AccueilAccueil  FAQFAQ  RechercherRechercher  MembresMembres  GroupesGroupes  S'enregistrerS'enregistrer  ConnexionConnexion  

Partagez | 
 

 le monde l'est pas beau, l'est pas gentil [PV ENRIQUE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Aller en bas 
AuteurMessage
Invité
Invité




Message(#) Sujet: le monde l'est pas beau, l'est pas gentil [PV ENRIQUE] Ven 8 Oct 2010 - 20:06



LE MONDE L'EST PAS BEAU, L'EST PAS GENTIL PV ENRIQUE

— Vous êtes très jolie vous savez.
— Merci Henry.
— Mais je ne m'appelle pas Henr...
— Peu importe,
le coupai-je. Henry ça te va bien. Ca s'accorde parfaitement à ton teint et à tes cheveux poivre sel.
Le SDF me regarda bizarrement et je me dit que je devais être tombée bien bas pour que même les SDFS me regardassent ainsi. Celui-ci ne différait pas vraiment des autres. Il avait les cheveux longs et une barbe qui n'avait pas du être coupée depuis des jours et des jours. Son pantalon était rapiécé de toute part avec un trou aussi grand que le grand canyon au niveau du genou droit. Il portait une longue veste peut-être kaki — ou peut-être était-elle grise, difficile à dire — qui ne semblait d'aucune utilité véritable puisque qu'elle semblait aussi légère qu'une plume. Ses bottes étaient trouées et il lui manquait un lacet. Comme toute personne normalement constituée, j'eus pitié de lui. Mais à la différence des autres, je n'avais pas passé mon chemin et étais allée m'asseoir à ses côtés sur le banc qui, étonnamment, était vide — enfin mis à part Henry —.
On vous as déjà dit que vous étiez étrange ?
Je fis mine de réfléchir alors que je connaissais déjà la réponse.
Toujours. Et qu'est-ce qui vous a permis de me cerner en aussi peu de temps ?
Avec mon passé, j'avais appris à ne pas me montrer telle que j'étais réellement et a adopté une attitude froide et distance. Mais cela n'empêchait pas qu'au fond de moi-même je fus toujours la même qu'à quatorze ans. Une femme généreuse avec le cœur sur la main. Mais seuls quelques privilégiés avaient le droit de voir cette partie de moi. Le SDF se rapprocha alors de moi sur le banc et parla doucement.
— Regardez autour de vous. Les gens ont peur de moi. Vous êtes la première à venir me parler.
Je regardais autour de nous et je pus constater qu'il avait raison. Chaque personne qui passait pas loin de nous faisait un effort visible pour se détourner le plus du banc comme si le SDF avait une maladie grave qui se transmettait dès qu'on approchait à moins de deux mètres. Je devais reconnaître qu'il ne sentait pas très bon mais personnellement j'étais à côté de lui. J'étais donc la seule à pouvoir connaître son odeur. J'eus une énorme rancœur envers toutes ses personnes et je ne pus m'empêcher d'en regarder certaines de travers. Pourquoi les gens n'aidaient-ils donc pas ceux qui en avaient besoin et préféraient les enfoncer encore plus ? Je devais avouer que je n'étais pas blanche comme neige et que je me comportais très mal avec certaines personnes mais seulement celles qui le méritaient. Et Henry n'en faisait pas parti.
Comment vous appelez-vous ?
Je ne pouvais plus l'appeler Henry. Cela ne me semblait pas juste. Et j'espère qu'avec cette petite conversation, j'allai lui redonner un peu de joie dans sa vie qui semblait si dénudée de sens.
Joe, me répondit-il avec un sourire.
Je m'emparai de mon sac qui traînait sur le banc et en sortit mon porte monnaie. Je pris tout ce que j'avais et les tendis à Joe. Il secoua la tête pour me signifier qu'il ne pouvait accepter mais je lui attrapai la main, l'ouvrit et y glissai les billets.
Faites-en bonne usage. Mais je vous fais confiance Joe.
Celui-ci se releva, mit un genou à terre, et me baisa la main. Il me remercia plusieurs fois avant de s'éloigner en boitant. J'avais le sourire aux lèvres, fière d'avoir pu l'aider. Il le méritait.


Dernière édition par Summer B. McFerson le Dim 24 Oct 2010 - 20:58, édité 2 fois
Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: le monde l'est pas beau, l'est pas gentil [PV ENRIQUE] Jeu 14 Oct 2010 - 21:08


    - Tu peux prendre une pause, je te biperai en cas de soucis.
    Trop aimable de sa part, mon chef venait de m'octroyer par de vêles paroles une occasion de me dégourdir les jambes enquilosées dans l'attente d'un coup de fil de notre QG. Et pour une fois que je n'avais pas à faire cas de mes horaires, d'ordinaire imposées, j'allais avec la plus grande joie pleinement en profiter. Notre camion disposé en plein centre ville n'était pas du plus bel effet mais la gêne occasionnée n'étant que temporaire, je n'avais nullement à m'en faire tandis que je laissais clefs sur le contact, déposant mon casque sur le siège passager et délaissant mes responsabilités pour quelques minutes de relâchement.

    Dans un costume du plus bel attrait, d'un noir jais barré d'une seule et unique rayure écarlate, j'osai m'aventurer à un petit détour au Starbuck où de galants couples sirotaient paisiblement milkshakes colorés, je commandai un simple déca et allai m'installer sur la terrasse où non loin de là un étrange tableau se déroulait sous mes yeux effarés: affligeant, écœurant mais en un certain point assez touchant. J'en arrivai même à sourire comme quoi parfois malgré les aléas de cette société décadente, certains membres du genre humain étaient encore doués de sympathie envers leurs prochains. L'odeur du café corsé me chatouillant les narines, j'en oubliai un instant mes soucis personnels et fus pris par l'envie d'aller taquiner le lièvre lorsque, et ce pour ma plus grande satisfaction, l'homme à la chevelure cendrée, que j'observais depuis quelques minutes, quitta sa ravissante hôtesse d'un preux baiser déposé sur sa main. Je repliai donc mon journal machinalement sans prendre garde aux pliures et empoignait mon gobelet bouillant dans l'unique but de me rapprocher de la belle délaissée. Regard fauve et allure décontractée dans un uniforme à l'entre-jambe étriquée, j'aurais souhaité néanmoins n'avoir à l'aborder dans cet accoutrement mais il était connu que celui dont j'étais paré attirait le regard des belles de ces bois... Silex and the city, l'homme revenu à ses bas instincts primaires. Arrivé à quelques pas, je vis que la jeune femme était beaucoup plus jeune que je ne me l'étais imaginé....peut-être même une étudiante, dommage....

    " Permettez? ”....
    Avais-je besoin de sa permission? Il était clair que non. Mais connaissant les règles du jeu, la courtoisie et toutes les fadaises dont les dames étaient si friandes, il fallait flouter ma grossièreté naturelle sous un manteau de civilités que ma langue avait bien du mal à dévoiler. J'affichai néanmoins une réticente lorsque vint le temps de m'assoir là où le sac à vin avait pris place tantôt. Un coup de journal passé brièvement sur les lattes de bois vermoulues et mon digne postérieur vint se caler sur ces dernières, le nez replongé dans les longues palabres manuscrites de ces politiciens véreux. " Cela doit être plaisant de participer à la destruction d'un ivrogne qui va utiliser votre argent pour se souler au coin de la rue..." Légère œillade lancée à la charmante silhouette assise à mes cotés, je bus une gorgée tout en feuilletant les différentes pages jusqu'à mon but final: les mots fléchés. Cuit dans l'huile bouillante en quatre lettres.... pas évident. Les mots s'embrouillaient plus mes yeux louchaient étroitement sur ma voisine.
    " J'espère que vous allez vous laver les mains avant de manger...Un crayon? " Lui demandais-je accompagné d'un faux fou rire tout en contemplant de long en large les différentes définitions pouvant me dévoiler quelques lettres de la réponse à mon petit problème. Quelle magnifique journée pour casser de l'étudiante, vis-à-vis des traits fins de son visage, je ne lui donnais pas plus de 25 printemps.

Revenir en haut Aller en bas
Invité
Invité




Message(#) Sujet: Re: le monde l'est pas beau, l'est pas gentil [PV ENRIQUE] Dim 24 Oct 2010 - 21:48



LE MONDE L'EST PAS BEAU, L'EST PAS GENTIL PV ENRIQUE

Celui-ci se releva, mit un genou à terre, et me baisa la main. Il me remercia plusieurs fois avant de s'éloigner en boitant. J'avais le sourire aux lèvres, fière d'avoir pu l'aider. Il le méritait.
Je regardai mon nouvel ami Joe s'éloignait lentement. Il boitait vraiment. Quelle était son histoire et comment en était-il arrivé là ? Je n'en avais absolument aucune idée. Mon regard se détournait alors pour croiser les différents passants. Chacun avait sa façon de marcher, son style vestimentaire, sa coiffure et surtout son histoire. Chacun avait son petit bagage et je savais que pour certains, il devait être dur à porter. La vie ne gâte pas tout le monde. Elle fait des heureux et des malheureux. Et pour tous, elle n'est jamais simple.
Permettez?
Je me retournai alors surprise et juste à temps pour remarquer cet homme s'asseoir sur le banc à côté de moi. Il avait demandé juste pour la forme mais de suite, il ne m'inspira pas confiance. J'eus immédiatement envie de le rembarrer aussi sec mais je préférai me retenir. Ce n'était pas poli. Comme si ça m'avait un jour dérangé de ne pas l'être. Il garda son attention sur le journal qu'il tenait entre les mains et par chance, ne croisa donc pas mon regard assassin.
Cela doit être plaisant de participer à la destruction d'un ivrogne qui va utiliser votre argent pour se souler au coin de la rue...
Alors là, il n'allait pas s'en tirer comme ça ! De quel droit se permettait-il d'être aussi insultant ? Comment pouvait-il me juger alors qu'il me rencontrait pour la première fois ? C'était dingue et parfaitement hallucinant. En vérité, c'était déconcertant pour la simple et bonne raison que j'avais l'impression de me voir en version masculine. Sauf que d'habitude, c'était moi qui me permettait d'être insultante à l'égard des autres et ce, dès notre première rencontre.
Que de préjugés mais de tout de façon, vu votre accoutrement, ça ne m'étonne pas outre mesure. Si vous osiez regarder plus loin que votre satané journal vous vous seriez certainement rendu compte que cet homme sentait seulement la crasse. Aucune odeur d'alcool.
Il était exactement comme tous ces passants que j'avais lorgné auparavant, ces parasites qui ne se donnaient pas la peine d'essayer de voir plus loin que le bout de leur nez — crochu bien entendu — . Je n'avais qu'une envie c'était de rabaisser le clapet à toutes ces personnes prétentieuses.
J'espère que vous allez vous laver les mains avant de manger...Un crayon?
Personnellement, c'était ses grands airs que j'avais envie de lui faire manger. Il paraissait trop sûr de lui, il l'était même trop pour que je veuille ne lui accorder ne serait-ce que le moindre intérêt. J'aurais pu partir et m'éloigner alors de ce personnage qui me semblait infâme au premier abord. Mais si je partais, cela admettait que j'acceptais de perdre. J'étais arrivée avant lui sur ce banc alors c'était à lui de partir et non à moi ! Je lorgnai son journal et ris intérieurement. Certains mots étaient d'une facilité enfantine. Bizarre qu'il ne les eût pas trouvé.
Vous, c'est votre corps tout entier que vous devriez laver. Essayez le white spirit ça marchera peut-être à enlever toute cette prétention qui semble faire parti de vous. Mais frottez bien, ça a l'air d'être bien incruster.
Je regardai à nouveau son journal et trouvai quelques mots supplémentaires. Je remarquai même qu'il avait fait une erreur. N'était-il donc pas assez intelligent pour savoir que c'était la RDA et non la RFA ? La culture de nos jours !
Je serais vous j'arrêterais ce mots croisés immédiatement. Vous êtes d'une nullité navrante.
Je ne regardai pas l'inconnu et portai mon regard à nouveau sur les passants. Je ne pus m'empêcher tout de fois d'aborder un sourire victorieux. Sourire qui malgré mes efforts, ne voulut pas s'estomper.

[HJ : désolée pour l'immense retard, la forme n'était pas au rendez-vous.]
Revenir en haut Aller en bas
Contenu sponsorisé





Message(#) Sujet: Re: le monde l'est pas beau, l'est pas gentil [PV ENRIQUE]

Revenir en haut Aller en bas
 

le monde l'est pas beau, l'est pas gentil [PV ENRIQUE]

Voir le sujet précédent Voir le sujet suivant Revenir en haut 
Page 1 sur 1

Permission de ce forum:Vous ne pouvez pas répondre aux sujets dans ce forum
F I L T H Y S E C R E T :: Miami - Centre ville :: Fairway Place-