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 I WANT YOU MINE (pv)

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Message(#) Sujet: I WANT YOU MINE (pv) Mer 11 Aoû 2010 - 5:09







I WANT YOU MINE


JANE BLODWEN & TRAY RANNIGAN





La vie de Tray avait été un long fleuve tranquille au cours des derniers mois – mais, surtout, un long fleuve morne. Bien sûr, le jeune homme parvenait à meubler son quotidien pour ne pas s’ennuyer. Entre ses conquêtes, ses affaires plus ou moins intéressantes, sa musique et ses autres activités, le jeune homme savait comment faire passer le temps et s’amusait plutôt bien. Mais toutes ces activités avaient fini par devenir un train-train quotidien, si intéressantes fussent-elles à la base. Tray avait toujours eu tendance à se lasser rapidement de ce qu’il faisait, et bien qu’il adorât chacune des choses qu’il faisait (mis à part son travail au cabinet) et qu’il sût comment en profiter pour ne jamais s’ennuyer, il ne voyait plus l’intérêt de continuer inlassablement à faire les mêmes choses, tous les jours, toutes les semaines. Depuis trop longtemps, sa vie manquait de piment, d’un élément qui puisse le distraire de son quotidien devenu morne. Toutes les femmes les plus sublimes les unes que les autres avec lesquelles il finissait régulièrement au lit ne parvenaient pas à captiver son attention pendant plus d’une heure, et étaient rapidement oubliées – elles l’étaient même carrément dès lors que Tray en avait terminé avec elles. Cette incapacité à se divertir et à profiter pleinement de sa vie troublait le jeune homme, qui ne savait pas comment y remédier et qui n’arrivait pas à se débarrasser de ce sentiment désagréable. Tray mit cet ennui sur le compte d’un trouble passager, et cessa bien vite de s’en inquiéter : il n’était pas question de se faire un sang d’encre pour quelque chose de passager, il se connaissait suffisamment bien pour savoir qu’il n’y avait pas de quoi s’inquiéter – quand on n’a pas de problème, on se retrouve obligé de s’en inventer. Le résultat n’en demeurait pas moins désagréable, et Tray espérait bien rapidement retrouver le goût aux superbes créatures qui habitaient ses nuits et à ses concerts tous plus électrisants les uns que les autres. En attendant, le jeune homme menait une vie aussi normale que possible, et c’était également le cas aujourd’hui. Tray s’était retrouvé désarmé face à une pénurie de nouilles instantanées et, après avoir insulté ses placards à provisions pendant un bon quart d’heure, s’était décidé à se rendre à l’épicerie du coin, dans l’espoir d’y trouver son aliment de base. Une fois arrivé au Grocer’s Shop, Tray erra quelques minutes sans trop savoir où chercher. Il n’avait pas l’habitude de faire les courses, encore moins un samedi soir à l’épicerie du coin. Tray finit, malgré tout, par trouver le rayon qu’il lui fallait et s’empara d’une bonne demi-douzaine de boîtes de nouilles instantanées. Les bras chargés de sa nourriture fétiche, Tray se dirigea vers la caisse et salua indifféremment la patronne des lieux – son attention avait soudainement été attirée par quelque chose de beaucoup plus intéressant que le prix de ses nouilles. Jane Blodwen. Là, à quelques mètres de lui, en train de contempler un rayon d’un air absent. Tray et elle ne s’étaient plus parlés depuis quelques mois, déjà, et le jeune avocat dut s’avouer que cela lui manquait. Tout cela avait été provoqué par un accident malencontreux – ou pas vraiment. Tray avait bien profité de la situation, et, conscient de son charme, avait attiré à plusieurs reprises Jane dans ses filets, bien qu’il sût parfaitement qu’elle ne voulait être qu’amie avec lui. Cependant, son ego et sa vanité avaient pris le dessus et ils n’avait tenu compte que du fait qu’elle ne pouvait pas lui résister – et qu’elle était, elle aussi, incroyablement canon. Résultat, les coucheries entre Jane et Tray avaient fini par devenir régulières. Jusqu’au jour où elle stoppa tout. Tray avait tenté de renouer le contact à plusieurs reprises, sans succès. Et aujourd’hui, elle se retrouvait là, tout près de lui. La tentation d’aller lui parler était forte, mais il ne savait pas quoi lui dire. Il supposait qu’elle serait toujours aussi sensible à son charme mais qu’elle ferait quand même tout pour le garder éloigné d’elle. Cependant, il ne pouvait la laisser filer. Pas maintenant. Elle était encore plus belle qu’avant, et Tray se sentit immédiatement attiré par la jeune femme. Son regard pâle était comme aimanté au corps de la jeune femme – qui finit par le remarquer. Elle tourna son joli visage dans la direction de Rannigan, et fronça les sourcils en le voyant, de manière imperceptible, gardant dans l’ensemble un visage neutre et indéchiffrable. Puis, soudain, elle fit volte-face et sortit de l’épicerie. Oubliant complètement ses précieuses boîtes de nouilles, Tray se lança à sa poursuite et la héla. « Jane ! Jane ! Non, ne pars pas, attends deux secondes ! » Il n’y avait pas de trace d’urgence ou de supplication dans la voix de Tray, qui était toujours maître de ses émotions. Mais il était clair qu’il ne laisserait pas tomber. Il rattrapa rapidement Jane et se planta face à elle, sans trop bien savoir comment elle réagirait.

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Message(#) Sujet: Re: I WANT YOU MINE (pv) Sam 14 Aoû 2010 - 1:53




Terrassée par la fatigue après une longue journée de travail, Jane décida de faire un tour rapide au Grocer’s Shop. Actuellement, elle avait besoin de pas mal de choses mais n’ayant pas le courage de se rendre au Centre Commercial, elle opta donc pour l’essentiel en allant à l’épicerie du quartier. L’essentiel étant un flacon de gel douche dont elle avait épuisé tout reste le matin même. Maniaque à souhait, ce n’était pas du tout son genre d’être ainsi à cours de produits, elle qui conservait en permanence un stock de côté. C’était certainement dû à la saison : il y avait beaucoup de commandes aux Jannie’s, les journées étaient remplies à bloc. Débordée, elle n’avait simplement plus le temps pour les grandes courses. Il lui en fallait habituellement peu pour être sur les nerfs, devant de telles circonstances, Jane était donc véritablement à cran. Même une fois confortablement rentrée chez elle le soir, il y avait encore ses histoires d’agressions & de cambriolages. Peu rassurée, elle ne cessait de se demander si ses aptitudes en boxe seraient suffiraient à la défendre en cas de besoin, bien qu’entre nous, Jane n’avait pas trop à douter vu sa capacité incroyable à se transformer en bête furieuse en moins de quelques secondes. Après tout, elle l’avait déjà démontré en attaquant sauvagement Jaime Bennett dans l’ombre d’un parking, ce qui lui avait valu au passage, un séjour entre les barreaux froids d’une cellule de prison.
Elle souhaitait faire vite. Pour une fois, elle ferait de son mieux pour essayer de passer inaperçu. Ce qu’elle voulait le moins du monde était de croiser quelqu’un susceptible de lui adresser la parole. Elle ne répondit même pas au ‘Bonjour’ poli de la propriétaire des lieux, fonça la tête baissée au rayon qui l’intéressait. Il était non loin de la caisse. Lorsque Jane arriva d’un pas vif devant les gels douches et autres crèmes de beauté, une adolescente sursauta et cacha en hâte son paquet de tampons sous son bras avant de s’éclipser pour payer. D’ordinaire, Jane aurait été tentée de déstabiliser le bout de femme en lui criant : « Ils sont pas très efficaces, ceux-là, t’aurais du prendre l’autre marque ! » mais bien sur, ce n’était pas du tout le moment. Elle se concentra sur l’étalage de produits face à elle, souhaitant en finir le plus vite possible. Evidemment, plus elle voulait se dépêcher, plus elle y mettait du temps : elle ne trouvait pas sa marque habituelle et c’était très important à ces yeux. Elle passe la main dans ses cheveux relâchés, ils étaient ondulés car portaient la marque du chignon arboré toute la journée. La brunette était rapidement passée chez elle avant de venir ici, afin de prendre un peu de sous mais aussi pour se libérer d’une chemise étouffante, remplacée par un débardeur léger, ainsi que de ses talons hauts au profit de ses ballerines les plus confortables. Elle avait gardé la jupe noire et classe, qui jurait assez avec le reste de sa nouvelle tenue. Encore une fois, peu lui importait, son passage ne serait que furtif. Jane souffla et tourna la tête au hasard. Elle eut une vision d’horreur.
La pire de ses craintes s’était matérialisée là, sous ses yeux. Non seulement c’était quelqu’un qu’elle connaissait – qu’elle connaissait trop bien même, mais c’était aussi et surtout celui qu’elle avait réussi à subtilement éviter (en se cachant dans les buissons ou en courant) depuis des mois. Pas de chance, Tray avait croisé son regard. Jane réfléchit une fraction de seconde, puis partit en hâte. Le gel douche n’était plus important, elle pouvait encore se laver avec le produit vaisselle ou aller mendier chez le voisin d’en face. Un mètre après qu’elle eut franchi la porte de la superette, Rannigan la rattrapa. Il n’y avait pas grand-chose à faire, elle était prise au piège. Il se plaça bien face à elle et Jane lui adressa un sourire des plus forcés.
- Tiens, comment vas-tu ? lança t-elle le plus naturellement du monde, comme si elle ne venait tout juste pas d’essayer de prendre la fuite. Alors, la santé, la famille, le travail … ? Elle se retint de justesse d’ajouter « Et les amours ? » Pour moi tout baigne ! continua t-elle pour dans l’unique but d’abréger la conversation au plus vite.
Elle fixa ses yeux et uniquement ses yeux, se concentrant sur ses iris bleutés. Elle ne voulait pas avoir à penser à quoi que ce soit d’autre. Il aurait été particulièrement impoli de regarder le ciel pendant qu’il lui répondait, et de cette manière, peut-être penserait-il qu’elle l’écoutait vraiment et tout ceci se terminerait plus vite.


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Message(#) Sujet: Re: I WANT YOU MINE (pv) Ven 27 Aoû 2010 - 12:38






Tray ne put s’empêcher de laisser glisser son regard le long de la silhouette étrangement habillée de Jane. Ce débardeur moulait divinement bien ses formes, mais détonnait avec cette jupe trop sévère qui la vieillissait d’une bonne dizaine d’années – il aurait tant aimé la lui enlever avec les dents pour découvrir ses sous-vêtements bien moins sévères… Se secouant mentalement, Tray se concentra sur le joli visage de Jane, qui, miraculeusement, avait renoncé à lui fuir une nouvelle fois. Sans doute avait-elle compris qu’il ne comptait pas abandonner et espérait-elle écourter un maximum leur entrevue en étant docile et plus commode. Tray n’était aucunement dupe de son jeu et y jouait avec plaisir, en partie parce qu’il savait que la seule raison pour laquelle elle ne voulait pas le voir, c’était précisément qu’au fond, elle en mourait d’envie. Il commençait à saisir le comportement de Jane – même si elle était une personne incompréhensible et pour le moins imprévisible – et parvenait à interpréter ses gestes avec une certaine adresse. Le sourire de la jeune femme n’était pas naturel, mais il restait magnifique. Sa voix cristalline résonna aux oreilles de Tray qui eut l’impression d’être bercé par sa douceur – même s’il savait qu’elle ne cachait rien d’autre qu’une impatience de le planter là où il était. Elle se lança alors dans son petit manège qui confirma l’hypothèse de Tray. « Tiens, comment vas-tu ? Alors, la santé, la famille, le travail … ? Pour moi tout baigne ! » Tray arbora rapidement un sourire goguenard et moqueur face au flots de paroles rhétoriques de la jeune femme. Il était bien tenté de s’éterniser autant que possible par pur esprit de contradiction, et pour le plaisir d’agacer Jane, mais le moment était mal choisi : en ce moment, il était censé la reconquérir et non pas s’attirer ses foudres alors que leur discussion venait tout juste de débuter. Alors, une mine réjouie mais ironique sur le visage, Tray répondit : « Oh, tu sais, j’irais beaucoup mieux si tu arrêtais de m’éviter tout le temps…Tu te rends pas compte combien ma vie est ennuyeuse quand ton joli minois hystérique n’est pas dedans, Janie. » Nouveau sourire goguenard. Il savait que ces paroles auraient le don d’énerver Jane, mais ne s’en souciait pas – après tout, il avait déjà eu des tas de discussions de ce genre avec Jane. Sans doute les circonstances avaient-elles différé, mais la combinaison flatteries/sarcasmes était employée depuis belle lurette par Tray, et ce, souvent à l’intention de Jane. Elles avaient toujours fini par bien se terminer, sauf une fois – la fois où Jane l’avait expulsé de chez elle et lui avait intimé l’ordre de ne plus jamais revenir, préférant couper les ponts définitivement. Elle avait déjà proféré cette menace à des dizaines de reprises, à chaque fois qu’elle s’était réveillée en compagnie du jeune homme après une nuit torride. Jamais Tray n’avait pris ces menaces au sérieux, jusqu’au jour où Jane avait ajouté le geste à la parole. Depuis cette dernière scène, il n’était pas parvenu à entrer en contact avec la jolie brune, malgré ses efforts. Certes, il avait renoncé au bout de quelques jours à rester planté devant sa maison, conscient qu’elle n’ouvrirait pas. Mais il s’était attendu à la croiser, si ce n’est dans Miami, dans Ocean Grove : après tout, le quartier était petit et il y avait déjà fait des dizaines de rencontres improbables avec des personnes qu’il n’aurait jamais pensé voir, alors pourquoi pas Jane ? On croisait toujours tout le monde à Ocean Grove, qu’on le veuille ou non. Mais Blodwen avait fait exception pendant des mois, au grand dam de Tray qui ne comprenait pas ce phénomène – il avait fini par en conclure qu’elle se cachait. Ce soir, il avait eu de la chance. Et il ne la laisserait pas filer, pas avant d’avoir obtenu ce qu’il voulait : elle. Il adorait voir ses yeux sombres ancrés aux siens, beaucoup plus clairs, comme si elle tentait de rester concentrée. Il sentait une tension émaner de la jeune femme, comme si elle guettait le moment où elle pourrait partir en courant. Mais il ne lui laisserait pas ce plaisir. Un léger sourire aux lèvres, Tray reprit : « Tu m’as l’air bien pressée, Janie. Ton nouvel amant t’attend chez toi ? » Nouvelle provocation qui pourrait mener Tray à sa perte – il ignorait encore comment Jane la prendrait, mais Tray se rattraperait. Il se rattrapait toujours. « Désolé, je plaisantais. » Le visage de Jane restait fermé et imperméable, et Tray décida de passer à la phase offensive. Il se rapprocha légèrement d’elle et la contempla, avant d’utiliser sa voix la plus douce et la plus envoûtante. « Écoute, Jane, j’ai compris que tu ne voulais plus me voir. Mais crois-moi, tu me manques, et je veux me racheter. Donne moi une chance de te prouver que je mérite ta compagnie… s’il te plaît. » Leur jeu pourrait recommencer, et Tray avait hâte.
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Message(#) Sujet: Re: I WANT YOU MINE (pv) Sam 2 Oct 2010 - 22:08




Jane posa les mains sur ses hanches. L’expression impassible qu’elle avait taché de garder commençait à s’effacer. Les sourcils se froncèrent, un rictus d’énervement apparut sur ses lèvres. Certes, Jane pouvait s’énerver facilement – souvent sans aucune raison apparente, mais Tray était le grand numéro un dans le top des personnes/choses qui l’agaçait le plus. Elle ne saurait dire exactement ce qu'il y avait d'irritant dans ce grand dadet, mais l’arrogance générale qu'il dégageait faisait monter en elle une fureur, en l’espace de quelques secondes à peine. Pourquoi éprouvait-il ce besoin constant de venir l’embêter ? Le pire était qu’il semblait prendre un malin plaisir à infliger cette torture à la jeune femme. Au cours d’une de ses longues soirées passées à réfléchir d’un point de vue philosophique à sa vie – Jane adorait se triturer les méninges – elle avait finit par déduire que Tray n’en avait strictement rien à faire d’elle. Il s’amusait avec elle comme son passe temps favori, elle était un jouet, un divertissement, et si, à l’occasion, elle pouvait finir dans son lit, c’était l’idéal. Dans son optique de féministe d’un jour – Jane adorait aussi se trouver des vocations passagères - elle avait trouvé cela inadmissible, d’où la rupture totale de tout contact avec celui qui fut autrefois un bon ami (juste un pote). Le problème était là. Il se fichait d’elle, elle non.
« Oh, tu sais, j’irais beaucoup mieux si tu arrêtais de m’éviter tout le temps…Tu te rends pas compte combien ma vie est ennuyeuse quand ton joli minois hystérique n’est pas dedans, Janie. » La concernée fit le véritable exploit de garder son calme, car il était évident que le but de Tray était de l’énerver, comme d’habitude. Elle ressentait une sorte de haine envers lui, une haine mitigée. Car bien qu'en étant constamment en colère contre lui, il y avait cette partie d’elle qui voulait sans arrêt être avec lui, le toucher, lui parler. Jane sentit son cœur s’affoler. Elle entreprit de calmer sa respiration, tout en sentant l’électricité qui les enveloppait durant ces longues secondes de silence. Elle songea soudainement à sa maison ide qui l’attendait, quand au même moment Tray reprit la parole. « Tu m’as l’air bien pressée, Janie. Ton nouvel amant t’attend chez toi ? » Elle eût un mouvement de recul, surprise par la coordination de leurs pensées. Une vague de mélancolie la submergea. Personne ne l’attendait, mis à part Texas, qui allait lui sauter dessus et lui déchirer les chaussures. De nouveau perdue dans ses pensées, Jane n’avait pas réfléchi à la connotation provocatrice de ses paroles, ce fût pourquoi Tray la surprit de nouveau. « Désolé, je plaisantais. » Jane secoua instantanément la tête et tendit la main devant elle. « C’est bon, c’est bon. » Elle ne savait pas si il l’avait entendu. Le visage de Tray s’était quelque peu métamorphosé. Il avait adopté une posture différente, changé d’expression de visage. La distance entre leurs corps diminua. Il plongea un de ses regards les plus intenses dans les yeux ahuris de Jane. Ce renversement de situation, étonnement, ne la bouleversait pas. Elle trouvait ça plutôt… drôle. « Écoute, Jane, j’ai compris que tu ne voulais plus me voir. Mais crois-moi, tu me manques, et je veux me racheter. Donne moi une chance de te prouver que je mérite ta compagnie… s’il te plaît. » Et voilà. Elle explosa de rire. Etait-il vraiment sérieux ? Elle ne pouvait dire que ça ne la touchait pas, mais la situation était un peu trop « too much » à son goût. Il n’avait tout de même pas cru qu’en un claquement de doigt et battement de cils elle serait totalement envoûtée et se déplacerait comme par magie dans ses bras ? Une fois sa crise de rire passée, Jane donna un coup de poing (léger, heureusement pour lui) dans le torse de Tray, comme elle l’avait déjà fait auparavant, des mois plus tôt. « Ils sont jolis ces mots, tu les as eu où, sur désespéré-avec-les-filles.com ? Tu vas me lâcher oui ? Il n’y a-t-il pas suffisamment de pu… » Jane plaqua la main contre sa bouche avant de dire un mot grossier. Elle n’allait pas tomber aussi bas ! Voyant que Tray allait profiter de cette interruption pour répondre, Jane s’empressa de reprendre la parole. « Non, non, non, tais toi ! Je veux juste savoir. Il y a tant de personnes que tu pourrais embêter. Pourquoi moi ? » Elle avait prononcé les deux derniers mots à voix basse, en prenant soin de bien articuler pour insister sur la question. Si il y avait bien une occasion pour qu'il soit sincère, c'était celle-ci.



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Message(#) Sujet: Re: I WANT YOU MINE (pv) Lun 25 Oct 2010 - 20:23




Tray s’était préparé à faire face à bon nombre de réactions différentes, mais celle de Jane le désarçonna totalement – il s’était attendu à tout, sauf ça. La voir éclater de rire après un silence des plus oppressants ne vexa pas le jeune homme, mais le déconcerta sans aucun doute. Habituellement, ne serait-ce que la moitié de ces mot aurait fait tomber n’importe quelle femme dans les bras du jeune avocat, qui savait comment s’y prendre pour séduire n’importe qui. Mais, une fois de plus, Jane détonnait et échappait à la règle instaurée par Rannigan. Grimaçant légèrement lorsqu’elle lui asséna un coup de poing avec la force d’un poussin, il ne broncha pas lorsqu’elle se moqua ouvertement de lui. « Ils sont jolis ces mots, tu les as eu où, sur désespéré-avec-les-filles.com ? Tu vas me lâcher oui ? Il n’y a-t-il pas suffisamment de pu… » Tray fronça les sourcils, n’appréciant que peu l’image que Jane dépeignait de sa personne – bien qu’il ne pût en aucun cas prétendre qu’elle était en tort. Bien sûr, Tray était le premier à traiter ses conquêtes du terme que Jane avait difficilement réprimé, mais entendre l’objet de ses désirs le prononcer –ou plutôt, faillir– était bien différent et autrement perturbant. Bien qu’il ait eu de nombreuses occasions de la contempler tout à loisir dans le feu de l’action, il persistait à voir Jane comme cet être pur et fragile qui lui était réservé et qui, en attendant, ne pouvait déroger au portrait qu’il s’était fait d’elle. De plus, le mépris qu’il décelait dans la voix de la jeune femme ne lui plaisait pas du tout – elle le jugeait à travers les insultes dirigées à ces filles. Tray ouvrit donc la bouche pour protester, offensé, mais elle poursuivit avec énergie : « Non, non, non, tais toi ! Je veux juste savoir. Il y a tant de personnes que tu pourrais embêter. Pourquoi moi ? » Jamais Tray n’avait perçu tant de sincérité et d’authenticité dans la voix de Jane. Pour la première fois depuis bien longtemps, il pouvait à nouveau se rendre compte de l’effet qu’il produisait sur elle – et, au lieu d’en profiter pour flatter son ego, il n’en ressentit qu’une tendresse et une attraction décuplées. Il la voulait, elle. Ne pouvait-elle pas juste comprendre ? C’était pourtant bien évident, et cela se lisait dans le regard du jeune homme, qu’il ne pouvait détacher du corps parfait et du visage qui l’était tout autant de la demoiselle. Il la désirait, avec chaque fibre de son corps. Tray réfléchit quelques instants, avant de déclarer, avec une tension à peine perceptible dans sa voix de velours : « Pourquoi une autre, alors qu’il y a toi ? On sait tous les deux que les putes, comme tu les appelles, j’en ai rien à foutre. Alors que toi… » Tray s’interrompit. Voulait-il vraiment achever cette phrase ? Et si oui, par quoi ? Lui avouer l’existence de sentiments dont il ne soupçonnait pas même l’existence ? Mentionner ce qu’il avait eu en tête en commençant sa phrase, à savoir le désir qu’elle suscitait chez le jeune homme, et ainsi, risquer de ruiner à jamais leur fragile relation ? Tray avait beau être maladroit lorsqu’il s’agissait de sentiments, il n’était pas assez stupide pour se ruer dans la gueule du loup en offensant une Jane déjà plus que sur ses gardes. Tray soupira, conscient qu’il devait achever sa phrase et du regard perçant de Jane. Elle avait beau feindre l’indifférence, il savait qu’elle attendait des explications, une seule raison de lui accorder une nouvelle chance. Alors, il reprit, renonçant à prendre ses airs envoûtants. « Tout ce que je te demande, c’est de me donner une chance, une seule, pour me racheter. Pour te prouver que j’ai changé. J’ai compris que cette relation qu’on avait, tu n’en voulais plus – j’étais juste trop égoïste pour l’accepter, parce que c’est vrai que quand je te vois, c’est dur de ne pas céder à mes envies. Mais ça n’a pas d’importance, tout ce que je veux, c’est pouvoir te revoir, te parler sans que tu plonges dans le premier buisson dès que tu me vois. Qu’on retrouve notre relation, sans les côtés que tu voulais effacer. » Ce n’était quand même pas lui demander la lune – il était évident qu’au fond, Jane ne détestait en rien se trouver en la compagnie de Tray. Elle ne voulait juste pas se faire manipuler, chose qui certes ne plaisait pas au jeune homme, mais qu’il pouvait comprendre. Tout ce qu’il voulait, maintenant, c’était pouvoir se trouver en la présence de la douce jeune femme, retrouver ces quelques moments d’amitié, peut-être insuffisants mais largement mieux que le silence radio qui les séparait actuellement. Car, et Jane avait toujours mis un point d’honneur à le souligner, c’était ce qu’ils étaient censés être : des amis. C’est ainsi que le quartier connaissait leur relation, bien que leurs galipettes ne soient pas un grand secret, étant donné le nombre de fois où on avait pu apercevoir Tray sortir de bon matin, à moitié habillé, de la demeure coquette de Jane. Les voisines avaient longtemps jasé à ce sujet, mais à présent, leur histoire était passée aux oubliettes, grâce à l’entêtement de Blodwen. Mais tout cela n’avait aucune importance – Tray savait qu’il parviendrait à récupérer sa belle. Il eut soudain une idée, repensant à une invitation pour le moins originale qu’il avait reçue, peu de temps avant, dans sa boîte aux lettres. « Hé, on pourrait aller à cette soirée, chez les Morecci ! Ils organisent un truc pour Halloween, non ? » Il prit une voix pompeuse. « Ce serait un plaisir de vous y accompagner, Milady. » Prenant ensuite un regard presque suppliant, Tray réduisit encore sensiblement la distance qui les séparait. Elle ne pouvait pas refuser.
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Message(#) Sujet: Re: I WANT YOU MINE (pv) Mer 3 Nov 2010 - 0:16




« Pourquoi une autre, alors qu’il y a toi ? On sait tous les deux que les putes, comme tu les appelles, j’en ai rien à foutre. Alors que toi… » A ce rythme, elle allait vraiment finir par craquer. Tentait-il une nouvelle approche ? Jane ne s’était pas attendue à ce qu’il baisse ses gardes. Témoignant de sa réputation de séducteur au cœur de pierre, elle pensait qu’il allait se sortir de la avec à la limite un « mais toi aussi je te veux, poupée ». Néanmoins, Tray était allé bien plus loin, il voulait dire qu’il n’y avait seulement qu’elle, que les autres – qui ne manquaient pas – ne comptaient pas. Cette réponse déstabilisa encore un peu plus Jane qui se demanda jusqu’à quel point pouvait aller Tray. Il n’avait même pas terminé sa phrase qu’elle était déboussolée. Elle aurait même préféré qu’il en reste là. Elle ne redoutait que trop la suite. Elle redoutait de se laisser attendrir. C’était si dur de rester impassible avec lui… « Tout ce que je te demande, c’est de me donner une chance, une seule, pour me racheter. Pour te prouver que j’ai changé. J’ai compris que cette relation qu’on avait, tu n’en voulais plus – j’étais juste trop égoïste pour l’accepter, parce que c’est vrai que quand je te vois, c’est dur de ne pas céder à mes envies. Mais ça n’a pas d’importance, tout ce que je veux, c’est pouvoir te revoir, te parler sans que tu plonges dans le premier buisson dès que tu me vois. Qu’on retrouve notre relation, sans les côtés que tu voulais effacer. » Elle avait bu ses paroles. Elle avait mentalement étudié le ton, chaque intonation, pause dans sa voix, tout ce qui pouvait trahir sa pensée profonde et réelle. Malheureusement Jane n’était pas aussi forte en psychologie qu’elle n’aurait voulu l’être. Elle s’efforça d’éviter le regard de Tray, ce n’était vraiment pas le moment de se laisser submerger par ses yeux perçants. Jane pivota la tête sur le côté et se caressa le front pour réfléchir. Elle se remémorait les milliards de fois où elle s’était dit que c’était fini, qu’il ne fallait plus qu’elle lui adresse la parole, ou même qu’elle lui prête une attention quelconque. Mais pourquoi se donnait-elle autant de mal pour éviter son contact ? L’instinct, peut-être. Elle s’était rendue compte que le fréquenter était dangereux. Non pas dangereux au sens propre du terme, personne ne risquait de la transpercer à coups de couteau sous prétexte qu’elle voyait Tray Rannigan. Quoi que ? Enfin, la jeune Blodwen avait eu ce sorte de pressentiment… celui qui lui disait : si tu l’approche, tu t’accrocheras à lui. Mais elle était déjà un peu attachée à lui, et ça la brûlait de l’intérieur. Tout le quartier d’Ocean Grove le savait très bien, Tray collectionnait plus les femmes qu’il ne s’attachait à elles. Jane ne pouvait pas prendre de risque. Elle s’accrocherait à lui comme à une branche fragile, puis tomberait dans le vide. Non ?
Qu’est-ce qu’un simple voisin qu’elle connaissait depuis tout juste un an pouvait lui poser de problèmes ! Jane était partie tellement loin dans ses réflexions qu’elle avait presque oublié la présence, à une vingtaine de centimètres du principal à peine, de l’objet de ses soucis. « Hé, on pourrait aller à cette soirée, chez les Morecci ! Ils organisent un truc pour Halloween, non ? Ce serait un plaisir de vous y accompagner, Milady. » Jane lui lança un regard dénué d’expression. Son visage entier était décomposé. Puis, sans bien comprendre pourquoi, ses lèvres remuèrent et des sons en sortir. « Très bien. » Les pensées semblaient s’être multipliées, elles se bousculaient et hurlait l’inverse même. « Rendez-vous le soir d’Halloween, devant chez moi, pour la fête. » Sa voix était monotone et ses bras se balançaient dans le vide. Elle le regarda à peine avant d’ajouter « Ne sois pas en retard. » Sur ce, Jane lui tourna le dos et s’en alla d’un pas rapide, la tête sur le point d’exploser.




FIN.


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