AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 ✩ you showed me yours, i'll show you mine.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: ✩ you showed me yours, i'll show you mine. Mer 8 Sep 2010 - 23:52

you showed me yours, i'll show you mine.
FEAT. LAWSON MCARTHUR & DOLLY MISSONI.



CocoWalk avait tapé dans l'œil de Dorothy Missoni dès son arrivée à Miami : l'activité du lieu, la diversité des boutiques et son grand périmètre ne pouvaient que la séduire. De fait, elle passait la plus grande partie de ses week-end là-bas, s'adonnant à du shopping ou simplement en sirotant un cocktail sans alcool à la terrasse d'un café, une cigarette entre les doigts. Aujourd'hui, en cette fin d'après-midi de samedi, aucune exception n'était de mise et c'était les bras chargés de sacs de course que la jeune femme s'installa à une table libre d'un café-restaurant qu'elle avait appris à apprécier au fil des semaines. Aucune paire de chaussures ou petits hauts n'étaient à chercher dans ses sacs, c'était d'avantage des achats animaliers qu'elle venait de faire : cage pour ses mygales, seringues pour ses prélèvements, des petits insectes séchés pour leurs repas … Sans doute rien de bien ragoutant pour n'importe qui y mettrait son nez mais Dolly s'en fichait comme de la dernière tenue de Lady Gaga – si seulement elle n'avait ne serait-ce qu'une infime idée de l'existence de cette chanteuse. Une fois ses fesses posées sur sa chaise, elle leva son bras pour interrompre la course d'un serveur les bras déjà chargés d'une commande – il lui adressa donc un regard sévère qu'elle ne sembla pas assimiler car elle prit la parole tout de même, le retenant toujours d'un geste lui barrant le passage. « Je prendrais un thé glacé à la pêche. Pas de canette, votre vraie boisson faite maison, s'il vous plait. » Affichant un visage illuminé d'un sourire, elle finit par relever son bras et le regarder s'en aller à la poursuite de son service sans se rendre compte qu'elle venait d'agir de manière inappropriée. Elle glissa une main dans ses cheveux blonds, attrapa ensuite son sac à main et en extirpa une brochure naturaliste qu'elle posa à plat sur sa table. A l'intérieur, un article rédigé par ses soins sur les Scytodidaes – une variété d'araignées – avait droit à une double page. Elle le connaissait déjà par cœur mais le lire sur papier glacé et enjolivé d'illustrations reconfiguraient complètement la donne et ce fut donc avec avidité qu'elle se remit à le lire. Cinq minutes plus tard, le serveur si élégamment apostrophé précédemment revint avec un plateau d'argent contenant la fameuse boisson. D'un geste bref, Dolly lui fit signe de tout poser sur la table ; ce qu'il fit sans omettre de grimacer, détail qu'elle ne remarqua pas puisqu'elle avait toujours les yeux rivés sur son magazine.
Ce qu'elle remarqua en revanche, lorsqu'elle se décida à relever son nez, fut la silhouette de l'homme assis à deux tables de la sienne. Il était de profil à elle et ne regardait pas du tout dans sa direction mais immédiatement, sa personne lui sembla familière. Elle crut d'abord à un ancien camarade de la fac mais chassa rapidement cette idée puisqu'il n'était pas assez jeune pour être de sa promotion. Au bout de quelques secondes d'observation éhontée, elle finit par reconnaître l'homme et sursauta sur sa chaise. Sans s'inquiéter de le déranger ou quoique ce soit, elle se mit en faire de grands signes de la main en sa direction dans l'espoir d'attirer son attention. Elle ne savait absolument pas ce qu'elle comptait lui dire, ni même s'il se souviendrait d'elle mais l'idée de le retrouver ainsi de l'autre côté du pays était bien trop étonnante pour l'ignorer. D'où elle était, elle ne trouvait pas qu'il avait vraiment changé en deux ans : il était toujours aussi élégant et dégageait cette même confiance en soi. Il ne restait plus qu'à savoir s'il avait également gardé le souvenir de la soirée qu'ils avaient partagé.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: ✩ you showed me yours, i'll show you mine. Jeu 9 Sep 2010 - 0:39





Une semaine et demie qu’il habitait Ocean Grove, et Lawson McArthur n’avait toujours pas eu le temps de se poser cinq secondes pour décompresser. Tout était allé vite, trop vite. Il n’était même pas parvenu à assimiler les évènements importants qui s’étaient déroulés dans sa vie. Tout était passé à la vitesse de l’éclair. Il avait d’abord emménagé dans l’ancienne maison de sa tante, puis il avait enterré cette même tante, et enfin, il avait accueilli chez lui, une demoiselle. Non pas une de ses conquêtes, plutôt le genre adolescente, vous savez, ce genre d‘adolescente qui a une vie tellement pourrie que les services sociaux décident de la placer dans une famille d‘accueil. Et bien devinez quoi, je vous le donne en mille, cette famille c’était Lawson, ou plutôt c’était sa tante avant qu’elle ne passe l’arme à gauche. Et Lawson, sans vraiment réfléchir avait dis oui, ‘oh oui je veux l’accueillir, oh oui je vais m’occuper d’elle, parce que je suis un mec bien, parce que je suis un mec cool, et parce que ma tante l’aurait voulu, vous savez cette femme que j’aime plus que tout, ba ouai, elle l’aurait voulu, alors je vais le faire !’ Bon, je l’admets, il n’avait pas exactement dit ça, mais c’était ce qui lui avait traversé l’esprit lorsqu’il avait accepté. Il n’avait pas réfléchi une seule seconde aux conséquences. Il avait plus de trente ans, pas d’enfant, rien, nada, pas de vie sentimentale stable, et il s’engageait à s’occuper d’une gamine perdue et désorientée. De la folie. De la vraie. Elle était donc arrivée dans sa vie. Les débuts étaient difficiles, elle ne voulait pas rester, pas avec un homme, et elle n’avait pas confiance. Mais Lawson ne pouvait pas la blâmer, il savait ce que cela faisait d’avoir eu une enfance de merde, dans une famille de merde, oh oui il le savait. Alors il prenait son mal en patience, il essayait de lui laisser de l’espace, sans vraiment l’abandonner, il cuisinait pour elle, lui achetait des magazines pour qu’elle puisse se divertir. Mais aujourd’hui, aujourd’hui en la voyant assise sous le porche de la maison, il s’était mis à douter. Il faisait une connerie, il en était persuadé. Ne supportant plus de voir la demoiselle devant lui, il avait prétexté un rendez-vous médical pour pouvoir s’éclipser.

Et c’est ainsi que Lawson McArthur se retrouvait assis à la terrasse d’un café au Cocowalk. Il ne connaissait pas trop les lieux, mais les personnes qu’il avait rencontré lui avaient confié que c’était un endroit super pour ceux qui adorait faire du shopping. Chose qu’il adorait faire, mais qu’il n’avait pas encore pris le temps de faire. A cette pensée, Lawson grimaça. Le fait de s’occuper d’une adolescente signifiait-il qu’il allait devoir l’accompagner faire du shopping ? Lawson secoua la tête, il ne devait pas se prendre la tête sur ce genre de détails plus que futiles. Le serveur arriva, et Lawson commanda un café noir bien serré. Il avait besoin de sa dose de caféine, c’était soit ça, soit un verre de whisky, mais il était définitivement trop tôt pour s’arracher la gueule avec de l’alcool pur. Alors que le serveur lui apportait son verre, Lawson profita de cet instant de calme et de paix pour observer les environs. Il n’avait même pas pris le temps d’observer Miami, c’était tout de même un comble ! Le serveur apporta sa commande, et tandis que sir McArthur s’obstinait à touiller le liquide alors qu’il n’avait pas mis de sucre dedans, il aperçut une demoiselle qui lui faisait de grands signes. Lawson fronça dans un premier temps les sourcils avant de reconnaitre la jolie blonde qui lui faisait un large sourire. Dolly Missoni, ici. C’était juste incroyable. Cette jeune fille qu’il avait rencontrée deux ans plus tôt dans l’un de ses casinos à Las Vegas, était désormais à quelques mètres de lui. Sans hésiter une seule seconde, il prit sa tasse de café, son portable égaré sur sa table, et se dirigea vers la table de la jeune femme. Il s’installa en face d’elle et lui dit sur un ton taquin: « Je te demande pas la permission, vu le nombre de caprices que tu as fait dans mon casino, tu me dois bien une place à ta table. » Il lui fit un petit sourire provocateur, et la contempla sans éprouver la moindre gêne. La revoir ici était digne d’un miracle, d’ailleurs, dès qu’il l’avait reconnue, il avait oublié ses soucis comme par magie, à croire qu’elle cachait une baguette dans l’un de ses sacs…D’ailleurs, à la vue des nombreux sacs qu’elle avait avec elle, il eut un petit rire moqueur mais tout de même sympathique: « Et bien dis moi, tu as dévalisé toutes les boutiques de chaussures et de fringues du coin ? » Après ça, tandis qu’il ne la quittait pas du regard, il but une gorgée de son café brulant. C’était toujours surprenant la facilité avec laquelle il parvenait à se lier aux gens. Il ne l’avait pas vue depuis deux ans, et pourtant il agissait comme si elle avait quitté Las Vegas la veille. Lawson était définitivement ravi de la retrouver là, elle qui, avec son regard de braise, avait réussi à le charmer quelques années plus tôt.



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: ✩ you showed me yours, i'll show you mine. Ven 10 Sep 2010 - 0:42

Au moment même où leurs regards se croisèrent, Dolly comprit que la partie était gagnée. En effet, Lawson McArthur ne la regarda pas avec inquiétude ou sévérité, ce qui était forcément bon signe, non ? Elle baissa donc instantanément son bras mais ne perdit rien du sourire qui l'avait assaillie dès l'instant où elle l'avait reconnu. Elle avait une image de patient et intriguant gentleman le concernant marquée dans son esprit – après tout, il lui avait bien permis de ne pas rentrer chez elle, deux ans auparavant, bredouille et complètement dépitée. Il lui avait même appris à bleffer au Poker, chose qu'elle ne s'imaginait pas un instant être capable de faire. Grâce à lui, elle était revenue en Alaska avec le double de son argent de départ et la fierté de pouvoir dire à qui voulait bien l'écouter qu'elle avait tout appris auprès d'un gérant de Casino, s'il vous plait ! Rapidement, elle attira vers elle sa boisson glacée pour dégager de la place puis reporta son regard sur l'homme qui était déjà arrivé auprès d'elle. Il paraissait tout aussi surpris qu'elle de ces retrouvailles et avec une aisance stupéfiante prit place à sa table. Même si l'idée de le repousser ne lui avait pas traversé l'esprit, elle afficha un air bougon et lui tira un brève grimace lorsqu'il souligna son côté capricieux qu'apparemment, elle lui avait fait subir. Bien sûr, ce n'était rien de sérieux : elle n'était pas véritablement piquée au vif mais ce n'était jamais vraiment agréable de s'entendre dire qu'on était une vraie plaie, surtout quand on s'appelait Dolly Missoni et qu'on avait de tout évidence du mal avec l'ironie. Une fois qu'il fut bien installé, elle croisa ses bras devant elle, par dessus son magazine et soutint son regard azur comme si elle essayait d'y déchiffrer une partie des deux années qui venaient de s'écouler et surtout, des raisons pour lesquelles il se trouvait actuellement à Miami, si loin de son précieux Casino. Il avait paru si épanoui dans son boulot de propriétaire de Casino que c'était plutôt surprenant de le voir s'en éloigner autant, mais peut-être s'agissait-il de simples vacances ? Malheureusement, cette technique d'examen visuel ne l'amena pas à grand chose et elle comprit qu'elle allait devoir dégainer une bonne série de questions pour découvrir un peu plus cet homme qu'elle ne connaissait pas vraiment, dans le fond. Lorsqu'il désigna ses sacs et se permit de commenter leur nombre, elle sortit de sa contemplation et eut un geste affectif envers celui qui était le plus près d'elle. Sur le même ton taquin qu'il avait emprunté, elle lui répondit. « Figure-toi que non ! Je sais que j'ai gagné le pactole grâce à toi il y a deux ans mais ça n'a pas suffit à me rendre complètement superficielle et me faire oublier l'essentiel ... » Elle leva un doigt en signe d'attente avant de plonger son bras opposé dans un de ses sacs et en attraper une petite boîte transparente contenant une araignée de taille moyenne qu'elle venait tout juste d'acheter. L'insecte était velue mais calme dans sa boîte. « Mes adorables araignées ! » Avec douceur, elle posa une main sur le sommet de la cage en verre, se pencha à son niveau et observa la bestiole avec un amour infime dans le regard. « Je pourrais dépenser sans compter pour elles … » Se redressant finalement, elle adressa un discret sourire à Lawson, ne semblant pas du tout réaliser qu'il pouvait s'avérer assez impoli de présenter un insecte peu esthétique à un individu venu prendre un café et chercher un instant de détente.
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: ✩ you showed me yours, i'll show you mine. Mer 15 Sep 2010 - 0:32





Elle n’avait pas changé. Voilà ce qu’avait pensé Lawson en s’installant face à la jeune femme. Elle avait toujours le même visage angélique, le regard espiègle, le sourire taquin, les boucles blondes qui encadraient son visage. Non elle n’avait pas changé, elle respirait toujours la joie de vivre, elle était toujours aussi décontractée et déconcertante. Oui déconcertante, c’était ce qu’elle était aux yeux du garçon. Dès la première fois qu’il l’avait vue, il avait su qu’elle n’était pas comme les autres. Qui, ferait la ‘gueule’ parce qu’il se retrouve dans un casino ? Qui voulait rebrousser chemin, et assumait parfaitement son point de vue lorsque le propriétaire arrivait ? Peu de monde. Et puis, elle était plus jeune que lui, mais ne s’en formalisait pas. Elle était déconcertante parce qu’elle ne semblait pas se rendre compte que parfois, elle n’agissait pas comme les conventions l’exigeaient, déconcertante parce qu’après l’avoir croisée deux ans auparavant dans un casino, elle était désormais face à lui assise à la terrasse d’un café. Déconcertante parce qu’elle se souvenait de lui, et parce qu’elle lui disait d’une voix taquine: « Figure-toi que non ! Je sais que j'ai gagné le pactole grâce à toi il y a deux ans mais ça n'a pas suffit à me rendre complètement superficielle et me faire oublier l'essentiel ... » Lawson prit une mine triste, et dans un faux sanglot murmura: « Ne me rappelle pas que tu m’as dépouillé je t’en prie. » Puis il reprit sa position normale. Il se souvenait qu’elle avait été une très bonne élève, elle avait rapidement appris les règles, les techniques de jeux, elle savait comment ruser, comment tromper l’adversaire, et la voir progresser puis gagner avait été une véritable satisfaction pour le jeune homme. Buvant une gorgée de son café brulant, il observait avec curiosité les sacs qui encerclaient la jolie poupée. S’il ne s’agissait pas de vêtements et chaussures, qu’est-ce que cela pouvait bien être ? Lawson eut bientôt sa réponse, et quelle réponse ! Devant lui elle venait de sortir une boite contenant une grosse araignée toute poilue ! Sous le choc et la surprise, Lawson se recula vivement et failli tomber de sa chaise. Heureusement il parvint à rester en place, malheureusement, le serveur qui se trouvait derrière lui, fut déséquilibré et renversa une tasse par terre. Lawson ne s’en préoccupa pas, il était bien trop absorbé par ce qu’elle venait de sortir. Lorsque je vous disais que cette fille était surprenante… Il se rapprocha calmement, et observa l’animal, tandis que Dolly poursuivait: « Mes adorables araignées ! Je pourrais dépenser sans compter pour elles … » Un sourire attendrissant apparut sur le visage du garçon lorsqu’il apperçut de l’amour dans le regard de la jolie blonde. Elle semblait…Passionnée. C’était incroyable la façon dont elle regardait ces spécimens, et la façon dont elle en parlait. Lawson ne connaissait pas trop les araignées, à part les petites…Qu’il avait l’habitude d’écraser d’ailleurs. Mais sinon il n’avait aucune connaissance sur elles. Il n’était pas spécialement effrayé par elles, mais il s’en méfiait tout de même. La surprise passée, il eut un petit rire, et en plantant son regard dans celui de la demoiselle, il lui dit d’une voix caverneuse: « Tu es surprenante Dolly, vraiment. » Et alors qu’il regardait une nouvelle fois l’animal, il entendit un petit bruit de dégout, provenant du serveur qui venait de repasser à côté d’eux et avait vu l’animal. Lawson qui venait de boire une nouvelle gorgée, était curieux de savoir pourquoi elle se baladait avec ça sur elle. Il avait un tas de questions à lui poser. Si lorsqu’il l’avait rencontrée, il n’avait pas été trop curieux, aujourd’hui, alors qu’il l’avait retrouvée, il ne ferait pas la même erreur. Il voulait tout savoir d’elle. « Mais dis moi, pourquoi tu te trimballes avec des araignées sur toi ? Au cas où tu te ferais attaquer ? » Et puis alors qu’il lui posait la question, la réponse apparut comme une évidence: « Tu es arachnologue ! » Les yeux écarquillés il l'observait. Il était stupéfait, et charmé. Oui charmé. Cette fille était tout simplement incroyable, qui aurait pu se douter que derrière ce brin de jeune fille se cachait une passionnée d’araignées ? Personne ! Alors il poursuivit ses questions: « Mais depuis quand ? Et puis tu as beaucoup d’espèces ? Ca consiste à quoi ton travail ? Et cette araignée là, elle est dangereuse ? Et puis… » Il se stoppa devant la mine de Dolly, et avec un petit rire amusé il ajouta: « Trop de questions, désolé. C’est juste que je suis sur le cul, oui je le répète, tu me mets sur le cul Dolly. » Mal poli ? Et alors ? Il disait ce qu’il ressentait, il n’y avait aucun mal à cela. Le serveur passa une énième fois, et d’un geste de la main, Lawson commanda les deux mêmes boissons, il espérait qu’elle avait du temps devant elle, parce qu’il n’était pas pressé de la quitter, elle et ses histoires fabuleuses.



Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: ✩ you showed me yours, i'll show you mine. Lun 27 Sep 2010 - 23:52

La jeune femme ne parut pas le moins du monde attendrit par la tristesse que sur-joua Lawson quand il commenta avec ironie ses gains de la soirée. Il avait été en grande partie le premier responsable de ses victoires consécutives, c'était donc tout à fait invraisemblable de sa part de s'en plaindre à présent. Dolly comprit donc, malgré ses difficultés à saisir toutes les subtilités de l'ironie, qu'il se moquait d'elle plus qu'autre chose. En temps normal, elle aurait rebondit sur ses mots et aurait souligné l'incongruité de ce qu'il venait de dire mais elle n'en fit rien. Peut-être parce qu'il s'agissait d'une belle journée et qu'elle ne voulait pas prendre le risque de la bousiller par de vains chichis ou peut-être parce qu'elle était trop détendue par la présence de cet homme qu'elle en oubliait d'être pointilleuse.

Obnubilée par l'araignée qu'elle venait de sortir de son sac, elle n'avait pourtant pas loupé la réaction de surprise qui prit Lawson. Jamais elle ne les loupait : ces regards écarquillés, ces corps qui se révulsent, certains cris parfois … C'était bien trop délicieux pour rater de tels spectacles et même si Lawson ne lui avait pas offert une scène mémorable, sa réaction suffit à lui arracher un sourire d'amusement. C'était drôle de voir qu'une si minuscule bestiole enfermée dans une boîte de verre pouvait avoir un quelconque effet sur un gaillard viril comme lui. Levant son regard vers le sien, elle l'écouta la complimenter sans réellement se sentir « surprenante », comme il venait de l'affirmer. Elle n'exerçait pas un métier typique, certaines de ses passions étaient peu conventionnelles mais jamais elle ne s'était sentie comme une personne « surprenante ». Peut-être qu'à force de se fréquenter soi-même, on en oublie combien on est peu conforme à la norme. Décollant son regard de celui bleu électrique de Lawson, elle fixa avec indifférence le serveur qui venait de couiner au dessus de leurs têtes, poussa simplement un soupire avant de se redresser et de coller son dos contre son siège. Ses mains retombèrent sur ses cuisses et elle haussa les sourcils quand son invité surprise lui demanda la raison de posséder des araignées. Elle pensait la réponse si évidente qu'elle lui aurait sans doute rit au nez s'il n'avait pas fini par comprendre seul. Dolly lui sourit alors, se pencha en avant pour tapoter le dos d'une de ses mains tout en le félicitant comme elle l'aurait fait avec un enfant comprenant que deux et deux font quatre. « Bravo ! » Elle se redressa ensuite et attrapa son verre qu'elle but tout en essayant de ne pas s'étrangler sous l'avalanche de questions qui lui tomba dessus. Restant silencieuse mais la mine visiblement amusée par ce qui se produisait sous ses yeux, elle ne parut pas intimidée par les éloges qu'il était en train de lui faire. Alors que n'importe quelle femme aurait rougit et aurait perdu ses moyens face à de tels compliments venant d'un tel homme, Dolly parut à peine flattée. Elle était une femme très sûre d'elle – voire trop – et savait très bien ce qu'elle valait, les paroles de Lawson résonnèrent donc à son oreille comme des évidences. Elle ne prit pas un air condescendant, mais juste compréhensif. Il était magnifique et rusé mais à cet instant, il apparaissait à ses yeux comme un gamin face à une chocolaterie. Attendrie par l'effet que produisait son métier sur lui, elle lui sourit doucement et ouvrit enfin la bouche pour lui donner un début d'explication à toutes ses interrogations. « Tu dois mieux comprendre pourquoi les jeux de hasard me sont complètement étranger du coup … Je suis une scientifique, une pure, une dure. Si tu m'avais laissé compter les cartes dans ton Casino, peut-être que j'aurais réellement brillé. » Elle lui adressa un sourire taquin avant de poursuivre.  « Je suis assez réputée dans mon domaine, malgré mon jeune âge. Tu peux même me chercher sur Wikipedia, quelques bons articles figurent sur mes travaux. » Désignant du menton la petite – à ses yeux – araignée, elle ajouta. « Tant qu'elle reste dans cette boîte, c'est bon. Mais même si elle s'en échappait par je ne sais quel moyen, elle te paralyserait uniquement un doigt. La plupart des araignées sont moins féroces qu'on ne le croit. » Se rapprochant de la table et reprenant la cage entre ses mains, elle commençait déjà à l'ouvrir quand elle lui demanda dans un chuchotis comme si elle lui offrait une faveur. « Tu veux la prendre ? »


Dernière édition par Dolly Missoni le Jeu 14 Oct 2010 - 17:02, édité 1 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: ✩ you showed me yours, i'll show you mine. Jeu 14 Oct 2010 - 14:59





Dolly n’avait pas changé et c’était un véritable plaisir pour Lawson de la croiser ici. Il se sentait tellement étranger à cette ville, que tomber sur quelqu’un qu’il connaissait, ne serait-ce qu’un minimum, lui procurait une nouvelle bouffée d’oxygène. Oui, il était heureux de la retrouver. De voir qu’elle n’avait pas tant changer que ça. Il voyait bien qu’elle avait toujours autant de mal à repérer l’ironie. C’était ce qui l’avait marqué chez elle, en plus de sa beauté et de son grain de folie évidemment. Elle n’arrivait pas à cerner quand les gens plaisantaient, ou quand ils étaient sérieux. Et Lawson prenait un malin plaisir à la taquiner. Il avait toujours été sarcastique et ironique dans ses propos, mais lorsqu’il était avec la demoiselle, il accentuait nettement ce trait de caractère. Lorsqu’elle tapota sur sa main tout en lui parlant comme s’il était un gamin de cinq ans, il fut piqué au vif, mais tenta de le cacher. Il n’aimait pas qu’on le prenne pour un idiot. Et Dolly avait beau penser tout ce qu’elle voulait, posséder des araignées ne signifiait pas forcément être arachnologue. Tout le monde n’exerçait pas ce métier, et pourtant bien des gens possédaient ces petites bêtes chez eux. Il passa néanmoins au dessus de la moquerie de la jolie blonde, il ne voulait pas se montrer sans humour, alors qu’il en avait énormément.

Le regard plongé dans celui de la jeune Missoni, Lawson attendait avec impatience qu’elle lui révèle ses secrets. Il avait hâte de savoir. Oui hâte ! Il but une gorgée de son café, tout en trépignant d’impatience. C’est alors qu’elle daigna enfin abréger sa souffrance en prenant la parole: « Tu dois mieux comprendre pourquoi les jeux de hasard me sont complètement étranger du coup … Je suis une scientifique, une pure, une dure. Si tu m'avais laissé compter les cartes dans ton Casino, peut-être que j'aurais réellement brillé. » Lawson acquiesça vivement. En effet, il comprenait mieux. Il fit néanmoins les gros yeux lui répondant rapidement: « Je t’aurais mis dehors un coup de pieds au derrière si t’avais compté les cartes ! » Elle eut un petit sourire et poursuivit: « Je suis assez réputée dans mon domaine, malgré mon jeune âge. Tu peux même me chercher sur Wikipedia, quelques bons articles figurent sur mes travaux. » Lawson leva les yeux au ciel, c’est qu’elle se vantait la petite ! Mais en même temps, si elle le faisait, c’était qu’elle avait de bonnes raisons pour ça. Après tout, elle était jeune et déjà réputée. McArthur se jura d’aller fouiller sur internet à la recherche d’informations sur son compte. Non pas sur sa vie privée, mais bel et bien sur ses travaux, ses recherches. Il était intrigué par ce petit bout de femme, qui se montrait être une femme intelligente, une femme d’affaire incroyable. Cela faisait longtemps qu’une demoiselle ne l’avait pas intrigué de la sorte, certes il avait toujours été intéressé par la gente féminine, mais plus pour leur physique que pour ce que ces femmes possédaient vraiment. Là avec Dolly, c’était totalement différent. Elle était belle et intelligente, belle et intéressante. Il fut tiré de sa rêverie lorsqu’elle lui dit: « Tant qu'elle reste dans cette boîte, c'est bon. Mais même si elle s'en échappait par je ne sais quel moyen, elle te paralyserait uniquement un doigt. La plupart des araignées sont moins féroces qu'on ne le croit. » Admiratif, il observait l’animal bouger dans sa petite cage, jusqu’à ce que Dolly commence à ouvrir la boite. Le garçon fronça les sourcils. A quoi jouait-elle ? Sincèrement. Il comprit bien vite où elle désirait en venir lorsqu’elle lui demanda: « Tu veux la prendre ? » Lawson s’étouffa avec une gorgée de café. Il l’observa pour voir si elle plaisantait, mais malheureusement pour lui le: « Je plaisante Law ! » n’arrive jamais. Il se gratta nerveusement le cuir chevelu et commença à répondre: « Tu sais Dolly, je suis pas sûr que… » ‘Ca soit une bonne idée’ voilà ce qu’il avait voulu dire, jusqu’à ce qu’il croise le regard émerveillé de la jolie poupée. Il soupira doucement, et finalement lui dit: « Bon très bien j’accepte, mais elle a pas intérêt de me paralyser le moindre doigt ! » Nerveusement, et en tremblant légèrement, il approcha sa main de celle de Dolly. Cette fille avait beau être formidable et surprenante, il lui en voulait profondément sur l’instant. Et puis finalement, il sentit huit petites pattes se poser sur sa peau glaciale. Il observa l’araignée, médusé par le spectacle qui se déroulait sous ses yeux. La petite bête commença alors à monter le long de son avant bras, et Lawson se tortillait doucement sur sa chaise, c’était l’effet des pattes velues sur sa peau qui le rendait dans cet état. Finalement, ce n’était pas si terrible que ça. Il approcha doucement sa main gauche sur l’araignée et lui caressa doucement le corps. Etrange geste, étrange sensation. Jamais, au grand jamais, il n’avait imaginé qu’il ferait une telle chose un jour. Finalement il releva le viage vers Dolly, et un sourire amusé apparut sur son visage. Il lui demanda d’une voix taquine: « Allez admets le, c’est ta technique de drague les araignées n’est-ce pas ? » Il marqua une courte pause, cherchant à sonder son âme rien qu’avec ses yeux. Et puis il lui dit: « Je suppose que comme je ne me suis pas enfui en courant, et que j’ai accepté de prendre dans ma main ce petit spécimen, j’ai le droit à un second rendez-vous ? Enfin j‘imagine. » Culoté, direct ? A peine, mais après tout, c’était dans son caractère. Et puis, il aimait vraiment la compagnie de la jolie blonde, espérons pour lui que c’était réciproque. Et tandis qu’il attendait sa réponse, un petit rire sortit de sa gorge lorsqu’il aperçut une petite fille pétrifiée sur place devant l’animal qui montait le long de son bras. La pauvre, effrayée, partit en courant dans les jupons de sa mère. L’espace de quelques secondes, il s’imagina faire de même. Evidemment, il aurait plutôt rejoint les jupons de Dolly, si vous voyez ce que je veux dire.




Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: ✩ you showed me yours, i'll show you mine. Sam 23 Oct 2010 - 22:26

Un rire enfantin s'échappa de ses lèvres pour s'éteindre aussi rapidement que survenu lorsque Lawson lui assura qu'il n'aurait pas manqué de la virer de son casino si elle avait utilisé les mathématiques pour remporter des sous. Elle était certaine qu'il était sérieux : après tout, on n'arrive pas au sommet d'une entreprise sans faire preuve d'autorité. Dolly vit ensuite parfaitement le regard moqueur qu'eut Lawson au moment où elle vantait ses propres mérites mais ne fut pas contrariée une seconde. Elle était habituée à ce que les gens prennent de travers sa grande confiance en elle-même et bien qu'elle ne comprenait pas vraiment où était le problème (après tout, elle était objective : un tas d'experts la complimentaient, pourquoi ne devrait-elle pas les croire?), elle avait appris à ne pas trop s'étaler là-dessus. Cela dérange les petites gens que les uns clament leur réussite. Loin d'elle la pensée de croire que Lawson faisait partie de ses gens, bien au contraire, elle se disait qu'il ferait tout aussi bien qu'elle d'être fier de sa personne puisqu'il avait parfaitement réussi dans sa carrière. S'il se mettait dans l'instant à se jeter des fleurs pour son succès, elle ne serait rien d'autre qu'heureuse pour lui.

Vint le moment où il dut répondre à son invitation pour manipuler l'insecte. Dans son envie de bien faire, Dolly n'avait pas pensé que sa proposition puisse être perçue comme une épreuve. Pour elle, il s'agissait d'une simple expérience qu'elle souhaitait lui faire partager de manière toute aussi innocente que lui lui avait fait découvrir l'art du jeu. Elle se crispa cependant légèrement en voyant la nervosité qui gagnait Lawson. Allait-il refuser ? Sa déception dut se lire sur son visage car il finit par abdiquer. En une fraction de seconde, la jeune femme retrouva son sourire enthousiaste et dit de manière assurée. « Rien ne se passera, elle est douce comme un agneau ! » La comparaison était probablement très poussée mais elle était persuadée que Lawson voyait où elle voulait en venir : cette araignée ne lui ferait pas de mal, dans la rigueur où lui ne lui en ferait pas non plus. Elle laissa donc s'enfuir la petite araignée vers la main que Lawson venait de rapprocher de la sienne. Une fois qu'elle en fut débarrassé, elle croisa ses bras sur la table, observant avec délectation la scène qui se jouait sous ses yeux. Le jeune homme n'était pas très familier des insectes, c'était quelque chose que Dolly comprit immédiatement à l'expression peu rassurée qui se peignait sur son visage mais en même temps, sa persévérance et son calme face à l'araignée la ravissait au plus haut point. Un peu comme si, le fait qu'il ai accepté cette petite bête signifiait qu'il l'acceptait elle aussi sous tous ses aspects, même les plus répugnants. Avec la même tendresse dans le regard qu'elle avait accordé à l'araignée quelques minutes plus tôt, elle étudiait la façon dont Lawson se débrouillait et esquissa même un sourire en le voyant s'aventurer à de petites caresses sur la bestiole. Lorsqu'il lui demanda alors s'il ne s'agissait pas là de sa façon à elle de séduire les hommes, elle haussa un sourcil l'air de dire « Et puis quoi encore? » avant de retenir un sourire flatté quand il lui proposa un second rendez-vous. Son assurance et son flirt à peine dissimulé ne la mettait pas mal à l'aise – au contraire, elle trouvait tout ceci assez attirant et elle ne voyait pas pourquoi elle refuserait ses avances puisqu'après tout, comme il venait de le souligner, il avait relevé son premier défi avec brio. Néanmoins, assez méticuleuse sur les bords, elle ne lui accorda pas immédiatement de réponse, au risque de lui faire croire qu'elle se désintéressait de ce qu'il venait de dire. Toujours silencieuse, elle jeta un vif coup d'œil sur la gamine qui venait de les rejoindre et qui s'était tétanisée devant le spectacle qu'offrait Lawson et la petite araignée. Dolly ne ressentie ni inquiétude ni pitié à l'égard de cette enfant : elle ne la connaissait ni d'Eve ni d'Adam et de toute manière, la jeune femme n'avait jamais su comprendre le moindre môme. Devinant tout de même qu'elle ferait mieux de récupérer l'insecte, elle se leva de sa chaise et d'une démarche assurée vint se placer derrière Lawson. Elle se pencha alors par-dessus son épaule et tandis que ses boucles blondes frôlaient la joue de l'homme, elle lui confia d'une voix discrète. « Pour un second rendez-vous, il faudrait déjà qu'il y en est eu un premier. Navrée mais cette rencontre ne compte pas puisqu'on est tombés l'un sur l'autre par hasard. Tu n'échapperas pas à la terrible épreuve du premier rencard. » Sans ajouter quoique ce soit, elle tendit sa main vers son bras et frôla sa peau avant d'attraper entre son pouce et son index l'araignée. Posant ensuite la bête dans sa paume, elle contourna une nouvelle fois sa table et, toujours debout, la remit dans sa boîte de verre. Elle lança ensuite une regard malicieux à Lawson et déclara d'une voix chantante. « Tu vois, ce n'était pas si difficile que ça ! »
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: ✩ you showed me yours, i'll show you mine.

Revenir en haut Aller en bas
 

✩ you showed me yours, i'll show you mine.

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Miami - Centre ville :: CocoWalk-