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 ▬ you give love a bad name.

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Message(#) Sujet: ▬ you give love a bad name. Mar 24 Aoû 2010 - 22:18


YOU GIVE LOVE A BAD NAME.
STARRING BLUENN HENIGHAN AND JOE COTTON.


Paris. Paris et ses monuments, Paris et ses boutiques, Paris et ses habitants. Parmi ces derniers, il y a les parisiens, les purs, les durs qui crient sur les autres dans le métro. Il y a également les touristes, ceux qui se font hurler dessus dans le métro. Et il y a les « visiteurs », ni habitants ni touristes, ils circulent dans la ville des lumières avec une aise stupéfiante mais disparaissent avant d'attirer l'œil des voisins ; ce sont aussi ceux qui observent les parisiens et les touristes se taper dessus dans le métro sans éprouver autre chose que de l'amusement. Je fais parti de ces hommes et de ces femmes étrangers possédant un vaste appartement dans les quartiers chics de Paris mais qu'ils n'occupent que quelques semaines à peine par an, laissant le reste du temps le lieu vide et inutile pendant que des centaines de parisiens dorment sous les ponts ou dans des logements insalubres. Est-ce que j'en éprouve le moindre remords ? Non. Ce sont mes sous qui sont dans ces murs, leur utilisation me revient donc entièrement. De toute manière, je n'ai jamais réellement apprécié les parisiens alors disons que l'idée de les imaginer encore plus démunis à cause de moi ne me chagrine pas plus que ça.
Mon avion avait atterrit en fin d'après-midi mais malgré le décalage horaire qui aurait suffit à mettre K.O pour deux jours n'importe qui, je me sentais pleinement d'attaque pour la soirée qui m'attendait. Je pris tout de même le soin de m'accorder une sieste d'une heure à peine dans mon appartement de « vacances » avant de filer sous la douche pour me préparer. Inutile de rappeler combien le style est aussi important pour moi que la prunelle de mes yeux. Une demi-heure plus tard, je ressortais de la salle d'eau, élégant dans mon costume noir, ma chemise d'un blanc éclatant encadrée d'une cravate d'un noir de geais. L'invitation de la soirée à laquelle j'étais convié reposait tranquillement sur le buffet et je m'y avançai pour attraper ma Rolex posée juste à côté du carton. Une relecture me rassura quant au fait que le début de la réception n'était pas prévue avant vingt heures. J'étais donc parfaitement dans les temps, comme toujours. Dix minutes plus tard, je m'appelai un taxi et sortais de mon appartement, l'invitation glissée à l'intérieur de ma veste. En moins d'une vingtaine de minutes je fus déposé au pied du lieu de rendez-vous, le musée Eugène Delacroix. L'endroit m'était inconnu mais me plu immédiatement : il était situé dans un endroit stratégique de la ville et promettait une raffinement certain. Sans plus attendre, je gravis donc les marches du perron et m'introduisis dans le musée où je fus rapidement accosté par un homme du personnel qui proposa de me débarrasser, offre que je déclinai d'un bref geste de la main avant de tourner les talons et de me présenter devant le registre permettant d'accéder à la salle de réception. « Joseph Cotton. » L'homme plus âgé que moi pointa son doigt ganté sur sa liste, afficha l'instant d'après un large sourire typiquement français – à comprendre : typiquement hypocrite – et présenta son bras comme pour m'inviter à emprunter l'escalier qui me mènerait à l'étage. La grande pièce du premier devait accueillir le dîner organisé en l'honneur du soixante-quinzième anniversaire d'un réalisateur américain tombé en amour pour la France et à qui j'ai eu l'honneur de dessiner la maison de Province. Je ne supportais pas sa personnalité mais lui, semblait nourrir une admiration sans borne à mon égard. Qu'à cela ne tienne, je profitais d'avantages intéressants en fréquentant et lui, obtenait des croquis exclusifs à chacune de ses envies d'évasion. M'avançant dans la somptueuse pièce ornée de peintures célèbres, de tapisseries anciennes, je posai autour de moi un regard minutieux et vif comme je le faisais à chaque fois que j'entrais dans un lieu inconnu, comme si j'essayais de m'imprégner de chaque mètre carré de la pièce. De fait, mon regard ne tarda pas à s'arrêter sur une silhouette assise à l'une des tables blanches, visiblement encore seule, et de dos à moi. Mais il n'y avait pas le moindre doute possible : je la reconnaissais parfaitement dans sa robe de gala. Le souvenir de notre dernière altercation fit s'agiter mon sang dans mes veines et, machinalement, ma main droite vint toucher ma cuisse, là où la jeune femme l'avait violemment frappé avant de prendre ses jambes à son cou. Sans pouvoir y faire quoique ce soit, mon cerveau se mit à tourner à cent à l'heure et un sourire malicieux s'afficha sur mon visage. C'était de gros risques que je m'apprêtais à prendre mais j'étais persuadé d'avoir la situation sous contrôle. Un coup d'œil aux appareils photos de quelques paparazzis triés sur le volet me revigora et l'instant d'après, je me faufilai entre les tables en direction de celle de Miss Henighan, prêt à passer une soirée d'enfer.
Sans m'annoncer et d'une vitesse prodigieuse, je vins m'installer sur la chaise la plus proche de la sienne. Totalement tourné vers elle, ne souriant plus du tout, je plantai mon regard électrique dans le sien, posai ma main sur la sienne qu'elle avait reposé sur la nappe liliale et lui adressai dans un murmure qu'elle seule put entendre. « Crie et je te plante le couteau à ma droite dans les reins, avertie quiconque et j'avertis la presse des pires informations sur ton compte que je saurais inventer dans la minute. J'ignore à qui je viens de piquer la place, mais tu vas le reconduire poliment quand il arrivera et lui affirmer que tu n'aurais pu souhaiter être en meilleure compagnie que la mienne. » Je devinai son état de choc et retenais toujours fermement sa main sous la mienne. Pour la détendre un peu, je fini tout de même par relâcher la pression de mes doigts et mon ton se fit bien moins sec lorsque je repris la parole, un large sourire aux lèvres. « Bonsoir, au fait. C'est vrai que j'avais oublié de t'inviter à dîner la dernière fois, erreur réparée à présent. » Fier, je lâchai sa main mais ne quittai pas son visage des yeux, épiant chacune de ses expressions, prêt à anticiper la moindre de ses tentatives pour s'échapper. Le visage toujours lumineux, j'appuyai mon coude sur la table et posai mon menton dans la paume de ma main, comme si je n'avais d'yeux que pour elle. « Je suis ton rencard pour ce soir. »
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Roxcy Hollister
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Message(#) Sujet: Re: ▬ you give love a bad name. Jeu 26 Aoû 2010 - 15:40

Paris, ville de l’amour. Paris, ville admirée par le monde entier et plus particulièrement par les américains. Un grand rêve que d’y tourner les scènes d’un prochain film pour Bluenn Henighan qui n’avait bien sûr pas hésité à accepter le rôle. Rafael était venu à Miami avec une petite panoplie de casting à passer et de scripts à lire, il souhaitait qu’elle reprenne sa carrière en main et c’est ce qu’elle fit. Avec les précédents évènements dont elle préférait ne pas penser, elle s’était entièrement noyée dans le travail, un moyen comme un autre pour se changer les idées. Elle était redevenue active, retrouvant sa place d’actrice en devenir. Sa filmographie prévenait de ses prochains longs métrages et le plaisir de parcourir les plateaux ne pouvait que l’aider à ne pas perdre pied. Elle se souvenait pourquoi elle avait quitté l’Italie pour les Etats-Unis, pourquoi elle s’était tant battue pour se faire une place dans le milieu très sélect du cinéma. Cela faisait donc quelques petites semaines maintenant qu’elle avait quitté Miami pour Paris. Elle arborait aussi une nouvelle couleur de cheveux. Suite à son agression, elle avait voulu changer d’apparence et était passée du blond au brun. Voilà qu’elle revenait aux sources pour les besoins du tournage. Un carré et des cheveux blonds, voilà ce qui constituait son nouveau visage. En plus d’apprécier les rues parisiennes, cela lui permettait aussi de changer d’air, de goûter à une autre mentalité, une autre façon de vivre car tout était bien différent entre la France et les Etats-Unis. Néanmoins elle évitait encore de trainer dans les rues le soir et ses angoisses quant à sa solitude commençaient à diminuer considérablement. Elle remontait doucement la pente, et ne tenait pas à baisser les bras, de peur d’inquiéter son entourage. Elle avait dû mentir un bon nombre de fois à ses amis lorsque ses bleus et son traumatisme étaient visibles rien qu’en la regardant. Elle avait alors prétexté une chute dans les escaliers qui l’avait bouleversé, qu’elle devait s’en remettre mais qu’il n’y avait pas de quoi en faire un drame. Si seulement ils savaient la vérité. Elle n’avait aucune envie d’étaler ce souvenir encore douloureux, elle estimait préférable de tout garder pour elle.
En ce soir de mois d’Août, Bluenn et une bonne partie des membres de son prochain film étaient conviés à un gala. Le carton d’invitation lui avait été remis par le réalisateur, leur présence à tous était obligatoire. La jeune femme n’avait donc plus qu’à trouver une robe pour l’occasion et serait ainsi escortée en limousine jusqu’au lieu de la réception. Deux bonnes heures – voire un peu plus – avant l’heure du rendez-vous, Bluenn se retrouva avec un coiffeur, une styliste et un maquilleur pour la préparer. Elle aurait très bien pu s’en passer mais elle tenait surtout compagnie à une amie, aussi actrice et conviée. Bluenn ne fut prête que lorsque ses cheveux blonds furent parfaitement lissés, que son maquillage illumina son visage et que sa robe classe mais simple fut mise. Elle portait du Chanel, une robe de couleur sombre qui lui arrivait au dessus des genoux et un décolleté. Elle ne perdit donc pas de temps et en attrapant au vol sa pochette, elle se dirigea vers la sortie pour rejoindre la limousine.
C’est au Musée Eugène Delacroix qu’elle était attendue, il y avait sur les lieux énormément de monde et pour la plupart des célébrités. Des personnages importants dans la société, que ce soit pour les affaires ou pour le cinéma, il y avait du choix. Bluenn fut conduite à une table qui lui était réservée, avec d’autres personnes qu’elle connaissait. Elle passa ses premiers moments à discuter et rire, répondre aux questions sur ce qu’avait été sa vie loin des caméras entre autre. L’homme avec qui elle bavardait et qui se trouvait à côté d’elle finit par s’excuser et s’éclipsa pour rejoindre une connaissance ; Bluenn se retrouva alors seule pour la première fois de la soirée. Une solitude néanmoins appréciée pour se retrouver avec elle-même, n’étant pas obligée de sourire pour faire bien ou jouer avec les apparences. Mais une solitude rapidement réduite à néant lorsqu’elle sentit une présence s’imposait à ses côtés. Elle alla naturellement tourner la tête, pensant qu’il s’agissait de l’homme avec qui elle parlait mais son sang se glaça littéralement en entendant ces mots, cette voix si familière. Et son visage, les yeux de Bluenn se posèrent systématiquement sur lui et sa main brula au contact de la peau de celui qui l’a hantait depuis plusieurs mois. Elle était choquée, pétrifiée mais dût se faire violence pour ne rien laisser apparaître sur son visage. Elle sentait les larmes lui monter aux yeux alors que son agresseur continuait son petit manège. Finalement il se détendit et elle aussi, bien que très légèrement. Son sourire, preuve qu’il jubilait de la situation. Bluenn récupéra enfin sa main, qu’elle fit doucement glisser loin de lui. « Je suis ton rencard pour ce soir. » Elle déglutit difficilement, comment le sort pouvait-il s’acharnait autant sur elle. Même à des milliers de kilomètres de chez elle, elle réussissait à se retrouver nez à nez avec l’homme qu’elle tentait d’oublier. Elle avait d’abord cru à une hallucination, il lui arrivait parfois de le voir, ou plutôt d’avoir l’impression de le voir mais non, cette fois-ci il était bel et bien présent et il s’amusait de la situation. Son jeu sadique n’était pas terminé, elle était devenue son divertissement pour la soirée. Bluenn resta silencieuse, rassemblant le plus vite possible ses esprits. Alors qu’elle avait détourné le regard, elle reporta un instant son attention sur lui, qui l’épiait toujours d’une étrange façon. « Je n'ai pas porté plainte contre vous. La dernière fois ne vous a pas suffit ? » demanda-t-elle sur un ton sec, s’efforçant de ne pas laisser sa voix trembler. Elle se demanda aussi s’il ne l’avait pas suivit, après tout elle ne savait rien de lui. Elle n’eut pourtant pas la chance d’écouter ce qu’il avait à dire que l’homme qui occupait la place de son agresseur revint auprès d’elle. Intérieurement, elle hurlait, elle priait de toutes ses forces pour que quelqu’un remarque que quelque chose clochait. « Excusez-moi, mais vous êtes à ma place » lança-t-il sur un ton poli. Bluenn regarda l’expression de son agresseur, elle lui coupa presque la parole lorsqu’elle ouvrit la bouche. « Il va rester. » dit-elle précipitamment. « Si cela ne vous dérange pas bien sûr. » L’homme fit un mouvement de tête, sourit puis s’éloigna de nouveau. Bluenn lâcha un soupir de soulagement, mentir était devenu presque si simple. « Vous jouez à un jeu dangereux. Je connais du monde qui sont présents, ils vont certainement se douter de quelque chose. » Murmura-t-elle pour son agresseur. C’était bien sûr peine perdue, mais le formuler ainsi à haute lui permettait tout de même d’y croire et d’espérer. Elle souhaitait tellement qu’à cet instant une connaissance à elle s’immisce entre eux mais il y avait tellement de monde, des photographes de partout. Un scandale n’était pas permis, Bluenn allait devoir jouer contre son gré.

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Message(#) Sujet: Re: ▬ you give love a bad name. Ven 27 Aoû 2010 - 13:27

Je ne sais pas ce qui était le plus amusant dans cette situation : son attitude de fausse sainte-nitouche au moment où mes doigts emprisonnèrent les siens ou ses yeux qui s'étaient remplis d'eau à une vitesse fascinante rien qu'en me voyant. C'était aussi flatteur qu'insultant mais soit, cela m'assurait au moins que le message de notre première rencontre était bien passé. Bien sûr, je n'avais pas réussi à la transformer en bonne-sœur mais au moins, elle ne portait pas un accoutrement ouvertement outrageant comme la dernière fois. Sa tenue de la soirée était discrète mais sensuelle à la fois, un mélange que je pouvais considérer comme savant à défaut d'être totalement sûr. Après tout, sa jupe s'arrêtait juste au dessus de ses genoux … Mais ce soir, ça ne serait pas ses vêtements qui seraient le sujet de notre conversation. Je commençais à planifier pour elle une soirée bien plus alléchante. Un sourire mauvais se peint sur mon visage lorsqu'elle se mit à paniquer et à m'assurer qu'elle n'avait pas porté plainte pour ce que je lui avais fais. Un instant, je me demandais si ça serait utile que je lui révèle que je tombais sur elle suite à un parfait hasard : il était fort probable qu'elle ne me croit absolument pas alors autant jouer le jeu de l'homme dangereux et imprévisible jusqu'au bout, ça la tiendrait en alerte pour la soirée entière et ça ne pouvait qu'être bénéfique à ma distraction. L'observant longuement, j'étais sur le point de lui répondre quand une ombre vint s'interposer entre nous. Sans rien dire, je me reculai et me collai contre le dossier de mon siège et regardai avec indifférence l'homme qui espérait récupérer sa place avant de jeter un coup d'œil éloquent vers ma voisine de table. J'avais confiance en Bluenn, elle était suffisamment tétanisée pour ne pas faire de bêtises. Et bien entendu, elle ne me déçue pas. Prenant une profonde inspiration lorsque l'homme s'en alla, je ne pus m'empêcher de lancer un « Parfait. » de satisfaction. C'aurait été dommage que la partie se termine si tôt. Me fichant éperdument de manquer de tact, j'ajoutais. « En tout cas, on ne peut pas dire que cet homme tenait corps et âme à passer la soirée avec toi, si je peux me permettre ... » Je m'étais ré-avancé sur mon siège de sorte à attraper la serviette en tissu posée à côté de mon assiette et la tripotait d'un air distrait lorsque Bluenn s'adressa à moi d'un ton plus assuré, presque menaçant. Mais un regard sur elle suffit à m'indiquer qu'elle flippait encore comme au premier jour, ce qui suffit à ne pas m'inquiéter. Avançant mon visage par dessus la table, je lui répondis avec la même discrétion qu'elle avait utilisé. « C'est pourquoi tu vas faire briller tes talents d'actrice comme jamais et agir comme ma petite amie. Commence déjà par te montrer un peu plus ravie d'être en ma compagnie, si tu vois ce que je veux dire. Me tutoyer ne serait pas du luxe, non plus. » La salle autour de nous avait finie par se remplir entièrement et la lumière changea d'un coup pour se concentrer sur l'estrade aménagée au devant de la pièce. Fixant une dernière fois la jeune femme avec sérieux, je détournai mon regard pour écouter McFerey, le fameux réalisateur et maître d'orchestre de cette soirée. Il prononça un discours d'accueil trop miévreux et redondant pour moi et j'eus toutes les peines du monde à rester concentrer jusqu'aux applaudissements que je ne partageais qu'à moitié ; et pour cause : toute mon attention était toujours focalisée sur Bluenn dont je soupçonnais qu'elle n'avait pas écouté un traitre mot du discours qui venait de nous être offert. Le réalisateur reprit place à sa table et le service débuta. Souriant à moi seul, mon humeur était au beau fixe lorsqu'un serveur s'avança vers nous pour prendre notre commande. L'appétit ouvert, je lui commandais le plat du jour et une bouteille de vin rouge. L'homme griffonna ma commande sur le papier avant de prendre celle de Bluenn et de nous assurer que nos repas arriveraient sans tarder. Pour moi, inutile qu'ils se pressent : la soirée était si douce. Croisant mes bras sur la table, je m'adressai une fois de plus à l'actrice. « Qu'est-ce que tes parents diront en découvrant, en ouvrant la presse people demain matin, que tu as un nouveau fiancé aussi charmant que moi ? J'adorerais les rencontrer au fait, s'ils te posent la question. » Mon attitude était odieuse et choquante mais c'était vrai : des flashs avaient déjà commencé à briller sur nous et j'étais vraiment très curieux de découvrir Madame Henighan. Comme pour pousser le vis jusqu'au bout, j'attrapais une nouvelle fois sa main mais cette fois-ci avec beaucoup plus de douceur et sans la moindre menace. De nouveaux flashs crépitèrent. Elle ne tarderait sans doute pas à retirer sa main alors il valait mieux que j'en profite tant que ça durait. Nous fumes malheureusement interrompus par le retour du serveur poussant un chariot sur lequel était posé – entre autres – nos plats et notre bouteille. Il les plaça soigneusement face à nous et déboucha le vin avant de le faire couler dans nos verres de cristal. Lorsqu'il eut terminé, il nous souhaita un bon dîner auquel je répondis « Soyez-en sûr. » et nous quitta définitivement. Attrapant mes couverts, flirtant sans doute un peu trop avec la lame de mon couteau, j'annonçai un « Bon appétit, chérie ! » avant de planter ma fourchette dans mon assiette.
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Message(#) Sujet: Re: ▬ you give love a bad name. Mar 14 Sep 2010 - 1:43

Toutes ses tentatives pour se tirer de ce piège menaient à nulle part, elle allait devoir supporter sa présence pour la soirée malgré elle. Et Dieu seul sait à quel point c’était un supplice de devoir sentir son odeur, de devoir poser les yeux sur lui en ayant crainte qu’il le prenne mal et devienne violent. Pourtant elle en avait vu des vertes et des pas mures avec son père mais elle était traumatisée, même si elle ne souhaitait pas l’avouer. Elle ne supportait pas l’idée même d’être vulnérable alors qu’elle s’était efforcée à se forger une carapace. Bien des hommes l’avaient déçu et encore une fois elle tombait de haut, sans même comprendre pourquoi elle fut sa victime. Oh si bien sûr, la tenue qu’elle avait porté ce soir-là semblait être la parfaite excuse pour cet homme mais pour elle, ce n’était qu’un prétexte pour se défouler sur une femme. Elle haïssait de tout son être, elle désirait qu’il paye pour le mal qu’il lui avait fait et qu’il continuait de lui faire. Peut-être même qu’elle n’était pas la seule, peut-être qu’il y avait d’autre ; Mais avaient-elles survécues ? Qu’importe si elle était la première ou non, c’était injuste. Mais elle ne se plaignait pas, jamais elle n’avait baissé les bras en criant au désespoir parce que cela ne lui ressemblait pas. Elle ne souhaitait pas devenir comme son ivrogne de mère ou aussi insensible que son père. Ils étaient loin d’être des parents modèles à vrai dire. Lorsqu’il lui fit la remarque concernant l’homme qui venait de partir, sous-entendant avec si peu de respect qu’elle semblait inintéressante, elle ne releva pas et préféra laisser couler. En revanche le reste la rendit pâle comme la mort. Agir comme sa petite-amie ? C’était impossible à ses yeux. Elle n’était même pas sûre que pour le coup, elle soit crédible même si elle faisait tous les efforts du monde mais elle n’avait clairement pas le choix. Elle était sa marionnette et il voulait s’amuser d’elle ce soir. Rien que d’observer ses traits ne lui donnaient aucune envie de sourire ou de se montrer naturelle, soit amicale. Elle resta pourtant là, toujours muette, à le fixer sans réellement le regarder, elle était plutôt perdue dans ses pensées mais le changement d’ambiance autour d’eux la fit revenir sur terre. Elle tourna le visage vers la scène, le faisceau lumineux se dirigea vers l’hôte de la soirée. Il fit son discours et Bluenn n’écouta pas le moins du monde ce qu’il disait. Elle était bien trop absorbée par ses pensées, elle ne voulait pas imaginer la fin de tout ce manège, elle n’était pas certaine que ce soit une bonne chose si elle devait jouer un rôle. Prenant une profonde inspiration, elle finit par applaudir sans savoir pourquoi, d’un air distrait. Chaque regard qu’il pouvait porter sur elle la mettait mal à l’aise, il se faisait si insistant en plus de tout cela. Mais ce n’était guère le moment de perdre pied et user des apparences était indispensable pour l’instant. La salle fut de nouveau éclairée et les serveurs se mirent au travail. Lorsque l’un d’eux s’avança vers eux, Bluenn imita son « compagnon » en choisissant le menu du jour qui – pour être honnête – semblait délicieux. Il nota alors la commande et s’en alla poliment, laissant de nouveau Bluenn seule face à son problème. Il ne tarda d’ailleurs pas à reprendre la parole et une fois de plus, sa remarque ne passa pas inaperçu. Elle ne saisissait pas l’intérêt de se montrer si détestable, si arrogant, si fier de faire du mal. Sans se lancer dans une analyse de son profil, sans doute était-il passé par des moments difficiles dans sa vie pour qu’il agisse ainsi. Oui peut-être que cela expliquerait bien des choses… Mais pourquoi tenter de lui trouver une excuse ? Bluenn même n’avait pas eu que de jolis moments dans sa vie, se comportait-elle comme la pire des garces ? Elle pourrait l’être ce soir, mais cela ne ferait qu’aggraver la situation même si maintenant qu’elle y pensait, l’envie se fit plus présente. « Je suis sûre qu’ils t’auraient apprécié, au contraire. Les connaissant, ils auraient surtout cherché à savoir combien tu as sur ton compte en banque. » Elle ne le vouvoyait plus, c’était déjà un début même si à l’oreille, cela sonnait si faux et étrange. « Je te laisserai le plaisir d’en parler avec eux devant leur tombe. » lança-t-elle sur un ton ni trop sec ni trop doux. S’il y avait bien une chose qui ne changerait pas chez l’actrice, c’était bien son franc parlé. Alors qu’il devait sans doute apprécier que l’on se soumette à lui, il aurait apparemment beaucoup de boulot avec Bluenn. Les photographes continuèrent d’immortaliser chaque moment de la soirée, y compris l’instant même où il posa sa main sur celle de la jeune femme, avec plus de douceur cette fois. Comme demandée, l’actrice arbora une expression plus enjouée malgré que sa gorge se noua. L’instant d’après, c’est le serveur qui revint auprès d’eux avec les plats et la bouteille commandée. Une poignée de seconde ensuite, ils purent enfin débuter le dîner. Bluenn fixa avec hésitation sa fourchette, la boule qui s’était formée dans son estomac lui avait coupé l’envie de manger mais elle devait se forcer. « Bon appétit, chérie ! » Elle posa ses yeux sur lui, esquissa un très faible sourire qui n’avait rien de sincère mais autant jouer le jeu à fond. Elle reconcentra son attention sur son assiette et prit une première bouchée. Son cœur battait plus calmement mais elle restait toujours en alerte, qui sait ce qui pouvait l’attendre ensuite. Le silence s’installa entre eux, c’était si plaisant mais contre toute attente, au lieu d’en profiter un maximum, elle fut la première à le rompre. « Puisque l’on doit passer la soirée ensemble et jouer les petites-amies heureuses… Steven est ton vrai prénom ou bien un pseudonyme spécialement inventé pour notre toute première rencontre ? » lança-t-elle en tentant d’avoir l’air détaché, alors que le souvenir de ce soir-là était encore gravé dans sa mémoire. Elle devait pourtant admettre que c’était plus facile qu’elle ne l’aurait pensé, au final, faire semblant que tout allait bien ne changeait pas des habitudes qu’elle avait pris ces derniers mois.

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