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 Passive agressive. (ENDED)

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Message(#) Sujet: Passive agressive. (ENDED) Dim 10 Mai 2009 - 17:50



Daily routine.









Music here ♪






• MERCREDI, 15H24, AGENCE IMMOBILIERE D'OCEAN GROVE, BUREAU DE TAMMY HUNKERFIELD.



    Il faisait une chaleur démentielle. C'était incroyable à cette époque de l'année, et pourtant ce temps surprenant avait inondé chaque parcelle de rue d'Ocean Grove. Sur les trottoirs baignés de la chaleur du soleil, les ondes brûlantes frappaient avec douleur la peau bronzée des habitants de Miami et du quartier, qui geignaient d'être en débardeurs ert en short - et auraient préféré se mettre nus s'ils avaient pu, et plonger dans un bain de glace -. La température extérieure devait avoisiner les 30 degrés, et pour un printemps, c'était déraisonnablement trop. Ce que Tammy concevait facilement, car toutes les fenêtres de son bureau étaient ouvertes, des ventilos avaient été installés de sorte qu'on se serait crus dans un champ d'éoliennes, et elle s'était débarrassée de sa veste de tailleur, n'étant qu'en jupes, talon et chemisier - chemisier qu'elle hésitait véritablement à déboutonner, elle était seule et on toquait toujours à sa porte, un client ne serait jamais rentré sans frapper -. C'était déjà trop insoutenable.



    Et elle devait, non contente d'endosser cette température accablante, travailler dans une fournaise pareille ! Elle n'aurait qu'à prendre son téléphone, passer un coup de fil à son supérieur et déclarer qu'elle avait une visite à faire passer. Un petit motif pour sortir, s'aérer, prendre une douche glaciale... Même pas. Cette après-midi, la pile de dossiers trônant sur son bureau était dangereuseument prête à s'écrouler le long de son large bureau de bois noir au design moderne. Elle avait commencé à prendre du retard, et s'il y avait bien un ennemi dans son boulot, c'était le travail en retard. Il fallait donc prendre le souci à bras le corps.



    Voilà donc bien deux heures après la pause déjeuner - une bouteille d'eau vite avalée et une salade végétarienne à peine entamée, elle n'avait pas faim du tout vu le thermomètre - que Tammy Hunkerfield avait le nez dans la paperasse. "Rachat du bâtiment abandonné pour l'entreprise Xyz Bidule truc ... ", "Dossier appartement B de la rue Machin chose ... " ... Et des tonnes de chiffres, de données sur la taille du terrain, le prix au m², le confort de leurs putains de salons et la taille de leur jaccuzi intérieur et extérieur, sans parler de la proximité par rapport au centre-ville et au minigolf. Ce que les gens pouvaient raconter comme âneries pour vendre leurs minables propriétés. Les trois quarts étaient soit mensongères, soit à des prix si exorbitants qu'en temps de crise, seuls des gens déjà implantés ici rachetaient les maisons des voisins - leur passe-temps pour dépenser les millions qui dormaient à Ocean Grove -.



    Le téléphone sonna et résonna pendant plusieurs longues secondes où Tam' ne décrocha pas, plaquant sa tête et son front contre son verre de glace dans un soupir de condamnée à mort. Reposant le récipient, elle concéda à décrocher, et ce fut la voix nasillarde d'un collègue qui l'appelait, lui signalant qu'elle avait un rendez-vous urgent dans une heure qui n'était pas prévue. Cette hôtesse d'accueil était vraiment dénuée de cervelle, songea avec morosité la rouquine en raccrochant sèchement. Elle crevait de chaud, bon sang... Peu importait, personne n'arriverait, elle pouvait bien faire ce qu'elle voulait. Repoussant une mèche de cheveux de son visage moite, elle déboutonna son chemisier, attrapant un devis quelconque pour se faire du vent, puis pivota sur son siège de cuir pour observer au loin le brouhaha de la rue et des voitures.



    Ses pensées divaguaient sur des sujets idiots. A quelle heure appelerait-elle Jhordan ce soir, avait-elle encore de la crème dépilatoire à la maison, devait-elle promener le chien ou attendre minuit pour le lâcher sur l'herbe fraîchement tondue des Menken, allait-elle sonner ce soir à la porte de ces derniers pour saluer le mari ou... Un "toc toc" faible la sortit de ses pensées, mais finalement elle n'eut pas le temps de dire "Dégagez" qu'on poussa la porte et entra tranquillement. Se tournant vivement sur son siège en direction de la porte, Tammy lança d'une voix agacée.



    Je vous signalerai que je n'ai strictement pas dit d'entr... Maât ? Qu'est-ce que tu fiches ici ? Tu pouvais attendre que je sois chez moi si tu voulais venir me voir, non ?



    S'il venait la voir même au boulot, maintenant, ca commençait à devenir bizarre.
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Ven 15 Mai 2009 - 4:16

    Il faisait une chaleur étouffante. Et c'était une journée absolument désagréable. Il était clair que la fraternité Blythe ne s'était pas préparé à un tel héritage venant de leur grand-père. Ils n'étaient pas stupides, ils savaient tous les trois que cela représentant une somme d'argent mais ils étaient loin de se douter de l'étendue de la fortune que leur grand-père laissait derrière lui. Qui plus est, son seul fils étant décédé quelques mois avant lui, et puisqu'il avait légué la direction de Blythe Events Compagny à sa belle-fille, il avait dû estimé que le reste revenait directement à ses petits-enfants. Maât ne s'y attendait clairement pas. Rhys était trop irresponsable pour gérer autant de biens et Victoria était trop jeune, Maât ne voulait pas qu'elle se retrouve dans une situation qui la dépasserait. Voilà pourquoi il avait prit les choses en main, sans le dire à son frère et à sa soeur. Le moment venu, il était persuadé qu'il pourrait facilement obtenir leurs signatures sans qu'ils réalisent réellement ce qu'ils étaient en train de signer. Dans un sens, Maât avait de la chance que son frère et sa soeur n'aient pas baigné dans l'argent de leur grand-père comme il l'avait été.

    Quoi qu'il en soit, il se présenta à l'agence où travaillait Tammy Hunkerfield. Maât savait qu'il pouvait avoir confiance en elle, il pouvait donc lui faire l'offre qu'il s'apprêtait à lui présenter. Vêtu d'un costume deux boutons Armani gris avec de fines rayures, il pénétra dans le bureau de la jeune femme avait qu'il n'en obtienne réellement l'invitation. Il devait faire vite, il ne voulait pas que quelqu'un remarque trop longtemps son absence.

    - Je vous signalerai que je n'ai strictement pas dit d'entr... Maât ? Qu'est-ce que tu fiches ici ? Tu pouvais attendre que je sois chez moi si tu voulais venir me voir, non ?
    - Bonjour Tammy. Je suis désolé de venir te déranger par une journée aussi insupportable mais j'ai une, non plutôt quatre propositions à te faire. Un sourire apparut sur les lèvres de Maât. Et crois-moi, tu ne pourras pas les refuser. Oh non en effet, elle ne pourrait pas.
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Ven 15 Mai 2009 - 19:02

    Un fugitif instant - vraiment, vraiment fugitif -, Tammy considéra l'homme qui venait de pénétrer dans son bureau avec un ancien regard, ceux qu'elle avait pu poser sur lui des années auparavant. Il était foutrement sexy dans son costard Armani, elle devait le reconnaître - et elle aurait pu se demander ce qui lui avait pris des années plus tôt de ne pas le retenir plus que ça, mais c'est un autre chapitre d'une histoire qui n'était sûrement plus d'actualité -. Mais est-ce que ce joli minois allait la faire rester dans son bureau, à crever de chaleur, et à écouter ce qu'il allait lui dire ? Ca dépendait de ses fameuses propositions. Il en avait même quatre, il devait bien en avoir une plus intéressante que les autres qui allait retenir son attention, du moins elle l'espérait. Elle n'aurait pas aimé le mettre à la porte sèchement... En fait, elle s'en fichait, la chaleur annihilait encore plus son sens de la politesse.

    S'éventant avec le fameux papier et faisant virevolter quelques mèches rousses, Tammy ignora les premiers boutons défaits de son chemisier, plissant les yeux.

    Allons bon, j'imagine que tu te serais pas pointé ici si ca ne concernait pas de près ou de loin quelque chose qui a quatre murs et un toit. Je t'écoute...

    Elle ne prit pas la peine de lui désigner le siège face à elle, il s'y assierait si il le pensait nécessaire et s'il en avait envie - car personnellement Tammy n'avait pas la force de lever son bras, et voulait économiser ses forces en cette chaleur épouvantable -. Claquant le papier sur le bureau qui ne soulageait définitivement pas la situation, la rouquine fit pivoter le ventilateur derrière elle un poil vers son bureau, et ne put contenir un soupir franc d'aise en sentant un léger courant lui traverser la nuque au travers de sa chevelure. Voilà qui était mieux.

    En tout cas, je vois que tu aimes vivre dangereusement. J'en connais pas beaucoup qui auraient mis un trois pièces par cette chaleur.

    Quoi, elle pouvait bien se permettre ce petit commentaire déplacé. Ce n'est pas comme si elle était devant un réel client. Et puis les contrats juteux, il en pleuvait, surtout depuis la mort de Tiggs - une floppée d'habitants souhaitaient déménager, vendre, ou léguer leurs biens, ce qui était une parfaite aubaine pour elle -. Tammy n'avait donc aucun souci à se faire : si Maât voulait résoudre au plus vite ses soucis immobiliers, il savait pertinemment que la plus rapide et la plus efficace serait celle qu'il connait, c'est-à-dire "la jeune Mrs Hunkerfield", comme aurait dit cette pervenche à l'accueil.

    Tu veux à boire ? Il doit y avoir du thé glacé dans le mini-bar à ta droite, j'imagine que tu ne prendras pas d'alcool.
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Sam 16 Mai 2009 - 0:22

    Il savait que retirer sa veste donnait mieux de classe à un costume mais là il ne pouvait plus supporter cette chaleur. Il se félicita intérieurement d'avoir un très bon anti-transpirant et une chemise blanche, il n'y aurait donc pas de traces de transpiration. En même temps, à Miami tout le monde avait l'habitude et les gens ne faisaient pas forcément attention à ce genre de choses dans cette ville. Maât retira sa veste, la posa sur le dossier de la chaise devant le bureau de Tammy et s'y installa. Un sourire de satisfaction s'installa sur ses lèvres : il pouvait profiter de l'air brassé par le ventilateur de la jeune femme et surtout elle semblait vouloir en savoir un peu plus sur ses dites-propositions.

    - Allons bon, j'imagine que tu te serais pas pointé ici si ca ne concernait pas de près ou de loin quelque chose qui a quatre murs et un toit. Je t'écoute...
    - En effet, quatre murs, un toit... un jacuzzi, parfois deux pour certaines. L'une possède un terrain de tennis, l'autre une plage privée.

    Tammy n'était pas du genre à écarquiller les yeux dans ce genre de conversation, mais il la connaissait trop bien pour savoir qu'au fond d'elle, elle dansait la java.

    - Tu veux à boire ? Il doit y avoir du thé glacé dans le mini-bar à ta droite, j'imagine que tu ne prendras pas d'alcool.
    - Oui un tea glacé. Très glacé.

    Tammy se la joueait "copine" avec son client ? Il n'allait donc pas se la jouer trop professionnel. Il passa les doigts dans sa cravate pour largement la dénouer puis ouvrit un bouton de sa chemise pour se sentir moins serrer.

    - La mort de mon grand-père nous a parti, ma grand-mère, ma mère, mon frère, ma soeur et moi-même d'hériter d'une grosse partie de la fortune. L'autre est revenu au reste de la famille mais mon grand-père les portaient beaucoup moins dans son coeur. Bref. Il voulait en venir au fait : il n'avait pas de temps à tuer et il voulait que cette affaire se régle vite. Il y a particulièrement quatre propriété que je veux vendre : deux maisons à Ocean Grove, tu sais celles qui ne sont plus habitées depuis deux et trois mois. Je sais que mon grand-père envoyait des agents qui s'occupent d'ailleurs toujours de cette bâtisse. Je veux qu'elle soit mise en vente, elle ne sert à rien et en toute honnêteté elle est dans un tel bon état que nous savons toi et moi qu'elle se vendra en quelques jours. Maât connaissait visiblement son sujet sur le bout des doigts. Tammy posa le verre devant lui, il s'en saisit vite.

    - Merci. Il en but une gorgée. Dieu que cela faisait du bien.

    - Il y a une autre propriété dans une autre banlieue chic de Miami : un espèce de manoir de l'époque coloniale. Tammy ouvrit la bouche, il leva la main pour l'arrêter. Je sais, je sais Hunkerfield, tu as un rayon à ne pas dépasser. Et justement elle n'est pas dans ton rayon. J'ai donc appelé le directeur de ton agence et j'ai insisté pour que ce soit toi qui gère mes quatre affaires. Je veux quelqu'un que je connais là dessus. Nouveau sourire. Il aimait que Tammy soit ainsi pendue à ce qu'il disait. Et j'ai gardé le meilleur pour la fin : une villa de rêve au bord de la mer avec une plage privée. Et tout ça tiens toi bien... aux Bahamas. Je ne savais même pas que mon grand-père possédait quelque chose sur ces îles. J'ai envoyé quelqu'un inspecté l'état de la bâtisse mais d'après ce que je sais déjà du personnel y habite toujours donc cela ne doit pas être en mauvaise état. Même chose, je veux vendre. Je me doute évidemment que tu ne te charges pas de cette zone non plus, ce n'est même pas Américain ! Mais quoi qu'il en soit j'ai fait assez de droit pour savoir que j'ai le droit d'engager un agent américain même sur ce sol, ne serait-ce qu'en tant qu'intermédiaire. Il marqua une pause, pour faire son effet. Alors qu'en dis-tu ?

    Maât n'était pas stupide, il savait que Tammy ne devait pas être une débutante et donc qu'elle ne mettrait pas longtemps à comprendre qu'il faudrait les signatures de son frère et de sa soeur, et que de toute évidence, Maât désirait faire ça plus ou moins dans leur dos. La question était donc : pourquoi ne pas mêler toute la fraternité à ça ?
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Dim 17 Mai 2009 - 13:40

    Tammy se la jouait justement "normale". A moins que Maât souhaitait avoir face à lui l'agente immobilière véreuse qu'elle pouvait être, il valait mieux pour lui qu'ils ne fassent pas semblant de ne pas se connaître - ça aurait été assez puéril -. Se levant finalement à contrecoeur pour se diriger vers le petit meuble, en ouvrir la porte et en extirper une bouteille dont elle versa le liquide couleur caramel dans un verre propre. Une poignée de glaçons plus tard, le verre atterrissait devant le nez de Maât, tandis qu'elle-même prenait son verre et en buvait une longue gorgée tout en l'écoutant et en se rasseyant confortablement au plus profond de son fauteuil de cuir noir à roulettes.

    Jacuzzi, plage privée, terrain de tennis, les détails intéressants de ces divers terrains à vendre s'amoncelaient dans son esprit dans un bruit semblable à celui que pouvaient faire ces espèces sonnantes et trébuchantes qu'elle recevait à chaque fin de mois. Acquiesçant à peine la tête d'un air approbateur, la rouquine colla le verre à son front tout en continuant d’écouter ce que Maât Blythe racontait au sujet de ses quatre propriétés à vendre. Les commissions qu’elle allait en retirer allaient être royales, elle aurait même pu prendre une année sabbatique. Décidemment, des clients comme Maât, on n’en manquait jamais assez.

    Il semblait réjoui de ce qu’il avait à lui offrir. Il avait même pris des initiatives – grands dieux, des initiatives ?! Ce mot était-il donc entré dans le vocabulaire de Maât Blythe, lui qui n’aimait jamais rien prévoir autrefois ?! – afin que ce soit Tammy qui se charge de tout. Quel grand seigneur, il n’espérait tout de même pas que la rouquine se jetterait à ses pieds et l’implorerait pour vendre ses quatre merveilles immobilières ? Parce qu’elle n’aurait même pas besoin de le faire ; Maât s’en chargeait à sa place. Elle devinait déjà, avec la patience et l’ennui feint du prédateur intéressé, que ce dernier faisait appel à elle par intérêt et parce qu’il savait qu’elle seule pourrait gérer en toute discrétion les petits détails éventuellement gênants de ces votes. Sauf que là, les détails étaient énormes. Le beau brun n’avait pas une seule fois mentionné les noms de Rhys et de Victoria. Ce qui pouvait sous-entendre plusieurs choses qui ne plaisaient pas à Tammy. Elle but une gorgée de thé glacé et le regarda droit dans les yeux, parlant d’une voix calme et mesurée. Un long silence avait passé durant lequel chacun avait eu le loisir de guetter l’autre et de se demander si cet entretien était une bonne idée.

    Je suis flattée que tu aies pris tant de directives pour être sûr que tes petites affaires roulent … Et que ce soit moi qui m’en occupe. D’ailleurs c’est étonnant. Je me demande ce que ton entourage en penserait si ça se savait.

    Elle était sincère, et n’avait pas l’utilité de l’annoncer à qui que ce soit d’ailleurs. Mais il fallait avouer que si Rhys, Victoria ou même la petite amie actuelle de Maât, Darla, savaient qu’il avait encore affaire à son ex – une peste allumeuse qui avait assez fait de coup bas à la famille Blythe comme ça -, quelles seraient les excuses de Mr Sheldon-Blythe ? Tammy était bien curieuse de le savoir. Et au vu de sa popularité croissante dûe à son poste actuel – dirigeant d’une grande entreprise -, elle se demandait comment pensait-il vivre sans que les journaux fassent une affaire d’état de ses propriétés vendues au nez et à la barbe des autres.

    Enfin, s’il n’y avait que ça. Qu’en pensent Victoria et Rhys ? Tu ne m’en as pas parlé. Je sais pas si tu l’ignores ou si tu le fais exprès – et à mon avis je penche pour la seconde option -, mais il me faut leur signature sur les papiers si tu veux vendre tes merveilles à de riches retraités des Bahamas.

    Elle marqua une pause, coulant un regard à la fois révélateur et très sérieux à Maât, presque comme un avertissement.

    Et crois-moi, je ne tiens pas à avoir de nouveau des ennuis te concernant, de près ou de loin, avec ta famille. Je pensais que tu t’en douterais un petit peu.

    Que sous-entendait-elle donc là ?
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Mar 19 Mai 2009 - 23:31

    - Alors qu'en dis-tu ?
    - Je suis flattée que tu aies pris tant de directives pour être sûr que tes petites affaires roulent … Et que ce soit moi qui m’en occupe. D’ailleurs c’est étonnant. Je me demande ce que ton entourage en penserait si ça se savait.
    - Ils penseraient que j'ai sélectionné la meilleure personne dans ma situation.

    J'étais tout à fait sincère. Je ne disais pas ça pour la brosser dans le sens du poil mais précisément parce que je le pensais. Tammy était la mieux placée pour répondre à mes attentes et pour résoudre ces affaires. Je ne pensais pas qu'elle comprenait aussi vite la coquille, mais elle me montra par la suite de notre conversation qu'elle était beaucoup plus perspicace que je ne l'eu cru.

    - Enfin, s’il n’y avait que ça. Qu’en pensent Victoria et Rhys ? Tu ne m’en as pas parlé. Je sais pas si tu l’ignores ou si tu le fais exprès – et à mon avis je penche pour la seconde option -, mais il me faut leur signature sur les papiers si tu veux vendre tes merveilles à de riches retraités des Bahamas. Effectivement, elle avait saisi la chose. Je n'avais plus de raison de jouer profil bas, autant lui dire clairement ce que j'attendais d'elle. Et crois-moi, je ne tiens pas à avoir de nouveau des ennuis te concernant, de près ou de loin, avec ta famille. Je pensais que tu t’en douterais un petit peu. Je voyais très bien ce qu'elle voulait sous-entendre et je ne désirais pas m'étendre sur ce point.
    - Tammy, je ne souhaite pas non plus que tu ais de nouveaux ennuis avec ma famille. Donc tu as raison... Je prenais une inspiration. Tu dois savoir dans les moindres détails ce que je te demande. Je souhaite que ces quatre maisons soient vendues... sans l'accord de Rhys et de Victoria. Ne t'inquiète pas, je m'arrangerai pour obtenir leurs signatures sans qu'ils comprennent ce qui se passe réellement. Ils n'ont pas vraiment entendu parler de ces propriétés de toutes façons ils s'en moquent.
    Je me penchais vers Tammy. J'ai besoin de vendre ces biens. La seule question qui reste est : puis-je compter sur toi ?
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Jeu 21 Mai 2009 - 19:09

    Non Maât. Me prends pas pour une conne, s'il te plaît. Tu sais pertinemment que Rhys et Victoria - et surtout Rhys - ne pensent pas comme toi. J'en déduis que tu veux leur cacher ce que tu fais... Et j'ai bien déduit la chose.

    Tammy avait l'habitude d'user souvent des détours avec les gens inconnus. Mais avec Maât, et après tout ce qu'elle avait pu vivre avec lui, il était hors de question d'être hypocrite. Il avait toujours préféré la franchise, et Tammy n'avait aucun remord à ressentir d'exprimer clairement ce qu'elle pensait à propos de lui ou du reste. Dans le passé, c'était tellement différent...

    Année 2000, Octobre.
    - Maât, non ! On joue pas à ce jeu stupide de dire la vérité ... Ca craint.
    - Tammy, il faut être sincère avec les gens. Tu sais que j'ai horreur du mensonge. Tu peux tout me dire, à moi.
    - Eh bien pas moi. Le mensonge, ca fait plaisir aux gens. Je veux que tu sois heureux. Alors dire la vérité tout le temps, c'est la mort.
    - Comment peux-tu dire ça ? Tu serais capable de me mentir ? On n'a rien à se cacher, si ?
    - Mais non, fais pas ta tête d'ange. Le mensonge cache les choses horribles, les gens entendent ce qu'ils veulent entendre et ... Ca leur fait du bien.
    - Et à toi ? Ca te fait quoi ?
    - Moi ? ... Moi, tant que tu es là, ca ira très bien.

    Un sourire malicieux et un baiser acidulé avaient suffi à couper la discussion courte des deux amoureux.


    Ca n'était qu'une preuve parmi tant d'autres que Tam' préférait la facilité. Les complications, elle avait assez donné là-dedans, pas la peine d'en rajouter. Croisant les bras et se levant pour faire les cents pas - elle ne supportait plus le cuir noir tiède du fauteuil -, la jeune femme arpenta quelques secondes le sol avant de s'arrêter, pivotant et fichant ses yeux dans ceux de son interlocuteur.

    Je veux leurs signatures de la façon la plus légale qui soit. S'ils viennent se plaindre après ... Qu'est-ce que tu feras ? Je pense que tu ne feras rien. Ca serait suspect. Terriblement suspect.

    Tammy pensait aussi à cette blonde qu'on avait souvent vu aux côtés de Maât en ville ou près de chez lui. Il parait qu'elle s'appelait Anna, Charla... Elle s'en foutait. Ou alors c'est ce qu'elle voulait croire. Elle avait peut-être aussi simplement envie de ne pas replonger dans cette spirale infernale. Maât était casé. Tammy l'était un jour sur deux avec à chaque fois un amant différent. Ils n'étaient plus faits l'un pour l'autre, c'était visible, ca crevait les yeux. Pourquoi chercher à reconquérir un coeur déjà pris ? C'était une cause perdue d'avance. Et Tam' voulait la paix, elle voulait garder son vécu secret. Se rapprocher à nouveau de Maât signifiait menacer le couple qu'il formait. Personne ne voulait qu'elle revienne près de lui. Alors à quoi jouait-il ?

    Tapant du doigt sur une feuille blanche qui ressemblai à ces contrats de vente, la rouquine acheva son sévère discours d'une voix un peu trop rude.

    Alors si tu veux compter sur moi, il va falloir que je puisse compter sur toi.
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Mar 26 Mai 2009 - 18:30

    - Ils penseraient que j'ai sélectionné la meilleure personne dans ma situation.
    - Non Maât. Me prends pas pour une conne, s'il te plaît. Tu sais pertinemment que Rhys et Victoria - et surtout Rhys - ne pensent pas comme toi. J'en déduis que tu veux leur cacher ce que tu fais... Et j'ai bien déduit la chose.

    Je ne pouvais qu'acquiescer d'un signe de la tête. Je devais avouer que mon frère et ma soeur ne serait surement pas heureux d'apprendre que Tammy Hunkerfield allait gérer leurs affaires immobilières. Surement pas Rhys, mais surtout en toute honnêteté, ils n'avaient rien à voir avec ces transactions et c'était à moi que revenait de les gérer. Obtenir leurs signatures n'était qu'une formalité.

    - Je veux leurs signatures de la façon la plus légale qui soit. S'ils viennent se plaindre après ... Qu'est-ce que tu feras ? Je pense que tu ne feras rien. Ca serait suspect. Terriblement suspect.
    - Okay okay Tammy, je comprends. J'obtiendrais leur signature légalement ne t'inquiète pas, il s'agit de ma soeur et de mon frère quand même. Un léger sourire, pour la forme.
    J'avais peur qu'elle finisse pas craindre ce que je cachais et qu'elle ne pose trop de questions. Tammy était quelqu'un de manipulateur mais elle savait prendre des précautions quand il le fallait et elle n'accepterait pas un marché qui serait trop dangereux pour elle et son intégrité.
    - Alors si tu veux compter sur moi, il va falloir que je puisse compter sur toi.
    - Tu peux me faire confiance. J'aurais ces signatures comme il se doit, et tout se fera dans le domaine de la loi. Je veux juste que les choses se fassent le plus vite possible... Je marquais un temps de pause. Ces propriétés doivent être vendues avant la fin de l'été derrière délais. C'est important. Je finis la fin de mon verre, le reposa sur le bureau de la jeune femme.
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Mer 27 Mai 2009 - 14:27

    Tu m'as bien l'air pressé, dis-moi. Pourquoi veux-tu cacher ça à ta famille ? Pour l'argent ?

    A présent, la voilà qui jouait le numéro de la femme faussement soupçonneuse. Comme si ça la concernait ! En temps normal, les raisons de son boulot et de ses contrats la bornaient à des limites professionnelles. Lui demander le pourquoi de ses "ventes secrètes" ne la concernaient que partiellement - parce qu'elle se doutait que Maât ne devait sûrement pas cacher ces propriétés de gaieté de coeur, et plutôt qu'il en était contraint, pour éviter de morceler davantage une famille assez perturbée -. Mais c'était plus fort, bien plus fort qu'elle.

    Et comme une enfant sage qui ne sait réprimer ces moments de franchise désarçonnante et malsaine, la rouquine flamboyante fixa de manière gênante Maât, avec un regard qui aurait pu avoir l'air doucereux, mais qui était bien trompeur. Car ces iris noisettes se dévoilèrent tel un poignard au fur et à mesure que sa tirade s'égrenait de ses lèvres.

    J'espère que je me trompe sur ma petite théorie, parce que je viens d'en avoir une. Est-ce que tu cherches à vendre ces propriétés dans le dos de la fratrie pour t'enfuir avec tous ces millions de dollars qui te reviendront ? L'appât du gain te motiverait à ce point ? Non pas que ça me fasse quelque chose. Disons juste que pour quelqu'un qui dans le passé à déjà prétexté la fuite au profit de ses études, alors qu'il avait juste trop peur d'être confronté à sa petite copine, je trouve que ça ressemble à commettre deux fois la même erreur, Blythe.

    Le ton de sa voix s'était subrepticement tendu, et la froideur qui s'était dégagé de ses mots quand elle l'avait apperlé par son nom de famille au lieu de son prénom la fit regretter aussitôt sa façon de s'être adressée à lui, alors qu'elle avait réussi à rendre l'atmosphère encore plus lourde et invivable que cela était à présent possible.

    Comme si évoquer leur passé était une bonne idée. Tammy Hunkerfield, en cet instant, se maudissait peut-être en s'insultant copieusement. Quoique, arrêtons de rêver. Tam' s'en fichait d'avoir crevé un abcès énorme. Il était temps qu'ils en parlent, ils étaient restés silencieux et mondains sur tout le sujet depuis le début. Combien de temps la comédie de l'amitié hypocrite durerait, hein ? Elle avait besoin de savoir. Elle avait besoin d'être odieuse, elle ressentait la pulsion profonde qu'il s'énerve et qu'elle lui renvoie la pareille. C'est bien malgré elle que sa voix se radoucit "à peine" et qu'elle tenta de reprendre un semblant de timbre poli pour lui répondre - en vain -.

    C'est pour ça que j'ai encore des doutes sur ta confiance, Maât.
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Mar 2 Juin 2009 - 23:59

    - Tu m'as bien l'air pressé, dis-moi. Pourquoi veux-tu cacher ça à ta famille ? Pour l'argent ?
    Sérieusement, Tammy commençait à me prendre la tête avec ses questions. J'avais prit la peine de me déplacer à son bureau pour que nous ayons une conversation plus professionnelle et surtout plus directe et tout ce qu'elle trouvait à dire c'était ses soupçons qu'elle nourrissait envers moi. Et je commençais sérieusement à eux avoir marre.
    - J'ai décidé de faire appel à ses services parce que je sais que tu sais utiliser la discression lorsqu'elle est de mise mais je dois t'avouer qu'avec toutes tes questions je commence à me demander si j'ai bien fait de venir ici.
    - J'espère que je me trompe sur ma petite théorie, parce que je viens d'en avoir une.
    Et je l'écoutais déblatérer son idée plus que culottée sur une possible tentative de récupérer de l'argent dans le dos de mon frère et de ma soeur pour ensuite fuir avec les gains. Je voyais très bien à quoi elle faisait allusion et je trouvais cette transcription de mon passé sur une situation présente qu'elle ne comprenait visiblement pas complètement lâche et mesquine.
    - J'aurais du m'attendre à quelque chose comme ça de ta part, ripostais-je en riant jaune. Je ne me suis barré pour ne pas être confronté à toi, je me suis barré faire mes études parce que c'est ma voix. Mais je dois t'avouer que ça a été une oppornité criante de m'éloigner de la psychopathe manipulatrice que tu étais à l'époque.
    Je marquais une pause, je savais qu'après cette discussion nos rapports ne seraient plus jamais les mêmes. Mais je venais de comprendre quelque chose : nous n'avions jamais eu une réelle conversation à coeur ouvert sur ce qu'elle avait ressenti une fois que j'avais mis fin à notre relation. Je n'avais pas non plus développés mes arguments à l'époque. Comment avais-je pu manquer autant de maturité cette année-là ? Comment avais-je pu espérer qu'elle fasse le deuil de notre relation sans lui expliquer toutes les raisons.

    - C'est pour ça que j'ai encore des doutes sur ta confiance, Maât.
    - Franchement... commençais-je en soupirant, est-ce qu'il ne t'ait pas venu à l'esprit un instant que j'étais parti pour mes études et que ce n'était justement pas une excuse pour ne pas te faire face ? Tu n'as pas pensé un instant que toi et moi ça n'allait tout simplement plus et que même s'il ne s'était passé ce qu'il s'est passé avec Rhys, ça ne marchait plus ? Que mon départ nous permettait de nous éloigner sans trop souffrir ?
    Je marquais une pause avant de conclure : C'est du moins comme ça que j'ai vu les choses à l'époque. Franchement tu es exaspérante : pourquoi est-ce que tu es devenue si froide, si mesquine ? Qu'est-ce qui a mal tourné pour que tu deviennes hein ? Je ne reconnais plus la Tammy dont je suis tombé amoureux adolescent. Et franchement, l'ancienne me manque.
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Mer 3 Juin 2009 - 15:45

    La rouquine ne s'était pas attendue à ce que la poudre prenne feu si rapidement. Avec un sourire qui pouvait aussi bien paraître arrogant que mesquin, la jeune femme souffla un instant, contemplant ses ongles avec circonspection, son ton était aussi orgueilleux que froid.

    Tu sais ô combien il est politiquement incorrect de compter sur moi, je n'ai jamais été fiaApparemment ca te dérange pas d'implorer l'aide de la psychopate manipulatrice, surtout quand il s'agit de sacrifier une tête pour ses propres intérêts ! Décidemment t'as pas changé, toi. Utiliser les autres pour tes buts, c'est bien comme ca que je te reconnais.

    La voilà qui enchaînait. Les répliques de Maât étaient aussi sanglantes et sincères, criées comme si elles avaient été retenues difficilement pendant des années. Maintenant qu'elle avait ouvert les valves, l'eau de leur franchise jaillissait comme un geyser. Le ton de la rouquine s'était subrepticement emballé, bien que dans ses yeux brillait cette lueur caractéristique des gens qui n'ont même pas peur de ce qu'ils osent proférer, de ceux qui ne ressentent jamais de remords ou de regrets à l'idée de blesser les autres. Tammy existait pour rappeler aux personnes qu'adhérer à une association caritative ou financer grassement les églises catholiques de la Caroline du Nord ne vous nettoyait pas de toutes les saloperies que vous aviez pu commettre dans toute une vie.

    Et peu importaient que leurs rapports changent. De toute manière, Tammy n'aurait sincèrement pas supporté que cette situation dure : devoir subir les interrogations Jhordaniennes - et donc par extension de toute la ville - qui consistaient à savoir ce qui se passerait avec le merveilleux brun mal rasé des années highschool, et par ailleurs supporter ses attitudes d' "ami" qu'il ne savait pas

    Tu veux que je te dise Maât ? Tu es parti pour tes études, c'est peut-être vrai. Mais y a un truc sur lequel tu te trompes ; ton départ t'a permis à TOI et toi seul de t'éloigner de moi sans que tu souffres. Parce que tu n'as jamais été là pour savoir ce qui s'est passé après ton départ.

    Cherrchait-elle à enfoncer le couteau dans la plaie en le traitant d'égoïste ? Après tout, Maât n'avait-il pas eu la bonne idée de quitter Ocean Grove pour que leur relation se finisse douloureusement mais sèchement ? Peut-être qu'on souffrait moins quand on nous coupait un bras rapidement et violemment. Mais peut-être que la plaie ne se refermait alors jamais. Qui sait - et surtout pas Maât - ! Quiconque avait connu le couple à l'adolescence pouvait appuyer les paroles de l'interlocuteur de Tammy : il y avait eu un avant et un après, et l'un comme l'autre avaient été si surprenants et déroutants, s'enchaînant presque brusquement. La colère et la rage qui l'avaient rongé avaient pris la place de cet amour fusionnel et fort qui l'avait étouffé.

    C'est un peu tard pour te demander tout ça, Maât. Il n'y a jamais eu qu'une seule Tammy, et elle se tient devant toi. Il va falloir que tu te fasses à l'idée que tu es sorti avec la pire des garces.

    Et que peut-être c'est ta faute. Ses mots, ils mourrurent sur ses lèvres, mais jamais le jeune homme ne les aurait entendu. Elle avait parlé si bassement que son propre soupir ne sonna pas à ses oreilles. Son amertume était totale, et en dépit du bon commencement de leur entretien, la situation actuelle était désagréable. Comme si l'odeur du malaise empestait dans tout le bureau surchargé d'électricité.
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Dim 14 Juin 2009 - 23:53

    ▬ Tu veux que je te dise Maât ? Tu es parti pour tes études, c'est peut-être vrai. Mais y a un truc sur lequel tu te trompes ; ton départ t'a permis à TOI et toi seul de t'éloigner de moi sans que tu souffres. Parce que tu n'as jamais été là pour savoir ce qui s'est passé après ton départ.
    ▬ Putain mais Tammy, qu'est-ce que tu voulais que je fasse d'autre ? Que je renonce à mes études sous prétexte que nous étions ensemble ? J'avais été accepté à Columbia ! COLUMBIA Tammy ! J'avais crié le nom de l'université. On ne peut pas refuser une université comme celle-là. Et même si nous étions ensemble, je ne pouvais pas me permettre de ne pas y aller pour ton bonheur. Traite moi d'égoiste si ça te chante, mais en attendant j'ai fait ce que tout adolescent aurait fait à ma place : réalisé mes rêves.
    Je me calmais pour ajouter : Je suis navré que tu n'ai tout simplement pas fait parti de ces rêves-là.
    Je savais que mes paroles pouvaient sembler dur mais j'avais du mal à contrôler ce qui sortait de ma bouche. J'étais vexé qu'elle aille s'imaginer que je voulais détourner de l'argent dans le dos de ma propre famille et ainsi me barrer avec le pactole.

    ▬ Il n'y a jamais eu qu'une seule Tammy, et elle se tient devant toi. Il va falloir que tu te fasses à l'idée que tu es sorti avec la pire des garces.
    Effectivement je n'entendis pas ce qu'elle ajouta, et je ne cherchais pas à le lui faire répéter. Je ne cessais de me demander comment on pouvait en arriver à ce stade, se traiter soi-même de "garce" dans le simple ton du constat et de la vérité générale. A quel moment Tammy avait-elle perdu la notion d'auto-respect ? Avait-elle raison en disant qu'elle avait toujours été ainsi et que je ne le réalisais que maintenant ?
    Je décidais de changer de sujet, revenant à l'initiale. Je n'appréciais pas qu'elle pense que je voulais vendre ces propriétés dans mon propre intérêt, pour ensuite me barrer avec tout le fric.
    ▬ Si tu savais la raison de ces ventes... Je veux vendre ces quatre biens dans un seul but et c'est pour la préservation de ma famille. Je ne peux pas être plus explicite, navré.
    Je pris mes affaires, rester ici ne servait à rien.
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Mer 17 Juin 2009 - 11:43

    Face à ses mots devenus cris qui se ténurent, la jeune femme répondit d'une voix forte également, la colère transparaissant mieux encore dans son timbre.

    → On était même plus ensemble, Maât. Que tu aies été accepté à Columbia, Yale ou une autre université de la Ivy League, ou même une fac de pauvres cloches dans une banlieue misérable ...

    La rouquine n'acheva pas sa phrase, baissant un regard froid et incroyablement sec sur ses dossiers, comme si la présence du jeune homme n'était pas la bienvenue. Comment avait-elle pu autant s'endurcir ? Comment se pouvait-il qu'elle soit aussi impartiale et intransigeante avec lui ? Avec les autres personnes, c'était simple : sa méchanceté et son venin suffisaient amplement. Et là... Tammy se retrouvait dans cette posture de la jeune femme qui n'en a jamais rien eu à faire et qui ne changera pas, figée dans sa vénalité et son amour pour la haine des autres. Et Maât ne faisait que découvrir cet aspect comme si'l n'était que spectateur, comme s'il n'avait jamais rien pu pour elle. Mais c'est faux.

    → Tu n'es pas égoïste Maât. Non, tu as été autrement pire que ça.

    Tammy était décidémment des plus rudes et des plus autoritaires. Sa première phrase, qui aurait pu passer pour un radoucissement de son opinion face aux arguments de Mr Blythe-Sheldon, n'était en réalité qu'une simple manière d'enfoncer le clou par un coup de marteau plus précis et plus puissant dans la masse de préjugés et de reproches que l'un et l'autre avaient à se faire. Certes, ses choix de carrière passaient avant tout. Mais là encore, la douleur était plus profonde et n'était peut-être et sûrement même pas due à cette putain d'université qui ne signifiait rien pour Tammy. Non, la plaie venait de plus loin, et Maât ne semblait pas encore avoir tout saisi - mais pouvait-on en vouloir à l'absent qui croit avoir fait les bons choix sans avoir blessé la fautive ? -.

    Remarquant son geste de départ, la flemme de sa colère se raviva. La fuite, parfait choix pour en finir. Sauf qu'il était hors de question qu'il la quitte une fois de plus et la laisse bouillonner. Le devançant en se dressant avec orgueil par quelques grandes enjambées, la rouquine saisit son sac et sa veste sur le porte manteau trônant dans le coin, avant d'ouvrir la porte et de jeter un regard peu amène à Maât, de haut en bas pour lui envoyer à la figure ses dernières recommandations. Il allait avoir l'air fin, le Blythe, mais c'était bien peu payé par rapport à ce qu'il lui avait infligé plus tôt par ses propos.

    → Non, laisse, c'est moi qui m'en vais. Démmerde-toi pour expliquer à la greluche du rez-de-chaussée mon départ. Et bonne journée.

    La porte claqua, les gonds auraient pu facilement vibrer, mais le verre, lui, frémit, tandis qu'un courant d'air venait de faire voler quelque paperasse mal rangée. L'ouragan Tammy avait disparu, laissant derrière lui Maât Blythe l'inconsciente victime de sa fureur.



    Spoiler:
     
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Message(#) Sujet: Re: Passive agressive. (ENDED) Sam 20 Juin 2009 - 13:31

    Si tu savais la raison de ces ventes... Je veux vendre ces quatre biens dans un seul but et c'est pour la préservation de ma famille. Je ne peux pas être plus explicite, navré.
    Je pris ma veste et la mit sur mes épaule. Reboutonnant le bouton au centre, mon autre main attrapa la poignée de mon attaché-caisse.
    Non, laisse, c'est moi qui m'en vais. Démerde-toi pour expliquer à la greluche du rez-de-chaussée mon départ. Et bonne journée, me lança-t-elle.
    Putain, j'étais exaspéré par son attitude puérile et complètement hors de propos. Je la regardais deux secondes, puis la voyant réellement sortir de son bureau, je me mis à exploser ma rage.
    Vas te faire foutre Tammy Hunkerfield ! VAS TE FAIRE FOUTRE ! Tu ne sais pas un dizaine de tout ce qui se cache derrière mon retour à Ocean Grove ! Et tu ne sais pas non plus RÉELLEMENT à quoi Victoria, Rhys et moi nous devons faire face !
    La porte claqua bruyamment mais je me mis à hurler pour qu'elle m'entende du couloir.
    JE PROTÈGE MA SŒUR ET MON FRÈRE ! TU ENTENDS ?! JE LES PROTÈGE PARCE QUE S'ILS APPRENNENT LA VÉRITÉ, ILS NE S'EN REMETTRONT JAMAIS !

    Puis ce fut le silence. Ma respiration était plus accélérée que la normale, je soupirais, essayant de me calmer et d'évacuer ma colère. Un courant d'air passa sur mon visage après avoir envoyé voler quelques papiers se trouvant sur le bureau de mon ancienne-petite-amie.
    Je sortis de la pièce et me dirigea vers la sortit quand j'entendis qu'on s'adressait à moi :
    Est-ce que tout va bien monsieur Blythe ? me demanda la secrétaire de Tammy, le ton inquiet par nos hurlements réciproques.


      Juin 2001. 20h33. Conversation téléphonique entre Maât et Tammy. Ocean Grove, Miami, Floride, USA.
      QUOI ?!
      S'il te plait ne me pique pas de crise Tammy. Ce n'est qu'une soirée.
      C'est la cinquième consécutives que tu annules parce que tu dois garder ton petit frère et ta petit sœur ! Ça fait deux semaines qu'on ne s'est pas vu, trois semaines qu'on a pas couché ensemble !
      Attends tu me piques une crise pour une histoire de cul ?
      Je te pique une crise parce que je m'inquiète pour notre couple.
      J'ai même pas 18 ans Tammy. Ce n'est pas comme si on était mariés borbel.
      Bah ouais mais ça ne veut pas dire non plus que je dois supporter toutes ces soirées entre-amoureux annulées à la dernière minute parce que tu dois garder Victoria ou Rhys, ou parce que ta petite soeur a la chiasse !
      Okay c'est bon, cette conversation est terminée.
      Mais t'en pis c'est pas grave, amuse-toi bien à changer des couches.
      Victoria a dix ans et Rhys quinze. Ils ne portent plus de couches...
      Vas te faire foutre !
      Okay je raccroche.
      MAÂT JE TE PRÉVIENS SI TU RACCROCHES JE TE PIQUE UNE SI BELLE CRISE QUE TU T'EN SOUVIENDRAS TOUTE TA PUTAIN DE VIE !
      ET BAH VAS-Y PIQUE MOI UNE CRISE J'EN AI RIEN A FOUTRE !
      TU VAS ME LE PAYER !


    Oui... Je crois que tout ira bien dans quelques temps... Ne vous inquiétez pas, j'y travaille... répondis-je à la secrétaire.
    Et sur cette phrase complètement implicite, je sortis de l'agence immobilier où travailler Tammy. Putain, mon exe allait être un véritable problème.

          THE END.
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Passive agressive. (ENDED)

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