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 ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end)

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Message(#) Sujet: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Dim 10 Mai 2009 - 10:45

      icones de starlight night
      Victoria Blythe & Neal Rowlands
      à la sortie du lycée


      D'une certaine manière, il n'avait jamais envisagé de retour. Il n'était pas prêt à devoir quitter la ville, mais y avait été obligé. Et bien qu’il aurait préféré rester à océan grove, il se sentait piéger. Certes, il ne s’en était rendu compte qu’une fois dans le Michigan. Mais il n’en voulait pas à ses parents, son père le laissait désormais vivre sa vie. Il n’avait pas beaucoup le choix de toute manière. Les mains dans les poches, le regard distant; Neal avançait d’un pas léger. Ses traits s’étaient apaisés, pourtant la nuit fut dès plus agitées. Il était revenu dans sa ville natale, depuis très exactement dix huit jours, fin avril 2009. Pourquoi cette date ? C’était à la suite d’une violente dispute avec son père, à cause de sa fiancée. Habituellement ils se disputent tout aussi violemment, ils se blessent, se heurtent. En viennent aux mains. Mais la raison l’emporte et Neal abandonne, il déclare forfait. Son père finit toujours pas gagné de toute manière, le pouvoir et l’argent aide. Il sait que c’est peine perdue, qu’il n’y pourra jamais rien, si ce n’est envenimé les choses. Et quoi qu’il advienne, derrière ce gros dur se cache un jeune homme aimant ses parents. Alors il range sa fierté une fois de plus et file s’excuser sans réellement le penser. Du moins il le fait à cause de son comportement envers le père, mais pas envers cette chose devenue sa fiancée. Il la déteste bien plus qu’il ne le montre; elle le met hors de lui, dans une fureur rarement constaté pour un garçon aussi calme et serein que lui, extérieurement. Pourtant, il sait qu’elle est autant piégée que lui dans l’histoire, qu’elle est autant victime. Et pourtant… A eux deux, ils auraient pu s’en sortir, ils auraient pu s’entraider pour retrouver la liberté. Mais s’associer à elle lui paraissait mal, il l’aurait manipulée. En outre, il ne pouvait pas penser un seul instant, qu’elle en tirera autant les bénéfices que lui, elle n’avait pas l’air de se rebeller tant que ça et c’était souvent elle qui comblait le silence entre eux. Cette fille ne l’avait jamais attiré, et même les peu de conversations qu’il avait eu avec elle lui semblait vide d’esprit, niais. Mais c’était différent désormais. En ce mois d’avril; son père avait tenté une chose qu’il n’aurait pas du. Depuis janvier, Neal était différent; il changeait de comportement comme de chemise, il ne restait pratiquement plus chez lui. Il était souvent absent, sans vie. Et son altercation la veille l’avait d’autant plus fais réfléchir. Il prit sa voiture, celle que son père lui avait offerte; et partie loin. Très loin, il ne savait ni la direction, ni le lieu. Un instant, il s’arrêta à côté d’un lac; descendit de voiture et resta dans cet endroit, toute la fin de l’après midi, une partie de la nuit. Son choix s’était alors arrêter, la vie ne tournait plus, son envie désormais battait la raison. Comment avait-il fais pour ne pas voir la lumière si tôt ? Sa vie n’était faite que pour vivre à Ocean Grove. Il se devait de partir, aussi loin que son corps le permettait. Corps fatigué et énervé par la dispute.
      « Tu n‘auras qu‘à faire comme si je n‘avais jamais existé »
      En aucun cas, il lui avait dis qu'il cesserait de penser à elle. C’était juste Victoria qui devait cesser, elle devait juste se focaliser sur le présent, une fois que lui en serait partis. Toutes les lettres qu’il lui avait écrite ne fut jamais envoyée. Il n’avait jamais osé revenir dans sa vie, elle s’en était sûrement sortie. Elle ne devait plus penser à lui et il restait persuadé qu’elle ne le reconnaîtrait pas. Il avait tant changé physiquement, il avait grandi, mûri. Il était presque devenu un homme; ce garçon qui autrefois l’avait blessée. Neal n’était pas du genre à s’attacher aux gens, il ne faisait pas partis de ses personnes qui montrait sa gratitude, qui paraissait ravi de revoir des anciennes connaissances. Il était le plus souvent détesté des garçons, et les filles ne le regardait pas toujours. Du moins pas celles qu’il aurait voulu.
      « Tout est finis Victoria. Nous ne serons plus un poids l‘un pour l‘autre… »
      Dans sa tête, ces phrases réapparaissaient. Son subconscient faisait surface. Après des heures de routes, après quelques poses pour pouvoir se reposer, il arriva enfin en ville. Miami et ses alentours. Il se sentait plus léger, moins mort. Il avait tant rêver de revenir ici, qu’il n’arrivait pas à savoir si ce n’était pas une fois de plus un autre rêve. Et depuis plus de deux semaines, il arpentait les rues de la ville, croisant des personnes qu’il semblait connaître, ces personnes ne lui était pas insensible du moins. Mais comme il ne recherchait pas à se trouver des amis, le jeune homme n’allait pas leur parler. Pour leur dire quoi de toute façon ? ‘‘ Hey gars, tu me reconnais ?! Je suis Neal Rowlands, j’ai déménagé il y a sept ans! ’’ Pfiou, jamais il n’oserait reprendre contact avec ces lâches, ces andouilles. Pourtant malgré son départ, il se devait de revenir. Par miracle son cousin habitait toujours la ville et il n’eu aucun mal à se faire pardonner. Ce dernier, âgé de six ans de plus que Neal connaissait les problèmes de la famille, il était d’ailleurs marié à une fille, lui aussi. Une femme qu’il n’avait choisi, et c’était avec dégoût que Neal regardait cette femme; aucune pitié pour ces gens. Face à son cousin, c’était différent, bien qu’il ne le comprenait pas, le sang de famille y était pour quelque chose. Et justement, si il demeurait chez eux, il en repartirait dès qu’il aurait eu quelque chose, un appart, une autre maison. Mais comme Neal lui a précisé, c’est juste pour les nuits, juste pour dormir. La journée était assez belle & longue pour la vivre en dehors du foyer.

      Il venait de se garer sur la première place qu’il trouvait, éteignit le moteur. Sa respiration était haletante, son regard anxieux, ses pensées perdues. Les mains sur le volant, il aurait voulu descendre mais la dizaine d’adolescents autour de lui l’en empêchait. Leurs yeux gravitaient autour de la voiture, leurs sourires semblaient s’effacer au fil des secondes qu’il fixait le jeune homme. Neal se contentait de les regarder d’un mauvais regard, haineux et sans vie. Il était venu devant le lycée pour une raison qui lui était inconnue, il recherchait peut-être une personne en particulier, il n’en savait rien. Cet endroit était simplement un de plus qui s’ajoutait aux précédents depuis plus de deux semaines. C’était une impression de déjà vu, il semblait regarder le lycée de la même manière qu’autrefois; dans le Michigan. Il était étranger à cette ville, il n’était plus cet habitant d’autrefois. Resserrant l’étreinte autour du volant, un instant ses yeux se fermèrent, il reprenait peu à peu une respiration moins saccadée. Bien que son cœur fut tout autant oppressé, il tentait de l’ignorer. En vain. Et bien qu’il n’avait pas suivi de cours depuis sept ans, si ce n’est par correspondance, il aurait pu vouloir s’y remettre. Mais il n’en avait pas l’envie, ni la force. Il voulait travailler, et irait probablement en faire la demande au premier garage du coin. Il était passionné de voiture, c’était l’une des seules passions qu’il avait continué en changeant de ville. Celle-ci & le dessin. Il a toujours été un dessinateur hors pair, et parfois il lui arrivait à l’école de faire des dessins pour les autres, pour ceux & celles qui n’y arrivaient pas. Il en avait déjà fait pour Victoria également. Un sourire apparu à ses lèvres à cet instant. Il prit son courage à deux doigts, sortant de la voiture. Les yeux braqués sur lui n’avaient plus aucune importance, il en était immunisé. Il semblait vouloir mettre un prénom sur chaque visage que croisait la route de son regard. Mais n’y arrivait pas à chaque fois, en faite il n’y arrivait pratiquement pas. Fronçant les yeux, il reconnu toutefois, une personne parmi tant d’autre. Elle avançait vers lui, sans réellement le vouloir; il venait de s’appuyer sur le capot de sa voiture à cet instant. Une magnifique volvo argenté.

        « Et dire que je ne suis même pas capable de tenir mes promesses… »


      Dit-il en complétant les quelques centimètres les séparant. Neal se retrouvait désormais à côté d’elle, tout proche. C’était à cet instant qu’il se rendit compte de sa grandeur; bien qu’autrefois il fut également plus grand qu’elle de taille, c’était une nouvelle fois flagrant! Il la battait de très loin. Et il ne pu s’empêcher de sourire. Contrairement à sa prestance, il n’avait aucun regret à être parti, à revenir. Si ce n’est la faire une fois de plus souffrir. Elle lui en voulait probablement, il arrivait à le sentir. Ils étaient comme deux étrangers, deux espions. Mais il était assez borné pour ne pas la laisser repartir; il n’aurait jamais cru que cela aurait été si facile de la reconnaître, de l'approcher, de pouvoir la toucher bien qu'il n'en est pas encore à ce niveau. Il avait reconnu Victoria comme si il ne l’avait jamais quitté. Elle avait également grandie, était devenu bien plus belle que ses souvenirs le permettaient. Mais elle ne semblait pas être de son point de vu, il savait pourtant que la rencontre serait à double sens. Soit qu’elle serait positive, au quel cas elle l’accueillerait avec sourire et sans rancœur. Soit, et c’était la chose qu’il redoutait, elle lui en voulait et ne supporterait plus rester une minute de plus en sa compagnie. Elle en viendrait aux questions qu’il redoutait et auquel il se buterait pour ne pas répondre. Il la laisserait partir, sans pour autant se résigner. Elle a toujours été l’unique personne qui le comprenait, il se fichait des autres. Seule elle l’emportée et largement, face aux autres personnes. C’était elle, qui ne le jugeait pas. C’était elle, qui le guidait quand il était perdu. C’était elle, qui fut toujours présente, à ses côtés. C’était elle, la confidente; l’amie. Et c’était avec naïveté qu’il pensait que sans elle, il aurait pu s’en sortir. C’était comme vivre sans oxygène. Comme nager sans eau; skier sans neige. Un bout de lui restait avec elle, quoi qu’il advienne. Après quelques secondes, il n’ajoutait rien mais il ne changeait pas de trajectoire. Elle restait impassible; lui immobile. Et le silence s’installa tandis que les amies de Victoria lui jetait un regard furtif, en attendant de savoir ce qui allait se passer…


Dernière édition par Neal Rowlands le Mar 23 Juin 2009 - 8:11, édité 1 fois
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Mar 12 Mai 2009 - 22:57


      MONSIEUR WALKEN : Et n'oubliez pas que vous avez un dossier à me rendre la semaine prochaine.

    Le professeur avait à peine fini sa phrase que les élèves débarrassèrent déjà leurs table avec fébrilité. Il était impressionnant de voir une simple cloche devenir un symbole crucial dans la vie d'un étudiant. Une sorte de délivrance qui sonnait toutes les heures. D'autant plus à cette heure-ci (17 heures), qui était alors la fin des cours, pour le bonheur de tout le monde, que ce soit élèves, enseignants ou personnel. Et la blonde à la troisième rangée en partant de la droite n'y faisait pas exception. Cependant, nous pouvions remarquer que ses gestes étaient lents, comme si elle cherchait à retarder le moment de sa sortie. A vrai dire, ce n'était pas vraiment le cas. Victoria s'exaspérait de devoir attendre un moment pour pouvoir être en tête à tête avec son professeur. N'y voyez pas là une quelconque ambiguïté ; ses professeurs restaient ses professeurs, point. Jamais elle n'oserait s'imaginer faire autre chose avec eux qu'un cours. Surtout que son corps professoral était plutôt âgé. Cela n'était que plus ragoûtant à y penser. Quand elle fut assurée qu'elle était seule avec lui, elle tira une pochette couleur bleue nuit et s'approcha du bureau, où son supérieur rangeait avec tranquillité ses affaires.

      VICTORIA : Monsieur Walker ?
      le professeur se retourna et eut un sourire.
      MONSIEUR WALKEN : Mademoiselle Blythe. Que puis-je faire pour vous ?
      VICTORIA : J'ai fait mon devoir. Et je l'ai fini.
      elle lui tend la pochette, le visage impassible.
      MONSIEUR WALKEN : Décidément, vous m'épatez un peu plus, Victoria.
      VICTORIA : Merci. Bonne fin de journée, monsieur.

    Il était peut-être important de noter que Victoria était, de plus une élève brillante, une demoiselle qui n'essayait en aucune manière d'amadouer les professeurs ou de sympathiser avec eux. Avoir ces derniers dans sa poche n'était pas son but premier. Son but premier était de réussir ses études. Elle savait que ses résultats étaient plus que satisfaisants et qu'elle avait donc tout bénéfice pour elle. Quand bien même attendait-elle que les autres partent, la blonde n'était pas du genre à taper la discussion avec ton corps professoral. Déjà, car elle n'en avait pas envie. De plus, elle avait autre chose à faire. Ce fut pour cela que la demoiselle tourna rapidement les talons pour marcher vers la sortie, tout en attrapant son sac au passage. On pourrait penser que tout ceci n'était qu'une question d'image. Mais ce n'est pas vrai. Après tout, le regard des autres sur elle changeait tellement que Victoria avait appris à passer au-dessus de cela. La blonde traversa le lycée semi calme - les élèves s'étant précipités vers la sortie - d'un pas certain, le front plissé. S'arrêtant sur le perron, elle soupira légèrement quand elle vit la foule d'élèves montant les bus scolaires. Avec un peu de chance, elle pourrait avoir le dernier. En effet, sa voiture avait lâché la veille et reposait tranquillement dans le garage de Caleb. Et pour une fois, c'était véridique. Et sachant que Rhys - faisant un stage auprès d'un professeur de sport dans ce lycée - était en journée de congé, il avait naturellement refusé de venir la chercher, ayant promis à Isobel de passer sa journée avec elle. C'était donc dans les bus scolaires typiquement américains de par sa couleur et par sa forme que la jeune Blythe allait faire son voyage jusqu'aux portes d'Ocean Grove.

      KATRINA : Laisses-moi deviner... T'as fait de la lèche au prof super sexy d'histoire/géo et tu te désespères de voir tous ces idiots dont tu vas bientôt faire partit qui se jettent sur ces misérables bus.

    Victoria n'avait pas réellement besoin de tourner la tête pour savoir qui lui parlait. S'étant arrêtée sur le perron du lycée, elle remonta légèrement son sac sur son épaule. Katrina n'avait donc rien de mieux à faire que de trainer sur les marches de son ancien lycée ? Elle était vraiment d'un pathétique incroyable. Et inutile de dire qu'elle était venue chercher sa sœur Beth - et facultativement proche amie de Victoria - car cette dernière refusait de monter en voiture avec son aînée et rentrait tous les jours à vélo, " par soucis d'écologie " répétait-elle. La jolie blonde eut un sourire narcissique, son regard sillonnant toujours la population jugée d'idiote par Katrina à l'instant même.

      VICTORIA : Je préfère être une idiote lèche-cul des profs qu'une maîtresse à la cervelle bourrée de silicone.

    Sans plus un regard ou une parole de plus, Victoria reprit sa marche vers les arrêts. Il fallait avouer que ces bus regorgeaient de souvenirs. Après tout, quand les parents Blythe ne pouvaient pas venir chercher leurs progénitures, il n'était pas rare que ces derniers se donnent un point de rendez-vous pour rentrer ensemble. Toujours et encore ensemble. Par ailleurs, avec un frère beau parleur et un autre assez bagarreur, la fillette avait toujours été assez protégé. Mais ses meilleurs atouts étaient toujours sa façon de rester un minimum calme dans n'importe quelle situation et de savoir embrayée toute de suite. Il fallait bien qu'elle trouve un moyen de sortir de l'ombre de ses frères. Mais les enfants Blythe - aussi réputés étaient-ils - avaient chacun leur propre signification ; Maât était le joyeux, Rhys était l'hyperactif et Victoria était la curieuse. Avec le temps, rien n'avait vraiment changé. Maât était vice-président de l'entreprise Blythe grâce à son aisance en public. Rhys avait une passion folle pour le sport. & Victoria s'était dirigée vers des études de criminologie. Autrement, les gosses qu'ils avaient été résidaient toujours au fond d'eux. " Comme c'est beau, ce que tu penses là, Vicky. " pensa-t-elle, avec un léger sourire moqueur aux lèvres. Moqueur envers elle-même. Ou plutôt, à ses pensées. Enfin, c'était d'une démarche assurée et presque lente qu'elle se dirigea vers la queue la plus proche quand une voix parvient à ses oreilles.

      NEAL : Et dire que je ne suis même pas capable de tenir mes promesses...

    Cherchant la provenance de ces paroles, son regard tomba sur celui qu'elle avait essayé d'écarter au mieux de sa vie. Victoria se pétrifia quand ses yeux verts croisèrent les prunelles sombres de Neal, qui était adossé au capot de sa voiture. Son sang se glaça alors que le jeune homme s'approchait d'elle, un sourire aux lèvres. Oh non, elle ne lui ferrait pas ce plaisir de partir et de revenir quand bon lui semble. Et certainement pas par des phrases et des sourires. Elle ne le quitta pas du regard et ses sourcils se froncèrent. Elle était choquée. Choquée et surprise. Elle ne s'attendait plus à le voir ailleurs que sur le papier glacé des magasines. Oui, Victoria avait apprit à vivre avec la vision de son ancien ami en effigie de couverture ou à l'intérieur des pages. Heureusement qu'elle n'était pas une fervente des magasines. Notamment de mode. Il en imposait, en revanche. Il avait encore grandit, tout comme son charme qui avait multiplié. Neal était bien plus séduisant que sur le papier mais cela n'effaçait pas la rancœur et l'absence qui s'étaient creusées durant ces sept dernières années.

      VICTORIA : Qu'est-ce que tu fiches ici ?

    Après tout, sa question était totalement légitime. Neal était partit durant sept ans. On effaçait pas sept ans comme cela. Bien sûr, les deux jeunes gens auraient pu avoir une amitié de longue distance et se voir pendant les vacances. Mais à croire que Victoria avait surestimé leur amitié puisqu'il ne répondait ni à ses appels, ni à ses messages, ni à ses lettres et ne revenait jamais à Miami. Aussi impassible qu'une statue, le visage de la blonde était dénudé d'expression. Mis à part celui de la dureté, rien ne ressortait. Il l'avait déçu par le passé ; elle n'allait pas refaire deux fois la même erreur. Neal n'avait pas eut la subtilité de prévenir de son départ quelques jours avant. Histoire qu'ils puissent se préparer une fin digne de ce nom. Mais non. Il lui avait demandé de " faire comme si je n‘avais jamais existé. " Que tout était fini. & qu'ils " ne serons plus un poids l‘un pour l‘autre. " Des mots qui font mal. Surtout quand on a que douze ans et que l'on ne comprend pas forcément ce qui nous tombe sur la tête. La jeune Blythe scrutait le regard de Neal, comme si elle tentait d'y chercher une quelconque réponse à sa question, à sa venue. Puis, elle secoua la tête, l'air mauvais tout en secouant la main et fermant brièvement les yeux.

      VICTORIA : Oh et puis non, ça ne m'intéresse pas. On va faire comme si je n'avais rien vu et rien entendu.

    Victoria ouvrit les yeux, relâcha sa main et traça sa route. Dans d'autres termes, elle aurait plus que ravi de le revoir. Ils avaient partagé tellement ensembles qu'il avait été très dur de se remettre de son départ. Mais la demoiselle ne laisserait pas cette chose se reproduire de nouveau. Elle s'éloigna donc un peu plus, raide et les muscles tendus, vers le bus.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Sam 16 Mai 2009 - 10:35

    Il y aurait probablement d'autre façon de débarquer dans la vie d'une personne qui nous est chère, après l'avoir délaissée durant sept longues années. Mais Neal n'en connaissait apparemment pas d'autre. Après avoir douté sur son retour, sur son possible pardon envers la jeune fille; il avait préféré revenir, ne plus se mentir à lui même. Elle avait sans doute refais sa vie à côté, s'était créer de nouveaux liens, s'était faite de nouveaux amis, avait renforcé son amitié avec le diable en personne; la dénommée Lullaby Walkers. C'était du moins ce qu'il lui avait demandé, sans réellement peser ses mots. Il n'avait pas d'explications aux mots employés ce jour-là, il ne voulait tellement pas partir qu'en se rendant si détestable il pensait que ça aurait été plus facile. Il avait voulu se montrer méchant, odieux envers elle. Elle l'aurait ainsi haïs et il se serait réconforté dans l'idée qu'elle ne revoudrait plus jamais lui adressé la parole. Il n'avait pas tord au fond. Neal, nous n'obtenons que ce que l'on sème! Tandis qu’il continuait sa ronde en fixant les autres personnes autour d’eux, première fois qui leur accordait de l’importance depuis qu’il avait aperçu la jolie Blythe; le jeune homme ne se démontait absolument pas. Outre les regards noirs lancés face à certaines personnes, un clin d’œil par ci, par la, lancé envers une demoiselle le rasant de près. C’était à se demander si il n’était pas connu, peut-être que son visage leurs étaient familier, qu’ils savaient enfin qu’il s’agissait de Neal Rowlands en personne. Après tout, ce n’était pas comme si Neal ne connaissait pas les habitants de cette ville. Ou peut-être, et ce qui serait plus plausible, étant qu’ils l’avaient déjà vu sur l’un des nombreux magazines, histoire de ne pas perdre le fil de son développement corporel, lors de l’adolescence. Ce qui semblait bien faire marrer Neal intérieurement. Bien que le jeune homme est d’une réputation solitaire, voir sauvage; due par ses tentatives de mettre fin à des vies; il n’est pas du genre à rejeter ce qui est bon pour lui. Et déjà au temps de la pré adolescence, le jeune Neal aimait être photographier -seulement quand son humeur était en son avantage!
      « Qu'est-ce que tu fiches ici ? »

    Cette phrase le fit sortir de ses songes. Le regard de la jeune fille était insistant; celui de Neal, impuissant. Il connaissait ses erreurs bien mieux que quiconque mais ne saurait jamais les réparer. Il ne voulait pas s'expliquer et il avait retourné les questions qu'elle aurait pu lui poser dans tous les sens, sans jamais trouvé le moyen de s'en sortir indemne. Car en effet, de son point de vu, avouer la stricte vérité à Victoria relèverait à un suicide propre et net. Mais lui mentir n'en serait pas moins, lorsqu'elle le découvrira. Loin était le temps où tout lui paraissait si facile; où il était naturel envers la jeune Blythe, et il devait avouer qu'il n'aimait guère devoir lui cacher la vérité. Bien évidemment, il pourrait d'un naturel inné lui expliquer ses sept ans sans arrière pensée, sans douter de la réaction de la jeune fille, sans avoir peur de ses conséquences. Mais cette optique ne lui plaisait guère. Le jeune homme restait de marbre, il s'était désormais suffisamment avancé pour voir le moindre détail du visage de la jeune fille, qu'il fixait néanmoins afin d'en garder encore souvenir après leur entrevue. C'était déjà un miracle qu'il puisse s'avancer si près, alors croire qu'elle lui laisserait cette seconde chance était minime. D'une autre façon, il avait cette attitude face aux autres de paraître insolent; et c'était d'une démarche fascinante, voir même égocentrique qu'il était arrivé à ses côtés. Comme d'habitude, il restait aussi silencieux qu'une tombe; mais il paraissait si à l'aise. En contradiction intérieurement, il redoutait le pire. Seulement le montrer était impensable, et il mettait tout en oeuvre pour éviter qu'elle décèle la stricte vérité.
      « Oh et puis non, ça ne m'intéresse pas. On va faire comme si je n'avais rien vu et rien entendu. Elle était raide, tendue et elle fit demi tour, le laissant planter seul au milieu du parking »

    Il lâcha un vague soupire avant de porter son attention sur les quelques personnes qui semblaient attendre le prochain bus, un sourire s’aligna sur les lèvres du jeune homme. Deux ou trois enjambés ont suffit pour qu’il rattrape la jeune fille. Un pas de plus et il la doublerait. Tandis qu’il restait sur ses gardes, qu’il n’avançait pas de trop; sa main retînt le bras de la jeune femme. Une poigne fine mais bien muselé. Au point qu’elle ne pourrait que se débattre pour qu’il la lâche. Mais le jeune homme, en connaissance de cause connaissait ses limites en matière de force, et arrivait donc juste à l’effleurer, ce qui la stoppait net. Il se pencha vers elle, positionnait sa bouche contre son oreille et lui murmura d’une douce voix volupté.
      « Tu n'as pas réellement envie de rentrer dans cette chose, n'est-ce pas ?! »


    Dit-il en dévisageant le bus tout en se renfrognant malgré lui. Lorsqu'ils étaient jeunes, pourtant tous les deux rentraient avec cet engin; mais l'âge permettait de ne plus en être dépendant. L'autonomie était quelque chose que Neal ne saurait changer, tant il aimait choisir la vie qu'il voulait mener. Et vis à vis du bus, rien ne changeait tant que ça. Il n'avait plus à l'attendre, plus à être bousculé ou à devoir pousser tout le monde pour avoir les meilleures places. Et c'était avec surprise qu'il venait de voir que son amie ne s'était pas dirigée vers autre chose que le bus. D'où il venait de sourire davantage. Cela lui laisserait ainsi plus de temps en sa compagnie. Parce que bien évidemment, elle ne lui refuserait pas ça; c'était évident. Il tentait une énième fois la provocation. Il savait que pour obtenir ce qu'il désirait, rien de mieux ne pourrait marcher avec les filles. Victoria comprise. Il l'avait rattrapé sans trop de difficulté et s'était posté entre elle & l'emplacement du bus, d‘un pas décisif pour lui montrer qu‘il n‘y avait pas d‘autre alternative que ce qu‘il envisageait. En soit de rester en sa compagnie pendant encore un long moment. Malheureusement pour elle! Si elle voulait le semer, il n'y avait pas énormément de choix. Soit elle lui passait dessus, ce qui semblait d'une évidence zéro; soit elle le contourné, également impossible, car il saurait une nouvelle fois la rattrapée. Prise au piège, il lui fit une moue des plus angélique, la même que ses treize ans…
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Mer 20 Mai 2009 - 18:38


    Son retour aurait été peut-être plus facile à pardonner si Neal ne s'était pas montré si dur dans ses dernières paroles. Âgé de treize ans, Victoria ne doutait cependant pas que son ami avait très bien mesuré l'impact et la méchanceté de ses propos. Sur le moment, elle avait essayé de lui trouver des excuses, de dire qu'il ne pensait pas forcément ce qu'il disait, de le pardonner. Mais le temps passait et aucune nouvelle arrivait. La demoiselle ne voyait aucune réponse à ses tentatives désespérées de savoir si, au moins, il allait bien et a commencé à perdre un peu plus espoir de revoir son ami. Un ami qui était devenu bien plus au fil du temps et avec qui la relation aurait pu encore plus se développer avec l'âge. A peine âgés d'une dizaine d'années qu'ils avaient déjà des gestes tendres et des mots réparatrices qui brouillaient un peu plus les limites entre amitié et attirance - voire, sentiments. Mais jamais ils n'avaient tenté quoique ce soit. A douze ans ou moins, on est bien trop jeune pour se rendre compte de ce genre de choses. Bien trop jeune pour gérer ce genre de choses. Mais il y avait pire que le brouillard : le sentiment d'abandon. Ce sentiment d'avoir été abandonné, trahit, lâché par son meilleur ami était resté enfoui au fond d'elle durant de très longs mois. Il n'était pas rare de l'entendre pleurer, nichée au cœur de son lit, comme un acte symbolique, avant qu'un membre de sa famille ne l'entende et essaye de la consoler. A douze ans, Victoria n'était pas naïve ; elle savait pertinemment que ses frères ne portaient pas spécialement son jeune ami dans leur cœur. Quand ce dernier est partit, la cadette avait surpris une conversation de ses aînés ; autant dire que cela lui avait fait encore plus mal. Mais sept ans après, Victoria avait laissé Rhys, Maât et Lullaby (qui n'aimait pas Neal, c'était pas nouveau non plus) la convaincre que son ami ne reviendrait jamais et qu'il était temps de l'oublier - ou, tout du moins, de le mettre de côté dans sa tête. Peut-être cela était une manière comme les autres de soulager sa conscience, d'apaiser un peu le poids de cette amertume et cet abandon qu'elle avait ressenti ?

    Sept ans plus tard, ils avaient tous les deux mûris et changé. Mais Victoria ne pouvait concevoir que Neal revienne de la sorte, en un claquement de doigts et un sourire convainquant. De plus, il osait faire les yeux doux à ses camarades qui s'empressaient de rejoindre voitures ou motos ou cars ou vélos. Oui, il était devenu bien plus musclé, bien plus imposant mais il n'avait pas à faire cela. Se rendait-il compte du mal qu'il a pu lui faire ? Que même Lullaby, Lou et ses frères ont mit des mois et des mois à se battre contre le fantôme qu'était devenu Neal pour la remettre en état de sourire ? Victoria n'avait que douze ans mais déjà, elle avait connu la première déchirure de sa vie. La première d'une série dramatique. Son père puis son grand-père. Son père était l'homme de sa vie. Jamais personne ne le remplacera. Elle maudissait Dieu et ces stupides croyances religieuses que Rhys se bornait de vouloir croire. Mais nous pourrions parler des heures et des heures du modèle qu'était Douglas Blythe aux yeux de sa fille. Quant à son grand-père, ce n'était pas une grande perte à proprement parler. Mais une sorte de culpabilité quand à la manière dont il est décédé, sous ses yeux. Mais cela aussi était une longue histoire qui n'avait aucun rapport avec le sujet traité. Victoria eut un léger soupire d'agacement quand elle sentit une main lui frôler le bras dans le but de la stopper alors qu'elle arrivait presque à atteindre son but. Neal avait toujours été plus grand qu'elle et arriverait toujours à la rattraper. Physiquement parlant, tout du moins. Car sentimentalement, c'était une autre affaire. Elle était aussi chamboulée lors de son départ que là, à son arrivée. D'ailleurs, elle s'étonne que Neal n'est pas choisie un endroit plus discret pour la trouver. Mais, après tout, il ne connaissait plus rien d'elle. Il ne connaissait pas ses habitudes, là où elle allait, là où elle travaillait, les personnes qu'elle fréquentait. Il avait disparu de sa vie. Sept années. Sept années qui a suffit à les transformer en parfaits inconnus l'un envers l'autre. Victoria ne doutait pas que son ami avait connu paix, joie et bonheur dans le Michigan. Mais Neal n'avait pas été présent dans tous ces instants où elle a frôlé plus d'une fois la dépression. Il n'avait pas été présent pour l'épauler, pour l'aider, pour la conseiller. Et aussi pour l'aimer comme elle avait commencé à le faire avant qu'il ne parte. S'il était resté, ils auraient pu faire quelque chose ensemble. Mais il était partit, sans guère d'explication.

      NEAL : Tu n'as pas réellement envie de rentrer dans cette chose, n'est-ce pas ?!

    Le jeune homme s'était penché à son oreille, caressant cette partie du visage avec son souffle chaud. Sa voix avait mué ; elle était devenue plus suave, plus délicate et avait perdu toute once de jeunesse pour ne laisser place au jeune homme qu'il était devenu. Son regard vert était rivé droit devant elle, alors qu'elle regardait avec inquiétude les élèves s'entassant un peu plus dans le bus, un des derniers qui restait. Neal n'avait pas tord ; elle n'avait pas envie de rentrer dans ce bus. C'était plus par contrainte que par plaisir qu'elle s'y rendait. Mais si la jeune fille devait choisir entre rester avec lui ou monter, la question serait vite résolue - car il était clair qu'il voulait l'inciter de rester auprès de lui. La résolution aurait pu rapidement arrivé si Neal n'avait pas eut la bonne idée de se placer entre la jeune Blythe et le reste du chemin qui lui laissait à parcourir pour échapper à ses griffes. Victoria fronça de nouveau les sourcils et elle sentit son sang bouillonné sous le sourire maladif que s'entêtait Neal à vouloir le garder. Non, il ne l'aura pas par ce simple sourire qu'il avait fait quelques minutes auparavant aux demoiselles passantes. Ce fut peut-être parce qu'il la considérait comme les autres, comme banale, que sa main partit se plaquer contre sa joue dans un bruit sec mais sonore. Son frère - ancien boxeur - lui a vite apprit l'art et la manière de canaliser sa force dans les mains et des pieds. Nous pouvions pas dire que sa gifle ne soit de plume, au contraire. Quelques personnes tournèrent la tête vers eux mais Victoria n'y fit pas attention. Comme elle ne fit pas attention à la population qui diminuait dangereusement et rapidement autour d'eux. Comme elle ne fit pas attention au parking qui se vidait peu à peu. Toute son attention était - malheureusement pour elle et heureusement pour lui - concentrée sur Neal.

      VICTORIA : " Nous ne serons plus un poids l‘un pour l‘autre ", tu te rappelles ? Tu t'attendais que je t'accueille les bras ouverts, le sourire aux lèvres comme ces bandes d'écervelées que tu crois charmer ? Seulement, je ne suis pas ces écervelées là. Alors oui, Neal. Je vais monter dans cette chose qui m'éloignera le plus vite possible de toi.

    Victoria contourna alors une nouvelle fois le jeune homme avant de rouler des yeux, de s'arrêter, de soupirer et de sentir sa colère augmentée alors que le bus refermait ses portes. La jeune Blythe regarda son unique espoir d'échapper à son ancien ami démarrer et filer sous ses yeux, suivi de près par les dernières voitures du parking de l'établissement. Balayant l'endroit du regard, la blonde put aisément voir qu'il ne restait plus qu'elle et Neal. Comme si le destin lui avait de nouveau jouer un mauvais tour. Quand son regard croisa de nouveau celui de Neal, elle ouvrit les bras d'un air désespéré avant de les relacher dans un même élan.

      VICTORIA : T'es content, maintenant ?

    La jeune fille passa la main dans ses cheveux avant de remonter son sac sur son épaule. Sans un regard de plus pour Neal, elle tourna les talons et commença à prendre la direction de la route qui l'amènerait à Ocean Grove. Autrement dit, un très long chemin. Mais un peu d'exercice n'a jamais fait de mal à personne, aux dernières nouvelles.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Jeu 21 Mai 2009 - 9:22

    La réaction de Victoria était légitime. Neal pouvait la comprendre, dans la mesure qu'il aurait réagit approximativement de la même manière. Oui disons qu'il n'aurait sans doute pas été autant touché par elle, par cet abandon. Extérieurement du moins. Neal fut toujours connu pour sa loyauté envers ses sentiments, et si, peu de choses arrivent à le toucher, ce n'est simplement que parce qu'il ne les extériorisent pas assez. D'apparence, il est de marbre. & déjà petit, il réagissait comme tel, il ne se souvient pas vraiment de la dernière date où il a pleuré. Ni celle où il se serait éventuellement plaints, ou mis dans un état de frustration parce qu'il se serait retrouvé dans une situation alarmante. Au contraire, il restait zen en toute circonstance, piégeant les autres derrière leurs dos & ne s'en vantant qu'une fois que la personne était en position de faiblesse, aucun moyen de lui échapper. Finalement on sait peu de chose sur Neal, on sait juste de lui ce qu'il a voulu montrer; mais aucuns détails. Cela pourrait être frustrant de connaître ses secrets, de tout savoir sur son petit monde; non ? De connaître ses réelles pensées, de savoir ce qu'il envisagerait, de la façon dont il a vécu durant ses sept ans. & si tout ça serait dévoilés aux grands jours sans retenue ?! Si, un jour il s'amuserait à raconter les moindres détails, l'écouterais t'on ? Et si le seul échappatoire pour Neal était de se confier à son ancienne amie, le ferait-il ? Probablement oui. Seulement si c'était la seule façon de la garder n'est-ce reste que quelques heures de plus près de lui. Pourtant, longtemps il s'était refusé de penser à elle, & voila qu'en l'espace de quelques minutes tout ces efforts semblaient détruits. Il avait l'impression de n'être jamais parti très longtemps. De l'avoir juste laissé comme il le faisait et qu'ils se disaient à demain. Mais même en gardant d'elle un souvenir enfantin, il ne savait s'empêcher de se poser un tas de questions sur elle, sur sa vie durant ses sept ans. Avait-elle été heureuse ? L'avait-elle remplacé comme on change une chemise ? S'était-elle rapprochée de la vipère de service ? Lui avait-on dis de tout sur son ancien camarade ? Toutes ces questions lui restaient sans réponses, et il n'aimait guère ça. La vie dans le Michigan était tout de même plus facile, il devait au moins reconnaître cet avantage pour cette région. Bien que si il aurait eu le droit de choisir, il n'aurait sûrement pas eu l'occasion de connaître la région. Il se sentait parfaitement à l'aise à ocean grove, il formait un trio de choc avec deux autres garçons, il était ami avec Dakota, il avait une confidente en qui il avait une totale confiance. Neal se perdait dans ses pensées, les mains dans les poches, la statut imposante, le regard distant; le jeune homme sorti de ses rêveries, en sentant se plaquer sur sa joue, la main chaude de la jeune fille. Le sourire autrefois arborai sur le visage se fendit immédiatement en laissant échapper un grondement sourd. Serrant ses mains, qui étaient à l'intérieur de leurs poches respectives, il détournait aussi sec le visage vers le bus qui fermait ses portes. Cette gifle était amplement mérité, sauf qu'elle le regrettera en tant voulu. Il aurait sans doute voulu faire demi tour, la faire culpabiliser que davantage, mais ses jambes ne répondaient à aucun appel. Parce qu'en faite, il se foutait de cette gifle, il était parti une fois, il ne repartirait plus! Pas pour son grand plaisir du moins. Il avait désormais l'âge de choisir, avait travaillé durant ses sept ans en tant que mannequin -travail qui le gonflait plus qu'autre chose, pour gagner un peu d'argent. Il pouvait désormais vivre sur cet argent, en attendant de trouver un autre travail.

      « C'est que Mademoiselle Blythe se serait musclée! Dit-il en sifflant, sur le ton de la plaisanterie, en réponse de la gifle »
      « " Nous ne serons plus un poids l‘un pour l‘autre ", tu te rappelles ? Tu t'attendais que je t'accueille les bras ouverts, le sourire aux lèvres comme ces bandes d'écervelées que tu crois charmer ? Seulement, je ne suis pas ces écervelées là. Alors oui, Neal. Je vais monter dans cette chose qui m'éloignera le plus vite possible de toi. »


    Elle avait raison, une fois de plus. Il n'attendait pas d'elle qu'elle compatisse, qu'elle le défende ou qu'elle lui pardonne. Pas si facilement du moins. Mais une partie de lui - la bonne, l'espérait peut-être. Celle que ces parents ont toujours voulu voir détruite. Celle qui fut détruite en un départ fatal. Ce qui fait désormais parti de son passé; notamment elle, en premier lieu. Pensait-elle qu'il avait eu le choix ? Probablement oui, et seulement cette idée, le dégoûtait. Mais il avait réussi à vivre avec cette idée, bien qu'il aurait voulu tout lui avouer. Peut-être même jouer avec la fiancée, la faire narguer. Aujourd'hui, il était revenu et aurait préféré passer à autre chose. Oublier ce détail; effacer le rôle du méchant; et ne plus avoir qu'à faire au gentil Rowlands. Il ne la regardait plus; il se contentait comme elle, de fixer le dernier bus partir. Et ce fut avec soulagement qu'il ne la vit pas courir derrière ce dernier, auquel cas il était persuadé que le chauffeur se serait arrêté, & son occasion gâchait. Sortant cette pensée de sa tête en se secouant; il lui jetait un regard, ne pouvant s'empêcher de sourire bêtement, tel comme si une bonne nouvelle lui était parvenue à l'oreille. Quand à la jeune fille, elle avait plus l'air d'être en colère qu'autre chose. Il lui aurait pris la main, rien que le contact de la peau de l'autre suffisait au second pour se calmer; quand ils étaient petits. Désormais, l'absence de ses sept ans pesaient sur la relation entretenue avec elle. Et il n'osait lui prendre la main, la toucher; de peur de s'enfoncer encore plus, bien que l'envie le démangeait. Il se promettait juste qu'un jour, il franchirait le pas; celui du toucher, du baiser. Il se mordait la lèvre inférieur rien qu'à cette idée en détournant son regard, comme gêné qu'elle le fixe pendant qu'il complotait ce genre de plan pour la récupérer.

      « T'es content, maintenant ? Dit-elle en se retournant. Prête à un long voyage. »
      « Laisse-moi te raccompagner, pour me faire pardonner »


    Rajouta-t-il tout en l'observant du coin de l'oeil, tout en essayant de l'amadouer. Elle allait craquer à coup sur. Même si en ce moment, elle restait impassible à sa demande. Peut-être qu'il ne la connaissait plus vraiment, mais il fut autrefois assez proche d'elle, pour savoir ce qu'elle ressentait en ce moment même. Un échec et la peur de craquer face à la mine angélique qu'il arborait. Dans une moue flagrante, il ajoutait, avec un de ses sourires dont lui seul tenait le secret.

      « Je ne voudrais pas avoir tes frères sur mon dos, si jamais ils apprenaient que j'ai laissé la petite de famille rentrer seule, sans transport & sans personne! »


    Il était d'un sérieux inné, il se contentait juste de forcer son regard vers lui. Le regard de Neal devenait pesant, tellement qu'il la fixait d'un regard brun. Elle devrait savoir, qu'il n'abandonnerait pas. Jamais si facilement et la, le jeu venait à peine de commencer. Qui plus est, il savait que c'était le seul moyen pour qu'ils restent davantage ensembles, alors le jeu en valait la chandelle. Même si elle le giflait une fois de plus il s'en fichait; il commençait de toute manière à avoir l'habitude de ce comportement, qui plus est le contact de Mademoiselle Blythe, ne le dérangeait pas plus que ça. Bien au contraire! Bien qu'il se fichait éperdument de savoir si les frères Blythe l'appréciait ou non; il savait qu'en utilisant cette excuse, il aurait davantage de chance de gagner la bataille. Victoria venait de s'arrêter mais elle était de dos à Neal. Il ne la contournait pas, il restait à sa place. Il fit, après un instant d'hésitation, quelques pas en arrière; sans jamais lui porter un seul regard. Abandonnerait-il ? Si jamais, elle venait à croire une telle chose ce serait sans doute parce qu'elle ne le connaissait pas si bien que ça, avant son départ. Après tout, même en grandissant; on ne change pas radicalement de point de vu, ni de caractère. Un peu de réflexions devrait suffire à la jeune fille pour savoir ce qu'il comptait faire. Il n'avait pas eu de mal à trouver du regard sa voiture, étant la seule dans les parages. Il ouvrit la portière, se retrouvait désormais dans sa volvo argenté; il venait de remettre ses lunettes de soleil, mais bien qu'il la regardait en coin, la paire de lunette cachait l'endroit exacte où il regardait. Le moteur mit en marche, il l'observait sans rien laisser paraître. Irait-elle jusqu'au bout de son idée ou un demi-tour vers lui était à prévoir ?!

    Le jeu du chat & de la souris est en position play; ma douce
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Jeu 21 Mai 2009 - 21:31


      NEAL : C'est que Mademoiselle Blythe se serait musclée!

    Victoria n'avait pas prit en compte cette remarque. Il valait mieux éviter de rajouter de l'eau dans le gaz alors que la braise est déjà bien chaude. Elle sentait que, malgré son sourire et sa pseudo assurance, il se posait des questions. Tout comme elle. Son esprit était rempli de questions qui tournaient, virevoltaient, tourbillonnaient encore et encore mais dont ses lèvres refusaient de dire. Oui, elle ne voulait pas lui poser les questions qu'elle se posait. Peut-être avait-elle envie de connaitre le pourquoi du comment mais qu'elle ne voulait pas les entendre. Tout ceci n'était qu'hypothèse et incertitude. Et Victoria n'aimait pas cela. Être dans le doute, dans la surprise. Elle aimait avoir ses idées claires, ses paroles définies et ses sentiments coordonnés. Mais tout ce joli monde était sans dessus dessous dès lors que son regard a croisé celui de Neal. Ce regard qu'elle avait toujours connu rieur, malicieux, protecteur, machiavélique, aussi. Quand elle était plus jeune, elle n'hésitait pas à aller voir Neal quand elle avait un souci. Après tout, c'était son meilleur ami, son confident, sa moitié. Elle avait pu voir cette facette qu'il réservait aux autres, celle qui était bien plus dure et beaucoup moins indulgente. Et, étrangement, Victoria ne se plaignait jamais de cette partie sombre qui pouvait prendre le dessus. Jamais jusqu'à aujourd'hui, tout du moins. Quand il est partit, elle a dût continuer à se construire toute seule et, surtout, à savoir se faire respecter par ses camarades. En effet, les enfants de douze et treize ans peuvent se montrer particulièrement odieux quand ils en ont après vous. Et Victoria n'était pas vraiment cataloguée comme l'amie de tout le monde. Après que certains lui ont demandé où " son grand copain " Neal était partit, que d'autres lui demandaient pourquoi, devant l'absence de réponses, tous se mettaient à la charrier, retournant un peu plus le couteau dans la plaie. Elle aimait les études et c'était cela qui la raccrochait à sa venue à l'école. Et puis, de toute façon, ses parents n'auraient jamais cédé à un tuteur particulier alors qu'elle traversait, ce qu'ils considéraient, une passade. C'était donc en se réfugiant dans ses études et auprès de ses frères que Victoria retrouva réconfort et force de combattre les autres. Et cette fois-ci, elle avait refusé que quiconque se mêle de cela. Tout d'abord parce qu'elle voulait faire ses preuves toute seule. Et puis, aussi parce que les personnes les plus proches d'elle sont tous plus âgées. Cela aurait tirerait donc son avantage vers le bas. Ne croyez pas que la demoiselle recherchait de la réputation, de l'amour en plastique ou de la reconnaissance. Elle possédait déjà tout cela des personnes qui comptaient le plus pour elle. Elle voulait seulement un minimum de respect et tirer un trait sur son statut d'intello qui se cache derrière les autres. Victoria n'avait jamais été très courageuse, c'est vrai. Mais elle avait développé cette qualité avec brio et se trouvait maintenant plus forte que jamais. Le départ de Neal avait eut sa dose de contraintes comme sa dose de bénéfices. Le voir de nouveau présent lui faisait l'effet d'une bombe dans sa tête, comme un mauvais cauchemar où elle aurait aimé que les choses se passent différemment. La blonde aurait aimé pouvoir profiter des bras protecteurs et réconfortants, de ses lèvres contre son front, de son odeur, de sa chaleur un peu plus longtemps. Voire même à tout jamais. Il avait été l'ami que l'on ne voulait jamais quitté, avec qui on se sentait bien, en confiance et avec qui tout était possible. Après tout, avec Neal, c'était comme si le monde extérieur n'existait plus. Il n'était pas rare de les voir à leur arbre, en bordure de plage, comme dans un cocon qui était le leur où ils pouvaient passer des heures et des heures à parler, à rire, à s'amuser, à se moquer voire même à dormir. Mais ces instants lui avaient été supprimé d'un coup par le départ de son ami. Aujourd'hui encore, il n'était pas rare qu'elle s'y rende. Histoire de sentir encore plus de nostalgie qu'elle en avait déjà à revendre.

      NEAL : Laisse-moi te raccompagner pour me faire pardonner.

    Victoria haussa un sourcil. C'était donc ça, son but ? La retenir au maximum pour espérer de renouer après les sept années écoulées ? La jeune fille l'avait assez bien connu pour savoir qu'il arrivait déjà à ses fins, quand ils étaient mômes. Il avait tout ce qu'il voulait, d'une façon ou d'une autre, que ce soit avec elle ou n'importe qui. La blonde n'était pas stupide (contrairement à ce qu'on pourrait penser) ; elle savait qu'elle se laisserait faire. Elle se laisserait raccompagner par celui qui fut, autrefois, son plus proche ami. Victoria passa ses mains sur son visage avant que ses doigts ne se glissent à la racine de ses cheveux, tout en se retournant vers le sentier qui l'amenait vers la ville puis Ocean Grove. A quoi bon résister et penser à réfuter sa demande ? Il ne la lâchera pas tant qu'elle n'aura pas accepté. Est-ce sa manière de lui prouver qu'il avait encore un minimum d'estime pour elle, après tout ce qu'elle a subit à la suite de son départ ? La jeune fille soupira une nouvelle fois alors que Neal venait de nouveau de parler.

      NEAL : Je ne voudrais pas avoir tes frères sur mon dos si jamais ils apprenaient que j'ai laissé la petite de famille rentrer seule, sans transport & sans personne!

    Victoria fronça les sourcils à l'horizon qui lui faisait face sans se retourner. Certainement qu'il la regardait, le ton de sa voix laissant prévoir une certaine ironie. La jeune Blythe était bien placée pour savoir qu'il s'en fichait éperdument de ses frères. Ce n'était qu'une technique comme les autres utilisées pour l'amener vers lui. Comme s'il était le premier à lui dire cela. Elle roula alors des yeux avant de se retourner pour voir Neal qui s'était à présent rendu à monter dans sa voiture, comme pour l'inciter à faire de même. Le soleil lui fit plisser les yeux alors qu'elle l'observait monter dans la voiture puis poser ses lunettes sur l'arête de son nez. La demoiselle eut de nouveau un regard désespéré vers les environs avant de pousser un soupir décourageant et embêté tout en se dirigeant vers le siège passager. Tout en s'installant, elle grogna entre ses dents.

      VICTORIA : T'as intérêt à appuyer sur le champignon le plus fortement possible. Rien à faire si t'as une contravention. Et ne penses pas que ça va supprimer sept ans d'absence.

    Après avoir attachée sa ceinture de sécurité, Victoria se renfrogna en ouvrant la fenêtre, posant son coude sur le rebord et son menton sur sa main, son regard vert flamboyant rivé vers l'extérieur. Elle avait glissé son sac entre ses pieds et se maudissait encore et toujours que sa voiture ne soit pas présente quand elle avait le plus besoin d'elle. Comment se fait-il qu'elle avait osé l'abandonner de la sorte ? Un coup du destin, de la malchance ? En tout cas, la blonde ne comptait pas être spécialement tendre dans ses propos comme elle avait pu l'être autrefois. Fini le temps de l'insouciance, de la jeunesse, de la joie et du bonheur. Neal et Victoria se retrouvaient et c'était certainement un spectacle moins féérique qui s'annonçait sur le soleil floridien qui perdait un peu plus de sa lumière au fur et à mesure que l'heure tournait.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Sam 23 Mai 2009 - 0:21

    Tantôt, Neal regardait envers la direction de la jeune fille en mettant tout en oeuvre pour ne pas se faire démasquer; tantôt il fixait la route devant lui, serrant le volant entre ses mains, une raison typiquement nerveuse. Il avait évidemment envisagé à mainte reprise le fait de revenir à ocean, de retrouver son amie, d'oublier ses sept ans, de reprendre le cours de la vie qu'il avait laissé ses dernières années. Mieux, il avait envisagé la réaction de Victoria en le revoyant, la manière dont il devra s'y prendre face à elle; l'obligation d'arborer une statut imposante mais tendre, distant mais galant. Jamais, il n'avait pu savoir ce qui se passerait exactement, malgré toutes les tentatives de recoller les morceaux. Au fond, il ne regrettait pas d'être parti, même si il avait du faire le choix de la laissée. Avant de se lancer dans la gueule du loup, il avait envisagé un bon nombre de mise en situation; et si échappatoire existait, quel choix devrait t’il faire ? Il avait passé des nuits entières à consacrer scrupuleusement à ses plans. Il y avait mit tout son temps, son amour et sa foi. Comme si il envisageait le pire : qu'elle le rejette. En y réfléchissant, il ne saurait lui en vouloir. D'une part, c'était légitime après avoir été abandonnée; Victoria pourrait réagir ainsi. D'autre part c'était texto les mots qu'il avait prononcé. Chose dont il aurait du regretter, mais dont il n'y trouvait aucune once de remord. Les choses seraient plus facile si elle le rejetait, il s'en prendrait à lui-même; point. Il fuirait probablement, tenterait le pire et y parviendrait naturellement. Plus personnes n'entendraient parler de lui, n'étais-ce pas finalement la solution ? Ou serait-il assez psychopathe pour aimer souffrir et quoi qu'il adviendrait, il n'abandonnerait jamais l'espoir de la retrouver seulement pour quelques petites minutes comme si cela en valait la peine ? Cette dernière hypothèse semblait la plus tangible et pourtant la plus inacceptable. Tous les petits détails s'emmêlés dans sa tête, il n'y voyait guère plus grand chose, seulement elle venait d'ouvrir la portière. Chose qui le fit sortir le plus aisément possible de ces pensées, trahie par le bruit de la porte, osant un sourire vainqueur sur les lèvres. Il se serait probablement renfrogné sur lui-même si elle aurait refusée & n'aurait pas accepté l'échec. Au delà de son ego, c'était surtout pour pouvoir passer du temps avec elle, & avoir la certitude qu'elle allait bien, physiquement du moins. A son arrivé dans la voiture, le jeune homme n'avait strictement rien dis, et n'avait pas relevé la phrase dîtes par la demoiselle. Elle connaissait que trop bien son penchant pour les voitures de vitesse, qui plus est, voiture de haute gamme. C'était donc avec une moue qu'il accomplit le désir de la jeune femme, et aussitôt sorti du parking du lycée, la voiture s'élevé déjà à plus de quatre vingt dix kilomètres-heure.

      « T'as intérêt à appuyer sur le champignon le plus fortement possible. Rien à faire si t'as une contravention. Et ne penses pas que ça va supprimer sept ans d'absence. Grogna t'elle, serrant les dents »


    Le regard rivé sur la route, d'apparence détendu; Neal se voulait dès plus sympathique. Chose qui le souciait peut-être est qu'il n'avait pas vu leur rencontre d'une telle facilité. Elle n'eu aucun mal à monter dans la voiture, au contraire; elle y était même venue de son plein gré! Chose qui le déconcerté, mais il n'allait pas se plaindre. Auquel cas, il aurait été forcé de la suivre en voiture, elle à pied; implorant qu'elle monte illico si elle ne voulait pas se retrouver dans le coffre. Et il était sérieux quand il pensait devoir arriver à ce stade. Hors -et à son plus grand désarrois, tel ne fut pas le cas. Il ne pourrait cacher très longtemps sa folie pour enfermer les jeunes filles dans un coffre de voiture, surtout s'il s'agissait de sa confidente. Lui qui n'avait jamais eu cette opportunité; cela l'aurait sans doute amusé. La jeune Blythe semblait renfermée sur elle-même, comme déconnecté du monde réel, un peu comme Neal en faite. D'où probablement le silence s'installant dans la voiture, laissant juste place aux diverses accélérations de Neal lorsqu'il forçait un peu trop.

      « Tu sais Victoria, dit-il en tournant la tête vers elle, je n'aurai pu te laisser rentrer à pied. Impossible de te savoir seule dans un endroit comme ça »


    Il dévisageait la route longue, étroite & ensoleillée. La laissant deviner de quoi il voulait parler. N'importe qui aurait pu s'arrêter & faire de Victoria, sa victime. Chose qu'il s'était toujours interdit de penser, bien qu'il n'est pu veiller sur elle durant le temps où il n'était plus à ocean. Les choses ont changés le jour où il est revenu, et depuis il reprendra son rôle. Qu'elle le veuille ou non, qu'elle ne lui laisse pas ce choix, très peu pour lui. Il veillera sur elle, derrière son dos, il agira en douce sans jamais se faire stopper. C'était ainsi qu'il voyait les choses, elle était toute sa vie. Il fallait lui reconnaître son don protecteur; peut-être presque étouffant quand il s'agissait de défendre une personne qu'il aimait vraiment. Elles étaient rares; lui le sauvage, le solitaire. Neal était perdu dans ses pensées, il restait distant, dans son monde. Après s'être plus ou moins délivré face à la jeune fille, ce n'était pas étonnant. Il ne voulait rien lui dire concernant son passé, sa vie durant ses sept ans; mais trouvait le moyen d'oser y penser. Pourtant il risqué gros, si elle venait à le juger sur ses années écoulées; lui-même se détester pour ça. Il n'exprimait pas de souhait dans cette phrase. C'était une façon de lui dire qu'il n'avait pas changé, une façon de lui montrer que même avec le temps, il obtiendrait grâce. Le jeune homme a une vision de la vie différente de celles des autres; c'est à la fois positive, à la fois négative. Mais au fond, il est resté Neal Rowlands; cet être loyalement borné. Malgré l'éloignement de Neal, le jeune homme n'avait su se résoudre à l'idée de perdre son amie. Mais il n'avait pu lui dire qu'il reviendrait un jour, sans qu'elle lui demande quand il reviendrait. D'ailleurs réflexion faite, elle lui avait demandée et il n'avait su répondre autre chose qu'un hochement de tête, se justifiant qu'il ne savait pas. Conclusion faite, il avait rajouté qu'il reviendrait quand l'âge le lui permettrait. Et aujourd'hui, il était devant elle; rieur et blagueur. C'était comme si il imaginait que face à sa gueule d'ange, elle lui retomberait bouche bée & en admiration.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Sam 23 Mai 2009 - 23:49


      NEAL : Tu sais, Victoria, je n'aurai pu te laisser rentrer à pied. Impossible de te savoir seule dans un endroit comme ça.
      VICTORIA : J'ai plus douze ans. Et je sais me défendre toute seule. Après tout, j'ai bien été obligé d'apprendre, non ?

    Sa voix était froide et ironique. Elle avait bien sûr fait exprès de reprendre le même début de phrase que Neal. Victoria ne savait pas comment interpréter ces paroles ; était-il sincère ou pure ironie ? En tout cas, la blonde restait fidèle à elle-même ; sarcasme, air narquois et accusateur à la clé. Bien sûr, elle n'a jamais été comme ça. Mais disons que les évènements durant sa tendre fin de jeunesse et de son adolescence ont eut le mérite de lui donner un caractère bien plus fort. (même si, auparavant, elle avait déjà un tempérament bien trempé) Mais devant Neal, elle ne comptait pas se démonter. Il était le coupable, elle était la victime. Le jeune homme semblait confiant et sûr de lui. Trop sûr de lui, au goût de Victoria. Elle espérait qu'il ne soit pas devenu quelqu'un de profondément mauvais, arrogant ou manipulateur à souhait. Ce genre de caractère, la jeune fille ne pouvait pas s'y faire. Elle ne s'y était pas faite avec Tammy, avec Morgan, avec Dallas, avec Kayslee, avec Clayton et bien d'autres encore. Le monde était déjà assez truffé d'idiots, d'abrutis et d'hypocrites qu'elle ne voulait pas que Neal, son cher Neal, soit dans ces cas-là. La jeune Blythe tourna alors la tête vers le jeune homme, qui avait le visage droit et le regard observant la route. Elle prit alors le temps de l'observer, de le regarder, de voir ce qui a changé et ce qui est resté. Il avait toujours le même visage qu'avant, mais c'était affiné en même temps que sa corpulence avait prit du volume. Le tee-shirt qu'il portait dessinait remarquablement bien les muscles de ses bras, qui trahissaient certainement un effort physique supérieur. Après tout, lui aussi avait changé et grandit. C'était un jeune homme qui a dût bien en faire fondre plus d'une. Victoria eut un léger sourire pour elle-même tout en reportant son attention vers l'extérieur, le décor qui défilait à folle allure devant elle. Neal lui avait toujours promis qu'il " aura une grosse voiture pour rouler vite " et Victoria qui prenait toujours un air apeuré. Après tout, son ami avait le goût du risque - comme elle - mais, même à onze ans, elle avait déjà peur qu'un accident de voiture ôte la vie à une personne proche - en l'occurrence Neal, au moment des faits. Mais elle ne s'était pas inquiétée pour la bonne personne, apparemment. Ce n'était donc qu'avec une légère surprise qu'elle entendit le moteur gronder sous la pression du pied du propriétaire de la voiture. Même si c'était ce genre de drame qui a ôté la vie à son père, Victoria ne sentait aucune once de peur qui la parcourait. A vrai dire, il aurait pu rouler à vingt ou cent kilomètres heures, cela n'aurait rien changé. La demoiselle voyait alors défiler les rues désertes, qui les dirigeraient alors vers la bordure de Miami puis à Ocean Grove, quand elle entendit quelque chose vibré puis émettre une petite sonnerie musicale. La blonde fronça un sourcil avant de glisser sa main dans sa poche et d'y sortir son portable, le numéro et le nom de Maât s'affichant sur l'écran. D'un geste las, elle prit l'appel.

      MAÂT : Qu'est-ce tu fais, Vicky ?
      VICTORIA : Je... Je rentre du lycée. Et... Euh... (Victoria fronça les sourcils, essayant de masquer son incompréhension et sa surprise à son frère) J'ai quelques bricoles à faire en ville.
      MAÂT : Des bricoles ?
      VICTORIA : Oui, des bricoles. Bon, je dois te laisser, j'ai Lullaby qui m'attend dans cinq minutes.
      MAÂT : Mais qu'est-ce que...

    Victoria n'eut pas le plaisir de laisser son frère aîné continuer son interrogatoire qu'elle lui raccrocha au nez. Nullement perturbée par ce geste, elle était cependant plus inquiète quant à la direction prise par Neal. Au lieu de passer par la direction voulue, il passa à côté, continuant sa route, l'air de rien. La blonde, son portable toujours en main, passait son regard sur la route puis sur Neal et vice-versa, les sourcils se fronçant. Oui, elle venait de mentir à son frère. Mais est-ce vraiment utile qu'elle lui dise qu'elle était avec Neal ? Pas réellement. Un petit message envoyé à Lully - en priant pour que son portable soit allumé - et l'affaire sera vite réglée. Ce fut d'ailleurs par cette réflexion rapide que Victoria se demanda depuis combien de temps il était là. Après tout, il venait de réapparaitre dans sa vie que maintenant mais peut-être était-il là depuis des jours déjà ? Les questions se bousculèrent de nouveau dans sa tête, mais sans pouvoir les extérioriser. Elle ne voulait pas poser ses questions sans avoir le regard plongé dans celui de Neal. Ils n'avaient jamais réussir à se mentir l'un envers l'autre. Peut-être que le temps ne leur avait pas tout effacé. La blonde tourna alors sa tête et posa son regard vert sur Neal pour de bon, l'air incrédule, mécontent et interrogatif.

      VICTORIA : Tu sais que je n'ai pas changé d'adresse ?

    Seulement, ce n'était apparemment pas dans les intentions de Neal de se rendre à Ocean Grove tout de suite. Victoria remit son portable en poche avant de reposer dos contre dossier du siège, balayant de son visage une mèche blonde. Soit elle ne connaissait plus soit il voulait réellement essayer de renouer avec elle. Dans un premier temps, la jeune Blythe aurait pu hurler et exiger qu'il la raccompagne illico presto au risque de sortir de la voiture en pleine marche. Mais ç'aurait été mal connaitre Neal. Elle passa donc sa langue sur ses lèvres, attendant que les véritables intentions du jeune homme soient révélées. La jeune fille était assez curieuse pour savoir prendre son mal en patience quand il le fallait. Étrangement, cette petite virée dans les rues de Miami avait réussi à la calmer, à l'apaiser. Après tout, il n'y avait rien de plus reposant et de plus magnifique qu'une voiture qui roule dans le silence. Non pas que la ville soit éteinte et endormie (il n'était que 17 heures 15 passée) mais celle de Neal semblait presque survoler la route alors que son conducteur semblait à la fois détendu et soucieux. La jeune fille voulu de nouveau prendre la parole mais referma la bouche aussi rapidement qu'elle l'avait ouverte, se renfermant sur elle-même. Non, ce n'était vraiment pas la manière dont elle voyait les choses pour avoir une conversation honnête, sincère et mettant les points sur les I définitivement. Victoria tourna alors simplement la tête vers l'extérieur, de nouveau, laissant la brise que provoquait la vitesse lui balayer doucement et allègrement les cheveux.

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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Dim 24 Mai 2009 - 15:32

    La pression était bien trop forte & l'envie d'en savoir plus sur l'autre, palpable. Chacun des deux tentaient à plusieurs reprises de poser des questions à l'autre. Mais aucune n'était posée, comme si dans le fond; ils ne voulaient pas connaître la réponse. C'était peut-être lié à une crainte, ou quelque chose comme ça; en faite Neal ne savait qualifier cette envie soudaine de savoir puis de ne pas oser franchir le cap. Mais un jour, il devrait affronter la réalité; plutôt que prévu même. Il était donc en pleine réflexion, à savoir si il devrait parler de ce qu'il ne voulait pas à la jeune femme aujourd'hui, ou encore attendre. D'un autre côté, pourquoi remettre à demain ce qu'on pouvait faire aujourd'hui ? C'était le moment idéal d'après lui; ils ne seraient dérangés par personne, Victoria avait besoin de lui pour rentrer et de toute manière, qui disait qu'elle n'avait pas envie de rester en sa compagnie ? Sans dire que Neal pensait avoir toutes ses chances, mais il pourrait juste se confier à elle, lui avouer la vérité; du moins une partie. & tout rentrerait dans l'ordre; c'était ce qui l'espérait. Retrouver la confiance que Vicky lui avait déjà offerte, plusieurs années auparavant.

      « J'ai plus douze ans. Et je sais me défendre toute seule. Après tout, j'ai bien été obligé d'apprendre, non ? rétorqua t'elle, sans aucune once de remord envers Neal »


    Il ne porta aucun regard sur la jeune fille à cet instant même, et se recroquevilla sur son siège, comme pour se fondre dans la masse de la voiture. Si il avait été une petite souris, il aurait disparu du champ de vision de la jeune fille. Comment pouvait-elle croire une seule seconde qu'il était parti de son plein gré ? Bien qu'il est été d'une méchanceté sans faille avec elle ce jour-là, étais-ce une raison ? N'y avait-il pas eu seulement cette solution pour qu'elle comprenne qu'elle ne devait pas le retenir ? C'était déjà assez dur pour lui de devoir la laisser seule affronter le regard des autres, si elle n'y mettait pas du siens, il l'aurait sans doute supplier de rester avec elle. & la une guerre sans fin se serait déroulé sous les yeux incrédule de la jeune Blythe. Hors il se devait de la protéger, c'était sa promesse et il la tiendrait! Elle était l'innocence pure à ses yeux. Ne devait-il pas tout lui avouer pour qu'enfin elle sache la vérité ? Et si justement, là était l'erreur à ne pas faire ? Ah, qu'il n'aimait pas être dans cette posture. De ne pas savoir ce qu'il deviendrait, ce qu'il devrait faire ou non, ce qu'elle en penserait. Il avait eu beau la connaître mieux que quiconque, mieux que lui-même sûrement; il avait eu peur de sa réaction. & si elle le rejetait en lui avouant qu'il serait mieux avec sa nouvelle fiancée et qu'entre eux, tout était finis ? Définitivement terminé ?! Il crispa ses mains autour du volant, son regard devînt même très dur. Mais il cachait ses yeux en dessous la paire de lunette, et heureusement! Il ne voulait pas lui montrer ses peurs, ni la crainte de la perdre. Lui, qui était si sérieux habituellement, si peu touché; Victoria restait sur tous les points celle qui le changeait toujours peu à peu. La voix de la jeune femme paraissait dure et sans contrôle de ses mots. Ou si justement, elle les maîtriser parfaitement, et que c'était ce qu'elle pensait ? Cette pensée le renfrogna malgré lui. Il n'était pas dupe, il connaissait ses erreurs et il ne saurait jamais les effacer de l'esprit de son amie. Et même si un jour elle arrivait à lui pardonner, il savait que son passé reviendrait toujours sur le tapis; c'était désormais un futur qu'il ne pouvait modifié. Peu à peu, son stress quittait l'habitacle; cependant qu'il ne trahissait aucune émotion. Sous cette apparence d'une personne fiable & fière; il se morfondait de laisser le silence envahir le lieux. Cela ne pourrait qu'accroître son mal aise; déjà important intérieurement seulement. Il sentait le regard porté sur lui, et comme à son habitude, il restait face à la route. Comme si il paraissait intéressé par la route; hors ce n'était pas le cas, mais Vicky n'en saurait rien. Il se remettait à peine d'avoir eu autant de facilité à la convaincre de le suivre. Mais d'après lui, c'était surtout pour ne pas à devoir marcher; ou plutôt pour satisfaire son ego. Il avait cette foutue habitude d'être assez boudeur et capricieux quand il voulait réellement quelque chose. En vérité quand il a quelque chose derrière la tête, il ne l'a pas ailleurs. Et si à la base, il n'était pas autant caractérielle; le fait d'avoir une famille très riche l'avait l'aidé à connaître ses ambitions!

      « Certes, avoua t'il avec une moue tout en jouant de ses doigts sur le volant, j'ai cru comprendre que tu savais te défendre, ajouta t'il amusé, référence à la gifle de quelques minutes, mais je t'assure que tu ne dois pas te méfier de moi, je veux juste te raccompagner, une seule fois. Et discuter. Se confia t'il peu sur de ce qu'il était en train de dire. »


    Il restait perplexe à sa confidence, il ne pouvait pas être plus clair. Il était parti, mais il lui avait promis de revenir quand il en aurait l'âge. Désormais, il avait pu échapper aux griffes de son père et avait pris la décision de revenir vers elle; de laisser à leur amitié une seconde chance. Désormais, c'était à elle de compléter la distance. Peut-être n'en avait-elle pas envie, alors il se rangera de son côté; boudeur et triste, mais il s'y rangera. Quoi que le prix lui en coûtera. Cependant avant de lui donner raison, il tenterait tout pour renouer avec elle; aucun regret ne pourra allier son esprit ainsi. Au fond, elle n'avait pas tant changée que ça, probablement comme lui elle avait du rester fidèle à elle-même. Fidèle à cette confidente, souriante et énergique. Toujours d'entrain pour faire les pires conneries; se retrouvant près de l'arbre. De leur arbre. Celui où ils avaient inscrits leurs noms, celui où Neal s'était confié comme jamais il ne l'avait fais à quiconque. Celui où Neal rattrapait son sommeil parce qu'il n'était pas rentré de la nuit pour dormir. & parfois elle se reposait à ses côtés, elle était dans ses bras, comme pour vouloir la protéger. Il voulait la protéger envers et contre tout, et n'avait jamais eu peur d'affronter quiconque pour se défendre, défendre son amie, ou défendre leur amitié. Aujourd'hui encore, si il devait en arriver la pour qu'on la respecte, il le ferait sans aucune hésitation.

      « Tu sais que je n'ai pas changé d'adresse ? »


    Neal ne pu s'empêcher de sourire intérieurement, d'ailleurs un rire léger sortis de sa bouche, nerveusement. Afin qu'elle ne puisse rien comprendre, le jeune homme toussota, reprenant peu à peu son sérieux. Il déposa d’une manière sur de lui, le bras sur l’accoudoir, conduisant de l’autre main, tandis qu’il continuait à la même vitesse. Il doublait de temps à autre une voiture, par ci, par la. Sa voiture n’était même pas assez puissance vis-à-vis du jeune homme, il aurait eu tendance à vouloir aller encore plus vite. Ainsi, en l’espace de quelques secondes, il venait de remonter la longue route, mais commençait peu à peu à ralentir. Ils allaient bientôt arriver à l’endroit même que Neal visait.

      « Peut-être que ma mémoire flanche.. Conclut-il, d'un air innocent »


    Un sourire malicieux apparu alors sur ses lèvres, tandis qu'il détournait son regard sur l'extérieur de la voiture, plongeant ses yeux sur le décor du paysage. Il aurait tout le temps de contempler la jeune femme, c‘est donc la raison pour laquelle il posait son regard sur tout ce qui se trouvait autour de lui, sauf elle. Il était amusé par sa réplique, qui n'allait probablement pas faire rire la jeune fille. Encore heureux qu'il en rigolait; car il ne pouvait pas compter sur Victoria dans ce cas. Il fallait qu’il avoue qu’il connaissait très bien le chemin pour se rendre chez elle. 1666 rue apple road, le quartier où Neal habitait également. D’ailleurs ils n’étaient pas très loin l’un de l’autre et sans qu’elle ne le sache, le jeune homme passait tous les jours devant chez elle. Sauf qu’ils ne s’étaient jamais croisés, étant donné qu’elle ne le soupçonnait pas d’être revenu, et avec les vitres teintées de la voiture, on pouvait se demander comment aurait-elle su que c’était son confident ? Une fois de plus, Neal s’amusait avec les nerfs de Vicky pour obtenir ce qu’il désirait : avoir quelques heures devant lui en compagnie de la jeune fille. Hors il savait que chez elle, se serait quasiment impossible. Surtout avec l’appel qu’elle avait reçu quelques minutes plutôt. Et dont il était restait silencieux, n’écoutant que brièvement la discussion mais suffisamment pour savoir que Lullaby était encore présente dans la vie de Victoria. Quelle misérable humaine cette Walkers! D'ailleurs à l'instant présent, il imaginait la question qu'elle aimerait lui poser. Celle qui serait probablement prête à anéantir deux vies complètes. Mais Neal était capable d'affronter le pire. En faite non, il ne l'était pas; mais n'avait pas le choix. Au chemin du retour pour venir à Miami, le jeune homme était en plein doute sur avouer la vérité ou ne rien dire. Et on pouvait dire que aujourd'hui ce doute était bel et bien présent.

      « Si tu devais me poser une seule & unique question, il arrêta le moteur tout en se garant sur le bas côté prenant par mesure de sécurité, le besoin de fermer les portes à clés, laquelle serait-elle ? il détourna son regard sur elle à sa dernière phrase, prenant l'initiative de retirer ses lunettes de soleil afin de pouvoir mieux la regarder. »


    Aucun moyen d'y échapper de toute manière. Ils finiront leurs entrevues à l'endroit même où il avait décidé. Cependant, il avait éprouvé le moyen de lui laisser un avant goût avant d'arriver à destination. Il connaissait sa question, il l'imaginait du moins. Et une chance de lui poser n'importe quelle question ne se représentera sûrement pas. Du moins, venant de lui, alors qu'elle sache profiter de cette occasion pour lui poser LA question qui lui trottait dans la tête. Malgré l'envie de connaître sa réaction, le jeune homme savait qu'il n'était plus si à l'aise qu'autrefois. L'atmosphère était, à présent lourd & pesant. Cependant, quelques voitures roulaient à vitesse normale sur la route, eux deux étaient paisiblement dans celle de Neal. Il ne baissait cependant pas le regard, devait avouer qu'il aimait cet instant présent; face à Victoria, seulement. Malgré que tout s'embrouillait dans sa tête, il ne se démontait pas face à elle, il restait toujours d'un calme olympiens, comme si ce qu'il venait de faire était normal chez lui. Hors il ne s'était jusqu'à aujourd'hui confier à quiconque à part elle, il y a sept ans auparavant. Mais devant la situation, il retrouvait son habitude sans avoir l'impression d'avoir perdu le mode d'emplois. Il déplaça sa main légèrement, la déposant à quelques millimètres de celle de Victoria, mais sans toucher celle de la jeune fille, un sourire rassurant au coin des lèvres et une lueur chaleureuse dans les yeux.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Dim 31 Mai 2009 - 18:21


    Les sentiments de Victoria se mélangeaient et se tordaient un peu plus que le temps passait. Désarroi, interrogation, colère, nostalgie, fatigue aussi, tout ce joli monde se mêlait et se démêlait aussi rapidement que la voiture qui zigzaguait entre les rues. Le temps semblait décider à s'allonger, à s'étendre, à prendre le soin de s'écouler. Et pourtant, si Maât avait appelé, ce n'était pas pour remarquer une quelconque rapidité quant à son retour. Mais plutôt le contraire. Victoria jeta un coup d'œil à sa montre ; cinq minutes avaient déjà trotté depuis la dernière fois qu'elle avait regardé. Relevant les yeux droits devant elle sur la route, la jeune Blythe sentit son cœur grossir. La présence et le retour de Neal provoquait en elle une vague de mélancolie et de nostalgie si intense qu'elle s'en mordit la langue inférieure de façon brutale et sévère. Sa lèvre rougit furieusement sous l'effet de la pression des dents et la douleur émanait peu à peu mais elle s'en fichait. Elle refusait de sentir des larmes jaillir de ses yeux, même si l'émotion et la blessure à présent ouverte étaient vives. Elle se mordit aussi la lèvre pour s'empêcher de hurler contre lui-même. Pour s'empêcher de dire des choses qu'elle pourrait regretter alors qu'elle ne savait encore rien. Pour s'empêcher de le frapper, mais pas seulement par une gifle. Des envies comme cela, il lui arrivait d'en avoir des dizaines par jour. Mais jamais ça n'avait été aussi de manière aussi violente. Victoria lui en voulait de la pousser à l'extrême par sa simple présence. Elle lui en voulait de remettre à chaque fois en cause ses émotions quand il était à côté d'elle. Elle lui en voulait pour tout le mal qu'elle a subit et qu'elle subit encore. Et la jeune fille lui en voulait pour occuper encore cette place si spéciale, que ce soit dans son esprit que dans son cœur. Cette place si importante qui a fait qu'elle n'avait jamais pu l'oublier. Qu'elle n'avait jamais pu le rayer de sa vie entièrement. Une part d'elle-même était partie en même temps que Neal et ce vide était comblé par tout et n'importe quoi. Enfin, elle avait tenté de combler ce vide. Par Lullaby, par exemple. Par ses frères. Par une personne chère à ses yeux. Mais ça n'avait pas fonctionné. A tout juste treize ans, la jeune fille s'était rendue compte qu'elle avait perdu à jamais son ami de toujours et que jamais personne ne pourra le remplacer. Ce fut sûrement pour cela qu'elle avait réussi à se laisser convaincre par Rhys, entre autre, qui y avait mit tout son cœur dans cette tentative de montrer l'échec et l'erreur qu'a été cette amitié ; sa jeune sœur était tellement sonnée, tellement faible qu'elle avait été manipulable et influençable. Son frère n'avait qu'à sauter sur l'occasion pour éloigner sa cadette un peu plus de Neal. Et le fait que ce dernier n'est jamais répondu à ses tentatives de communication avait été la goutte d'eau qui a fait déborder le vase, le coup de grâce, le point final qu'elle tentait de mettre à cette amitié perdue.

      NEAL : Certes, j'ai cru comprendre que tu savais te défendre mais je t'assure que tu ne dois pas te méfier de moi, je veux juste te raccompagner, une seule fois. Et discuter.

    Victoria aurait pu sourire voire même rigoler. Si elle avait douze ans, ce genre de remarques l’aurait fait sourire et elle aurait répondu de façon cinglante. Mais elle n’avait plus douze ans. Et n’avait pas le cœur à rire. Ni même à sourire. La blonde ne voulait pas lui faire le plaisir d’espérer que tout pourra s’arranger demain, que les sept années de silence radio s’effaceront comme un trait de crayon sous l’effet d’une gomme. Et puis, elle ne voulait pas entrer dans son jeu. Elle ne voulait pas prendre part à l’apparence détendue et décontractée de Neal. L’apparence, car elle savait très bien que Neal jouait souvent sur les apparences, plus jeune. Cela a certainement pas dût changer avec le temps, surtout avec le job à mi-temps de Neal qu’était celui de poser devant les photographes. Elle-même ne pouvait pas montrer une image qui serait faussée. Faussée et en totale contradiction avec ce qu’elle ressentait. Victoria se trouvait loin d’être détendue, calme, souriante, posée et agréable. Très loin, même. La proximité de Neal la crispait plutôt qu’autre chose. Comme si elle revoyait un vieux démon du début de son adolescence ressurgir. Car c’était ce qu’était devenu le jeune homme pour la jeune Blythe, des mois après son départ. Un fantôme qui venait la hanter partout où elle allait et qui lui gonflait le cœur à un stade que le coupable lui-même ne pourra jamais comprendre. La blonde se mordilla la lèvre inférieure par nervosité, le dos raide avant de reposer son coude sur le rebord de la fenêtre. Elle put aisément remarquer que les gens étaient de sortir et que certains d’entre eux regardaient la voiture, où elle était, zigzaguer en trombe sur la route. Victoria aurait pu avoir peur de cette vitesse. Après tout, son père avait eut un accident de voiture quelques mois auparavant. Mais il semblait que la présence de Neal et ce retour engendrait des émotions et des sentiments qui faisait passer tout le reste en second plan, tels des futilités sans importance. En faites, qu’elle le veuille ou non, Neal représentait toujours cette personne si spéciale et si importante qu’il avait si brillamment été durant ses douze premières années. Elle n’aurait pas pu rêver d’un meilleur guide, d’un meilleur protecteur, d’un meilleur confident – hormis son père, naturellement. Mais il avait été dans sa liste noire depuis sept ans et Victoria ne semblait pas résolue à changer cela. A vrai dire, il l’avait déçu une première fois qu’elle ne voulait pas l’être une nouvelle fois. Elle avait peur d’être désillusionner, de tomber de nouveau de haut, de se sentir encore faible. La jeune Blythe ne voulait pas connaitre le même enfer et le même tourbillon qu’elle avait connu quand elle avait douze ans. Avec du recul, elle était certaine qu’elle nourrissait des sentiments plus profonds qu’une simple amitié à son écart. Elle avait été cependant trop jeune pour s’en rendre compte. A douze ans, on a autre chose à penser et à faire que ce genre de choses. Et Victoria s’était toujours félicitée intérieurement d’avoir fait preuve d’inconscience et de non-connaissance, à cette époque-là.

      NEAL : Peut-être que ma mémoire flanche...

    Ou peut-être aussi qu’il savait où il allait et que ce virement de chemin inattendu était prévu. Neal obtenait toujours ce qu’il voulait et Victoria le savait déjà assez bien à l’époque. Comme elle, dans le fond. Quitte à utiliser des manières guère très morales ou très légales, ils arrivaient chacun au bout de leur envie, de leur désir, de leur souhait. Après tout, si on nous a mis sur terre, c’est pour pouvoir vivre ce que l’on souhaite et non ce que l’on impose. Et ce principe là, la jeune Blythe l’avait très bien compris. Elle était devenue d’une nature tellement déterminée et ambitieuse – sans parler de sa curiosité qui a doublée voire triplée en sept ans – qu’elle se foutait très souvent dans des pétrins pas croyables. Mais cela ne la dérangeait pas. Elle se faisait sa propre justice en aidant Austin, par exemple. Ce jeune mais brillant avocat a qui son père à léguer son cabinet. Si ses frères, notamment Rhys, n’a guère vu cette entrée de façon bénéfique, Victoria s’était proposée de l’aider. Non pas par gentillesse mais plus pour pouvoir en apprendre un peu sur lui et voir s’il est digne d’hériter le cabinet Blythe. Par bonheur, il l’était. Et Austin lui avait même proposé de l’aider quand elle le voulait. C’était donc un contact en plus que bénéfique. Avoir un avocat ami, c’était toujours bon à prendre. Surtout dans ce qu’elle faisait. Pour l’instant, la jeune fille n’a jamais fini au commissariat. Un coup de bol, n’est-ce pas ? Bien sûr, elle l’a frôlé. D’accord, elle connait assez bien l’équipe policière de la ville. Mais c’était toujours avec un air mesquin et narquois que Victoria rappelait ses droits et la faute, donc, non commise. Et même en essayant de faire ce qui lui semblait être bon, il y avait toujours la moitié de la population qui ne pouvait pas la voir en peinture ou en chair. Victoria s’y était faite. Certains avaient sûrement pensé que, après le départ de Neal, la jeune fille redeviendrait quelqu’un d’autre. Après tout, au côté du jeune homme, la demoiselle était souriante, aventureuse, intrépide, curieuse et très (trop ?) protégée. Ces personnes-là n’avaient qu’à moitié raison. Elle était devenue quelqu’un de plus mature, certes, mais qui pouvait aussi devenir une véritable peste, une voleuse d’intimité. Il était vrai que les gens n’appréciaient guère de savoir que leur passé, leurs faits et leurs gestes étaient connus et répertoriés sur l’ordinateur sacré de la blonde. La jeune fille soupçonna donc naturellement que Neal non plus n’avait pas perdu ce trait de qualité – ou de défaut, cela dépend du point de vue – qui le caractérisait si bien. Victoria ne releva donc pas cette phrase, laissant le silence de nouveau s’installer. Neal se gara sur le côté, coupant le moteur et se tournant vers elle. La jeune fille, qui avait espéré une confrontation de la sorte, ne put que tourner la tête vers lui, ses prunelles vertes fixant sans aucune retenue son interlocuteur, qui avait porté aussi son attention envers elle, avant d’ouvrir la bouche.

      NEAL : Si tu devais me poser une seule & unique question, laquelle serait-elle ?

    Victoria haussa un sourcil. Neal semblait donc avoir tout de même un quelconque intérêt pour les pensées, les interrogations et autres tourments de son ancienne amie. Cette dernière fronça les sourcils avant de replanter son regard sur la route, après s’être perdue dans les yeux sombres du jeune homme. Cet affrontement visuel était certainement pire que ce qu’elle avait pensé. Car oui, Victoria avait déjà pensé à un éventuel retour de la part de Neal. Elle s’était tournée et retournée plusieurs scénarios dans la tête. Mais jamais elle n’avait réellement songé à un véritable retour. Ce qu’il se passait donc en ce moment était totalement hors de sa portée et elle était coupée à court quant aux évènements qui s’enchainaient les uns à la suite des autres. La jeune Blythe n’avait jamais pensé à ce genre de retrouvaille là. Elle, froid. Lui, presque chaleureux. Pourquoi était-il comme cela ? Tout aurait été plus simple s’il n’était pas aussi avenant, aussi souriant, aussi sûr de lui. Après tout, elle avait mit énormément de temps à se guérir de lui qu’elle avait l’impression de voir ses efforts s’anéantir en un coup de revers de main par la simple présence de Neal. Ce dernier ne cessait de la fixer et elle se sentit obligé de tourner de nouveau la tête vers lui, une expression toujours froide plaqué au visage. Il lui donnait enfin la possibilité de lui poser cette question qui la démangeait tant depuis qu’elle l’avait revu.

      VICTORIA : Pourquoi tu n’as jamais donné signe de vie ? Pourquoi tu n’as jamais répondu à mes messages ? Pourquoi tu n’as pas tenté un moyen de garder contact ?

    Bien sûr, Neal lui avait laissé sous-entendre que leur amitié était fini, quand il est partit. Des paroles qui avaient blessé la cadette des Blythe au plus haut point. Mais elle ne l’avait pas entendu de cette oreille. Et elle était sûre que les lettres qu’elle lui envoyait, les appels qu’elle faisait n’étaient pas interceptés. Victoria savait pertinemment que c’était Neal qui refusait toute tentative de garder des liens. Cette question peut être vue comme une question égoïste. Après tout, elle ne lui demandait pas pourquoi il était partit, ce qu’il a fait là-bas ou même, pourquoi il est revenu. Non, rien de tout cela. Elle a posé une question sur leur amitié, lui laissant un arrière goût de ce qu’elle a pu ressentir quand elle avait clairement compris qu’il la rejetait purement et simplement. Son ton n’était guère chaleureux et encore moins amical. Son timbre de voix représentait très bien ce qu’elle pouvait ressentir en ce moment : froideur, dureté, amertume et une once de tristesse et de désolation. Ne quittant pas le regard de Neal, Victoria attendit patiemment mais avec une fébrilité masquée la réponse qu’il allait bien pouvoir fournir à cette question qu’elle se posait depuis trop longtemps.

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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Lun 8 Juin 2009 - 21:13

    Neal possédait toujours cette lueur dans les yeux, son sourire aux lèvres. Il attendait probablement une réponse de son amie, il attendait qu'elle réagisse, qu'elle saisisse l'opportunité. Mais au fond, il espérait aussi qu'elle ne fasse rien, ne dise rien. Il aurait voulu être débarrassé du souvenir de son amie. Chose impensable quand il y repensait, d'une manière comme d'une autre ils étaient liés. Et Neal n'aimait guère devoir être pris au piège d'une histoire lié aux autres; même de Victoria Blythe. Pourtant, extérieurement rien ne laissait présager qu'il perdait confiance. Confortablement installé sur son siège en cuir, le jeune homme fixait la jeune fille d'un regard sympathique, protecteur et mystérieux. Il souriait peut-être trop en rapport à la situation mais il n'y pouvait rien, rester avec elle lui rappelait de nombreux souvenirs qu'il n'arrivait à effacer. Il l'aimait de nombreuses façons et il le savait. Il l'aimait comme un ami, comme un confident, comme un protecteur, comme... en secret. Une autre part visible de lui était insolente, non indulgente & énigmatique. Son corps dégageait une chaleur inconnue à ses yeux; comme si s'était la première fois qu'il vivait ce genre de situation. Ça l'était en effet. Elle pourrait voir en lui, cet être arrogant et d'une fierté indéniable; il ne cachait simplement pas son côté sur de lui. Victoria ne saura jamais rien de plus que ce qu'il lui dira, il en était persuadé et donc se voulait rassuré. Cependant il l'était moins lorsqu'il songeait à ce qu'il allait devoir dire si jamais elle lui posait certaines questions. Il s'attendait à des questions personnelles, des fragments de détails qui aurait échappé à la jeune femme, des morceaux encore invisible à ses yeux. Il n'avait pas d'idées prédéfinis aux réponses qu'il allait devoir dire, puisqu'il ne connaissait pas les questions. Et il avait toujours préféré ignorer ce qu'elle pourrait lui demander, cela lui permettait ainsi de moins se prendre la tête.

      « Pourquoi tu n’as jamais donné signe de vie ? Pourquoi tu n’as jamais répondu à mes messages ? Pourquoi tu n’as pas tenté un moyen de garder contact ? »


    « Hey, j'avais dis une question!! » bougonnait t’il dans sa barbe, en détournant la tête en face de lui. Ses mains se crispèrent autour du volant, alors qu'il aurait voulu réagir différemment, la retenir pourquoi pas ? Tout sauf un silence pesant. Mais comment tenter de la retenir alors qu'elle ne voulait pas s'échapper ? Ses mains attachèrent le volant comme par peur de le voir s'enfuir. Un soupire sorti de sa bouche tandis qu'il mettait tout en oeuvre pour ne pas la regarder. Ainsi, le jeune Rowlands fixait tout ce qui l'entourait sans jamais se faire prendre au piège. Sa main glissa en dessous du volant et il remit le contact. Le seul bruit du moteur résonnait désormais dans l'habitacle, tandis que de l'autre main, il venait de reposer ses lunettes noirs sur les yeux. Pourquoi l'avait-il retiré ? Haussant les épaules, il sentait toutefois le calme apparent de la jeune fille à ses côtés. Elle ne cherchait pas à en savoir plus, savait-elle au fond qu'il lui répondrait en temps voulu ? Bizarre tout de même, il aurait voulu détourné le regard vers elle pour la contempler, une fois de plus. Mais s'y était résolu, rien qu'à l'idée qu'elle puisse croiser le siens. Le clignotant à gauche signalait que Neal allait reprendre sa trajectoire de base : être sur la route à rouler comme un dingue, dans une voiture classe.

      « Je pensais que tout serait plus facile ainsi! Avoua t'il à son ami en détournant son regard vers la route »


    Neal devait avouer qu'il avait sous estimer son amitié pour elle. Il pensait être au dessus de tout ça, de pouvoir tourner la page aussi facilement qu'on change de chemise. Il estimait que Victoria n'avait plus besoin de lui, qu'elle saurait un jour ou l'autre le remercier d'être parti. Il n'était pour elle, qu'une étreinte et dont elle saurait très vite se passer. La vérité était différente, bien sur; mais s'était ce qu'il se disait pour pouvoir la laissée seule. Il ne s'était passé un jour sans qu'il ne vienne la voir, sans qu'ils ne discutent, ne rigolent, ne s'embêtent. Il aimait la titiller, la narguer, la rendre jalouse. Ils étaient sur la même longueur d'onde, et connaissait ses limites avec elle. En faite tout était naturel, il ne cherchait pas à jouer, ni à l'attirer. Elle venait sur lui, comme l'abeille est attirée vers le miel. Et tout était réciproque. Alors il comprenait que son départ l'avait offensée, choquée, énervée. Cependant le jeune homme tentait d'éviter de trop réfléchir, tentant de maîtriser le véhicule, alors que les phrases se mélangeaient dans sa tête. Son envie était de la toucher, de pouvoir la serrer contre lui, toucher sa main, lui dire ce qu'il avait ressenti. Mais il s'interdisait tout ça. Finalement, tout deux arrivèrent sur le parking de la plage, il venait de se garer à la première place. Et avant d'ouvrir la portière, il effleura la main de Victoria pour la retenir.

      « J'ai tellement de choses à dire que je ne sais même plus par quoi commencer »


    Neal descendit de voiture, emboîtant le pas à Victoria qui venait également de sortir de voiture. Il ferma cette dernière et ils avancèrent tout deux en direction de la plage. Elle semblait reconnaître l'endroit et ne semblait pas à s'opposer une minute de plus au silence. En faite Neal ne savait pas si la jeune Blythe attendait qu'il continue de parler ou si elle préférait finalement ne pas savoir. Peut-être qu'au fond, c'était simplement une manière à elle d'éviter le silence. Ou peut-être, et chose moins agréable, voulait-elle réellement connaître la vérité. C'était quelque chose qu'il n'aimait guère car peut-être par peur de paraître idiot, il ne s'était jamais réellement regardé en face pour se l'avouer. Il tentait toujours de cacher ses émotions, de ne jamais en dévoiler suffisamment pour arriver à faire tomber le masque.

      « Je voulais t'écrire, te donner signe de vie; mais je n'ai jamais trouvé la force de les envoyer. Je l'ai est gardé d'ailleurs dit il dans un franc sourire. Je sais que ce n'est pas à moi à te poser des questions, mais crois-tu que si nous aurions gardés contact, que cela aurait été plus facile ? Il détourna enfin le regard vers elle, avant de poursuivre, je ne crois malheureusement pas... »


    Neal ne saurait réellement la raison pour laquelle il s'était confié de la sorte. Peut-être que la compagnie de Victoria rassurait cette partie de lui qui doutait. Il avait voulu se prouver que vivre sans elle était facile, qu'il y arriverait; à force de temps du moins. Ses parents soutenaient que tout s'efface un jour ou l'autre. Et qu'il avait fais une grosse connerie de se lier autant à une personne, que la dépendance n'était bonne que par intérêt. Ils avaient joués de la naïveté du petit Rowlands pour rompre l'amitié des deux petits. Si peu que désormais, c'était Neal qui avait pris l'initiative de couper les ponts avec eux. C'est un choix définitif et encore il serait capable du pire, juste pour se venger; juste pour montrer qu'on ne s'attaque pas à l'amitié de Vicky et de la sienne. Il pensait à beaucoup de chose en même temps, sans savoir réellement ce qu'il devait faire, ou encore ce qu'il avait à dire. Sa réponse n'était probablement pas ce qu'elle attendait. En faite, Victoria s'attendait à quoi ? Un instant et il détourna le regard vers elle, fronçant ses sourcils, l'air soucieux. Qu'était-elle en train de penser ? Comprendrait-elle ce choix de partir, puis de revenir, tandis qu'il n'était pas prêt à réellement lui dévoiler l'histoire au complet ?! Serait-elle prête à tout entendre ? Là, encore Neal restait perplexe. Bien sur que non, elle est trop fragile, trop petite, trop naïve; et même de nos jours. Le jeune homme se laissa tomber dos contre l'arbre, leur arbre. Tant de souvenirs y étaient qu'il était difficile pour lui de retrouver ses esprits. Il s'était fait prendre au piège, pourtant il connaissait l'enjeu. Sous ses airs durs, et peu délicat; il aimait renouer avec le passé, il aimait ce que représentait pour lui Victoria. Il ne savait pas si elle avait changée ou pas; mais il avait aimé l'ancienne Blythe. Il s'était lié à elle et en partant, il avait voulu fuir ce qu'elle représentait pour lui. Il ne voulait pas souffrir et savait qu'il ne reviendrait pas avant tant d'années, elle devait continuer à vivre, se mêler aux autres. Il avait réussi son coup, mais à quel prix ?
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Mer 17 Juin 2009 - 20:49


      FLASH-BACK (juillet 2002)

        Comme à leur habitude, Neal et Victoria s'étaient retrouvés à leur arbre, situé en bordure de plage. Un endroit parfait pour laisser leur éternelle jeunesse déployée toute sa palette. Et de la jeunesse, ils en avaient à revendre. En cette lumineuse fin d'après-midi, la blondinette avait rejoins son ami après avoir été contrainte d'aller faire les courses avec sa mère et ses frères, son père étant occupé à son travail. Elle ne savait pas depuis combien de temps Neal était là mais il était là depuis assez longtemps pour avoir tenter de construire ce qui devrait ressembler à un château de sable. Il avait aussi eut le temps de se baigner ; son torse était dénudé de tee-shirt et ses cheveux dégoulinant d'eau. Victoria sourit devant ce portrait avant de sauter sur le dos de Neal, jambes et bras enroulés autour de lui.

          VICTORIA : Je t'ai manqué ?
          NEAL : Tu vas finir par manquer à plus de personne que moi si tu continues à me faire peur en arrivant. Si j'ai mal au dos, ça sera de ta faute.

        Cependant, il resserra le maintien de son amie, se leva et commença à se diriger vers l'eau, malgré les protestations de Victoria. Après tout, elle était habillée. Mais cela ne semblait pas lui poser d'énormes problèmes puisque, quelques secondes après, il la balança dans l'eau en riant. La jeune Blythe fit une moue boudeuse avant de sortir de l'eau, l'air vexé. Neal, sachant qu'elle jouait parfaitement bien la comédie, la taquina en voulant la rattraper. Elle s'échappa de ses doigts en pouffant légèrement et en courant vers l'arrière caché de l'arbre. Quand elle vit le jeune Rowlands s'approcher, Victoria commença à bouger sur la droite du tronc de façon rapide. Après avoir parcouru la moitié de l'arbre, plus aucun bruit. Se risquant à jeter un coup d'œil par dessus son épaule, elle eut un cris de surprise en voyant un bras lui gâcher la vue.

          NEAL : Je t'ai eut !

        Son sourire, son ton et sa moue étaient celle de la victoire. Emprisonnée à la fois dans des vêtements collants et entre les bras de Neal, postés de part et d'autre d'elle, Victoria eut une mine abattue et leva les mains, signe de forfait. C'était leur truc, ça. Se chamailler gentillement, se chercher, se trouver, se battre et voir l'autre baisser les bras. Ils avaient tous juste onze et douze ans et pourtant, ils avaient déjà leur propre jeu, avec leurs propres règles et leur propre routine. Routine qui n'était pas si quotidien que cela puisque la vie n'était encore qu'un énorme jeu d'échec aux yeux de la demoiselle. Cependant, le regard devenu soudainement plus sérieux et intense de Neal inquiéta Victoria, qui se mit à gigoter le sien de partout avant de froncer les sourcils.

          VICTORIA : Euh... Neal ? Tu fais quoi, là ?
          NEAL : Je t'observe.
          rire de la part de la blondinette, qui se détendit.
          VICTORIA : Tu ne m'as pas encore assez vu ?
          NEAL : Vicky... Rien nous séparera, hein ?
          haussement de sourcil.
          VICTORIA : Bien sûr que non. Non non non. Où tu vas chercher ça ?

        Pour unique réponse, Neal enroula ses bras autour de la taille de Victoria, qui s'agrippa instantanément à lui, sans chercher à en savoir plus. Aurait-elle dût voir cela comme un présage ? Le lendemain même, Victoria se faisait rejeter par Neal, qui l'abandonnait de façon cruelle et blessante.


      NEAL : Je pensais que tout serait plus facile ainsi!

    Si tout avait été tellement plus facile. Si les choses s'étaient passées autrement, si elle avait pu le retenir auprès d'elle, s'il ne lui avait pas dit ces mots qui l'avaient blessé comme jamais, s'il n'était jamais revenu, tout aurait été plus simple. Victoria s'était faite à l'idée de vivre sans Neal. De panser ses blessures et de laisser au passé ce qu'il y avait pour mieux aller de l'avant. Elle avait réussi mais voilà que ses efforts étaient réduits à néant par une simple phrase. Ce fut pour cela qu'elle lâcha un soupir sec et qu'elle lui lançait un regard sidéré. Neal n'imaginait même pas le manque physique et moral que son absence à donner. Il n'imagine même pas le nombre d'objets qu'elle a balancé en pleine fureur. Il a été absent sept ans de sa vie. Sept années où il s'était passé tellement de choses qu'un minimum de réconfort certain et sûr n'aurait pas été de refus. Mais Neal avait été aux abonnés absents et il n'avait pas le droit de revenir comme cela, avec un sourire aux lèvres, une belle voiture et un aspect soi-disant confiant. Tout cela n'effaçait en rien le trou béant qui s'était formé entre eux. & par sa faute. Non, Victoria ne se remettait pas en cause. Elle ne voyait pas en quoi elle se devait de culpabiliser ou quoique ce soit d'autre. Elle avait tenté de garder contact, malgré le rejet clair et net de Neal avant de partir. Elle aurait dût voir les choses plus radicalement ; elle aurait dût forcer Maât à la conduire dans le fin fond du Michigan, à retourner la région de fond en comble et de prévenir toutes les autorités avec une sordide histoire. Oui, elle aurait dût y penser quand elle avait onze ans. Ce fut en se jetant contre le dossier de son siège de façon peu calme et en gardant ses doigts liés sur ses cuisses qu'elle laissa ensuite son regard navigué de nouveau vers l'extérieur. Un regard émeraude passablement excédé de toutes ses questions sans réponse. Autant de façon concrète qu'abstraite. La jeune Blythe sentit le silence lui peser un peu plus sur les épaules mais elle ne disait rien. Il fallait mieux qu'elle ne dise rien. Un accident arrive si vite. Elle laissa donc planer le doute et autres interrogations, ainsi que bouillonner sa colère au fin fond de son ventre. Victoria se sentait fébrile, impatience et guère satisfaite. Elle n'aimait pas la façon dont les choses tournaient et l'attitude de Neal n'était pas pour arranger les choses. C'était même le contraire. Elle ne se remettait toujours pas du comportement de son ancien ami. Cela jouait fortement sur son humeur. Elle aurait préféré qu'il se montre froid, distant, mal à l'aise ou encore coupable mais non, rien de tout cela ressortait sur son visage et c'était bien ça qui la perturbait. Quand elle vit un point d'eau s'étendre de plus en plus au fur et à mesure que la voiture roulait, la jeune blonde sût tout de suite où l'emmenait Neal. L'idée de la destination lui gonfla le cœur mais elle inspira profondément alors que le jeune homme ralentissait pour se garer convenablement. Alors qu'elle défit sa ceinture rapidement et ouvrit sa portière, quelque chose frôla sa main. Baissant les yeux vers cette dernière, elle put aisément remarqué que Neal avait enroulé la sienne autour et s'était penché vers elle.

      NEAL : J'ai tellement de choses à dire que je ne sais même plus par quoi commencer.

    Le regard mauvais et sans un mot, Victoria arracha brutalement sa main de son emprise, se leva et claqua la porte violemment. Le sang Blythe tournant à plein régime, il n'était même pas surprenant si le bruit avait eut son petit écho. Mais savoir si son geste avait été entendu ou pas était le cadet des soucis de la jeune fille. Après que Neal est prit le soin de clôturer son précieux engin - une nouvelle passion, celle pour leurs voitures respectives, les reliait de nouveau - ils prirent la destination dont ils connaissaient par cœur le trajet. Dire que Victoria n'est pas revenue ici après son départ serait mentir. Les premiers mois, elle se réfugiait souvent à leur endroit. Pour y redorer le blason qu'ils avaient gratté dans le bois de l'arbre pour ne pas le voir disparaitre, lui. Et peut-être aussi parce qu'elle pensait souvent à le revoir, là, souriant et l'attendant, la réveillant ainsi d'un mauvais rêve. Mais plus les jours passèrent, et plus l'espoir s'envolait. Un an après, elle ne s'y rendait plus, bien trop blessée. Récemment encore, la jeune fille a cru bon défendre son territoire face à un chien qui semblait vouloir y faire quelque chose qu'il aurait pu le regretter. Mais Victoria s'y rendait tout de même le moins possible, même si la tentation est assez forte à chaque fois qu'elle venait à se garer en bordure de plage. Neal marchait d'un bon pas, Victoria suivait derrière de façon assez lente. Le silence était toujours de rigueur. Toujours, avant que le jeune homme ne parle de nouveau. Après tout, la blonde n'avait rien à dire ; elle attendait.

      NEAL : Je voulais t'écrire, te donner signe de vie; mais je n'ai jamais trouvé la force de les envoyer. Je les est gardé d'ailleurs. Je sais que ce n'est pas à moi à te poser des questions, mais crois-tu que si nous aurions gardés contact, cela aurait été plus facile ? Je ne crois malheureusement pas...

    Neal parlait et s'approchait un peu plus de l'appel du bois avant de s'y coller dessus. Victoria, elle, croisa les bras et se stoppa net de marcher. Elle s'arrêta assez loin pour ne pas être dans le cœur de l'endroit. Comme si elle ne voulait pas franchir la limite qu'ils avaient donné. Son regard était flamboyant mais son corps ne laissait rien prévoir du sang qui bouillonnait et tempêtait toujours en elle. La blondinette laissa un instant s'échapper, comme pour avaler ce qu'il venait de lui dire. Sa tête se baissa et ses yeux se perdirent alors que les paroles montèrent peu à peu dans son cerveau. Il lui semblait qu'il y avait comme un décalage entre la réalité et ses paroles. Ce fut alors le moment qu'elle décida de relever ses yeux remplis de fureur et de décroiser les bras.

      VICTORIA : Tu ne crois pas ? TU NE CROIS PAS ? Si t'avais tenté, ne serais-ce qu'UNE SEULE fois de me répondre, peut-être que ça aurait pu fonctionner. Si tu avais été un peu moins égoïste, tu m'aurais répondu. & pour quelqu'un qui vente les mérites des hommes dans les magasines, t'as même pas le culot et le courage nécessaire pour réagir naturellement. T'es comme les autres ; t'es modelé, t'es faible et t'es qu'un pauvre con qui pense pouvoir revenir comme ça du jour au lendemain.

    Sa voix était énervée, haute, forte et forcée de constater qu'elle était aussi dure et froide. Que personne ne vienne blâmer ses paroles ; elle savait parfaitement tout ce qu'elle disait. Victoria avait trop encaissé sur cette histoire pour ne rien pouvoir dire sur une longue durée. Ses paroles étaient crus mais sincères. Chaque trait de son visage était tendu par la colère et l'amertume. On aurait presque pu croire qu'elle comptait faire regretter à Neal d'être revenu. Ce n'était pas vraiment son but. Pour elle, c'était comme une sorte de libération. L'envie d'exorciser en elle tout ce qui a un lien, de près ou de loin, avec Neal. Le besoin de sentir un poids se soulever et partir pour la libérer un peu. Le trop plein de pression se faisait ressentir et le retour de son ancien ami ne l'aidait pas à se calmer, ni même à l'apaiser et encore moins à l'aider. Victoria ouvrit alors en grand les bras, l'air de défaite. Signe qu'elle déposait les armes.

      VICTORIA : Mais tu sais quoi, Neal ? Je vais pardonner et oublier. Je vais te pardonner et t'oublier. Fais ce que tu veux de ta vie, tu ne fais plus partit de la mienne depuis déjà sept ans.

    Lâchant ses bras, Victoria tourna alors les talons et emprunta le trajet inverse tout en remontant son sac sur son épaule. Tout était dit, il n'y avait plus qu'à faire.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Dim 21 Juin 2009 - 16:02

        Flash.back - juin 1999

        Il y avait des raisons encore inconnues aux yeux du jeune garçon qu'il avait été. Il ne comprenait pas pourquoi son plus proche ami ne s'entendait pas avec sa confidente. Pourtant, lui-même ne pouvait pas se blairer la sorcière, autrement dit Lullaby Walkers. Et en toute logique, pour comprendre ce phénomène de haine, il aurait du comparer ces deux amis avec Lullaby & lui-même. Sauf qu'à ses yeux, se comparer à Dakota&Victoria lui semblait impossible. Comment pourrait-il une seule minute, comparer sa tendre confidente avec la sorcière de ocean grove ? Comment pourrait-il aussi se comparer à Dakota ? C'était donc sans surprise, qu'il tentait de renouer le contact entre ses deux amis. En vain... Quand l'un n'était pas d'humeur, l'autre l'était; et de suite la conversation partait en vrille. Il avait d'ailleurs une grande qualité : il était extrêmement observateur, et savait donc grâce à ça, ce qu'il devait - ou non; faire. Par exemple, Neal devait toujours se mettre entre les deux, car il suffisait qu'il soit plus d'un côté que de l'autre, pour que de suite la jalousie s'empare d'eux. Ou il devait offrir toujours le même cadeau aux deux, car sinon ils arrivaient à se tirer les cheveux pour avoir le meilleur cadeau. Alors qu'aux yeux de Neal, l'un n'était pas meilleur que l'autre. C'était juste que Vicky était une fille. & Dak un garçon. Par conséquent, ils ne pouvaient pas avoir tout le temps le même cadeau, la même utilité, la même raison d'en avoir un par Neal. Et pourtant Rowlands devait faire attention à tout ce qu'il disait, à tout ce qu'il faisait; au risque de déclenchait une guerre national entre deux jeunes gens. Bien souvent il accusait Dakota de jouer des nerfs de la jeune fille. Elle était sa protégée, sa préférée et Dakota le savait. Il en souffrait et Neal savait en jouer. A chaque dispute, il prenait toujours la défense de Blythe, car comme Wayhne était le plus âgé, Neal estimait que c'était à lui de renoncer en premier. De montrer l'exemple, comme Rowlands aimait lui dire, avec sa moue craquante et son sourire fondant. Oui, Neal savait jouer de son charme, même petit!

        « Pourquoi faut-il toujours que tu gâches notre vie Blythe ? Dakota fit une moue en sa direction »
        « Je ne t’ai pas causé morpion! Rétorqua-t-elle, haineuse »
        « Et moi je t’ai posé une question, mini pouce… Borné comme il était, il n‘abandonnerait pas.. »
        « La ferme Wayhne! Serrant ses poings, Neal s‘interposa entre les deux, se mettant face à Dakota »
        « J’attends ta réponse dit-il en ignorant Neal, et en passant sa tête par-dessus l’épaule de son ami »

        Neal plaqua automatiquement son ami contre le mur de la grande surface, face aux caisses du magasin; toutes les caissières les regardaient. Mais le jeune garçon était à peine plus petit que Dakota et il n'avait aucun mal à lui foutre une raclée, même en ayant des témoins à la scène. Il était loin d'être timide, et plutôt borné. Tout comme son ami, chose qui devait les rapprocher au fond. Dakota était d'une compagnie agréable, à condition qu'il soit seul avec Rowlands. A partir du moment où il y avait une troisième personne - et pas forcément que Victoria, il se montrait possessif et jaloux. & quiconque s'approchait de trop près de Neal avait à faire à Dakota. Bien que le jeune garçon n'est pas besoin d'ange gardien, il se plaisait bien à être autant protégé. Mais la, n'était pas la question. Il se devait à son tour de protéger son amie, celle qui le connaissait le mieux, celle pour qui il aurait perdu la vie si il aurait du. Il n'aimait pas qu'on s'attaque à elle, qu'on augmente le son de la voix, elle était si fragile et si calme à ses yeux. Il aurait pu être son frère, qu'il aurait agit de cette manière. & heureusement qu'il ne l'était pas, car pour lui; elle était la futur femme absolue, celle qu'il voyait tantôt dans les films, tantôt dans ses rêves. Il était certes, encore trop petit pour oser y pensait, pourtant il se voyait déjà avec elle. Souvent il lui tenait la main, l'embrasser sur la joue, la serrer contre lui, ils dormaient au pied de l'arbre la couvrant de ses bras et de sa chaleur. Et dès qu'une maîtresse osait le ton dans la cour de l'école, il suffisait qu'elle jette un regard en direction de Vicky pour qu'il s'imagine de suite qu'elle attaquait sa confidente. Souvent, il se prenait un renvois, parce qu'il n'y allait pas de main morte face à l'adulte et l'insultait si souvent. Ce qui semblait bien faire rire ses camarades, depuis il s'était pris au jeu, et ne réagissait ainsi pas que forcément pour son amie, mais aussi pour d'autres qu'il appréciait - même si ils n'étaient pas beaucoup.

        « Tu vas te calmer, t'excuser et déguerpir! Serrant les dents, il fusillait du regard Dakota »
        « Jamais... Bougonna t'il en détachant l'étreinte de Neal avec violence »

        Dakota venait d‘échapper aux mains assassins de Neal, ce dernier faisait une tronche de trois kilomètres, tentant d‘insulter son ami dans ses pensées; comme si ce dernier aurait pu l‘entendre. Posant sa tête contre le mur, entre ses bras, il inspira fortement avant de sentir l‘étreinte de la jeune fille, qui déposa sa tête contre l‘épaule de Rowlands. Lui insufflant le calme nécessaire pour partir de ce lieu sans davantage de problèmes. Ce qu‘il fit, en prenant la jeune fille par la main et en la tirant avec lui, en dehors du magasin; où sa mère les attendaient. Depuis combien de temps d‘ailleurs ? Pourquoi n’était-elle pas venue les chercher ?! Ni une, ni deux; il grimpa avec Victoria dans la voiture quand sa mère lui demanda :

        « Vous n‘étiez pas venu avec Dakota ?! »
        « Si, mais ses parents étaient en train de faire des courses, et il est resté avec eux… »

        Avoua Neal, d‘une manière sur de lui et comme si s‘était la vérité. Sa mère démarra alors sans se rendre compte du mensonge de son fils, après tout cela aurait pu être vrai; étant donné qu‘elle n‘avait pas vu la famille Wayhne depuis hier soir. Neal quand à lui espérait qu‘elle n‘avait pas croisée la petite famille tôt ce matin. Et au geste de sa mère, il en concluait que non. Il se détendit alors, regardant à la fois Victoria, et l‘extérieur de la voiture. Sa mère laissa les deux petits à la plage, où elle retrouva son mari et son fils aîné : Andrei; l‘ennemi juré de Neal. Ce dernier ne voulait pas laissé Victoria rentré seul, il venait alors de lui murmurer qu‘elle rentrera plus tard chez elle. C‘était sans difficulté qu‘elle acquiesça et qu‘elle lui souriait. C‘était le temps, où ils aimaient la compagnie l‘un de l‘autre; où tout semblait si facile; où il vivait la vie telle qu‘elle venait sans avoir peur de perdre son amie, le lendemain. C‘était l‘insouciance de la jeunesse

        « Elles sont si proches de nous, murmura la jeune fille en désignant du regard les étoiles. On dirait qu‘elles vont se poser près de nous. Tu crois que c‘est possible, Neal ? »
        « Les étoiles ne se posent jamais près des hommes, Ce n‘était pas pour la contredire, simplement la vérité. Sauf la plus belle d‘entre elles, qui est à mes côtés… Finit-il par dire en détournant le regard. »

        Il commençait à se faire tard, la nuit semblait tombée petit à petit; laissant alors le soleil se coucher. Le ciel semblait bas, ils voyaient avec facilité les étoiles. Assis, au pied de l‘arbre. De leur arbre, Neal resserrait tendrement l‘étreinte autour de la jeune fille, faisant en sorte qu‘elle ne puisse voir son visage, se cachant sa tête dans la chevelure de la jeune fille. Déjà petit, il n‘était pas dans son état normal, dès que le moindre sentiment faisait surface, pourtant, il savait que vivre sans elle, se relèverait un miracle. & il ne croyait pas aux miracles !
        Et dire qu‘il n‘avait que dix ans; et elle neuf ans…
        Fin.du.flash.back


    Elle avait cette attitude que Neal ne comprenait pas très bien. Cette tendance à ne pas vouloir s’approcher de lui, comme si elle avait peur de s’attacher une nouvelle fois et de ne pas en sortir indemne. Il la connaissait suffisamment pour savoir qu’elle en souffrait, il lisait en elle comme dans un livre ouvert. Et si il n’avait pas été si proche d’elle auparavant, il aurait sûrement jeté l’éponge depuis belle lurette. Il ne serait même pas revenu, elle aurait été une vulgaire chose de son passé; comme les autres. Mais il savait qu’elle ne voulait qu’une chose : se protéger. Ne pas retomber dans le même piège qu’il y a sept ans. Malheureusement, il ne pouvait effacer son départ, il ne pouvait qu’essayer de se faire pardonner. Rien de plus, et Victoria ne l’aidait en aucun cas. Chose légitime; cependant Neal n’avait pas eu l’impression de l’avoir trahis, il ne se sentait pas coupable. Après tout, il ne lui avait jamais dis qu’il garderait contact avec elle, jamais il n’avait dis qu’il reviendrait ou qu’il ne reviendrait pas. Jamais il n’avait dis qu’il l’oublierait, mais lui avait demandé de le faire. Pour lui, pour elle. Pour eux. Et accessoirement, parce qu’il n’était pas sur de pouvoir revenir; pour qu’elle en souffre moins. Il n’aimait pas le regard qu’elle lui lançait, il n’aimait pas sa façon d’être si calme alors que ses joues se teintées d’un rose chaud.

      « Tu ne crois pas ? TU NE CROIS PAS ? Si t'avais tenté, ne serais-ce qu'UNE SEULE fois de me répondre, peut-être que ça aurait pu fonctionner. Si tu avais été un peu moins égoïste, tu m'aurais répondu. & pour quelqu'un qui vente les mérites des hommes dans les magasines, t'as même pas le culot et le courage nécessaire pour réagir naturellement. T'es comme les autres ; t'es modelé, t'es faible et t'es qu'un pauvre con qui pense pouvoir revenir comme ça du jour au lendemain. »
      « Je n'ai pas changé Victoria, Il se voulait franc, cependant sa voix trahissait un certain renfrognement, c'est toi qui m'a toujours mal jugé! Neal soutenait son regard, méprisant et hautain à souhait. »


    Si il voulait se calmer, cela lui semblait difficile. Neal ne cachait pas sa défaite face à la jeune femme. Comment pourrait-elle un seul instant connaître ce qui s'était passé, savoir ce qui l'avait poussé à partir; alors qu'elle l'avait déjà condamné ?! Comment se disait-elle naturelle à son tour, si elle n'osait réellement voir les choses en face ? Il aurait très bien pu partir ailleurs, ne jamais revenir, rester avec cette maudite fiancée qui lui avait gâché sa jeunesse - et dont on avait également gâché la sienne; mais il était tout de même revenu. Alors oui, il pensait réellement qu'elle aurait été assez intelligente, au moins pour écouter ce qu'il avait à dire. Pour au moins ne pas le juger au même titre que les autres. Pour au moins lui laisser une chance de connaître la vérité. Mais son choix semblait déjà fait, elle ne voudrait plus jamais de lui. Il s'y attendait mais n'avait voulu y croire. Il aurait voulu voir les choses différemment, être plus fort et savoir ce qu'il devait dire. Mais il ne trouvait pas les mots, ni l'envie de lui avouer quoi que ce soit. Il venait de se recevoir un poignard en pleins coeur; et encore, il aurait préféré le poignard que cette vérité.

      « Mais tu sais quoi, Neal ? Je vais pardonner et oublier. Je vais te pardonner et t'oublier. Fais ce que tu veux de ta vie, tu ne fais plus partit de la mienne depuis déjà sept ans. »
      « Je ne pourrais te dire, ce que je ne sais; te donner, ce que je n’ai; te fuir, même si tout nous sépare. Tout ce que je te promet c’est un nouveau départ.. »


    C'était trop tard, Neal déposait à son tour les armes sans lever le bras cependant. Sa voix était d'un calme inné, cependant il cherchait à cacher sa blessure. Ce n’était pas tel les mots qui l’avait blessé, il s’y attendait. Mais plutôt la personne qui venait de le lui dire. Comme quoi, en revenant il s’était trompé, elle ne valait pas mieux que ces autres filles. Serrant ses poings, il aurait très bien pu s’approcher d’elle pour s’excuser, la giflait, se mettre à genoux; ou tout simplement pour la serrer contre lui. Comme autrefois. Mais il restait impassible, comme prisonnier par un filet transparent, comme pris au piège entouré par des bêtes sauvages. En fait il était prisonnier à la fois de sa colère et à la fois du choc qu’elle venait de provoquer. Son regard se baissa aussitôt, ses mains tremblaient dans les poches de son survêtement, chose qu’elle ne pourrait voir; encore heureux. Le monde venait de s’écrouler, mais lui semblait rester encore debout. Vivre, mais à quel prix ? Le regard désormais relever, la bouche crispée, la terre semblait tremblée sous ses pas violents. Il sortit l’une de ses deux mains de la poche, il s’était suffisamment rapprocher d’elle et il tira Victoria avec lui jusqu’à la voiture; sans faire attention aux personnes en face de lui. Il aurait pu les expulser à l’autre bout de la plage, tant sa force était de mise; il ne voyait désormais que du rouge. Il lâcha la jeune Blythe au pied de la voiture et y ouvrit la porte côté passager, sans prendre la peine de lui jeter un seul regard. Les mains sur le contact, il venait de faire tout le tour de la voiture et de monter à sa place : côté conducteur. Il n’attendait plus qu’elle monte pour partir et la raccompagner chez elle. C’était ce qu’elle désirait non ?!

      « Plus vite tu monteras, plus vite tu seras chez toi... Il venait de lui klaxonner comme pour la réveiller en surenchérissent d'une voix calme mais dure & dépêche toi, ‘‘l'égoïste’’ n'a pas que ça à faire, ses ‘‘modèles’’ l‘attendent! Dit-il froidement & avec rancune »


    Malgré tout, elle était sa force, comme sa faiblesse. Sa vraie force & sa seule faiblesse…
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Mar 23 Juin 2009 - 1:34


      NEAL : Je n'ai pas changé Victoria, c'est toi qui m'a toujours mal jugé!

    Victoria se sentait faiblir à l'unique entente de cette phrase. Comment osait-il lui dire ça ? Peut-être qu'elle n'était pas aussi démonstrative dans sa défense quand ils étaient plus jeunes mais elle avait toujours tout fait pour que le nom de son ami ne soit pas sali. La jeune fille passa sa main dans les cheveux, le regard perdu, tout en secouant la tête. Elle n'y croyait tout simplement pas. Neal avait été important. Neal avait toujours été là. Seulement, là, il ne comprenait rien. Était-il réellement idiot ou le faisait-il exprès ? Pensait-il vraiment ce qu'il lui disait ou c'était sa façon à lui de la blesser un peu plus ? Dans les deux cas, le résultat voulu était bien présent. Victoria redressa sa tête, sentant ses yeux qui allaient montrer bien plus que ce qu'elle voulait. La tristesse, la blessure, la douleur. Et puis, aussi parce que, quand elle était passablement bien énervée, elle avait le visage tordue de rage et les yeux rouges de pleurs. Larmes de rage. C'était des larmes de rage qui coulaient toujours. Seulement, là, il y avait un petit arrière amer qui démontrait que ce n'était pas que de la colère. De plus, le ton et l'air employés par Neal n'aidaient en rien la communication entre eux. Victoria aurait aimé dire quelque chose, intervenir, faire entendre son point de vue mais ses lèvres restèrent coincées, renfermées et clouées pour qu'aucun son n'y sorte.

      NEAL : Je ne pourrais te dire, ce que je ne sais; te donner, ce que je n’ai; te fuir, même si tout nous sépare. Tout ce que je te promet c’est un nouveau départ...

    Un nouveau départ... Cette phrase résonnait inlassablement dans sa tête. Était-elle prête pour un nouveau départ ? En tout cas, cela a eut l'effet de la stopper directe dans son trajet, dos à Neal et tête baissée. Son regard émeraude était fuyant. Fuyant quoi ? Elle ne savait pas. La jeune Blythe était ailleurs, partit dans un autre monde, à une autre époque. Cette époque où tout allait bien. Cette époque où vous vous sentez plus vivant que jamais. L'époque où son père était encore là, à la bercer tendrement le soir. L'époque où sa famille n'avait pas à subir mille et une histoires. L'époque où Neal était là et son cœur comblé. Une époque désormais révolue mais que Victoria refusait d'abandonner. La petite fille qu'elle avait été résidait toujours au fin fond d'elle-même, il fallait juste quelqu'un pour sortir cet air enfantin qu'elle chérissait tant. Elle fut tirée brutalement de ses pensées par Neal, au sens propre comme au sens figuré. En effet, le jeune homme lui avait attrapé sans ménagement le bras et exerçait sur elle une poigne dont elle n'avait jamais été victime jusqu'à maintenant. Au lieu de chercher à se débattre pour enlever cette emprise, sa main libre balaya vivement ses joues et ses yeux pour effacer toute trace qui pouvait laisser montrer le débordement de la situation sur elle. Quand ils arrivèrent devant la voiture, Neal la lâcha et partit sans un mot de plus à sa place. Victoria le suivit des yeux.

      NEAL : Plus vite tu monteras, plus vite tu seras chez toi... & dépêche toi, ‘‘l'égoïste’’ n'a pas que ça à faire, ses ‘‘modèles’’ l'attendent!

    La jeune Blythe sursauta légèrement alors que le klaxon retentissait. Elle entra à son tour, et malgré elle, dans le tas de ferraille. Quand le jeune homme ouvrit le contact, elle reposa son coude sur le rebord et replongea son regard dans le décor de la ville qui passait à toute vitesse. Neal semblait allé encore plus vite qu'à l'allée mais Victoria n'en avait que faire. Il pourrait même il y avoir le Père Noël en string qui passe devant elle qu'elle s'en foutrait royalement. Tout lui paraissait soudainement fade, sans goût et sans saveur. L'ambiance de la voiture n'était pas pour aidée. A l'intérieur, elle tremblait. A l'extérieur, elle semblait anxieuse. La réaction de Neal la dépassait complètement. Ces sept années de séparation avaient mis un coup dans leur amitié, pourtant autrefois fusionnelle et intense. Mais l'incompréhension totale régnait et ils ne se comprenaient plus. Enfin, en tout cas, c'est l'impression que lui a donné ce retour. L'impression d'être face à un vieux pote d'enfance. Rien de plus. Alors qu'ils savaient tous les deux qu'ils n'étaient pas des amis banals. Ils étaient plus que cela, mais sans réussir à le définir. Et le silence que s'entêtait d'avoir Neal sur son séjour au Michigan lui faisait clairement comprendre qu'ils n'y avaient plus la confiance d'avant. Avant, ils n'avaient qu'à se regarder pour savoir ce que l'autre pensait. Et maintenant, rien que les paroles découlaient sur une impasse. Tellement perdue dans les pensées comme elle l'était qu'elle avait à peine remarqué qu'ils étaient arrivés. Sa main attrapant son sac et l'autre ouvrant la porte, Victoria se tourna une ultime fois vers Neal.

      VICTORIA : Décidément, tu n'as rien compris.

    Sans un mot d'explication de plus, ou même sans lui laisser le temps de répliquer, la jeune Blythe s'échappa de la voiture et ferma bruyamment la portière avant de remonter l'allée de la demeure familiale sans un regard derrière elle. Qu'il aille où il veut. Qu'il fasse ce qu'il veut. Victoria eut mauvaise mine toute la soirée & Rhys l'avait bien remarqué. Elle était tourmentée, perdue et démunie. Le réconfort de bras paternel n'aurait pas été de refus. Mais Maât n'était pas là. & Rhys avait mystérieusement disparu. Installée sur son lit et tenant fermement un coussin contre elle, la cadette put donc retrouver une part de la fillette en elle : la petite fille qui était peinée de la perte d'un être aimé était en harmonie totale avec l'adolescente qui voulait l'envoyer au diable et, en même temps, retrouver ces bras si protecteurs qu'elle avait tant aimé.
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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end) Mar 23 Juin 2009 - 8:23


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Message(#) Sujet: Re: ‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end)

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‘‘Le retour fait aimer l'adieu’’ (end)

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