques d'adolescent, expliquant en partie son attitude détendue et presque provocatrice. Le soleil venant lui brûler agréablement la peau était alors prétexte à sortir les lunettes noires, accentuant l'air de dandy du jeune homme à la cigarette allumée et venu faire un tour aujourd'hui dans sa 'nouvelle ville' : Miami lui était finalement inconnue désormais, et il lui fallait tout redécouvrir.

    La pause nicotine, dont la fumée grisâtre et toxique s'infiltrait agréablement dans ses poumons, fut néanmoins de courte durée et Pride n'eut guère le temps de mettre le contact dans son Aston Martin, que déjà un soubresaut se fit sentir. Un choc, très léger, contre sa voiture dont le capot se souleva légèrement, le poussa à se retourner avant d'aviser derrière lui, jetant un coup d'oeil au bolide qui venait de se garer à l'arrière. Ni une ni deux, le jeune homme ouvrit la portière de son précieux carrosse avant de venir inspecter le pare-choc arrière, ôtant ses lunettes noires afin d'aviser les dégâts non sans montrer un agacement colérique : toucher à son Aston était un sacrilège. Bientôt, son regard noisette se braqua sur une délicieuse créature sortant de la voiture coupable, mais malgré la beauté ravageuse de son interlocutrice, Pride ne put s'empêcher de souffler de sa voix suave mais glacée : « Quand on ne sait pas faire de créno, on n'en fait pas. » Un soupir las et froid, et Pride tourna de nouveau ses obsidiennes pénétrantes sur son Aston à la robe noire, à la recherche d'éventuelles rayures qu'elle n'avait fort heureusement pas. « C'est bon, vous avez de la chance, elle n'a rien. » fit-il alors qu'il vit la délicieuse demoiselle s'approcher, préférant encore qu'elle garde ses distances plutôt que de la voir auprès de sa précieuse voiture.
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Message(#) Sujet: Re: A new beginning. Mer 4 Aoû 2010 - 1:03




Les rumeurs allaient vite, Muse l’avait appris à ses dépends lorsqu’elle était plus jeune. Ces derniers temps, elle s’était rendue compte que dans le quartier résidentiel dans lequel elle vivait, tout allait vite, très vite, les gens parlaient, un peu, un peu trop sans doute. La dernière rumeur folle était la suivante : « Pride Berrington avait eu un grave accident de voiture, à tel point qu’il avait perdu la mémoire. » Muse avait sourit à cette histoire, les gens étaient prêt à raconter n’importe quoi. Oui mais voilà, elle avait croisé l’une de ses amies, du moins une copine : Jaelyn Austen. Celle-ci lui avait raconté que son petit-ami, Pride avait perdu la mémoire, et avait oublié les sept dernières de sa vie. Muse avait écouté d’une oreille attentive. Tout ça était très intéressant. Une fois rentrée chez elle, la jeune femme se mit à repenser à toute cette histoire. Elle repensa à son passé avec Pride, passé qu’elle n’avait jamais oublié, mais dont lui ne se souvenait plus à présent. Et à dire vrai, Muse était loin d’être chagrinée par cette nouvelle, bien au contraire. Elle allait pouvoir repartir de zéro avec le garçon, il ne lui manquait plus qu’une occasion.

Et l’occasion venait tout juste de se présenter à elle. Cela faisait deux jours qu’elle avait appris pour Pride, et alors qu’elle était en voiture, elle aperçut la sublime voiture du garçon. Sans vraiment réfléchir à ce qu’elle allait faire, elle choisit de se garer derrière celle-ci tout en provoquant un très léger accident, en effet, elle toucha le pare-choc arrière en reculant. Oups. Evidemment, Pride ne perdit pas une seconde pour descendre de sa sublime Aston. Muse attendit quelques instants, puis descendit à son tour de son cabriolet. Vêtue d’une robe blanche courte, voluptueuse, mettant en avant ses formes et son bronzage, la demoiselle avança près du garçon tandis que celui-ci prenait la parole. « Quand on ne sait pas faire de créno, on n'en fait pas… C'est bon, vous avez de la chance, elle n'a rien. » La voix du garçon avait manqué à la jeune femme, qui frémit en remarquant qu’il n’avait pas changé. Elle l’observa, un sourire en coin. Toujours aussi beau, toujours aussi ténébreux, sombre, et charismatique. Elle s’approcha de la voiture, se rapprochant par la même occasion un peu plus du jeune homme. Elle posa une main sur le pare-choc du véhicule, et glissa ses doigts sur la carrosserie. D’une voix suave elle lui répondit : « Heureusement que je n’ai rien surtout. » Culotée, sans gêne, provocatrice. « N’est-ce pas M. Berrington ? » Le garçon fut surpris, et la jeune femme afficha un sourire satisfait. D’une voix énigmatique elle poursuivit : « Oh bien sûr, vous ne savez pas qui je suis. J’ai appris pour votre accident, j’habite dans votre rue, même si on ne s’est jamais vraiment côtoyé. » Premier mensonge. Bien Muse, très bien, tu commences bien. Elle savait dans quoi elle s’embarquait, du moins, elle le pensait. Elle en avait le sentiment. Elle savait qu’elle jouait un jeu dangereux, mais qu’y avait-il de mieux que de jouer avec Pride Berrington ? Muse frissonna de plaisir à cette seule pensée. Elle contourna le jeune homme, sans oublier de le frôle au passage, et dans un nouveau murmure elle concéda : « C’est vrai qu’abimer ce bijou aurait été… » Elle s’arrêta net, laissant un peu de doute autour de sa phrase. Elle se retourna vers Pride et avec un sourire enjôleur lui dit : « Mais la discussion est close, puisqu’elle n’a rien. Néanmoins pour me faire pardonner, je vous offre un café, ou toute autre boisson d’ailleurs. Qu’en dites-vous ? » Allumeuse ? Pour le moment pas tant que ça. Muse commençait en douceur, après tout, elle connaissait Pride, il aimait les femmes inaccessibles, qui ne se donnaient pas comme ça. Mais elle se devait de créer un lien avec lui, de se montrer amicale, tout en gardant une part de mystère en elle. Devant le silence de Pride, elle passa à ses côtés, le frôlant une nouvelle fois et murmura : « Tant pis… »



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Message(#) Sujet: Re: A new beginning. Mer 4 Aoû 2010 - 1:37

    « Heureusement que je n’ai rien surtout. » Evidemment, toute personne normalement constituée, ou du moins non atteinte de ce qu'on pouvait appeler un égotisme intense, aurait d'abord pensé à la personne à l'intérieur du véhicule, plutôt qu'à sa voiture propre. L'égoïsme flagrant de Pride, et cette possessivité excessive qu'il avait pour son bolide noir, l'avaient poussé à s'enquérir avant tout de l'état de santé de l'Aston, s'assurant que sa robe ébène était toujours aussi parfaite. Malgré son amnésie appuyée, Pride n'avait pas perdu de son côté maniaque, et encore moins de son affection pour son fidèle bolide qui l'avait autrefois amené sur les routes de Las Vegas, bien que le jeune homme ne s'en souvenait plus. Légèrement agacé par la remarque cyniquement amusée de la belle demoiselle – et il en fallait peu pour irriter Berrington, surtout lorsqu'il s'agissait de sa voiture – il ne releva pas de suite et se contenta de plonger la froideur de ses yeux noisette dans les yeux clairs de son interlocutrice. De près, elle lui semblait encore plus rayonnante : dotée d'une beauté atypique mais déroutante, la 'coupable' avait pour elle un charme certain, une élégance raffinée, et un visage angélique dont la moue lui paraissait cependant aguicheur... Etait-ce ou non une ruse pour tenter de l'amadouer et d'éviter un éventuel constat, peut-être bien, mais il ne pouvait nier la beauté de la demoiselle, quand bien même elle avait osé touché à la sacro-sainte Aston Martin. « N’est-ce pas M. Berrington ? » Le regard ambré de Pride qui durant quelques secondes, s'était fait pensif et absent, posé sur la carrosserie parfaite du bolide, dévia avec surprise sur le visage de la demoiselle. Ainsi ils se connaissaient, du moins de manière plutôt formelle puisque la jeune blonde employait un 'monsieur' qui imposait une certaine distance. Un instant, Pride se sentit déstabilisé, comme si le simple fait que l'inconnue ne l'appelle par son nom n'abolisse tous ses repères. Qui était-elle et d'où la connaissait-il : tant de questions auxquelles il n'avait pas les réponses et qui le mettaient dans un trouble perdu, se lisant dans ses beaux yeux sombres.

    Peinant à trouver une réplique, le jeune homme ayant perdu sa fougue hargneuse pour un peu plus de trouble, entrouvrit les lèvres mais ne parvint pas à souffler mot : la question récurrente du 'qui êtes-vous ? ' était ces derniers jours tant répétée que Pride n'en pouvait plus de se l'entendre dire. « Oh bien sûr, vous ne savez pas qui je suis. J’ai appris pour votre accident, j’habite dans votre rue, même si on ne s’est jamais vraiment côtoyé. » Ainsi, il ne s'agissait que d'une connaissance, bien qu'entendre la demoiselle prononcer son nom sans que lui-même ne se souvienne de son doux visage, avait quelque chose d'irréel voire de terrifiant. Ne quittant pas son interlocutrice des yeux, le brun ténébreux se contenta d'acquiescer : après tout, que pouvait-il répondre à ça, lui qui n'avait aucune réponse ? Son regard d'or et d'acier ne daigna pas se détourner de la silhouette gracile de Muse, dans une assurance qu'il n'avait pas perdu malgré son trouble : cette dernière, aguicheuse, le frôla d'un frémissement délicat qui laissait planer un doux parfum sucré de cannelle et de vanille. « C’est vrai qu’abimer ce bijou aurait été… » « ... une grande peine pour votre porte-feuille. » susurra-t-il non sans un sourire en coin, entre la taquinerie amère et l'amusement certain. « Je tiens à cette voiture, j'ai comme la désagréable impression qu'elle est tout ce qu'il me reste. » Désagréable oui, car n'était-ce pas un peu sombre que de ne pouvoir compter que sur une voiture et non une personne de chair ? Néanmoins, bien loin de dramatiser la situation, chose dont il avait horreur, le regard de Pride s'illumina d'une lueur intéressée et joueuse. « Mais la discussion est close, puisqu’elle n’a rien.  » rétorqua la belle jeune femme avant de se retourner avec grâce dans un sourire. « Néanmoins pour me faire pardonner, je vous offre un café, ou toute autre boisson d’ailleurs. Qu’en dites-vous ? » Le silence se fit alors, non sans que Pride ne tente de la jauger d'un coup d'oeil : ces derniers temps, il lui était éprouvant de tenter de ressasser ses souvenirs, aussi avait-il vraiment envie d'entendre cette inconnue lui raconter toute sa vie, celle qu'il avait oubliée ? Face à son mutisme pensif, Muse reprit alors dans un murmure sensuel qui le sortit de sa léthargie : « Tant pis… » fit-elle non sans le contourner pour mieux tourner les talons. La réaction de Pride ne mit guère de temps à venir néanmoins : était-ce la beauté fatale de la jeune femme jouant diablement bien son jeu – et Dieu que les hommes étaient toujours faibles face à la sensualité des femmes – ou cette envie d'en savoir plus qui le décida à accepter si rapidement... Les deux, sans doute. « Seulement si je peux avoir votre nom, et que vous m'expliquiez pourquoi une si ravissante demoiselle ne peut être qu'une connaissance. » Un sourire charmeur au coin de ses lèvres désirables, et Pride Berrington ne se rendait pas même compte qu'il glissait dans les filets d'une ex désirable mais à qui, théoriquement, il en voulait toujours énormément s'il n'avait pas les souvenirs gommés avec tant d'ardeur. D'une main légère mais audacieuse qu'il posa dans un frôlement sur la hanche de la demoiselle, le jeune homme l'invita à se diriger vers une terrasse située à deux pas du lieu du crime.
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Message(#) Sujet: Re: A new beginning. Mer 4 Aoû 2010 - 3:43




Evidemment, le fait qu’il ne fasse aucune remarque sur sa ‘santé’ suite au ‘mini accident’ ne surprit pas la jeune femme. Pride n’était pas comme ça. Il n’était pas ce genre de personnes qui se jettent sur les gens au moindre petit bobo juste pour voir si tout va bien. Il était évident que Muse n’avait rien eu. Et puis Muse connaissait le garçon, elle connaissait le spécimen et savait à quel point il tenait à sa voiture. Cet amour pour l’engin avait toujours dépassé la jeune femme. Elle n’arrivait pas à comprendre comme un individu pouvait être aussi attaché à une chose matérielle, mais après tout pourquoi pas. Pride était insaisissable sur certains points, et c’était le cas avec sa voiture. La jeune Hannigan avait admiré la réaction du garçon lorsqu’elle l’avait appelé par son nom. Elle avait été surprise sans le montrer, jamais elle ne l’avait vu comme ça, perdu, confus, cherchant au plus profond de lui-même une réponse, jamais elle ne l’avait vu pétrifié, incapable de répliquer. Elle se souvenait de leur rencontre, elle se souvenait de leur histoire, de leur passé, et jamais Pride s’était tu, il avait toujours réponse à tout, et souvent lorsqu’il répondait, l’autre en face, n’avait plus mot, et ne savait que dire à son tour. Mais aujourd’hui c’était différent, Pride ne savait plus qui il était, ou plutôt ne savait plus qui il avait été ces sept dernières années. Muse ne savait pas quelle sensation cela pouvait faire, mais elle aurait adoré rayer certains éléments de sa mémoire. Néanmoins elle imaginait très bien dans quel trouble devait se trouver le garçon. Cette sensation d’inconfort, ne de ne pas se sentir à sa place, le fait d’être gêné, de se sentir coupable d’avoir oublié certaines choses, certaines personnes, oui tout cela devait être très dur à gérer. Perdre la mémoire avait un côté effrayant. Pride était-il effrayé par le fait de ne jamais retrouvé la mémoire ? La jeune femme n’aurait su le dire.

S’il ne se souvenait de rien, il n’avait pas changé. Toujours le même regard à vous faire frémir, toujours cette même voix à vous faire frissonner. Muse se trouvait stupide de toujours tomber sous le charme du ténébreux Berrington, mais elle avait du se rendre à l’évidence, elle ne pouvait rien faire face à ça. D’autant plus qu’elle cherchait à son tour à l’attirer dans ses filets. Chose que le jeune homme ignorait évidemment. « ... une grande peine pour votre porte-feuille. » Un sourire échappa à la surveillance de la jeune femme. Elle le retrouvait, Pride et sa répartie aiguisée. « Je tiens à cette voiture, j'ai comme la désagréable impression qu'elle est tout ce qu'il me reste. » Ah, là, elle le reperdait un peu. Nostalgique ? Depuis quand l’était-il ? En même temps cela se comprenait, il n’avait rien à quoi s’accrocher. Muse aurait pu lui raconter des tas d’histoires sur cette voiture, comment ils avaient fait l’amour prêt d’un lac dedans, combien de fois ils étaient partis à l’aventure, ou encore comment il était tombé en panne d’essence et l’avait appelé au beau milieu de la nuit pour qu’elle lui apporte de l’essence au milieu de nulle part. Ils n’étaient pas restés longtemps ensemble, quelques mois tout au plus, et on ne pouvait pas parler d’amour à proprement parlé, mais dans tous les cas, ils avaient passé du bon temps, jusqu’à ce que Muse se tire en… Enfin passons. Elle aurait pu lui raconter tout ça, mais alors il aurait pu se souvenir qu’il lui en voulait terriblement, qu’il la détestait, et c’était ce que cherchait à éviter la belle.

Le fait qu’il ne réponde pas à son invitation n’avait pas déstabilisé Muse. Au pire des cas, elle partirait lui laissant la désagréable impression et sensation d’avoir pu louper quelque chose de bien. Alors qu’elle tournait les talons et se dirigeait vers sa voiture, Pride s’empressa de répondre : « Seulement si je peux avoir votre nom, et que vous m'expliquiez pourquoi une si ravissante demoiselle ne peut être qu'une connaissance. » Avant de se retourner pour lui faire face, un petit sourire satisfait était apparut sur les lèvres de la jolie blonde. Le sourire qui lui adressa provoqua des petits picotements le long de la nuque de Muse, et alors qu’il posait une main délicate et audacieuse sur sa hanche, elle sentit un frisson parcourir toute son échine. Le pouvoir qu’avait Pride sur elle, était impressionnant, et terrifiant à la fois. Comment pouvait-il faire ? Comment pouvait-il encore parvenir à ça, des années après leur première histoire ? Encore est-il qu’il la conduisit d’un pas élégant et sans la lâcher vers la terrasse d’un café. Avant qu’elle n’aille s’asseoir sur une chaise, elle se pencha vers son oreille, et murmura d’une voix suave : « Muse Hannigan, voilà comment l’on me nomme. » Et puis elle se décala sans plus le toucher, et s’installa. Elle croisa ses jambes, dévoilant ainsi leur longueur et leur finesse. Puis alors qu’il s’installait en face d’elle, elle poursuivit : « Et pour répondre à votre seconde question, sans doute que monsieur avait son nez trop approché de son nombril pour pouvoir me remarquer, tout comme le mien était planté sur mon ventre et m’empêchait de venir vous aborder. » Direct. Elle le visait, le piquait, insinuait qu’il était égocentrique, mais après tout il l’était, tout comme elle pouvait l’être. D’ailleurs elle rétablissait l’ordre en admettant qu’elle pouvait agir ainsi. Sa remarque n’était pas méchante, c’était plutôt une plaisanterie, et elle espérait que Pride avait gardé assez d’humour, et assez de répartie pour accepter sa remarque sans s’énerver. Après tout, elle connaissait son côté impulsif et colérique. Le serveur arriva et prit leurs commandes. Une fois qu’il fut parti, Muse continua de regarder le jeune homme, sans quitter son regard du sien, les mains croisées elle lui demanda : « Alors, que préférez-vous ? Que je vous parle de la personne que vous êtes, que j’essaie de reconstituer votre histoire à vos côtés, ou plutôt que nous parlions de ce que vous allez faire, et de celui que vous allez devenir ? » Question piège ? Pas vraiment. Muse le titillait. Sans se l’avouer vraiment, elle savait que cela lui faisait un bien fou de retrouver Pride, de pouvoir jouer une nouvelle fois avec lui. Le garçon lui aurait presque manqué.




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Message(#) Sujet: Re: A new beginning. Mer 4 Aoû 2010 - 11:32

    Redécouvrir les traits fins d'un visage oublié, les effluves sucrées d'un parfum léger, la douceur d'une peau opaline, avait tout d'un parcours initiatique. On ne se rends compte qu'apprendre une personne, la percevoir et la saisir dans son entier, n'est alors jamais aussi ardu que lorsque sa mémoire est envolée : les repères s'évanouissent, les notions de temps également, on ignore encore si on doit toiser la personne avec neutralité, avec affection, ou encore avec hargne. Tout lui semblait nouveau, des boutiques de cette place immense, en passant par sa vie qu'il tentait de dompter, et des personnes faisant partie de son univers ; Pride tentait avec plus ou moins d'envie de reconstituer les sept ans de sa vie perdue. Qu'est-ce que sept ans pour une personne ayant gardé l'écrin de ses souvenirs : des diplômes, des amours, des conflits, des enfants peut-être, des ambitions, des rêves. Qu'en était-il pour Pride, si ce n'était que de la brume lui filant entre les doigts, et dans laquelle il percevait avec méfiance différentes voix lui affirmant qu'on le connaissait bien : car dès son réveil, ce neurologue au nom de Liam Stanfield l'avait prié de se méfier d'avantage de la perfidie d'éventuels profiteurs. Ainsi le brun ténébreux avait appris qu'il était devenu riche, bien plus que ses parents adoptifs, et qu'il bénéficiait d'une étrange influence presque redoutée. Le médecin et 'ami' n'en avait guère dit plus, préférant laisser le temps faire les choses, reconstruire ses bribes de souvenirs, pour mieux pousser Pride à se retrouver lui-même. Voyait-il en Muse une profiteuse ? Certes non, car trop envouté par les charmes de la belle, lui qui aimait tant la beauté éthérée des femmes, le jeune homme avait ainsi oublié tout conseil. Pire encore, muré dans son arrogance extrême, il préférait autant ne guère y faire attention : malgré son amnésie partielle, il était resté lui-même, et demeurait persuadé que quoiqu'il arrive, il était impossible de le duper. La confiance à l'extrême, l'outrecuidance en étendard, la déconvenue à venir aussi sans qu'il ne le sache encore, également...

    Ainsi attablés à la table, le jeune homme vint écraser ce qui lui restait de sa cigarette dans le cendrier, avant de s'adosser contre sa chaise. Son assurance semblait broyer l'aura des autres personnes alentours : la suavité de sa voix, l'ambre pénétrante de ses yeux confiants, l'expression de son visage toujours affublé de ce rictus rieur et envoûtant, ajoutaient au charme presque agaçant de Berrington. Il était de ceux qui vous insultait en souriant, qui vous toisait avec ironie, qui vous murmurait des mots aux effluves séductrices : bref, il avait le charme des plus grands tyrans, ceux qu'on admire pour mieux craindre par la suite. La demoiselle néanmoins, était loin d'être sauvage ; au contraire toujours aussi désirable, elle se pencha à son oreille pour mieux lui décliner son identité dans un souffle. Le regard à la fois rieur et envoutant de Pride croisa ainsi les prunelles azurées de son interlocutrice qui était parvenue à allumer la flamme du désir et du flirt dans les obsidiennes auparavant froides du jeune homme. Muse, ainsi se prénommait-elle, et s'il fallait lui attribuer le nom d'un des neufs déesses, sans doute l'aurait-il baptisée Terpsichore ; la danseuse de charme. Pride se tut néanmoins à cette idée, se contentant de poser ses lunettes noires sur la table tandis que le serveur vint prendre la commande : un café noir bien serré – boisson chaude préférée du jeune homme – et l'on retrouvait déjà un peu plus le Pride d'aujourd'hui dans des habitudes qu'il n'avait, sans s'en rendre compte, pas perdues. « Et pour répondre à votre seconde question, sans doute que monsieur avait son nez trop approché de son nombril pour pouvoir me remarquer, tout comme le mien était planté sur mon ventre et m’empêchait de venir vous aborder. » Un bref rire mué en un souffle léger passa la barrière de ses lèvres, tandis que l'ambre de ses prunelles vinrent accrocher les yeux assurés de Muse. Ainsi, il était resté le même, lui qui adolescent ne voyait que lui (et accessoirement sa soeur), n'avait pas changé. « Je vois que certaines choses sont immuables, même après autant d'années. » murmura-t-il de sa voix suave et d'un sourire malicieux. Pride ne s'était jamais menti sur certains de ses défauts, il se savait égocentrique et indifférent, presque aveugle et sourd aux personnes qui l'entouraient. Ce qu'il ne comprenait pas néanmoins, c'était pourquoi et comment il avait pu durant toutes ces années ignorer une femme qui avait tout pour lui plaire. Car plus encore que son égocentrisme, Pride avait toujours eu un faible pour la beauté féminine, et Muse faisait partie de ses critères. Il en conclut alors, peut-être un peu vite, qu'elle était déjà prise et que murée dans une fidélité sans faille, n'avait sans doute jamais répondu aux sous-entendus que Pride avait éventuellement du lui faire auparavant.

    « Alors, que préférez-vous ? Que je vous parle de la personne que vous êtes, que j’essaie de reconstituer votre histoire à vos côtés, ou plutôt que nous parlions de ce que vous allez faire, et de celui que vous allez devenir ? » Le jeune homme la toisa d'un regard jaugeur, une lueur amusée et taquine dans l'alcôve de ses yeux mordorés : l'assurance de la belle lui plaisait, mais plus encore c'était sa posture qui semblait l'amuser autant. Les mains jointes, les jambes croisées, le regard aigue-marine qui ne le lâchait plus, faisaient penser à ces professionnels qui vous allongent sur un sofa, vous prient de raconter votre vie, et font semblant de vous écouter tout en acquiesçant de temps à autres des 'hmm' ou des 'ah' vous faisant croire qu'ils vous écoutent. Magnifique métier d'escroc en vérité. « Vous parlez comme une psy. » souffla-t-il d'une voix taquine mais charmeuse. Pour autant, Pride préférait encore éviter la première proposition : il savait en partie ce qu'il était, mais refusait de reconstituer son histoire : des bribes qu'il avait entendues, sa vie en sept ans avait été mouvementée mais loin d'être celle dont il aurait pu rêver. Autant laisser de côté les sujets désagréables, et aller de l'avant : le jeune homme, plus que jamais, avait envie de construire sa nouvelle vie tout en ignorant les sept années passées, et tout ce qu'il en coûtait. Egoïste, comme toujours. « Surprenez-moi. » rétorqua le jeune homme non sans un regard licencieux et pénétrant. « A votre avis, que vais-je devenir maintenant ? »
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Message(#) Sujet: Re: A new beginning. Mer 4 Aoû 2010 - 17:16




Fallait-il se méfier de Muse Hannigan ? Certains vous diraient que non, que la belle était douce comme un agneau, alors que d’autres vous diraient que oui, qu’elle était bien plus perfide et machiavélique qu’elle ne le laissait penser. Où se trouvait la bonne réponse ? Et bien les deux étaient exacts, Muse savait se montrer douce et adorable, comme sanguine, et destructrice. Mais la question fatale était: Pride Berrington devait-il se méfier de Muse Hannigan ? Malheureusement oui. C’était triste, mais c’était la réalité. Non ne vous méprenez pas, Muse ne mettait pas un stratagème pour le dépouiller de tous ses biens et de toutes ses richesses. Elle n’avait que faire de son argent, elle qui avait déjà une petite fortune sur son compte en banque et ce grâce à sa carrière dans le mannequinat. Non ce qu’elle voulait, c’était l’homme. Elle ne voulait pas avoir de pouvoir sur lui, ne voulait pas être à ses côtés pour son influence. Elle voulait, aussi surprenant que cela pouvait paraitre, retrouver l’homme avec lequel elle avait vécu une folle aventure lorsqu’elle était jeune. Elle n’avait rien oublié, la passion, parfois extrême, violente, et puis les défis, l’aventure, l’ennui qui n’existait pas. Elle se souvenait de ça, mais se souvenait aussi de ce qu’elle lui avait fait, de la fin de cette romance qui n’en n’était finalement peut-être pas une. Si depuis son arrivée à Ocean Grove, Muse avait tout fait pour éviter Pride, à tel point qu’ils n’étaient jamais tombés face à face, depuis qu’elle avait appris pour son accident, elle voyait là l’occasion de se rapprocher du garçon. Elle qui, depuis quelques semaines, ruminait sa solitude, elle qui, pour la première fois de sa vie, regrettait de n’avoir personne à ses côtés, avait vu en Pride le moyen de se sentir revivre à nouveau, parce qu’il allait y parvenir, elle le savait, elle avait confiance en lui, en sa force. Et pour arriver à ses fins, la belle était prête à tout, vraiment à tout. Elle ne se rendait même pas compte que le jour où Pride retrouvait la mémoire -si ce jour arrivait- tout s’effondrait comme un château de cartes balayé par une bourrasque de vent. Pour le moment, Muse se contentait juste de savourer ses retrouvailles avec cet être si atypique qui était parvenu à marquer sa vie.

Si la demoiselle se savait désirable, attirante, et séductrice, elle avait en face d’elle, un maitre en la matière. Et le moins que l’on puisse dire, c’était que la perte de mémoire du garçon, ne l’empêchait pas de garder le même aplomb, il savait comment plaire aux femmes, et sans rien faire pour le moment, seulement par sa position et son regard qui semblait brûler chaque parcelle de peau de la jeune femme, il parvenait à hypnotiser Muse. Celle-ci mettait néanmoins tout en place pour garder le contrôle sur sa personne, si elle craquait tout était perdu d’avance. Alors qu’il posait ses lunettes sur la table, elle commandait elle aussi un café, même s’il était plus léger que celui corsé du garçon. La caféine, elle en était devenue accro. Une addiction comme une autre, moins dangereuse que celle qu’elle avait pu avoir par le passé, mais une addiction tout de même. Un léger rire échappa de la gorge du garçon, ce qui arracha un petit rictus à la belle. Ainsi, Pride savait rire. Elle était ravie de voir qu’il était resté le même, qu’il acceptait les pics, tout en les rendant à son tour. Il répondit alors: « Je vois que certaines choses sont immuables, même après autant d'années. » Un nouveau sourire apparut sur le visage de la jeune Hannigan. Non en effet certaines choses ne changeaient pas. D’aussi loin qu’elle le connaissait, il avait toujours été ainsi, distant, égocentrique. Mais après tout, c’était comme ça qu’il plaisait. Elle n’avait jamais aimé les pots de colle, il ne faisait définitivement pas partie de cette catégorie. Elle avait failli lui répondre: ‘en effet tu n’as pas changé sur ce point’, mais cela aurait été se vendre. Muse prit conscience que lui cacher qu’ils se connaissaient plus qu’elle ne le laissait entendre allait être une mission difficile. Or elle se savait capable de réussir. Elle n’avait pas peur de tout ça. Lorsqu’elle voulait quelque chose, elle l’obtenait, en l’occurrence, ce qu’elle voulait, c’était Pride.

Une lueur moqueuse était apparut dans le regard du bellâtre. Muse se demandait bien ce qu’il pouvait penser. Elle en eut rapidement la réponse: « Vous parlez comme une psy. » Pardon ? Muse lâcha un petit rire, surprise par cette déclaration. Ah oui ? Vraiment ? Elle ne s’en était pas rendue compte. Psy… non ce n’était définitivement pas quelque chose qu’elle aurait pu faire, à moins de vouloir glaner quelques informations sur ses clients afin de s’en servir contre eux par la suite, pourquoi pas. Du tac au tac elle répondit: « Vous avez donc déjà consulté un psychologue. Pour quelles raisons ? Dépressif suicidaire, Dérangé sexuel ? » Un sourire provocateur s’afficha sur son visage, puis un petit rire glissa hors de ses lèvres. Evidemment elle plaisantait, elle se fichait de savoir s’il avait déjà consulter un psy ou non. Elle se doutait qu’il avait dit ça, en ayant l’image des psy à la télévision, et l’image préconçue qu’en ont les gens. « Surprenez-moi. A votre avis, que vais-je devenir maintenant ? » Question piège, question délicate. Muse réfléchit quelques instants, et puis choisissant une réponse sincère, et plutôt sérieuse, elle lui dit: « Je ne sais pas ce que vous allez devenir, je sais juste que vous allez aller de l’avant, sans vous retourner, sans chercher à vous battre pour vous souvenir de qui vous étiez. Après tout, le passé est résolu, seul le présent importe, ainsi que l’avenir. » Elle marqua une courte pause, durant laquelle le serveur apporta leur commande non sans quitter du regard la demoiselle. Elle lui fit un léger sourire, tandis qu’elle reportait son regard azur sur celui qui occupait ses pensées. Elle but une gorgée du liquide brulant et poursuivit: « Je sais aussi ce que vous allez faire dans un proche avenir. Vous n’allez pas me demander mon numéro de téléphone, vous êtes plus classe que ça. Mais vous n’allez pas pouvoir vous empêcher de repasser un moment à mes côtés, vous allez donc reprendre contact avec moi d‘une manière surprenante. Parce que je suis sûr que vous l’êtes, surprenant. » Provocatrice et gonflée. Après tout, comment pouvait-elle être sûre qu’il désirait la revoir ? Sans doute à sa façon de la regarder, sans doute parce qu’il avait toujours aimé les femmes. Néanmoins, elle était pratiquement sûre qu’il allait l’envoyer balader, la remettant à sa place, juste pour lui faire remarquer sa prétention. Dans tous les cas, ils se reverraient, elle en était sûre. Alors qu’il allait reprendre la parole, elle ajouta précipitamment: « Oh, et vous allez aussi me tutoyer. » Ce n’était pas un ordre, mais une invitation. Allait-il l’accepter ?



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Message(#) Sujet: Re: A new beginning. Mer 4 Aoû 2010 - 18:11

    Bien sûr que Pride Berrington n'avait jamais consulté de psychologues, qui donc aurait voulu d'un enfant des rues, violent et agité, dont l'impassibilité froide pouvait soulever l'étonnement des grandes personnes. Plus encore, le jeune homme était si complexe qu'il pouvait certes demeurer un trésor intarissable pour ces fameux professionnels, mais encore fallait-il réussir à le faire parler... chose qui était véritablement ardue. Après tout Pride n'avait jamais ressassé son passé, et beaucoup ignoraient que derrière l'homme riche et élégant, se cachait un adolescent des ghettos ayant vécu pour la drogue, la guerre des gangs et les vols de voiture. Aujourd'hui cependant, la question ne se posait plus car le brun ténébreux, s'il pouvait se remémorer de son enfance, ignorait tout de ce que les habitants de Ocean Grove savaient de lui. L'enjeu était effrayant : c'était se confronter à la foule, celle qui pouvait vous juger et pointer du doigt toutes vos erreurs sans qu'on ne puisse se défendre. Tous, avaient un avantage considérable sur Pride qui vivait dans l'oubli de lui-même et de ses actions passées ; incapable de dissocier le vrai du faux, le jeune homme ne pouvait rien rétorquer à ce qu'on lui incriminait. Néanmoins loin de s'en soucier en apparence, il gardait pour lui cette assurance et son sourire malicieux, allant même jusqu'à rire brièvement suite à la répartie de la demoiselle : fait rare, mais non moins improbable. Muse Hannigan avait le don de lui ôter tout sentiment d'oppression, car il lui semblait que la jeune femme se fichait bien de lui ressasser ses souvenirs ; au contraire, elle paraissait plus enclin au présent et ne cherchait pas à fouiller dans sa mémoire. Les pics qu'elle lui lançait, et qu'il lui rendait également, n'avaient rien de cinglants ni même de déplacés, et il était apaisant de pouvoir prendre à la légère ce trouble et cette perte de mémoire qui habituellement lui pesait tant. « Je ne sais pas ce que vous allez devenir, je sais juste que vous allez aller de l’avant, sans vous retourner, sans chercher à vous battre pour vous souvenir de qui vous étiez. Après tout, le passé est résolu, seul le présent importe, ainsi que l’avenir. » Le sourire de Pride disparut peu à peu, lorsque plus sérieux il la darda de son regard fauve et mordoré. Cette fille lisait-elle dans ses pensées pour lui souffler ainsi exactement ce qu'il souhaitait entendre ? Bien sûr que c'était égoïste, car renier le passé revenait à renier les personnes aimées dont il aurait du se souvenir. Les amis, les amantes, les proches... Tous ceux qui devaient habiter son univers et dont il ne voulait plus, pour bâtir d'autres relations dans son nouveau monde. Combien de coeurs allait-il briser, combien de déceptions éveillerait-il alors ? Qu'importait. Pride Berrington n'était guère altruiste, là était le problème. Seul le présent importait donc, à l'instar de ce que lui disait la belle demoiselle dont la parole se faisait évangile, et le présent, c'était elle. Car il était là, assis face à Muse Hannigan, demoiselle qui lui plaisait et dont les sourires allégeaient son âme et lui permettaient de se délecter du présent quand elle lui suggérait d'oublier le passé. Allait-il suivre son conseil ? Bien sûr. « Je sais aussi ce que vous allez faire dans un proche avenir. Vous n’allez pas me demander mon numéro de téléphone, vous êtes plus classe que ça. » Un bref rire discret, passant de nouveau la barrière de ses lèvres, et Pride détourna son regard fauve avant de le reposer aussitôt sur le visage angélique de la douce. Encore une fois, elle lui prouva qu'elle avait raison, car Berrington n'avait jamais été adepte du flirt conventionnel. Pourquoi demander un numéro, quand on pouvait trouver mille et une façons de revoir celle qui hantait nos pensées... Surprendre les demoiselles qui l'intéressait était devenu un art chez Pride, et il laissait la facilité du numéro de téléphone à ceux qui manquaient de charme et d'imagination. « Mais vous n’allez pas pouvoir vous empêcher de repasser un moment à mes côtés, vous allez donc reprendre contact avec moi d‘une manière surprenante. Parce que je suis sûr que vous l’êtes, surprenant. » Décidément, la demoiselle ne manquait ni d'aplomb, ni même d'assurance. Et bien que ce trait de personnalité lui plaisait, il ne fallait jamais tenter de pousser son outrecuidance une barre plus haut que celle de Berrington : il détestait avoir à faire à des personnes plus arrogantes que lui – si toutefois c'était possible – tant la position de force était celle qu'il avait toujours prise. Esquissant cependant un sourire en coin, joueur et carnassier à sa belle interlocutrice, son regard noir ne daigna pas quitter les prunelles céruléennes de Muse, malgré son visage légèrement baissé. Et alors que Pride alla pour répondre, la belle se dépêcha de rétorquer aussitôt, comme si elle connaissait le jeune homme par coeur et s'attendait déjà à une répartie taquine. « Oh, et vous allez aussi me tutoyer. » « Jamais au premier rendez-vous. » souffla-t-il de sa voix frémissante, dans une touche humoristique qui laissait bien sous-entendre d'autres retrouvailles entre elle et lui. « Vous êtes aussi une personne surprenante, miss Hannigan. Je n'aurais jamais pensé boire un café avec quelqu'un ayant fait un attentat contre ma voiture. » répliqua le jeune homme ténébreux non sans un timbre de voix charmeur, preuve concrète que son interlocutrice lui plaisait dangereusement. « Mais... » Pride fronça alors les sourcils, son regard perdu se posant sur la table alors qu'il se redressa dans un sérieux retrouvé. Quelque chose le travaillait, bien sûr : après tout le jeune homme était amnésique, et le fait de savoir que tant de personnes comptaient sur lui quand lui ne pouvait pas leur rendre leur affection, était véritablement pesant. « Pour le moment, j'essaie de remettre de l'ordre dans mon esprit. Vous connaissez ce moment entre le sommeil et le réveil, celui où on se souvient d'avoir rêvé ?  » ajouta-t-il non sans lever ses yeux noisette dans un sérieux déconcertant, mêlant la beauté de sa confusion à la sincérité surprenante de ses aveux soudains. « C'est là que je suis pour le moment. Je suis avec une femme que je ne connais pas... que je ne connais plus. » reprit alors Pride, légèrement pensif. « Jaelyn. Et... Je ne sais pas, peut-être devrais-je attendre encore un peu. » Ou non... Car une parole de Muse, une seule, et Pride changerait aussitôt d'avis. Après tout, n'éprouvant pas de sentiments pour cette jolie Jaelyn dont il ne connaissait plus rien, et confronté pourtant à une idylle dont il devait se rappeler, Berrington était perdu. Face à lui, son présent prenant les formes de Muse Hannigan, était tellement plus à sa portée, qu'un seul mot un seul de la belle demoiselle, était susceptible de lui faire changer d'avis. Et très probablement, c'était ce que Pride Berrington attendait.

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Message(#) Sujet: Re: A new beginning. Jeu 5 Aoû 2010 - 1:14




Elle l’avait senti déstabilisé lorsqu’elle avait parlé de se contenter du présent et du futur tout en oubliant le passé. Après tout, à quoi bon courir après les souvenirs, ils n’étaient que des souvenirs. Si vraiment il devait un jour se rappeler de tout ce qu’il avait vécu, cela arriverait comme ça, sans qu’il ne s’y attende. Elle se doutait que Pride avait le même point de vue, après tout elle le connaissait un minimum, et surtout, ils étaient similaires sur certaines choses. Si la jeune femme venait à perdre la mémoire, elle ne se battrait pas pour tenter de se souvenir de tout, non elle se battrait pour exister à nouveau. En même temps, ce devait être horrible, ne plus se souvenir de ses amis, de ses collègues, de ses amours. Ne plus se souvenir de ses erreurs passées, risquer de les commettre à nouveau. Ne plus savoir quel homme on est devenu, qui nous déteste au point de nous souhaiter le pire. Perdre tout repère, oui c’était définitivement quelque chose d’effroyable et de terrifiant, même si au fond, il y avait une part d’excitation dans le fait de renaitre. Une seconde jeunesse en quelque sorte. Deux vies, pour une même personne. Qui n’en n’avait pas rêvé ?
L’aplomb dont faisait preuve Muse n’était pas surprenant, elle avait toujours eu cette force, mais aujourd’hui, à cet instant, c’était différent. Elle devait faire attention. Il ne fallait pas qu’elle se montre trop autoritaire, trop fière, trop sûre d’elle, ce genre de femmes effrayait les hommes, elle le savait elle en avait déjà fait l’amère expérience dans le passé. Elle ne voulait pas non plus que Pride pense qu’elle le prenait de haut parce que ce n’était définitivement pas son intention bien au contraire. Elle voulait l’envouter à tel point que lorsqu’il rentrerait chez lui, il ne penserait qu’à elle, qu’à son nom, qu’à son visage, qu’à sa voix, jusqu’à ce que cela le rende fou. Elle voulait hanté ses gestes, ses paroles, ses mouvements. Elle savait que c’était un exercice difficile, que c’était peu probable qu’elle y parvienne avec Pride. Elle savait que si dans deux heures il allait boire un verre et rencontrait une beauté renversante au charisme qui allait avec, il risquait de l’oublier. Il était un homme à femme, un homme amoureux, ou plutôt qui ne savait résister aux femmes, pourquoi cela serait-il différent avec elle ? Finalement, Pride fut amusé par tout ce qu’elle venait de lui dire. Il l’avait vue sous différents aspects. Sérieuse, taquine, provocatrice et bien d’autres aspects encore. Lorsqu’elle lui proposa de la tutoyer il répondit non sans humour: « Jamais au premier rendez-vous. » Muse murmura alors: « Oh vous appelez ça un rendez-vous ? » Elle n’attendait pas de réponse, c’était juste une petite remarque amicale, d’ailleurs il poursuivit: « Vous êtes aussi une personne surprenante, miss Hannigan. Je n'aurais jamais pensé boire un café avec quelqu'un ayant fait un attentat contre ma voiture. » Muse fut flattée par cette réflexion. Elle savait, oh oui elle savait que jamais il n’aurait bu un verre avec une personne qui aurait égratigné son bolide. Alors c’était un peu un honneur, comme si elle sortait du lot, comme si elle était l’exception. Elle l’était d’ailleurs, l’exception. La demoiselle commençait à se prendre dans son propre jeu. Elle oubliait qu’ils s’étaient connus, elle ne pensait qu’à lui, qu’à son ton suave et séducteur, qu’à son regard dévastateur, qu’à ses lèvres désirables. Elle oubliait qu’elle se jouait de lui, elle avait l’impression d’être en train de séduire un inconnu, une personne qui lui plaisait terriblement et avec qui il ne s’était jamais rien passé. Pride allait poursuivre, mais il s’était arrêté, reprenant son sérieux. Muse en profita pour boire une gorgée de son café. Elle le sentait se battre en lui-même, la demoiselle se perdit dans la contemplation de son être. Puis il parla sur un ton si sérieux qu’il fit frémir la jeune femme: « Pour le moment, j'essaie de remettre de l'ordre dans mon esprit. Vous connaissez ce moment entre le sommeil et le réveil, celui où on se souvient d'avoir rêvé ? » Un petit sourire compréhensif s’afficha sur le visage de la jeune femme. Bien sûr qu’elle voyait de quoi il parlait. Elle garda le silence, tout en tentant d’enregistrer le visage du garçon dans un coin de sa tête. Il n’avait jamais été aussi beau qu’à cet instant précis. Vrai, honnête, sans sur jouer, sans jouer tout simplement. Juste confus, perdu, mais sincère. Une sincérité qui la touchait profondément. Pride Berrington n’était pas un homme qui se livrait facilement, et le voir se chercher, et lui avouer ses pensées lui procurait un bien fou. C’était bête, c’était stupide, mais elle se sentait spéciale. Devant le silence de la jeune femme il poursuivit: « C'est là que je suis pour le moment. Je suis avec une femme que je ne connais pas... que je ne connais plus. » Le retour à la réalité fut brutal. Muse arrivait sur la pente glissante. La fameuse petite amie de Pride… « Jaelyn. Et... Je ne sais pas, peut-être devrais-je attendre encore un peu. » Il lui demandait en quelque sorte ce qu’il devait faire. Mais que devait-elle répondre ? Elle baissa son visage vers sa tasse, s’amusant à faire tourner le liquide noir avec sa cuillère. Elle pouvait très bien descendre Jaelyn, cette jeune femme avec qui elle avait sympathisé, qui ne lui avait rien demandé, rien fait. Oui elle pouvait dire à Pride que cette fille était perfide, attirée par l’argent. C’était quelque chose que Muse ne regretterait pas. Car définitivement elle avait fait son choix, elle n’avait que faire de Jaelyn, ce n’était pas avec elle qu’elle voulait passer des nuits endiablées, des journées ensoleillées et pourquoi pas le reste de sa vie. Alors pourquoi ne descendait-elle pas la jeune Austen sur le champs ? Et bien parce que Muse savait que c’était risqué, après tout, si Pride se renseignait, de nombreuses personnes risquaient de donner la version inverse de celle de Muse, et alors, oui alors peut-être Pride douterait, et croirait ses gens. Non, Muse voulait la jouer plus fine. Elle voulait lui laisser le choix, tout en le poussant vers elle. Alors elle releva le visage, et plantant son regard azur dans le sien ténébreux, elle lui dit dans un murmure: « Bien sûr vous pouvez attendre. Attendre et faire semblant de retrouver vos sentiments à son égard. Parce qu’il ne faut pas se leurrer, c’est ce qu’elle va rechercher, vos sentiments passés. Mais si vous ne parvenez pas à jouer l’homme aimant, vous risquez de la voir souffrir. Êtes-vous réellement prêt à rester avec une femme en priant pour que la mémoire revienne alors que… » Muse marqua une pause, elle avait l’impression que tout ce qu’elle venait de dire était confus, qu’il allait se moquer d’elle, et que finalement tout ce qu’elle allait obtenir c’était qu’il reste aux côtés de la jolie Jaelyn. Dans un nouveau murmure suave elle poursuivit « …alors que de nouvelles portes s’ouvrent à vous. Alors que vous pouvez partir vers de nouvelles aventures…Avec une nouvelle aventurière. » Elle rit doucement après sa dernière phrase. Ca faisait tellement cliché, tellement ce qu’elle n’était pas. Elle n’aimait pas les images toutes faites, elle voulait que tout sorte de l’ordinaire. Elle retrouva son sérieux et lui dit: « Vous savez, il y a tellement de choses formidables à découvrir. » Et au moment où elle terminait sa phrase, l’une de ses mains frôla celle de Pride posée sur la table lorsqu’elle feinta prendre le sucre en poudre. Elle se servit du sucre, et dans un dernier murmure lui dit: « Enfin, je ne suis pas à votre place. »




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Message(#) Sujet: Re: A new beginning. Jeu 5 Aoû 2010 - 13:00

    Le sérieux retrouvé, on pouvait lire dans l'alcôve brune et ténébreuse des yeux de Pride, ce tiraillement et cette lutte intérieurs qui avaient lieu en lui. Tant de pensées, de réflexions, de doutes en son esprit confus, qu'il ignorait encore quelle voie emprunter. Rien n'était aisé dans le fait de perdre la mémoire : si le bon côté de ce genre de tragédie lui permettait d'oublier déceptions et erreurs passées, le jeune homme avait un mal fou à se reconstruire. Savoir d'où on venait, pour savoir où aller, tel était le principe d'une vie saine. Sa vie, quant à lui, semblait s'être écroulée tel un château de cartes, et il lui fallait reconstruire toutes les bases tout en mettant égoïstement de côté les personnes qui jusque là avaient fait partie de son univers. Il se souvenait néanmoins du visage de Jaelyn à son réveil, de la tristesse de son regard mêlée à un soulagement certain lorsqu'il avait ouvert douloureusement les paupières : qu'avait-elle éprouvé lorsque Pride lui avait innocemment demandé qui elle était ? De la peine, de la tristesse, de l'abattement … ? Car lui, incapable de retrouver les prémisses de ses souvenirs ou de ses sentiments, était alors resté presque indifférent face aux yeux humides de la belle demoiselle. Aujourd'hui se sentant coupable d'une telle marque de froideur, Pride semblait vouloir attendre quelque peu que la fatalité se dénoue. Néanmoins, il doutait fortement que tout redevienne comme avant, qu'il ne se souvienne de tout dans un claquement de doigts, et après tout, en avait-il seulement envie, à présent qu'une belle demoiselle qui lui plaisait, lui faisait face ? Trop de questions pour si peu de réponses, et la confusion trouble vint voiler son visage qui n'en fut que plus beau, tant il était rare de voir Pride Berrington aussi perdu. « Bien sûr vous pouvez attendre. Attendre et faire semblant de retrouver vos sentiments à son égard. » Faire semblant ; quelle horrible tournure de phrase, et pourtant si vraie. Le regard fauve et sérieux de Pride se leva sur le visage de Muse pour mieux accrocher la douceur de ses prunelles azurées, et une fois encore, il prit les mots de son interlocutrice comme la parole évangile. Il ne pouvait en effet feindre un attachement, ne pouvait tenter de reconstruire une idylle quand son coeur ne se souvenait plus de rien : et s'il n'y parvenait pas, allait-il briser un peu plus cette jolie Jaelyn qui s'apparentait à un ange déchu, en avait-il seulement le droit ? De nouveau, comme si elle lisait dans ses pensées, Muse vint alors rétorquer dans la lignée de la réflexion du jeune homme : « Parce qu’il ne faut pas se leurrer, c’est ce qu’elle va rechercher, vos sentiments passés. Mais si vous ne parvenez pas à jouer l’homme aimant, vous risquez de la voir souffrir. » Le jeune homme, sous l'impact fort des paroles de Muse, posa son regard noisette sur sa tasse déjà vidée : non pas qu'il se souciait de la faire souffrir, puisque l'indifférence régnait en son être glacé, mais suite à la rhétorique appuyée de son interlocutrice, il lui semblait de plus en plus qu'elle avait raison. Il n'était pas sain de tenter de reconstruire une idylle quand il n'y avait plus rien à faire, et après tout Jaelyn – avec qui il vivait depuis peu, avant son amnésie – était bien partie du domicile, preuve concrète qu'elle souhaitait l'éviter, voire le perdre. Pourquoi donc finalement, s'engager dans une cause perdue et qu'aucun des deux ne semblait souhaiter. « Êtes-vous réellement prêt à rester avec une femme en priant pour que la mémoire revienne alors que… » continua-t-elle alors que le jeune se pinça brièvement les lèvres dans un élan absent et pensif, bien qu'il demeurait toujours attentif au discours de la demoiselle pleine d'aplomb. Il était étrange, et tellement apaisant, de rencontrer enfin une personne qui ne lui demandait guère plus de ressasser ses souvenirs, quand visiblement il n'y arrivait pas. Voyant en la belle demoiselle l'issu facile pour se détourner de son passé et construire un nouveau présent, Pride se laissait peu à peu embrigader par les paroles évangiles de la nymphe qui lui faisait face. « …alors que de nouvelles portes s’ouvrent à vous. Alors que vous pouvez partir vers de nouvelles aventures…Avec une nouvelle aventurière. » Cette dernière métaphore eut le don de le faire brièvement sourire une nouvelle fois, quand bien même son regard mordoré se posait toujours sur le bois de la table laquée. Dans un soupir las, résultant de son intense moment de réflexion, Pride finit par approuver d'un signe de tête avant de lever vers elle son regard pénétrant : ô miracle, une personne sur terre avait fini par le convaincre et avait obtenu son approbation. Et cette personne sortant du lot, se nommait Muse Hannigan. « […] Enfin, je ne suis pas à votre place. » Le frôlement délicieux de sa main douce contre la sienne, acheva de convaincre le brun ténébreux qui se laissait littéralement avoir par cette beauté froide dont les paroles demeuraient exactement celles qu'il souhaitait entendre : qu'il était facile, finalement, de manipuler une personne qui s'ignorait elle-même. L'oubli était alors la plus grande des faiblesses de l'être humain, et en l'instant même, celle de Pride Berrington. « Hmm... » fut alors le seul murmure suave qui s'échappa de ses lèvres, preuve qu'il sortait à peine de sa léthargie pensive. Après quelques secondes finalement, le jeune homme retrouva son aplomb, sa prestance écrasante, et son sourire carnassier, quand d'une main galante il attrapa celle de la demoiselle pour y déposer un baiser, sans jamais la lâcher du regard. « Avez-vous déjà pensé faire carrière dans la politique ? » souffla-t-il dans un rictus joueur alors que ses doigts fins vinrent caresser audacieusement le dos de la main délicate de Muse. « Je ne peux malheureusement pas rester, mais je vous promets que je saurais vous surprendre pour notre prochaine rencontre. Bonne soirée. » Se levant alors, le jeune homme posa un billet sur la table afin de régler leur consommation : quand bien même c'était la demoiselle qui l'avait invité, le côté sombrement gentleman de Pride refaisait surface. Ce fut finalement dans un regard charmeur et un sourire en coin qu'il tourna les talons, bien décidé à revoir très prochainement la belle Muse.

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