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 I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN

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Message(#) Sujet: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN Sam 9 Oct 2010 - 20:11

    → I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ♦ aiden lancaster & hailey caldwell

    L'idée même de dire adieu à ses proches ne semblait plus envisageable à Hailey Caldwell. Depuis qu'elle avait pris connaissance de sa tumeur au cerveau, elle était passé par tous les stades, passant successivement du doute à la motivation pour guérir, d'un comportement défaitiste à celui d'une battante. Ces sautes d'humeur régulières et son cancer avaient donc mis un sérieux frein au but qu'elle s'était fixé. Elle avait oublié les derniers mois passés quand elle était restée pendant des mois, déprimée, seule, isolée et renfermée. L'échec du mariage, les commérages des voisins, une carrière en berne, Hailey en avait déjà oublié plus de la moitié. Mais la découverte de son cancer la laissait penser qu'elle n'était finalement pas prête de retrouver un jour le bonheur. Elle retrouvait cependant goût à la vie, tentant de ne pas se laisser dépasser par sa maladie, tâchant d'appeler régulièrement Presley pour ne plus laisser son amitié avec elle s'affaiblir, sortant de temps à autre, affrontant même le regard d'Esteban. Pourtant, ses espoirs de retrouver un semblant de bonheur étaient brisés. La simple visite hebdomadaire à l'hôpital avec Liam, le fait qu'elle allait bientôt commencer la chimiothérapie lui semblaient tant d'étapes à surmonter, et devoir le faire lui paraissait tellement impossible. Bien que remontée à bloc pour se battre, et surtout grâce à Presley, Hailey partait pourtant bien défaitiste au fond d'elle même. Comment guérir d'une tumeur au cerveau déjà bien avancée ? Une question qu'elle se posait chaque jour qui passait à mesure que son état se dégradait.
    Il ne restait qu'une unique personne qu'Hailey allait se charger de mettre au courant avant d'entamer un traitement agressif et acharné contre la maladie. Aiden. La jeune femme ne savait pas comment s'y prendre avec lui, elle avait pourtant imaginé tous les scénarios imaginables mais rien n'y faisait, elle semblait bloquée à l'idée de devoir lui dire, à l'idée de devoir le perdre si jamais les évènements tournaient mal. Elle ne savait même pas comment il prendrait la chose, il serait sans doute attristé mais il cherchait tellement à la protéger que même là, il ne pourrait pas. Personne ne pouvait l'aider à combattre ce fléau qui grandissait en elle. Seule Hailey devait trouver la force et le courage d'affronter ce qui allait devoir arriver. Aiden avait certainement du remarquer quel entrain Hailey mettait à reconstruire sa vie. C'est certainement pour cela qu'il lui avait proposé d'aller au restaurant quand il rentrerait de l'hôpital. Une proposition que la jeune femme n'avait pu refusé, il fallait dire que la complicité qui unissait les deux jeunes gens ne cessait de grandir depuis qu'Aiden et Victoria s'étaient séparés. La jeune Caldwell avait même envisager l'espace de quelques secondes ce que donnerait sa vie si Aiden Lancaster était plus qu'un ami. Cet instant d'imagination lui parut bien trop éloigné de la réalité pour pouvoir se réaliser. Ce n'était de toute façon pas envisageable de faire naître des sentiments pour un homme, alors qu'elle n'était pas sure que le cancer allait disparaitre, et il était hors de question qu'elle ne fasse subir çà à un homme.
    La journée était passée à toute vitesse et dès qu'Aiden était rentré de l'hôpital, Hailey était monté dans sa chambre pour se préparer pendant que ce dernier prenait une douche. Elle le savait certainement fatigué par sa journée, et certainement que l'hopital pourrait le biper à n'importe quelle heure de la soirée s'il y avait urgence, mais il faisait tout de même son possible pour ne pas délaisser sa colocataire. Ce n'était pas un rendez-vous galant, ni un diner aux chandelles qui s'annonçait mais Hailey avait tenu à être élégante, elle avait laissé ses longs cheveux blonds libres. Dire que la chimiothérapie allait sans aucun doute abîmer sa chevelure que la jeune femme aimait tant. Elle avait enfilé une petite robe noire par dessus laquelle elle avait ajouté une petite veste. Hailey avait appelé un petit restaurant italien sur Fairway Place et avait pris réservation pour environ 22h. Aller au restaurant avec un médecin, c'était souvent d'un compliqué, en particulier quand ce dernier est urgentiste et que plus de la moitié de son travail se déroulait le soir.

    La soirée s'était déroulée à la perfection et même si Hailey avait décidé d'avouer sa maladie à Aiden ce soir, elle n'y avait plus pensé durant tout le dîner. Entre éclats de rire et sourires discrets, elle s'était senti plus que jamais bien en compagnie du jeune homme. A chaque fois qu'il était là, elle savait qu'elle pouvait compter sur lui. Sa seule présence la confortait dans l'idée qu'il la défendait et suffisait à ce que toute aille soudainement mieux. Cela faisait quelques instants que les deux amis étaient sortis du restaurant, marchant sur la place, profitant que cette dernière n'était que très peu peuplée. « Merci pour cette soirée. » Déclara t-elle sur un ton neutre à son ami. Elle lui avait souri tendrement, acte que raffolait Aiden depuis que sa meilleure amie allait légèrement mieux. C'était en partie grâce à lui si elle avait retrouvé le sourire, il était là pour la réconforter et la protéger, il lui avait fait comprendre qu'il ne fallait plus se soucier des remarques des voisins à son égard et que de toute manière, il ne pouvait comprendre son choix. Qu'oublier son mariage raté était sans doute une bien meilleure idée que de déprimer sur le sort d'un homme qu'on avait jamais aimé. Sans s'en rendre compte, ils avaient plutôt pris le chemin de l'endroit où Aiden avait garé la voiture, c'est à ce moment là qu'Hailey comprit qu'elle allait devoir lui parler. Même s'il était minuit passé, elle ne pouvait pas attendre une journée sans en parler au garçon qui tenait le plus pour elle. Soudainement, elle se stoppa dans sa direction, Aiden ne remarqua pas tout de suite qu'elle n'était plus à ses côtés, et c'est avec la peur au ventre qu'elle prit son courage à deux mains. « Aiden... » Dit-elle dans un murmure assez audible pour qu'il l'entende. Le regard interrogateur de ce dernier quand il se retourna fut encore plus pénible à supporter pour la jeune femme qui commençait de plus en plus à paniquer. Ses yeux embués de larmes fixaient le jeune homme qui s'était rapproché de son amie, l'émotion d'en parler à ses amis et la peine qu'elle leur affligeait à chaque fois était également dure à supporter. Les personnes au courant de son cancer se comptaient sur le doigt d'une main, elle avait fait le tri et sélectionner les personnes dignes de confiance, elle savait qu'avec eux, sa maladie ne serait pas le nouveau ragot du mois, de la semaine, qu'importe, elle leur donnait toute sa confiance en retour de leur soutien si précieux. « Je..je dois t'avouer quelque chose.. » Elle ferma les yeux un instant, se concentrant sur l'essentiel de ce qu'elle allait lui dire, elle allait éviter les détails, tâcher d'aller le plus rapidement possible pour être très rapidement soulagée. Elle savait qu'une longue discussion s'en suivrait mais elle devait l'informer. Ne pouvant lui mentir plus longtemps, elle inspira un instant, essayant de retrouver un calme olympien dont elle savait qu'il ne reviendrait qu'après le lui avoir annoncé. Elle avait passé une si bonne soirée, et Aiden était si beau qu'elle s'en voulait de gâcher la soirée qu'ils venaient de passer. Mais cette soirée était l'occasion d'avouer l'inavouable, et c'est instinctivement qu'elle prit les mains du jeune homme, afin de se sentir moins frustré, de savoir qu'il serait là pour l'écouter. Elle espérait juste que cela ne le ferait pas fuir, mais connaissant Aiden, Hailey savait qu'elle pouvait prendre trente kilos, devenir chauve, avoir la grippe, être démaquillée, cernée, fatiguée, qu'elle soit triste ou souriante, joyeuse ou déprimée, elle savait que malgré tout, il serait là pour elle. Après tout, avec un père absent et des amis plus ou moins là, il était en quelque sorte le seul homme de sa vie. Celui qui connaissait les moindres recoins de sa personnalité et qui était là pour elle, coûte que coûte..
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Message(#) Sujet: Re: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN Dim 10 Oct 2010 - 22:08



i'll go wherever you will go
    HAILEY CALDWELL & AIDEN LANCASTER


    © LJ








L’été écoulé n’avait pas été de tout repos pour Aiden Lancaster – c’est le moins qu’on puisse dire. Le jeune homme avait été de péripétie en péripétie, tiraillé entre sa carrière, ses amitiés et ses sentiments. La grande histoire qui avait marqué cet été était bien sûr sa relation avec Victoria Blythe. Qui aurait cru, en les voyant liés par une amitié si complice et fraternelle, que leur relation aurait mué en quelque chose de plus passionnel ? Cela n’avait pas été de l’amour, mais pendant quelques semaines, ils avaient vécu leur propre idylle. Au final, ils s’étaient rendus compte que tout cela n’avait été qu’une immense mascarade. Bien qu’ils eurent été sincères l’un envers l’autre, ils s’étaient mentis à eux-mêmes. Aiden, dans un élan de protection et un désir de préserver le bonheur de Victoria, suite à sa rupture avec Neal, avait pris ses sentiments pour plus qu’ils n’étaient. Quant à Victoria, peut-être avait-elle voulu oublier Neal. Ou bien avait-elle tout simplement recherché une protection permanente auprès de la personne la plus qualifiée pour cela, c’est-à-dire son meilleur ami. Les semaines passées auprès de Victoria avaient été faites de bonheur et de tendresse, et Aiden ne les regrettait pas. Mais il avait décidé d’y mettre fin lorsqu’il s’était rendu compte qu’il n’était pas celui dont Victoria avait besoin. Aussi attentionné et aimant fût-il, ce n’était pas lui que Victoria voulait. Et bien que la jeune femme ait tout fait pour le nier, il était évident que son cœur ne battait que pour Neal Rowlands. Cela n’avait, au final, pas coûté d’effort à Aiden de rendre Victoria à l’être qu’elle aimait et qui l’aimait. Il savait que c’était pour le mieux, et qu’elle en avait besoin. Que de toute façon, cela aurait fini par arriver un jour où l’autre. Et, par-dessus tout, qu’il serait toujours là pour elle en tant qu’ami. Cela avait, bien entendu, facilité leur rupture : ils s’étaient quittés en bons termes, sur la promesse de ne pas laisser leur amitié pâtir de cette relation brève mais marquante. Cependant, leurs rapports étaient désormais assez gênés – Aiden ne pouvait plus exécuter une série de gestes à l’égard de Victoria sans que ceux-ci ne lui rappellent ce qu’ils avaient vécu ensemble, et il se doutait bien que c’était pareil du côté de la blondinette. Du coup, ils avaient commencé à se fréquenter moins qu’avant le début de leur relation amoureuse. Il fallait ajouter à cela les autres troubles qui parcouraient le cœur d’Aiden, à savoir, entre autres, Shouka Gibson. La jeune femme avait toujours été comme une deuxième petite sœur aux yeux d’Aiden, et il ressentait ce même besoin de la protéger de tout ce qui pourrait la blesser. A savoir, Liam Stanfield – qui était, soit dit en passant, un des plus proches amis d’Aiden. Un casse-tête des plus désagréables s’en était alors ensuivi : Aiden n’avait su comment prendre la chose lorsqu’il avait appris que Liam avait abandonné Shouka. Il en voulait à son ami, bien évidemment, mais ne pouvait en aucun cas lui faire de reproches. En effet, Shouka était venu le retrouver après sa rupture, et Aiden était allé un peu plus loin que prévu en matière de réconfort. Bien que cette nuit ne fût aucunement teintée de sentiments aux yeux du jeune homme, elle ne simplifiait en rien la situation. Difficile de faire des reproches à Liam lorsqu’il avait sur sa conscience une nuit passée avec sa copine fraichement larguée. Aiden avait donc été prêt à lâcher l’affaire, se disant que Liam devait bien avoir ses raisons de quitter Shouka, et s’était décidé à lâcher l’affaire. Mais ça, c’était avant d’apprendre que le cœur du chef neurologue battait pour Panamee McCawley. Bien que désormais indifférent à la demoiselle –du moins, c’était ce dont il s’était convaincu pour rendre la chose plus simple–, l’entente de cette nouvelle avait fait remonter de vieux souvenirs, et pas des plus agréables, à l’esprit d’Aiden. Il s’était souvenu de leur amitié complice et tendre, dès l’arrivée d’Aiden à Miami. Il s’était souvenu des moments passés à ses côtés, à l’hôpital tout comme à Ocean Grove. Il s’était souvenu de la manière dont il avait consolé Panamee après les disputes de celle-ci avec son ancien petit ami, Duncan Thomas. Et, par dessus tout, il s’était souvenu des sentiments qu’il avait éprouvés à son égard, et ce, dès la première fois où ils s’étaient parlés. Jamais il n’avait osé admettre à la jeune femme qu’il ressentait pour elle plus que de l’amitié, alors qu’elle était déjà en couple. Sans trop savoir pourquoi, ils avaient fini par perdre contact et Aiden avait décidé de ranger cette idée dans un tiroir du passé. Mais apprendre que Liam avait apparemment réussi là où il avait, de toute évidence, échoué, ne l’avait clairement pas laissé indifférent. Aiden savait qu’il réagissait bien trop vivement à cette histoire, qui aurait dû n’avoir aucune importance. Parce qu’il y avait quelque chose qui le préoccupait encore bien plus, et avec raison.

Hailey Caldwell. Elle s’était immiscée, telle un rayon de soleil, dans la vie du jeune homme, alors qu’il était perdu et plus seul que jamais. L’amitié qui les unissait avait été des plus singulières, grandissant avec une rapidité fulgurante. Celle-ci n’avait qu’augmenté de plus belle lorsque la jolie blonde avait emménagé chez Aiden, après son mariage raté avec Esteban Carson. Aiden avait passé une partie de l’été à prendre soin de son amie, qui était dans un piteux état. Cette proximité grandissante avait eu une incidence inévitable sur sa relation avec Victoria : bien qu’Aiden n’ait jamais commis le moindre écart, il ne pouvait nier qu’il était indéniablement attiré par Hailey. Il n’était toujours pas convaincu de la nature précise des sentiments qu’il éprouvait pour elle, mais avait toujours eu l’impression de mentir à Victoria en côtoyant Hailey lorsqu’il n’était pas avec elle, même si leurs rapports étaient des plus innocents. Sachant que Hailey et Victoria étaient très proches, Aiden avait admis à sa petite amie, lorsqu’il avait rompu avec elle, que ce qu’il éprouvait pour Hailey jouait également un rôle dans la fin de leur relation. Heureusement, Victoria ne l’avait pas mal pris. Mais toujours était-il qu’Aiden n’avait pas osé passer à la vitesse supérieure avec Hailey. Plusieurs mois s’étaient écoulés sans qu’il ait tenté d’avouer ses sentiments à la jeune femme. Il ne voulait pas la chambouler, ou lui faire penser qu’il profitait d’elle à un moment où elle était faible. Il préférait attendre le bon moment, attendre que la jeune femme aille mieux, avant de voir si oui ou non, une relation d’un stade supérieur soit envisageable. Cela n’empêchait pas Aiden de mourir d’envie de caresser sa chevelure d’or, d’embrasser ses lèvres vermillon et de caresser sa peau de pêche à chaque fois qu’il la voyait. Ni de vouloir la protéger, la serrer contre lui à chaque moment de la journée, comme de la nuit. Elle peuplait ses pensées jour et nuit, déclenchait en lui une tempête d’émotions à chaque fois que leurs regards se croisaient. Se taire en sa présence était des plus difficiles, car l’envie de lui hurler ce qu’il ressentait en réalité était omniprésente. Jamais la retenue n’avait été un tel supplice pour Aiden. Et pourtant, quelque part, il était heureux d’entretenir la relation qu’il avait avec Hailey – il était, d’ailleurs, heureux dès qu’il était à ses côtés. Tous les prétextes étaient bons pour passer un peu de temps avec son amie. Ce soir-là, l’occasion qui s’était profilée à l’horizon avait été un dîner dans un restaurant sur Fairway Place. Aiden avait sa soirée libre et, par miracle, on l’avait laissé tranquille pendant tout le temps qu’avait duré le dîner. Celui-ci s’était déroulé dans une ambiance des plus agréables, et Aiden n’avait cessé de s’émerveiller devant Hailey. Elle allait bien mieux qu’il y a quelques mois, et cette pensée lui mettait indéniablement du baume au cœur. Il voulait, plus que tout, la voir heureuse, voir un sourire sincère étirer ses lèvres, et il avait eu l’impression, ce soir, qu’elle avait rempli ce vœu. Lorsqu’ils eurent fini de dîner, leurs pas les avaient tout naturellement menés vers la petite place calme et sereine. « Merci pour cette soirée. » Arborant son sourire le plus tendre, Aiden posa son regard noisette sur son amie, qui, elle aussi, souriait. Passant un bras autour des frêles épaules de Hailey et la serrant contre lui, il répondit : « Merci à toi. C’était le meilleur moyen que j’aurais pu trouver pour passer ma soirée de congé. » Se dirigeant vers la voiture d’Aiden, les deux jeunes adultes marchèrent en silence, un de ceux qui ne demandaient pas à être comblés. Aiden et Hailey n’avaient pas besoin de parler pour se comprendre – parfois, un silence était bien plus parlant qu’un discours. Le jeune homme avait fini par relâcher son ami, et tous deux marchaient calmement dans la même direction, jusqu’au moment où Aiden remarqua que Hailey ne le suivait plus. C’est à ce moment là qu’elle reprit parole. « Aiden... Je… je dois t'avouer quelque chose.. » Surpris, le jeune homme fit demi-tour et regarda son amie, qui n’avançait plus. Il revint à sa hauteur, le regard inquisiteur et inquiet, avant de répondre avec douceur : « Qu’est-ce qui se passe, Hailey ? » Au fond de lui, il craignait déjà le pire, sans savoir en quoi celui-ci consisterait. Hailey avait déjà suffisamment souffert ainsi pour devoir supporter un affront de plus. Le jeune homme espérait donc de tout son cœur que le ton grave employé par la demoiselle ne cachait pas de choses trop horribles.

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Message(#) Sujet: Re: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN Lun 11 Oct 2010 - 19:19


    « Merci à toi. C’était le meilleur moyen que j’aurais pu trouver pour passer ma soirée de congé. » La remarque du jeune homme réchauffa le coeur d'Hailey. Ce qu'il pouvait être flatteur quand il s'y mettait. La complicité qui s'était instaurée entre eux semblait prendre un tournant plus sentimental, mais Hailey ne voulait pas se faire de fausses illusions, elle se voyait très mal se remettre en couple. Il y avait eu d'abord son petit-ami au Texas, mort devant ses yeux et par sa faute. Hailey ne s'était jamais vraiment remise de cet accident, et s'était, depuis ce jour, condamnée à vivre une grande et belle histoire d'amour. Elle avait fini par oublier cette relation dans les bras de Rhys Blythe, quelques temps après son arrivée dans le quartier. Elle s'était immédiatement attachée avec lui, mais il l'avait mise en garde, la prévenant automatiquement qu'il n'était pas le meilleur choix. De toute évidence, il avait raison. Il était parti au bout de quelques mois de relation, la laissant seule sans la moindre explications. Il était revenu un an plus tard, tentant de trouver des excuses. Elle lui avait pardonné mais jamais ils n'étaient redevenus bons amis. Puis il y avait eu Esteban, elle avait cru pouvoir le changer et l'aimer, une fois de plus, Hailey s'était leurée. Tous ses espoirs réduits à néant, elle savait qu'il n'était pas celui qu'il lui fallait, elle l'avait su depuis le début mais elle avait joué avec lui, joué avec ses sentiments. Elle s'était trompée sur toute la ligne, et elle ne voulait pas que cela recommence avec Aiden. Elle ne voulait pas gâcher son amitié qu'elle jugeait si importante. Elle ne voulait pas lui transmettre sa poisse, le faire souffrir, ou souffrir à nouveau. Elle avait déjà assez souffert dans les trois relations les plus sérieuses de sa vie, il était temps d'arrêter de vouloir être heureuse. Son bonheur, elle pouvait l'avoir mais à condition de faire souffrir quelqu'un dans l'histoire. « Qu’est-ce qui se passe, Hailey ? » Doucement, Hailey revenit à la réalité. Elle observait chaque trait du visage du jeune homme, ils étaient crispés d'inquiétude. Sans doute, venait-elle de semer le trouble et la peur dans l'esprit du jeune homme, mais il devait savoir, savoir que pour Hailey, sa vie était peut-être finie. Hailey ne s'était jamais remise de l'annonce de son cancer, elle ne voulait pas l'admettre, elle ne voyait que les points noirs et négatifs. Seule Presley parvenait à la motiver et à la convaincre de se battre. C'est peut-être pour cela qu'elle demanderait à la jeune femme de l'accompagner à l'hôpital pour ses rendez-vous. Il fallait une personne énergique à ses côtés. Et puis avec sa soeur de coeur, Hailey avait déjà vécu bien pire, mais ces souvenirs là, elle préférait les enterrait aussi. La jeune blonde serrait toujours aussi fort les mains de son ami, elle ne voulait pas lâcher, par peur de lâcher prise et de renoncer à lui dire la vérité. Elle ne voulait pas le blesser, ni lui faire peur. Mais le regard apeuré qu'elle posa sur lui fit sans doute ressentir le contraire au jeune homme. « Depuis des semaines, je...j'essaie de trouver la manière dont je vais t'avouer çà. J'ai pas trouvé les mots pour te le dire, et je me suis dis qu'il fallait bien te mettre au courant, à ton tour.. » Elle marqua une pause, glissa son regard sur des passants pour ne pas avoir à affronter la réalité. Elle était en train de tourner autour du pot, sans aborder réellement le sujet. Elle ne voulait pas, c'était plus fort qu'elle. Elle même refusait d'affronter sa maladie, de l'avouer, d'en parler, alors en parler avec quelqu'un d'autre que soi-même ou que Liam était devenu digne d'un parcours du combattant. Et c'est le regard perdu dans le vague, les paupières attristées et la voix grave mais tremblante d'anxiété qu'elle s'élança à nouveau, balayant son regard sur le visage du jeune homme jusqu'à leurs mains entrelacés qu'elle ne se décidait pas à lâcher. « J'ai fais des examens il y a déjà plusieurs semaines.. » Sa voix tremblait d'inquiétude à mesure qu'elle s'approchait de la vérité. Des frissons glacés la parcouraient alors que la température extérieure était digne d'un été très ensoleillé. Elle ne savait pas comment s'y prendre, s'il fallait être directe avec lui, ou s'il fallait tourner les choses de manière plus appropriées. Elle ne réfléchissait même plus à ce genre de détails tellement elle avait peur qu'Aiden ne le prenne mal. Elle avait tellement peur de le perdre, peur de perdre cet homme qui savait tellement être là pour elle, qui ne cessait de la conforter dans l'idée qu'il lui fallait quelqu'un de bien, comme lui. Elle avait tant cherché à vouloir être avec un mauvais garçon, ceux qui ont l'habitude de faire souffrir, de faire mal et de briser les coeurs. Pourquoi n'avait-elle pas jeté son dévolu plus tôt sur le jeune homme ? Il était clair que rien ne serait possible, qui voulait s'occuper d'une cancéreuse ? Quel homme voudrait voir l'état de santé de sa petite-amie se dégradait au fil du temps avec le sentiment de ne rien pouvoir faire, d'être si impuissant. Hailey connaissait la réponse, pas la peine de tenter d'y répondre maintenant. Mais elle ne voulait pas le perdre, elle se le refusait. Il était entré dans sa vie, et elle ne voulait pas qu'il en ressorte. Il était arrivé à un point où Hailey se demandait comment elle aurait fait si Aiden n'avait pas été là. Plus d'un aurait crié, hurlé, plus d'un serait parti, plus d'un se serait lassé et énervé mais il était resté. C'était sans doute la différence entre lui et les autres. C'est qu'Hailey savait qu'il resterait éternellement à ses côtés. Et c'est dans cette optique qu'elle planta ses prunelles humidifiées par ses larmes dans celle du jeune homme. Un regard de détresse, comme si elle s'excusait à l'avance de ce qu'elle allait lui dire, des conséquences que cela aurait. Elle n'avait pas lâché les mains du jeune homme, pensant que si elle les lâchait, elle n'arriverait pas à le lui dire. On entendit à peine ce qu'Hailey Caldwell annonçà à Aiden par la suite, parce que la peur de perdre son ami était immense, mais aussi parce qu'elle s'imaginait que cela ne servait plus à rien d'espérer. « J'ai...J'ai une tumeur...au cerveau, Aiden..» A la fois soulagée d'avoir enfin pu prononcer le mot "tumeur" au jeune homme, Hailey ferma doucement ses yeux, laissant des larmes de doute et à la fois de tristesse couler sur ses joues rosées. C'était dit, et même si elle pouvait en retirer un certain soulagement, elle avait eu l'impression que son monde venait de s'écrouler. Notamment parce qu'elle avait eu le temps de prononcer chacun de ses mots en se disant que c'était peut-être la fin, et que ses futurs efforts seraient peut-être vains. Mais aussi car elle avait vu au fur et à mesure de son annonce le visage d'Aiden se décomposait lentement, comme si son monde venait de s'écrouler à son tour. Elle s'en voulait de gâcher la soirée, se rendait coupable d'avoir cette fichue maladie, elle se sentait envahie par la culpabilité de le faire souffrir et de faire souffrir aussi ses autres proches. Elle se détestait, depuis des mois, elle était une loque ambulante et le bonheur qu'elle voulait instaurer dans sa vie ne semblait pas vouloir voir le jour. Hailey aurait voulu se blottir dans les bras d'Aiden, sentir qu'il était présent, que ce n'était qu'un mauvais cauchemar et qu'elle n'allait pas devoir se battre, jour et nuit, contre la maladie. Mais elle fut même incapable de croiser le regard du jeune homme, laissant ses larmes qui ne demandaient qu'à sortir rouler le long de son visage. Elle lâcha même brutalement les mains du jeune homme qu'elle avait tant serrée il y a quelques instants. Aiden ne réagissait pas encore, certainement trop sous le choc pour pouvoir dire quoi que ce soit, il devait se sentir impuissant, tout comme Hailey se sentait. Impuissant car il ne pourrait jamais la protéger si les choses venaient à se passer mal. Impuissant, car au fond, tout le monde se sent ridicule face au cancer. Tout ce qu'elle espérait à ce moment même, c'était de ne pas perdre le jeune homme, lui qui sans le savoir comptait tellement aux yeux d'Hailey.
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Message(#) Sujet: Re: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN Mer 13 Oct 2010 - 0:27





Aiden n’avait que bien trop souvent été confronté à des situations qui ne présageaient rien de bon. Des situations qui démarraient toujours par un « je dois t’avouer quelque chose » et qui finissaient par prendre un tournant des plus tragiques. Les événements les plus graves et les plus destructeurs de sa vie avaient ainsi été introduits, pour le marquer à jamais. Aiden aurait pu être optimiste et se dire que cette chose à avouer aurait été un amour passionnel, ce qui ne le forcerait plus à devoir se retenir à chaque instant passé en présence de Hailey – mais il savait, d’expérience, qu’il avait bien trop la poisse pour qu’une telle chose se produise. De plus, Hailey n’aurait pas affiché de mine aussi dépitée s’il s’était s’agi de quelque chose de ce genre : bien que l’annonce eût, dans ce cas, été pour le moins stressante, elle n’aurait pas été suffisamment déprimante que pour créer une telle détresse chez la jeune femme. Après tout, l’attirance d’Aiden pour la jeune femme était assez évidente : difficile de passer à côté, malgré les efforts qu’il investissait dans le camouflage de ses sentiments. Quoiqu’il en fût, tous ces éléments, si futiles et minimes fussent-ils, l’avaient rapidement mené à la conclusion qu’il ne s’agissait pas d’une heureuse nouvelle. Il ressentit l’appréhension et l’inquiétude en lui grandir d’un cran alors que Hailey lui lançait un regard apeuré. Qu’allait-il apprendre ? qu’est-ce qui pourrait bien ruiner cette soirée, si parfaite jusqu’à présent ? Il n’allait pas tarder à l’apprendre. Serrant machinalement les mains de Hailey, qu’elle avait glissées dans les siennes, il sonda son beau visage de ses prunelles noisette. Puis, elle parla. « Depuis des semaines, je...j'essaie de trouver la manière dont je vais t'avouer çà. J'ai pas trouvé les mots pour te le dire, et je me suis dis qu'il fallait bien te mettre au courant, à ton tour.. » Oh, non non non. Cela ne présageait rien de bon. Aiden sentait déjà la bombe arriver, prête à tomber et à tout dévaster sur son passage. Il ignorait peut-être en quoi elle consistait, mais ne sous-estimait aucunement l’impact et l’importance qu’elle avait. Il se força cependant à rester calme, décidé à ne pas prononcer un seul mot afin de ne pas perturber Hailey. Au lieu de cela, il continua à la regarder avec toute la douceur et l’encouragement dont il était capable, comme pour l’exhorter à poursuivre sa phrase. Comme pour lui montrer qu’il était là, et qu’elle n’avait rien à craindre. « J'ai fais des examens il y a déjà plusieurs semaines.. » Aiden eut l’impression que la pression sur ses mains augmenta - à moins qu’il ne fût celui à l’origine de ce mouvement. Il déglutit imperceptiblement. Décidément, il avait malheureusement vu juste en craignant quelque chose de grave. La nouvelle qui s’apprêtait à tomber n’allait décidément pas égayer leur soirée. Aiden sentit son estomac se nouer, mais il était conscient que ce n’était sûrement rien comparé à la pression et à la tension que devait ressentir Hailey au même moment. Il voulait lui montrer qu’il était avec elle et qu’il la soutenait, mais une telle chose était difficile alors qu’il était lui-même extrêmement tendu et appréhensif. Il sentit le stress le gagner. Il eut envie de lui crier de dire enfin de quoi il retournait, bien qu’il commençât tout doucement à se faire une idée dont il espérait de tout cœur qu’elle était fausse, mais il se retint, conscient que cela ne ferait qu’angoisser davantage la jeune femme. Son calme précaire dépendait d’Aiden, et celui-ci ferait donc mieux de la ménager autant que possible. Ce qu’il fit, au prix de considérables efforts. Son regard tendu exprimait toujours la douceur et l’encouragement qu’il avait affiché quelques instants plus tôt. Il attendit, sentant les secondes s’écouler avec une infinie lenteur, presque surnaturelle.

Puis, la bombe tomba. « J'ai...J'ai une tumeur...au cerveau, Aiden..» Aiden déglutit, nettement cette fois-ci. Ses yeux s’écarquillèrent. L’étreinte avec les mains de Hailey se rompit sans même qu’il s’en rendît compte. Son cerveau semblait embrumé et ankylosé, car la nouvelle ne parvenait pas à l’atteindre. Il ne réussit pas à la digérer, trop horrifié pour réaliser pleinement ce que son amie venait de lui annoncer. Mais il ne pouvait pas faire semblant. Il avait très bien entendu, et, en tant que médecin, bien placé pour connaître les enjeux de ce qu’avait Hailey. Une maladie mortelle, à hauts risques, accompagnée d’une opération des plus délicates. Incapable de gérer convenablement ses réactions, il ne sut quoi faire. Il était en état de choc, au moins autan qu’Hailey. S’il s’était attendu à quelque chose de préoccupant, ce n’était rien comparé à la nouvelle qu’il venait d’entendre. L’idée de serrer Hailey contre lui dans un geste réconfortant ne lui vint même pas à l’esprit : il était trop sonné. Il était à des milliards de kilomètres de son comportement habituel. Pourtant, en tant que médecin, il était habitué à l’annonce de telles nouvelles. Des nouvelles qui pouvaient ruiner une vie entière. Mais là, c’était clairement différent. Là, c’était de sa Hailey qu’il s’agissait. De sa meilleure amie – non, de bien plus que sa meilleure amie. Il était temps d’arrêter de se voiler la face, les sentiments qu’il éprouvait pour elle n’avaient pas le moindre rapport avec l’amitié. L’amitié, c’était la faible compensation qu’il avait pu obtenir pour canaliser sa frustration de ne pouvoir montrer à Hailey ce qu’il ressentait vraiment. Elle comptait beaucoup trop pour lui. Il ne pouvait pas la perdre. Pas maintenant, alors qu’il n’avait pu passer que quelques mois à ses côtés, et ce, de manière bien insuffisante. Il n’avait pas eu le temps ni l’occasion de profiter de cette relation, d’en saisir pleinement les atouts et les apports non négligeables à sa vie. Il ne pouvait pas la perdre, non. Il avait déjà trop perdu, et ce, depuis sa toute petite enfance. Cette fois-ci, c’était la fois de trop.

Si Aiden n’avait pas été aussi bon dans l’art de masquer ses sentiments et ses émotions, il aurait déjà explosé. Car à l’intérieur, c’était ce qui arrivait : il avait l’impression que chacune des parcelles de son organisme se désintégrait pour s’effondrer dans un fracas monstrueux et douloureux. Mais sur son beau visage, la seule émotion perceptible était le choc. Ses yeux étaient toujours écarquillés, animés par une lueur incrédule. S’exhortant à plusieurs reprises au calme, il parvint à s’exprimer, au bout de plusieurs longs moments, d’une voix à peu près normale – et s’il était parvenu à diminuer le volume pour ne pas crier, le résultat n’était pas des plus concluants : le son qui sortit de sa bouche n’était guère plus qu’un murmure faiblard. « Non… Non, c’est impossible… » La phrase avait été prononcée avec une telle détermination, une telle horreur qu’elle semblait être, aux yeux d’Aiden, le moyen d’annuler, de démentir ce que venait de dire Hailey. Mais il savait bien que ce serait bercer de douces illusions. La vérité était là, présente et douloureuse. Il ne pouvait pas y échapper, peu importe la conviction qu’il placerait dans ses phrases de démenti. Lorsqu’il réalisa cela, il ferma les yeux, abattu, et murmura d’une voix résignée. « Depuis quand… ? » Il ne précisa pas si c’était depuis quand elle savait, ou depuis quand elle était malade. Après tout, peu importait. La réponse ne changerait rien à la fatalité qui venait de s’abattre avec la force d’un poignard qui crèverait un cœur débordant de vitalité. Il était trop tard. Aiden avait conscience que cette situation était encore plus difficile pour la jeune femme, qui devait la gérer de manière beaucoup plus personnelle et ce, depuis plus longtemps. Mais il n’arrivait pas à faire abstraction de sa douleur pour ménager celle de Hailey. Il était tout simplement incapable de faire le moindre effort – il mettait déjà toute l’énergie dont il disposait dans sa tentative de rester calme.

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Message(#) Sujet: Re: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN Jeu 14 Oct 2010 - 13:56

    La réaction d'Aiden n'avait pas tellement surprise la jeune femme. Elle le connaissait d'un naturel préventif et protecteur. Autant dire qu'une pareille nouvelle aurait provoqué chez Aiden la même réaction s'il s'agissait d'un de ses autres amis. Hailey n'avait pas conscience des sentiments que lui portait le jeune homme, elle s'imaginait être une grande amie à ses yeux, et évidemment évoquer le fait de perdre Hailey pouvait foudroyer le jeune homme. C'était évident, surtout quand il s'agissait de sa meilleure amie. Hailey comprit la réaction d'Aiden, dans un premier temps. Il n'avait rien dit, laissant le silence s'installer entre eux, il n'y avait rien à dire, le silence parlait pour eux tout comme leurs regards incessants avaient pu l'être tout au long du dîner au restaurant. Il suffisait d'un regard, ou bien même d'un seul silence pour qu'Hailey déchiffre parfois ce que Aiden pouvait penser.
    Hailey Caldwell avait eu l'impression de s'être battue toute sa vie, battue contre ses démons intérieurs, battue contre l'alcool, batture contre des hommes manipulateurs et arnaqueurs, battue contre ses parents, battue contre la mort, battue contre ses sentiments. Aujourd'hui encore, elle allait devoir se battre, se battre pour guérir restait quand même un effort non négligeable, elle n'allait pas se laisser mourir, elle ne le pouvait pas. Mais la jeune femme se battait contre quelque chose de bien plus fort et passionnant que son cancer, elle se battait contre ce qu'elle pouvait ressentir pour Aiden. Il était hors de question de le faire souffrir si elle avouait qu'il y avait une chance pour qu'il se passe quelque chose entre eux, elle se refusait à le voir s'inquiéter jour et nuit pour elle, elle ne voulait pas rendre malheureux quelqu'un, pas encore. Elle avait déjà suffisamment donné avec Esteban. Et pourtant, chaque matin, Hailey se réveillait avec l'intime conviction qu'Aiden était celui qu'il lui fallait, il n'était pas comme les autres, il n'agirait pas de façon malveillante envers elle. Elle était certaine qu'Aiden était le garçon parfait que chaque femme rêvait d'avoir à Ocean Grove. Mais Hailey ne voulait pas entamer d'histoire sans être sure de ce qui suivrait par la suite. Pourtant l'idée même de laisser le jeune homme sans avoir pu lui faire part de ce qu'elle ressentait lui paraissait inconcevable. « Non… Non, c’est impossible… » Elle n'avait qu'une envie, se blottir dans ses bras, se réconforter dans la chaleur que ses étreintes lui procuraient, mais aussi pour lui montrer qu'elle était encore là, qu'elle n'était pas encore morte, et qu'il pouvait se conforter dans l'idée qu'elle n'abandonnerait pas. Mais Aiden connaissait les risques bien plus qu'Hailey, il savait que le cancer était une maladie grave et incertaine. Malheureusement, personne n'avait encore trouvé le moyen de guérir cette maladie, personne n'avait trouvé de vaccin ni même une façon moins fatigante que la chimiothérapie. « Depuis quand… ? » Il venait de reprendre la parole, doucement mais surement. Elle savait qu'il encaisserait la nouvelle, qu'il ne montrerait aucun signe de nervosité, il gardait son calme, elle le savait. Parfois, Aiden avait des excès de colère, comme tout le monde, mais Hailey savait qu'il garderait son calme pour ne pas la frustrer avant tout. A sa question, Hailey ne put s'empêcher de ressentir une certaine culpabilité. Il lui avait toujours prêté son épaule, dans les moments les plus difficiles, il s'était toujours trouvé à ses côtés. Elle aurait du lui avouer dès qu'elle avait appris sa maladie, elle aurait du mais elle ne l'avait pas fait. Elle ne regrettait pas son choix, mais elle savait qu'Aiden ne serait pas enjoué par le fait qu'Hailey connaissait l'existence de son cancer depuis plus d'un mois. Elle s'était sentie tellement faible et impuissante qu'il lui avait fallu un temps pour en parler à ses proches. La tumeur s'était développée depuis la sa découverte, mais Hailey avait pris le temps d'accepter que peut-être les choses iraient mal pour elle. Elle avait pris le temps de voir ce qui pouvait lui arriver, de toute évidence, rien de glorieux ne s'annonçait à l'horizon. « Depuis quelques semaines déjà... » Avoua t-elle avec difficulté au jeune homme. Elle aurait du lui dire dès qu'elle l'avait su, sa culpabilité était perceptible dans sa voix puisqu'elle avait employé un ton neutre, mais assez faible pour montrer que cette situation l'épuisait totalement. Ce soir, elle avait l'impression de prendre vraiment conscience de l'existence de son cancer, comme si la réaction d'Aiden lui montrait qu'il n'y aurait peut-être plus de dîner au restaurant, de sorties nocturnes durant les congés de son ami, qu'il n'y aurait plus. Cependant, Hailey refusait d'abandonner et de laisser derrière elle toutes ces personnes qu'elle affectionnait tant. Aiden. Presley. Lyann. Victoria. Rhys. Bonnie. C'est en parti à eux qu'elle pensait, pour qui elle voulait se battre parce qu'elle ne voulait pas voir le sourire qu'ils auraient perdu si jamais Hailey venait à quitter le monde. Cette pensée lui fit penser à Scott, il lui manquait, elle aurait aimé lui annoncer sa maladie et l'avoir à ses côtés, mais il était parti, beaucoup trop tôt. L'enterrement était prévu pour la fin de la semaine et lui qu'il l'avait tant protégé également mériter que la jeune femme affronte tout le quartier pour honorer sa mémoire. Penser à Scott ne fit que renforcer sa propre douleur, il n'aurait pas du partir, pas maintenant. A la pensée de son ami, les larmes d'Hailey roulèrent davantage sur ses pommettes rosées, effaçant son maquillage, comme si ce soir, elle venait d'enlever le masque pour révéler qui elle était vraiment. Une cancéreuse qui n'avait pas le droit de goûter au bonheur. C'était son destin, et çà, la jeune femme l'avait bien imprimée. « C'est..c'était trop dur de te l'avouer. » Hailey s'était calmée, mais elle semblait toujours apeurée par la faible réaction de son ami. Elle ne savait pas s'il allait s'énerver, s'il allait ne rien dire, s'il allait garder son sang-froid. Elle ne savait pas et c'est sans doute l'attente de cette réaction qui frustra le plus Hailey. A nouveau, elle avait plongé ses prunelles dans les siennes. Elle pouvait lire dans son regard toute la tristesse qu'il n'osait pourtant pas afficher. Des larmes continuaient à rouler le long des joues de la jeune femme, elle craquait. Pour la troisième fois depuis l'annonce de son cancer. Il fallait s'y habituer, dans les prochains jours, Hailey serait de plus en plus sur les nerfs, à fleur de peau. Elle qui avait toujours eu le besoin de garder tout pour elle et de ne jamais pleurer. La jeune femme n'osait pas exprimer ce qu'elle ressentait réellement à Aiden, ni au niveau de sa maladie, elle n'osait pas lui confier ses peurs les plus profondes, elle n'osait rien dire non plus au niveau de ses sentiments. Ils étaient apparus il y a quelques temps, elle n'était pas encore sure d'éprouver de réels et profonds sentiments pour lui, mais elle était persuadée que cela ne tarderait pas à venir. Hailey avait besoin d'Aiden, elle ne savait pas comment le lui faire comprendre, par quel geste, elle voulait qu'il réagisse, qu'il hurle, qu'il pleure, qu'il la prenne dans ses bras, mais elle avait besoin d'une réaction, qu'il soit à son tour soulagé même si désormais, il ne le serait plus vraiment. Il allait devoir vivre et supporter la jeune femme tout au long de son quotidien, autant dire que cela n'avait rien de très réjouissant. Hailey sentait qu'elle allait devenir un vrai poids pour le jeune homme, et il aurait peut-être mieux valu trouver un autre logement. Dépendre des autres, Hailey en avait toujours eu une sainte horreur, elle ne voulait pas qu'Aiden la prenne en pitié et elle ne voulait pas que désormais chacun de ses actes soit fait par pitié pour la jeune femme. Après tout, Hailey ne pouvait que guérir, avec des amis présents, une motivation de fer, des traitements efficaces, une opération réussie à la perfection et beaucoup de chance, elle pouvait tenter d'espérer une guérison. De toute évidence, la guérison serait longue et pénible. Il y aurait des hauts et des bas, parfois plus de bas que de hauts mais Hailey voulait vraiment guérir. Elle aspirait à faire quelque chose de sa vie et mourir si jeune la priverait de mener la vie qu'elle imaginait. De plus, il était hors de question de lâcher le jeune homme, de l'abandonner. Battre le cancer faisait parti de ses objectifs désormais, et sa motivation était bien présente, même si elle était actuellement plus préoccupé à s'occuper de l'état du jeune homme que de la manière dont elle allait montrer à Aiden qu'elle se battrait, coûte que coûte.

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Message(#) Sujet: Re: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN Mer 20 Oct 2010 - 22:16





Depuis maintenant plusieurs mois, le rythme de vie d’Aiden avait été sensiblement influencé par Hailey : non seulement parce qu’il s’occupait d’elle et veillait à son relatif bien-être après le coup dur qu’avait été son mariage, mais également parce qu’elle faisait partie de ses pensées, et ce, pas seulement dans le sens amical et protecteur du terme. Du matin au soir, à intervalles réguliers, le visage doux à la chevelure d’or ressurgissait dans l’esprit vif d’Aiden, qui s’efforçait de rester focalisé sur ses occupations et tentait, pour ce faire, de se concentrer sur d’autres choses. Pourtant, qu’il le voulût ou non, elle faisait partie intégrante de ses pensées, sans qu’il pût y faire quoi que ce soit. Il avait conscience d’adopter un comportement proche de l’obsession, et pourtant, penser à Hailey ne lui semblait en rien criminel, ni déplacé : les sentiments qu’il éprouvait pour elle, bien qu’il ne les eût pas clairement identifiés, étaient sincères et dépourvus de la moindre mauvaise intention. Elle était, à ses yeux, une des personnes les plus précieuses qu’il connaissait. C’est ainsi qu’elle peuplait ses pensées, fragile et douce, mais forte et courageuse. Aiden la voyait comme cette fille quasi irréelle, celle qui vous semble intouchable par sa confiance et son allure jusqu’au moment où, dévastée, elle révèle toute sa sensibilité et se laisse atteindre. Les rares moments de sommeil qu’il pouvait s’octroyer lorsqu’il ne travaillait pas étaient, eux, habités de pensées moins cohérentes, concernant régulièrement, eux aussi, la jolie Caldwell. Sauf que là, c’était un tout autre jour de la jeune femme qui s’illuminait, et Aiden ne comptait plus le nombre de fois où il s’était réveillé, en sursaut et en sueur, rougissant presque en prenant confiance de l’effet qu’elle avait sur lui, de l’attirance qu’il ressentait pour elle. Tous ces petits moments, réels ou non, avaient contribué à son attachement envers la jeune femme. Difficile d’encaisser la nouvelle, alors qu’elle prenait autant de place dans sa vie et dans son cœur. Une tumeur, cela signifiait de grandes chances de la perdre. Mais, ce qui frustrait le plus Aiden, c’était la pensée que cette tumeur ne devait pas dater d’hier : depuis le temps qu’Hailey était au courant, elle aurait dû le mettre au courant bien plus tôt. Ainsi, il n’aurait pas bêtement gaspillé tout le précieux temps qu’il aurait pu passer à ses côtés. Il se serait arrangé pour travailler moins et être bien plus auprès d’elle, profitant d’elle comme si chaque moment passé en sa compagnie était le dernier. Mais maintenant, c’était trop tard. Qui sait à quel stade la tumeur était déjà arrivée ? Qui sait quelle autre nouvelle atroce elle pourrait bien lui apprendre ? L’estomac d’Aiden était tellement contracté qu’il en avait mal, et l’attente de la réponse de Hailey était des plus pénibles – quelque part, cependant, le jeune homme savait qu’il ne voulait sans doute pas entendre la réponse de son amie. Savoir pendant combien de temps elle lui avait menti ne lui mettrait en aucun cas du baume au cœur. Car c’est ainsi qu’il le percevait : un mensonge. Il estimait qu’elle aurait, malgré la difficulté de la nouvelle, dû lui faire part de sa maladie bien plus vite. Car quelque chose lui disait que ça ne datait pas d’hier… Pensée qui fut confirmée par Hailey. « Depuis quelques semaines déjà... » Les yeux d’Aiden s’écarquillèrent, son souffle se coupa. Il se força, une fois de plus, à rester calme, mais sentait que l’effort devenait de plus en plus grand. « Putain… » Le juron lui avait échappé, signe euphémique de la détresse qui l’assaillait de toutes parts. Des semaines… des semaines gâchées, pendant lesquelles il ne s’était douté de rien, assimilant la fatigue et l’état maladif de Hailey à sa déprime. Comment avait-il pu être assez con pour ne se rendre compte de rien ? Et pourquoi, au nom du ciel, avait-elle attendu plusieurs semaines avant de lui faire part de la nouvelle ? Pourquoi ne lui avait-elle pas parlé de cette foutue tumeur des jours, voire des semaines plus tôt ? Combien de temps restait-il à Hailey ? A quel stade était parvenue sa maladie ? Avait-elle déjà pris contact avec quelqu’un pour entamer un traitement ? Les questions se bousculaient dans son esprit embrouillé, comme assommé par la nouvelle. Pourtant, il ne trouva la force de prononcer aucune d’entre elles. La tristesse, bien qu’il fît tout pour la contenir, se lisait avec clarté dans son regard noisette, mêlée à une détresse qui l’avait envahi tout entier. Mais, alors qu’il n’arrivait toujours pas en croire ses oreilles, il se sentit progressivement gagné par un sentiment de frustration, mais aussi de colère. Pas seulement envers Hailey, mais envers la situation entière, voire le monde. L’injustice du destin avait, une nouvelle fois, fait ses preuves, tentant de lui arracher, une nouvelle fois, le peu de bonheur qu’il était parvenu à trouver. Il savait qu’il laissait Hailey dans l’angoisse et l’attente d’une quelconque réaction, mais il ne parvenait pas à esquisser le moindre geste, que ce fût pour la réconforter ou pour exprimer une des nombreuses émotions qui l’assaillaient en ce moment. « C'est.. c'était trop dur de te l'avouer. » Aiden ferma les yeux, inspira. Il était conscient des larmes qui roulaient en silence sur les joues de la jeune femme, conscient de la détresse et de la souffrance auxquelles elle était quotidiennement exposée. Il se doutait qu’elle était encore bien plus paniquée et démunie. Et pourtant, cette phrase, bien que pleine de sincérité, le fit sortir de ses gonds. Lorsqu’il ouvrit à nouveau les paupières, le seul sentiment encore perceptible dans ses prunelles sombres était la colère. Bien entendu, cette colère n’était due qu’à la tristesse d’Aiden, mais il saturait. Il ne savait pas comment il pouvait bien réagir. Il avait besoin qu’elle se rende compte. « Et alors, qu’est-ce que ça peut bien foutre, que ça soit dur ? Tu crois vraiment que c’est le plus dur dans tout ça, m’avouer que t’as cette putain de tumeur ? » répondit-il, bien plus fort qu’il ne l’aurait souhaité. Mais c’était trop tard, il ne pouvait plus revenir en arrière, tenter de se contrôler. « Mais putain Hailey, des semaines ! T’as eu des semaines pour m’en parler, pourquoi t’as attendu aussi longtemps ? Pourquoi ne pas avoir attendu Noël, tant qu’on y est ? Ou la fin de ta chimio ? Ou même, ne jamais avoir mentionné quoi que ce soit ! Tu te rends pas compte de ce qu’elles représentent ces semaines ? Tu sais ce que ça vaut, une semaine, un jour, quand t’as quelque chose qui te bouffe le cerveau ? Tu sais seulement à quoi t’es exposée ? Et t’as pas jugé utile de daigner m’en informer plus tôt ? » La voix d’Aiden se brisa. Il se haïssait de perdre ainsi tout contrôle, chose extrêmement rare chez le jeune homme réputé pour son calme habituellement olympien. Pourtant, sa douleur était bien trop grande que pour être contenue. Cela faisait des années qu’il ne faisait qu’encaisser, sans jamais broncher. Et bien qu’il sût pertinemment que ce dont Hailey avait besoin, en ce moment, c’était avant tout du réconfort, il ne pouvait pas se résoudre à garder une nouvelle fois son calme, à contenir les émotions qui bouillonnaient en lui comme s’il avait été un volcan en éruption. Il ne pouvait pas mettre son émoi de côté pour la réconforter – il savait que c’est ce qu’il aurait dû faire, mais c’étai tout bonnement impossible. Regarder les yeux clairs et humides de la jeune femme était déjà bien trop douloureux. Savoir que peut-être, bientôt, ces yeux ne le regarderaient plus jamais, était insupportable.
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Message(#) Sujet: Re: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN Jeu 21 Oct 2010 - 20:39

    La vie va et vient, on ne se doute pas de ce qui peut nous arriver, on imagine seulement. Jusqu'à tant que çà nous tombe dessus, on peut rien y faire, on se sent impuissant, on peut pas s'améliorer ni revenir en arrière. On ne se pose pas assez de questions sur la mort non plus jusqu'à temps qu'elle nous frappe de plein fouet, jusqu'à temps qu'elle vienne frapper à notre pore et qu'elle nous dise que ce sera bientôt notre tour. « Putain… » A ce moment là, Hailey Caldwell sentit les battements de son cœur s'accélérer peu à peu, il était temps de faire demi-tour et de prendre un taxi pour rentrer. Aiden ne jurait pas souvent, ou alors il se débrouillait pour le faire en cachette, l'intensité du juron ne fit que confirmer ce qu' elle pensait. Aiden était en colère, ou du moins semblait la contenir. Jamais elle n'aurait du attendre pour lui en parler, mais surtout elle n'aurait pas du gâcher leur soirée si c'était pour qu'elle se termine en champs de bataille. Hailey s'en voulait, de le faire souffrir, d'être malade, elle se sentait coupable. De A à Z. La vie était quand même injuste et mal foutue. Mais au fond Hailey se disait qu'elle payait pour ses actes de folie. Dieu avait certainement du la punir pour son mariage raté, pour ses actes passés dont elle n'était pas fière et dont elle gardait tout le mystère. La tristesse et la culpabilité l'envahissaient doucement et bien qu'elle tentait de sécher ses larmes et de stopper ses sanglots, elle n'y parvenait pas. Affaiblie et à bout, elle sentait que le pire allait arriver. Mais son état déjà fragilisé et paniqué n'irait pas en s'améliorant si elle perdait le jeune homme. « Et alors, qu’est-ce que ça peut bien foutre, que ça soit dur ? Tu crois vraiment que c’est le plus dur dans tout ça, m’avouer que t’as cette putain de tumeur ? » Aiden semblait énervé, jamais elle n'avait vu les yeux du jeune homme portaient une telle lueur d'agacement, jamais elle n'avait ressorti de la colère chez le jeune homme et le voir ainsi la pétrifia sans qu'elle ne puisse rien dire, rien faire. Elle qui avait attendu une réaction de sa part aurait mieux fait de ne rien espérer si elle avait su comment il aurait réagi. Mais il était tout de même naturel, connaissant le caractère protecteur du jeune homme qu'il adopte ce comportement, certes rare, mais qui pouvait aussi faire réaliser Hailey qu'il était là pour elle et que comme une sotte, elle n'avait pas suivi la raison mais son instinct de menteuse. Sans qu'elle ne puisse redire quelque chose, il parla, et là ce fut le désastre le plus total. « Mais putain Hailey, des semaines ! T’as eu des semaines pour m’en parler, pourquoi t’as attendu aussi longtemps ? Pourquoi ne pas avoir attendu Noël, tant qu’on y est ? Ou la fin de ta chimio ? Ou même, ne jamais avoir mentionné quoi que ce soit ! Tu te rends pas compte de ce qu’elles représentent ces semaines ? Tu sais ce que ça vaut, une semaine, un jour, quand t’as quelque chose qui te bouffe le cerveau ? Tu sais seulement à quoi t’es exposée ? Et t’as pas jugé utile de daigner m’en informer plus tôt ? » C'était dur d'encaisser les paroles brutales de son ami, mais au fond elle l'avait laissé parlé, plantant à chaque minute son regard apeuré et attristé dans le sien. Là encore, elle n'allait rien dire, ses larmes parlaient pour elle mais elle ne pouvait le laisser l'accuser de la situation sans se défendre un minimum, il fallait qu'il compresse que çà avait été trop dur de lui en parler, car elle avait peur qu'il parte, que çà serait dur pour lui, peut-être même qu'elle allait déménager afin de lui épargner ces mois de souffrance. Il était hors de question qu'il prenne pitié d'elle, elle ne pourrait supporter de devenir son unique centre d'occupation pendant des mois, et encore pire, d'oublier son travail et la médecine. Hors de question qu'Aiden s'énerve encore une fois. « Tu crois que c'est facile ? Tu crois que je ne me suis pas assez rendue coupable toutes ces semaines sans te l'avoir dit ? Tu penses que je prends mon pied à te mentir ? Mais merde, Aiden, je sais à quoi je suis exposée, je sais que je serais peut-être plus là dans les mois à venir. Je le sais. » Sa voix tremblait, surement à cause de l'émotion, elle n'avait pu contenir ses larmes ni sa colère et ne s'en voulait pas d'avoir répliqué à son ami. Tant pis si çà faisait mal, tant pis si çà installait une distance entre eux. Elle ne pouvait pas laisser Aiden penser qu'elle n'avait rien fait, qu'elle ne s'était pas torturé l'esprit et les méninges afin de trouver une solution pour lui avouer son cancer. « Chaque matin, je me lève et je me dis que je risque de te perdre définitivement, alors ne me dis pas que je ne sais pas à quoi je suis exposée. Surtout pas. » La réaction tant attendue fut violente, blessante, bercée de tristesse et de désespoir. Hailey avait placé beaucoup trop d’espoir dans le fait qu’Aiden aurait une réaction plus positive. Jamais la jeune femme ne se serait doutée d’une telle réaction, elle ne se rappelait même l’avoir vu s’énerver vraiment, du moins pas à ses côtés. Bien qu’elle venait de se défendre du mieux qu’elle avait pu, la jeune femme fut prise d’un vent de panique. Elle ne savait plus quoi dire, laissant le silence parler pour elle, elle venait d’enregistrer chaque question, chaque mot qu’avaient prononcés Aiden. Se demandant alors s’il était plus simple pour elle de lui répondre ou s’il valait mieux attendre qu’il se calme, la jeune femme baissa le bras et se mit à ignorer toute tentative d’explication. C’était son choix d’avoir attendu, de ne pas avoir pu lui avouer. Il n’était pas atteint d’un cancer, et ne semblait pas vouloir se mettre à sa place l’espace de quelques secondes. Il avait déjà été dur d’en informer Presley, et Hailey était le genre de femme à vouloir garder tout pour elle. L’annonce de son cancer à Presley avait été une bombe. Autant pour sa meilleure amie, que pour elle, car elle avait enduré toute la souffrance qu’elle faisait subir en même temps à son amie. Alors, elle n’avait pas pu lui dire, elle n’avait pas pu avouer à Aiden car il aurait trop souffert, peut-être encore même plus que là. Il n’aurait rien pu faire, et même si sa présence réchauffait à chaque fois son cœur, Hailey savait que c’était à elle de battre sa tumeur. Alors qu’elle revivait tout ce qu’elle avait vécu depuis des semaines, les larmes qui coulaient sur son visage s’intensifièrent. Elle était à bout, elle n’en pouvait plus, alors Hailey craqua. Comme il était rare de la voir pleurer, elle qui avait tendance à accumuler sans broncher. Mais elle ne pouvait pas continuer sans soulager sa peine, et tant pis si Aiden la voyait dans un état plus que pitoyable, cela ne pourrait jamais être plus pire que l’état dans lequel serait Hailey dans les mois à venir. Elle comprenait sa colère mais ne supportait pas qu’il la rende coupable, c’était trop dur de voir son vrai visage dans le miroir. Mais si Hailey Caldwell n’avait rien dit à Aiden, c’était avant tout pour le protéger. Elle refusait de le voir mal, brisé, dévasté à cause d’elle. Depuis qu’elle savait pour sa tumeur, elle se sentait coupable de tout. Elle ne voulait pas inspirer la pitié du jeune homme, encore moins de celle des autres. C’était trop dur. Dans le silence, on entendait les larmes de la jeune femme couler, les sanglots qu’elle ne pouvait plus cacher. Elle ne pleurait pas parce qu’il s’était mis en colère, elle pleurait parce ce qu’elle était en train de devenir lui faisait horriblement peu, elle ne se voyait pas assumer çà seule, mais surtout elle n’imaginait pas l’état dans lequel elle finirait, il était impensable d’imaginer à quoi elle ressemblerait dans les mois à venir. Et c’était pour éviter qu’Aiden porte ce fardeau qu’Hailey avait voulu prendre ses distances par rapports à l’annonce de sa maladie. Jamais il n’y avait eu autant de larmes sur le visage de la jeune femme, elle était arrivé à un point où tout ce qu’elle avait accumulé depuis un moment explosait, elle venait d’exploser en sanglots, tentant tant bien que mal de reprendre son souffle. Elle ne pouvait même plus observer le visage du jeune homme sans éprouver au moins une once de culpabilité.
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Message(#) Sujet: Re: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN Mar 2 Nov 2010 - 18:44





À peine Aiden eut-il prononcé ces mots qu’il regretta d’avoir perdu son calme. Voir les yeux humides de Hailey lui lancer un regard attristé, blessé et amer lui fendait le cœur. Là où Aiden travaillait, on lui avait toujours appris à garder son sang-froid, peu importe les circonstances et les situations face auxquelles il devait faire face. Aiden avait déjà tiré des personnes sectionnées en deux de voitures accidentées, il avait aidé des femmes à accoucher dans des endroits poussiéreux et bien en-dessous du seuil d’hygiène, il avait vu des membres abandonnés loin de leurs propriétaires, des enfants qui ruisselaient de sang et des personnes âgées mutilées, qui n’avaient pas survécu aux épreuves qu’elles avaient dû traverser. Chacune de ces situations, favorable à la panique et à la perte de sang-froid, avait été un entraînement supplémentaire pour le jeune homme qui avait appris à dompter ses émotions peu importe ce à quoi il devait faire face. Mais aucune des personnes qu’il avait dû secourir en deux ans ne faisait partie de son entourage. Le seul sentiment qui poussait Aiden à agir sans perdre son calme légendaire, c’était le devoir et le besoin de sauver des vies, pas l’amitié ou l’amour. Entendre Hailey lui annoncer qu’elle souffrait d’une maladie mortelle et que ses jours étaient peut-être comptés était d’autant plus douloureux qu’il était impuissant face à une situation pareille. Il était urgentiste, pas oncologue. A quoi cela servait-il de sauver des inconnus si c’était pour voir mourir les personnes que l’on aime le plus ? Face à une telle pensée, Aiden n’avait pu contenir son émoi et son indignation. Au fond, ce n’était pas tant le fait que Hailey ait passé sous silence sa maladie pendant tout ce temps qui l’agaçait, mais plutôt la pensée qu’il avait perdu tant de temps sans savoir combien chaque minute passée avec Hailey était précieuse.Mais comment le lui faire comprendre ? Il avait pété les plombs et l’avait blessée, alors que c’était quelque chose qu’il détestait faire : il était celui qui pansait les blessures des autres, pas celui qui les infligeait. Un désir pressant de la serrer contre lui et de la rassurer s’empara du médecin, mais sa colère et sa frustration étaient encore trop fortes. Il se détestait de perdre les plombs à un moment où elle avait tant besoin de lui : il le lisait dans le regard de Hailey, elle avait compté sur lui pour être compréhensif et pour la soutenir comme il le faisait toujours. Comme si la douleur de l’avoir déçue, combinée à celle qu’avait infligée la nouvelle, n’était pas assez forte comme ça, Hailey répliqua avec une fureur qu’il ne lui connaissait pas : « Tu crois que c'est facile ? Tu crois que je ne me suis pas assez rendue coupable toutes ces semaines sans te l'avoir dit ? Tu penses que je prends mon pied à te mentir ? Mais merde, Aiden, je sais à quoi je suis exposée, je sais que je serais peut-être plus là dans les mois à venir. Je le sais (...) Chaque matin, je me lève et je me dis que je risque de te perdre définitivement, alors ne me dis pas que je ne sais pas à quoi je suis exposée. Surtout pas. » Elle aurait aussi bien pu lui asséner un coup de pied dans l’estomac qu’il aurait ressenti la même chose. Aiden ferma les yeux une nouvelle fois, s’exhortant au calme. Ce n’était plus un besoin de crier qui l’animait, mais bien de montrer à Hailey qu’il ressentait la même chose qu’elle. Que la crainte de la perdre était omniprésente, qu’elle engourdissait chacun de ses membres. Mais il ne pouvait pas. Il ne pouvait pas lui avouer maintenant qu’il la considérait comme plus qu’une amie, ce serait lâcher une bombe. Ce serait profiter d’elle à un moment où elle était déjà fragilisée à l’extrême, par sa maladie mais aussi par cette soirée pour le moins riche en émotions. Aiden savait qu’elle aurait tendance à réagir différemment que si elle avait été dans son état normal, et il jugea préférable de ne rien dire, de ne pas augmenter la tension d’un cran supplémentaire. Pourtant, ce n’était pas l’envie qui lui manquait : que n’aurait-il pas donné pour la serrer contre lui de toutes ses forces pour lui montrer combien il tenait à elle et que ça faisait bien longtemps que l’amitié qu’ils entretenaient ne lui suffisait plus ? Mais Aiden devait se montrer patient. Il devait d’abord la rassurer, la réconforter. Se remettre de son trop plein d’émotions. Incapable de bouger, il sentit son cœur se déchirer une fois supplémentaire lorsque les larmes se mirent définitivement à couler le long des joues rougies par la colère de Hailey. Plus que jamais, il se haïssait de lui faire du mal. Ça ne lui ressembait pas, il ne pouvait pas la blesser… Aiden se mordit la lèvre et tendit une main vers le visage de la jeune femme pour essuyer ses larmes du pouce. « Hailey… » La gorge nouée, plus mal à l’aise que jamais, Aiden accentua légèrement la pression qu’il exerçait sur la joue de Hailey, sans lui faire mal. « Ne pleure pas, ma belle… Je suis désolé, j’aurais pas dû… » Il s’interrompit, incapable d’exprimer clairement ce qu’il ressentait. Il avait l’impression qu’il ne parviendrait pas à trouver les mots justes pour la rassurer et la réconforter, mais, d’un autre côté, sentait que Hailey savait ce qu’il voulait dire. « Je préférerais mourir plutôt que de te faire du mal, mais tu m’as pris de court et… » Peu importe ce qu’il pouvait bien dire, Aiden pouvait toujours percevoir cette lueur de courroux dans le regard de Hailey. Comme si elle attendait plus. Mais il savait que ce qu’elle voulait, ce n’était pas des explications. C’était bien plus. Mais il était incapable de lui plus, et il savait aussi qu’elle en était bien consciente. Aiden aurait voulu lui hurler tout ce qu’il ressentait pour qu’elle sache une bonne fois pour toutes ce qu’il en était. Mais cette foutue retenue l’en empêchait. Il la regarda longuement, fixant avec tristesse les prunelles inondées de Hailey. Il se rendit alors compte que ça ne servait à rien. Que ça n’avait plus aucun sens de lui mentir et de se mentir à lui-même. Les circonstances n’étaient peut-être pas idéales, mais c’était à ce moment précis qu’ils en avaient le plus besoin. Non seulement Aiden, mais aussi Hailey.

Alors, sans plus réfléchir, alors qu’il tenait toujours son doux visage au creux de sa paume, Aiden se pencha en avant et embrassa Hailey. Ce contact, il l’avait imaginé des dizaines de fois, peut-être même des centaines. C’était tout ce qu’il avait voulu, et ce, depuis le début. Peu importent ses principes et sa morale, il ne pouvait plus faire semblant. Tant pis si cela revenait à profiter d’une amie dévastée, de surcroît meilleure amie de son ex. Depuis le début, c’était Hailey qu’il avait voulue. Et s’il était parvenu à l’avouer à Victoria, il n’avait jamais eu le courage d’en informer la principale intéressée. Et pourtant, ce n’était pas l’envie qui avait manqué. Aujourd’hui, il mettait enfin fin à cette attente désespérée, à ce flou permanent qui entourait leur relation depuis des mois et des mois. Tout ce dont il avait besoin, il l’avait là. Il entoura la taille de Hailey d’un bras pour la serrer contre lui, et pouvait sentir chacune des fibres de son corps contre le sien. En ce moment, c’était tout ce qui comptait. Ils étaient seuls, le reste du monde s’était arrêté et évanoui pour les laisser vivre ce moment, ce moment attendu depuis bien trop longtemps.

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Message(#) Sujet: Re: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN Jeu 4 Nov 2010 - 18:18


    Toutes les femmes aspirent à connaître un jour l'homme de leur vie, certaines ne vous l'avoueront jamais tellement elles passent de temps à vouloir profiter de leur jeunesse. Hailey Caldwell n'avait jamais eu de problèmes à connaître des garçons, à sortir avec eux. Sauf qu'en temps normal et au fil des années, elle s'était très vite rendue compte que bien que le coeur y était, chacune de ses relations avait fini de manière triste et tragique. Elle avait pris conscience qu'elle s'attirait les mauvais garçons, et que forcément, il y avait toujours une raison pour que çà ne se termine pas bien. Son aptitude à choisir les mauvais garçons l'avait même récemment conduit à devenir alcoolique ou encore l'avait conduit devant une église pour se marier. Des conneries en amour, Hailey les avait enchaînées et bien que ses choix ne furent toujours pas d'un goût parfait, elle s'était toujours arrangé pour donner le meilleur d'elle-même dans une relation. Sans grande conviction, elle s'était lancée dans une période de célibat mortel et de repos mérité après sa relation avec Esteban, elle avait pris le temps de réfléchir et s'était destiné à ne plus chasser le sexe fort. Désormais, elle ne ferait plus le premier pas, et attendrait qu'on vienne tranquillement la chercher. Ses réflexions sur sa vie amoureuse l'avaient aussi conduites à se demander quel genre d'homme il lui faudrait. Et le modèle de l'homme idéal, elle l'avait quotidiennement sous ses yeux, même qu'elle vivait avec. « Hailey… (...) Ne pleure pas, ma belle… Je suis désolé, j’aurais pas dû… » Il s'était calmé et venait même de s'excuser. Au fond d'elle, Hailey savait très bien qu'Aiden s'était juste mis en colère, qu'il en avait eu besoin et qu'il avait certainement eu peur lui aussi. Alors elle comprenait et tentait en vain de ravaler ses sanglots par une léger sourire qui ne conviendrait certainement pas à Aiden. Pourtant, c'était tout ce qu'elle pouvait lui offrir pour le moment. « Ce...ce n'est rien. De toute façon, çà va faire quatre mois que je ne fais que décevoir les gens que j'aime. » Avoua t-elle calmement. Soudain, les bras d'Aiden vinrent entourer son corps et dans ses bras, Hailey ne pouvait que se calmer. Il avait ce pouvoir apaisant et calmant sur elle, et c'est souvent lors de leurs étreintes - oui elles avaient été nombreuses mais purement amicales - que la jeune femme se sentait le mieux. Cette sensation de pouvoir se blottir tout contre lui, de se sentir protégé de tout perdait tout son sens quand elle pensait à son cancer, sauf que dans les bras du jeune homme, Hailey ne pensait plus qu'à une seule et unique chose : lui. « Je préférerais mourir plutôt que de te faire du mal, mais tu m’as pris de court et… » Cette révélation fit sourire Hailey, non seulement parce que çà la confortait dans l'idée qu'ils étaient proches et qu'ils le resteraient, mais surtout dans l'idée qu'Aiden semblait réellement tenir à elle. Il lui avait déjà montré, par divers compliments et par quelques gestes attendrissants, mais jamais il ne s'était montré explicite à ce point. Elle savait qu'il était là pour elle, mais jamais il n'y avait eu encore d'ambiguïté à ce point. Aiden desserra son étreinte au moment où Hailey s'était calmée et au moment où elle aurait encore voulu profité de ce câlin improvisé. Un silence s'était installé mais il signifiait tellement qu'elle ne préféra pas couper cet instant tant attendu. Si elle n'était plus dans les bras du jeune homme, c'était pour une raison. Aiden venait de poser ses lèvres sur les siennes. Un baiser tendre, doux, mais qui lui aussi semblait signifier tellement. Savourant chacune des secondes de ce moment, les paupières d'Hailey se fermèrent doucement, sa main venant attraper la nuque du jeune homme rapprocher son visage encore plus près du sien. Ce n'est que quand ce baiser prit fin qu'Hailey prit conscience des sentiments qu'elle éprouvait pour lui. Des sentiments certainement trop longtemps refoulés. « Je.. » C'est un étrange sentiment qui venait de la frappait de plein fouet, sans s'y attendre, il venait de l'embrasser et sans qu'elle ne l'est prévue , elle avait plus qu'apprécié son geste. C'était comme si cette soirée n'avait pas de sens aux yeux d'Hailey, elle ne savait même pas quoi répliquer au jeune homme, si ce n'est un sourire bête lorsqu'il mit fin à son tendre baiser. La scène, Hailey se l'était déjà imaginé, surtout parce qu'Aiden avait toujours agi dans l'intérêt de la jeune femme, avec une telle gentillesse et une telle protection qu'elle s'était toujours demandée ce que çà ferait d'être avec un garçon comme lui. D'autre part, ils étaient colocataires et Hailey s'était toujours retenue d'exprimer des sentiments pour lui, en particulier pour Victoria. Mais la pensée d'agir pour son amie la dépassa, Hailey se fichait des principes, des futures rumeurs. Tout le monde pourrait bien dire ce qu'il voudrait, rien ne remplacerait l'effet qu'Aiden provoquait sur la jeune femme. Cette sensation de bonheur et de légèreté, elle ne l'avait pas ressenti depuis l'échec de son mariage, depuis qu'elle était passé pour la garce du quartier. Cette sensation de bonheur, elle ne l'avait même pas connue avec Blythe. En fait, il y avait longtemps qu'Hailey Caldwell n'avait pas goûté au bonheur, et c'est comme si elle redécouvrait cette sensation. Au moment où il l'avait embrassé, Hailey avait oublié son cancer, et tous ces mois de galère qui avaient pu s'écouler. Il n'y avait juste que lui et elle. Le reste, la jeune femme n'y prêtait désormais plus attention. C'est d'ailleurs un autre regard que la jeune femme porta sur Aiden, beaucoup plus apaisé et rassuré, et bien que ses prunelles brillaient encore par les larmes qu'elle avait déversée, elle se sentait rassurée. Même si de la part du jeune homme, Hailey l'avait toujours été. Ne trouvant pas les mots justes pour lui expliquer ce qu'elle ressent, la jeune femme passa à son tour une main sur la joue du jeune homme, un geste tendre qui effaçait tout ce qu'il avait pu dire avant, et l'embrassa à son tour. Un baiser qui se fit peut-être plus passionné que le précédent, mais Hailey avait l'impression de ne pas savoir comment faire ressentir à Aiden qu'elle n'avait pas fait qu'admirer sa gentillesse les semaines précédentes, et qu'elle n'avait pas pensé parfois à lui de manière seulement amicale. Mais elle s'était retenue, et cette retenue, elle n'avait désormais plus lieu d'exister. Elle avait toujours tenu à lui d'une manière particulière, c'est pour cela que d'une part, ce nouveau contact entre eux ne l'étonnait strictement pas.

    A ce moment précis, Hailey Caldwell avait l'impression de revivre juste en sentant les lèvres d'Aiden contre les siennes. Peut-être qu'elle se faisait des films, peut-être que c'était juste par compassion mais de la part d'Aiden, cela l'étonnait fortement. Il savait dans quoi il s'embarquait, désormais elle n'avait plus de secrets pour lui, ni au niveau de ses relations avec les hommes, ni sur son cancer. Il s'aventurait dans une histoire qui partait déjà avec un handicap. Le fait qu'Hailey avait un cancer pouvait à tout moment les séparer..Mais elle ne préférait pas y penser. Désormais, tout ce qu'Hailey pouvait promettre au jeune homme, c'était de guérir et de se battre, non plus pour elle, mais pour eux deux.

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Message(#) Sujet: Re: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN Lun 29 Nov 2010 - 23:57





Alors que, jusqu’au moment où il avait frôlé les lèvres d’Hailey des siennes, Aiden angoissait quant à la réaction qu’aurait son amie, il se sentit tout à coup léger. Léger, et soulagé d’avoir enfin franchi ce pas qui n’attendait que ça depuis que Hailey avait emménagé chez lui. Il avait craint qu’elle ne le rejetât, ou qu’elle partît sur une mauvaise interprétation – comme, par exemple, qu’Aiden aurait juste tenté de profiter d’elle alors qu’elle était dans un moment d’extrême faiblesse. Il avait craint anéantir en un instant la merveilleuse amitié qui avait vu le jour entre eux il y a de ça quelques mois, qui semblaient être des années tant ils s’étaient rapprochés. Il avait été rempli de doutes, et pourtant, habité d’une certitude : ce baiser, c’était tout ce qu’il voulait, et il aurait été jusqu’au bout pour l’avoir. Alors, lorsque Hailey répondit positivement au geste de tendresse d’Aiden, celui-ci se sentit pousser des ailes. Un bonheur sans bornes se déploya en lui, et une envie de crier victoire s’empara de lui. Mais, plus que tout, un désir de protéger Hailey, de la chérir, de s’occuper d’elle et de la traiter avec toute la tendresse qu’elle méritait animait chacun de ses gestes. Ce désir poussa sa main à se faufiler avec douceur dans les cheveux blonds de la jeune femme pour les caresser avec douceur, ce désir exerça une légère pression sur les lèvres de la belle pour renforcer le baiser. Ce désir, toujours, ressuscita Aiden, comme si soudain, il était un autre homme. Lorsque les deux jeunes adultes se relâchèrent, Aiden eut l’immense plaisir de voir une étincelle de bonheur illuminer le regard de Hailey. Un large sourire étira les lèvres du jeune homme, bien que la situation eût été, seulement quelques secondes auparavant, des plus tendues. « Je.. » Attendri, Aiden posa un doigt sur les lèvres de Hailey, conscient qu’elle s’apprêtait à se lancer dans des explications sans trop savoir quoi dire. Il n’en avait pas besoin. Il savait ce que ressentait Hailey, ou du moins, était presque sûr de le savoir, pour la simple et bonne raison qu’il ressentait exactement la même chose. Il savait que ce baiser avait soulevé un poids des épaules de la jeune femme, et voir combien son humeur s’était améliorée grâce à cette simple étreinte lui suffisait pour se sentir réellement heureux. Les mots étaient inutiles pour exprimer ce qu’ils pensaient à cet instant précis, et le long regard qu’ils échangèrent se suffisait à lui-même. Aiden voulait s’emparer encore et encore des lèvres de Hailey, ces lèvres qu’il s’était refusé bien trop longtemps à cause de Victoria et des centaines de principes qui l’avaient toujours freiné. Mais avant qu’il ne pût retenter une approche, il sentit la main de Hailey se poser avec douceur sur sa joue rasée et il esquissa un petit sourire en coin, témoin de la tendresse qui s’était emparée de son cœur à ce contact, simple mais plein de sens. La douceur de Hailey était quelque chose pour laquelle il éprouvait une admiration sans équivoque, et la grâce avec laquelle elle agissait avait longtemps fasciné le jeune homme, qui sentait qu’il ne se lasserait jamais de la regarder. Cette fois-ci, ce fut lui qui voulut parler, mais il ne trouva pas de mots pour exprimer tout ce qu’il ressentait. Alors, il ne dit rien, se contentant de savourer le moment qui s’écoulait avec une infinie et exquise douceur.

Les lèvres de Hailey entrèrent à nouveau en contact avec les siennes, et elles se scellèrent dans un nouveau baiser, où la passion surplombait, cette fois-ci, la douceur et la tendresse. Aiden prit conscience des bras de Hailey qui entouraient sa nuque, de son corps collé au sien, de ses lèvres qui embrassaient les siennes avec ardeur. Aiden répondait tout aussi ardemment au baiser qu’elle lui offrait, profitant autant que possible de cette petite bulle de bonheur dont il espérait qu’elle n’éclaterait jamais. Il pouvait sentir toute l’attirance, toute la tension qui avait régné entre eux au cours des derniers mois et qu’ils avaient tout deux tenté d’ignorer pour des raisons diverses. Tout cela se déversait dans ce baiser, et Aiden imaginait, et surtout, espérait qu’ils vivraient encore des tas de moments comme celui-ci. Des moments faits de perfection et de tendresse, de douceur et de passion. Alors qu’ils s’étreignaient comme si leur vie en dépendait au bord de cette petite place de Miami, le temps s’était arrêté pour les contempler s’adonner aux sentiments qu’ils avaient trop longtemps refoulés. Aiden entoura la fine taille de Hailey de ses bras musclés, pour la sentir plus près de lui. Malgré la force de l’étreinte, celle-ci restait douce. Au bout de quelques longs instants qui lui avaient toutefois semblé bien trop courts, leurs lèvres se décollèrent à nouveau, ils s’écartèrent de quelques insignifiants centimètres, et cette fois-ci, Aiden parla, sans trop savoir ce qu’il voulait dire, ce qu’il voulait exprimer, et comment. Mais le regard lumineux de Hailey le réconfortait, lui donnait une force qu’il n’avait jusqu’alors jamais soupçonnée. « Tu ne peux même pas imaginer combien de temps ça fait que je voulais faire ça… Tu comptes tellement pour moi, Hailey, tu ne peux même pas imaginer combien. C’est la seule raison pour laquelle je me suis énervé – et ça n’arrivera plus, je le promets. » Il l’embrassa sur le bout des lèvres, leurs nez se frôlèrent, leurs regards s’accrochèrent. Il ne prenait que tout doucement conscience à quel point elle comptait pour lui, combien elle était importante. Elle s’était introduite dans sa vie tout naturellement, et en était devenu un des éléments principaux en si peu de temps qu’il était difficile d’y croire sans le voir. Maintenant qu’ils étaient si proches, et maintenant que Hailey courait un tel danger, il prenait conscience de la douleur qu’il éprouvait s’il venait un jour à la perdre. Cette pensée lui était insupportable, elle l’avait déjà été lorsqu’il ne la considérait que come une simple amie et qu’il ignorait l’existence de son cancer. Aujourd’hui, ce sentiment avait décuplé, et la crainte de ne plus la voir à ses côtés ne fut que péniblement retenue dans un coin de sa mémoire – car il ne voulait en aucun cas gâcher ce merveilleux moment. Il murmura alors à son oreille, dans un chant mélodieux et plus tendre que tout ce qui s’était déroulé jusqu’à présent : « Je ne veux plus jamais te perdre. »
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Message(#) Sujet: Re: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN Lun 29 Nov 2010 - 23:57


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Message(#) Sujet: Re: I'LL GO WHEREVER YOU WILL GO ☞ AIDEN

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