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 I will be back

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Message(#) Sujet: I will be back Jeu 7 Oct 2010 - 1:25

I Will Be Back
Meaghan J. Fitzgerald & Enrique B. Velasco


    Mme Velasco Fitzgerald... C'était un nom qui sonnait plutôt bien, ou tout du moins qui ressemblait à quelque chose pour l'espagnol en mal d'amour. Ce sentiment écœurant ne l'avait toujours pas quitté depuis ce 13 février, date fatidique à laquelle elle l'avait giflé pour son infidélité. Pratiquement huit mois à passer de femmes en femmes sans trouver cette chaleureuse et réconfortante sensation d'appartenir à un etre aimé! Ce fut une chance finalement qu'elle ne le jette avant qu'ils n'entament cette fâcheuse conversation sur leur plausible mariage. Jamais elle n'aurait accepter de porter un nom devant rivaliser aux armoiries familiales sur la devanture de leur empire. D'autant plus un nom à consonance étrangère. Mais Enrique ne s'avouait nullement vaincu et loin de là même, il ne baisserait toujours pas les bras: c'était elle et personne d'autre! Il ne se considérait pas le seul fautif dans l'échec de leur relation et la grande dame avait, à ses yeux, sa part de responsabilités qu'elle refusait vraisemblablement d'accepter.

    A L'abri dans son Dodge Ram aux jantes entachées par la boue fraichement détrempée des Everglades, il avait à ses cotés un bouquet de lys blancs déposé sur le siège passager. Une douce essence florale recouvrait l'odeur du cuir et tout juste à coté se trouvait parmi les pétales soigneusement agencés un petit boitier qu'il n'avait omis d'emporter, un écrin enrubanné qu'il avait pendant trop longtemps laissé trainer dans ses sous-vêtements à l'abri des regards indiscrets. La journée n'était pas désagréable en ce début de saison et l'automne offrait un ravissant panel de couleurs.
    Enrique venait tout juste de finir son service et, comme une fois tous les trente six du mois, il pouvait jouir de son après-midi en toute quiétude. Une opportunité à ne pas laisser passer. Et d'ailleurs, il ne prit le temps de se changer et arpenta les ruelles citadines juste après un détour chez un fleuriste qu'il ne connaissait que trop bien. Il évita soigneusement de passer près de son ancien domicile, voulant éviter de réveiller quelques mauvais souvenirs et finit par arriver aux pieds de l'empire Fitzgerald. Le moteur se tut et ses yeux se levèrent vers la cime de cet imposant building. A l'image de la noble famille, l'immeuble n'en était pas moins un bloc à la façade lumineuse entièrement vitrée et hermétique, ne laissant rien transparaitre des activités internes de cette énorme fourmilière à l'échelle humaine. En admirant cet édifice, n'importe quel spectateur ne pouvait ressentir que deux impressions au choix: soit une totale extase grandissante à chaque étage considéré, ce qui fut le cas pour l'espagnol la première fois qu'il posa le pied à l'intérieur en tant que " concubin certifié ", soit une exaspérante impuissance, ce qu'il ressentait à présent puisque totalement écarté du milieu qu'il avait brièvement côtoyé aux cotés de la riche héritière. Après quelques minutes de pesante solitude, il se décida à sortir de son pick up en possession de ses présents dans son uniforme et se présenta à l'accueil au rez-de-chaussée. La première chose qui le surprit fut cette petite ingénue qui pianotait nerveusement sur son ordinateur derrière un bureau bien plus haut que sa petite stature pouvait lui permettre d'atteindre. Velsaco dû se pencher un peu par dessus le guichet pour se faire remarquer et d'un raclement de gorge qu'il laissa s'échapper, elle sursauta pour l'examiner sans vergogne et sans poser la moindre question. Lorsqu'il prit l'initiative de déposer le bouquet, elle sauta de son fauteuil une main posée sur le nez comme prise d'une terrible panique. Le beau brun sourcilla, inquiet de cette surprenante réaction. * Bon dieu que la Fitzgerald choisit bien ses employés...*....

    - Vous aviez rendez-vous?
    Une voix maigrelette piquée par des bafouillages dûs au stress qu'incombait son poste de secrétaire, la jeune femme attendait une réponse le fixant toujours derrière ses lunettes à double foyer sans daigner le quitter du regard. La voix suave de l'hispanique rompit la glace: " Oui tout à fait. Mme Fitzgerald doit m'attendre en ce moment même.... Velasco." Sans en attendre d'avantage, la petite intellectuelle souligna d'un timbre beaucoup plus cinglant un détail dont elle était plus que certaine et se fit un plaisir de rembarrer ce beau parleur sortit de nul part. " Désolée mais Mme Fitzgerald est en réunion...en ce moment même. Elle revoit les derniers modèles avec les mannequin alors à moins que vous n'en soyez un, je vous conseillerai de revenir à une date antérieure." Total échec mais Enrique n'en était pas à son coup d'essai: quelques semaines de vie commune avec Meaghan l'avaient préparé à toutes éventualités. Réceptif, il n'insista pas plus sachant bien que s'il harcelait d'avantage cette pauvre fille, la vipère maitresse de ces lieux aurait grand plaisir à faire intervenir ses gorilles dans le but de le foutre dehors sans ménagement. * Elle supervise les essayages... hummm * Un simple sourire mesquin en réponse et il remercia son hôtesse avant de prendre congé. Le long hall baigné de lumière ne finissait pas d'accueillir en son sein divers et variés employés: ici une attachée de presse venue tout spécialement pour recueillir les derniers potins mais bref de blabla... Velasco se dirigea vers les ascenseurs et ses doigts libérèrent le bouquet dont les pétales s'écrasèrent en un bruit sourd dans le fond d'une poubelle. Il lui était déplaisant de penser que ses premiers efforts étaient déjà couronnés par un échec mais la splendeur et la beauté de son ex en valait amplement la peine. Passé quelques portes du quatrième étage réservé au personnel de la compagnie et autres mannequins, il continuait de circuler de vestibules en vestibules, tous garnis de somptueux articles de luxe aux prix exorbitants. L'espagnol trouvait toujours de quoi en rire...La grande majorité des citoyens ne pouvaient que rêver de porter l'une de ces créations. L'ambiance s'alourdissait au fur et à mesure qu'il croisait le regard enquêteur de ses comparses masculins à moitié nus pour la plupart. Était-il en retard? Probablement. Avait-il le look et la carrure d'un top modèle? Peut-être puisque Mlle Fitzgerald n'avait pas pour habitude de porter son dévolu sur du bas de gamme. Sa tenue alors? Pour sûr, son uniforme n'était pas le plus approprié. C'est alors qu'un homme, grand et maigre, portant un cachemire rose vichy vint l'accoster d'une frappe amicale sur l'épaule: " T'es en retard mon beau". Enrique en tomba des nues tellement ses paroles étaient dénuées de sens. Mais le pire restait à venir: il ne fallu pas longtemps avant que le stylite aux étranges mœurs ne renchérisse sur son accoutrement. " T'es en avance pour le carnaval, vas donc te déshabiller et nous montrer ton corps mon chou "... Grand moment de solitude. Où l'avait-elle dégoté celui là? La seule chose qui lui permettait de conserver la tête froide restait ce petit détail qui dormait encore au fond de sa poche. Quelques minutes plus tard et grâce au précieux appui d'un mannequin professionnel, un dénommé Noah qu'il n'oublierai pas de si tôt, il se retrouvait en sous-vêtement, patientant nerveusement jusqu'au moment où il devrait à son tour passer sous l'œil inquisiteur des dignitaires de la marque qu'il était censé représenter. "Au suivant", les deux mots tombèrent tel un couperet sur la tête du malheureux qui tenait dans sa paume ce que le précieux écrin renfermait tantôt. Le jeune homme était pour le moins stressé et qui ne l'aurait été dans son cas? Il contourna les rideaux qui le divulguaient jusqu'à maintenant et se présenta dans son boxer, un bout d'étoffe dont il ne voulait imaginer la valeur, d'une démarche aussi décontractée qu'il pu en recherchant du regard aux alentours un visage familier lorsqu'il entendit la voix aigrelette du bisexuel s'écrier: " MON DIEU QUE ÇÀ LUI MET BIEN EN VALEUR LES!!!" Enrique, déconcentré mais surtout apeuré par cette chose rosâtre qui ne cessait de le dévisager, s'immobilisa ne sachant plus quoi faire.
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Message(#) Sujet: Re: I will be back Dim 10 Oct 2010 - 19:52


Une journée de plus qui s’enchainait, dans un décompte qui pourrait presque perdre la tête à la jeune femme entrainée par cette effervescence ambiante. Les essayages avant un défilé étaient toujours chaotiques, chacun s’affairant afin de terminer dans les temps, mais surtout dans le but de se démarquer des autres. Car tout le monde était sur le pied de guerre, à commencer par les mannequins dont la place était de plus en plus cher, jusqu’aux stylistes qui tentaient tant bien que mal d’imposer une touche même minime de leur style. Au milieu de tout cela, l’héritière donnait des ordres d’un ton sec et sans appel, animant et contrôlant cette fourmilière à l’échelle humaine avec un charisme déconcertant. Depuis qu’elle avait obtenu sa place officielle à la direction, elle n’avait de cesse de vouloir prouver que même si elle était bien la digne fille de son père, elle méritait pleinement sa place contrairement à ce qui pouvait se murmurer parmi leurs concurrents. Et si l’autorité légendaire des Fitzgerald coulait dans ses veines, son tempérament de feu était sans aucun doute sa propre touche personnelle, tandis que la passion vibrait en chacune des fibres de son corps et se rependant autour d’elle comme un voile invisible. Elle donnait autant qu’elle recevait de ses employés, aussi naturellement qu’il était possible et instaurant ainsi un nouveau règne sur la maison de couture. Plus humaine, plus compréhensive, Meaghan restait néanmoins intraitable et d’un perfectionnisme sans borne, cultivant ainsi un paradoxe qu’elle maitrisait à la perfection depuis bien longtemps. Elle se démarquait de ce qu’elle avait observé depuis son enfance, tandis qu’elle passait tout son temps libre à suivre son père dans ses divers déplacements, et pourtant, elle répliquait ce qui lui avait enseigné. Et à la voir aujourd’hui, tournant et virevoltant au milieu de tous ses employés, distribuant autant d’ordres que de conseils, de sourires que de reproches, il n’y avait aucun doute à avoir. Elle avait cela dans le sang.

C’est avec une nouvelle tasse de cappuccino dans la main qu’elle descendit à l’étage des sous-vêtements, pour ce qui était les derniers essayages de la journée. Un coup d’œil rapide à sa montre lui indiqua qu’ils étaient tous dans les temps, aussi surprenant que cela puisse être. Le lendemain devait avoir lui un défilé d’ordre caritatif, pendant lequel tous les fonds seraient reversés à une association. Et même s’il s’agissait là d’un travail bénévole, elle y mettait le même perfectionnisme qui était devenu sa marque de fabrique avec les mois. La jeune femme posa son regard émeraude sur les divers croquis accrochés sur les tableaux, mordillant sa lèvre dans un tic montrant sa concentration. Nombreux étaient ceux pleins de ratures et de griffonnages incompréhensibles si on n’était pas dans le métier, fait qui s’aggrava lorsqu’elle y apporta sa touche personnelle. Il fallait avouer que l’on ne pouvait pas être la fille d’un célèbre styliste et l’héritière d’une maison de couture, sans connaitre chacune des ficelles du métier, et à cela, Louis Fitzgerald y avait veillé. Un nouveau regard sur le croquis et un autre sur le mannequin portant le vêtement correspondant, et la Belle sentit son tempérament reprendre le dessus. « Tony, qu’est ce que c’est que ce putain de tissu ? » Sa question claqua dans l’air, laissant entrapercevoir un mauvais présage, comme elle contemplait les nombreux plis du sous-vêtement. Un défaut de fabrication du tissu, qui aurait pu être évité à temps lorsque les premiers tests étaient faits. Pourtant, quelqu’un avait laissé passer cela, montrant un manque de compétences flagrant ; et si la Belle savait accompagner ses employés, elle ne travaillait qu’avec les meilleurs. « Je … je vais arranger cela Mademoiselle Fitzgerald, je suis dessus. » La voix tremblante du styliste concerné fit contraste avec celle de Meaghan, qui s’affairait déjà à dessiner les retouches à apporter. Ouvrant la bouche avec une nouvelle remarque désobligeante en tête, c’est l’exclamation d’un autre de ses employés qui la fit se détourner de sa cible actuelle. Si la brunette pouvait se montrer extravagante à ses heures, elle ne supportait guère que cela arrive pendant son temps de travail, professionnelle jusqu’au bout des doigts ; et dès qu’elle trouva la source de tout ce raffut, son regard se fit assassin comme ses traits se durcirent aussitôt. Enrique Velasco, un fantôme de son passé qu’elle avait eu tôt fait d’oublier lorsqu’elle avait découvert son infidélité lors d’un défilé, avec une de ses propres mannequins. Pourtant, elle l’avait aimé, l’ayant laissé entrer dans sa vie comme elle n’y avait autorisé personne avant lui, allant même jusqu’à emménager avec lui, si bien qu’elle pouvait encore sentir cette douleur au cœur, signe d’une plaie loin d’être cicatrisée. Son trouble s’afficha sur ses traits, et bien qu’elle reprit presque aussitôt le contrôle d’elle-même, cela fut suffisant pour que son assistante depuis ses débuts ne le remarque. « Vous allez bien, Meaghan ? » Un frôlement sur son avant-bras pour montrer son inquiétude, mais l’héritière secouait déjà la tête. « C’est rien, Ana. Un petit problème que je vais régler rapidement, continuez sans moi. » L’espace d’un instant, l’idée de le faire mettre à la porte par les vigiles en lui prenant le seul petit bout de tissu qui lui servait d’habit la fit légèrement sourire. L’humiliation publique lui semblait être un excellent châtiment pour un traitre qui osait se représenter devant elle malgré ses avertissements, mais elle préférait de loin l’affrontement. Le port de tête princier, c’est d’un air arrogant et d’un regard d’acier qu’elle se dirigea vers lui, prête à déclencher une nouvelle guerre. « Qu’est ce que tu fous là ? » Se plantant devant lui, la Belle n’offrait là que de la colère et du dégout, ses traits devenant impassibles. « Tu as deux minutes pour t’expliquer avant que je te fasse mettre dehors par la sécurité. Et crois moi, j’adorerai te voir rentrer à poil chez toi, je suis persuadée que cela ferait sensation parmi tes nombreuses groupies. » Le ton tranchant ne laissait place au doute, l’héritière n’était pas prête de pardonner une telle trahison.
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