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 J'inventerais n'importe quoi pour un mot de toi ♦ COLE

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Message(#) Sujet: J'inventerais n'importe quoi pour un mot de toi ♦ COLE Sam 16 Oct 2010 - 16:13


COLE & NOVELIE
« J'inventerais n'importe quoi pour un mot de toi. »


Encore une nuit loin de lui. Novelie se languissait déjà du jeune homme qui la rendait heureuse. Et pourtant, personne n'aurait pu deviner une telle chose. D'ailleurs, tout pensait que les deux ne s'aimaient pas. Ou pas beaucoup en tout cas. Car il était vrai qu'on les voyait souvent trainer ensemble, mais c'était sans compter le nombre de fois ou ils s'engueulaient, ou ce mystérieux Cole était à la limite de la violence avec Novelie. Mais elle s'en fichait bien elle de ce que pensait les autres, de ce qu'ils croyaient ou voyaient. Oui c'est vrai, Cole était difficile à vivre, difficile à comprendre. Mais elle était habituée à ses changements d'humeurs, habituée au fait de ne jamais savoir comment il sera le lendemain. Certes, il arrivait qu'elle sature, qu'elle soit fatiguée, qu'elle en ait marre. Oui, parfois elle voudrait qu'il soit plus stable, plus simple. Elle avait besoin de quelqu'un sur qui s'appuyer. Novelie avait eu une enfance pénible. D'ailleurs, elle n'avait pas vraiment eu d'enfance. Mais ça, personne ne le savait. Et aujourd'hui elle voulait pouvoir compter sur quelqu'un, se reposer. Malheureusement, le destin ne lui donna pas cette chance. Mais qu'importe, elle ne voulait que Cole. Cependant rien n'était simple entre eux. Novelie avait beau être folle amoureuse de lui, elle gardait bien secret ses sentiments. Et elle avait dû mal à s'imaginer en couple avec lui, car parfois, il lui faisait peur. Elle se demandait souvent ce que ça pourrait donner s'ils se mettaient ensemble. Est-ce qu'il tenterait d'avoir plus de pouvoir sur elle ? Est-ce qu'il la malmènerait ? Est-ce qu'il ferait partis de ces hommes qui battent leur compagne après avoir trop bu ? A vrai dire, elle redoutait une telle chose. Pourtant au fond d'elle, elle savait très bien qu'elle serait capable d'endurer une telle chose. En fait, elle serait capable de tout pour cet homme. Personne n'a jamais vraiment cherché à comprendre qui il était, sauf elle. Novelie passe son temps à le comprendre, à le supporter sans le critiquer, à accepter tout de lui. Et elle se demande souvent s'il s'en rend compte. Oui, est-ce qu'il réalise tous les efforts qu'elle fait pour lui ? Elle n'en sait rien et jamais elle n'oserait le lui demander. Elle accepte tout, c'est un choix, ça ne regarde qu'elle.

Novelie prenait son petit déjeuné devant la télé. Nous étions samedi et ses parents étaient partis pour le weekend, elle avait donc la maison pour elle toute seule. Souvent elle se disait qu'à son âge, elle devrait partir de chez ses parents, se trouver son chez soi. Mais au final, à quoi bon ? Novelie est bien chez ses parents. Elle est libre de faire ce qu'elle veux, elle est nourrit et logée, il n'y a pas de quoi se plaindre. Et puis, plus ils vieillissent plus ils voyagent, ce qui fait qu'elle à souvent la maison pour elle. Et c'est d'ailleurs très agréable. Et ainsi, le peu d'argent qu'elle gagne en étant baby-sitter elle peut le dépenser dans des choses qui lui font plaisir. Elle n'est pas obligée de mettre de côté, de se payer un loyer etc. Alors elle profite tant qu'elle peu encore. Il est vrai également qu'elle ne s'entend pas à merveille avec ses parents, mais elle se contente de les éviter au maximum et tout va bien. Donc, après avoir trainé devant les dessins animés -on reste tous de grands enfants- elle remonta dans sa chambre histoire de s'activer un peu. Là, elle prit une longue douche brûlante, et profita pour se laver les cheveux. Elle s'enroula dans sa serviette et retourna dans sa chambre, se dirigeant vers son placard à vêtement.

    « Aïe ! »


Novelie releva brusquement son pied qui avait appuyé sur un objet. Elle crispa sa mâchoire en gémissant doucement de douleur. Elle se massa le pied quelques secondes avant de regarder ce qui était à l'origine de tout ça. Qu'elle ne fut pas sa surprise quand elle découvrit la montre de Cole. Il était venu dormir chez elle il y a 3 jours de ça, il avait dû la perdre à ce moment là. Elle ramassa l'objet, vérifiant d'abord que la montre ne soit pas abîmée. Quand elle fut assurée que tout fonctionnait parfaitement, elle alla s'asseoir sur son lit. Elle se mordit la lèvre inférieure, hésitante. Elle finit par se décider. Elle attrapa son téléphone portable et tapa ces quelques mots qu'elle envoya à Cole : « Bonjour Cole. Comment vas-tu ? J'ai retrouvé ta montre chez moi. Je serais à Crandon Park Beach vers 15h00. Si tu veux, tu peux passer pour la récupérer. Ou une autre fois si tu préfères. Bisoux.» Il était déjà 11h30. Novelie se mit alors à stresser doucement. Ça lui faisait toujours cet effet là quand elle savait qu'elle allait le voir. Elle resta un moment assise sur son lit, réfléchissant. Puis elle attrapa son deuxième oreille, celui qui avait l'odeur de Cole. Elle respira son parfum en tenant l'oreille tout contre elle. Elle espérait de tout cœur qu'il accepte de la rejoindre, elle avait vraiment envie de le voir, de pouvoir passer un moment avec lui. Elle finit par se bouger et aller s'habiller. On avait beau être au mois de Février, il faisait assez chaud ici. En même temps, on était à Miami alors forcément... Elle enfila un jean clair et une tunique blanche. Puis elle alla finir de se préparer. Oh, elle, elle ne mettait jamais cinquante ans à se préparer. Elle se maquillait à peine et ses cheveux n'étaient pas rebelles. Une longue natte sur le côté, un peu de noir sur les yeux et c'était bon. Elle passa le reste de l'après-midi à tourner en rond, incapable de se concentrer sur ses devoirs ou quoi que ce soit d'autre. Cole n'avait toujours pas répondu.

Et puis, il fut 14h30 et elle n'avait toujours pas de nouvelles. Tant pis, de toute façon elle allait devenir folle à rester dans cette maison sans rien faire. Elle enfila des ballerines et prit une petite sacoche et sortit. Elle prit la direction prévue, se rendant à Crandon. Novelie se déplaçait pratiquement toujours à pied. Elle aimait bien et puis Miami était agréable pour les promeneurs. Elle arriva sur le lieu dit 30 minutes plus tard. Il était 15h02. Mais elle n'avait toujours aucune nouvelle du jeune homme. Elle s'avança sur le sable. Il y avait du monde, mais ce n'était pas bondé, loin de là. Normal, il y avait peu de touristes en cette saison. Elle s'installa alors par terre, face à la mer. Elle soupira longuement en regardant sa montre. Il y avait bien peu de chance qu'il ne vienne aujourd'hui. Elle sentit une grande déception l'envahir. Leur relation était vraiment compliquée.
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Message(#) Sujet: Re: J'inventerais n'importe quoi pour un mot de toi ♦ COLE Dim 17 Oct 2010 - 15:34




Une journée de plus ou une journée de moins. Qu'est ce que ça peut changer ? Cole ouvre les yeux, le jour est déjà bien avancé, le soleil filtre à travers ses antiques volets, l'éblouit déjà. Ses oreilles sifflent affreusement, le torture. Cette nuit encore il a entendu les trois coups de pistolet, les cris de son père lui ont déchiré le coeur. Il soupire, essaye de fermer à nouveau les yeux, mais il ne dormira pas d'avantage.

Il attrape son téléphone portable dernier cri, un nouveau message de Novelie. Qu'est ce qu'elle lui veut ? Il aurait oublié sa montre, instinctivement il regarde son poignet, effectivement vide de ce bijou. Son esprit totalement transi de méfiance et légèrement paranoïaque ne put s'empêcher de penser que Novélie a fait exprès de réquisitionner cette montre pour avoir un moyen de recontacter Cole si celui ci ne se manifestait pas pendant quelques jours. Il faut dire que notre protagonniste n'est pas le roi des charmeurs, le top du top de la galanterie, plutôt le flop du flop si vous voulez mon avis. Il n'a rien de l'amant parfait. Et il passe parfois plus d'une semaine sans aucune nouvelle, et d'un coup "Salut Novélie, vient chez moi" un soir où il est évidement bourré au dernier degré. Le lendemain il la virre, sans raison et c'est repartit pour une semaine de silence radio. Pas facile pour une jeune fille délicate, mais pour un Cole Kevin Deville, c'est carrément normal, même inespéré. Qu'il voit presque régulièrement la même femme, wahou ! Ca montre presque une force d'attachement cela ! Mais non, Cole ne s'attache pas. Les gens ne sont pas assez intéressant pour lui, les gens n'apportent rien de bon. Cole vit dans une optique bien précise : on n'est jamais mieux servit que par soit même. Et toutes les déclinaisons de ce dicton l'a mené à penser que : les gens ne servent à rien sur la durée. Ils ne sont que des outils, on s'en sert on les jette et on en reprend un autre. Ne pas avoir véritablement et définitivement jeter Novélie ça ne peut dire qu'une seule chose : il ne la voit pas comme un objet inutile sur la durée. C'est déjà un bon point, non ?

Cole ne répond pas à Novélie. Elle devrait le savoir, il ne répond presque jamais de toute façon. Et puis elle lui a donné rendez-vous, et il n'est même pas sur de vouloir y aller. Il est déjà tard, il n'est pas de bonne humeur et il a des choses à faire. Il souire, sort de son lit, ramasse, comme d'habitude la bouteille (de bourbon aujourd'hui) et en boit une gorgée, comme à tous les réveils. Il soupire. Il est encore fatigué. Il se lève, prend sa douche à l'autre glacé, il s'habille avec sweat gris et un jean, et met une veste en cuir par dessus d'où il fait ressortir la capuche pou rla mettre sur sa tête. Il prend ses Ray-Ban, la lumière est trop forte aujourd'hui, il ne peut pas sortir sans. Il a un mal de tête affreux, des yeux rouges et le teint pâle. La soirée d'hier ? Il n'en a aucun souvenir. Et détrompez-vous, il n'a pas fait la java toute la soirée en compagnie de bons amis. Vous vous souvenez, il trouve les gens inintéressant ! Il avait sans doute vider ses fonds d'alcools forts et s'était écroulé sur son lit. Pour vérifier cette hypothèse, Cole regarde dans ses placards, en effet toutes ses bouteilles sont vide (quasiment). Il doit donc faire un arrêt au supermarché acheter quelques bouteilles pour tenir la semaine. Le mal par le mal.

Cole Kevin Deville s'est armé de son pistolet neuf millimètre, il a prit son portable et son porte-feuille et il est sortit de sa grande maison froide et presque vide sans fermer la porte. Il ne le fait jamais et de toute façon elle est tellement vide de meuble qu'il n'y a pas grand chose à voler là dedans. Il est 15h12 et il n'a pas oublié son rendez-vous avec Novélie. Il décide de ne pas y aller, à quoi bon ? A quoi bon faire comme si il en a quelque chose à faire d'elle ? Il monte au volant de son Audi (même s'il n'a pas le permis, mais ça c'est un détail) et conduit vers le supermarché. Il y arrive une minute plus tard et va machinalement vers le rayon alcool. Jack Daniels, Vodka... Il fait ses provisions et puis passe devant le rayon bouffe, prend un croissant, le mange sur place et s'en va.
Il y a la queue à la caisse. Cole soupire. Il regarde l'heure sur son portable. 15h31. Et Novélie lui revient en tête. Comme souvent d'ailleurs. Elle apparait dans son esprit torturé, comme une illumination. Comme une bouffée d'air frais. Et parfois même il sourit. Il sourit en pensant à elle. Si c'est pas pathétique ça, je me demande bien ce que c'est ! Et là, il décide d'aller au point de rendez vous et avec cette queue de fou à la caisse, c'est pas gagné. Il s'approche de la caisse, s'accroupit et fait glissé l'alcool par terre jusqu'à ce qu'elle passe les trucs-machins pour qui gueulent quand on vole quelque chose. Sauf qu'en glissant, ça ne fait pas de bruit, ça attire moins l'attention. Je dis bien moins parce que la grosse dame horrible de l'accueil se demande pourquoi un mec est accroupi par terre et fait glisser ses courses par terre. "Monsieur mais... que faites vous ?" Cole se tourne vers elle la regarde, sourire provocant aux lèvres. "Fuck" et puis il court jusqu'à son alcool, le ramasse et par en courant vers le parking en entendant la grosse moche appeler la sécurité. Mais Deville est déjà son Audi, il démarre en trombe et le temps que la sécurité arrive jusqu'à lui il a déjà prit un virage serré à droite. Il prend la bouteille de Jack, l'ouvre d'une main et en prend une gorgée en émettant un petit rire satisfait. Il est le meilleur.


C'est à 15h39 qu'il arrive au point de rendez vous, Crandon Park Beach. Et c'est à 43 qu'il trouve enfin Novélie, qui semble désespérée à attendre comme ça toute seule. C'est pitoyable, pourquoi est-ce qu'elle l'attend depuis trois quart d'heure ? Pourquoi est-ce qu'elle est gentille ? Trop bonne trop conne, elle n'a jamais entendu ce dicton ou quoi ? Mais Cole n'arrive pas à la faire fuir, malgré toutes les choses horribles qu'il peut faire, il n'arrive pas à la faire partir. Il y aura toujours un moment où il la retient, où elle ne part pas. Les mains dans les poches de sa veste de cuir, la capuche de son sweat relevé sur la tête et ses lunettes de soleil sur le nez, sentant l'alcool à plein nez il arrive vers elle. Garde une certaine distance de sécurité, la regarde à travers ses lunettes noires. "Tu te rends compte que ça fait presque une heure que t'attend là ?" Encore une phrase pour lui signifier qu'elle n'a pas à le supporter, encore une phrase parce que Cole s'étonne encore d'entretenir un lien avec quelqu'un.
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Message(#) Sujet: Re: J'inventerais n'importe quoi pour un mot de toi ♦ COLE Dim 17 Oct 2010 - 21:35


COLE & NOVELIE
« J'inventerais n'importe quoi pour un mot de toi. »


Les minutes s'écoulaient, et toujours rien. Novelie sentit une boule se créer dans sa gorge. Elle le savait pourtant qu'il y avait une majorité de chance qu'il ne vienne pas. En règle générale, c'était lui qui disait où et quand ils se voyaient et non pas l'inverse. Le regard de la jeune fille fixait l'immensité de la mer, peinée. Elle s'était dit que si elle comptait ne serait-ce qu'un peu pour lui, il serait venu. Mais c'était peine perdue. Elle essayait de ne pas y penser, de relativiser. Après tout, elle devait déjà s'estimer heureuse de pouvoir passer du temps avec lui de temps en temps. Elle n'allait pas se plaindre en plus ? Si c'était pas triste à voir tout de même. Novelie méritait mieux que Cole non ? Elle avait tant à offrir, tant d'amour, de compassion, de générosité... Pourquoi y avait-t-il fallut qu'elle s'entiche d'un tel garçon ? Elle-même n'en savait rien, mais étrangement elle n'aurait changé ça pour rien au monde. Si elle pouvait revenir en arrière, jamais elle ne modifiera la journée où elle l'a rencontrée. En fait, Cole lui faisait exactement l'effet d'une drogue. Tout d'abord, elle était accroc. Ensuite, quand il n'était pas là elle était en manque et se sentait mal. Et pour finir, quand il était là soit c'était parfait et on pouvait ramener ça au "plane" de la drogue. Soit ça se passait mal et dans ce cas là, c'était plutôt "bad tripe". Quoi qu'il en soit, elle était accroc c'était certain. Et là, toute seule sur cette plage, attendant vainement un miracle elle se sentait cruche. Les gens devaient bien rire d'elle. Mais même si en surface elle faisait comme si de rien n'était, au fond cette situation l'affectait. Elle aurait aimé qu'au moins, il l'a prévienne qu'il ne viendrait pas. Seulement elle savait qu'il répondait à ses sms une fois sur dix et encore. Alors oui, elle aurait pu l'appeler, mais elle ne voulait pas paraître insistante, elle ne voulait pas le faire fuir, ni être collante. Non vraiment, c'était la dernière chose qu'elle voulait. Alors elle préférait attendre et puis c'est tout. Et d'ailleurs, elle comptait bien attendre longtemps encore. Qui sait, peut-être avait-il eu un empêchement, peut-être allait-il arriver en retard. C'était tout à fait possible, il ne fallait pas exclure cette possibilité. Mais au fond d'elle, Novelie n'y croyait qu'à moitié. Qu'importe, c'était le seul moyen de tenir, de ne pas craquer. Et elle ne voulait pas craquer, elle voulait rester forte pour lui, pour elle... Pour eux ? Elle échappa un faible sourire à cette pensée. "Eux"... Ça ne voulait rien dire dans leur cas et pourtant cette expression la faisait frémir. Sûrement une réaction dû à un espoir secret et bien enfoui au fond d'elle-même. Souvent, elle s'amusait à laisser son esprit divaguer et alors elle partait pour de longues minutes de "Et si". C'était son jeu favori depuis sa rencontre avec Cole. Mais au final, ça lui faisait mal. Car elle réalisait que tout ces "Et si" n'aboutiraient certainement jamais. Dure réalité.

15h43. Une ombre se dessine sur le sable, non loin d'elle. Attiré par le mouvement, Novelie redresse la tête. Elle avait perdu tout espoir sur sa venue, son regard s'était éteint depuis de longues minutes déjà et aucun sourire n'apparaissait sur son visage. Mais ça, c'était jusqu'à ce qu'elle l'aperçoive. Aussitôt ses yeux se remirent à pétiller, un large sourire se dessina sur ses lèvres. Elle oubliait déjà toutes les sombres pensées qui l'avaient envahie pendant près de 30 minutes. Son cœur s'accéléra et elle avait comme une poussée d'adrénaline. Elle se leva précipitamment, chancelante sous le coup de l'émotion. Novelie était tout simplement incapable de cacher ses émotions, elle ne savait pas faire, elle était bien trop simple et naturelle pour ça. Cole lança alors :

    « Tu te rends compte que ça fait presque une heure que t'attend là ?
    - Oh tu sais, je n'étais pas pressée. »


Elle avait l'habitude des phrases de Cole, des phrases souvent peu agréables. Mais elle n'y prêtait plus que peu d'attention à présent. Toujours aussi souriante, Novelie l'inspecta discrètement. Malheureusement, entre ses lunettes de soleil et sa capuche la jeune fille ne pu que très peu profiter de ses traits. S'approchant de lui c'est là qu'elle remarqua son air fatigué et surtout... Son odeur. Son cœur se serra en comprenant qu'il avait bu, encore. Elle ne comprenait pas pourquoi il faisait ça, et ça lui faisait mal de le voir se détruire ainsi. Elle aurait voulu trouver une solution pour l'aider. Mais que pouvait-elle faire ? Elle, Novelie Peterson, simple étudiante en psychologie... Et elle n'avait aucune influence sur le garçon. Personne n'en avait d'ailleurs. Il était totalement indépendant, ne s'accrochait à personne. Novelie était bien placée pour le savoir car elle en souffrait beaucoup. Mais elle ne savait pas qu'en réalité, elle était privilégiée comparé à tous les autres. Si elle avait su, elle aurait retrouvé tout son courage pour rester auprès de lui, sa détermination se serait retrouvée inépuisable. Seulement voilà, elle n'en savait rien. Elle était persuadée qu'il la rejetait sans cesse parce qu'il ne l'aimait pas trop. C'était dur à encaisser. Passant au-dessus de son état d'ébriété, Novelie lui tendit sa montre en disant :

    « Tiens. J'ai vérifié, elle n'est pas abîmée. »


Elle attendit qu'il l'attrape pour redresser la tête et le fixer doucement. Le contact de sa peau la faisait décoller sur un petit nuage. Comme toujours, elle avait l'impression que son cœur allait lui arracher la poitrine. Puis, de peur qu'il ne décide de repartir aussitôt, elle tenta de prendre de ses nouvelles, de parler, d'engager une conversation.

    « Alors... Est-ce que tu vas bien ? J'espère que je ne t'ai pas dérangé dans ta journée. Sinon, tu n'aurais pas du venir je te l'aurais rendue un autre jour. »


Non, Novelie n'était pas conne, ni naïve, ni faible. Elle était juste sincèrement gentille et inconditionnellement amoureuse. Cole semblait avoir déjà suffisamment la vie difficile. Elle ne voulait pas en rajouter une couche. Elle ne voulait pas que sa présence lui devienne désagréable, elle ne voulait pas s'imposer dans sa vie, ni devenir un fardeau pour lui. Elle voulait justement être tout le contraire de ça. Mais ce n'était pas facile et elle le savait pertinemment. Seulement voilà, quand elle était à ses côtés elle se sentait capable de soulever des montagnes. Alors elle ne se décourageait pas, elle prenait son mal en patience et restait confiante. Novelie était donc là, plantée devant lui, calme, sereine, douce. Son regard semblait rempli d'admiration et de gentillesse. Et bien qu'il porte des lunettes, elle ne pouvait se détacher de lui.

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Message(#) Sujet: Re: J'inventerais n'importe quoi pour un mot de toi ♦ COLE Ven 12 Nov 2010 - 21:19

Et quand Novélie se lève, soudainement traversée par une joie indescriptible juste parce que Cole a pointé le bout de son nez, ce dernier a envie de vomir et de sourire en même temps. Toujours une seule et même question qui lui revient en tête : qu'est ce qui l'attire chez lui ? Pourquoi Novelie Peterson la fille la plus candide du monde a des sentiments pour Cole Deville le type le moins fréquentable de cette ville ? C'est incompréhensible, illogique, impossible. Et pourtant, c'est le cas. Et l'invers ? Oui il est sans doute vrai aussi. Cole ne parle pas le langage "sentiments". Ce n'est pas sa tasse de thé en fait. Novelie est une sorte de, fille qu'il voit régulièrement, et c'est déjà un sacré marque d'affection, inutile d'approfondir là dessus.

Cole scrute la jolie blonde. Elle est belle. L'une des premières choses qu'il a vu chez elle. Sa beauté angélique et surtout son regard sans aucune once de méchansté. Que de la naïveté, que de la pureté, que de la gentillesse. Elle est presque comme une bête de foire pour Cole. Un être mythique. Dans son mode de vie il a presque oublié que les personnes gentilles et avec du coeur existent. Rencontré Novelie, c'est se rassurer sur la vie et la bonté des gens. Une sorte de paix dans la vie d'un guerrier. Une éclaircit dans un ciel sombre. Ce genre de conneries, vous comprenez. Derrière ses lunettes, elle ne peut pas s'en rendre compte, qu'il la regarde comme ça. Avec ses yeux fatigués, ses yeux vides, ses yeux presques vagues des grandes gorgées d'alcool qu'il a déjà ingurgité. Mais surtout des yeux qui sont plus... apaisés. Plus qu'avant de l'avoir vu.

Quand Cole lui rappelle que ça fait une heure pratiquement qu'elle attend là comme une imbécile, elle dit simplement qu'elle n'était pas pressée. Stupide ! Mais cours ! Cours loin ! Qu'est ce qu'elle fiche encore là avec lui ? Quand on a ne serais-ce qu'un gramme d'intelligence on court à l'inverse de là où est Deville, et non vers lui. Qu'est ce qu'elle fiche là ? Cole n'est même pas gentil. N'est même pas riche. Il n'a rien qui intéresse les jeunes âmes romantiques. Rien du parfait gentleman. Il est même tout l'invers. Ca horripile Cole de la voir là, et en même temps, peut-il se passer d'elle ? Un paradoxe, je vous l'accorde. "C'est affligeant" Commente-t-il seulement. Elle a attendu alors qu'il vient de se décider à venir, il n'allait pas le faire à la base et elle a attendu. Parce qu'elle croit encore à la bonté des gens, à leur "bon fond". Qu'est ce qui lui dit que Cole a un "bon fond". Qu'est ce qui lui dit qu'il n'est pas uniquement là pour reprendre sa montre et basta ?
Cole s'assoit juste à côté de l'endroit où Novelie était quelques secondes plus tôt. Alors qu'elle lui tend sa montre il la regarde un moment puis la prend sans un mot et écoute la jolie blonde lui assurer qu'elle n'est pas cassée. Il la remet au poignet, toujours en silence. On ne peut pas dire que Cole soit un grand bavard. Grand solitaire plutôt, vous voyez le genre. Alors fréquenter une fille tout ce qu'il y a de plus charmant et qui plus est étudiante en psyco, c'est un peu "les contraires s'attirent" puissance trois. Elle doit sans doute analyser tout ce que fait Cole en trouvant cela fort intéressant, tout concorde.

Encore prise d'un de ses élans de folie furieuse de gentillesse, Novélie lui demande comment il va et essaye de s'assurer qu'elle ne l'a pas dérangé dans sa journée. Un petit pouffement moqueur s'échappe des lèvres de Cole. Au départ, lui aussi a trouvé cela bizarre, tant de gentillesse. Ca cache la blessure d'une enfant ou bien les prises abusives d'anti-dépresseurs. Et pourtant non, Novelie est simplement comme cela. Et au fil du temps, Cole s'est habitué. Même si parfois ça le fait rire, même si parfois il a envie de lui taper la tête contre un mur pour l'obliger à se révolté, même si parfois il aimerait qu'elle lui crit dessus, ce n'est pas le cas. Elle est gentille, totalement transi d'amour pour lui. Comme je vousle disais, c'est rassurant pour Cole. D'avoir quelqu'un. Lui qui se la joue grand solitaire qui fait cavalier seul depuis des années, Novelie c'est... le repère. Le visage familier auquel on se raccroche et vers qui on revient toujours même si on se promet qu'il ne le faut pas. "J'avais du temps à tuer et une montre à récupérer. Et j'te rappelle que j'organise ma journée comme je veux, on peut pas dire que tu l'ai boulversé." Novelie sait tout de lui. Quasiment tout on va dire. On travail peu orthodoxe, ses bouteilles d'alcool qui trainent, sa facheuse tendance à taper sur tout ce qui bouge quand il n'a pas les idées claires. Cole ne lui cache rien, il n'en voit pas l'utilité. Elle est restée auprès de lui malgré tout ce qu'il a pu lui faire alors mentir et cacher des choses, ça ne sert à rien, elle ne décampera jamais c'est sur. D'ailleurs Cole ne ressentit aucune gène à sortir de la poche intérieur de sa veste en cuire la petite gourde en métal contenant de l'alcool. Il la porte à ses lèvres et en boit une bonne gorgée. "Ooh moi, ça va sensass', comme toujours." Son ton est bien évidement ironique, on ne peut pas dire que Cole soit la joie de vivre incarnée. Novelie le sait tout aussi bien. Il tend la gourde à cette jolie fille, bien qu'il sait bien qu'il y a peut de chance pour qu'elle y boive. Mais il le fait tout le temps, par provocation peut-être. "Et toi dis-moi, combien de chatons en danger tu as sauvé ?"
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Message(#) Sujet: Re: J'inventerais n'importe quoi pour un mot de toi ♦ COLE

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